Patrimoine : Atelier à Abomey pour propulser le Vodun à l’UNESCO

À Abomey, le Bénin mobilise experts et autorités pour inscrire le Vodun au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Un atelier stratégique marque une nouvelle étape vers la reconnaissance mondiale de ce système de croyances et de pratiques profondément enraciné dans l’identité nationale.

 

 

Abomey, 17 novembre 2025 – Le Bénin accélère sa quête de prestige culturel mondial en avançant résolument vers l’inscription du Vodun sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Impulsée par les autorités, cette étape célèbre le Vodun comme un trésor vivant, dans la lignée des triomphes du masque Gélédé et du paysage culturel du Koutammakou. Un atelier intensif de formation, récemment organisé à Abomey, a réuni experts et décideurs pour affiner la candidature.

Le Bénin renforce sa diplomatie culturelle en préparant la candidature du Vodun à l’inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO, à travers un atelier stratégique à Abomey réunissant experts, autorités et gardiens de tradition.
© Le Bénin renforce sa diplomatie culturelle en préparant la candidature du Vodun à l’inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO, à travers un atelier stratégique à Abomey réunissant experts, autorités et gardiens de tradition.

L’Atelier d’Abomey : bâtir un dossier irréfutable

 

C’est dans cette perspective et sur ces bases qu’a été organisé l’atelier de formation. Dans la ville historique d’Abomey, haut lieu de mémoire royale, un séminaire dédié au renforcement des compétences a rassemblé une coalition dynamique d’officiels, d’universitaires, de gardiens du patrimoine et de porteurs traditionnels du Vodun. Porté par l’Agence de sauvegarde de l’aire culturelle Adja-Tado, cet événement a plongé les participants dans les méandres de la Convention UNESCO de 2003, en disséquant les critères d’éligibilité et les responsabilités individuelles pour bâtir un dossier irréfutable.

L’atmosphère de travail était à la mesure de l’enjeu. L’enthousiasme palpable des intervenants a reflété un consensus national : transformer cette ambition en réalité tangible. Des échanges fructueux ont permis d’aligner stratégies et expertises, permettant ainsi de poser les bases d’une candidature qui mettra en lumière les dimensions sociales, rituelles et créatives du Vodun – un système de croyances et de pratiques profondément ancré dans l’identité béninoise.

Offensive culturelle et rayonnement international : une stratégie nationale pour valoriser le patrimoine immatériel

En effet, l’ancrage profond du Vodun justifie l’ambition nationale derrière cette démarche, qui s’inscrit dans une vision culturelle globale. Ce momentum fait partie d’une offensive culturelle plus vaste, orchestrée par la présidence et le ministère de la Culture sous la direction de Babalola Jean-Michel Abimbola. Le Bénin, fort de ses victoires passées avec l’inscription du Géledé et du Koutammakou, vise désormais à hisser le Vodun au rang de joyau international.

Cette démarche stratégique va bien au-delà de la simple reconnaissance. Cette reconnaissance ne se limite pas à un label : elle promet un rayonnement accru, favorisant aussi le tourisme durable et la préservation des traditions face aux défis modernes. Les autorités soulignent comment cette initiative renforce la diplomatie culturelle du pays, en projetant une image d’héritage authentique et innovant.

« Le Vodun n’est pas un vestige du passé, mais un pilier vivant de notre société », martèlent les promoteurs, appelant à une mobilisation accrue pour que cette étape marque un tournant décisif.

Le Bénin renforce sa diplomatie culturelle en préparant la candidature du Vodun à l’inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO, à travers un atelier stratégique à Abomey réunissant experts, autorités et gardiens de tradition.
© Le Bénin renforce sa diplomatie culturelle en préparant la candidature du Vodun à l’inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO, à travers un atelier stratégique à Abomey réunissant experts, autorités et gardiens de tradition.
Le Bénin renforce sa diplomatie culturelle en préparant la candidature du Vodun à l’inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO, à travers un atelier stratégique à Abomey réunissant experts, autorités et gardiens de tradition.
© Le Bénin renforce sa diplomatie culturelle en préparant la candidature du Vodun à l’inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO, à travers un atelier stratégique à Abomey réunissant experts, autorités et gardiens de tradition.

Les acteurs de l’urgence et le calendrier UNESCO

 

Pour encadrer cette mobilisation et garantir l’irréfutabilité du dossier, Florent Raoul Coua-Zotti, conseiller technique au ministère de la Culture, a incarné l’élan ministériel lors de l’atelier, aux côtés du directeur général de l’Agence Adja-Tado, le Dr Paul Akogni. Des sommités académiques comme les professeurs Dodji Amouzouvi et Bienvenu Akoha, rejoints par des experts des autres agences de sauvegarde, ont salué la justesse de cette démarche. Leur unanimité sur l’enjeu – une validation UNESCO qui sublimera l’héritage béninois – traduit une détermination collective à franchir les hurdles administratifs et techniques.

Ces voix autorisées ont d’ailleurs tenu à souligner l’impact social et temporel de l’initiative. Elles insistent sur l’urgence : une inscription réussie non seulement honorera le Vodun, mais dynamisera aussi les communautés locales en stimulant la transmission intergénérationnelle et l’économie créative. L’atelier s’est clos sur des pledges concrets, avec un calendrier serré : le dossier devrait être soumis à l’UNESCO d’ici le premier trimestre 2026, selon les organisateurs.

