Le Bénin lance “JaimeMaLangue”, une IA inclusive pour préserver ses langues locales

Au Bénin, le projet “JaimeMaLangue” ambitionne de faire dialoguer l’intelligence artificielle avec les langues locales. En phase pilote sur le Fongbé, cette initiative participative portée par l’ASIN et l’IIDiA invite chaque citoyen à enregistrer sa voix pour nourrir une IA inclusive, ancrée dans l’identité culturelle du pays.

 

Cotonou, 12 novembre 2025 – Dans un pays où plus de 50 langues coexistent, le Bénin initie une révolution numérique inclusive. Baptisé « JaimeMaLangue », ce projet transforme chaque citoyen en contributeur actif d’une IA nationale capable de comprendre les dialectes locaux, avec une phase pilote dédiée au fongbé. Lancé hier à Cotonou par l’ASIN et l’Institut IIDiA, il vise ainsi à ancrer la technologie dans l’identité culturelle et à démocratiser l’accès aux outils digitaux.

Bénin : “JaimeMaLangue” veut entraîner une IA en langues locales grâce aux voix des citoyens. Une révolution numérique inclusive portée par l’ASIN et l’IIDiA.
© Bénin : “JaimeMaLangue” veut entraîner une IA en langues locales grâce aux voix des citoyens. Une révolution numérique inclusive portée par l’ASIN et l’IIDiA.

“JaimeMaLangue”, une plateforme participative : chaque voix compte.

 

Dès aujourd’hui, le site jaimemalangue.bj est accessible à tous. L’inscription est simple : choisir sa langue, enregistrer des phrases du quotidien via micro, et les soumettre anonymement. En fait, ces enregistrements alimentent une base de données nationale validée par des linguistes, pour entraîner des algorithmes d’IA adaptés aux réalités béninoises.
« C’est notre chance de dialoguer avec les machines sans perdre notre essence », souligne un initiateur, appelant aussi à une mobilisation virale pour accélérer la collecte.

Du Fongbé à l’inclusion totale : un patrimoine numérisé

 

La phase initiale cible le Fongbé, parlé par des millions dans le sud du pays, mais l’ambition est continentale. En alliant innovation et préservation, le projet dépasse le monopole des langues dominantes comme le français ou l’anglais. Il répond également à une urgence : selon l’UNESCO, 40 % des langues mondiales risquent de disparaître d’ici 2100.
Au Bénin, cela ouvre la voie à des services publics, des applications éducatives et des chatbots en langues locales, favorisant ainsi l’inclusion des jeunes ruraux et l’accès à l’emploi.

Bénin : “JaimeMaLangue” veut entraîner une IA en langues locales grâce aux voix des citoyens. Une révolution numérique inclusive portée par l’ASIN et l’IIDiA.
© Bénin : “JaimeMaLangue” veut entraîner une IA en langues locales grâce aux voix des citoyens. Une révolution numérique inclusive portée par l’ASIN et l’IIDiA.

Mobilisation nationale au du projet “JaimeMaLangue” : du citoyen lambda à l’expert culturel

 

Sous le slogan “Le Bénin parle au futur”, le lancement a réuni des techniciens, des linguistes et des artistes à Cotonou. L’ASIN et l’IIDiA misent sur l’empowerment : écoles, associations et diasporas sont invitées à participer à des ateliers de collecte.
« Partagez, enregistrez, innovez », lancent-ils, avec des tutoriels en ligne pour guider les novices. Par ailleurs, ce modèle participatif pourrait inspirer d’autres pays ouest-africains, où la fracture numérique exclut encore 60 % de la population.

 

Enjeux et perspectives : une IA béninoise au service de tous

 

Au-delà de la technologie, “JaimeMaLangue” tisse un filet de résilience culturelle face à la globalisation. Des partenariats avec Google et l’Union africaine sont envisagés pour étendre les modèles. Les premiers résultats attendus d’ici mi-2026 pourraient transformer la santé connectée, l’administration ou l’éducation en langues vernaculaires.

Rejoignez le mouvement : votre voix pourrait bientôt faire parler l’IA en Yom, en Gom… ou en toute autre langue du Bénin.

