Interpellation de Wilfrid Apollinaire Avognon ébranle le paysage politique béninois

Cotonou, 3 avril 2025 – Sous le voile opaque de la nuit du mercredi 2 avril, un événement aux contours encore flous a secoué les fondations de la Nouvelle Force Nationale (NFN), un parti d’opposition au Bénin. Wilfrid Apollinaire Avognon, figure de proue de cette formation politique, a vu sa liberté brutalement entravée lors d’une interpellation survenue à son domicile. En effet, cette opération, menée dans l’ombre, soulève un tourbillon de questions et ravive les tensions dans un pays où la scène politique oscille entre aspirations démocratiques et crispations autoritaristes.

Wilfrid Apollinaire Avognon: une arrestation dans l’opacité

L’horloge avait à peine franchi le seuil de minuit lorsque des hommes en uniforme, dont l’identité précise demeure voilée, ont investi la résidence du président de la NFN. Selon les premiers témoignages émanant de son entourage, l’intervention s’est déroulée avec une célérité déconcertante, laissant peu de place à la clarté. Sanata Elisabeth Lahami, vice-présidente du parti, a été la première à briser le silence, usant des réseaux sociaux pour alerter les militants et l’opinion publique. « Nous venons d’apprendre, par le canal familial, que le président de notre parti, M. Apollinaire Wilfrid Avognon, a été enlevé cette nuit à son domicile », a-t-elle écrit, son message empreint d’une gravité qui trahit l’ampleur de l’émoi.

Si les circonstances exactes de cette descente nocturne restent nimbées de mystère, des sources dignes de foi convergent pour indiquer que le leader politique est actuellement retenu dans les locaux de la Brigade économique et financière (BEF) à Cotonou. Cette institution, chargée de traquer les infractions économiques et les malversations, devient ainsi le théâtre d’une affaire dont les ramifications pourraient dépasser le simple cadre judiciaire.

Wilfrid Apollinaire Avognon : un homme, une voix, un combat

Wilfrid Apollinaire Avognon n’est pas un inconnu dans l’arène politique béninoise. À la tête de la Nouvelle Force Nationale, il s’est érigé en porte-étendard d’une jeunesse désabusée, appelant à un renouveau des pratiques politiques dans un pays où les vieux réflexes du pouvoir semblent parfois figés dans le temps. Depuis la création du parti en 2019, il n’a eu de cesse de prôner une gouvernance plus transparente, une justice indépendante et une économie au service des citoyens. Ses prises de position, souvent incisives, ont fait de lui une voix dissonante dans un paysage dominé par le régime du président Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016.

Récemment, Avognon s’était distingué par des critiques acerbes sur la gestion du système de santé, notamment via des publications sur TikTok où il dénonçait les carences des maternités publiques. Était-ce là le prélude à son interpellation ? Les motifs officiels de son arrestation demeurent, pour l’heure, celés dans un mutisme officiel, alimentant les spéculations sur une possible répression ciblée d’une opposition jugée trop remuante.

Un écho dans un climat tendu

Cette interpellation ne surgit pas dans un vide politique. Le Bénin, jadis salué comme un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest, traverse une période de turbulences où les arrestations d’opposants se sont multipliées. Depuis les élections législatives de 2019, marquées par des violences et un boycott massif, jusqu’à la présidentielle de 2021, où des figures comme Reckya Madougou et Joël Aïvo ont été écartées puis emprisonnées, le régime Talon est accusé par ses détracteurs de museler toute dissidence. La BEF, souvent sollicitée dans ces affaires, s’est vue reprocher d’agir comme un bras armé du pouvoir, une allégation que les autorités réfutent avec constance.

L’arrestation d’Avognon s’inscrit-elle dans cette trame ? Les indices, bien que ténus, pointent vers une possible escalade. Quelques heures avant l’opération, le Trésor public béninois concluait une levée de fonds de 20,09 milliards FCFA sur le marché régional, un succès financier qui contrastait avec les critiques récurrentes d’Avognon sur la gestion économique du pays. Hasard ou coïncidence, cette juxtaposition d’événements nourrit les soupçons d’une volonté de faire taire une voix devenue trop encombrante.

Une onde de choc au sein de la NFN

Au siège de la Nouvelle Force Nationale, l’atmosphère est lourde. Les militants, encore sous le choc, oscillent entre indignation et détermination. Sanata Elisabeth Lahami, désormais en première ligne, a promis de tenir les sympathisants informés dès que des éclaircissements émergeront. « Nous exigeons des explications et nous ne plierons pas face à l’intimidation », a-t-elle déclaré à un groupe de journalistes présents ce matin. Cette fermeté traduit l’espoir d’un parti qui, malgré sa taille modeste, ambitionne de redessiner les contours de la politique béninoise.

Dans les rues de Cotonou, l’écho de l’événement commence à se propager. Des passants, interrogés à la volée, expriment un mélange de résignation et de colère. « Encore un opposant qu’on veut faire taire », murmure un commerçant du marché Dantokpa, tandis qu’un étudiant, plus véhément, lance : « Si on ne peut plus parler, que nous reste-t-il ? »

Une porte béante sur l’inconnu

À l’heure où ces lignes s’écrivent, Wilfrid Apollinaire Avognon demeure entre les murs de la BEF, son sort suspendu à des décisions encore insondables. Sera-t-il présenté à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), comme d’autres avant lui ? Les charges, si elles existent, relèveront-elles d’un dossier économique ou d’une accusation plus politique ?

En définitive, nul ne peut encore trancher. Ce qui est certain, c’est que cette nuit du 2 avril a ouvert une brèche dans la quiétude apparente du Bénin, une brèche par laquelle s’engouffrent les espoirs, les craintes et les incertitudes d’un peuple en quête de réponses. Reste à savoir si cette épreuve éteindra une flamme ou, au contraire, attisera un feu que nul ne pourra plus contenir.

