Djègbadji inaugure l’usine de sel iodé Xwlajè

L’ambiance était à la célébration ce jeudi 21 mai 2026 à Djègbadji. Connu pour sa longue tradition salicole (production de sel), cet arrondissement de la commune de Ouidah vient de franchir un cap industriel majeur. En effet, les autorités locales et les partenaires internationaux s’y sont réunis pour inaugurer officiellement la toute nouvelle unité de production de sel local iodé, baptisée « Xwlajè ».

Cette infrastructure moderne a vu le jour grâce au Projet de Promotion du Sel Local Iodé (ProSel). De plus, le coût total des investissements s’élève à plus de 600 millions de francs CFA. Le projet a été porté par le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, avec un soutien technique et financier stratégique du consortium IBSA et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Présidence du Bénin
© Présidence du Bénin

 

Un coup de pouce majeur pour les femmes productrices

Sur le terrain, l’objectif est double : structurer durablement la filière salicole béninoise et moderniser un secteur jusqu’ici très artisanal. Ainsi, cette usine vient directement transformer le quotidien des producteurs locaux, au premier rang desquels figurent les groupements de femmes. Très actives dans la récolte et la cuisson du sel à Djègbadji, ces dernières disposent désormais d’un outil de travail qui réduit la pénibilité de leur tâche tout en augmentant leurs volumes de vente.

Par ailleurs, la coupure officielle du ruban s’est déroulée devant un parterre de personnalités politiques et de diplomates. Le ministre Modeste Tihounté Kérékou, le maire de Ouidah Christian Mawugnon Houétchénou, ainsi que le représentant résident du PNUD au Bénin, Titus Osundina, avaient fait le déplacement pour marquer l’événement.

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Des équipements aux normes internationales

Le site abrite des équipements de pointe dédiés aux étapes clés de la chaîne de valeur : le traitement du sel, son iodation, son conditionnement et son stockage. En garantissant un produit fini conforme aux normes sanitaires et de qualité en vigueur, cette usine permet au sel de Djègbadji de rivaliser avec les produits d’importation sur les étals des marchés nationaux et régionaux.

Enfin, avec la mise en service de ces installations, la « cité du sel » ne se contente plus de perpétuer un savoir-faire ancestral. Elle se positionne désormais comme un pôle hautement stratégique de la production de sel iodé au Bénin, alliant tradition locale et exigences de l’industrie moderne.

Zè : une fillette retrouvée morte dans un puits

La communauté de Houegnonkpa, dans l’arrondissement de Koundokpoé (commune de Zè), vit un deuil brutal après la découverte, le jeudi 21 mai 2026, du corps sans vie d’une fillette d’environ huit ans au fond d’un puits. La victime, inscrite en classe de CI à l’École primaire publique de Tôfa, portait encore sa tenue scolaire lorsque les habitants ont constaté le drame.

Le fil du drame

Selon les premiers éléments recueillis auprès du voisinage, la journée de la petite fille avait pourtant commencé normalement. Après avoir pris le repas de midi à la cantine de son école, elle est rentrée au domicile de sa grand-mère, qui en avait la garde, ses parents résidant à Abomey.

C’est en début d’après-midi que la situation a basculé. L’écolière aurait quitté la maison familiale pour se rendre dans une concession voisine afin d’y mettre un téléphone portable en charge. Inquiète de ne pas la voir revenir après un long moment, sa grand-mère s’est lancée à sa recherche. C’est en inspectant les environs qu’elle a fait la macabre découverte, apercevant l’uniforme de l’enfant flotter à la surface de l’eau.

Constatations et inhumation

Alertées par les proches et les riverains, les autorités locales ont immédiatement réagi. Une équipe de la Police républicaine s’est rendue sur les lieux afin de procéder aux constatations d’usage et de clarifier les circonstances de ce drame.

À la suite du rapport des forces de l’ordre et sur instructions formelles du procureur de la République, le corps de la fillette a été restitué à sa famille. L’inhumation a eu lieu dans la foulée, laissant les habitants de Zè sous le choc de cette disparition brutale.

Baccalauréat 2026 : convocations et numéros de table disponibles

À quelques jours du coup d’envoi des premières épreuves, l’administration de l’examen passe à la vitesse supérieure. Attribution des numéros de table, distribution des convocations en ligne et fixation du calendrier des épreuves pratiques : le Directeur général de l’Office du Baccalauréat, Alphonse da Silva, pose le cadre d’une session hautement sécurisée.