 

Abomey-Calavi : un vol de moto relance le débat sur les preuves numériques en justice

À Abomey-Calavi, un vol de moto présumé oppose une deux voisins, sur fond de vidéos de surveillance contestées. L’affaire, suspendue par le tribunal, soulève des questions sur la fiabilité des preuves numériques et les limites de la justice face aux technologies grand public.

 

Abomey-Calavi, 12 novembre 2025 – À Abomey-Calavi, une disparition de deux-roues a viré au thriller judiciaire. Un voisin est accusé de vol par sa voisine, sur la base d’enregistrements vidéo. Le tribunal de première instance a suspendu le dossier hier, laissant planer le doute sur la fiabilité des preuves. Cette affaire met en lumière les limites des technologies de surveillance dans les procédures pénales au Bénin.

 

Disparition soudaine : la moto de la voisine introuvable

 

Tout commence par une absence remarquée. La propriétaire d’une moto garée devant son domicile constate sa disparition et mène une enquête informelle. Les caméras installées chez un autre voisin capturent un suspect présumé : son propre locataire. Ces images, pivot de l’accusation, mènent droit au tribunal d’Abomey-Calavi, où l’homme est convoqué pour vol simple.

Ce cas illustre la montée en puissance des outils numériques dans les enquêtes locales, où une simple vidéo peut transformer un différend domestique en affaire judiciaire.

 

À la barre : déni catégorique et doutes techniques

 

Devant les juges, le prévenu nie en bloc. Il affirme n’avoir aucun lien avec le vol et conteste la fiabilité des enregistrements. Selon lui, la faible résolution des images et les angles trompeurs rendent toute identification incertaine.
« Ce n’est pas moi sur ces bandes », insiste-t-il, réclamant une expertise technique pour valider ou infirmer les preuves.

La partie civile, représentée par la voisine, maintient sa version, évoquant la proximité et les circonstances incriminantes. Cette confrontation souligne les limites des caméras domestiques dans les affaires judiciaires béninoises.

 

Renvoi de l’affaire de la moto à une date ultérieure : le juge réclame plus d’éléments

 

Après un échange tendu, le magistrat a décidé d’un ajournement. L’audience, tenue hier, est reportée pour permettre des analyses approfondies des vidéos, la collecte de témoignages supplémentaires et une éventuelle confrontation directe. Le tribunal exige des éléments concrets pour trancher, évitant ainsi un verdict hâtif.

Ce sursis, bien que frustrant, vise à garantir l’équité dans un contexte où les vols de motos explosent dans les banlieues de Cotonou et ses environs.

 

Verdict en suspens : vers un précédent numérique ?

 

En somme, il reste à savoir si de nouvelles preuves feront pencher la balance. Dans un Bénin confronté à une recrudescence des vols à la tire, cette affaire pourrait faire jurisprudence sur l’usage des preuves numériques. Le locataire, libéré sous contrôle judiciaire, attend le prochain round avec anxiété.

Une moto volée, une vidéo floue, et un procès suspendu : la justice béninoise face au défi numérique

Cybercriminalité : un duo de tenanciers de bar face à la CRIET

À Cotonou, un propriétaire de bar et son employé comparaissent devant la CRIET pour escroquerie en ligne. Tandis que l’un avoue, l’autre clame sa reconversion. Mais les preuves numériques retrouvées sur son téléphone sèment le doute. L’affaire, emblématique des défis judiciaires face à la cybercriminalité, est reportée à janvier.

 

Cotonou, 12 novembre 2025 – À Cotonou, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a mis en lumière un cas édifiant de cybercriminalité persistante. Un tenancier de bar et son employé, accusés d’escroqueries en ligne, ont comparu pour des pratiques frauduleuses. Si le second a craqué aux aveux, le premier jure avoir tourné la page. Mais des traces numériques compromettantes retrouvées dans son téléphone jettent le doute. L’affaire est ajournée jusqu’en janvier.

