Bénin : Proparco et NSIA Banque renforcent le financement des PME

À Cotonou, un accord financier vient renforcer les perspectives des petites et moyennes entreprises béninoises. NSIA Banque Bénin a signé avec Proparco, filiale du groupe Agence française de développement (AFD), une ligne de garantie destinée à stimuler l’octroi de crédits aux PME. La cérémonie s’est tenue en présence de l’Ambassadrice de France au Bénin, symbole d’un engagement diplomatique et économique assumé.

Au cœur de cet accord : le mécanisme ARIZ, un dispositif de partage de risques conçu pour encourager les banques à financer davantage les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), souvent confrontées à des obstacles d’accès au crédit.

 

Un mécanisme de partage du risque pour débloquer les financements

Concrètement, Proparco met à disposition une garantie de portefeuille d’un montant de 20 millions d’euros, soit environ 13,1 milliards de francs CFA. Ce mécanisme permet de couvrir jusqu’à 50 % du risque de crédit sur un ensemble de prêts accordés par NSIA Banque à des entreprises béninoises.

Ainsi, la banque pourra élargir son offre de financement tout en limitant son exposition aux risques. En d’autres termes, ce dispositif agit comme un filet de sécurité : il rassure l’établissement prêteur et facilite l’accès aux ressources pour les entrepreneurs évoluant dans des secteurs clés de l’économie nationale.

 

Les PME, pilier de la croissance béninoise

Au Bénin, les PME constituent l’ossature du tissu économique. Elles représentent une part importante des emplois formels et informels, mais peinent encore à accéder à des financements adaptés à leurs besoins.

Dès lors, ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation du secteur privé, en cohérence avec les réformes engagées par les autorités béninoises pour améliorer le climat des affaires. L’objectif affiché est clair : soutenir des entreprises innovantes, structurantes ou encore insuffisamment financées, afin de favoriser la création d’emplois et la transformation économique du pays.

 

Une initiative inscrite dans “Choose Africa”

Cette opération s’intègre dans l’initiative française Choose Africa, qui vise à appuyer l’entrepreneuriat sur le continent. À travers cette plateforme, le groupe AFD entend mobiliser des financements et des garanties pour accompagner la croissance d’un secteur privé dynamique et inclusif en Afrique.

Pour les responsables de NSIA Banque Bénin, cet accord témoigne d’une reconnaissance internationale. Selon la direction générale de la banque, la garantie permettra de proposer des solutions de financement plus compétitives, mieux adaptées aux réalités locales et orientées vers l’innovation.

De son côté, Proparco réaffirme son ambition d’accompagner la dynamique économique béninoise, notamment à travers des PME à fort potentiel de création de valeur et d’emplois.

 

Vers un impact durable sur l’économie nationale

Au-delà du simple instrument financier, cette garantie pourrait produire un effet multiplicateur sur l’économie. En facilitant l’accès au crédit, elle offre aux entreprises la possibilité d’investir, d’élargir leurs activités et de recruter.

Par ailleurs, l’initiative contribue directement à l’Objectif de Développement Durable n°8 des Nations unies, qui promeut le travail décent et la croissance économique.

Reste désormais à mesurer, dans les mois à venir, la capacité des PME béninoises à saisir cette opportunité. Si l’effet de levier fonctionne comme prévu, ce partenariat pourrait devenir un modèle de coopération financière au service du développement local.

Porto-Novo : Le maire Rachadou Toukourou au palais du Roi Lokpon VIII

À Porto-Novo, la nouvelle équipe municipale joue la carte de la proximité et du respect des traditions. Le mercredi 25 février, le maire Rachadou Toukourou a franchi les portes du palais royal pour rencontrer le souverain Kpodagba Alomawlé Lokpon VIII. Entre bénédictions ancestrales et doléances concrètes, cette visite de courtoisie marque le début d’une offensive diplomatique locale pour la nouvelle administration de la capitale.

