E-Giénique : Un élan innovant contre la précarité menstruelle

Lyon,  – Dans une avancée significative pour la lutte contre la précarité menstruelle, le projet E-Giénique a été couronné de succès, remportant le prestigieux prix « Droits de l’Homme et pays en développement ». Doté d’une subvention de 20.000 euros, ce prix marque une étape décisive pour l’initiative qui vise à équiper six collèges des communes de Dassa-Zoumè et de Saketé de serviettes hygiéniques réutilisables et de distributeurs.

Dans une avancée significative pour la lutte contre la précarité menstruelle, le projet E-Giénique a été couronné de succès,
© Dans une avancée significative pour la lutte contre la précarité menstruelle, le projet E-Giénique a été couronné de succès,
E-Giénique une solution pour réduire les souffrances et de promouvoir la dignité des jeunes filles

Porté par Kadoukpè BABAODI, Sadikou OGOULYI, Rebecca TOYNOUBA et Léila Aïssatou BOUBACAR DIALLO, le projet E-Giénique se distingue par son approche holistique, combinant sensibilisation et solutions pratiques pour adresser un enjeu souvent négligé.  Par ailleurs, L’Association des Blogueurs du Bénin, reconnue pour son expertise dans la gestion de projets axés sur la santé sexuelle et reproductive, mobilise son expérience et ses compétences pour la mise en œuvre effective de cette initiative.

En outre, le prix, initié par l’Université Catholique de Lyon et financé par la Fondation de France, permettra l’exécution du projet dans les communes ciblées. En plus,  La précarité menstruelle est un enjeu de santé publique et de justice sociale qui touche des millions de personnes à travers le monde. Cette problématique, souvent négligée, révèle les inégalités systémiques qui affectent l’accès aux produits de base nécessaires à la gestion de l’hygiène menstruelle.

Les conséquences vont au-delà du manque de confort, engendrant des répercussions sur l’éducation, la participation économique et l’estime de soi. Des initiatives comme E-Giénique cherchent à apporter des solutions innovantes et durables pour combattre cette forme de précarité.

En fournissant un accès facilité à des protections hygiéniques abordables et de qualité, ces programmes aspirent non seulement à atténuer les souffrances mais aussi à renforcer l’autonomie et la dignité des individus affectés, contribuant ainsi à un avenir plus équitable où chaque personne a la possibilité de vivre avec dignité et sans entraves liées à la biologie de son corps.

Bénin: La Retraite Stratégique du Ministère du Développement

Cotonou, Bénin – La retraite stratégique, une initiative lancée en 2016 par le ministre d’État Abdoulaye BIO TCHANÉ, est devenue un rendez-vous annuel incontournable pour les cadres du ministère du développement et de la coordination de l’action gouvernementale. Cette année, l’événement se déroule sur deux jours, les 18 et 19 avril, au prestigieux Bénin Royal Hôtel.

Abdoulaye BIO TCHANÉ : Architecte de la retraite stratégique annuelle

Cette retraite offre une opportunité unique aux participants de prendre du recul par rapport à l’agitation quotidienne, de réfléchir ensemble dans un cadre différent et de discuter ouvertement des enjeux essentiels à la performance de leur ministère. C’est un moment privilégié pour échanger des idées, partager des expériences et élaborer des stratégies pour l’avenir.

Par ailleurs, le ministre d’État, M. BIO TCHANÉ, souligne l’importance de cet événement : « La retraite stratégique est bien plus qu’une simple pause dans notre emploi du temps chargé. C’est également  une plateforme d’échange et de réflexion qui nous permet de nous aligner sur nos objectifs communs et de renforcer notre engagement envers le développement du Bénin. »

Les discussions de cette année porteront sur des sujets variés, allant de l’amélioration des services publics à l’adoption de nouvelles technologies pour accélérer le développement. Les cadres auront également l’occasion de débattre des défis actuels et futurs auxquels le ministère est confronté, et de proposer des solutions innovantes.

La retraite stratégique est également un moment pour reconnaître et valoriser le travail acharné des employés. Elle vise à promouvoir leur épanouissement professionnel et personnel, en leur fournissant les outils et les connaissances nécessaires pour exceller dans leurs fonctions.