 

Un duo sous le feu des accusations à la CRIET

 

L’audience récente à la CRIET a porté sur des activités illicites en ligne impliquant un exploitant de bar-restaurant et son responsable opérationnel. Les charges visent des arnaques sophistiquées mêlant tromperies virtuelles et manipulations superstitieuses. Ce dossier s’inscrit dans la lutte contre les réseaux cybercriminels qui fragilisent l’économie béninoise, avec des pertes estimées à plusieurs millions de FCFA chaque année.

 

Aveux complets d’un côté, déni catégorique de l’autre

 

Le gérant n’a pas fait mystère de son rôle : il a reconnu les faits sans ambages, détaillant les mécanismes des fraudes. À l’opposé, le propriétaire clame son innocence totale. Il affirme avoir rompu avec ce milieu dès 2021 et s’être consacré à la gestion légitime de son établissement.
« J’ai changé de cap pour de bon », a-t-il plaidé, minimisant tout lien résiduel. Le contraste entre les deux versions a retenu l’attention du tribunal.

 

Le smartphone, témoin accablant des soupçons à la CRIET

 

Le revirement vacille face aux preuves numériques. Des analyses de son téléphone ont révélé des conversations douteuses : échanges sur des rituels marabout et des schémas d’escroquerie active. Ces éléments, extraits d’applications et de messageries, contredisent sa version de reconversion. La cour, dubitative, a scruté ces données comme un fil rouge reliant passé et présent.

 

Ajournement jusqu’au 12 janvier : une enquête sous haute tension

 

Sceptique quant à la crédibilité de la défense, le juge a opté pour un report au 12 janvier 2026. Ce délai permettra d’approfondir les vérifications numériques et d’entendre d’éventuels témoins. En attendant, les prévenus restent sous contrôle judiciaire, illustrant les défis de la justice béninoise face aux traces indélébiles du digital.

Face à la montée des cybermenaces, la CRIET intensifie ses opérations. Cette affaire rappelle que les preuves numériques sont désormais au cœur de la justice contemporaine.

 

 

Rejet des listes électorales : le Bénin face à une crise politique latente

À l’approche des élections communales de 2026, la Commission électorale béninoise a rejeté les listes du principal parti d’opposition, Les Démocrates, pour des motifs administratifs. Une décision qui ravive les tensions politiques, interroge la neutralité des institutions et pourrait fragiliser la confiance démocratique dans le pays.

 

Cotonou, 12 novembre 2025 – À quelques mois des élections communales de 2026, le Bénin frôle l’implosion politique. La Commission électorale nationale autonome (CENA) a invalidé les listes de candidatures du parti Les Démocrates, formation clé de l’opposition, pour des motifs d’incomplétude administrative. Ce revers, dénoncé comme une manœuvre d’exclusion, n’épargne pas la mouvance présidentielle : MOELE-Bénin, allié du régime, a également été recalé. Au-delà de cas isolés, ces décisions interrogent la neutralité des institutions et le risque d’une compétition biaisée.

 

Un rejet administratif qui sonne comme un verdict politique

 

Le 10 novembre, la CENA a publié la liste des partis éligibles, écartant Les Démocrates malgré un dossier volumineux : plus de 29 000 pièces pour couvrir les 546 arrondissements. L’instance électorale pointe 120 documents manquants sur 473 requis, un écart jugé rédhibitoire. Pourtant, les leaders de l’opposition, emmenés par l’ex-président Boni Yayi, dénoncent des obstacles bureaucratiques délibérés : retards dans la délivrance des quitus fiscaux, certificats de nationalité manquants, et intimidations ciblées contre leurs mandataires.

Ce double rejet, bien que politiquement contrasté, révèle des failles structurelles dans le processus de validation. MOELE-Bénin, pourtant proche du pouvoir, a vu sa liste rejetée pour un simple défaut de classement. Ces exclusions croisées soulignent des dysfonctionnements systémiques, mais nourrissent aussi les soupçons d’un « rouleau compresseur » anti-opposition.

 

L’opposition en ordre de bataille : recours et appel à l’audit

 

Lors d’une conférence de presse musclée à Cotonou le 11 novembre, Les Démocrates, par la voix de leur porte-parole Guy Mitokpè, ont rejeté la décision de la CENA. Ils affirment avoir couvert l’ensemble des postes électoraux et exigent un audit indépendant de tous les dossiers. « C’est du deux poids, deux mesures », tonne Mitokpè, évoquant ainsi un favoritisme flagrant envers certains concurrents.

