Cotonou, le 8 mai 2024 – Sous la présidence éclairée de Son Excellence Monsieur Patrice Talon, le conseil des ministres du Bénin s’est réuni ce jour pour adopter une mesure historique : la transmission d’un projet de loi à l’Assemblée nationale visant à reconnaître la nationalité béninoise aux Afro-descendants.
Une cicatrice profonde dans l’histoire africaine
La traite transatlantique des esclaves a laissé des séquelles indélébiles sur les sociétés africaines et leurs descendants. Les archives, bien que précieuses, restent incomplètes pour retracer avec exactitude le parcours des millions d’âmes arrachées à leur terre natale.
Les avancées scientifiques, en particulier dans le domaine de la génétique, permettent maintenant de reconstituer le fil généalogique des peuples déportés. Cette possibilité offre une lueur d’espoir à ceux qui recherchent leurs origines.
La résolution 68/237 de l’ONU, proclamant la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, souligne l’importance de la reconnaissance et du développement des Afro-descendants. L’Union africaine elle-même a reconnu la Diaspora comme une part intégrante du continent, marquant un tournant dans la politique d’intégration africaine.
Des droits civiques, avec certaines limites pour les Afro-descendants
Le gouvernement béninois, conscient de cette quête identitaire, propose une loi permettant aux Afro-descendants de revendiquer la nationalité béninoise. Ce projet de loi, qui définit les conditions d’acquisition de la nationalité par reconnaissance, représente un pas de géant vers la réparation d’un passé douloureux.
Bien que la nationalité béninoise confère de nombreux droits, le projet de loi prévoit certaines restrictions, notamment l’exclusion des droits politiques et de l’accès à la fonction publique pour les nouveaux citoyens.
Cette initiative législative s’inscrit dans la continuité de la politique panafricaniste du Bénin, qui depuis 2016, a supprimé les visas pour tous les ressortissants africains, affirmant ainsi son engagement en faveur de l’intégration africaine.
Les ministres impliqués dans ce projet veilleront à son bon déroulement législatif, marquant ainsi une étape décisive dans l’histoire du Bénin et de l’Afrique tout entière.
Avec ce projet de loi, le Bénin se positionne en précurseur d’une ère de reconnaissance et d’intégration, ouvrant ses bras à ceux dont les ancêtres furent jadis déracinés. C’est un message fort envoyé au monde : le Bénin n’oublie pas, il accueille et il unit.
Cotonou, Bénin – La retraite stratégique, une initiative lancée en 2016 par le ministre d’État Abdoulaye BIO TCHANÉ, est devenue un rendez-vous annuel incontournable pour les cadres du ministère du développement et de la coordination de l’action gouvernementale. Cette année, l’événement se déroule sur deux jours, les 18 et 19 avril, au prestigieux Bénin Royal Hôtel.
Abdoulaye BIO TCHANÉ : Architecte de la retraite stratégique annuelle
Cette retraite offre une opportunité unique aux participants de prendre du recul par rapport à l’agitation quotidienne, de réfléchir ensemble dans un cadre différent et de discuter ouvertement des enjeux essentiels à la performance de leur ministère. C’est un moment privilégié pour échanger des idées, partager des expériences et élaborer des stratégies pour l’avenir.
Par ailleurs, le ministre d’État, M. BIO TCHANÉ, souligne l’importance de cet événement : « La retraite stratégique est bien plus qu’une simple pause dans notre emploi du temps chargé. C’est également une plateforme d’échange et de réflexion qui nous permet de nous aligner sur nos objectifs communs et de renforcer notre engagement envers le développement du Bénin. »
Les discussions de cette année porteront sur des sujets variés, allant de l’amélioration des services publics à l’adoption de nouvelles technologies pour accélérer le développement. Les cadres auront également l’occasion de débattre des défis actuels et futurs auxquels le ministère est confronté, et de proposer des solutions innovantes.