Serge Dagnon honoré par le Roi du Maroc pour une mission diplomatique exemplaire

Cotonou, 3 avril 2025 –  Hier, mercredi, la Résidence de l’Ambassadeur du Maroc à Cotonou s’est parée de ses plus beaux atours pour célébrer un moment d’exception : la remise du « Grand Cordon du Wissam Alaoui » à Son Excellence Monsieur Serge Dagnon, ambassadeur du Bénin en fin de mission au Royaume du Maroc. En effet, cette haute distinction royale, décernée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, couronne huit années d’un labeur acharné et d’un dévouement lumineux au service de l’amitié entre le Bénin et le Maroc. Sous un ciel radieux, l’événement a réuni un parterre de dignitaires, d’amis et de proches, tous venus saluer un homme dont le parcours inspire et enchante.

Serge Dagnon, ex-ambassadeur du Bénin au Maroc, reçoit le « Grand Cordon du Wissam Alaoui » de Sa Majesté Mohammed VI
© Serge Dagnon, ex-ambassadeur du Bénin au Maroc, reçoit le « Grand Cordon du Wissam Alaoui » de Sa Majesté Mohammed VI
Serge Dagnon : un hommage vibrant à un artisan des liens fraternels

C’est avec une solennité empreinte de cœur que Son Excellence Monsieur Rachid Rguibi, ambassadeur du Maroc près le Bénin, a remis cette décoration prestigieuse à son homologue béninois. « Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, m’a chargé de vous transmettre cette distinction en reconnaissance de vos mérites éclatants et de votre zèle infatigable pour tisser des liens indéfectibles entre nos deux nations », a proclamé l’ambassadeur marocain, la voix teintée d’une admiration sincère. Devant une assistance captivée, il a loué un diplomate dont l’action a transcendé les frontières, insufflant une vigueur nouvelle aux relations bilatérales.

Serge Dagnon, bien que n’ayant pas embrassé la diplomatie par la voie classique, a su conquérir les cœurs et les esprits par une approche aussi audacieuse qu’efficace. « Permettez-moi de confesser ma fierté devant l’œuvre colossale accomplie par cet homme, qui a porté haut les ambitions politiques, économiques, sociales, académiques et culturelles de nos deux pays », a ajouté Rguibi, soulignant combien le choix du président Patrice Talon s’était révélé judicieux. Le doyen du corps diplomatique, présent à la cérémonie, a renchéri avec un sourire complice : « On peut affirmer sans détour que cette nomination fut une inspiration heureuse. »

Serge Dagnon : une mission jalonnée de triomphes

Durant son mandat à Rabat, entamé en octobre 2016 et achevé le 31 août 2024, Serge Dagnon a déployé une énergie rayonnante pour rapprocher les deux nations. Parmi ses faits d’armes, la préparation de la visite historique du président Talon au Maroc en novembre 2016, à l’occasion de la COP 22, brille comme un joyau. Invité par Sa Majesté Mohammed VI, ce déplacement a marqué un tournant dans la coopération environnementale. À cela s’ajoutent l’organisation de la 6e Commission mixte à Marrakech en mars 2019 et la conférence internationale pour le soutien au Plan d’Autonomie du Sahara marocain la même année, autant d’initiatives qui ont consolidé les assises d’un partenariat florissant.

L’ambassadeur béninois a également accueilli avec une hospitalité exemplaire de nombreuses délégations ministérielles, ainsi que la vice-présidente Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, distinguée par l’Institut Choiseul à Casablanca en 2013. « Un diplomate d’exception, un ami véritable du Maroc », a résumé Rguibi, célébrant une collaboration marquée par une « concertation perpétuelle » et une confiance mutuelle. Cette harmonie s’est étendue jusqu’aux familles, l’ambassadeur marocain n’omettant pas de rendre un hommage émouvant à Mireille Dagnon, épouse de Serge, pour son rôle au sein de l’Association des épouses des ambassadeurs.

Une gratitude débordante

Face à cette pluie d’éloges, Serge Dagnon, visiblement ému, a pris la parole avec une éloquence empreinte de cœur. « Ma gratitude s’élève vers le président Patrice Talon, qui m’a investi de cette noble charge, et vers Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui m’a ouvert les portes de son royaume et m’honore aujourd’hui de cette distinction sublime », a-t-il déclaré, les yeux brillants d’une joie contenue. « À ces deux figures tutélaires, je voue une reconnaissance éternelle, car cet honneur illumine une vie entière. »

Il a ensuite partagé cet éclat avec son homologue marocain : « Cette distinction, je la tiens en partage avec vous, Rachid, homme de cœur et de grandeur. » Saluant huit années d’une collaboration féconde, il a évoqué un Maroc qu’il chérit désormais comme une seconde patrie : « J’ai vécu dans un pays magnifique, où la tradition danse avec la modernité, porté par un peuple résilient, généreux et fidèle à son souverain. Quel bonheur d’avoir servi le Bénin dans cette terre d’accueil ! »

Serge Dagnon, ex-ambassadeur du Bénin au Maroc, reçoit le « Grand Cordon du Wissam Alaoui » de Sa Majesté Mohammed VI
© Serge Dagnon, ex-ambassadeur du Bénin au Maroc, reçoit le « Grand Cordon du Wissam Alaoui » de Sa Majesté Mohammed VI
Un legs partagé

La cérémonie, rehaussée par la présence de ministres béninois tels que Didier José Tonato, Jean-Michel Abimbola et Gaston Dossouhoui, ainsi que d’éminentes figures comme Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle, a vibré d’une chaleur collective. Serge Dagnon, né le 28 décembre 1953 à Porto-Novo, fort de ses études de droit en France et d’une carrière juridique à Paris, a su transformer son expérience en un levier diplomatique d’exception. « Cette distinction appartient aussi au Bénin, à mes collaborateurs, à ma famille.» « Je n’en suis que le dépositaire », a-t-il conclu avec une humilité radieuse.