Le parti, fort de son ancrage national, entend mobiliser toutes les voies légales — recours devant la Cour constitutionnelle, pétitions populaires — pour inverser la tendance. Il espère aussi porter le débat au niveau international, alors que l’Union africaine suit de près les réformes électorales en cours au Bénin.

 

Impacts sur la démocratie locale : un scrutin 2026 sous haute surveillance

 

Ces exclusions pourraient modifier le paysage communal, privant les électeurs de choix diversifiés dans des centaines d’arrondissements. Pour les analystes, c’est un signal d’alarme : après les tensions législatives de 2021, le Bénin peine à restaurer la confiance dans ses processus électoraux. Une opposition muselée pourrait aussi accroître l’abstention ou, pire, provoquer des contestations post-scrutin.

La CENA, sous pression, devra prouver son impartialité. Des observateurs comme l’International IDEA appellent à des audits transparents pour apaiser les tensions. En attendant, Les Démocrates transforment ce camouflet en cri de ralliement, boostant leur visibilité sur les réseaux sociaux.

 

Rejet des listes électorales : vers une médiation ou une escalade ? L’enjeu pour 2026

 

Avec encore quelques mois devant elle, la classe politique béninoise a le temps de corriger le tir. Mais si les recours échouent, les communales pourraient virer au bras de fer, testant la résilience démocratique du pays. Le Bénin, souvent cité comme modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest, ne peut se permettre un scrutin entaché de soupçons ou de boycott.

Présidentielle 2026 : Talata passe sa visite médicale

Mariam Chabi Talata, colistière de Romuald Wadagni et candidate de la mouvance présidentielle, a entamé sa visite médicale officielle devant la Cour constitutionnelle du Bénin. Une étape obligatoire du processus électoral, destinée à vérifier l’aptitude physique et mentale des candidats à la magistrature suprême.

 

Cotonou, 11 novembre 2025 – La Cour constitutionnelle du Bénin a reçu, lundi, Mariam Chabi Talata, colistière de Romuald Wadagni et candidate de la mouvance présidentielle, pour sa visite médicale officielle, étape incontournable du processus électoral.

 

Examen médical obligatoire pour les candidats

 

Ainsi, conformément aux dispositions encadrant l’élection présidentielle, le collège de médecins assermentés — composé du Professeur Francis Tognon Tchegnonsi (psychiatre), du Professeur Léopold Houétondji Codjo (cardiologue) et de Mme Angèle Azon Kouanou (interniste) — a pris en charge Mme Talata pour sa visite médicale officielle. Dans ce cadre, ces praticiens ont réalisé les examens destinés à évaluer l’aptitude physique et mentale de la candidate à exercer les plus hautes fonctions de l’État, conformément à une exigence constitutionnelle préalable à toute validation de candidature.

 

Deux phases pour une évaluation complète

 

La visite médicale se déroule en effet en deux étapes. D’une part, la première phase, tenue au siège de la Cour constitutionnelle, a permis de réaliser les examens initiaux. D’autre part, la deuxième phase se tiendra au Centre National Hospitalier Universitaire (CNHU) et au Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC), pour des analyses complémentaires destinées à confirmer l’état de santé de la candidate.

Une fois ces examens achevés, les résultats seront transmis au Président de la Cour constitutionnelle, qui en assure la confidentialité et l’intégrité.

 

Talata absente lors de la première convocation

 

Mme Talata n’avait pas pu se présenter lors de la première convocation médicale, du fait d’une mission officielle à l’étranger, indiquent ses services. Dès lors, sa présence ce lundi marque la régularisation de sa situation et la conformité de sa candidature aux exigences légales.

Avec cette étape médicale désormais engagée, la candidature de Mariam Chabi Talata poursuit son parcours réglementaire, dans le respect des exigences constitutionnelles qui encadrent l’élection présidentielle au Bénin.