La retraite stratégique est également un moment pour reconnaître et valoriser le travail acharné des employés. Elle vise à promouvoir leur épanouissement professionnel et personnel, en leur fournissant les outils et les connaissances nécessaires pour exceller dans leurs fonctions.
Alors que le Bénin continue de progresser sur la voie du développement, des initiatives telles que la retraite stratégique sont essentielles pour assurer que les leaders du pays restent à la pointe de l’innovation et du progrès. Le ministère du développement et de la coordination de l’action gouvernementale poursuivra avec détermination cette tradition d’excellence et de réflexion stratégique dans les années à venir.
Dans l’enceinte solennelle du Palais des Congrès de Cotonou, le jeudi 28 mars 2024, s’est déroulée la première édition du Sommet de l’Entrepreneuriat au Bénin, une initiative pionnière orchestrée par la Fondation Mastercard en collaboration avec l’Université d’Abomey-Calavi. Cette rencontre d’envergure a rassemblé une pléiade d’acteurs institutionnels, gouvernementaux et du secteur privé, unis par une vision commune : éclairer le potentiel entrepreneurial juvénile béninois.
Vers un horizon de partenariats fructueux pour l’Entrepreneuriat
Par ailleurs, l’ambition première de ce sommet fut de jeter les bases de partenariats féconds, destinés à favoriser l’éclosion d’une nouvelle génération d’entrepreneurs. L’événement, placé sous le signe “Soutenir l’entrepreneuriat des jeunes pour le développement inclusif des communautés”, a été le théâtre de panels, de débats et de concours, animant les échanges du 27 au 30 mars.
Madame Carine Kelome, éminente cheffe du service de coopération internationale de l’Université d’Abomey-Calavi, a mis en exergue la nécessité d’un dialogue constructif entre professionnels aguerris et étudiants aspirants. Ce dialogue vise également à insuffler un élan entrepreneurial chez les jeunes, essentiel au dynamisme économique du Bénin.
Inauguration par une vision ministérielle
En outre, l’illustre Professeure Eléonore Yayi Ladékan, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a exalté, lors de son allocution inaugurale, l’ingéniosité et l’innovation de la jeunesse béninoise. Elle a souligné l’importance de cette initiative qui, en fédérant divers acteurs, aspire à révéler et à valoriser le potentiel entrepreneurial des jeunes.
La cérémonie d’ouverture a été sublimée par l’intervention d’Adénikè Mondukpè Bancolé, éminente responsable de l’économie digitale en zone UEMOA pour la Fondation MasterCard. Son discours, centré sur “l’inclusion entrepreneuriale des jeunes comme vecteur de progrès socio-économique”, a dévoilé les objectifs ambitieux de la fondation pour 2030 : mobiliser 30 millions de jeunes, dont une majorité de femmes, dans l’entrepreneuriat, promettant ainsi une transformation profonde de l’écosystème économique africain. L’impact de cette vision est déjà tangible, touchant plus de 7 millions d’individus à travers le continent.
À la veille de la Journée internationale des droits de la femme, le gouvernement béninois a organisé, ce jeudi 7 mars, un Forum national sur les investissements au profit de la femme et du genre.
Cette rencontre, qui se tient au Palais des Congrès de Cotonou, vise à faire le bilan des actions menées ces cinq dernières années et à identifier les pistes pour accélérer le rythme de la promotion de la femme dans tous les domaines.
Le forum national sur les investissements au profit de la femme et du genre a réuni les acteurs clés de la société béninoise : les organisations de la société civile, le patronat, les organisations non gouvernementales, les femmes élues communales et locales, les partenaires techniques et financiers, les ministères concernés et l’Institut national de la femme (Inf), qui est à l’initiative de cette manifestation.
Pendant deux jours, les participants échangeront autour de plusieurs communications et panels, qui seront suivis de débats et de recommandations. Ces dernières seront soumises au Conseil des ministres pour validation et mise en œuvre.