Un horizon radieux

Ainsi s’achève une mission qui, loin de se clore dans l’oubli, s’inscrit dans la lumière d’une amitié durable entre le Bénin et le Maroc. Le Grand Cordon du Wissam Alaoui ne marque pas une fin, mais un jalon dans un récit qui promet encore de belles pages. À Serge Dagnon, dont le nom résonne désormais comme un hymne à la fraternité, revient le privilège d’avoir semé des graines dont les fruits, un jour, émerveilleront les générations futures.

Les Guépards du Bénin glissent d’un échelon dans le classement FIFA

Cotonou, 3 avril 2025 – Ce jeudi printanier, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a levé le voile sur son premier palmarès des nations pour l’année 2025, une fresque mondiale esquissée quelques jours après la trêve internationale de mars. Si l’événement, attendu avec une curiosité fébrile par les amateurs du ballon rond, a suscité des élans de joie dans certains cénacles, il a semé une ombre de désappointement au sein de la constellation béninoise. Les Guépards, vaillants représentants du Bénin, ont vu leur étoile pâlir d’un cran, dégringolant de la 94ᵉ à la 95ᵉ marche du classement planétaire, un léger pas en arrière qui résonne comme une note discordante dans leur partition récente.

Classement FIFA : une trêve internationale aux saveurs aigre-douces

Ce recul, loin d’être un caprice du destin, trouve ses racines dans les joutes disputées lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Le 5ᵉ acte de cette campagne, un duel face au Zimbabwe, s’est soldé par une égalité haletante (2-2), un score qui, s’il témoigne d’une combativité certaine, n’a pas suffi à galvaniser les points au compteur FIFA. Quelques jours plus tard, une confrontation avec l’Afrique du Sud a scellé un sort plus sévère : une défaite sans appel (0-2) qui a pesé lourd dans la balance. Sous la férule de Gernot Rohr, stratège aguerri, les Guépards n’ont pu conjurer cette double épreuve, et leur position mondiale s’en ressent aujourd’hui, les reléguant juste derrière la Chine, un voisinage inattendu dans cette hiérarchie mouvante.

Pourtant, au firmament continental, le Bénin conserve une constance méritoire. Ancrée à la 21ᵉ place africaine, l’équipe nationale maintient son rang parmi les forces vives du continent, une stabilité qui offre une lueur d’espoir dans ce tableau assombri. Loin de s’effondrer, elle demeure une présence respectable, à l’ombre des géants qui dominent l’échiquier africain.

L’Afrique en mouvement : triomphes et déconvenues

Par ailleurs, À l’échelle du continent, le classement distille un bouquet de fortunes diverses. Le Maroc, tel un phare inébranlable, trône toujours en maître au 12ᵉ rang mondial, conservant son sceptre africain avec une autorité qui force l’admiration. Les Lions de l’Atlas, portés par leur constance, continuent d’illuminer le chemin du football continental. Le Sénégal, quant à lui, voit son éclat légèrement terni : un recul de deux marches le précipite à la 19ᵉ position mondiale, un léger fléchissement qui n’entame toutefois pas son prestige de vice-roi africain.

Ailleurs, des ascensions fulgurantes captent les regards. Le Gabon, avec une envolée de cinq places, s’installe au 79ᵉ rang mondial, un bond qui traduit une dynamique retrouvée. La Côte d’Ivoire, forte de son héritage footballistique, grimpe, elle aussi, de cinq échelons pour s’ériger au 41ᵉ rang, une progression qui fait écho à sa résilience. Le Zimbabwe et la Sierra Leone, moins en vue, s’offrent également des avancées notables, signe d’une vitalité émergente. À l’inverse, la Guinée-Bissau essuie une bourrasque cruelle : une chute vertigineuse de huit places la relègue dans les tréfonds du classement, une dégringolade qui invite à l’introspection.

Une fresque mondiale en perpétuelle métamorphose

Ce premier classement FIFA de 2025, publié ce 3 avril, s’apparente à une toile mouvante où chaque coup de pinceau (un match, une victoire, une défaite) redessine les contours d’une hiérarchie jamais figée. Pour les guépards du Bénin, ce léger repli n’est pas une sentence, mais une étape dans une odyssée plus vaste. Sous la houlette de Rohr, l’équipe a déjà prouvé sa capacité à rugir face à l’adversité, et les prochaines échéances des éliminatoires pourraient bien aussi leur offrir une tribune pour reconquérir leur lustre perdu.

Dans l’atmosphère incertaine de ce printemps, une question demeure : ce recul est-il temporaire ou annonce-t-il un changement plus profond ? Seul l’avenir, avec ses défis et ses opportunités, apportera une réponse.

 

La HAAC brandit l’épée de la conformité sur les médias béninois

Ce mercredi 2 avril 2025, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin a fait retentir un coup de semonce dans l’univers médiatique national. Par une série de décisions fermes, l’institution a mis en demeure plusieurs chaînes de télévision et stations de radiodiffusion sonore, les sommant de se plier aux engagements gravés dans leurs conventions respectives. Cette injonction, portée par la décision n°25-016/HAAC, s’accompagne d’une menace sans équivoque : le spectre du retrait pur et simple des fréquences pour les récalcitrants.

Une liste sous surveillance

Les organes visés par cette admonestation forment un éventail varié du paysage audiovisuel béninois. Parmi les télévisions, CANAL 2 STAR, IMANLÈ TV AFRICA et TUNDE AGRIC TV se voient rappelées à l’ordre, tandis que les radios ALLIANCE FM, ARZEKE FM et URBAN FM figurent également dans le viseur de la HAAC. Ces entités ont signé des engagements les contraignant à respecter un cahier des charges précis, mais elles semblent avoir bafoué ses exigences, malgré l’absence de détails dans la décision publique. Dans un geste parallèle, la Radio Matéri, station encore en gestation, a été singularisée par une mise en demeure spécifique : son promoteur est enjoint d’achever sans délai les travaux d’installation de ses équipements, sous peine de voir son projet réduit à néant.