 

Cotonou, 22 mai 2026  — La tension monte d’un cran pour les futurs bacheliers béninois. Dans un communiqué officiel rendu public à Cotonou le mardi 19 mai 2026, l’Office du Baccalauréat a annoncé la disponibilité immédiate des numéros de table et des centres de composition pour l’ensemble des candidats libres inscrits à la session unique de juin 2026.

Les candidats concernés disposent d’une fenêtre numérique allant du mercredi 13 mai au jeudi 11 juin 2026 pour consulter et sécuriser leurs données d’examen en se connectant à la plateforme officielle inscription.bac.bj à l’aide de leurs identifiants personnels.

 

Retrait des convocations : mode d’emploi par catégorie

Pour accéder aux centres d’examen, chaque candidat devra impérativement présenter sa convocation. Soucieux d’éviter les attroupements et les lenteurs administratives, l’Office du Baccalauréat a détaillé les modalités de retrait. Les candidats libres peuvent retirer leurs convocations tous les jours ouvrables auprès des Directions départementales des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (DDESTFP) de leur lieu de résidence.

Dans les départements de l’Atlantique et du Littoral, l’Office a centralisé l’opération au CEG Sainte Rita, situé en face de son siège à Cotonou. Quant aux candidats officiels, ils n’auront aucune formalité à accomplir : leurs établissements se chargeront d’éditer les convocations en ligne, de les imprimer et de les remettre directement aux élèves.

 

Alerte de l’administration : traquer la moindre erreur d’état civil

Le Directeur général de l’Office du Baccalauréat, Alphonse da Silva, a tenu à lancer une mise en garde stricte à l’endroit de tous les candidats. L’heure est à la vérification minutieuse des documents imprimés.

Les postulants doivent impérativement scruter la conformité de leurs données d’état civil (noms, prénoms, date et lieu de naissance) ainsi que la justesse du centre de composition assigné pour les épreuves pratiques.

« Toute discordance constatée devra être signalée et corrigée auprès de l’Office du Baccalauréat avant le démarrage des phases écrites », insiste avec fermeté le communiqué du Directeur général.

Une erreur non corrigée sur la convocation peut, en effet, entraîner de lourdes complications lors de la délivrance future du diplôme.

 

Top départ des épreuves pratiques le 25 mai

Le calendrier du Baccalauréat 2026 est désormais connu. Les filières techniques et industrielles ouvriront les épreuves avec les séries E, F1, F2, F3 ainsi que la filière Eau et Assainissement dès le lundi 25 mai 2026. Les candidats des séries F4 et G1 entreront ensuite en lice le mardi 2 juin. Pour les milliers d’aspirants au premier diplôme universitaire, ces prochaines journées s’annoncent décisives. À travers cette organisation minutieuse, l’équipe d’Alphonse da Silva affiche sa volonté de conduire un Baccalauréat 2026 rigoureusement préparé, sans laisser place à l’improvisation.

Le PSG sous le charme de la prodige béninoise Romaine Gandonou

À seulement 15 ans, la sensation des Amazones U20 du Bénin s’apprête à faire le grand saut vers l’Europe. En effet, après un stage d’observation particulièrement concluant dans la capitale française, l’attaquante vedette pourrait officiellement s’engager avec le Paris Saint-Germain dans les prochaines semaines.

Paris, 22 mai 2026 — Le football féminin béninois est à l’aube d’un transfert historique. Retenez bien son nom : Romaine Gandonou. La jeune buteuse de Tambours FC, qui vient tout juste de porter la sélection des Amazones U20 vers une qualification historique pour la Coupe du monde de la catégorie, se trouve actuellement aux portes du Paris Saint-Germain.

Venue tester ses aptitudes dans les installations du club de première division française, l’internationale béninoise a transformé son essai en un véritable plébiscite. Ainsi, les dirigeants parisiens ont jugé son stage hautement concluant, ouvrant grand la voie à une future signature sous les couleurs des Rouge et Bleu.

14 buts en éliminatoires : les chiffres d’une attaquante hors norme

Si l’intérêt du géant français peut surprendre par la précocité de la joueuse, il n’en demeure pas moins le fruit d’une logique sportive implacable. En effet, Romaine Gandonou a littéralement éclaboussé de sa classe la dernière campagne des éliminatoires de la Coupe du monde U20 en zone Afrique, terminant meilleure buteuse du continent avec 14 réalisations en seulement six matchs.

