Bénin : Le « Non » catégorique de Boni Yayi plonge Les Démocrates dans l’incertitude

L’espoir d’un retour en arrière s’est dissipé le mardi 10 mars 2026 à Tchaourou. Malgré les tentatives de médiation des cadres du parti, l’ancien chef de l’État reste inflexible : sa démission est irrévocable. Entre crise de succession et séisme politique, la principale force d’opposition se retrouve à la croisée des chemins.

 

Le huis clos aura duré trois heures. Trois heures de plaidoyers, d’arguments stratégiques et de pressions amicales qui, finalement, se sont brisées contre le silence de fer de Thomas Boni Yayi. Réunie dans le fief de l’ex-président à Tchaourou — et non à Parakou comme l’annonçaient les rumeurs —, une vingtaine de ténors du parti ont tenté l’impossible : empêcher le départ du “père fondateur”.

 

Une rupture consommée au sommet

Si la coordination nationale refuse toujours d’entériner ce retrait, la réalité du terrain est implacable. Les anciens députés et cadres dépêchés sur place ont pourtant rappelé le rôle de ciment joué par l’ancien locataire de la Marina au sein de la formation. Mais rien n’y a fait. Cette décision, inscrite dans une séquence familiale marquée par le départ préalable de son fils des instances du parti, semble désormais gravée dans le marbre.

Par conséquent, ce refus de reprendre du service laisse un vide immense à la tête des Démocrates. En se retirant, Boni Yayi ne quitte pas seulement une fonction : il oblige son camp à affronter son destin, privé de son ombre tutélaire.

 

Vers un congrès de la dernière chance ?

Dès lors, quelle suite pour la flamme de l’opposition ? À Cotonou, l’heure est au bilan d’un échec diplomatique interne. Selon des sources proches du dossier, l’État-major du parti n’aurait plus d’autre choix que d’accélérer la transition. L’idée d’un congrès extraordinaire, jusqu’ici murmurée, s’impose désormais comme l’unique porte de sortie pour désigner un successeur capable de maintenir l’unité des troupes.

Toutefois, aucune date n’a encore été arrêtée. Entre la nécessité d’aller vite et la peur de l’implosion, la direction nationale marche sur des œufs. Une chose est sûre : l’ère Boni Yayi au sein des Démocrates s’achève, définitivement, sous le soleil de Tchaourou.

Sport Bénin : Issa Djamal prend les rênes de l’Ouémé et du Plateau

À Porto-Novo, une page se tourne pour le sport départemental. Félicien Hounkanrin cède son fauteuil à Issa Djamal, qui hérite d’une mission transversale entre l’Ouémé et le Plateau. Un passage de témoin qui intervient alors que l’ancien directeur prend les rênes de la mairie d’Adjohoun.

 

L’ambiance était solennelle, hier matin, dans les locaux de la Direction départementale des sports de l’Ouémé. Après plusieurs années à porter à bout de bras les ambitions sportives de la région, Félicien Mahoutondji Hounkanrin a transmis les charges de l’institution à son successeur, Issa Djamal.

Ministère des Sports du Bénin
© Ministère des Sports du Bénin

Un héritage solide et de nouveaux défis

Le bilan de l’administration Hounkanrin reste marqué par une volonté constante de redynamiser les disciplines de base et de soutenir les talents locaux. Son dévouement, salué par ses pairs lors de la cérémonie, a permis de maintenir l’Ouémé sur l’échiquier sportif national. Désormais, c’est vers la gestion municipale que se tourne cet acteur clé du développement local, puisqu’il occupe les fonctions de Maire de la commune d’Adjohoun.

Cependant, le véritable tournant de cette passion réside dans le profil du nouvel entrant. Issa Djamal ne découvre pas le terrain, mais il voit son périmètre d’action s’élargir de manière significative.