 

Vers un avenir où le Vodun brille sur la scène mondiale

 

Ainsi donc, avec cet atelier comme catalyseur, le Bénin  entre également dans le cercle des leader africain en matière de sauvegarde culturelle immatérielle. L’inscription du Vodun à l’UNESCO pourrait ouvrir des chapitres inédits en éducation, en arts et en échanges internationaux, tout en luttant contre les stéréotypes persistants. Une fierté nationale qui unit passé et futur.

Bénin : Gandonou tourne le dos aux Démocrates

Le parti Les Démocrates, pilier de l’opposition béninoise, vacille sous le poids de nouvelles défections. À Cotonou, le départ de Jean-Eudes Gandonou, suppléant influent, révèle les tensions internes d’une formation en quête de cohésion à l’approche des scrutins de 2026.

 

Cotonou, 17 novembre 2025 – Le parti d’opposition Les Démocrates, héritage politique de l’ancien président Boni Yayi, traverse une période trouble marquée par des défections successives. Ce lundi, Jean-Eudes Aguèmon Gandonou, figure clé du 5ᵉ arrondissement de Cotonou et suppléant du député Do Rego Léansou dans la 15ᵉ circonscription, a officialisé sa rupture avec la formation, invoquant des motifs strictement individuels. Une défection de plus qui ravive les tensions internes et fragilise la cohésion de l’opposition béninoise.

 

Un Exode de cadres aux conséquences lourdes

 

Cette défection s’inscrit en effet dans une tendance inquiétante. Depuis plusieurs mois, les Démocrates font face à un exode de cadres et d’élus, érodant leur assise dans un paysage politique dominé par la mouvance au pouvoir. Jean-Eudes Gandonou, enseignant de formation, militant actif depuis plus d’une décennie et connu pour son engagement local, devient le dernier en date à franchir le Rubicon. Son annonce, rendue publique ce 17 novembre, survient dans un contexte où le parti peine à maintenir son unité face aux défis électoraux et idéologiques.

De nombreux observateurs ne s’y trompent pas. Des observateurs de la scène politique béninoise notent que ces mouvements traduisent une fragilité structurelle : des alliances opportunistes qui se dissolvent au gré des vents conjoncturels.

« Quand les vulnérabilités d’un système sont exploitées, il suffit d’un coup de pouce pour que tout chavire », commente un analyste anonyme, soulignant comment ces départs affaiblissent la capacité de l’opposition à mobiliser durablement.

 

Les Motifs du Départ : une lettre sobre, mais évocatrice de tensions profondes

 

Ce matin même, l’annonce de Jean-Eudes Aguèmon Gandonou a provoqué une onde de choc, focalisant les regards sur ses motivations profondes. Dans un document concis adressé à la direction du parti, l’ex-membre exprime sa volonté de tourner la page sans entrer dans les détails. Il évoque simplement des « convenances personnelles » comme justification, une formule classique qui masque souvent des divergences plus profondes sur la stratégie ou les orientations. Ni reproches publics ni bilan amer : cette brièveté contraste avec l’ampleur des enjeux pour Les Démocrates, qui perdent ainsi un relais influent dans la capitale économique.

Sa démission intervient après une semaine marquée par d’autres turbulences. Jusque samedi, d’autres figures comme Justin Adjovi et Sounon Boké Soumaïla avaient également été annoncées sur la liste des départs. Toutefois, ce tableau a été rapidement nuancé par la rétractation de Sounon Boké Soumaïla, illustrant la confusion qui règne au sein de la formation.

Malgré cette discrétion officielle, les spéculations vont bon train. Des sources proches du dossier évoquent des frustrations liées à la gouvernance interne et à l’incapacité à contrer efficacement la majorité présidentielle. Le fait que certains anciens élus atterrissent rapidement dans le camp du pouvoir renforce d’ailleurs l’idée d’un calcul stratégique plutôt que d’une rupture idéologique pure.

 

Urgence de la Refondation : les Démocrates face à un défi de recapitalisation

 

Face à cette évidence de calculs stratégiques et de ruptures opportunistes, Les Démocrates doivent impérativement se recentrer sur des profils engagés par conviction, loin des alliances transactionnelles. Le parti de Boni Yayi, jadis force de proposition, appelle à une refondation autour de valeurs solides : défense des intérêts populaires et non des agendas individuels.

« Il est temps de trier le grain de l’ivraie, en misant sur ceux qui croient vraiment en la cause », estime un cadre resté fidèle, plaidant pour une mobilisation accrue en vue des échéances futures.

Cette crise interne n’est pas sans conséquence sur le calendrier politique. Elle intervient alors que le Bénin se prépare à des scrutins cruciaux, notamment la présidentielle, les municipales et les législatives prévues en 2026, où l’opposition espère regagner du terrain. Les récents transfuges, souvent accueillis à bras ouverts par la mouvance, illustrent les dynamiques de pouvoir en place et soulignent l’urgence pour Les Démocrates de consolider leur base militante.

 

Perspectives pour l’opposition béninoise : un appel à l’unité

Au-delà de ce cas isolé, l’épisode Gandonou met en lumière les enjeux plus larges de la démocratie béninoise : la nécessité d’une opposition résiliente pour équilibrer les pouvoirs. Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer si les Démocrates sauront se réinventer, en attirant de nouvelles énergies porteuses d’espoir et d’innovation politique.

Marathon culinaire : Keith Sonon vise le Guinness

Le Bénin se prépare à relever un défi culinaire inédit : 15 jours de cuisine non-stop pour inscrire son nom au Guinness World Record. À Cotonou, la cheffe Keith Sonon transforme l’endurance en art et la gastronomie en fierté nationale.