Rapide, instinctive et dotée d’un sang-froid remarquable devant la cage adverse, la native d’Akpro-Missérété affiche des statistiques vertigineuses qui ont rapidement alerté les cellules de recrutement européennes. Dès lors, en rejoignant le groupe d’observation du PSG, elle concrétise ainsi un rêve d’enfance qu’elle confiait encore récemment dans les médias locaux : « Je veux jouer au PSG ».

Des discussions positives pour sceller l’avenir de la pépite

L’accord de principe semble désormais sur de bons rails. En effet, l’agence Fella Sport Management, par l’intermédiaire de son représentant Chernor Musa Jalloh, qui a facilité l’immersion de la joueuse à Paris, s’est entretenue avec l’état-major du club parisien.

À l’issue de cette réunion de haut niveau, la direction du Paris Saint-Germain s’est montrée pleinement disposée à échanger concrètement autour de l’avenir et du plan de développement de la jeune athlète. Par ailleurs, l’objectif de l’écurie parisienne est clair : sécuriser ce joyau brut tout en peaufinant son encadrement athlétique et technique au sein des structures d’élite de la capitale.

Profil de la joueuse Informations
Nom Romaine Yenido Gandonou
Âge 15 ans (née le 13 novembre 2010)
Club actuel Tambours FC (Bénin)
Statut international Internationale Amazones U20 du Bénin
Performance clé Meilleure buteuse des éliminatoires du Mondial U20 (14 buts)

Une officialisation attendue d’ici peu

Selon les informations internes aux différentes parties, le dénouement de ce dossier brûlant ne devrait plus tarder. Ainsi, si les négociations contractuelles se poursuivent et aboutissent favorablement sur les derniers détails, une officialisation pourrait intervenir dans les toutes prochaines semaines.

Pour le sport béninois, ce transfert représenterait une vitrine internationale sans précédent ainsi qu’un immense coup de projecteur sur la progression fulgurante du football féminin national. Quant à Romaine Gandonou, ce ne serait que le début d’une aventure susceptible de la propulser rapidement parmi les grandes figures du football mondial.

Bénin : Talon s’en va, Wadagni arrive

Le Bénin s’apprête à tourner une page majeure de son histoire politique contemporaine. À quelques jours de la prestation de serment du président élu Romuald Wadagni, prévue ce dimanche 24 mai 2026, le chef de l’État sortant, Patrice Talon, a livré un message solennel à la Nation. Entre bilan, émotion et appel à l’unité, le président béninois a dressé le portrait d’un pays qu’il estime profondément transformé après dix années de gouvernance.

Dans cette adresse aux accents de testament politique, Patrice Talon a d’abord tenu à saluer l’arrivée de son successeur, Romuald Wadagni, appelé désormais à conduire la destinée du pays pour les sept prochaines années. Le président sortant lui a adressé ses « vœux de grande réussite », tout en soulignant l’ampleur de la mission qui l’attend dans un contexte régional marqué par des défis économiques, sécuritaires et sociaux croissants.

Mais au-delà du simple passage de relais institutionnel, ce discours marque surtout la fin d’une décennie politique durant laquelle Patrice Talon aura profondément remodelé l’appareil d’État béninois. Arrivé au pouvoir en 2016 avec la promesse de moderniser l’administration et de rationaliser l’action publique, l’ancien homme d’affaires revendique aujourd’hui un bilan fondé sur les réformes structurelles, les grands chantiers et la transformation économique.

« Nous avons osé parcourir un chemin exigeant »

Face à ses compatriotes, Patrice Talon a insisté sur la dimension collective des transformations engagées. « Je suis fier de vous », a-t-il déclaré, en rendant hommage aux Béninoises et aux Béninois des villes, des campagnes et de la diaspora.

Dans son intervention, le chef de l’État sortant reconnaît cependant que cette décennie n’a pas été un long fleuve tranquille. Il évoque un parcours « parsemé d’embûches », marqué par des sacrifices et des décisions parfois difficiles. Une référence implicite aux nombreuses réformes controversées qui ont rythmé ses deux mandats : réorganisation institutionnelle, réforme du système partisan, modernisation fiscale, grands travaux d’infrastructures et restructuration de plusieurs secteurs publics.