La HAAC : une sanction en suspens

L’article 2 de la décision n°25-016/HAAC ne laisse place à aucune ambiguïté. En cas de persistance dans l’irrespect des obligations, les promoteurs s’exposent à une sanction radicale : le retrait de leurs fréquences, une mesure que la HAAC peut appliquer « sans autre forme de procès et à tout moment », conformément à l’article 49 de la Loi n° 2022-13 du 5 juillet 2022. Ce texte organique, pilier juridique de l’autorité de régulation, confère à celle-ci un pouvoir discrétionnaire redoutable, capable de faire taire les ondes d’un simple trait de plume. Cette épée de Damoclès, suspendue au-dessus des têtes des contrevenants, traduit une volonté inflexible de faire respecter les règles dans un secteur dans lequel la discipline est jugée essentielle à l’ordre public et à la qualité de l’information.

Un contexte de régulation musclée

Par ailleurs, cette offensive de la HAAC s’inscrit dans une dynamique plus large de mise au pas des médias béninois. Quelques heures plus tôt, le même jour, l’institution avait célébré la signature de conventions avec treize organes de presse, un acte présenté comme une consécration de leur légitimité. Ce contraste entre reconnaissance et réprimande illustre la double mission de la HAAC : encourager les acteurs conformes tout en serrant la vis à ceux qui dévient. Depuis des années, l’autorité navigue dans des eaux agitées, entre accusations de censure et défense de son rôle de gardienne de l’éthique médiatique. Des précédents, comme la suspension de Bénin Web TV en mars 2025 pour des reportages jugés critiques, ou encore la fermeture de médias proches de l’opposition en 2016, témoignent d’une régulation parfois perçue comme un bras armé du pouvoir.

La HAAC: une équation à plusieurs inconnues

Face à cette mise en demeure, les regards se tournent désormais vers les promoteurs concernés. Parviendront-ils à redresser la barre avant l’échéance fatidique, ou assistera-t-on à une purge des fréquences, remodelant le paysage audiovisuel béninois ? La Radio Matéri, en particulier, incarne un défi symbolique : son retard dans l’installation pourrait refléter des difficultés logistiques ou financières, autant de maux qui gangrènent nombre de projets médiatiques dans le pays. Quant à la HAAC, sa fermeté soulève une question lancinante : jusqu’où ira-t-elle pour imposer sa vision d’un secteur assaini, et à quel prix pour la pluralité des voix ? Dans ce bras de fer, l’épilogue reste une page blanche, où s’écriront peut-être les contours d’un média béninois à la croisée des chemins.

Une nouvelle ère pour la presse béninoise : la HAAC scelle des alliances avec treize organes de presse

Ce mercredi 2 avril, un vent de renouveau a soufflé sur le paysage médiatique béninois. Dans une cérémonie empreinte de solennité, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a paraphé des conventions avec les animateurs de treize organes de presse, marquant ainsi une étape décisive dans la régulation et la consolidation du secteur. Cet acte s’inscrit comme un jalon dans l’édification d’un écosystème médiatique à la fois libre et responsable, au service d’une information éclairée et accessible.

Une mosaïque médiatique à l’honneur

Les signataires de cette journée mémorable forment un tableau éclectique, reflet de la diversité des voix qui résonnent à travers le Bénin. Parmi elles, des radios aux identités bien trempées : Radio Adja-Ouèrè FM Ouémé, FM Bio Guerra, Idadu FM, La Voix de la Lama, Radio Maranatha, Radio communautaire Solidarité FM, Radio Mono FM, la voix des Rossignols, FM Tonignon, Nanti FM et Radio Naane Ouassa FM. À leurs côtés, Bluediamond TV, chaîne télévisée au rayonnement croissant, ainsi que les publications écrites Le Parakois et Matin Libre, viennent compléter cette fresque médiatique. Chacun de ces organes, par son ancrage local ou son ambition nationale, incarne une facette unique de la mission d’informer, d’éduquer et de divertir les citoyens.

La HAAC béninoise signe des conventions avec treize organes de presse, marquant un renouveau médiatique sous l’exigence d’un renouvellement
© La HAAC béninoise signe des conventions avec treize organes de presse, marquant un renouveau médiatique sous l’exigence d’un renouvellement
Un engagement sous le sceau de la rigueur dans la presse

Au cœur de cette cérémonie, le président de la HAAC, Edouard Loko, a tenu à saluer l’engagement des promoteurs, ces artisans de l’information qui, jour après jour, tissent le lien entre les réalités du terrain et les consciences collectives. Mais au-delà des félicitations, son discours a porté une injonction claire, presque impérieuse : la mise en conformité des médias audiovisuels dont les conventions ont atteint leur terme. « D’ici à la fin du mois de juin 2025 au plus tard, tous ceux dont les conventions sont expirées devront les renouveler », a-t-il asséné, rappelant ainsi que la liberté de la presse s’accompagne d’une discipline rigoureuse. Cette échéance, fixée comme une borne infranchissable, souligne la volonté de la HAAC de maintenir un cadre juridique et éthique irréprochable, garant d’une crédibilité sans faille.

Un contexte de défis et d’aspirations

Cette signature intervient dans un Bénin où le secteur médiatique, bien que foisonnant, navigue entre des eaux tumultueuses. La prolifération des organes de presse, portée par une soif d’expression démocratique, s’accompagne parfois d’un relâchement dans les normes professionnelles. La HAAC, en sa qualité de vigie, s’efforce de concilier la vitalité de cette pluralité avec les exigences d’une information de qualité. Les conventions signées ce jour ne sont pas de simples contrats ; elles sont des pactes de confiance, engageant les médias à respecter des standards élevés, tout en leur offrant une légitimité renforcée face aux défis économiques et technologiques qui redessinent leur horizon.