 

Dans la ville aux trois noms, le pouvoir administratif sait qu’il doit composer avec le poids de l’histoire. C’est dans cet esprit que Rachadou Toukourou, l’édile de Porto-Novo, a entamé une tournée stratégique auprès des forces vives et des institutions de la cité. Accompagné de ses deux adjoints, le maire a réservé l’une de ses premières sorties officielles à une figure incontournable : le Roi Kpodagba Alomawlé Lokpon VIII.

Ville de Porto-Novo
© Ville de Porto-Novo

Une réception sous le signe de la solennité

L’accueil a été à la mesure du prestige de l’hôte. En effet, le souverain, entouré de ses hauts dignitaires, a reçu la délégation municipale dans son palais privé avec tous les honneurs dus à son rang. Avant l’ouverture de la séance officielle, un entretien en tête-à-tête a permis au maire et au Roi d’échanger en toute discrétion sur les enjeux de la ville.

Par la suite, lors de la cérémonie publique, les dignitaires du royaume ont multiplié les prières et les bénédictions à l’endroit de la nouvelle équipe dirigeante. L’objectif affiché : placer cette mandature sous le signe de la prospérité et de la réussite pour le bien-être des habitants de la capitale.

Ville de Porto-Novo
© Ville de Porto-Novo

Le Palais transmet ses doléances.

Cependant, au-delà des formules de politesse, cette rencontre a été l’occasion d’un dialogue direct sur les réalités de Porto-Novo. De fait, par la voix de son porte-parole, le souverain a soumis plusieurs requêtes spécifiques au Conseil municipal. Si la teneur exacte de ces doléances n’a pas été rendue publique, elles concernent aussi les préoccupations majeures de la couronne et de ses administrées.

En réponse, Rachadou Toukourou a tenu à rassurer son hôte. Après avoir exprimé sa reconnaissance pour la chaleur de l’accueil, la première autorité de la ville s’est engagée à ce que le Conseil municipal examine chaque dossier avec la plus grande attention.

 

Un levier de gouvernance locale

En définitive, cette visite royale n’est que la première étape d’un périple qui mènera l’équipe municipale dans les différentes institutions siégeant sur le territoire de la ville. Pour Rachadou Toukourou, s’assurer le soutien des autorités traditionnelles est un levier indispensable pour asseoir sa légitimité et garantir une paix sociale durable pendant son mandat.

Bénin : Adidjatou Mathys et les retraités du MTFP célèbrent la solidarité

Scène de fraternité ce jeudi 26 février 2026 dans les bureaux du Ministère du Travail et de la Fonction Publique (MTFP). Les anciens cadres de la maison, réunis au sein de leur amicale, sont venus présenter leurs civilités à la ministre Adidjatou Mathys. Au-delà du protocole, cette rencontre souligne l’importance de l’expérience des aînés dans la modernisation de l’administration béninoise.

 

C’est une tradition qui refuse de s’éteindre. Sous le ciel de Cotonou, les couloirs du ministère ont retrouvé, le temps d’une matinée, leurs anciens visages. L’Amicale des Retraités du MTFP a sacrifié à la coutume des vœux de nouvel an, marquant ainsi un attachement indéfectible à l’institution qu’ils ont servie pendant des décennies.

La cérémonie, orchestrée par le Directeur de cabinet Victorin Honvoh, a mis en lumière la solidité des liens qui unissent les serviteurs de l’État, qu’ils soient en activité ou admis à faire valoir leurs droits à la retraite.

Ministère du Travail et de la Fonction Publique
© Ministère du Travail et de la Fonction Publique

Un héritage au service de la relève

En effet, le message porté par David Vidéhouénou, représentant la présidente de l’amicale, a dépassé les simples souhaits de santé et de prospérité. En saluant la qualité du dialogue entretenu avec l’autorité ministérielle, les retraités ont aussi réaffirmé leur disponibilité à accompagner les réformes en cours.

De fait, cette collaboration ne se limite pas à des courtoisies épisodiques. Elle témoigne d’une volonté partagée de ne pas briser la chaîne de transmission du savoir-faire administratif.