 

Universités béninoises : la pénurie d’enseignants s’aggrave

La rentrée académique 2025-2026 de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a mis en lumière une réalité préoccupante : les universités publiques béninoises se vident de leurs enseignants, mettant ainsi en péril la qualité de la formation et la pérennité des départements.

Abomey-Calavi, 11 novembre 2025 – Depuis 2019, plus de 200 enseignants ont quitté l’UAC, certains pour cause de retraite, dont l’ancien recteur, le professeur Brice Sinsin. En 2025, 35 autres enseignants ont également pris leur départ. De surcroît, une tendance similaire s’observe dans plusieurs autres universités publiques du pays.

Dans le même temps, les autorités n’ont recruté aucun enseignant titulaire depuis plusieurs années, ce qui contraint de nombreux départements à fonctionner avec des vacataires précaires, dépourvus de stabilité et d’encadrement suffisant.

Pénurie d’enseignants : une menace pour la qualité de l’enseignement supérieur

Face à cette situation, la pénurie d’enseignants expérimentés pose un défi majeur pour former les ressources humaines. Former un enseignant-chercheur jusqu’au grade de professeur nécessite plus de dix ans. À ce rythme, les autorités mettront plus d’une décennie à combler le vide, à condition qu’elles procèdent enfin à des recrutements significatifs.
En conséquence, les experts alertent : sans un renouvellement du corps enseignant, les universités risquent de ne plus pouvoir produire des diplômés compétents, essentiels pour le développement économique et social du pays.

La formation, clé du développement national

En effet, au-delà des infrastructures et des financements, aucun progrès durable ne peut se faire sans enseignants qualifiés et stables. Le président béninois lui-même avait qualifié, en 2016, le pays de « désert de compétences ». Par ailleurs, l’expérience d’autres pays, comme la Chine, montre que l’investissement dans l’éducation et la formation des enseignants est crucial pour bâtir une économie compétitive et innovante.

Former pour ne pas fermer.

Si rien n’est fait, les départements les plus fragiles risquent de disparaître, emportant avec eux des pans entiers de savoir et de compétences. Investir dans le recrutement et la formation des enseignants n’est plus une option : c’est une urgence nationale. Parce que sans transmission, il n’y a ni relève, ni avenir.

Locales 2025 : Moele Bénin, FCBE et Les Démocrates confirment leur présence dans la course

À deux mois des élections locales, trois partis majeurs du Bénin – Moele Bénin, FCBE et Les Démocrates – ont régularisé leurs candidatures dans les délais impartis. Une étape décisive qui renforce la transparence du processus électoral et prépare le terrain pour une compétition pluraliste au niveau communal.

 

 

Cotonou, 8 novembre 2025 – À un peu plus de deux mois du scrutin communal prévu le 11 janvier prochain, trois formations politiques majeures du paysage béninois – le Mouvement des Élites Engagées pour l’Émancipation du Bénin (Moele Bénin), les Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) et Les Démocrates – ont finalisé la mise aux normes de leurs déclarations de candidature. Ainsi, une étape cruciale, respectée dans les délais impartis, renforce la crédibilité du processus électoral et ouvre la voie à une compétition équilibrée dans les communes du pays.

 

Locales 2025 : une réponse rapide aux observations de la CENA

 

La Commission électorale nationale autonome (CENA), fidèle à sa mission de régulation, avait passé au crible les premières soumissions des partis et avait donc émis, le mardi 4 novembre, des notifications assorties d’accusés provisoires. Ces observations techniques visaient à corriger des irrégularités mineures dans les pièces administratives. En réaction, les trois formations ont mobilisé leurs équipes pour apporter les ajustements requis, transformant ces rappels en opportunités d’amélioration. Cette réactivité est saluée, car elle témoigne de la maturité des acteurs politiques face aux exigences du cadre légal.

 

Article 41 : un filet de sécurité pour la pluralité

 

Il convient de noter que cette régularisation s’appuie sur l’article 41 du Code électoral, qui accorde un délai de 72 heures ouvrables aux candidats ou partis concernés pour rectifier leurs dossiers. Ce mécanisme préventif permet ainsi d’éviter les exclusions précipitées et garantit une diversité saine des candidatures. Grâce à cette disposition, Moele Bénin, FCBE et Les Démocrates ont pu se conformer aux standards requis, sécurisant par conséquent leur participation au scrutin et préservant l’équilibre démocratique au niveau local.