Vers un horizon incertain mais prometteur

Si cet événement marque un pas en avant, il ouvre aussi la porte à des interrogations profondes. La date butoir de juin 2025, énoncée avec fermeté, sera-t-elle un aiguillon efficace pour les retardataires ou un couperet pour ceux qui peinent à s’aligner ? Les treize organes désormais conventionnés sauront-ils transformer cette reconnaissance en un levier pour asseoir leur influence, ou se laisseront-ils distancer par les mutations rapides du numérique ? Dans ce ballet d’ambitions et de contraintes, la HAAC elle-même joue sa partition, entre autorité régulatrice et partenaire des médias. L’avenir nous dira si cette union, scellée lors d’une cérémonie prestigieuse, permettra l’essor d’une presse béninoise plus puissante, ou si elle ne sera qu’un élan d’espoir dans une symphonie inachevée.

 

Washington, épicentre de l’innovation : le Global Digital Summit en action

Du 17 au 20 mars 2025, le siège de la Banque mondiale à Washington s’est mué en un carrefour planétaire des idées novatrices, accueillant le Global Digital Summit. En effet, cet aréopage d’envergure, orchestré par le prestigieux groupe financier, a convié des figures éminentes des sphères publique et privée à croiser leurs visions pour féconder les avancées technologiques et insuffler des métamorphoses profondes dans les sociétés contemporaines.

Parmi ces voix influentes, celle de Mme Aurélie Adam Soulé Zoumarou, Ministre du Numérique et de la Digitalisation du Bénin, s’est élevée avec une clarté singulière, portant haut les aspirations d’une nation en quête d’un avenir numérique harmonieux.

Lors du Global Digital Summit 2025 à Washington, la Ministre béninoise Aurélie Adam Soulé Zoumarou a brillamment défendu une vision équilibré
© Lors du Global Digital Summit 2025 à Washington, la Ministre béninoise Aurélie Adam Soulé Zoumarou a brillamment défendu une vision équilibré
Monnaie électronique : entre audace technologique et prudence régulatrice 

Au fil de ces quatre jours d’échanges intenses, la Ministre a marqué les esprits lors d’une intervention magistrale consacrée à la monnaie électronique, un sujet qui cristallise les espoirs et les défis de notre ère. Avec une éloquence rare, elle a disserté sur l’impératif de conjuguer audace innovante et prudence régulatrice.

Selon elle, ce levier technologique, loin d’être une simple commodité, s’érige en un vecteur stratégique capable de tisser des ponts vers une inclusion financière plus large et de fortifier la robustesse économique des États. Cependant, elle a pris soin de nuancer son propos, plaidant pour une approche sur mesure : chaque nation, a-t-elle argué, doit sculpter son propre sentier dans cette révolution monétaire, en épousant les contours de ses réalités et de ses ambitions propres.

Lors du Global Digital Summit 2025 à Washington, la Ministre béninoise Aurélie Adam Soulé Zoumarou a brillamment défendu une vision équilibré
© Lors du Global Digital Summit 2025 à Washington, la Ministre béninoise Aurélie Adam Soulé Zoumarou a brillamment défendu une vision équilibré
Au-delà de cette tribune remarquée, Mme Adam Soulé Zoumarou n’a pas ménagé sa présence, s’immergeant dans une mosaïque de sessions où se sont entrelacés débats techniques et perspectives visionnaires. Sa participation active a témoigné d’une volonté farouche de positionner le Bénin comme un acteur incontournable dans le concert des nations numériques. À travers ses prises de parole, elle a esquissé les linéaments d’une gouvernance éclairée, où la technologie ne se contente pas d’éblouir, mais se met au service d’un progrès tangible et équitable.

Un tremplin pour le futur : quelles retombées pour le Bénin après Washington ?

Ce sommet, par sa portée universelle, a offert à la Ministre une scène pour faire rayonner les avancées béninoises, tout en puisant dans le creuset des expériences internationales. Les échos de ses interventions ont sans doute semé des graines de réflexion parmi ses pairs, mais une question demeure en suspens, tel un horizon à déchiffrer : jusqu’où cette dynamique impulsée à Washington saura-t-elle essaimer, transformant les promesses en actes au cœur des terres béninoises et au-delà ? L’avenir, gardien jaloux de ses secrets, garde encore la réponse en son sein.

 

L’APDP et la HAAC s’unissent au service des médias

Dans un élan de synergie aussi rare que salutaire, l’Autorité de protection des données personnelles (APDP) et la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) ont résolu de conjuguer leurs efforts pour ériger un rempart contre les atteintes à la vie privée, en particulier dans l’univers médiatique. Hier, mardi 1ᵉʳ avril, Luciano Hounkponou, président de l’APDP, s’est rendu au siège de la HAAC pour une entrevue avec son homologue, Edouard Loko. De cette rencontre est née une ambition commune : sensibiliser et outiller les acteurs des médias aux arcanes de la protection des données personnelles, un domaine dans lequel l’ignorance peut engendrer des préjudices irréversibles.

L’APDP et la HAAC : un projet pédagogique d’envergure

Dès le mois de mai, les deux institutions entendent poser la première pierre de leur collaboration par une formation d’envergure destinée aux journalistes. Par ailleurs, cet apprentissage, qui se tiendra dans les locaux de la HAAC à Cotonou, vise à doter les professionnels de la plume et du micro d’une maîtrise éclairée des règles régissant l’usage des données à caractère personnel. « Nous ambitionnons de faire de cette initiative le prélude à une coopération pérenne entre nos deux entités », a déclaré Luciano Hounkponou, dont les propos résonnent comme une promesse d’avenir.

En outre, cette démarche s’inscrit dans une volonté plus vaste de l’APDP : garantir que l’essor fulgurant des technologies numériques ne se fasse pas au détriment des droits fondamentaux. « L’informatique doit se plier aux exigences du droit, et non l’inverse », martèle le président de l’Autorité, rappelant que toute entité — qu’il s’agisse d’un média, d’une entreprise ou d’un particulier — manipulant des données personnelles se trouve astreinte à des obligations strictes.

