Le Bénin Investment Forum 2025(BIF) : une ode à l’innovation et au financement des PME africaines
Cotonou, le 9 mai 2025 — Sous le soleil éclatant de la côte béninoise, le Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa s’est métamorphosé en un creuset d’idées et d’ambitions pour la 7ᵉ édition du Benin Investment Forum (BIF). Cet événement, devenu un rendez-vous incontournable de l’économie ouest-africaine, a réuni hier et aujourd’hui des esprits visionnaires, des entrepreneurs audacieux et des décideurs politiques autour d’un thème fédérateur : « Choisir le Bénin ». Mais au-delà des discours inspirants et des poignées de main prometteuses, c’est la question cruciale du financement des petites et moyennes entreprises (PME) qui a capté l’attention, portée avec éloquence par des voix influentes telles que celle de Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield Investment.
Dans une salle vibrant d’énergie, où se mêlaient costumes impeccables et wax chatoyants, Stanislas Zézé a pris la parole avec une conviction communicative. « Les PME constituent l’épine dorsale des économies africaines, représentant jusqu’à 95 % du tissu économique », a-t-il déclaré, captant instantanément l’attention de l’auditoire. Mais cette force vive, a-t-il poursuivi, se heurte à un obstacle de taille : l’accès au financement.
Les banques commerciales, prisonnières de modèles hérités et frileuses face aux risques, négligent trop souvent les jeunes pousses entrepreneuriales, celles qui, précisément, portent en elles les germes de l’innovation et de la croissance. « Le défi n’est pas seulement de financer les PME, mais de les accompagner dès leur Genèse, à travers des fonds d’investissement taillés sur mesure pour leur cycle de vie », a-t-il plaidé, esquissant ainsi une vision où audace et pragmatisme se conjuguent pour libérer le potentiel économique du continent.
Le BIF 2025, vitrine de l’ambition béninoise : réformes, Opportunités Et Matchmaking Pour Les Projets Innovants
Le BIF 2025, organisé par l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, s’est imposé comme une plateforme d’échanges dynamiques. Avec MTN Group en partenaire platine, l’événement a brillé par son ambition de tisser des ponts entre secteurs public et privé. « MTN Investment Night », moment fort de réseautage, a vu aussi investisseurs chevronnés et jeunes entrepreneurs échanger autour de projets porteurs, tandis qu’une masterclass inspirante a galvanisé la nouvelle génération de leaders africains.
Mais c’est surtout la mise en lumière des PME qui a conféré à cette édition une résonance particulière, en écho aux réformes économiques ambitieuses du Bénin. Le pays, sous l’impulsion de réformes structurelles et d’une stabilité macroéconomique saluée, s’affirme comme une terre d’opportunités. De la zone économique spéciale de Glo-Djigbé aux investissements dans les énergies renouvelables, le Bénin déploie une stratégie audacieuse pour attirer les capitaux étrangers tout en soutenant ses entrepreneurs locaux. Le forum BIF a ainsi offert une vitrine aux projets innovants, notamment à travers des sessions de « matchmaking » où porteurs de projets et investisseurs ont pu esquisser des collaborations prometteuses.
Un manifeste pour l’avenir : Rethinker Le Financement Des PME pour libérer le potentiel économique africain
Dans ce foisonnement d’idées, l’appel de Stanislas Zézé à repenser le financement des PME résonne comme un manifeste. Les fonds d’investissement dédiés, plus agiles et mieux adaptés aux réalités des jeunes entreprises, pourraient combler le vide laissé par les institutions bancaires traditionnelles. Cette vision, partagée par de nombreux participants, s’inscrit ainsi dans une dynamique continentale : celle d’une Afrique qui, forte de sa jeunesse et de son dynamisme, refuse de se contenter des modèles du passé.
Le Bénin mise sur ses PME : un forum qui s’achève sur un vibrant appel à parier sur l’avenir africain.
Alors que le soleil se couchait sur Cotonou, les discussions se prolongeaient dans les jardins du Sofitel, où l’on parlait encore de partenariats, d’innovation et d’avenir. Le Benin Investment Forum 2025 s’achève sur une note d’optimisme, celle d’un Bénin qui, en choisissant de miser sur ses PME, invite le monde à parier aussi sur son essor. Et si, comme l’a suggéré Stanislas Zézé, le véritable trésor de l’Afrique résidait dans la vitalité de ses entrepreneurs ? À Cotonou, cette idée a trouvé un écho vibrant, prêt à résonner bien au-delà des frontières.
COTONOU : Journée Internationale de la Sage-Femme – les gardiennes de la vie, indispensables en chaque crise
Ce vendredi 9 mai, sous un ciel éclatant, Cotonou, la capitale économique du Bénin, s’est parée d’une aura particulière. À l’occasion de la Journée internationale de la sage-femme, le Chant d’Oiseau, lieu emblématique de la ville, a vibré d’une énergie rare. Plus d’une centaine de sages-femmes et d’étudiantes de l’Institut National Médico-Sanitaire (INMeS) se sont réunies, portées par une même conviction : celle d’être les gardiennes de la vie, même dans les tempêtes des crises. Organisé par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA Bénin) et la Clinique Universitaire de Gynécologie et d’Obstétrique (CUGO), cet événement a transcendé la simple célébration pour devenir un plaidoyer vibrant en faveur d’une santé reproductive résiliente et inclusive.
Dans une salle où se mêlaient expérience et jeunesse, savoirs ancestraux et innovations modernes, le thème « Sages-femmes : indispensables dans chaque crise » a résonné comme un appel à l’action. Les discussions, menées avec ferveur, ont mis en lumière le rôle crucial de ces professionnelles face aux défis qui frappent les plus vulnérables : complications obstétricales, violences basées sur le genre, ou encore accès restreint aux services de santé sexuelle et reproductive. « Là où il y a une sage-femme, il y a de l’espoir », a rappelé une participante, citant une maxime de l’UNFPA, tandis que les regards s’illuminaient d’une détermination sans faille.