Ministère des Sports du Bénin
© Ministère des Sports du Bénin

Le défi du cumul : Ouémé et Plateau sous une même tutelle

Désormais, M. Djamal pilotera les destinées sportives de deux départements frontaliers. Déjà en poste pour le Plateau, il assumera cumulativement la direction de l’Ouémé. Cette situation inédite montre que l’administration centrale cherche à renforcer la coopération entre les deux pôles du Sud-Est béninois.

Pour les observateurs sportifs, l’enjeu est de taille : maintenir la cadence des réformes tout en harmonisant les infrastructures et les compétitions de part et d’autre de la frontière départementale. La réussite de cette mission hybride sera scrutée de près par les fédérations et les clubs locaux, qui attendent une continuité sans faille dans l’accompagnement des sportifs.

Hommage à Karimama : Joseph Djogbénou mobilise l’Assemblée nationale

Sous le ciel de plomb de Porto-Novo, la traditionnelle levée des couleurs au Palais des gouverneurs a pris, ce lundi 9 mars 2026, une dimension historique. Entre recueillement et fermeté, le président de l’Assemblée nationale a transformé l’hommage aux quinze soldats tombés dans le Nord en un plaidoyer pour la solidité de l’État.

 

Le silence comme rempart

L’émotion était palpable dès l’aube sur l’esplanade du Parlement. Alors que l’hymne national s’élevait, les visages des fonctionnaires civils et des détachements militaires trahissaient une gravité inhabituelle. L’attaque djihadiste qui s’est produite près de Kofouno, à la lisière de la frontière nigérienne, a laissé des traces bien au-delà des poussières de Karimama. Le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou a instauré une minute de silence, rappelant que la démocratie béninoise s’incarne jusque dans ses garnisons les plus éloignées.

 

Un front uni face à la menace asymétrique

Le bilan annoncé par le colonel James Johnson est lourd : quinze vies fauchées et cinq blessés. Au-delà des chiffres, c’est le symbole de la présence républicaine dans l’extrême nord du pays qui était visé. En s’exprimant devant le personnel de l’institution, la deuxième personnalité de l’État a choisi de porter le débat sur le terrain de la responsabilité collective. Pour le président de l’Assemblée, la réponse à la terreur ne réside pas uniquement dans l’acier des armes, mais dans la rigueur morale de ceux qui servent la République au quotidien.

 

Vers un nouveau contrat de sécurité nationale

L’avenir du Bénin se joue désormais sur deux fronts : la ligne de feu à 700 kilomètres de Cotonou et l’efficacité administrative dans les couloirs du pouvoir. Cette cérémonie marque sans doute le début d’une phase de vigilance accumulée où chaque agent public est appelé à devenir un maillon de la résistance nationale. En exhortant ses équipes à une éthique professionnelle irréprochable, Joseph Djogbénou dessine les contours d’un pays qui refuse de céder à la peur. L’administration parlementaire, par sa discipline, se veut désormais le miroir de l’engagement des Forces de défense et de sécurité.

 

La projection : un État plus robuste

Les semaines à venir seront décisives pour le débat parlementaire. Cet hommage laisse présager une accélération des réformes liées à la sécurisation des zones frontales et au soutien social des familles des victimes. Le message envoyé depuis Porto-Novo est limpide : le Bénin ne reculera pas. L’unité affichée ce lundi montre que le pays entend renforcer sa stratégie de défense tout en consolidant ses piliers de gouvernance, afin de faire face à une crise qui s’installe dans la durée.

Parakou : meeting en soutien à Wadagni-Talata

À Parakou, capitale économique du nord du Bénin, la place Tabera s’est transformée ce week-end en tribune politique. Associations, mouvements citoyens et militants favorables au duo présidentiel formé par Romuald Wadagni et Mariam Talata s’y sont retrouvés pour afficher leur stratégie à l’approche de l’élection présidentielle prévue en avril.

Au-delà de la démonstration de soutien, la rencontre avait un objectif précis : fédérer les forces politiques et associatives de la région du Borgou autour d’un mot d’ordre commun — transformer l’enthousiasme militant en participation massive dans les urnes.