 

 

Cotonou, 17 novembre 2025 – Le Bénin s’apprête à entrer dans l’histoire gastronomique avec un défi audacieux. La cheffe Keith Sonon, alias « L’Amazone en Cheffe », lancera le 1ᵉʳ décembre une épreuve d’endurance culinaire inédite : un marathon de cuisine visant un nouveau Guinness World Record en cuisinant non-stop pendant au moins 15 jours. Cette initiative vise à célébrer le talent culinaire béninois et sa jeunesse vibrante.

 

L’exploit et l’enjeu national : une épreuve d’endurance pour honorer les saveurs du Bénin

 

Pour concrétiser cette ambition nationale, Keith Sonon, figure montante de la scène culinaire béninoise, s’engage dans une performance qui défie les limites physiques et créatives. À partir du 1ᵉʳ décembre, installée sur l’esplanade du Palais des Congrès de Cotonou — lieu emblématique des grands rendez-vous politiques et culturels —, elle concoctera des plats inspirés des richesses locales, transformant ainsi chaque heure en une célébration de l’héritage gastronomique du pays.

Bien plus qu’une simple quête de record, ce marathon, qui durera sans interruption minimale de 15 jours, n’est pas qu’une prouesse personnelle : il symbolise aussi la résilience et la passion d’une nation. Préparée avec une discipline rigoureuse au fil des mois, cette aventurière des fourneaux compte sur le soutien collectif pour transcender les épreuves.

« Chaque recette sera un hommage à notre terre fertile en épices et en histoires », confie-t-elle, soulignant comment cette quête unira les Béninois autour d’une table virtuelle et réelle.

 

  Keith Sonon : l’Amazone en cheffe, ambassadrice d’une jeunesse audacieuse

 

Cette passion et cette quête d’héritage sont incarnées par une figure singulière : Keith Sonon. Surnommée « L’Amazone en Cheffe » pour son charisme et son ancrage dans les traditions amazoniennes du Bénin, elle incarne une jeunesse béninoise audacieuse, créative et résolument tournée vers l’avenir. Plus qu’un exploit personnel isolé, ce record mondial, premier du genre pour le pays en matière culinaire, vise en effet à projeter l’image d’un Bénin innovant et uni face au monde.

Dans cette perspective, des experts en records Guinness saluent déjà l’originalité de l’approche : allier endurance sportive et art de la table pour promouvoir la culture. Keith invite d’ailleurs les compatriotes à vibrer avec elle, via partages en ligne et encouragements directs, transformant ce solo en chorale nationale.

« Le Bénin va rayonner, et nous le ferons ensemble », assure-t-elle avec optimisme.

 

Rendez-vous historique à Cotonou : comment participer et soutenir

 

Pour que ce rayonnement devienne réalité, l’événement s’ouvrira officiellement le 1ᵉʳ décembre 2025 sur l’esplanade du Palais des Congrès, qui accueillera cette épopée gourmande. Les visiteurs sont chaleureusement invités à assister aux sessions en direct, à déguster des échantillons et à échanger avec l’Amazone en Cheffe.

La mobilisation est d’ores et déjà lancée. Pour les collaborations – partenariats médias, sponsoring ou aides logistiques –, Keith Sonon reste accessible au (+229) 01 66 28 82 82 ou via sononkeith@gmail.com. Afin de suivre l’aventure et de montrer votre soutien en temps réel, rejoignez la communauté en ligne avec les hashtags #KeithSonon, #LAmazoneEnCheffe et #GuinnessWorldRecord pour ne rien manquer de cette fierté nationale.

 Cheffe Keith Sonon : un pas vers l’excellence gastronomique africaine

 

En définitive, au-delà du chrono et de l’exploit personnel, ce marathon culinaire renforce la visibilité du Bénin sur la carte mondiale des talents. Dans un continent où la cuisine rime avec innovation, Keith Sonon pave la voie pour d’autres défis, prouvant que la détermination peut conquérir les sommets.

 

Parakou 2025 : quand la gymnastique et la lutte forgent l’émancipation des filles béninoises

Le Festival National du Sport Féminin 2025 s’est ouvert en fanfare à Parakou, réunissant plus de cent jeunes athlètes venues des douze départements du Bénin. Trois jours de compétition, d’émancipation et de célébration, portés par le ministère des Sports, l’UNICEF et l’Institut National de la Femme.

 

Parakou, 14 novembre 2025 Le Bénin pulse au rythme de l’ambition féminine avec l’ouverture triomphale du Festival National du Sport Féminin au stade municipal de Parakou. Initié par le ministère des Sports en collaboration avec l’UNICEF et l’Institut National de la Femme, cet événement de trois jours met les projecteurs sur le potentiel des adolescentes à travers l’activité physique. Gymnastique, lutte traditionnelle et bountou : ces disciplines deviennent des outils d’émancipation, rassemblant compétitrices de tout le pays pour une compétition inclusive et motivante.

Sous les acclamations de Parakou : un festival qui brise les barrières sociétales

 

Pour marquer ce lancement, le jeudi 13 novembre, l’enceinte sportive de Parakou s’est transformée en arène de célébration, où plus de cent jeunes athlètes issues des douze départements béninois ont foulé la pelouse sous les acclamations. Piloté par la Direction de la Formation Sportive, ce festival incarne une stratégie nationale pour booster la participation des filles au sport, favorisant ainsi  leur santé physique et mentale dans un contexte où les barrières sociétales persistent.