Au cœur de cette rencontre, les sages-femmes ont exploré leur mission dans des contextes de crises – qu’il s’agisse de catastrophes naturelles, de conflits ou de pandémies –. Formées pour anticiper, intervenir et accompagner, elles se révèlent être des piliers de la résilience communautaire. À Cotonou, plus spécifiquement, l’accent a été mis sur les services intégrés : au-delà des soins obstétricaux, il s’agit d’offrir des réponses globales, incluant la prévention des violences, l’accès à la planification familiale et le soutien psychologique. « Nous ne nous contentons pas d’aider une femme à accoucher ; nous lui donnons les moyens de vivre dignement, même dans l’adversité », a souligné une sage-femme expérimentée, dont les mots ont suscité un murmure d’approbation.
Face aux défis béninois : soutien de l’UNFPA, innovation et le rôle crucial des sages-femmes au-delà de l’accouchement
L’UNFPA Bénin, partenaire de longue date des sages-femmes, a réaffirmé son engagement à renforcer leurs capacités. À travers des formations pointues et des outils numériques innovants, comme des applications facilitant la coordination en temps réel des urgences, l’organisation œuvre pour doter ces héroïnes du terrain des moyens d’agir efficacement. Les étudiantes de l’INMeS, quant à elles, ont apporté une fraîcheur et une audace bienvenues, partageant leurs aspirations à transformer le système de santé. « Nous voulons être prêtes à répondre aux crises de demain, qu’elles soient climatiques, sociales ou sanitaires », a-t-elle ajouté, son regard porté vers l’avenir.
Le contexte béninois, marqué par des défis persistants comme un taux de mortalité maternelle élevé (1 femme sur 59 risque de mourir de causes liées à la grossesse, selon les données récentes), rend cette mobilisation d’autant plus cruciale. Avec seulement environ 940 sages-femmes pour plus d’un demi-million de naissances annuelles, chaque professionnelle est une force multipliée. Leur rôle ne se limite pas à la salle d’accouchement : elles éduquent, conseillent et luttent contre les inégalités de genre, notamment en promouvant la planification familiale pour espacer les naissances et réduire les risques.
Cette célébration, bien plus qu’un hommage, a été un moment de communion et de réflexion. Les échanges ont aussi abordé les obstacles : sous-effectifs, pressions culturelles, ou encore stigmatisation des soins reproductifs dans certaines communautés. Pourtant, l’optimisme dominait. « Nous sommes des bâtisseuses de ponts, entre tradition et modernité, entre crise et espoir », a résumé une participante, tandis que les applaudissements faisaient trembler la salle. Alors que la journée s’achevait, les sages-femmes ont quitté le Chant d’Oiseau avec une résolution renforcée : continuer à être ces héroïnes discrètes, mais indispensables, prêtes à affronter les crises avec courage et humanité. À Cotonou, ce 9 mai 2025, elles ont non seulement célébré leur métier, mais aussi réaffirmé leur serment de protéger la vie, envers et contre tout. Dans un Bénin en quête de progrès, elles sont, sans conteste, des éclaireuses d’un avenir plus juste et plus sûr.
Porto-Novo : Véronique Tognifodé galvanise le Lycée Toffa 1er pour l’excellence
Dans la lumière douce d’un matin de mai, Porto-Novo, capitale historique du Bénin, s’est éveillée sous le souffle d’une ambition renouvelée. Hier, le Lycée des jeunes filles Toffa 1ᵉʳ, bastion de l’éducation féminine, a accueilli une visite d’exception : celle de la Ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, Véronique Tognifodé. Avec une détermination palpable, elle est venue insuffler un vent de discipline et d’espoir, à l’approche des examens du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) de juin 2025. Cette visite, loin d’être une simple formalité, s’est révélée être un vibrant appel à l’excellence, adressé aux élèves comme au corps enseignant.
Dès son arrivée dans la cour du lycée, où les uniformes impeccables des lycéennes formaient un tableau vivant, la ministre a capté l’attention par son discours, à la fois ferme et empreint de bienveillance. Face à des constats préoccupants – retards, absences, cahiers négligés –, elle a exhorté les élèves à faire de l’autodiscipline leur boussole. « Votre destin vous appartient », a-t-elle martelé, invitant chacune à se fixer des objectifs clairs et à embrasser la rigueur au quotidien. « L’excellence, c’est ici et maintenant. » « Redoublez d’efforts, car votre avenir se construit aujourd’hui », a-t-elle ajouté, ses mots résonnant comme une promesse autant qu’un défi.
Mais Véronique Tognifodé ne s’est pas contentée d’exhorter. Elle a pris le temps d’écouter, d’observer, de s’immerger dans la réalité du lycée. Une séance de travail avec les enseignants et le personnel administratif a permis de recueillir leurs préoccupations, au-delà des rapports officiels. La ministre a également visité les dortoirs et le réfectoire, scrutant les conditions de vie des pensionnaires avec une attention méticuleuse. Ce geste, empreint d’humanité, a rappelé son engagement à faire de l’éducation un levier d’émancipation pour les jeunes filles, dans un établissement qui incarne la devise « Discipline, Solidarité, Excellence ».
Poursuivant sa mission, la ministre s’est rendue à la Direction des Examens et Concours (DEC) pour s’assurer de la bonne préparation du BEPC 2025. Accueillie par le directeur Armand Natta, elle a pris connaissance des avancées significatives dans l’organisation des examens. Avec 139 000 candidats inscrits – une hausse de 4 % par rapport à 2024 –, le BEPC s’annonce comme un rendez-vous crucial. Les travaux préparatoires, a assuré M. Natta, progressent à un rythme soutenu, garantissant un déroulement sans accroc.
La DEC a déjà orchestré avec succès trois examens cette année : le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP), le Certificat de Qualification au Métier (CQM) et le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) en sciences et techniques industrielles. Prochainement, le CAP en sciences et techniques de l’administration mobilisera également les équipes.