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Une mobilisation politique au cœur du Nord

La réunion a rassemblé plusieurs figures de la mouvance présidentielle ainsi que des représentants de la société civile. Leaders associatifs, responsables religieux, têtes couronnées et militants politiques ont pris part à ce rassemblement, illustrant l’importance stratégique du nord du pays dans l’équation électorale.

Parmi les intervenants figuraient notamment le conseiller technique du candidat, le Dr Ilyass Sina Dunwiru, ainsi qu’Adam Chabi Bouko, chargé de coordonner les mouvements du Borgou engagés en faveur du ticket Wadagni-Talata.

Pour les organisateurs, l’enjeu est clair : consolider l’ancrage politique du candidat dans une région où la mobilisation électorale pourrait peser de manière décisive dans l’issue du scrutin.

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« Construire le Bénin de demain »

Le rassemblement s’est articulé autour d’un thème central : bâtir collectivement un pays plus prospère et inclusif. Les responsables des mouvements de soutien ont mis en avant plusieurs priorités, parmi lesquelles la promotion de la jeunesse, l’amélioration du système éducatif et la consolidation de la croissance économique.

Dans leurs interventions, les différents porte-parole ont également insisté sur la nécessité d’accompagner les populations les plus vulnérables et de poursuivre les réformes engagées ces dernières années.

Pour les partisans du candidat, la campagne présidentielle doit ainsi s’appuyer sur une dynamique de continuité tout en proposant une vision tournée vers l’avenir.

 

L’appel à une participation massive

Au cœur des discours prononcés à Parakou, un message revient avec insistance : l’importance de la mobilisation électorale.

Les organisateurs du meeting ont exhorté les sympathisants à transformer leur soutien politique en votes effectifs lors du scrutin d’avril. Dans leur stratégie, la participation constitue un facteur déterminant pour consolider la position du duo Wadagni-Talata.

« L’énergie militante doit désormais se traduire dans les urnes », ont résumé plusieurs intervenants devant la foule réunie sur la place Tabera.

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Une campagne placée sous le signe de l’unité nationale

Les représentants du candidat ont également cherché à envoyer un message d’équilibre territorial. Selon eux, le projet porté par Romuald Wadagni se veut national et ne privilégie aucune région particulière du pays.

Dans un contexte où les équilibres régionaux jouent souvent un rôle important dans les compétitions électorales ouest-africaines, cette ligne de discours vise aussi à présenter la candidature comme un projet rassembleur.

 

Une présidentielle qui s’annonce déterminante

À quelques semaines du scrutin, la campagne s’intensifie progressivement à travers le pays. Les meetings régionaux, comme celui organisé à Parakou, constituent des moments clés pour mesurer la capacité de mobilisation des différents camps politiques.

Pour les observateurs, l’élection présidentielle d’avril pourrait marquer une étape importante dans l’évolution politique du Bénin, pays souvent présenté comme l’une des démocraties les plus stables de la région.

Reste désormais à savoir si l’élan affiché lors de ces rassemblements se traduira effectivement dans les urnes.

Cotonou : La traque au « Zéwé » franchit un palier judiciaire

L’époque de la simple saisie de moto semble révolue. À Cotonou, la Police républicaine et le parquet de Cotonou s’attaquent désormais de front au phénomène des rodéos urbains (Zéwé). Deux jeunes acrobates, interpellés après une course folle entre Fidjrossè et le carrefour Bio Guéra, ont vu leur garde à vue prolongée le jeudi 5 mars 2026. Enquête sur un virage répressif qui vise à sécuriser les nuits de la capitale économique.

 

L’escalade de trop : une nuit de tension sous haute surveillance

Tout commence dans l’obscurité de la nuit du dimanche 1ᵉʳ au lundi 2 mars 2026. Ce qui devait être une démonstration d’agilité pour un groupe de jeunes motocyclistes s’est transformé en une confrontation directe avec les forces de l’ordre. Partis de l’esplanade de Fidjrossè, les pilotes ont lancé leurs moteurs dans une série de figures périlleuses en direction du prestigieux boulevard de la Marina.