Malgré les critiques qui ont accompagné certaines de ces mesures, Patrice Talon estime que les résultats commencent à porter leurs fruits. Selon lui, le regard de la communauté internationale sur le Bénin a changé, le pays suscitant désormais « admiration » et reconnaissance.

Durant ses dix années au pouvoir, le Bénin a effectivement enregistré plusieurs mutations visibles : développement des infrastructures routières, rénovation urbaine de Cotonou, essor du tourisme culturel autour des mémoires du royaume du Dahomey, modernisation des services administratifs et mise en avant d’une gouvernance axée sur la performance économique.

Un hommage personnel à son épouse

Dans un passage particulièrement intime de son allocution, Patrice Talon a également rendu un hommage appuyé à son épouse, Claudine Talon. Le président béninois a salué « une grande dame » qui l’aurait accompagné « avec affection et patience » tout au long de son mandat.

Rarement expansif sur sa vie privée dans ses prises de parole officielles, le chef de l’État a cette fois-ci choisi d’exposer une facette plus personnelle de son parcours présidentiel. Il a notamment évoqué le « coaching » et le soutien constant de la Première dame, qu’il considère comme un apport essentiel dans l’exercice de ses responsabilités.

Cette séquence plus émotionnelle tranche avec l’image souvent technocratique et rigoureuse associée à Patrice Talon depuis son arrivée au pouvoir. Elle intervient également dans un contexte où la question de l’héritage politique et humain du président sortant occupe une place centrale dans les débats au Bénin.

Romuald Wadagni face au défi de la continuité

En passant officiellement le relais à Romuald Wadagni, Patrice Talon affiche clairement sa confiance dans la capacité de son successeur à poursuivre les transformations engagées. L’ancien ministre de l’Économie et des Finances hérite d’un appareil d’État profondément restructuré, mais aussi d’attentes sociales élevées.

Dans son message, le président sortant appelle les Béninois à se mobiliser « autour » du nouveau chef de l’État et « avec lui », afin de poursuivre la dynamique de progrès. Une manière d’insister sur la nécessité de préserver la stabilité politique et institutionnelle dans un environnement régional souvent marqué par les crises et les transitions brutales.

Pour de nombreux observateurs, l’arrivée de Romuald Wadagni ouvre une nouvelle phase pour le Bénin. À cette étape, le pays devra non seulement consolider les acquis économiques des dernières années, mais également répondre aux attentes sociales liées à l’emploi des jeunes, au pouvoir d’achat et à l’inclusion politique.

Le futur président devra aussi composer avec les enjeux sécuritaires croissants dans la sous-région ouest-africaine, alors que plusieurs pays voisins font face à des menaces terroristes persistantes et à des tensions politiques.

Une transition scrutée en Afrique de l’Ouest

La transmission du pouvoir entre Patrice Talon et Romuald Wadagni est suivie avec attention au-delà des frontières béninoises. Dans un contexte ouest-africain marqué par les coups d’État, les transitions militaires et les crises institutionnelles, le Bénin veut apparaître comme un modèle de stabilité démocratique et de continuité républicaine.

Le départ volontaire de Patrice Talon après deux mandats constitue ainsi un signal politique fort pour une région régulièrement confrontée aux débats sur la limitation des mandats présidentiels.

En conclusion de son message, le président sortant a lancé un appel à l’unité nationale et à la poursuite des efforts collectifs pour bâtir « une grande Nation ». Avant de quitter la scène politique, Patrice Talon a une dernière fois invoqué les symboles républicains : « Vive la République ! Vive le Bénin ! »

Ce dimanche 24 mai 2026, avec la prestation de serment de Romuald Wadagni, le Bénin entrera officiellement dans une nouvelle ère politique.

Tori-Bossito : un faux policier arrêté dans une affaire de motos volées

Tori-Bossito, 20 mai 2026 — Derrière l’apparence rassurante d’un homme se présentant comme agent de police se cachait en réalité un réseau mêlant vol de motos, escroquerie, recel, faux billets et usurpation de titre. Le mardi 19 mai 2026, une opération menée par les forces de l’ordre a permis de démanteler une partie de cette organisation après plusieurs jours d’enquête.