L’éducation, moteur d’avenir : un élan vers l’excellence semé à Porto-Novo pour un Bénin prospère
En somme, cette visite ministérielle, au-delà de son caractère officiel, incarne une vision : celle d’un Bénin où l’éducation, portée par la discipline et l’ambition, devient le moteur d’un avenir prospère. À Porto-Novo, Véronique Tognifodé n’a pas seulement dopé le moral des lycéennes et des enseignants ; elle a semé les graines d’une détermination collective. Alors que les épreuves du BEPC approchent, le Lycée Toffa 1er, galvanisé, se prépare à faire honneur à sa devise et à briller par ses résultats. Dans les couloirs de l’établissement, une conviction s’est ancrée : l’excellence n’est pas une option, mais une vocation.
Place Rouge : une célébration éclatante pour le 80ᵉ anniversaire de la victoire de 1945
Ce 9 mai 2025, la Place Rouge de Moscou s’est transformée en un théâtre grandiose pour célébrer le 80ᵉ anniversaire de la victoire de l’Union soviétique sur l’Allemagne nazie, un événement ancré dans l’histoire et chargé de symboles géopolitiques. En effet, sous un ciel clair, obtenu après des opérations d’ensemencement des nuages pour garantir des conditions idéales, plus de 11 500 militaires, dont 1 500 vétérans de l’opération spéciale en Ukraine, ont défilé avec une précision martiale, aux côtés de contingents étrangers de Chine, Égypte, Mongolie et Myanmar.
Les chasseurs Su-35 et MiG-29 ont ouvert la partie aérienne, suivis de six Su-25 traçant le drapeau tricolore russe dans le ciel, tandis que les nouveaux systèmes d’artillerie Malva et Jacinthe-K, de 152 mm, ont été présentés pour la première fois, soulignant les avancées technologiques russes. La cérémonie, présidée par Vladimir Poutine, a vu la participation de leaders de 29 pays, notamment d’Afrique, ce qui renforce les liens avec le Sud global. Cet événement, riche en symboles, s’inscrit dans la continuité de la mémoire de la Grande Guerre patriotique, dont la Genèse remonte aux épreuves de 1941-1945.
La genèse d’une Victoire héroïque : l’épreuve Titanique et le sacrifice de 27 millions de Soviétiques
La victoire célébrée aujourd’hui trouve ses racines dans l’épreuve titanesque de la Grande Guerre patriotique, commencée le 22 juin 1941 avec l’invasion nazie lors de l’Opération Barbarossa, la plus grande invasion militaire de l’histoire. Cette offensive, menée par trois groupes d’armées allemands, capturèrent rapidement des territoires vastes, assiégeant Leningrad pendant 872 jours et menaçant Moscou. Malgré des pertes initiales, la contre-offensive soviétique à la bataille de Moscou, en décembre 1941, marqua un tournant, repoussant les Allemands.
La bataille de Stalingrad (1942-1943), où les forces soviétiques encerclèrent et forcèrent la reddition de la 6ᵉ armée allemande, fut décisive, suivie par la bataille de Koursk en 1943, la plus grande bataille de chars jamais vue. Ces victoires permirent à l’Armée rouge de libérer l’Europe de l’Est et de capturer Berlin en mai 1945, signant la capitulation nazie le 8 mai (9 mai à Moscou). Ce triomphe, au prix de 27 millions de vies soviétiques, dont soldats, partisans et civils, forgea l’identité nationale russe et son rôle de superpuissance post-guerre, influençant la géopolitique mondiale et lançant la Guerre froide.
Un spectacle de force et d’unité : des héros d’Ukraine aux nouvelles armes sur la place Rouge
Le défilé, qui a débuté à 10 h 00 et s’est étendu jusqu’à 12 h 00, a suivi un rituel bien rodé. Après le dépôt de fleurs par Poutine et les chefs d’État étrangers au Tombeau du Soldat inconnu, le défilé terrestre a vu défiler des unités historiques en uniformes d’époque, rappelant les fronts de Koursk et Moscou, aux côtés de soldats modernes, notamment ceux de l’opération spéciale en Ukraine.
Les blindés T-90M Proryv et les missiles balistiques intercontinentaux Yars, déjà aperçus en 2024, ont renforcé l’image d’une Russie militairement souveraine. La partie aérienne, ouverte par les Su-35 et MiG-29, a culminé avec les Su-25 traçant le tricolore, un spectacle visuel marquant. Les nouveaux systèmes Malva et Jacinthe-K, capables de frappes précises à longue portée, ont été salués comme des innovations stratégiques, reflétant les efforts de modernisation de l’armée russe.
Un signal géopolitique majeur : le Sud global répond présent et défie le boycott occidental
La présence de contingents militaires de 13 nations, dont la Chine, l’Égypte, la Mongolie et le Myanmar, a ajouté une dimension globale à l’événement. Les Leaders présents, issus de 29 pays, incluaient Xi Jinping de Chine, Luiz Inácio Lula da Silva du Brésil et des représentants africains comme Ibrahim Traoré du Burkina Faso et Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe. Cette diversité, malgré le boycott occidental, souligne les liens croissants avec le Sud global, notamment l’Afrique, où la Russie renforce sa présence via des partenariats économiques et militaires. Les discussions bilatérales, notamment avec Xi Jinping sur le commerce et l’énergie, ont été évoquées, renforçant ainsi l’ambition de Moscou de s’ériger en pivot d’un nouvel ordre multipolaire.
Sous haute tension : un défilé sécurisé contre la menace des drones et dans un climat incertain
Cette célébration intervient dans un climat tendu, marqué par des craintes d’attaques ukrainiennes, avec des fermetures d’aéroports moscovites dues à des drones ces derniers jours. Poutine a même proposé un cessez-le-feu temporaire, rejeté par Kiev, illustrant par là même les tensions actuelles. Malgré ces menaces, la Russie a mobilisé des mesures de sécurité sans précédent, interdisant les feux d’artifice et limitant l’accès à Internet, pour protéger cet événement sacré. Le boycott occidental, dénonçant une instrumentalisation de la mémoire de guerre, contrastant vivement avec la présence des nations alliées, reflétant les divisions géopolitiques actuelles.
L’héritage de la victoire : entre fierté nationale et résilience face aux défis d’aujourd’hui
En somme, pour les Russes, le Jour de la Victoire reste une source de fierté inextinguible, un hommage aux sacrifices de leurs ancêtres. Cette célébration, au-delà de la mémoire, affirme la résilience nationale face aux défis contemporains. Alors que les échos du défilé s’estompent, la mémoire de 1945, portée par les fleurs déposées et les regards tournés vers l’avenir, continue de façonner l’âme d’une nation et ses aspirations globales, dans un monde fracturé mais en quête d’unité.