Toutefois, ce qu’ils ignoraient, c’est que la Police républicaine avait déjà déployé un filet de sécurité invisible. C’est au niveau du carrefour Bio Guéra que le rideau est tombé. Résultat de l’opération : deux arrestations majeures ainsi que la mise en fourrière immédiate de dix-huit motocyclettes.

 

La justice entre en scène : un signal fort du parquet

Contrairement aux pratiques habituelles où le paiement d’une amende suffisait pour récupérer le véhicule, l’affaire a pris une qualification criminelle. Le jeudi 5 mars, les autorités ont conduit les deux suspects devant le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Cotonou.

Le magistrat a ordonné la prolongation de leur garde à vue au commissariat du 12ᵉ arrondissement et fixé une nouvelle audition pour le lundi 9 mars 2026. Le procureur devra ensuite trancher entre un classement, une médiation pénale ou, plus vraisemblablement, l’ouverture de poursuites judiciaires fermes.

Pour le commissaire Eric Edon, en charge du 12ᵉ arrondissement, la ligne rouge a été franchie. Il rappelle que ces acrobaties sur la voie publique ne sont pas de simples jeux, mais une « infraction grave » mettant en péril la vie d’autrui.

 

Le « Zéwé » dans le viseur : vers une tolérance zéro ?

Cet épisode marque sans doute la fin d’une certaine complaisance envers le « Zéwé », cette pratique de cascades urbaines devenue virale chez les jeunes Cotonois. En judiciarisant ces interpellations, les autorités béninoises affirment leur volonté de dissuader et de sanctionner.

La stratégie de sécurisation se poursuit : des sources policières annoncent déjà l’intensification des patrouilles dans :

  1. Le boulevard Saint-Michel (artère commerciale majeure) ;
  2. L’axe d’Akpakpa ;
  3. Les périmètres de l’aéroport international.

 

Quel avenir pour les interpellés ?

L’issue de l’audition du lundi 9 mars sera scrutée de près par l’opinion publique et les usagers de la route. Si le procureur décide de poursuivre les prévenus, cela créerait un précédent juridique majeur au Bénin, transformant la pratique du rodéo urbain d’une simple incivilité en un délit passible de peines correctionnelles.

Démission de Boni Yayi : médiation en vue chez Les Démocrates

À moins de trois semaines du coup d’envoi de la campagne présidentielle, le principal parti d’opposition au Bénin vacille. La démission surprise du leader charismatique Thomas Boni Yayi et de son fils Chabi plonge la formation dans une zone de turbulences inédite. Entre protocole de crise et impératifs de santé, « Les Démocrates » jouent leur survie politique.

 

Un départ en tandem qui paralyse l’État-major

C’est un séisme dont l’épicentre se situe au cœur du plus grand parti d’opposition. En effet, L’ancien chef de l’État, Thomas Boni Yayi, figure de proue de la contestation, a déposé son tablier de président du parti. Plus frappant encore : son fils, Chabi Yayi, qui occupe le poste de Secrétaire stratégique aux relations extérieures, a suivi le même chemin.

Face à ce double retrait, la direction nationale n’a pas tardé à réagir. Loin de chercher un remplaçant dans l’urgence, l’heure est à la diplomatie interne. Le Dr Guy Mitokpè, porte-parole de la formation, a confirmé que le parti a activé une cellule de crise afin d’engager des pourparlers directs avec l’ex-président.

« Le dialogue avant la succession » : la stratégie du parti

Dans les couloirs du quartier général des Démocrates, le mot d’ordre est clair : la médiation. Plutôt que de céder à la panique, une délégation de haut niveau a été mandatée pour rencontrer l’ancien chef d’État dans sa résidence.

« Lorsqu’une figure de cette stature prend une telle décision, la sagesse impose une concertation avant toute suite administrative », a martelé Guy Mitokpè.

L’objectif de cette mission est double :

  1. Comprendre l’irréversibilité du choix de Boni Yayi.
  2. Évaluer l’impact de ce départ sur le moral des troupes à quelques jours de l’examen du 12 avril.