Ministère du Travail et de la Fonction Publique
© Ministère du Travail et de la Fonction Publique

La reconnaissance de l’autorité

Face à ses précédents et anciens collaborateurs, la ministre Adidjatou Mathys s’est montrée particulièrement sensible à cette démarche. Dans son allocution, elle a rendu un vibrant hommage à ceux qu’elle considère comme des piliers de l’administration publique :

  • La valorisation de l’expertise : la ministre a souligné que le départ à la retraite n’est pas une fin, mais une nouvelle étape où l’expérience accumulée devient un atout précieux pour les plus jeunes.
  • Le maintien de la solidarité : la rencontre a permis de sceller une fois de plus le principe de « famille administrative ».
  • La gratitude institutionnelle : un hommage a été rendu à l’engagement de ces cadres qui ont bâti les fondements de la fonction publique actuelle.

Ministère du Travail et de la Fonction Publique
© Ministère du Travail et de la Fonction Publique

Un trait d’union entre hier et aujourd’hui

En définitive, la photo de famille qui a clôturé l’événement ne doit rien au hasard. Elle symbolise la continuité du service public béninois. Alors que le pays s’engage dans des réformes numériques et structurelles profondes, le regard bienveillant et l’expertise des anciens du MTFP apparaissent comme une boussole indispensable pour ne pas perdre de vue l’intérêt supérieur du citoyen.

Bénin : L’UP-R suspend les nominations dans les mairies

À peine installés, les nouveaux maires membres de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) doivent déjà freiner leurs ardeurs en matière de nominations. Par une note circulaire datée du 25 février 2026, l’état-major du parti a ordonné le gel immédiat de la formation des cabinets municipaux. Un rappel à l’ordre qui souligne la volonté de la formation politique de garder la haute main sur la gestion territoriale.

C’est une injonction qui vient bousculer le calendrier des nouveaux locataires des hôtels de ville. Alors que la constitution des équipes de cabinet est traditionnellement l’une des premières priorités après l’installation, le Secrétariat général de l’Union Progressiste le Renouveau a décidé de geler ce processus.

Désormais, aucune désignation de collaborateur ne peut être effectuée sans le feu vert préalable de la direction nationale du parti, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

La quête d’une « cohérence » nationale

En effet, l’argumentaire déployé par le parti repose sur la nécessité d’harmoniser les pratiques administratives à travers tout le pays. Pour le Secrétariat général, il ne s’agit pas seulement de remplir des bureaux, mais de s’assurer que les futurs cadres municipaux répondent à une stratégie politique globale.

Par conséquent, l’état-major annonce l’envoi imminent de nouvelles instructions. Celles-ci devront concilier plusieurs impératifs majeurs :

  • Le respect du cadre légal en vigueur ;
  • L’équilibre politique interne au parti ;
  • La représentativité territoriale pour garantir une gestion inclusive.

 

Discipline et loyauté : le mot d’ordre d’Abomey-Calavi

Tout en félicitant les maires pour leur prise de fonction, le parti n’a pas manqué de souligner la ligne de conduite attendue. À travers cette note circulaire, l’instance dirigeante rappelle que les orientations stratégiques du parti priment sur les initiatives individuelles de gouvernance locale.

« Nous savons pouvoir compter sur votre sens de la discipline, votre loyauté aux orientations du parti et votre attachement à l’intérêt supérieur de notre formation politique », martèle la note circulaire.

 

Un blocage technique temporaire ?

De fait, cette mesure paralyse momentanément la structuration des mairies contrôlées par l’UP le Renouveau. Cependant, la direction du parti se veut rassurante : des directives « précises et harmonisées » doivent être transmises aux élus dans les plus brefs délais.

En définitive, cette reprise en main illustre le poids des appareils politiques dans la décentralisation béninoise. Pour les observateurs, c’est un signal clair : à l’UP le Renouveau, le pouvoir local reste sous surveillance étroite du sommet.