L’aspect solennel de l’ouverture a été souligné par la cérémonie, placée sous le patronage auguste du Roi de Kpébié, Sina Nandou Boukou Douari Sourou. Ce geste symbolique, qui a débuté par des invocations pour la paix nationale et le bien-être du président Patrice Talon, a posé aussi une tonalité unificatrice, rappelant que le sport transcende les clivages pour tisser des liens communautaires solides.

Le Bénin lance à Parakou le Festival National du Sport Féminin 2025, un événement inclusif pour promouvoir l’émancipation des filles par le sport. Gymnastique, lutte africaine et bountou au programme, avec des partenaires engagés pour l’égalité.
© Le Bénin lance à Parakou le Festival National du Sport Féminin 2025, un événement inclusif pour promouvoir l’émancipation des filles par le sport. Gymnastique, lutte africaine et bountou au programme, avec des partenaires engagés pour l’égalité.

Parakou, Terre d’accueil : L’appel de l’édile pour les futures leaders sportives

 

Confirmant l’enthousiasme local, Inoussa Chabi Zimé, édile de la ville hôte, n’a pas caché son enthousiasme lors de son allocution liminaire. « Parakou honore aujourd’hui la vitalité et la résilience des futures leaders sportives », a-t-il lancé, soulignant ainsi comment cette initiative locale rayonne au niveau national. Pour lui, accueillir ce rendez-vous renforce l’identité de Parakou comme terre fertile pour les vocations féminines, alignée sur les objectifs de développement durable du Bénin.

Ce discours a résonné comme un appel à l’action, invitant aussi les résidents à soutenir massivement ces jeunes pousses qui portent les espoirs d’une génération audacieuse et déterminée.

Le Bénin lance à Parakou le Festival National du Sport Féminin 2025, un événement inclusif pour promouvoir l’émancipation des filles par le sport. Gymnastique, lutte africaine et bountou au programme, avec des partenaires engagés pour l’égalité.
© Le Bénin lance à Parakou le Festival National du Sport Féminin 2025, un événement inclusif pour promouvoir l’émancipation des filles par le sport. Gymnastique, lutte africaine et bountou au programme, avec des partenaires engagés pour l’égalité.

UNICEF et INF : le sport, catalyseur holistique contre les inégalités de genre

 

Pour appuyer cette vision, les partenaires internationaux et nationaux ont multiplié les messages percutants, positionnant le festival comme un levier essentiel contre les inégalités de genre. Ainsi, Bernard Agbangla, au nom de l’UNICEF, a insisté sur les vertus holistiques de la pratique physique : un terrain d’apprentissage où se forgent l’empathie, la résilience et l’estime de soi, cruciaux pour briser les chaînes de la vulnérabilité.

De son côté, poursuivant cette analyse, Yolande Fleury, en charge de la communication à l’INF, a mis l’accent sur les retombées éducatives : « À travers les défis sportifs, les filles internalisent des valeurs comme la collaboration et la ténacité, pavant la voie à une société plus juste et pacifiée. » Sanni Bio Bayé, secrétaire général du département du Borgou, a complété ce tableau en évoquant également  les impacts sociétaux : promotion de la santé publique, renforcement des tissus communautaires et démantèlement des préjugés genrés.

Le Bénin lance à Parakou le Festival National du Sport Féminin 2025, un événement inclusif pour promouvoir l’émancipation des filles par le sport. Gymnastique, lutte africaine et bountou au programme, avec des partenaires engagés pour l’égalité.
© Le Bénin lance à Parakou le Festival National du Sport Féminin 2025, un événement inclusif pour promouvoir l’émancipation des filles par le sport. Gymnastique, lutte africaine et bountou au programme, avec des partenaires engagés pour l’égalité.

Vision du ministère : modeler des citoyennes exemplaires par l’écosystème sportif à Parakou

 

Synthétisant ces engagements, Ahmed Taofik, émissaire du ministre des Sports, a levé le voile sur l’ambition élargie de l’événement. EN effet, loin d’une simple compétition, ce festival s’inscrit dans un écosystème partenarial où sport, éducation et droits des filles convergent. « Nous visons à modeler des citoyennes exemplaires, prêtes à conquérir tous les domaines », a-t-il affirmé, avant d’exhorter les participantes à l’esprit chevaleresque sur le tatami.

Son geste final – la déclaration officielle d’ouverture – a ensuite libéré une vague d’énergie, marquant le début des joutes intenses prévues jusqu’au 16 novembre.

Au programme : entre grâce (Gymnastique) et intensité (Lutte), forger des destins

 

 Les enjeux sportifs s’annoncent intenses avec un trio de disciplines phares : la grâce aérienne de la gymnastique, l’intensité brute de la lutte africaine et l’agilité du bountou, ce jeu traditionnel qui mêle stratégie et endurance. En effet, au fil de ces 72 heures, les délégations départementales s’affronteront pour les podiums, sous l’œil attentif de juges impartiaux et d’un public conquis.

Il faut noter que ces confrontations ne se limitent pas aux scores : elles offrent un tremplin pour des bourses, des formations et des réseaux qui propulseront aussi ces athlètes vers des carrières prometteuses.

 

Vers un Bénin où les filles mènent la danse sportive

 

En conclusion, ce Festival National du Sport Féminin 2025 à Parakou n’est que le début d’une vague transformative. En investissant dans ces jeunes dynamos, le Bénin pose les fondations d’une égalité réelle, où le sport devient également synonyme de pouvoir et de progrès. Les yeux rivés sur les médailles, ces championnes inspireront-elles une multiplication d’initiatives similaires ? L’avenir, rythmé par leurs victoires, le confirmera.