 

Le facteur santé : la raison officielle derrière le retrait

Alors que les rumeurs de dissensions internes allaient bon train, le parti a tenu à clarifier le motif de ce départ brutal. Selon les déclarations officielles, la démission de Thomas Boni Yayi est motivée par une « question sanitaire ».

Par ailleurs, ce vendredi 6 mars, le parti tient une réunion cruciale, qualifiée de “brûlante”, avec à l’ordre du jour l’avenir du mouvement. Le défi est immense : comment rester une force de frappe politique alors que le parti risque de traverser un désert électoral sans mandat électif pour les sept prochaines années ?

 

Enjeux et perspectives : un test de résilience

Ce retrait familial pose la question de la succession au sein de l’opposition. Sans l’aura de Yayi, le parti peut-il maintenir sa cohésion ? La réunion de ce jour devrait en effet définir la nouvelle feuille de route des Démocrates.

Pour les analystes, il ne s’agit plus seulement de gagner en notoriété pour les élections futures, mais d’éviter l’implosion. Si les discussions avec l’ancien président n’aboutissent pas à un retour, même symbolique, le parti devra se réinventer dans l’urgence pour ne pas devenir un spectateur de l’histoire politique béninoise de la prochaine décennie.

Mairie de Kouandé : le pacte de la nouvelle génération

Le 4 mars 2026, l’hôtel de ville de Kouandé a accueilli un dialogue intergénérationnel inédit. Le maire Bienvenu Sabi Dan a reçu la Mairie des Jeunes, branche du Gouvernement des Jeunes du Bénin, pour tracer les contours d’une commune plus connectée et inclusive.

 

L’allégeance constructive : féliciter pour mieux collaborer

L’audience a débuté par un geste fort de reconnaissance républicaine. La délégation de la Mairie des Jeunes de Kouandé (MJKdé) a tenu à saluer l’installation récente de l’édile, Bienvenu Sabi Dan. Derrière les civilités d’usage, l’objectif était d’établir un pont de confiance entre l’exécutif communal et la jeunesse montante.

Cette rencontre a aussi permis de lever le voile sur les mécanismes du Gouvernement des Jeunes du Bénin, une organisation qui s’impose désormais comme un laboratoire de leadership national, formant les cadres de demain aux rouages ​​de la gestion publique.

Un Plan de Travail Annuel (PTA) sous le signe de l’action

Loin des discours vagues, les jeunes leaders ont présenté un document stratégique : leur Plan de Travail Annuel. Ce PTA détaille une série de projets concrets visant l’épanouissement socio-économique de la jeunesse de Kouandé. Ainsi, parmi les axes majeurs de cette feuille de route figurent l’insertion et le mentorat, avec la volonté de créer des passerelles entre les initiatives locales et les opportunités d’emploi.

La transformation digitale occupe également une place centrale : la MJKdé a plaidé pour la mise en place d’une vitrine numérique officielle, à travers une page sur les réseaux sociaux, afin de rapprocher l’administration des citoyens et de valoriser les actions du maire.

 

Le Maire Bienvenu Sabi Dan : un allié pour la nouvelle garde

Face à cette force de proposition, le premier magistrat de la commune n’a pas caché son enthousiasme. Dans une atmosphère décrite comme particulièrement chaleureuse, le Maire a validé la pertinence de cette synergie.

« La mairie est une maison ouverte, et votre dynamisme est le carburant dont Kouandé a besoin pour son décollage », a-t-on pu retenir de l’esprit des échanges.

En acceptant de travailler main dans la main avec le GJB, l’autorité communale fait un pari sur l’avenir : celui d’une gouvernance participative où les préoccupations des jeunes ne sont plus traitées en périphérie, mais au cœur des politiques locales.

 

Kouandé : la jeunesse passe de la parole à la gestion

Cette rencontre du 4 mars change la donne pour Kouandé. La numérisation proposée promet de booster l’attractivité de la commune, tandis que le Groupe des Jeunes de Kouandé (GJB) consolide sa légitimité en s’affirmant comme interlocuteur crédible face aux élus. Le partenariat amorcé réduit le fossé entre décideurs et base juvénile, ouvrant la voie à une nouvelle dynamique de cohésion.