Le consentement, pierre angulaire de la protection

Luciano Hounkponou a tenu à clarifier, avec une pédagogie limpide, les principes qui sous-tendent cette mission. « Si vous souhaitez user de mon nom et de mon prénom à des fins précises, il vous faut au préalable recueillir mon assentiment explicite », a-t-il expliqué. Mais cette autorisation, une fois accordée, n’ouvre pas un boulevard à toutes les dérives. « Peut-on détourner ces informations pour des usages étrangers à ceux que j’ai approuvés ? Assurément non », insiste-t-il. De même, l’installation de dispositifs de vidéosurveillance sans signalétique préalable informant les passants de leur captation visuelle constitue une entorse manifeste aux règles en vigueur.

Ces préceptes, loin d’être de simples abstractions juridiques, s’ancrent dans une réalité quotidienne où chacun, du citoyen lambda au professionnel des médias, se doit de veiller à la sauvegarde de son intimité numérique et de celle d’autrui.

L’APDP et la HAAC : une mission de longue date au service de la sécurité numérique

Depuis sa création, l’APDP s’évertue à tisser un filet de protection autour des données personnelles au Bénin. Par des campagnes d’éducation et des recommandations pragmatiques, elle s’emploie à inculquer des réflexes salvateurs. Parmi les conseils prodigués, figurent des injonctions aussi simples qu’essentielles : paramétrer avec soin la confidentialité de ses appareils dès leur acquisition, privilégier des mots de passe robustes ou des systèmes d’authentification biométrique, et s’abstenir de télécharger des contenus douteux dépourvus de certification fiable.

L’Autorité met  egalement en garde contre la négligence des mises à jour, qui rend les applications vulnérables aux intrusions, et interdit formellement l’envoi de données sensibles – qu’il s’agisse de photographies intimes, de numéros d’identification ou de coordonnées bancaires – par des canaux de messagerie, même à des proches. Enfin, elle exhorte à scruter la provenance des sites web et des courriels avant toute interaction.

Une collaboration porteuse d’espoir

En s’associant à la HAAC, l’APDP franchit un cap décisif dans sa croisade pour une ère numérique respectueuse des libertés individuelles. Cette union, qui place les médias au cœur de son action, pourrait bien préfigurer une transformation profonde des pratiques journalistiques au Bénin. Loin de se limiter à une simple formation, elle ouvre la voie à une prise de conscience collective, où la technologie, domestiquée par le droit, deviendrait une alliée plutôt qu’une menace.

En somme, cette initiative illustre avec éclat que la protection des données personnelles n’est pas une chimère réservée aux experts, mais un impératif accessible à tous, pour peu que l’on s’en donne les moyens. L’APDP et la HAAC, par leur alliance, tracent ainsi un sillon prometteur, dont les fruits bénéficieront autant aux médias qu’à l’ensemble de la société béninoise.

 

Une décrue tarifaire des carburants en Côte d’Ivoire

En ce premier jour d’avril 2025, une nouvelle d’importance traverse les artères économiques de la Côte d’Ivoire : les prix des carburants à la pompe s’allègent d’un fardeau pécuniaire, offrant un répit bienvenu aux usagers. Ainsi, le super sans plomb voit son coût diminuer de vingt francs CFA, passant de 875 à 855 FCFA le litre, tandis que le gasoil, fidèle compagnon des moteurs diesel, s’abaisse de quinze francs CFA, glissant de 715 à 700 FCFA. Ces tarifs, gravés dans l’éphémère d’un mois, resteront en vigueur jusqu’au 30 avril 2025. Cette inflexion, loin d’être un caprice isolé, s’inscrit dans une mécanique savamment orchestrée, celle de l’ajustement automatique des prix des hydrocarbures, tributaire des soubresauts du marché planétaire.

Carburants : Une réduction circonscrite mais significative

L’annonce, portée par la voix solennelle du ministère en charge des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, précise les contours de cette mesure. Le super sans plomb, essence prisée des véhicules légers, et le gasoil, pilier des transports lourds, se voient seuls concernés par cette embellie tarifaire. Les autres produits pétroliers, tels le gaz domestique – refuge des foyers – ou le pétrole lampant – lumière des campagnes –, demeurent, quant à eux, figés dans une stabilité imperturbable, héritée du mois précédent. Cette distinction, loin d’être anodine, reflète une hiérarchie des priorités où les carburants moteurs, acteurs majeurs de la mobilité nationale, bénéficient d’une attention particulière.

Un écho dans le rétroviseur historique

Pour mieux saisir la portée de cette décrue, un regard rétrospectif s’impose. La dernière baisse notable remonte à mai 2020, époque où le super sans plomb s’était allégé de vingt-cinq francs CFA, tombant à 570 FCFA, et le gasoil de vingt francs CFA, s’établissant à 570 FCFA également. Une parenthèse de douceur dans un contexte alors marqué par des turbulences économiques globales. Plus récemment, le 1ᵉʳ octobre 2023, les prix avaient suivi une trajectoire inverse : une ascension de soixante francs CFA avait hissé le super sans plomb à 875 FCFA et le gasoil à 715 FCFA. Ces oscillations, telles des vagues sur l’océan pétrolier, rappellent la vulnérabilité de la Côte d’Ivoire aux caprices des cours internationaux.

Une mécanique limpide aux ressorts mondiaux

L’ajustement mensuel des prix des hydrocarbures ne doit rien au hasard ni à la fantaisie locale. Il découle d’un mécanisme automatique, véritable boussole économique, qui scrute les fluctuations des marchés mondiaux. Chaque mois, les tarifs sont révisés pour refléter les évolutions du coût du pétrole brut, des frais de raffinage et des dynamiques de l’offre et de la demande à l’échelle planétaire. Cette transparence, si elle expose le pays aux aléas extérieurs, garantit une certaine équité dans la fixation des prix, évitant les distorsions arbitraires. Ainsi, la baisse d’avril 2025 s’explique par une conjoncture internationale favorable, dont les détails, bien que non précisés, laissent présager un apaisement des tensions sur les marchés énergétiques.