Un état des lieux contrasté
Le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, qui chapeaute l’INF, a consacré la première journée du forum à dresser un état des lieux des initiatives, des projets et des programmes en faveur de la promotion de la femme et du genre sur les cinq dernières années.
Il a également fait l’état des lieux de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) à l’aune de la création de l’INF, qui a pour mission de prévenir, de prendre en charge et de réinsérer les victimes de VBG.
Les intervenants ont souligné les avancées réalisées au plan législatif, institutionnel et programmatique, mais aussi les défis qui restent à relever, notamment en matière de sensibilisation, de coordination, de suivi-évaluation et de mobilisation des ressources.
Lors de la deuxième journée, le forum se penchera sur les perspectives pour accélérer l’investissement sur les femmes dans différents domaines. Par ailleurs, un panel abordera la question de la participation des femmes à la vie politique, qui reste faible malgré les quotas instaurés par la loi.
Un autre panel portera également sur la convergence et la complémentarité des actions gouvernementales en matière de promotion de la femme et du genre, avec la participation de six ministres de la République.
Le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, Salvador Niyonzima, qui a pris part à l’ouverture du forum, a salué l’initiative et a rappelé l’importance de reconnaître et de célébrer la contribution de la femme au développement.
Un impératif face à l’urgence
Le thème de cette Journée internationale de la femme, qui sera célébrée ce vendredi 8 mars, est « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme ». La présidente de l’INF, Huguette Bokpè Gnacadja, a expliqué que ce thème traduit l’état d’urgence dans lequel se trouve le monde, confronté à des crises multiples : conflits géopolitiques, crises humanitaires, pauvreté et inégalités croissantes, pandémie de Covid-19, changement climatique, cybersécurité…
Ces crises affectent particulièrement les femmes et les filles, qui subissent davantage de violences, d’abus et de privations. « Investir dans la femme est devenu un impératif et cet investissement doit toucher plusieurs domaines simultanément. » « Le Bénin a fait des pas de géant, mais les réalités interpellent toutes les parties et appellent à redoubler d’efforts », a-t-elle déclaré.
Aller plus loin
La présidente de l’INF a également témoigné de la situation dramatique de nombreuses femmes qui viennent solliciter l’aide de son institution, victimes de violences domestiques, conjugales ou professionnelles.
Elle a souligné la nécessité de les accompagner sur le plan émotionnel et psychologique, pour les aider à sortir de l’ignorance qui les conduit à accepter la violence comme une fatalité. Elle a appelé à renforcer les mécanismes de prévention, de protection et de réparation des droits des femmes, ainsi qu’à promouvoir leur autonomisation économique et sociale.
Un renforcement des compétences et de la résilience des femmes
Pour la présidente de l’INF, il est clair que l’heure est à l’investissement dans le renforcement des compétences et de la résilience des femmes par la formation, le mentorat, le coaching, le soutien, la documentation numérique sur les questions d’estime de soi, de confiance en soi, d’intelligence émotionnelle.
Elle a aussi précisé que l’intensification de l’investissement doit aussi gagner les domaines prioritaires tels que : l’éducation, la réintégration scolaire, l’accompagnement psychosocial, l’accès à la technologie et à l’innovation, le développement des compétences professionnelles, entrepreneuriales et financières des femmes et des filles et bien d’autres. « L’institut réfléchit à la nécessité d’investir de façon accélérée dans les femmes, c’est notre vision », a-t-elle martelé.
Un plaidoyer pour une plus grande présence des femmes dans la gouvernance locale
Dans la perspective des prochaines élections, Huguette Bokpè Gnacadja a annoncé qu’elles investissent ensemble avec le Caucus des femmes parlementaires, les partenaires techniques et financiers, les ONG à l’élaboration d’un plaidoyer avec des propositions cohérentes pour une plus grande présence des femmes dans la gouvernance locale.