L’affaire débute le 14 mai. Un individu se présente auprès d’un vendeur de motos d’occasion spécialisé dans les Haojue 115. Costume bien rodé, ton calme, rendez-vous organisés près du commissariat de Tori-Bossito : tout semble crédible. L’homme affirme être policier et gagne progressivement la confiance du commerçant.

Pendant plusieurs jours, il multiplie les échanges avec sa cible, jouant le rôle du client sérieux. Puis, le 17 mai, il passe à l’action. Sous prétexte de vouloir tester une moto avant achat, il profite d’un moment d’inattention du vendeur pour démarrer l’engin et disparaître à toute vitesse.

Mais dans sa fuite précipitée, le suspect commet une erreur qui va faire basculer l’enquête : il abandonne son sac sur place. À l’intérieur, les enquêteurs découvrent 17 faux billets de 10 000 FCFA, révélant une affaire bien plus vaste qu’un simple vol de moto.

 

Une enquête qui remonte toute une filière

Alertée, la police ouvre immédiatement une enquête. Les investigations permettent d’interpeller le principal suspect dans la nuit du 18 au 19 mai. Selon les premiers éléments, l’homme était déjà recherché dans une autre affaire d’escroquerie portant sur 50 000 FCFA.

Lors de son audition, il finit par livrer le nom d’un complice présumé qui l’aurait hébergé après le vol. Une première perquisition est menée, sans résultat concluant. Mais les enquêteurs poursuivent leurs recherches jusqu’au quartier Von Château, à Cococodji.

Dans un atelier suspecté de servir de point de recel, les forces de l’ordre mettent la main sur plusieurs objets compromettants : une Honda Wave, une Dayang, 25 pagnes neufs ainsi que la fameuse Haojue 115 volée quelques jours plus tôt.

 

Attogon dans le viseur des enquêteurs

 

Les policiers poursuivent ensuite leurs investigations jusqu’à Attogon, où ils recherchent activement un mécanicien soupçonné d’avoir dissimulé d’autres motos volées appartenant au réseau.

Au total, cette opération a permis l’arrestation de deux suspects, la récupération de plusieurs motos, la saisie de faux billets et l’interpellation d’un individu se faisant passer pour un policier.

Hormis le spectaculaire scénario du faux agent infiltrant la confiance d’un vendeur, cette affaire met surtout en lumière l’existence de réseaux criminels capables de mêler escroquerie, faux monnayage et trafic de biens volés dans plusieurs localités. À Tori-Bossito comme à Cococodji, l’enquête se poursuit désormais pour identifier l’ensemble des ramifications du réseau et retrouver d’éventuels complices encore en fuite.

Bénin : le programme millimétré de l’investiture de Wadagni

Le Bénin s’apprête à vivre un tournant démocratique majeur ce dimanche 24 mai 2026. L’investiture du nouveau président élu, Romuald Wadagni, se déroulera selon un protocole strict, sobre et minuté. Entre une passation de pouvoir feutrée au Palais de la Marina et une prestation de serment solennelle au Palais des Congrès, voici l’agenda complet d’une transition historique.

C’est un événement calibré avec une précision d’orfèvre. Pour succéder officiellement à Patrice Talon, la commission protocolaire a misé sur l’efficacité : une cérémonie centrale prévue pour durer au maximum une heure, devant un parterre impressionnant d’environ 6 000 invités de marque.

Fidèle à la doctrine diplomatique béninoise instaurée ces dernières années, aucun chef d’État étranger en exercice ne foulera le tarmac de Cotonou pour cet événement. Le Bénin privilégie une célébration souveraine, bien que de nombreuses délégations diplomatiques internationales soient attendues pour représenter leurs pays respectifs.

L’acte de passation se jouera sur deux théâtres géographiques bien distincts de la capitale économique.

Les adieux de Patrice Talon au Palais de la Marina

Le premier volet de cette matinée historique débutera au cœur du pouvoir exécutif béninois, le Palais de la Marina.