Bénin : Attaque terroriste à Kouandé, un commissariat incendié

KOUANDÉ (Bénin), 24 février 2026 — La menace sécuritaire qui pèse sur le nord du Bénin vient de franchir un nouveau palier. Ce mardi matin, des assaillants non identifiés ont pris d’assaut le commissariat de Kouandé, incendiant des infrastructures de la Police républicaine et plongeant la ville dans la stupeur.

Le calme habituel de Kouandé a volé en éclats entre 06 h 50 et 07 h 25. Selon des sources locales confirmées par nos envoyés spéciaux, un commando lourdement armé a lancé une offensive éclair contre le poste de police de la ville. Dans leur sillage, les assaillants ont réduit en cendres un ancien bâtiment administratif, laissant derrière eux d’importants dégâts matériels.

 

Une retraite tactique vers le nord

Le mode opératoire dépeint une action coordonnée. Les témoins sur place ont identifié des individus arrivés par l’axe de Guilmaro, opérant avec une rapidité déconcertante avant de disparaître vers Sékogourou. Si l’on ignore encore le bilan humain précis, la violence de l’incendie témoigne de la détermination des auteurs de ce forfait.

Actuellement, les forces de défense et de sécurité quadrillent la région. En plus, des unités d’élite mènent une opération de ratissage de grande envergure pour traquer les fugitifs et sécuriser les zones frontales, devenues de véritables points chauds.

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La sécurité frontale : un défi pour la sous-région

Cette nouvelle incursion armée a mis à rude épreuve la stratégie de sécurisation du nord du Bénin, une zone de plus en plus exposée à la contagion terroriste venant du Sahel. Ainsi, pour les autorités de Porto-Novo, l’enjeu est désormais de rassurer une population qui vit dans l’angoisse d’un débordement du conflit régional.

Face à cette agression, le gouvernement béninois prépare une communication officielle imminente. De plus, sur le terrain, les soldats sécurisent les points de passage stratégiques et les services de renseignement analysent les trajectoires de fuite afin d’identifier le groupe derrière cet attentat.

En somme, l’attaque de ce mardi sonne comme un avertissement : la lutte pour la stabilité dans le golfe de Guinée se joue désormais village après village.

Bénin : Le CES lance le Forum national sur le panier citoyen

COTONOU (Bénin), 24 février 2026 — Dans un contexte de renouveau politique, le Conseil Économique et Social (CES) a ouvert sa première session de l’année 2026 ce mardi. Entre l’installation d’un nouveau leader au Parlement et l’urgence sociale, l’institution joue désormais sa survie sur sa capacité à répondre aux besoins concrets des populations.

La salle de conférence du Novotel Orisha de Cotonou s’est transformée, ce 24 février 2026, en un épicentre de la stratégie nationale. Alors que le CES célèbre le premier anniversaire de sa septième mandature, son président, Conrad Gbaguidi, a clairement défini la nouvelle mission de l’institution : devenir le porte-voix des doléances populaires.

Assemblée nationale
© Assemblée nationale

Une alliance au sommet de l’État

L’événement a pris une dimension politique majeure avec la présence du Professeur Joseph Fifamin Djogbénou. Fraîchement élu à la présidence de l’Assemblée nationale suite aux élections générales du 11 janvier, l’homme fort du Parlement a reçu les hommages publics de Conrad Gbaguidi.

« L’ensemble des députés de la Nation lui a accordé une confiance unanime », a souligné le patron du CES, liant ainsi le destin de la consultation économique à celui de la nouvelle représentation nationale. Par ailleurs, cette synergie entre les deux institutions apparaît comme une réponse directe aux exigences du Chef de l’État, Patrice Talon, qui avait rappelé l’an dernier que l’efficacité resterait le seul gage de pérennité pour une institution autrefois menacée de disparition.

Assemblée nationale
© Assemblée nationale

Le « FoNaCES » : un nouveau pont vers le peuple

Dès demain, le 25 février, le CES innove avec le lancement du Forum National du CES (FoNaCES). Sous le thème « Panier citoyen et bien-être », cette rencontre de deux jours vise aussi à transformer les préoccupations quotidiennes des Béninois en politiques publiques.