Alors que le Bénin continue de progresser sur la voie du développement, des initiatives telles que la retraite stratégique sont essentielles pour assurer que les leaders du pays restent à la pointe de l’innovation et du progrès. Le ministère du développement et de la coordination de l’action gouvernementale poursuivra avec détermination cette tradition d’excellence et de réflexion stratégique dans les années à venir.

Avancées de la BOAD : focus sur l’UEMOA à Washington

Washington, 18 avril 2024 –En marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, le Président de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) a participé à une réunion de haut niveau à Washington, organisée par le département Afrique du FMI.

En effet, cette rencontre a été l’occasion d’aborder les conclusions et recommandations issues des discussions de 2024 sur les politiques communes des pays membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Ces échanges ont permis de mettre en lumière les stratégies et les objectifs à atteindre pour renforcer la coopération économique et le développement au sein de l’union.

Par ailleurs, le Président de la BOAD a partagé les résultats significatifs obtenus par l’institution, soulignant l’approche sectorielle adoptée par la BOAD et les impacts positifs anticipés des projets financés en 2023. Ces projets, axés sur le développement durable et l’intégration régionale, devraient contribuer de manière substantielle à l’amélioration des conditions de vie des populations de l’UEMOA.

En somme , la réunion a également été l’occasion de discuter des défis futurs et des opportunités qui se présentent pour l’UEMOA, notamment en termes de financement du développement et de gestion des ressources. L’engagement de la BOAD envers le développement économique de l’Afrique de l’Ouest reste plus fort que jamais, avec une vision claire et des actions ciblées pour l’année à venir.

 

UNESCO et Afrique du Sud: Un nouveau chapitre de coopération

Dans une démarche historique marquant 30 ans de coopération fructueuse, la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a effectué sa première visite officielle en Afrique du Sud cette semaine. Au cœur des discussions avec le Vice-Président sud-africain, SEM Paul Mashatile, se trouvaient les thèmes de l’éducation, du patrimoine mondial, de l’égalité des genres, des sciences, ainsi que des priorités en matière de communication et d’information.

La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a effectué sa première visite officielle en Afrique du Sud cette semaine.
© La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a effectué sa première visite officielle en Afrique du Sud cette semaine.

Cette rencontre souligne l’engagement continu de l’UNESCO envers l’initiative Priorité Afrique, qui vise à renforcer l’éducation et le développement durable sur le continent. Les deux dirigeants ont exploré de nouvelles avenues de collaboration, notamment en prévision de la présidence sud-africaine du G20 en 2025, où l’UNESCO a exprimé son plein soutien aux initiatives à venir.

La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a effectué sa première visite officielle en Afrique du Sud cette semaine.
© La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a effectué sa première visite officielle en Afrique du Sud cette semaine.
Charaf Ahmimed, Conseiller principal du Directeur général de l’UNESCO, a également pris part à cette visite significative. Il a partagé sa satisfaction de collaborer avec M. Carlton Mukwevho, secrétaire général de la Commission nationale sud-africaine auprès de l’UNESCO, en déclarant : « une image vaut mille mots ». Cette phrase résume parfaitement l’esprit de coopération et l’accueil chaleureux réservé à la délégation de l’UNESCO.

L’impact de cette visite ne se limite pas seulement aux discussions formelles, mais s’étend également à la consolidation des liens entre l’UNESCO et l’Afrique du Sud, promettant un avenir où l’éducation et le développement durable sont au premier plan des agendas internationaux.

L’aide américaine à l’Ukraine : Un espoir face à l’offensive russe

Le Kremlin a récemment affirmé que l’aide des États-Unis à l’Ukraine, bloquée au Congrès depuis plusieurs mois, “ne pourra rien changer” à la situation sur le front, où l’armée russe est à l’offensive. Pourtant, du côté ukrainien, les appels à l’aide se font de plus en plus pressants. Alors que les forces russes pilonnent quotidiennement les villes et les infrastructures énergétiques ukrainiennes, l’Ukraine réclame inlassablement à ses alliés occidentaux plus de munitions et de systèmes de défense antiaérienne.

La Chambre américaine des représentants doit voter samedi sur un texte prévoyant près de 61 milliards de dollars d’aide militaire et économique à l’Ukraine. Cette aide pourrait permettre à l’armée ukrainienne de reprendre son souffle et de mieux résister à l’agression russe. Cependant, Les élus américains, face à des enjeux élevés, doivent peser activement les conséquences de leur décision.