 

SIMA 2025 : à Cotonou, la musique francophone joue sa partition économique

À Cotonou, le Salon des Industries Musicales d’Afrique (SIMA 2025) transforme les rythmes francophones en vecteurs de croissance. Deux jours d’effervescence pour connecter les talents et financer l’avenir musical du continent

 

Cotonou, 14 novembre 2025 – Le Bénin s’affirme comme un pilier de la scène musicale continentale avec le coup d’envoi du Salon des Industries Musicales d’Afrique (SIMA) 2025. Lancé hier dans l’effervescence du Dôme de Sofitel, cet événement de deux jours réunit talents, professionnels et décideurs pour transformer les rythmes francophones en leviers de croissance. Sous le thème « Faire rayonner et financer les musiques d’Afrique francophone : du potentiel aux preuves », le SIMA promet des échanges fructueux et des opportunités inédites pour l’industrie créative.

 

Un lancement sous les feux de la rampe béninoise

 

Comme attendu, l’atmosphère était électrique ce 13 novembre au cœur de Cotonou, où des centaines de passionnés et d’experts ont convergé vers le Sofitel pour célébrer l’arrivée du SIMA. C’est la directrice adjointe du cabinet du ministre de la Culture, Glwadys Gandaho, qui a lancé officiellement les travaux, succédant au commissaire général Mamby Laye Diomandé. Entourés de figures politiques, d’administrateurs et de stars de la musique d’expression française, ces leaders ont ainsi ouvert la voie d’un rendez-vous désormais incontournable.

D’ailleurs, ce choix du Bénin comme hôte n’est pas anodin : il ancre le salon dans un pays qui mise sur sa vitalité culturelle pour dynamiser son économie. Ce choix stratégique s’est immédiatement traduit par une affluence record. Avec une assistance massive, l’événement a déjà captivé l’attention internationale, positionnant Cotonou comme un hub incontournable pour les industries créatives africaines.

 

SIMA 2025 : la culture, moteur de développement au Bénin

 

Représentant le gouvernement, Glwadys Gandaho a tracé, dans son allocution inaugurale, une feuille de route ambitieuse pour le secteur. Depuis près d’une décennie, le gouvernement béninois œuvre à faire de ses atouts patrimoniaux des leviers stratégiques. « Nous convertissons nos héritages en forces vives qui créent des postes, stimulent l’innovation et élargissent notre rayonnement mondial », a-t-elle martelé, évoquant une stratégie initiée en 2016.

De plus, pour elle, le SIMA incarne cette vision : un espace où les énergies se croisent pour forger des alliances durables. À Cotonou, les professionnels du continent et d’ailleurs peuvent désormais nouer des contacts, explorer des marchés et inventer des modèles économiques adaptés aux réalités locales. Cette édition 2025 renforce ainsi le rôle du Bénin comme catalyseur d’une industrie musicale francophone dynamique et inclusive.

 

SIMA 2025 : un programme riche pour révéler et connecter les talents

 

Pour concrétiser cette vision, le menu de ces deux journées est intense : une mosaïque d’activités conçues pour faire décoller l’écosystème musical. Des showcases en live mettront en lumière les voix émergentes, tandis que des ateliers pratiques affûteront les savoir-faire des artistes et managers. Les conférences plongeront dans les enjeux du financement, et les sessions de networking favoriseront des collaborations transfrontalières.

Toutefois, au cœur de cette programmation foisonnante, une ambition centrale se dessine. Le fil rouge est de transformer les promesses en résultats concrets. C’est pourquoi, en misant sur la mobilité des artistes et la coopération régionale, le SIMA vise à briser les barrières et à ouvrir des portes vers des financements innovants. Pour les acteurs de la musique africaine francophone, cela représente l’occasion rêvée de passer du talent brut à des projets viables et exportables.

 

Perspectives : vers une Afrique musicale financièrement souveraine

 

En définitive, au-delà des scènes et des débats, le SIMA 2025 trace un horizon prometteur pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. En favorisant l’entrepreneuriat culturel, il répond ainsi à un besoin criant : celui d’une industrie qui génère de la richesse locale tout en conquérant les scènes globales. Le Bénin, avec son engagement ferme, pourrait bien inspirer d’autres nations à suivre cette voie.

En conclusion, SIMA 2025 : quand la musique devient le pouls d’un continent en pleine effervescence économique. À Cotonou, les promesses prennent corps, et les talents francophones trouvent enfin leur tempo.

 

Godomey : trois arrestations en 24h dans une opération coup de poing

À Godomey, les forces de l’ordre ont mené trois interventions ciblées en une seule journée, neutralisant un pilleur de tombes, un voleur automobile et un duo de pickpockets. Une démonstration de réactivité saluée par les riverains, dans un contexte de vigilance accrue face à l’insécurité urbaine.

 

Godomey, 13 novembre 2025 – Dans la commune de Godomey, au cœur du département de l’Atlantique, les forces de l’ordre ont mené trois interventions ciblées le 12 novembre, soldées par trois arrestations. De la profanation de cimetières aux vols de véhicules et aux pickpockets urbains, ces opérations illustrent une riposte ferme face à l’insécurité croissante. Une journée qui redonne confiance aux riverains, alors que les enquêtes se poursuivent pour démanteler d’éventuels réseaux.