Elle a fait observer que le forum national sur les investissements au profit de la femme et du genre invite à aller plus loin dans la promotion de la femme et du genre. Elle a exprimé sa gratitude au chef de l’Etat, au gouvernement et à tous les partenaires pour leur soutien et leur engagement en faveur des droits des femmes.
Du 26 au 29 février 2024, Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a été le théâtre d’une réunion importante. Les acteurs clé du Projet régional d’autonomisation des femmes et de dividende démographique au Sahel (SWEDD) se sont réunis pour la 7ᵉ session ordinaire du Comité régional de pilotage (CRP) du Projet. Cette réunion a permis d’examiner en détail les résultats, les innovations et les principaux défis du projet au cours des années 2022 et 2023.
Le Bénin, qui a fait preuve de dynamisme et d’innovation dans la mise en œuvre du projet, a été élu au poste de vice-présidence du CRP. Madame Véronique TOGNIFODÉ, ministre béninois chargé des affaires sociales et de la microfinance, a exprimé sa gratitude et sa reconnaissance aux autorités burkinabées pour l’accueil et l’organisation de la session.
En effet, la session ordinaire du CRP a été l’occasion de faire le point sur les résultats, les innovations et les défis du projet SWEDD au cours des années 2022 et 2023. Les participants ont également partagé les bonnes pratiques et les leçons apprises, ainsi que les projections pour les années à venir. Le projet SWEDD, qui couvre huit pays de la région sahélienne (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Cameroun), vise à accroître l’accès des femmes et des filles à la santé reproductive, à l’éducation, à l’emploi et à l’autonomisation économique. Il s’inscrit dans le cadre de la promotion du dividende démographique, qui consiste à tirer profit de la baisse de la fécondité et de la mortalité pour accélérer le développement socio-économique.
Parmi les pays impliqués dans le projet SWEDD, le Bénin se distingue par ses performances et ses initiatives novatrices. Le coordonnateur intérimaire du projet SWEDD-Bénin, Prince Comlan Eugène ADJOVI, a présenté les principaux succès et acquis du projet en 2023. Il a souligné que le projet a profité à 33.577 filles des collèges et lycées, qui ont reçu des kits scolaires, des bourses et des transferts monétaires conditionnels. Ces mesures ont contribué à augmenter le taux de rétention des filles à l’école au Bénin.
Le coordonnateur a également mentionné la réalisation d’une 3ᵉ campagne de planification familiale au plan national, qui a permis de recruter plus de 40.000 nouvelles utilisatrices de méthodes modernes de contraception. Ainsi, 188.000 nouvelles utilisatrices ont été atteintes, soit 125,54 % de la cible du projet au Bénin. Il faut aussi mentionner le déploiement de 77 logisticiens de santé pour rendre disponibles les produits de santé au dernier kilomètre.
Malgré les succès et les innovations du projet SWEDD au Bénin, des défis restent à surmonter pour assurer sa pérennité et son adaptation aux contextes locaux. C’est ce qu’a souligné Madame Véronique TOGNIFODÉ, Ministre béninois chargé des affaires sociales et de la microfinance, lors de la 7ᵉ session ordinaire du CRP. Elle a évoqué la difficulté à concilier les exigences du projet, qui a une dimension régionale, avec les réalités et les besoins spécifiques du Bénin.
La Ministre béninois a également plaidé pour la poursuite de l’accompagnement technique des partenaires du projet, afin de capitaliser les acquis et de renforcer les capacités des acteurs nationaux. La session ordinaire du CRP a été clôturée par l’élection du Bénin au poste de vice-président de l’institution, ce qui témoigne de la reconnaissance du leadership et de l’engagement du pays dans le projet SWEDD.
Madame, la Ministre Véronique TOGNIFODÉ a exprimé sa gratitude et sa satisfaction aux autorités burkinabées pour la qualité de l’organisation de la session, à la Banque mondiale pour son appui technique et financier, et à tous les acteurs impliqués pour le travail remarquable réalisé et les résultats obtenus au cours de l’année 2023.