Conrad Gbaguidi a placé cette initiative sous le signe de la responsabilité morale :

« Alors que la nature pourvoit généreusement aux besoins vitaux, l’homme a l’obligation politique de structurer la solidarité, l’éducation et la justice sociale. »

 

 Le CES passe à l’action.

À travers cette séance, les conseillers entendent rompre avec l’immobilisme. Ils analyseront les mécanismes de protection sociale et transmettront des propositions concrètes au gouvernement. Pour Conrad Gbaguidi, l’objectif est limpide : le Conseil Économique et Social doit prouver son utilité en agissant comme un levier de cohésion nationale et de développement équilibré du territoire.

En somme, l’enjeu est de taille. Dans un pays en pleine transformation, la capacité du CES à influencer le « panier de la ménagère » déterminera si l’institution reste un pilier de la République ou un simple vestige du passé.

Bénin : L’ex-député Sounon Boké maintenu en prison par la CRIET

PORTO-NOVO (Bénin), 24 février 2026 — Pour Soumaïla Sounon Boké, le cauchemar judiciaire se prolonge. Ce mardi 24 février 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a douché les espoirs de l’ancien parlementaire de l’opposition, confirmant son maintien en détention pour un message posté sur les réseaux sociaux.

L’image est forte et symbolise la chute brutale d’un homme de pouvoir. Devant la barre, dépouillé de son écharpe tricolore et revêtu de l’uniforme réglementaire des prisonniers, l’ex-député du parti Les Démocrates est resté impassible. En quelques minutes, la juge a tranché : pas de liberté provisoire. Par ailleurs, le dossier est renvoyé au 24 mars prochain, prolongeant une incarcération qui dure depuis le 23 décembre 2025.

« C’est la fête » : les trois mots qui ont tout fait basculer

Tout commence le 7 décembre 2025. Alors qu’une rumeur de coup d’État s’empare de Cotonou et plonge le pays dans l’incertitude, Sounon Boké publie un court message dans un groupe WhatsApp privé : « C’est la fête ».

Pour les autorités béninoises, ces propositions ne sont pas anodines. Ainsi, le ministère public y voit une célébration de la déstabilisation des institutions. L’ancien élu est aujourd’hui poursuivi pour deux chefs d’accusation graves :

  • Apologie de crime contre la sûreté de l’État ;
  • Incitation à la rébellion.

 

La défense plaide le malentendu, l’accusation reste de marbre.

Pourtant, Soumaïla Sounon Boké maintient une version radicalement différente. Lors de ses auditions précédentes, il a également rejeté toute connotation politique, affirmant que ses propositions faisaient référence à de simples rétrouvailles amicales prévues ce jour-là. « Je me vois mal louer un coup de force », s’était-il défendu en janvier dernier.

Ses avocats ont vainement tenté de convaincre la cour ce mardi. Ils ont mis en avant son statut d’élu et son engagement formel à se présenter à chaque convocation. Mais face à l’opposition ferme du ministère public, le juge a balayé les arguments de la défense sans délibération apparente, laissant planer l’ombre d’une justice inflexible sur les dossiers de sûreté de l’État.

Un procès test pour la liberté numérique

L’affaire Boké dépasse le cadre d’un simple fait divers judiciaire. Elle pose aussi la question brûlante de la surveillance des réseaux sociaux et de l’interprétation des échanges privés par la justice béninoise. À l’approche du 24 mars, les observateurs des droits de l’homme scruteront de près l’issue de ce procès, alors que la frontière entre opinion privée et menace publique semble de plus en plus poreuse au Bénin.

Soumaïla Sounon Boké a désormais regagné sa cellule de la prison de Missérété, où il attendra, pendant encore un mois, de savoir si ses trois mots sur WhatsApp scelleront définitivement son destin politique.

Le retour de Mourinho à Madrid, le choc des titans de la Ligue 1 et plus encore : pariez sur les affiches clés de la C1 européenne !