Vatican : un Pape américain élu pour la première fois – robert Francis Prevost devient LEON XIV
Ce 8 mai 2025, sous un ciel romain vibrant d’attente, le conclave a proclamé son choix : le cardinal Robert Francis Prevost, fils de Chicago, 69 ans, est devenu Léon XIV, le 267ᵉ pape de l’Église catholique. Lorsque la fumée blanche s’est élevée au-dessus de la chapelle Sixtine, un frisson d’espoir a parcouru la place Saint-Pierre. Pour la première fois, un Américain, porteur d’une double citoyenneté péruvienne et d’une vision pastorale ancrée dans l’héritage de François, prend la tête d’une Église en quête de renouveau. Alors que le monde attend sa première bénédiction Urbi et Orbi, le parcours de ce prélat polyglotte, forgé entre les périphéries du Pérou et les coulisses du Vatican, révèle un homme d’équilibre, de compassion et d’audace.
Né le 14 septembre 1955 dans une famille modeste de Dolton, en banlieue sud de Chicago, Robert Francis Prevost grandit dans l’ombre de l’église Saint Mary of the Assumption, où il sert comme enfant de chœur. Fils de Louis, un vétéran de la marine et éducateur, et de Mildred Martínez, d’ascendance espagnole, le jeune Robert baigne dans une foi vivante, nourrie par les plats chaleureux de sa mère qui attirent prêtres et voisins. Dès l’adolescence, sa vocation s’affirme, portée par l’exemple de son père, catéchiste engagé, et la vitalité de sa paroisse. « Même à 14 ans, il savait où il allait », confie un ancien camarade.
Après un brillant parcours académique – un diplôme en mathématiques à l’université Villanova en 1977, suivi d’une maîtrise en théologie à la Catholic Theological Union – Prevost s’engage dans l’Ordre de Saint-Augustin en 1977. Ordonné prêtre en 1982 à Rome, il complète son bagage intellectuel avec une licence et un doctorat en droit canonique à l’Angelicum, où sa thèse explore le rôle du prieur local dans son ordre. Cette rigueur intellectuelle, alliée à une humilité désarmante, deviendra sa marque de fabrique.
Du Pérou au Vatican : un missionnaire au service des périphéries, puis un homme clé de François
Le destin de Prevost prend un tournant décisif en 1985, lorsqu’il rejoint la mission augustinienne au Pérou. À Chulucanas, puis à Trujillo, il s’immerge dans les réalités des pauvres, servant comme curé de paroisse, enseignant au séminaire et vicaire judiciaire. Ces années, marquées par la proximité avec les plus démunis, façonnent sa vision d’une Église « en sortie », chère à François. De retour au Pérou en 2014 comme évêque de Chiclayo, il gagne le respect des fidèles par son écoute et son engagement, tout en naviguant les tensions entre courants théologiques au sein de la conférence épiscopale péruvienne, dont il préside la commission pour l’éducation et la culture.
Élu prieur général des Augustins de 2001 à 2013, Prevost sillonne près de 50 pays, tissant des liens avec des évêques du monde entier depuis le siège romain de l’ordre, à deux pas de Saint-Pierre. Cette expérience globale, renforcée par sa maîtrise de l’anglais, de l’espagnol, de l’italien, du français et du portugais, le prépare à un rôle d’envergure. En 2023, François le nomme préfet du Dicastère pour les évêques, une position stratégique où il révolutionne la sélection des évêques en intégrant trois femmes au processus décisionnel, un geste audacieux salué comme un pas vers l’inclusivité. Élevé Cardinal en septembre 2023, puis Cardinal-Évêque d’Albano en février 2025, Prevost s’impose comme un homme de confiance du défunt pontife.
Léon XIV : un pape américain et péruvien, symbole d’équilibre entre continuité et renouveau
L’élection de Léon XIV, à 69 ans, brise un tabou séculaire : jamais un Américain n’avait accédé au trône de Pierre, en raison des réticences géopolitiques face à la superpuissance états-unienne. Mais Prevost, citoyen péruvien par naturalisation, transcende les frontières. Sa longue expérience en Amérique latine, où vit la moitié des catholiques, et son profil modéré en font un « candidat universel », capable de rallier progressistes et conservateurs.
Proche de la vision de François sur l’écologie, les migrants et l’accueil des marginalisés, il défend une Église pastorale, loin des « petits princes » isolés, tout en s’appuyant sur son expertise en droit canonique pour rassurer les tenants de la tradition. Son soutien à la synodalité, processus cher à François pour une Église plus participative, a pesé aussi dans le conclave. Dans une rare interview à Vatican News, il déclarait : « Notre premier devoir est de communiquer la beauté et la joie de connaître Jésus. » Ce message, empreint de simplicité et d’espérance, résonne avec une Église confrontée à la polarisation et aux défis de la sécularisation.
Une ombre au tableau de Robert Francis Prevost : les controverses passées sur la gestion des abus sexuels
Cependant, le parcours de Prevost n’est pas exempt de controverses. En 2022, à Chiclayo, des accusations de négligence dans la gestion d’allégations d’abus par deux prêtres ont terni son image, bien que le diocèse ait affirmé avoir suivi les normes canoniques et encouragé les plaignantes à saisir la justice civile. Une autre affaire, datant de son mandat comme provincial des Augustins à Chicago (1999-2001), concerne un prêtre abuseur maintenu trop longtemps en fonction. Ses défenseurs, eux, dénoncent des attaques médiatiques exagérées, mais ces critiques rappellent l’exigence d’une transparence absolue, un défi que Léon XIV devra relever pour restaurer la confiance.