 

PK14 : fin de cavale pour le pilleur de cimetières de Godomey

 

La première de ces interventions s’est déroulée sur l’axe PK14. Une patrouille y a intercepté un suspect en pleine manœuvre suspecte. Plus précisément, à bord d’une charrette improvisée, l’homme transportait un chargement macabre : plus de cent plaques commémoratives arrachées à des tombes locales. Ce larcin, motivé par la revente illicite de métaux, a été stoppé net. Les forces de l’ordre ont placé l’individu, connu pour des antécédents similaires, en garde à vue, où il encourt une lourde peine pour profanation et recel.

 

Womey : la nuit des voleurs de pièces automobiles écourtée

 

Par ailleurs, à Womey, l’aube a été fatale pour un malfaiteur nocturne. Surpris en train de démonter des composants mécaniques d’un véhicule garé, celui-ci n’a eu que le temps d’enfouir partiellement son butin avant l’arrivée des agents. Cette intervention préventive, menée dans le cadre de rondes renforcées, met en lumière les efforts de la police pour protéger les biens mobiliers face à une hausse des casses signalée dans la zone. Grâce à cette arrestation immédiate, une expertise technique peut désormais être menée pour remonter d’éventuels réseaux.

 

Cocotomey : Pickpockets sous pression, un duo démantelé

 

Ensuite, Cocotomey a connu deux incidents rapprochés dans la soirée, ciblant passants et usagers des transports. Ces actes ont mené à l’identification de deux complices, spécialisés dans l’arrachage de smartphones et d’effets personnels, repérés lors d’une ronde ciblée. Si les forces de l’ordre ont appréhendé l’un d’eux, H.C., sur-le-champ avec les objets volés encore en sa possession, son partenaire a pris la poudre d’escampette et est pour l’heure en cavale. Elles ont lancé une chasse à l’homme et elles recueillent également des témoignages pour boucler le dossier. Ces faits rappellent combien la vigilance collective reste essentielle dans les espaces publics.

 

Godomey : une dynamique sécuritaire qui inspire les communautés locales

 

En définitive, la série d’interventions menées à Godomey démontre l’engagement ferme des autorités face aux défis sécuritaires. En ciblant la profanation de cimetières, les vols de véhicules et les pickpockets, les forces de l’ordre répondent à des préoccupations directes des populations. Cependant, au-delà des arrestations immédiates, la priorité demeure la poursuite des enquêtes pour identifier et démanteler les réseaux criminels organisés. Ce n’est qu’ainsi que la confiance des riverains pourra être pleinement rétablie dans la durée.

En conclusion, ces trois coups de filet, menés avec une coordination exemplaire, illustrent la stratégie proactive des forces de Godomey pour anticiper les délits mineurs avant qu’ils ne s’amplifient. Soutenues par des plaintes citoyennes croissantes, ces opérations pourraient inspirer d’autres communes de l’Atlantique. Les autorités locales appellent à signaler tout comportement suspect pour maintenir cette lancée.

 

CIPQUE : le Bénin lance une réforme éducative inclusive avec l’appui de la Suisse

À Cotonou, le gouvernement béninois a installé le Comité Inter Ministériel d’Appui à la Qualité de l’Éducation (CIPQUE), en présence de partenaires internationaux. Cette instance vise à coordonner les efforts pour une éducation plus équitable, inclusive et résiliente, avec un appui stratégique de la Suisse.

 

Cotonou, 13 novembre 2025–Cotonou marque un jalon majeur dans la réforme éducative béninoise. Le mercredi 12 novembre, l’installation du Comité Inter Ministériel d’Appui à la Qualité de l’Éducation (CIPQUE) a réuni ministres et partenaires internationaux, sous l’œil bienveillant de la Suisse. L’organe vise à harmoniser les efforts pour une école plus équitable, où chaque enfant accède à un savoir transformateur. Avec une stratégie coopérative en vue, le Bénin s’engage pour un avenir éducatif résilient.

Le Bénin installe le CIPQUE à Cotonou pour renforcer la qualité de l’éducation, avec le soutien de la Suisse.
© Le Bénin installe le CIPQUE à Cotonou pour renforcer la qualité de l’éducation, avec le soutien de la Suisse.

Pacte d’espoir » national : Le Bénin et la Suisse unis pour transformer l’école.

 

Ainsi, la cérémonie d’installation du CIPQUE, pilotée par le ministère des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP), a posé les bases d’une coordination renforcée. Présidée par des figures clés du gouvernement, cette instance interministérielle regroupe en effet acteurs publics, exécutants et communautés locales pour évaluer et booster la qualité des apprentissages. Dès la session inaugurale, les échanges ont mis l’accent sur des approches inclusives, adaptées aux réalités rurales comme urbaines du Bénin.

Pour marquer l’engagement international, la Cheffe de la Coopération internationale suisse au Bénin a illuminé la clôture par un discours inspirant. Elle a célébré la richesse des débats et l’élan collectif observé, qualifiant cette étape de « tournant décisif pour une éducation intégrée et impactante ». Poursuivant son propos, elle a souligné que ce mécanisme nouveau implique tous les niveaux – des ministères aux villages – dans une responsabilité partagée. Elle a finalement conclu : « Transformons l’école en un engagement commun pour que filles et garçons, sans distinction, grandissent dans un Bénin équitable et solidaire », évoquant un « pacte d’espoir » national.

CIPQUE : Vers des ressources fraîches et une accélération de l’innovation pédagogique.