 

Vers une campagne locale dynamique et inclusive

 

Ces ajustements interviennent dans un climat de mobilisation croissante autour des enjeux de proximité : aménagement urbain, accès aux services de base, développement communautaire. Avec ces trois poids lourds désormais en règle, la CENA pourra publier plus rapidement la liste définitive des candidats, ce qui enrichira le débat public et stimulera l’engagement citoyen.

Dans un pays où les élections locales jouent un rôle structurant dans l’équilibre des pouvoirs, cette avancée augure une campagne vivante, porteuse d’idées neuves au service des territoires.

 

Locales 2025 : une étape décisive pour la démocratie de terrain

 

En conclusion, au-delà de la conformité administrative, ce jalon franchi par les partis incarne un engagement collectif pour une démocratie locale solide et inclusive. À mesure que le mois de janvier approche, les regards se tournent vers les stratégies de campagne, avec l’espoir d’un scrutin apaisé, transparent et fidèle aux aspirations des Béninois de terrain.

 

Cantines scolaires : Le Bénin mise sur l’œuf hebdomadaire pour vaincre la malnutrition infantile

Le Bénin déclare la guerre à la malnutrition infantile avec une initiative simple mais puissante : intégrer un œuf de poule au menu hebdomadaire de chaque écolier. Orchestré par l’ANAN, ce programme dépasse le cadre scolaire pour irriguer les foyers, promouvoir une nutrition durable et faire de l’œuf — symbole de vitalité — un levier stratégique dans la construction d’une génération en pleine forme.

 

Cotonou, 7 novembre 2025 – Dans les écoles béninoises, un geste modeste transforme déjà le quotidien des élèves : chaque semaine, un œuf s’invite dans leur assiette. Portée par l’Agence nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN), cette mesure, aussi simple qu’efficace, s’inscrit dans une stratégie nationale de lutte contre la malnutrition infantile. Aliment de base, riche en protéines et en micronutriments, l’œuf devient un allié de poids dans la bataille pour un avenir plus sain.

 

L’œuf, une dose de nutriments essentielle pour la concentration

 

Bien plus qu’un complément alimentaire, l’œuf s’impose comme un outil pédagogique. Les cantines scolaires, désormais pensées comme des laboratoires de bien-être, servent des repas équilibrés, adaptés aux besoins des jeunes organismes en pleine croissance. L’ANAN, bras opérationnel de l’État en matière de souveraineté alimentaire, supervise la mise en œuvre de cette politique nutritionnelle dans des centaines d’établissements à travers le pays.

Chaque semaine, sans exception, les élèves bénéficient d’un apport essentiel en protéines, favorisant leur concentration, leur croissance et leur résistance aux maladies. Loin de se limiter à remplir les estomacs, cette initiative vise à poser les fondations d’une génération plus robuste, mieux armée pour affronter les défis de demain.

 

De l’école à la table familiale : une sensibilisation active

 

Mais l’action de l’ANAN ne s’arrête pas aux grilles des écoles. Sur le terrain, l’agence mobilise les relais communautaires pour toucher les familles les plus vulnérables. À travers des ateliers pratiques et des campagnes d’information, les parents apprennent à composer des repas équilibrés à partir d’ingrédients locaux, accessibles et nutritifs.

Cette démarche participative valorise les ressources du terroir et transforme chaque repas en opportunité de santé durable. Elle tisse également un lien fort entre éducation nutritionnelle et cohésion sociale, instaurant un cercle vertueux entre l’école, la famille et la communauté.

 

Perspectives : vers une nation nourrie et unie

 

En somme, ce programme incarne la volonté du Bénin de placer le capital humain au cœur de son développement. Dans un contexte où la malnutrition freine encore trop d’élans, l’intégration d’un aliment aussi simple que l’œuf — économique, polyvalent, nourrissant — marque un tournant stratégique.