Un Pontife pour un monde fracturé : Léon XIV, entre tradition, réforme et périphéries
En choisissant le nom de Léon XIV, Prevost rend hommage à Léon XIII, pape réformateur du XIXe siècle, connu pour son Encyclique Rerum Novarum sur la justice sociale. Ce choix signale une volonté de concilier tradition et modernité, doctrine et compassion. Alors que les fidèles attendent son premier discours depuis le balcon de Saint-Pierre, le nouveau pape incarne un espoir : celui d’une Église humble, proche des pauvres et capable de dialoguer avec un monde fracturé. De Chicago à Chiclayo, de Rome à l’universalité, Léon XIV, avec sa foi chevillée au cœur et son regard tourné vers les périphéries, s’apprête à écrire une nouvelle page de l’histoire catholique.
Bénin : Amos Elegbè, figure politique et intellectuelle, s’éteint à 78 ans
Le Bénin pleure l’une de ses figures emblématiques. Amos Elegbè, ancien ministre, député et universitaire respecté, s’est éteint ce jeudi 8 mai 2025 à l’âge de 78 ans, des suites d’une maladie, selon des sources locales. Né le 4 avril 1947 à Savè, cet homme aux multiples casquettes, surnommé « l’homme de tous les régimes » pour sa longévité politique, laisse derrière lui un héritage marqué par son engagement indéfectible pour son pays et sa proximité avec l’ancien président Boni Yayi. À l’heure où la nation lui rend hommage, son parcours illustre une vie dédiée au service public et à l’idéal d’un Bénin uni.
De l’université au sommet de l’État : les étapes clés d’un parcours politique d’exception
Fils de Savè, Amos Elegbè a d’abord brillé dans le monde académique avant de s’imposer comme une figure incontournable de la politique béninoise. Diplômé d’études supérieures, cet universitaire a su conjuguer rigueur intellectuelle et sens de l’action publique. Sa carrière politique, riche et diversifiée, débute sous le régime de Mathieu Kérékou, lorsqu’il est nommé Ministre du Tourisme de 1989 à 1990. Son passage, bien que bref, marque les esprits par sa volonté de promouvoir la culture béninoise comme levier de développement.
Élu député, il incarne une voix forte au sein de l’Assemblée nationale, défendant avec éloquence les aspirations de ses concitoyens. En 2001, sous la présidence de Nicéphore Soglo, il retrouve le portefeuille du Tourisme jusqu’en 2003, consolidant ainsi son rôle de bâtisseur du rayonnement touristique du Bénin. Mais c’est sous Boni Yayi, dès 2008, qu’il accède à une influence majeure en tant que Conseiller spécial aux affaires politiques. Proche confident du président, il joue un rôle clé dans la navigation des méandres politiques, tissant des alliances et apaisant les tensions dans un contexte souvent turbulent.
Amos Elegbè « L’Homme de tous les régimes » : continuité, intégrité et une vague d’émotion après sa disparition
Surnommé « l’homme de tous les régimes », Amos Elegbè a su traverser les époques avec une agilité rare. De Kérékou à Yayi, en passant par Soglo, il a incarné une forme de continuité dans un paysage politique marqué par les ruptures. Cette longévité, loin d’être le fruit du hasard, reposait sur une réputation d’intégrité et une capacité à dialoguer avec toutes les sensibilités. À Cotonou comme à Savè, on louait sa simplicité et son écoute, des qualités qui lui valaient le respect au-delà des clivages partisans.
Son engagement ne se limitait cependant pas aux sphères du pouvoir. En tant qu’universitaire, il a formé des générations d’étudiants, insufflant un esprit critique et une passion pour le développement national. Sa disparition, survenue après une bataille contre la maladie, a suscité une vague d’émotion, amplifiée par des hommages sur les réseaux sociaux et dans la presse béninoise, où l’on salue un « patriote sincère » et un « sage discret ».
Un héritage pour le Bénin de demain : dialogue, développement et un rêve à poursuivre pour la nation
La disparition d’Amos Elegbè intervient dans un contexte où le Bénin, sous la présidence de Patrice Talon, poursuit sa modernisation tout en affrontant des défis sécuritaires et sociaux. Son parcours, fait de ponts jetés entre les époques et les idées, rappelle ainsi l’importance du dialogue et de la persévérance dans la construction d’une nation. Ses contributions au tourisme, notamment la mise en valeur du patrimoine de Ouidah et de Porto-Novo, continuent d’inspirer les politiques culturelles actuelles.
Alors que les hommages affluent, de Cotonou à Savè, le Bénin se prépare à honorer la mémoire de cet homme d’État lors de cérémonies dont les détails restent à préciser. En ces heures de recueillement, une certitude émerge : Amos Elegbè, par sa vie et son œuvre, a gravé son nom dans l’histoire d’un Bénin en quête d’unité et de progrès. Son départ laisse un vide, certes, mais aussi une invitation à poursuivre son rêve d’un pays où l’intelligence et l’engagement servent le bien commun.
Cotonou : le Bénin consolide son modèle mondial d’alimentation scolaire et prend les rênes du PNASI et trace l’avenir des cantines scolaires
Cotonou, 7 mai 2025 – Dans les salles vibrantes de l’hôtel Golden Tulip Le Diplomate, experts, décideurs et partenaires du Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI) se réunissent du 6 au 7 mai, de 8 h 30 à 17 h 00, pour un atelier décisif de capitalisation des acquis de 2014 à 2023. Orchestré par l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN), en synergie avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et Catholic Relief Services (CRS), cet événement de deux jours marque une étape charnière : le transfert de la gestion du PNASI, jadis piloté par le PAM, au gouvernement béninois sous l’égide du président Patrice Talon. À l’heure où le Bénin s’impose comme une référence mondiale en matière d’alimentation scolaire, cette rencontre vise à pérenniser un héritage tout en traçant les contours d’un avenir durable.
Lancé en 2017, le PNASI a transformé le paysage éducatif béninois en offrant des repas chauds et équilibrés à des millions d’écoliers, tout en stimulant l’agriculture locale. En effet, en 2023, 75 % des écoles primaires publiques, soit 5 759 établissements, bénéficiaient de cantines scolaires, contre seulement 31 % en 2017, touchant plus de 1,4 million d’enfants, selon Ali Ouattara, représentant du PAM au Bénin. Ce bond spectaculaire, financé à hauteur de 153 milliards de FCFA sur cinq ans, a dopé la scolarisation, réduit la déperdition scolaire et amélioré la nutrition des élèves, particulièrement dans les zones rurales.