  • L’ouverture du protocole : le président sortant, Patrice Talon, sera le premier à faire son entrée dans le palais présidentiel.
  • 10 h 15 : Le message d’adieu. Patrice Talon prononcera une brève allocution, ultime prise de parole officielle dédiée à la nation depuis son bureau présidentiel.
  • L’accueil du successeur : dans la foulée, le chef de l’État sortant recevra Romuald Wadagni. Les deux hommes s’isoleront pour un tête-à-tête confidentiel d’une quinzaine de minutes afin de sceller la transmission des dossiers de la République.
  • Le départ de l’ancien président : À l’issue de cet entretien, Patrice Talon quittera définitivement l’enceinte de la Marina, saluant une dernière fois ses collaborateurs directs et marquant la fin constitutionnelle de ses fonctions. Ensuite, le nouveau président élu prendra symboliquement possession de ses futurs bureaux.

 

La sacralisation constitutionnelle au Palais des Congrès

La seconde phase de la journée, purement républicaine et publique, se déroulera au Palais des Congrès, où le nouveau chef de l’État est attendu un peu avant 11 h 00. C’est ici que s’orchestreront les temps forts de l’investiture :

1. Le serment devant les Sages

Le moment le plus solennel de la matinée sera marqué par l’audience spéciale de la Cour constitutionnelle. Romuald Wadagni se tiendra debout face aux Sages pour prononcer la phrase sacramentelle. Ensuite, une fois les mots prononcés, le président de la Cour constitutionnelle recevra officiellement son serment. À cet instant précis, Romuald Wadagni deviendra légalement et pleinement le Président de la République du Bénin.

2. Les attributs du pouvoir et l’allégeance militaire

Devenu chef de l’État, il recevra immédiatement le Grand Collier de Grand Maître de l’Ordre National des mains de la vice-présidente de la République. Le pouvoir civil étant établi, le pouvoir militaire lui emboîtera le pas : le chef d’état-major général des Forces armées béninoises se présentera devant lui pour lui faire allégeance, marquant sa reconnaissance officielle en tant que nouveau chef suprême des armées du Bénin.

3. Le premier grand discours

Revêtu de ses attributs et conforté par l’armée, le président Romuald Wadagni prononcera son tout premier discours d’orientation politique, traçant les lignes directrices de son mandat de cinq ans.

 

Un banquet républicain

Finalement, le départ du président du Palais des Congrès clôturera cette heure protocolaire de haute intensité. Les festivités officielles se poursuivront à la mi-journée. À partir de 13 h 00, la présidence de la République offrira un grand banquet de célébration aux délégations et aux invités de marque, ouvrant officiellement l’ère Wadagni au Bénin.

Port de Cotonou : Saisie de plus de 90 kg de cocaïne sous un navire

Un coup d’arrêt majeur a été porté aux réseaux internationaux de narcotrafic en Afrique de l’Ouest. Grâce à une opération d’infiltration sous-marine menée au cœur du bassin portuaire de Cotonou, la Police républicaine a saisi une cargaison de cocaïne d’une valeur marchande considérable, astucieusement dissimulée sous la ligne de flottaison d’un navire étranger.

Les trafiquants redoublent d’ingéniosité, mais la sécurité maritime veille. Une opération de haute voltige, menée entre le 16 et le 17 mai 2026, a permis de déjouer une tentative d’introduction massive de stupéfiants sur le territoire béninois.

C’est une unité d’élite, l’Unité spéciale de police fluviale et maritime (USPFM), qui a orchestré cette mission de surveillance et de ciblage dans les eaux stratégiques du port de Cotonou. S’inscrivant dans le cadre de la lutte contre le trafic international de drogue par voie maritime, l’intervention a mis en lumière des méthodes de dissimulation de plus en plus sophistiquées.

 

Une cache sous-marine hautement technique

Loin des traditionnelles fouilles de conteneurs sur les quais, les forces de l’ordre ont découvert la cargaison en inspectant les structures immergées d’un navire porte-conteneurs battant pavillon étranger. Les agents de l’USPFM ont réussi à localiser puis à extraire cinq ballots suspects, littéralement immergés et fixés à l’intérieur de la crépine du navire, le système d’aspiration d’eau de mer situé sous la coque.

L’analyse scientifique des paquets récupérés n’a laissé place à aucun doute quant à la nature de la marchandise.

« Les analyses effectuées ont confirmé qu’il s’agissait de cocaïne, dont le poids total a été évalué à plus de quatre-vingt-dix (90) kilogrammes », a officiellement communiqué la direction de la Police républicaine.

 

L’OCERTID prend le relais de l’enquête.

Cette saisie record de plus de 90 kilogrammes de cocaïne démontre que les côtes béninoises demeurent une zone de transit stratégique pour les cartels transcontinentaux.