L’objectif est limpide : des enfants bien nourris aujourd’hui deviendront les bâtisseurs d’un pays plus résilient demain. Avec les cantines scolaires comme fer de lance, le Bénin avance à pas assurés vers une ère où la santé alimentaire rime avec prospérité partagée.

 

Bénin : Des rituels vaudous bloquent le bureau des finances d’un collège à Azovè

Le Collège d’enseignement général 2 d’Azovè (Couffo) a été le théâtre d’une scène surréaliste vendredi : des objets rituels vaudou ont été découverts, bloquant l’accès au bureau de la responsable des finances. Cet acte, qui paralyse l’école et sème la panique, met en lumière un conflit larvé autour de la gestion financière. Les autorités, confrontées à l’irrationnel, promettent une enquête pour identifier les responsables et restaurer la sérénité.

 

Azovè, 7 novembre 2025 – Une atmosphère lourde, presque irréelle, s’est abattue ce vendredi matin sur le Collège d’enseignement général 2 d’Azovè, dans le département du Couffo. À l’aube du week-end, élèves et personnel ont été confrontés à une scène pour le moins déroutante. En effet, l’accès au bureau de la responsable des finances a été mystérieusement obstrué par des objets rituels, soigneusement disposés devant la porte. Ce geste, aux connotations mystiques, a semé l’émoi dans cet établissement habituellement paisible, transformant les couloirs en théâtre d’interrogations et de murmures. Entre superstition et inquiétude, le climat scolaire s’est brusquement tendu.

 

Une intrusion mystique paralyse le Collège d’enseignement général 2 d’Azovè

 

Tout a commencé aux premières heures de la journée, lorsque des membres du staff ont tenté d’entrer dans la pièce dédiée à la gestion budgétaire. Au lieu d’une porte verrouillée ordinaire, ils ont découvert un barrage improvisé fait d’éléments traditionnels chargés de symbolisme ésotérique, couramment associés à des pratiques vaudou locales. Cette étrange trouvaille a rapidement fait le tour de l’école, gelant les activités pédagogiques et plongeant la communauté éducative dans un état de choc palpable.

Innocent Commandan, le proviseur de l’établissement, n’a pas caché son désarroi face à cette affaire qui défie la rationalité quotidienne. « C’est un événement perturbant qui touche profondément l’une de nos collègues, et par ricochet, toute l’équipe », a-t-il confié à nos sources, la voix encore tremblante. Conscient de la gravité de la situation, il a opté pour une réaction immédiate : une alerte numérique envoyée au responsable départemental de l’Éducation via une messagerie instantanée, suivie de la rédaction d’un document formel pour exiger une enquête approfondie.

 

Racines d’un conflit larvé : soupçons sur la gestion financière au Collège d’enseignement général 2 d’Azovè

 

Derrière ce geste énigmatique, des rumeurs persistantes pointent vers un terrain miné de désaccords internes. En effet, d’après des publications relayées sur les réseaux sociaux, un malaise couvait depuis plusieurs jours entre la direction, la comptable et un groupe de parents d’élèves. Au centre des tensions : des anomalies présumées dans le suivi des équipements scolaires et, plus sensiblement, des interrogations sur les fonds déposés sur le compte bancaire de l’institution. Ces allégations, bien que non encore vérifiées officiellement, pourraient avoir cristallisé une frustration assez forte pour basculer dans le domaine occulte, un recours ancestral dans certaines communautés béninoises pour régler des comptes ou exercer une pression invisible.

Pour l’heure, l’établissement a suspendu les cours. Les élèves, habitués à des débats plus terre-à-terre, peinent à digérer l’irruption du surnaturel dans leur quotidien. Alertées, les autorités locales promettent d’intervenir rapidement pour sécuriser les lieux et calmer les esprits.