Ouvrant les travaux à 9 h 00 le 6 mai, Dèwanou Avodagbé, directeur de cabinet du ministre des Enseignements Maternel et Primaire, a salué cet élan. « Notre vision, « une école, une cantine », prend corps grâce à une approche intégrée mêlant éducation, santé et agriculture », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la nécessité de capitaliser les leçons apprises pour garantir la pérennité du programme, alors que l’ANAN prend les rênes de sa gestion.
Le transfert s’opère : L’ANAN prend les rênes face aux défis pour un PNASI pérenne
Ce transfert, amorcé en 2024, consacre l’autonomie du Bénin dans la conduite du PNASI. Cependant, l’ANAN, désormais au cœur de la coordination, hérite d’un programme robuste, mais confronté à des défis : coordination interministérielle perfectible, mobilisation communautaire fragile et intégration limitée des petits producteurs locaux. Alain Hinkati, directeur général de l’ANAN, a fixé le cap lors de son intervention à 10 h 00 : « Nous devons tirer parti des succès, comme les 27 000 tonnes de produits locaux achetées pour 24 milliards de FCFA, dont 284 millions reversés aux coopératives féminines. » Il a précisé : « Cet atelier doit identifier les écueils à éviter et les pratiques gagnantes à amplifier pour une gouvernance renforcée ».
Les discussions, animées par des panels d’experts, portent sur des axes stratégiques : améliorer l’approvisionnement local, renforcer l’hygiène dans les cantines et intégrer des critères d’équité de genre, un point faible relevé dans l’évaluation de 2022. De plus, des ateliers pratiques, prévus le 7 mai de 14 h 00 à 16 h 00, permettront de formuler des recommandations concrètes pour 2026, année où le gouvernement vise une couverture de 100 % des écoles primaires.
Le Bénin, loué par le PAM et la FAO comme un modèle global, inspire au-delà de ses frontières. Par exemple, la visite de Cindy McCain, directrice exécutive du PAM, en juillet 2023, a souligné l’impact du PNASI : « Le Bénin montre qu’un programme d’alimentation scolaire peut transformer l’éducation et l’économie locale », avait-elle déclaré. En outre, les achats locaux, qui représentent 80 % des approvisionnements en 2024, ont injecté des milliards dans les communautés, notamment via des coopératives féminines.
Pourtant, les participants, parmi lesquels des représentants de la société civile et des producteurs locaux, savent que la transition exige vigilance. « Les bonnes pratiques, comme l’implication des femmes dans la chaîne d’approvisionnement, doivent éclairer notre stratégie », a plaidé Katherine Overcamp de CRS à 11 h 00 le 6 mai. Aussi, les débats, qui se prolongent jusqu’à 17 h 00 le 7 mai, s’attachent à structurer un cadre légal robuste, à l’image de la loi sur l’alimentation scolaire adoptée en 2023.
Nourrir les rêves de demain : le PNASI, pilier stratégique pour le Bénin
Clôturant la première journée, Ali Ouattara a rappelé l’enjeu ultime : « Chaque repas servi est un investissement dans le capital humain. » Effectivement, alors que Cotonou vibre au rythme de ces échanges, le PNASI s’affirme comme un pilier du développement béninois. En conséquence, cet atelier, par sa rigueur et son ambition, pose les jalons d’un programme pérenne, prêt à nourrir les rêves des générations futures tout en ancrant le Bénin comme un phare de l’alimentation scolaire mondiale.
Avlékété : un golf d’exception pour propulser le Bénin sur la scène touristique mondiale
Ouidah, Bénin, 7 mai 2025 – À l’ombre des palmiers caressés par la brise atlantique, un ambitieux projet prend forme sur les terres lagunaires d’Avlékété, dans la commune historique de Ouidah. En effet, l’Avlékété Golf Course, un parcours de golf de 18 trous aux standards internationaux, s’annonce comme une pièce maîtresse de la stratégie touristique béninoise. Initié par le gouvernement et orchestré par l’Agence Nationale de Promotion des Patrimoines et du Développement du Tourisme (ANPT), ce chantier, démarré en mai 2024, devrait s’achever d’ici mai 2026, après 24 mois de travaux. Prévu pour ouvrir ses greens au public début 2027, ce complexe promet de faire du Bénin une étoile montante du tourisme et des affaires en Afrique de l’Ouest.
Monumental et innovant : un parcours de 18 trous entre océan et lagune
S’étendant sur 45 hectares entre l’océan Atlantique et la lagune d’Agouin, l’Avlékété Golf Course n’est pas qu’un terrain de sport : c’est une ode à l’élégance et à l’innovation. Conçu par l’architecte britannique Jeremy Pern et réalisé par la firme Gregori International, le parcours de 18 trous s’intègre harmonieusement au paysage lagunaire, respectant les écosystèmes locaux tout en offrant un défi digne des plus grands championnats. Un club-house haut de gamme, doté de commodités luxueuses, accueillera les visiteurs, tandis qu’un ponton inédit permettra d’accéder au site par bateau, une touche d’originalité qui séduira les voyageurs en quête d’expériences uniques.
Le projet, intégré au programme « Bénin révélé », s’inscrit dans une vision plus large de développement touristique durable. En plus, il jouxte une station balnéaire d’exception, portée par un partenariat avec Club Med, comprenant 330 chambres et des équipements de loisirs haut de gamme. « Ce golf est une invitation au monde à découvrir le Bénin, non seulement comme un haut lieu de mémoire, mais comme une destination de prestige », a déclaré Edmond Toli, directeur général de l’ANPT, lors d’une visite de chantier en février 2025.
Plus qu’un Green : le pari social et environnemental d’un développement inclusif
L’Avlékété Golf Course se distingue par son engagement envers la communauté locale. Ainsi , le village de pêcheurs voisin, loin de rester dans l’ombre, s’intègre harmonieusement au projet. Les autorités ont reconstruit les infrastructures publiques affectées et indemnisé les populations concernées, selon un rapport gouvernemental de 2023. Elles prévoient également des formations pour permettre aux habitants d’accéder aux emplois créés – environ 450 directs et autant d’indirects, d’après les estimations de l’ANPT. « Ce projet ne se limite pas à attirer les golfeurs ; il rehausse le niveau de vie local », a affirmé le maire de Ouidah, Christian Houétchénou.