L’Ukraine, en proie à une guerre dévastatrice, compte sur le soutien de la communauté internationale pour faire face à l’offensive russe. Si la Chambre américaine approuve l’aide américaine, cela pourrait marquer un tournant dans ce conflit, en offrant un espoir de résistance face à l’agression militaire.Cette approbation pourrait signaler un changement significatif dans la dynamique du conflit, permettant une riposte plus forte et coordonnée.

Mais la question reste : cette aide sera-t-elle suffisante pour inverser le cours des événements et protéger l’Ukraine ?

Pour rappelle, Le conflit en Ukraine a débuté avec l’invasion russe en février 2022. Les principales villes ukrainiennes ont été bombardées, et la Russie a pris le contrôle de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Depuis lors, le conflit se poursuit avec des pertes importantes des deux côtés .

Le Conseil des Ministres homologue les prix agricoles 2024-2025

Le 17 avril 2024, une réunion importante du Conseil des Ministres s’est déroulée sous l’égide de Monsieur Patrice TALON. Cette session a été marquée par la décision d’approuver les prix de vente des insecticides et des herbicides, ainsi que le prix d’achat du coton-graine pour les producteurs, en prévision de la saison agricole 2024-2025.

Pour la campagne actuelle, l’autorité compétente a homologué les prix de vente des insecticides et herbicides aux producteurs, en prenant en compte leur niveau de la campagne antérieure. On cèdera les insecticides à des prix de 4800 FCFA, 3500 FCFA ou 4000 FCFA le flacon, selon le type, pour traiter un demi-hectare (0.5ha). Quant aux herbicides, on les vendra à 3500 FCFA/litre, 7500 FCFA/litre, 7011 FCFA/litre ou 8000 FCFA/litre, en fonction de s’ils sont totaux, sélectifs ou sélectifs précoces.

En outre, pour la campagne cotonnière 2024-2025, les producteurs homologueront les prix d’achat du coton-graine. Ils achèteront le coton-graine cobiologique de premier choix à 360 FCFA/kg et le coton-graine biologique de deuxième choix à 310 FCFA/kg.

Enfin, les prélèvements destinés aux fonctions critiques s’établissent à 13 FCFA/kg de coton-graine et ceux de la réserve stratégique à 5 FCFA/kg de coton-graine.

Les ministres concernés ont reçu l’instruction, en lien avec les familles professionnelles de l’Association interprofessionnelle du coton, de veiller à l’application rigoureuse de ces prix et à sécuriser ces intrants subventionnés au profit de nos producteurs.

Cette décision du Conseil des Ministres marque une étape importante dans la régulation du secteur agricole, garantissant ainsi une juste rémunération pour les producteurs et une stabilité des prix pour les consommateurs.

Subvention de 24 milliards de FCFA pour soutenir les agriculteurs

Cotonou, le 18 avril 2024 – Sous la présidence du chef de l’État, M. Patrice TALON, le Conseil des ministres a tenu une réunion le mercredi. L’ordre du jour comprenait l’approbation  des mesures de soutien de l’État aux producteurs sur les prix de cession des engrais au titre de la campagne agricole 2024-2025.

Des subventions massives pour soutenir les producteurs face à l’augmentation des coûts des engrais

Au cours des trois dernières années, la conjoncture économique internationale, marquée par les effets pervers de l’après COVID-19 et le conflit russo-ukrainien, a entraîné une hausse significative des prix des engrais sur le marché international. Pour atténuer le choc ainsi généré, l’État et les acteurs privés de la filière coton ont décidé de mobiliser des subventions en soutien aux producteurs sur les prix des engrais au cours des campagnes 2022-2023 et 2023-2024. Ces montants sont respectivement de 55 milliards de FCFA et d’environ 30 milliards de FCFA.

Grâce à ces importantes contributions, le prix des engrais aux producteurs a été de 280 FCFA par kg, soit 14.000 FCFA le sac de 50 kg au cours des campagnes agricoles concernées. Actuellement, ces prix restent élevés sur le marché international. Pour la campagne agricole 2024-2025, céder ces engrais à leur valeur réelle les rendrait inaccessibles à la grande majorité des producteurs agricoles, ce qui aurait de graves conséquences sur la production et menacerait la sécurité alimentaire au plan national.