 

Enjeux plus larges : quand la tradition heurte l’administration moderne

 

Finalement, cet épisode, aussi isolé qu’il paraisse, met en lumière les défis persistants de la gouvernance scolaire en milieu rural béninois, où les coutumes ancestrales cohabitent avec des procédures administratives rigides. Au-delà de l’aspect sécuritaire immédiat, il soulève des questions sur la transparence financière dans les écoles publiques et la nécessité de canaux de dialogue pour désamorcer les conflits avant qu’ils ne prennent une tournure irrationnelle. En attendant que les autorités consultent des experts en rituels traditionnels pour « nettoyer » les lieux, les enquêteurs administratifs multiplient les investigations afin d’identifier les responsables et de rétablir la sérénité

À Azovè, la population espère un dénouement rapide, afin que le CEG 2 retrouve pleinement son rôle de phare éducatif, libéré de l’ombre de ces mystères persistants. Par ailleurs, beaucoup souhaitent que cette affaire, déjà virale sur les plateformes locales, devienne un catalyseur de réformes visant à mieux protéger les acteurs de l’éducation contre de telles dérives.

Municipales 2026 : UP-R et BR valident leurs candidatures dans les délais

À Cotonou, à six semaines des élections municipales, l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR) ont finalisé le dépôt de leurs candidatures dans les délais légaux. Après une alerte de la CENA pour irrégularités, les deux partis ont corrigé leurs dossiers en trois jours, illustrant ainsi leur réactivité et leur respect du cadre démocratique. Cette étape clé renforce la crédibilité du processus électoral et prépare un scrutin pluraliste et apaisé.

 

Cotonou, 6 novembre 2025 – À l’approche des élections municipales du 11 janvier 2026, deux formations politiques majeures, l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR), ont finalisé ce matin le dépôt officiel de leurs candidatures. Cette opération, menée dans les délais légaux impartis, consolide la dynamique du processus électoral et ouvre la voie à une validation définitive par les autorités compétentes. Dans ce contexte de compétition accrue, ces régularisations traduisent l’engagement des partis à respecter les normes démocratiques et à jouer pleinement leur rôle dans l’animation de la vie locale.

UP-R et BR : rectification express après alerte de la CENA

 

Le 3 novembre, la Commission électorale nationale autonome (CENA) avait adressé des avis provisoires aux deux partis, signalant de fait des lacunes dans leurs déclarations initiales. Ces notifications, accompagnées d’un accusé de réception temporaire, ont agi comme un signal d’alerte. Grâce à cela, en l’espace de trois jours ouvrables, l’UP-R et le BR ont réagi avec célérité, fournissant les pièces manquantes et transformant des fragilités administratives en conformité totale. Cette réactivité témoigne ainsi de la maturité organisationnelle des structures partisanes face aux exigences du cadre réglementaire.

 

Le cadre légal : une fenêtre de 72 heures décisive

 

En effet, cette régularisation s’appuie sur l’article 41 de la loi électorale, lequel accorde un délai de grâce de 72 heures pour corriger les irrégularités constatées. Pensée pour concilier rigueur et accessibilité, cette disposition évite les exclusions arbitraires qui pourraient compromettre la pluralité des candidatures. C’est pourquoi, grâce à ce mécanisme, les deux formations ont pu aligner leurs dossiers sur les standards requis, écartant tout risque de rejet préliminaire. Jusqu’ici, cette clause a permis à plusieurs acteurs politiques de se repositionner sans heurts majeurs, ce qui renforce la crédibilité du processus.

UP-R et BR régularisent leurs candidatures dans les délais légaux, conformément aux dispositions de la loi électorale.
© UP-R et BR régularisent leurs candidatures dans les délais légaux, conformément aux dispositions de la loi électorale.

UP-R et BR : vers un scrutin communal serein et inclusif

 

Finalement, cette avancée marque un jalon essentiel dans la préparation des échéances locales, où les enjeux de proximité — gestion des infrastructures, services sociaux, développement territorial — seront au cœur des débats. Avec ces régularisations, l’UP-R et le BR rejoignent potentiellement les rangs des candidats éligibles, enrichissant ainsi le paysage politique et offrant aux électeurs une diversité de choix. La CENA, garante de l’équité électorale, poursuivra son examen pour finaliser la liste officielle dans un climat apaisé, propice à une participation citoyenne renforcée. À six semaines du scrutin, ces développements augurent d’une compétition constructive, au service des communes béninoises.