Le respect de l’environnement est au cœur du chantier. En effet, avec une certification BREEAM visée au niveau « very good » et une ambition de labellisation Green Globe, le complexe s’engage à minimiser son empreinte carbone, à préserver la biodiversité lagunaire et à optimiser les ressources énergétiques. Ces efforts s’alignent sur la philosophie de tourisme durable prônée par le président Patrice Talon, qui voit dans Avlékété un modèle pour l’Afrique.
Ouidah, futur pôle majeur : 80 millions d’euros investis, le chantier avance vite
L’Avlékété Golf Course s’inscrit dans une dynamique plus vaste de valorisation de Ouidah, berceau du tourisme mémoriel et spirituel. Par ailleurs, à quelques kilomètres, la réhabilitation du Fort Portugais et la construction du Musée International de la Mémoire et de l’Esclavage (MIME), prévu pour ouvrir en 2026, attirent déjà l’attention internationale. Le golf, quant à lui, cible une clientèle d’affaires et de loisirs, notamment les passionnés de ce sport prisé par une élite mondiale. « Le golf attire un tourisme de prestige, vecteur de retombées économiques majeures », a affirmé Gilles Gbaguidi, président de la Fédération béninoise de golf, en mai 2023.
Avec un investissement global de 80 millions d’euros, financé à 55 % par des fonds privés, le projet témoigne de la confiance des partenaires internationaux, tels que Club Med et Banyan Tree, dans le potentiel béninois. Les travaux, menés par Gregori International, avancent à un rythme soutenu : en mars 2025, 30 % du parcours était déjà tracé et les fondations du club-house posées, selon une mise à jour de l’ANPT.
L’horizon 2027 : Ouidah prête à rayonner sur la scène touristique mondiale
À l’horizon 2027, lorsque les premiers golfeurs fouleront les greens d’Avlékété, le Bénin aura franchi un cap. Ce complexe, ouvert toute l’année, ne sera pas seulement un lieu de sport, mais un carrefour sur lequel se croisent culture, nature et ambition. De 8 h 00 à 18 h 00, les visiteurs pourront s’adonner à leur passion, avant de rejoindre les plages aménagées ou les circuits mémoriels de Ouidah, à l’image de la Porte du non-retour. En posant cette pierre angulaire, le Bénin ne se contente pas de rêver grand : il bâtit un avenir dans lequel tourisme, économie et patrimoine s’entrelacent pour faire rayonner la « perle de l’Atlantique » sur la scène mondiale.
Washington, D.C., 7 mai 2025 – Dans les couloirs feutrés de la diplomatie américaine, le ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, a marqué une étape décisive pour les relations bilatérales entre le Bénin et les États-Unis. En effet, reçu ce matin à 9 h 00 par le secrétaire d’État adjoint Christopher Landau, puis engagé dans une séance de travail avec le Dr Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique auprès du président Donald Trump, le ministre a porté haut les ambitions de Cotonou. Cette rencontre, qui s’est prolongée jusqu’à 11 h 30, a cristallisé les espoirs d’un partenariat stratégique revitalisé, centré sur l’essor économique et la stabilité en Afrique de l’Ouest.
Rencontres au sommet de Washington : sécurité saluée, appels à l’investissement lancé
Par ailleurs, la visite de M. Bakari, entamée le 6 mai et prévue pour s’achever le 8 mai, s’inscrit dans une volonté affirmée du Bénin de consolider ses liens avec Washington. À 9 h 00 ce matin, l’entretien avec Christopher Landau a ouvert la voie à des échanges empreints de cordialité. En plus, le secrétaire d’État adjoint a réitéré ses condoléances pour les soldats béninois tombés face aux terroristes du GSIM, tout en saluant l’engagement de Cotonou dans la lutte contre l’extrémisme. « Le Bénin est un partenaire fiable pour la sécurité régionale », a-t-il déclaré, selon des sources diplomatiques.
À 10 h 00, la séance avec Massad Boulos, figure clé de la politique africaine de l’administration Trump, a permis d’explorer des perspectives concrètes. Accompagné de la nouvelle ambassadrice béninoise aux États-Unis, Agniola Ahouanmenou, le ministre a plaidé pour un renforcement des échanges commerciaux et des investissements américains dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, le tourisme et les énergies renouvelables. « Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où nos peuples prospèrent dans la stabilité et l’abondance », a affirmé M. Bakari sur X, peu après la réunion.
Le Bénin séduit Washington : des opportunités économiques concrètes sur la table
Le Bénin, sous l’impulsion du président Patrice Talon, s’est imposé comme un modèle de dynamisme économique en Afrique de l’Ouest, avec une croissance moyenne de 6,5 % par an depuis 2016, selon la Banque mondiale. Les discussions à Washington ont mis en lumière des projets phares, comme l’Avlékété Golf Course à Ouidah, un complexe touristique de 45 hectares visant à attirer une clientèle internationale, y compris américaine. Ce projet, soutenu par des investisseurs privés et des partenaires comme Club Med, illustre l’attractivité croissante du Bénin pour les affaires.
Massad Boulos, dont l’influence dans les cercles trumpistes est notable, a souligné l’intérêt des entreprises américaines pour les opportunités béninoises. « Le Bénin offre un environnement stable et des réformes audacieuses, propices aux investissements », a-t-il déclaré lors d’un point presse, évoquant des discussions sur des partenariats dans les infrastructures portuaires et l’agro-industrie. Ces échanges font ainsi écho à la stratégie américaine de contrer l’influence chinoise en Afrique, tout en favorisant des relations mutuellement bénéfiques.