Les 24 et 25 février donneront lieu aux matchs retour de la plus prestigieuse compétition de clubs d’Europe. Le meilleur site de paris sportifs international, 1xBet, propose une pléthore de marchés et les meilleures cotes pour ces rencontres. Pariez de manière responsable via le lien et gagnez gros !

Inter – Bodø/Glimt, 24 février

Le finaliste de la dernière édition de la Ligue des champions quittera la compétition dès les barrages. L’équipe de Cristian Chivu s’est inclinée 1-3 sur une pelouse synthétique inhabituelle à Bodø. Selon le manager des Nerazzurri, le mauvais état du terrain peut être blâmé.

L’Inter se trouve dans une situation délicate. Cependant, la formation a inscrit 11 buts lors de ses trois derniers matchs à domicile et est tout à fait capable de renverser la situation. Déplorable nouvelle : Lautaro Martínez sera absent pour ce match suite à une blessure contractée en Norvège.

L’euphorie est palpable à Bodø/Glimt. Après la rencontre, l’entraîneur Kjetil Knutsen a déclaré que ses pépites avaient livré une prestation moyenne. Si les Norvégiens parviennent à conserver leur avantage au score lors du match retour, une série télévisée pourrait bien être réalisée sur cette histoire.

V1 – 1,302, X – 6,96, V2 – 9,65.

Paris Saint-Germain – AS Monaco, 25 février

Menés 2-0, avec des penalties non transformés et la blessure de leur leader en milieu de première mi-temps, peu de signes suggéraient le retournement de situation après un tel début. Pourtant, pour le Paris Saint-Germain, partenaire officiel de 1xBet, le ciel est la limite. Lors du match aller contre Monaco, les Parisiens avaient égalisé avant même la pause, avant de s’imposer en seconde période.

Monaco a prouvé qu’il pouvait surprendre n’importe quel adversaire, mais pour le match retour, les locaux aborderont la rencontre avec une concentration maximale dès les premières minutes. Les statistiques ne sont pas en faveur des Monégasques : ils n’ont pris le dessus sur les Rouge et Bleu qu’une seule fois sur la pelouse du PSG ces neuf dernières années.

Le groupe de Luis Enrique est la grande favorite de ce match retour et tentera de se rapprocher de la défense de sa couronne.

V1 – 1,29, X – 6,55, V2 – 11,4.

Real Madrid – Benfica, 25 février

José Mourinho fait son retour à Madrid, mais nous ne le verrons pas sur le banc. Le Portugais a écopé d’un carton rouge lors d’un match tendu à Lisbonne, et même cela ne l’a pas aidé à voler la vedette ce soir-là. La gloire est revenue à Vinícius Júnior. Le Brésilien a inscrit un superbe but en seconde période, a célébré sa victoire en performant une danse triomphale près du poteau de corner orné du logo de Benfica, a essuyé des insultes, et finalement, ces incidents ont davantage fait parler d’eux que le jeu lui-même.

Malgré ce succès étriqué, le Real n’a pas semblé supérieur à son adversaire. Les « Aigles » ont régulièrement pris le contrôle du ballon et contraint Thibaut Courtois à des arrêts exceptionnels.

Avant le match aller, José Mourinho avait déclaré souhaiter ce score pour permettre à son équipe de se battre pour la progression ultérieure en compétition à Madrid. Il a obtenu gain de cause, mais on a le sentiment que la plus grande partie de sa magie footballistique s’est concentrée sur le but d’Anatoliy Trubin en phase de groupes.

V1 – 1,494, X – 5,08, V2 – 6,7.

Juventus – Galatasaray, 25 février

Luciano Spalletti a affirmé que ses hommes se rendaient à Istanbul pour gagner, mais le score final de 2-5 compromet sérieusement leurs chances d’atteindre les huitièmes de finale. Barış Yılmaz a tout simplement anéanti le flanc gauche de la défense adverse, d’où provenaient la plupart des occasions dangereuses pour la Juventus.