Le gouvernement maintient le prix des engrais abordable pour les agriculteurs malgré la hausse des prix sur le marché international

C’est pourquoi, à la suite des deux campagnes écoulées, le Gouvernement a décidé de reconduire le soutien de l’État aux agriculteurs en vue de garantir le succès de la campagne agricole 2024-2025. À cet effet, le Conseil a autorisé la mise en place d’une subvention de l’État en soutien au prix de cession des engrais, d’un montant total de 24.400.000.000 FCFA.

Sur cette base, les engrais seront  respectivement grâce aux subventions  aux prix suivants :

  • engrais NPK toutes catégories à 340 FCFA le kg, soit 17.000 FCFA le sac de 50 kg au lieu de 24.000 FCFA ;
  • engrais UREE à 300 FCFA/kg, soit 15.000 FCFA le sac de 50 kg au lieu de 19.500 FCFA ;
  • engrais SSP à 280 FCFA/kg, soit 14.000 FCFA le sac de 50 kg ;
  • engrais KCl à 280 FCFA/kg, soit 14.000 FCFA le sac de 50 kg.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche veillera, en relation avec les différents acteurs, à la bonne application de ces mesures ainsi qu’à la disponibilité des engrais dans toutes les communes. Cette initiative du gouvernement est une preuve supplémentaire de son engagement à soutenir les agriculteurs et à garantir la sécurité alimentaire au Bénin.

Porto-Novo : Projet d’hôtel de ville en marche

Sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, le Conseil des ministres s’est réuni pour prendre des décisions importantes concernant le projet de construction de l’hôtel de ville de Porto-Novo. En effet, ce projet vise à améliorer les conditions de travail des agents municipaux et à offrir un meilleur service aux usagers, tout en s’inscrivant dans le cadre du Programme de modernisation continue des infrastructures urbaines.

Les principes directeurs qui orienteront la conception et la réalisation de cet ouvrage sont essentiellement axés sur la sécurité, assurant que l’ouvrage réponde aux normes les plus strictes pour protéger les usagers ainsi que le personnel.

Par ailleurs, le confort n’est pas en reste, car les espaces, tant intérieurs qu’extérieurs, auront une nouvelle conception afin de créer un cadre à la fois agréable et fonctionnel. En outre, la fonctionnalité sera au cœur du projet, avec un hôtel de ville pourvu de toutes les installations requises pour un fonctionnement optimal et sans accroc.

Enfin, la conception architecturale ne se fera pas au hasard : l’expertise et l’expérience des professionnels sélectionnés pour ce projet promettent une architecture harmonieuse, en adéquation avec les aspirations de la municipalité.

Afin de mener à bien ce projet ambitieux, le Conseil a donné son accord pour la contractualisation avec une entreprise qualifiée chargée de la maîtrise d’œuvre complète. Cette entreprise sera responsable de la conduite du chantier en respectant les règles de l’art.

Ce projet marque une étape importante dans la modernisation de Porto-Novo. Il devrait contribuer à renforcer l’identité et le dynamisme de la ville. Avec ce projet, la ville de Porto-Novo s’engage activement dans un processus de transformation qui promet d’enrichir son patrimoine culturel et social. Les citoyens pourront bientôt bénéficier d’un hôtel de ville à la hauteur de leurs attentes, alliant fonctionnalité, esthétique et sécurité.

 

Plans d’aménagement des forêts classées au Bénin approuvés

Sous la présidence du chef de l’État, M. Patrice TALON, le Conseil des ministres a tenu une réunion ce mercredi, le 17 avril 2024. Lors de cette réunion, les plans d’aménagement participatif de forêts classées ont été approuvés.

En effet, ces plans, élaborés pour une durée de 10 ans en application de la règlementation en vigueur, définissent les principaux objectifs assignés en vue d’une gestion optimale des forêts. Ils décrivent également l’état du potentiel en ressources forestières des forêts classées, les activités de préservation, de restauration et d’exploitation rationnelle des ressources forestières, ainsi que les mécanismes organisationnels, institutionnels et financiers pour mettre en œuvre ces activités.