Cette audience marque ainsi le début d’une ère de co‑gestion symbolique : les prochains mois diront si les projets inscrits au Plan de Travail Annuel de la Mairie des Jeunes bénéficieront du soutien logistique et financier nécessaire pour transformer l’essai. À Kouandé, la jeunesse ne se contente plus d’être entendue, elle revendique désormais sa place dans la gestion.

Couffo : marathon Préfectoral pour le contrôle des arrondissements

C’est une étape cruciale pour l’architecture administrative du département du Couffo. Dès ce vendredi 6 mars 2026, l’autorité préfectorale lance une série de cérémonies visant à donner un visage et un pouvoir d’action aux instances de base des communes. Entre enjeux de développement et de structuration politique, le Préfet Christophe H. Megbedji sonne l’heure de l’action.

Une course contre la montre pour l’efficacité territoriale

Le calendrier est serré, l’enjeu est de taille. En fait, le jeudi 5 mars, le Préfet a levé le voile sur le chronogramme qui va rythmer la vie politique du département pendant les 48 prochaines heures. Son objectif est d’installer respectivement les chefs d’arrondissement (CA) et les Présidents des Commissions Permanentes dans leurs différentes localités.

Par ailleurs, ces installations sont le dernier verrou à faire sauter pour garantir le fonctionnement optimal de la machine communale. Sans ces organes, les décisions de proximité restent souvent en suspens.

Le programme du vendredi 6 mars : quatre étapes clés

Le coup d’envoi a été donné ce vendredi matin, avec un itinéraire précis couvrant une grande partie du territoire :

  1. Aplahoué (09 h 00) : la cité préfectorale ouvre le bal à l’hôtel de ville.
  2. Djakotomey (11 h 00) : le relais sera pris deux heures plus tard pour dynamiser cet axe central.
  3. Dogbo (14 h 00) : après la pause méridienne, ce sera au tour des élus de Dogbo d’entrer en scène.
  4. Toviklin (16 h 00) : la première journée s’achèvera dans cette commune pour boucler le volet « Sud » du département.

 

Samedi 7 mars : L’achèvement du puzzle administratif

Le dispositif préfectoral ne s’arrête pas là. Dès demain, samedi, le Préfet posera les deux dernières pièces du puzzle administratif :

  • Klouékanmè (09 h 00) : les conseillers communaux formaliseront leur nouvelle équipe dirigeante devant l’autorité préfectorale.
  • Lalo (11 h 00) : La clôture de cette tournée départementale aura lieu à Lalo, marquant la fin de cette phase de structuration.

 

L’appel à la mobilisation des élus

Le Préfet Christophe Megbedji a été on ne peut plus clair : la réussite de ce processus repose sur la discipline et la présence des acteurs locaux. Dans son communiqué, il a fermement instruit les maires de mobiliser l’ensemble de leurs conseillers communaux. Cette mobilisation est essentielle pour assurer le quorum nécessaire à la validité des désignations, marquer l’unité des conseils face aux défis de développement et permettre aux populations d’identifier leurs interlocuteurs directs au niveau de l’arrondissement. Cet appel traduit la volonté des autorités de garantir une légalité incontestable, une légitimité renforcée et une proximité accrue dans la conduite des affaires locales.

 

 Un département prêt pour 2026

En bouclant cette structuration à l’aube du mois de mars, le Couffo se dote d’un cadre opérationnel robuste. Alors que les défis de la décentralisation se font plus pressants, cette étape permet de passer de la théorie politique à la réalité du terrain. Désormais, les maires s’appuieront sur des chefs d’arrondissement investis de la plénitude de leurs prérogatives pour piloter le développement local.