 

Pour aller au-delà des mots, l’horizon s’éclaircit avec une rencontre programmée dans les jours à venir entre la représentante helvétique et le ministre du MEMP. L’objectif sera de définir les contours d’une coopération suisse rénovée, axée sur des investissements ciblés en formation, infrastructures et équité genre. Grâce à cette alliance, déjà fructueuse, des ressources fraîches pourraient être injectées pour des programmes pilotes, alignés sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) et les priorités béninoises en matière d’éducation primaire.

Globalement, le CIPQUE s’inscrit dans une vision plus large : faire de l’éducation un moteur anti-chômage et de cohésion sociale au Bénin. Fort de l’engagement suisse, il pourrait accélérer la couverture scolaire rurale et l’innovation pédagogique, touchant des millions d’élèves. Les autorités appellent donc à une mobilisation générale pour que cet élan devienne irréversible.

En conclusion, en posant les fondations d’une gouvernance éducative partagée, le CIPQUE incarne l’ambition du Bénin : faire de l’école un levier de justice sociale, d’innovation et de prospérité durable. Avec l’appui de ses partenaires, en effet, le pays trace la voie d’une réforme qui place chaque enfant au cœur du développement national.

Sommet digital à Cotonou : ambitions, alliances et accélération

Les 17 et 18 novembre 2025, Cotonou accueillera un sommet régional sur l’innovation digitale, coorganisé par la Banque mondiale et les autorités béninoises. Objectif : accélérer la transformation numérique en Afrique de l’Ouest et du Centre, autour de l’intelligence artificielle, des emplois verts et du marché unique digital.

 

Cotonou, 13 novembre 2025 –  Cotonou s’apprête à vibrer au rythme de l’innovation digitale les 17 et 18 novembre. Coorganisé par la Banque mondiale et les autorités béninoises, ce sommet régional réunit des leaders publics, des investisseurs et des experts pour forger une Afrique de l’Ouest et du Centre plus connectée. Face à un taux d’accès internet stagnant à 40 %, l’événement met le cap sur l’IA, les emplois verts et des marchés transfrontaliers, transformant les défis en opportunités de croissance inclusive.

 

Sommet digital à Cotonou : un pari audacieux contre la fracture numérique

 

En effet, en Afrique de l’Ouest et du Centre, les infrastructures réseau couvrent souvent les territoires, toutefois l’usage reste limité : seulement quatre personnes sur dix surfent en ligne. De ce fait, ce sommet, pivot de la stratégie continentale à l’horizon 2030, vise à inverser la tendance en priorisant l’extension du haut débit et l’adoption massive des outils numériques. Ainsi, les décideurs, du Bénin au Cameroun, y verront une chance de combler l’écart avec les régions plus avancées, où la digitalisation accélère de 40 % les progrès vers les Objectifs de Développement Durable (ODD).

IA et compétences : l’innovation au service de la jeunesse

 

Pour atteindre ces objectifs, le programme prévoit des ateliers dédiés à l’intelligence artificielle, avec un focus sur la formation de milliers de jeunes aux métiers du futur. À titre d’exemple, des cas d’école, comme les startups béninoises en fintech, inspireront des échanges pour bâtir des hubs régionaux. « L’IA n’est pas un luxe, c’est un accélérateur d’emplois et de résilience », résume d’ailleurs un expert de la Banque mondiale. De ce fait, ces sessions pourraient débloquer des investissements pour des programmes pilotes, favorisant une économie numérique qui génère déjà des millions d’opportunités en sous-région.

 

Marché unique : des emplois et une croissance transfrontalière

 

Mais le cœur battant du sommet réside dans l’accélération du Marché Unique du Numérique, qui promet de créer des dizaines de milliers de postes en e-commerce et services digitaux. Pour ce faire, des panels exploreront l’harmonisation des régulations afin de fluidifier les flux transfrontaliers et de booster la compétitivité des PME. En effet, avec des engagements privés attendus à hauteur de milliards, cet événement pourrait catalyser des partenariats Bénin-Nigeria ou Côte d’Ivoire-Ghana, rendant l’Afrique de l’Ouest un acteur majeur du commerce en ligne mondial.

 

Déclarations et actions : vers une Afrique digitale résiliente

 

Prévu pour aboutir à une déclaration commune, le sommet évaluera les avancées de l’Union africaine et lancera parallèlement des mesures concrètes : subventions pour l’accès rural, normes éthiques en IA et fonds pour l’innovation. D’ailleurs, dans un contexte de crises globales, où le numérique a sauvé 70 % des ODD menacés, Cotonou deviendra le symbole d’une transformation qui lie productivité, inclusion et durabilité. Les acteurs privés, essentiels pour scaler ces écosystèmes, y trouveront ainsi un terrain fertile pour des deals impactants.

En somme, ce rendez-vous à Cotonou n’est pas qu’un forum : c’est un tremplin pour une sous-région dans laquelle le digital pourrait multiplier par deux la croissance économique d’ici 2030. Inscrivez-vous ou suivez les débats en live pour ne rien manquer.

En conclusion, ce sommet à Cotonou incarne une ambition partagée : faire du numérique un levier de croissance inclusive, de résilience économique et de souveraineté technologique. L’Afrique digitale ne se rêve plus, elle se construit — et cela commence ici.

Bénin : la CENA reçoit la Liste Électorale Informatisée, cap sur les élections de 2026

La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a  réceptionné, ce 12 novembre 2025, la Liste Électorale Informatisée (LEI) des mains de l’Agence Nationale d’Identification des Personnes (ANIP). Cette remise marque une phase déterminante dans la préparation des élections communales et législatives de janvier 2026, placées sous le signe de la transparence et de la crédibilité.