Forêts classées concernées

Les forêts classées concernées par ces plans d’aménagement sont les suivantes:

  • Dan
  • Kétou
  • Logozohè
  • Agoua
  • Ouémé-Boukou
  • Tchaourou-Toui-Kilibo
  • Ouémé supérieur-N’dali
  • Ouéno Bénou
  • Trois rivières
  • Alibori supérieur

Ces forêts classées sont situées dans les départements du Zou, du Plateau, des Collines, du Borgou, de la Donga, de l’Alibori et de l’Atacora.

Contenu des plans d’aménagement

Chaque plan d’aménagement présente l’état des lieux des forêts classées ciblées, le bilan technique, financier et institutionnel de la mise en œuvre des plans antérieurs, le nouveau zonage de la forêt classée, le mode de gestion de chaque série d’aménagements, ainsi que le dispositif organisationnel de cogestion. Il intègre les rôles et responsabilités de chacun des acteurs impliqués, mais aussi l’évaluation des moyens nécessaires à la conduite des activités planifiées.

Par ailleurs, ledit plan met en exergue le parcellaire complet de chaque forêt classée, accompagné d’une fiche décrivant les opérations d’aménagement à mener parcelle par parcelle, sur la durée de sa mise en œuvre.

La sauvegarde de ces forêts classées revêt une importance capitale. Elle permet d’accroître leur potentiel à remplir diverses fonctions écologiques, économiques et financières. Ce dispositif joue un rôle crucial dans la protection et la valorisation de ces espaces naturels.

Les ministres concernés veilleront à la mise en œuvre efficiente de ces plans d’aménagement afin d’atteindre les résultats escomptés. De plus, cette rubrique a adopté les décrets qui définissent les attributions, l’organisation et le fonctionnement du ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines. Elle a également adopté ceux du Comité interministériel de pilotage de la Politique nationale de Décentralisation et de Déconcentration, ainsi que l’approbation des statuts modifiés de l’Agence nationale des Patrimoines touristiques, de l’Agence de Développement des Arts et de la Culture, et de l’Agence béninoise pour le Développement du Tourisme. Enfin, elle a nommé les membres des conseils d’administration respectifs.

Ratification de la Convention pour l’Autorité du Bassin du Mono

Dans un développement significatif, le Conseil des Ministres s’est réuni le mercredi 17 avril 2024, sous la présidence de Patrice TALON, qui occupe à la fois les fonctions de Président de la République et de Chef du Gouvernement.

Ratification transfrontalière : Le Fleuve Mono au Cœur d’un Accord Historique

Au cours de cette session, le Conseil a abordé la question de la ratification et de la transmission à l’Assemblée nationale. Le sujet à l’étude était la Convention portant statut du Fleuve Mono et la création de l’Autorité du Bassin du Mono.

Le contexte de cette décision remonte à 2014, lorsque les autorités du Bénin et du Togo ont conjointement signé une convention visant à établir une gestion coordonnée des ressources en eau au sein du bassin du fleuve Mono. Le potentiel considérable de ce cours d’eau motive cette démarche collaborative pour divers usages. Il sert notamment aux activités agro-pastorales, à l’alimentation en eau potable, à l’industrie, à la production d’hydroélectricité, et à la préservation des écosystèmes et de la biodiversité.

La portée de cette initiative dépasse le fleuve lui-même, englobant ses affluents, sous-affluents et défluents. Elle tient également compte des plans d’eau naturels et artificiels, des lacs et des eaux souterraines. De plus, l’accent est mis sur les zones humides, les écosystèmes aquatiques et terrestres influencés par le fleuve, y compris sa zone d’impact côtière et océanique.

Ayant déjà reçu la ratification de la République togolaise, il ne reste que l’accord du Bénin. Une fois que les deux États auront déposé les instruments nécessaires, la Convention entrera en vigueur.

Par la suite, les autorités déploierons des efforts concertés pour élaborer et mettre en œuvre des solutions rationnelles face aux défis de la gestion des ressources naturelles du bassin du Mono.. Ces efforts impliqueront une collaboration entre les communautés locales et les deux États participants.

En somme , le Conseil a unanimement convenu de soumettre cette question à l’Assemblée nationale en vue de son autorisation et de sa ratification formelle.