À Turin, Galatasaray ne bénéficiera pas d’un soutien offensif aussi précieux. Cependant, l’équipe se montre au meilleur de sa forme : lors des cinq premiers matchs de février, les Lions ont fait trembler les filets 20 fois.

Beaucoup pensent que la qualification de la Juventus pour le tour suivant relèvera du miracle. Pourtant, lors de cette édition de la Ligue des champions, Galatasaray a déjà subi une branlée face à l’Eintracht, une équipe pourtant considérée comme faible, sur le score de 1-5. Les Turinois doivent donc avoir confiance en leurs capacités.

V1 – 1,564, X – 4,925, V2 – 5,78.

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Trafic de drogue à Sèmè-Kraké : une fausse femme enceinte arrêtée à la frontière Bénin–Nigeria

Sèmè-Kraké, 24 février 2026 – Au principal poste de passage entre le Bénin et le Nigeria, une scène inhabituelle a conduit à une arrestation qui en dit long sur l’ingéniosité des réseaux criminels. Une femme, qui simulait une grossesse à l’aide d’un faux ventre, a été interpellée alors qu’elle transportait des stupéfiants dissimulés sous ses vêtements, selon des sources sécuritaires locales.

L’interception a eu lieu au corridor de Sèmè-Kraké Border, axe stratégique des échanges commerciaux entre les deux pays. C’est le comportement jugé suspect de la voyageuse lors d’un contrôle de routine qui aurait alerté les agents.

Une mise en scène pour contourner les contrôles

D’après les premiers éléments, la suspecte portait un faux ventre confectionné pour imiter une grossesse avancée. À l’intérieur, elle dissimulait soigneusement plusieurs paquets de produits interdits. La cargaison aurait eu pour destination Cotonou, capitale économique du Bénin.

Les autorités n’ont pas encore précisé la nature exacte ni la quantité des substances saisies. La police a placé le suspect en garde à vue pour les besoins de l’enquête, tandis que les enquêteurs poursuivent les investigations pour identifier d’éventuels complices et remonter la filière.

 

Sèmè-Kraké, un carrefour sous surveillance accrue

Situé à la frontière avec le Nigeria, premier partenaire commercial du Bénin, le poste de Sèmè-Kraké concentre chaque jour un flux important de voyageurs et de marchandises. Ce dynamisme en fait aussi un point sensible en matière de trafics illicites : drogues, médicaments contrefaits, produits prohibés ou marchandises non déclarées.

Ces derniers mois, les services douaniers et policiers ont renforcé les contrôles dans la zone. Les autorités rappellent que les réseaux criminels rivalisent d’ingéniosité pour échapper aux inspections : faux compartiments dans les véhicules, dissimulation dans les bagages, voire, comme dans ce cas, recours à des artifices corporels.

Un défi régional

La lutte contre le trafic de stupéfiants dépasse le cadre national. L’Afrique de l’Ouest est régulièrement citée comme zone de transit dans les circuits internationaux de drogue. Le Bénin, du fait de sa position géographique et de son ouverture maritime, se retrouve exposé à ces flux.

Pour les autorités béninoises, l’enjeu est double : protéger la sécurité publique tout en préservant la fluidité des échanges commerciaux essentiels à l’économie nationale.

Vigilance et fermeté affichées

Les services de sécurité affirment maintenir une vigilance renforcée aux frontières. Ils invitent également les usagers à coopérer lors des contrôles et rappellent que toute tentative de trafic expose à des poursuites judiciaires sévères.

Dans l’attente de précisions officielles sur cette affaire, l’arrestation de Sèmè-Kraké illustre une réalité persistante : à mesure que les dispositifs de contrôle se modernisent, les trafiquants adaptent leurs méthodes. Un jeu du chat et de la souris où la frontière devient un théâtre discret mais crucial de la sécurité nationale.

Royaume-Uni : SICPA sécurise le vapotage

La lutte contre le commerce illicite change d’échelle en Europe. La société technologique suisse SICPA vient de remporter un contrat majeur au Royaume-Uni pour sécuriser et tracer les produits de vapotage soumis à accise. Une victoire obtenue aux côtés de Cartor Security Printers, filiale de Spectra Systems Corporation, à l’issue d’un appel d’offres lancé en juillet 2025 par l’administration fiscale britannique, HM Revenue and Customs (HMRC).