Une incidence palpable pour les Ivoiriens

Cette réduction, bien que modeste en apparence, n’est pas dénuée de conséquences. Pour le conducteur d’Abidjan, sillonnant les avenues embouteillées, comme pour le transporteur reliant les confins ruraux, chaque franc CFA économisé se mue en un souffle d’oxygène budgétaire. Si elle ne révolutionne pas le quotidien, elle atténue, ne serait-ce qu’un peu, la pression exercée par les coûts de la vie. Les regards se tournent désormais vers les semaines à venir : cette accalmie perdurera-t-elle, ou ne sera-t-elle qu’une éclaircie fugitive avant une nouvelle tempête tarifaire ?

Une leçon de résilience économique

En définitive, la baisse des prix  des carburants en ce printemps 2025 illustre avec clarté la dépendance de la Côte d’Ivoire aux flux économiques mondiaux, tout en soulignant sa capacité à s’adapter. Loin de se contenter d’un immobilisme stérile, le pays ajuste ses voiles au gré des vents pétroliers, offrant à ses citoyens un répit salutaire. Cette mesure, fruit d’une logique implacable, invite à une réflexion plus large sur la quête d’une souveraineté énergétique, où les soubresauts internationaux ne dicteraient plus seuls la cadence des prix à la pompe.

Réveil volcanique : la péninsule de Reykjanes en éruption

Reykjavík, le 1ᵉʳ avril 2025 – Une convulsion ardente a ébranlé ce matin la péninsule de Reykjanes, dans le sud-ouest de l’Islande, lorsque la terre, dans un sursaut incandescent, a libéré ses entrailles sous forme d’une éruption volcanique au nord de Grindavík. Cette manifestation géologique, aussi soudaine que spectaculaire, a succédé à l’évacuation diligente de la bourgade voisine et du célèbre spa Blue Lagoon, sanctuaire touristique situé au cœur des vapeurs géothermiques. Sous l’égide de l’Office météorologique islandais (OMI), les premiers signes de cette colère souterraine ont été consignés dès 9 h 45 heure locale (10 h 45 BST), marquant le début d’un phénomène dont les ramifications s’étendent bien au-delà des frontières de la petite ville côtière.

L’éruption volcanique qui secoue la péninsule de Reykjanes, près de Grindavík, où la terre s’ouvre et défie les hommes
© L’éruption volcanique qui secoue la péninsule de Reykjanes, près de Grindavík, où la terre s’ouvre et défie les hommes
Une blessure béante dans le sol islandais

La crevasse, née de cette éruption, s’étire désormais sur quelque 1 200 mètres, une cicatrice vive qui, loin de se refermer, poursuit son élongation vers le sud avec une détermination presque organique. Une série de secousses telluriques détectées dès 6 h 30 a précédé ce déchirement du sol survenu dans la chaîne de cratères Sundhnúk, annonçant ainsi un réveil imminent. L’OMI, vigilant gardien des pulsations de l’île, a rapporté qu’à 11 h 20, la fissure originelle s’était amplifiée, tandis qu’une nouvelle fracture, surgie tel un écho, venait compliquer le tableau. Environ une heure plus tard, un sinistre supplémentaire s’est ajouté à cette chronique géologique : une conduite d’eau chaude, vitale pour les habitants, a cédé dans la partie nord de Grindavík, trahissant l’ampleur des mouvements de faille qui lacèrent le sous-sol.

Cette éruption volcanique n’a pas pris les autorités au dépourvu. Ils avaient évacué Grindavík, déjà éprouvée par des soubresauts antérieurs, et le Blue Lagoon avant que la lave ne commence à sourdre. Les voies d’accès à la ville, verrouillées, témoignent de la gravité de la situation, bien que les cieux, pour l’heure, restent ouverts aux vols. Le spa, quant à lui, a décrété une fermeture jusqu’à mardi, laissant ses eaux turquoise orphelines de leurs visiteurs. Pourtant, cette prudence n’a pas suffi à convaincre tous les résidents : certains, défiant l’injonction d’évacuation, étaient encore présents dans une quarantaine de foyers, selon le chef de la police régionale, Úlfar Lúðvíksson. Une résistance tenace, héritage peut-être de cette insularité farouche qui caractérise les Islandais face aux caprices de leur terre.

Un passé qui ressurgit, un futur en suspens

L’éruption actuelle s’inscrit dans une lignée de tumultes qui, depuis 2021, agitent la péninsule de Reykjanes. L’OMI a mesuré un corridor magmatique s’étendant sur 11 kilomètres sous la série de cratères, une longueur inégalée depuis novembre 2023, et dont l’extrémité nord-est s’aventure 3 kilomètres plus loin que lors des épisodes précédents. Cette expansion, conjuguée à la direction des vents, promet de porter les effluves délétères vers la région capitale, drapant Reykjavík d’un voile de gaz volcaniques dans les heures à venir. Si la plupart des 4 000 âmes de Grindavík ont fui dès novembre 2023, avant les éruptions qui ont ponctué l’année 2024, le spectre d’une ville fantôme plane désormais sur ce coin d’Islande, jadis vibrant.

Assise sur la dorsale médio-atlantique, là où les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine s’écartent dans une danse lente et inexorable, l’Islande abrite 33 systèmes volcaniques actifs. La péninsule de Reykjanes, endormie pendant huit siècles jusqu’à son réveil récent, avait autrefois rugi durant des décennies, entre le VIIIe et le XIIIe siècle. Ce passé, ressurgi des profondeurs, interroge : sommes-nous à l’aube d’un nouveau cycle d’embrasements prolongés ? Les scientifiques, scrutant les frémissements de la croûte terrestre, oscillent entre certitude et hypothèse, tandis que la lave, indifférente aux conjectures humaines, trace son sillon incandescent.

Une énigme ouverte aux confins de la Terre à Reykjanes

Face à cette nature indomptable, les Islandais, rompus à l’art de cohabiter avec leurs volcans, observent et attendent. La rupture de la conduite d’eau chaude, symptôme des bouleversements souterrains, prive une partie de Grindavík de son confort, mais c’est l’incertitude qui pèse le plus lourd. La fissure continuera-t-elle son périple vers le sud, menaçant ce qui reste de la ville ? Les vents, capricieux, épargneront-ils la capitale ou l’envelopperont-ils d’un linceul toxique ? Dans ce théâtre de forces primordiales, chaque heure sculpte un destin encore indéchiffrable, laissant la péninsule de Reykjanes suspendue entre mémoire ardente et avenir insondable.