Tableau de synthèse des installations

Commune Date Heure Lieu
Aplahoué 6 mars 09:00 Mairie
Djakomey 6 mars 11h00 Mairie
Dogbo 6 mars 14h00 Mairie
Toviklin 6 mars 16h00 Mairie
Klouékanmè 7 mars 09:00 Mairie
Lalo 7 mars 11h00 Mairie

Bénin : Abimbola quitte le ministère du Tourisme, Assouman assure l’intérim

À Cotonou, la machine gouvernementale poursuit ses ajustements. Mercredi 4 mars 2026, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Babalola Jean-Michel Hervé Abimbola, a officiellement transmis les rênes de son département à la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, appelée à en assurer l’intérim.

La cérémonie de passation, organisée à la Cité ministérielle de Cotonou, s’inscrit dans la dynamique du réaménagement technique du gouvernement béninois. Sobre mais symbolique, elle s’est déroulée en présence des membres de cabinets, des secrétaires généraux et des directeurs centraux des deux ministères.

Ce moment marque surtout la fin d’un cycle de plus de six années de gestion pour Jean-Michel Abimbola, désormais élu député à l’Assemblée nationale dans le cadre de la 10ᵉ législature.

Ministère du Tourisme de la Culture et des Arts - BENIN
© Ministère du Tourisme de la Culture et des Arts - BENIN

Un passage de témoin après plus de six ans de réformes

Après 77 mois à la tête du ministère, le ministre sortant laisse derrière lui un département profondément restructuré. Durant la cérémonie, le secrétaire général du ministère, Aristide Adébayo Adjibodou, a dressé un état des lieux détaillé des activités en cours.

Ce rapport a notamment porté sur :

  • l’avancement des programmes et projets stratégiques ;
  • la situation budgétaire du département ;
  • les dossiers prioritaires nécessitant un suivi immédiat.

Cet exercice de transparence vise à garantir une transition administrative fluide, alors que plusieurs initiatives structurantes dans les domaines du tourisme, de la culture et de la valorisation du patrimoine sont encore en phase de mise en œuvre.

 

Abimbola salue une transformation du secteur touristique et culturel.

Dans son allocution, Jean-Michel Abimbola est revenu, dans son allocution, sur les grandes orientations qui ont marqué son passage à la tête du ministère. Il a mis en avant les réformes engagées depuis la reconstitution du département, ainsi que les projets emblématiques déjà réalisés ou en cours de finalisation.

Le désormais député a tenu à remercier le chef de l’État pour sa confiance, les membres du gouvernement, les acteurs des secteurs touristique et culturel, ainsi que le personnel administratif du ministère. Dans un esprit de continuité, il a assuré rester disponible pour accompagner l’équipe en place si nécessaire, notamment dans le suivi des chantiers engagés.

Ministère du Tourisme de la Culture et des Arts - BENIN
© Ministère du Tourisme de la Culture et des Arts - BENIN

Assouman promet la continuité de l’action publique.

Prenant officiellement ses fonctions par intérim, Shadiya Alimatou Assouman a exprimé sa reconnaissance envers le chef de l’État pour la confiance renouvelée. Déjà à la tête du ministère de l’Industrie et du Commerce, elle aura désormais la mission de piloter temporairement le département du Tourisme, de la Culture et des Arts.

Par ailleurs, la ministre a insisté sur trois priorités immédiates :

  • assurer la continuité du service public ;
  • poursuivre l’exécution des projets engagés ;
  • préserver la stabilité institutionnelle du ministère.

Cette gestion intérimaire devra se poursuivre jusqu’à la mise en place du prochain gouvernement, dans un contexte où les secteurs touristique et culturel sont devenus des piliers importants de la stratégie de diversification économique du Bénin.

Un ministère stratégique pour l’image et l’économie du Bénin

Ces dernières années, le gouvernement béninois a multiplié les investissements visant à faire du tourisme et de la culture des leviers de développement économique et de rayonnement international.

Entre valorisation du patrimoine historique, promotion des sites touristiques et soutien aux industries culturelles et créatives, le ministère joue un rôle central dans la diplomatie culturelle et l’attractivité du pays.