 

Cotonou, 12 novembre 2025- La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a officiellement reçu, ce mercredi, la Liste Électorale Informatisée (LEI) des mains de l’Agence Nationale d’Identification des Personnes (ANIP). De fait, cette cérémonie, tenue dans la salle de conférence de la CENA à Cotonou, marque une étape clé dans la préparation des élections communales et législatives prévues pour janvier 2026.

La CENA reçoit la Liste Électorale Informatisée de l’ANIP, marquant une étape majeure vers des élections inclusives et transparentes en janvier 2026 au Bénin.
© La CENA reçoit la Liste Électorale Informatisée de l’ANIP, marquant une étape majeure vers des élections inclusives et transparentes en janvier 2026 au Bénin.

Une collaboration institutionnelle exemplaire

 

Le Directeur général de l’ANIP, Aristide Adjinacou Gnahoui, a procédé à la remise officielle du document à Sacca Lafia, président de la CENA, en présence du Conseil électoral, du Directeur général des élections et de plusieurs cadres techniques.

D’ailleurs, cette transmission symbolise le fruit d’une coopération étroite entre deux institutions centrales du dispositif électoral béninois, chacune jouant un rôle déterminant dans la fiabilité du processus.

Un gage de transparence et de crédibilité

 

Dans son allocution, le président Sacca Lafia a salué la qualité du travail accompli par l’ANIP et souligné la nécessité d’une base de données électorale fiable et inclusive. Il a également réaffirmé l’engagement de la CENA à garantir des élections libres, transparentes et conformes aux normes légales.

 

 « La réception de cette liste marque notre passage à la phase opérationnelle. Elle constitue un outil essentiel pour la planification et la conduite des opérations électorales », a déclaré M. Lafia.

 

Liste électorale informatisée : vers une phase opérationnelle décisive

 

Avec cette remise, la CENA dispose désormais de la LEI actualisée, pierre angulaire de la logistique électorale à venir. Ainsi, cet outil permettra d’optimiser la répartition du matériel, la gestion des centres de vote et le déploiement des agents électoraux à travers tout le pays. En somme, cette évolution contribue à consolider la crédibilité du processus démocratique béninois,  à moins de deux mois des prochains scrutins.

À Pahou, la police béninoise démantèle un réseau d’arnaques mystiques en flagrant délit

À Pahou, une opération éclair de la Police Républicaine a mis fin à un réseau d’escroqueries mystiques. Trois individus ont été arrêtés en flagrant délit de “création monétaire” avec des portefeuilles enchantés et des faux billets. L’affaire, désormais entre les mains du CNIN, relance le débat sur les mirages occultes qui prospèrent dans les zones précaires du Bénin.

 

Cotonou, 12 novembre 2025 – Dans les ruelles d’Ahozon à Pahou, une opération policière rapide a mis fin à un réseau d’escroqueries superstitieuses. Trois hommes, spécialisés dans la vente de « portefeuilles enchantés » et de rituels de multiplication d’argent, ont été arrêtés en flagrant délit par la Police Républicaine. Cette saisie massive de faux billets souligne la vigilance accrue des forces de l’ordre face aux fraudes occultes qui ciblent les populations vulnérables au Bénin.

 

Raid surprise : la police frappe au cœur du mirage financier à Pahou

 

Les faits se sont déroulés dans une résidence discrète d’Ahozon, où les suspects menaient une démonstration bidon de « création monétaire ». Alertée par des signalements locaux, l’unité d’intervention a investi les lieux sans préavis, surprenant ainsi les individus en pleine mise en scène. En effet, cette méthode, mêlant supercherie et faux billets, vise les plus vulnérables en quête de prospérité rapide, avec des promesses de richesse instantanée via des savons « porte-fortune » ou des sacs talismaniques.

 

Butin impressionnant à Pahou : faux billets et outils de l’illusion

 

Par ailleurs l’assaut a révélé un arsenal complet d’escroquerie : une cinquantaine de coupures de 10 000 FCFA impeccablement imitées, des téléphones contenant des listes de victimes potentielles, des cartes SIM anonymes et divers accessoires pour truquer les « sortilèges ». Ces éléments, saisis sur-le-champ, illustrent aussi l’ampleur d’un commerce illicite qui circule dans les marchés informels du sud du Bénin, où la superstition pèse lourdement sur l’économie locale.

 

Aveux immédiats et transfert au CNIN : la magie s’évapore

 

Face aux preuves accablantes, les trois appréhendés n’ont opposé aucune résistance et ont rapidement confessé leurs méthodes. Transférés au Centre National d’Investigations Numériques (CNIN) pour un interrogatoire approfondi, ils risquent désormais des poursuites pour escroquerie aggravée et usage de faux. Cette affaire renforce les efforts des autorités pour démanteler ces réseaux, qui drainent des milliers de FCFA des poches des citoyens crédules.

 

Une alerte pour le Bénin : vigilance contre les mirages occultes

 

En somme, cette arrestation rappelle les dangers des arnaques mystiques dans un pays où la précarité alimente ces illusions. La Police Républicaine appelle à la prudence : vérifiez les offres trop belles pour être vraies et signalez les comportements suspects.
Dans un contexte de précarité croissante, ces pratiques occultes prospèrent. La vigilance collective et l’éducation restent les meilleurs remparts contre ces mirages dangereux.

« Tant que la misère persiste, les illusions prospèrent. Notre devoir est de traquer les fausses promesses et de protéger les esprits vulnérables. » — Officier de la Police Républicaine, lors du débriefing de l’opération