Eat & Drink Festival 2025 : Cotonou s’apprête à vibrer au rythme d’une célébration culinaire hors norme

À l’aube du 1ᵉʳ avril 2025, le Palais des Congrès de Cotonou se prépare à accueillir un événement qui promet de transcender les attentes : la sixième édition de l’Eat & Drink Festival. En effet, annoncé comme une apothéose de saveurs et de convivialité, ce rendez-vous, qui s’étendra jusqu’au 6 avril, s’érige en un véritable sanctuaire pour les âmes gourmandes et les esprits festifs. Par ailleurs, porté par une ambition démesurée, ce festival s’apprête à déployer une fresque gastronomique d’une envergure inédite, où le raffinement des mets s’entrelacera avec une atmosphère d’effervescence rare. Ainsi, à trois jours du coup d’envoi, l’excitation palpite déjà dans les ruelles de la capitale économique béninoise, laissant présager une célébration qui marquera les mémoires.

Un héritage culinaire en pleine éclosion

Depuis sa création, l’Eat & Drink Festival s’est imposé comme une tribune privilégiée pour magnifier la richesse culinaire du Bénin, tout en s’ouvrant aux influences d’ailleurs. De plus, cette sixième mouture, qui se profile sous le signe de l’immense, ne déroge pas à cette vocation. En outre, les organisateurs, renforcés par le succès des éditions précédentes – dont la première, en 2019, avait déjà captivé les esprits sur quatre jours –, promettent une expérience encore plus grandiose. Effectivement, les chiffres parlent d’eux-mêmes : des milliers de visiteurs sont attendus, prêts à sillonner les allées du Palais des Congrès pour s’abandonner à une odyssée des papilles. Par conséquent, ce n’est pas seulement un festival ; c’est une communion autour de l’art de la table, une célébration dans laquelle chaque bouchée devient un hymne à la créativité.

Eat & Drink Festival 2025 : une mosaïque de saveurs et d’émotions

Bien que le programme soit tenu en partie dans le secret des préparatifs finaux, il s’annonce comme une symphonie gustative. Les échoppes, dressées tels des autels dédiés à la gastronomie, offriront une palette éclectique : des plats traditionnels béninois, comme l’ago glain ou le moyo, côtoieront des mets audacieux puisés aux quatre coins du globe. Parallèlement, les artisans locaux, gardiens d’un savoir-faire ancestral, croiseront le fer – ou plutôt la spatule – avec des chefs aux horizons lointains, dans une joute amicale où l’innovation rivalisera avec la tradition. En plus, des boissons exquises, des liqueurs artisanales à la célèbre La Béninoise, couleront à flots pour accompagner cette danse des saveurs, tandis que des espaces de dégustation inviteront les curieux à explorer des accords inattendus.

Cependant, l’Eat & Drink Festival ne se limite pas à soutenir les corps. Il aspire à enchanter les âmes. Ainsi, des intermèdes musicaux, oscillant entre rythmes endiablés et mélodies envoûtantes, rythmeront les journées, tandis que des animations, encore enveloppées de mystère, promettent d’éveiller les sens au-delà du gustatif.   Cette alchimie entre gastronomie et fête érige l’événement en une expérience totale, où le plaisir se savoure dans chaque éclat de rire autant que dans chaque gorgée.

L’Eat & Drink Festival 2025 s’annonce grandiose à Cotonou, promettant une sixième édition riche en saveurs, animations et convivialité
© L’Eat & Drink Festival 2025 s’annonce grandiose à Cotonou, promettant une sixième édition riche en saveurs, animations et convivialité
Eat & Drink Festival 2025  : un écrin de gigantisme et d’élégance

Le choix du Palais des Congrès comme théâtre de cette édition n’est pas anodin. Ce lieu, par sa majesté et sa capacité à accueillir une foule vibrante, incarne l’ampleur que les organisateurs souhaitent insuffler à cette sixième itération. De ce fait, les portes s’ouvriront chaque jour pour laisser déferler une marée humaine avide de découvertes dans un espace où l’élégance architecturale se mêlera à la chaleur des échanges. Ce gigantisme, loin de diluer l’essence du festival, le magnifie, offrant une scène à la hauteur des ambitions affichées : faire de Cotonou, le temps de six jours, la capitale incontestée de la gourmandise en Afrique de l’Ouest.

Une invitation à l’unisson

En outre, l’Eat & Drink Festival 2025 ne se contentera pas d’être un événement ; il se veut une épopée collective, où chaque participant, qu’il soit fin gourmet, amateur de bonne chère ou simple curieux, deviendra acteur d’une histoire savoureuse. Finalement, cette invitation, relayée avec ferveur sur les réseaux sociaux par des partenaires comme Bénin Bouge, témoigne d’une aspiration à rassembler, à fédérer autour d’un patrimoine culinaire qui transcende les frontières.

L’Eat & Drink Festival 2025 s’annonce grandiose à Cotonou, promettant une sixième édition riche en saveurs, animations et convivialité
© L’Eat & Drink Festival 2025 s’annonce grandiose à Cotonou, promettant une sixième édition riche en saveurs, animations et convivialité
Un horizon savoureux aux contours incertains

Dans l’atmosphère chargée de promesses, une question persiste : cette édition atteindra-t-elle les sommets annoncés ? L’attente est immense, alimentée par une communication habile et une réputation solide. Les organisateurs, portés par une vision audacieuse, semblent prêts à relever le défi. Mais l’essence d’un tel événement réside aussi dans l’énergie des participants et des rencontres fortuites. Entre les murs du Palais des Congrès, entre saveurs exquises et notes de musique, se jouera peut-être bien plus qu’un festival : une célébration de la vie, dont le dénouement, encore incertain, oscillera entre apothéose et mystère.