Dans cette perspective, la transition actuelle devra permettre de maintenir le cap des réformes et des projets structurants, tout en assurant une continuité administrative sans rupture.

Bénin : Djogbénou reçoit la présidente de la Haute Cour de justice à l’Assemblée nationale

Au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, siège de l’Assemblée nationale du Bénin, les institutions poursuivent leur dynamique de concertation. Dans la matinée de ce jeudi 5 mars 2026, le président du Parlement, Joseph Fifamin Djogbénou, a accordé une audience à la professeure Dandi Gnamou, présidente de la Haute Cour de justice, venue accompagnée d’une délégation.

Cette rencontre s’inscrit dans une double démarche : adresser les félicitations protocolaires au nouveau président de l’Assemblée nationale, élu le 8 février dernier, mais aussi renforcer le dialogue entre deux institutions clés de l’architecture constitutionnelle béninoise.

Au-delà du caractère symbolique de cette visite, l’entretien a permis d’aborder plusieurs questions relatives au fonctionnement et à la coopération entre le pouvoir législatif et la juridiction chargée de juger les gouvernants.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Un dialogue autour des relations entre institutions

À l’issue de l’audience, la présidente de la Haute Cour de justice s’est exprimée devant la presse parlementaire. Elle a expliqué que sa démarche répondait avant tout à un devoir institutionnel.

Selon elle, il était naturel de présenter ses félicitations au nouveau président du Parlement, à la fois en tant qu’aîné, collègue universitaire et responsable d’institution.

Mais la rencontre a rapidement dépassé le simple cadre protocolaire. Les échanges ont porté sur les relations fonctionnelles qui unissent la Haute Cour de justice et l’Assemblée nationale.

Dans le dispositif constitutionnel béninois, cette juridiction occupe en effet une place particulière : elle est chargée de juger pénalement les membres du gouvernement et les plus hauts responsables de l’État. Sa composition inclut notamment six membres issus de l’Assemblée nationale, ce qui renforce l’interconnexion entre les deux institutions.

La question de la désignation des juges parlementaires

Parmi les sujets évoqués, la désignation des représentants de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour de justice a retenu une attention particulière.

La professeure Dandi Gnamou a ainsi attiré l’attention du président du Parlement sur la nécessité de procéder à la nomination de ces membres juges, un processus essentiel pour assurer le fonctionnement complet de l’institution.

Cette étape apparaît d’autant plus importante que la Haute Cour de justice constitue un maillon central du dispositif de contrôle de la responsabilité des gouvernants, contribuant à l’équilibre des pouvoirs dans l’État.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Une innovation dans la gestion des plaintes citoyennes

L’entretien a également été l’occasion pour la présidente de la Haute Cour de justice de présenter une évolution notable dans le fonctionnement de l’institution.

Selon ses explications, la juridiction a récemment introduit une nouvelle approche dans le traitement des plaintes déposées par les citoyens, afin d’assurer une gestion plus rigoureuse et mieux motivée des dossiers.

Cette initiative revêt un caractère historique : il s’agit de la première décision structurante adoptée par la Haute Cour de justice depuis sa création il y a vingt-cinq ans.

Dans cette perspective, la présidente de l’institution a jugé important d’en informer le président de l’Assemblée nationale, rappelant que le Parlement demeure le lieu privilégié de l’élaboration et de l’évolution du cadre légal.

Un partenariat institutionnel renforcé

Au terme des échanges, la présidente de la Haute Cour de justice s’est dite satisfaite de l’audience. Selon elle, le président Joseph Djogbénou a exprimé sa volonté d’accompagner l’institution dans ses efforts d’innovation et d’amélioration des procédures.

Cette rencontre marque ainsi un premier signal de coopération entre les deux institutions sous la nouvelle législature, dans un contexte où la consolidation de l’État de droit demeure un enjeu majeur pour la gouvernance publique au Bénin.

Au-delà du protocole, l’entretien illustre également la volonté des institutions béninoises de renforcer leurs mécanismes de dialogue et de coordination, afin de garantir un fonctionnement harmonieux des pouvoirs publics.