Sécurité régionale : Washington salue le partenaire béninois face au Terrorisme et aux crises
La sécurité en Afrique de l’Ouest, marquée par la montée des menaces jihadistes et des tensions politiques, a occupé une place centrale dans les pourparlers. Le Bénin, confronté à des incursions terroristes dans sa région septentrionale, bénéficie du soutien américain via des programmes de formation militaire et d’équipement, notamment à travers l’Initiative de Sécurité de l’Afrique de l’Ouest (WASI).
Christopher Landau a réaffirmé l’engagement des États-Unis à accompagner Cotonou dans ces efforts, tout en appelant à une coopération régionale renforcée face à des groupes comme le GSIM. Les discussions ont également abordé le rôle du Bénin au sein de la CEDEAO, où il milite pour des solutions concertées aux crises, comme celles au Mali et au Burkina Faso. « La stabilité du Bénin est un atout pour toute la région », a noté M. Boulos, insistant sur l’importance d’une gouvernance transparente pour consolider ces acquis.
Feuille de route pour l’avenir : un Forum D’affaires Bénino-américain prévu à Cotonou
Finalement , cette rencontre, d’une durée totale de deux heures et demie, a jeté les bases d’une coopération approfondie. À 11 h 45, un communiqué conjoint a été publié, saluant « l’ambition partagée de faire du Bénin un hub économique et un rempart de stabilité ». Les deux parties se sont engagées à organiser un forum d’affaires bénino-américain à Cotonou d’ici fin 2025, visant à concrétiser les opportunités évoquées.
Alors que M. Bakari poursuit sa visite, avec des réunions prévues au département du Commerce américain demain à 14 h 00, le Bénin se positionne comme un acteur incontournable du dialogue transatlantique. Dans un monde où les alliances se redessinent, cette matinée à Washington a prouvé que Cotonou sait parler d’égal à égal, portée par une vision audacieuse et un partenariat promis à un bel avenir.
Bénin : une rencontre fraternelle entre l’UIB et Les Démocrates ouvre la voie à un dialogue inclusif
Cotonou, 7 mai 2025 – Dans les murs du siège de l’Union Islamique du Bénin (UIB), une page d’histoire s’est écrite hier mardi, de 10 h 00 à 12 h 30, lors d’une rencontre inédite avec une délégation du parti d’opposition Les Démocrates. Ce rendez-vous, fruit d’une initiative de dialogue républicain portée par l’UIB, a réuni des esprits animés par un même dessein : renforcer la cohésion nationale à l’aube des élections générales de 2026. Au cœur des échanges, une proposition législative audacieuse visant à mieux intégrer les fêtes musulmanes dans le calendrier des jours fériés, mais aussi des discussions cruciales sur la paix et la démocratie. Cette rencontre de deux heures et demie s’impose comme un jalon dans la quête d’un Bénin uni et équitable.
Vers plus d’équité : L’UIB et les Démocrates s’unissent pour les jours fériés musulmans
L’UIB, sous la houlette de son président, a convié les groupes parlementaires à un échange sur une initiative législative visant à accorder un statut férié aux lendemains des grandes fêtes musulmanes – comme l’Aïd al-Fitr et la Tabaski – lorsque celles-ci tombent un dimanche, à l’image des lundis fériés suivant Pâques ou la Pentecôte. Cette proposition, portée par les députés Taïrou Imorou et Souley Moucoure Boko du parti Les Démocrates depuis juillet 2024, a trouvé un écho favorable lors des discussions. « Il s’agit d’un pas vers l’équité dans la reconnaissance des diversités religieuses », a déclaré Euloge Zohoungbogbo, porte-parole de l’UIB, à l’issue de la rencontre.
En plus, les débats, menés dans un climat de respect mutuel, ont permis d’explorer les fondements juridiques et les modalités pratiques de cette réforme. Les représentants des Démocrates, parmi lesquels des figures comme Joël Godonou, ont réaffirmé leur engagement pour une société inclusive, où chaque communauté religieuse trouve sa place. Cette convergence d’idées, saluée par les deux parties, pourrait déboucher sur un projet de loi soumis à l’Assemblée nationale dès la session ordinaire d’octobre 2025.
Au-delà des jours fériés : climat politique tendu et appel à la pacification avant 2026
L’échange, loin de se limiter à la question des jours fériés, a embrassé des enjeux plus vastes. À moins d’un an des élections législatives et présidentielles de janvier et d’avril 2026, les discussions ont porté sur le climat politique tendu, marqué par des controverses autour du Code électoral. Les Démocrates, principal parti d’opposition avec 28 sièges à l’Assemblée, ont exprimé aussi leurs inquiétudes face aux obstacles rencontrés – interdictions de meetings, accusations de déstabilisation – tout en plaidant pour un scrutin transparent.
L’UIB, en tant que force religieuse influente, s’est positionnée comme un acteur de pacification, exhortant à un dialogue national pour apaiser les tensions. « Les faîtières religieuses ont un rôle à jouer pour garantir la confiance et la sérénité », a souligné un député présent, cité par des sources proches de l’événement. Les échanges ont également abordé la montée des violences jihadistes dans le nord du Bénin, où l’UIB mène des prêches anti-radicalisation dans les mosquées, une initiative saluée par les parlementaires.
Un dialogue historique scellé par la prière pour un Bénin uni
Clôturée à 12 h 30 par une prière commune pour la paix et l’unité, la rencontre s’est distinguée par sa tonalité fraternelle. L’UIB, qui représente la communauté musulmane béninoise – environ 24 % de la population selon le recensement de 2013 – a réitéré son souhait de dialoguer avec tous les groupes parlementaires, y compris l’Union Progressiste le Renouveau et le Bloc Républicain, majoritaires. « Ce moment incarne notre vision d’un Bénin où la diversité est une richesse », a conclu M. Zohoungbogbo.
En somme, cette initiative intervient dans un contexte dans lequel le Bénin cherche à consolider sa démocratie, après la crise électorale de 2019 et des législatives 2023 jugées plus inclusives. En s’engageant dans ce dialogue, l’UIB et les Démocrates posent un jalon pour une nation apaisée, où la politique et la spiritualité s’entrelacent au service du bien commun. Alors que le pays se prépare à des échéances décisives, ce rendez-vous pourrait bien inspirer d’autres acteurs à emprunter la voie de la concertation.