 

Ce contrat de cinq ans, renouvelable, lance un dispositif technologique inédit pour encadrer un marché du vapotage en pleine expansion.

 

Pourquoi le vapotage devient un enjeu fiscal majeur

Le Royaume-Uni, comme d’autres pays européens, cherche à mieux contrôler la circulation des cigarettes électroniques et liquides de vapotage. Le vapotage consiste à inhaler puis expirer un aérosol produit par une cigarette électronique ou un dispositif similaire. L’essor rapide du secteur a attiré des réseaux de contrebande et de produits non conformes, avec des pertes fiscales importantes et des risques sanitaires.

Ainsi, la réponse britannique consiste à instaurer un système de timbres fiscaux sécurisés associés à une plateforme numérique complète de suivi et de traçabilité. L’objectif est triple : garantir le paiement des droits d’accise, détecter les produits frauduleux et protéger les consommateurs contre les imitations dangereuses.

 

Un dispositif inspiré des billets de banque

Le consortium dirigé par SICPA promet un système combinant technologies de sécurité de niveau billet de banque et outils numériques avancés.

Concrètement :

  • Cartor assurera l’impression des timbres fiscaux avec des éléments de sécurité visibles et invisibles ;
  • SICPA prendra en charge le codage, le suivi numérique et la gestion des données ;
  • Les autorités britanniques disposeront aussi d’outils d’audit et de contrôle en temps réel.

Le déploiement se fera en deux étapes : un timbre transitoire dès avril 2026, puis un dispositif renforcé avec traçabilité intégrée à partir d’octobre 2026.

 

SICPA, un acteur mondial de la souveraineté fiscale

Fondée en 1927 en Suisse, SICPA est connue pour sécuriser une large part des billets de banque dans le monde. L’entreprise s’est progressivement imposée comme un partenaire stratégique des États pour la protection des recettes fiscales et la lutte contre la fraude.

Par ailleurs, son modèle repose sur l’idée que la souveraineté moderne ne concerne plus seulement les frontières physiques, mais aussi les flux de marchandises et de données.

Dans le cas britannique, SICPA pilotera également l’enregistrement des opérateurs économiques, la gestion des commandes de timbres et le contrôle de conformité tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

 

Une tendance mondiale qui concerne aussi l’Afrique

Si ce contrat se déroule au Royaume-Uni, il s’inscrit dans une dynamique globale. De plus en plus de gouvernements adoptent des systèmes de traçabilité numérique pour sécuriser les produits soumis à accise : tabac, alcool, carburants ou produits pharmaceutiques.

En Afrique, plusieurs pays s’intéressent à ces technologies pour limiter les pertes fiscales liées à la fraude. Les marchés émergents, confrontés à la contrebande et aux importations illicites, voient dans ces solutions un moyen de renforcer leurs recettes publiques.

 

Un marché stratégique et sensible

Le secteur du vapotage, estimé à plusieurs milliards de dollars en Europe, est devenu un terrain d’expérimentation pour les nouvelles politiques fiscales.

En choisissant un système combinant sécurité physique et traçabilité numérique, le HMRC entend également envoyer un signal fort : moderniser la collecte des taxes tout en protégeant la santé publique.

Pour SICPA et ses partenaires, cette victoire renforce leur position sur le marché international des technologies de sécurisation fiscale.

 

Une bataille technologique contre la fraude

À l’heure où les réseaux criminels exploitent les failles logistiques et numériques, les États investissent dans des outils capables d’analyser les données en temps réel, d’identifier les anomalies et de détecter les circuits parallèles.

Finalement, La traçabilité ne se limite plus à un simple autocollant fiscal. Elle devient un écosystème technologique complet, intégrant aussi codage unique, bases de données sécurisées et applications de vérification accessibles aux autorités – voire aux consommateurs.