Une fois la cargaison sécurisée et sortie des eaux, la Police républicaine a immédiatement transmis le dossier aux spécialistes de la lutte contre les stupéfiants.

La Police républicaine a remis les produits illicites à l’Office central de réhabilitation et de répression du trafic illicite des drogues et précurseurs (OCERTID). Les enquêteurs de cette structure exploitent désormais les indices recueillis, interrogent les membres de l’équipage et analysent les documents de bord du cargo afin de remonter la filière et d’identifier d’éventuelles complicités locales et internationales derrière ce réseau criminel.

Guépards–Étalons : duel clé des éliminatoires

Le verdict est tombé ce mardi 19 mai 2026 au Caire : le Bénin hérite d’un groupe compétitif mais largement à sa portée pour arracher son ticket pour l’Afrique de l’Est. Coincés entre le Burkina Faso, la Mauritanie et la Centrafrique, les hommes de Gernot Rohr se retrouvent face à leurs responsabilités.

La Confédération africaine de football (CAF) a procédé ce mardi, au siège de la Fédération égyptienne de football au Caire, au tirage au sort des éliminatoires de la 36ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations, prévue du 19 juin au 17 juillet 2027 et coorganisée par le triumvirat Kenya-Tanzanie-Ouganda.

Avec 48 nations réparties en 12 poules de quatre, l’équation pour s’envoler vers les pelouses est-africaines est limpide : les 12 vainqueurs de groupe ainsi que les 3 meilleurs deuxièmes du classement général obtiendront leur qualification directe. Les autres dauphins devront, quant à eux, passer par de stressants barrages aller-retour en novembre 2026.

Positionné dans le chapeau 2 lors du tirage, le Bénin a évité les ogres absolus du continent. Les Guépards feront face au Burkina Faso (chapeau 1), à la Mauritanie (chapeau 3) et à la République centrafricaine (chapeau 4). Un groupe homogène, sans aucun membre du top 10 africain.

 

Le jeu des forces en présence : le Bénin en embuscade dans le groupe F

Bénéficiant d’un statut de tête de série relative au sein de son groupe, la sélection béninoise se positionne théoriquement juste derrière le favori burkinabè, tout en affichant une marge de manœuvre sur ses deux autres concurrents.

Sur le plan comptable, la dynamique des Guépards est ascendante. Portés par leurs victoires capitales acquises en mars 2026 contre le Libéria et la Guinée (1-0), les Béninois pointent désormais à la 90ᵉ place mondiale et au 19ᵉ rang continental (1 258,98 points FIFA).

Nation Chapeau d’origine Classement FIFA (Avril 2026) Statut dans la poule
Burkina Faso Chapeau 1 62e mondial / 12e africain Favori instable
Bénin Chapeau 2 90e mondial / 19e africain Outsider ambitieux
Mauritanie Chapeau 3 Classement intermédiaire Poil à gratter
République centrafricaine Chapeau 4 Classement inférieur Équipe piège

Les Étalons du Burkina : un favori prenable ?

Si le Burkina Faso domine le groupe sur le papier avec ses 15 places d’avance au classement mondial, l’épouvantail a des failles. Les Étalons abordent cette campagne encore marqués par leur cruelle désillusion lors des qualifications pour le Mondial 2026, où ils ont échoué à la 5ᵉ place du classement des meilleurs deuxièmes, ratant d’un cheveu les barrages intercontinentaux.

Cette incapacité chronique à franchir le cap décisif témoigne de l’irrégularité des Étalons, une sélection au talent certain mais friable. Les confrontations directes entre le Bénin et le Burkina Faso s’annoncent d’ores et déjà comme la clé de voûte de ces éliminatoires, d’autant que l’historique récent prouve que la hiérarchie de la FIFA s’efface souvent sur le rectangle vert.

Mauritanie et Centrafrique : attention au complexe de supériorité

Gernot Rohr et ses hommes devront toutefois se garder de résumer ce groupe à un simple duel de voisinage avec le Burkina Faso. En embuscade, la Mauritanie (chapeau 3) s’impose comme un adversaire coriace. Forte de deux qualifications consécutives en phase finale de CAN, la sélection mauritanienne a prouvé sa montée en puissance et son habituation aux joutes continentales.

Quant à la République centrafricaine (chapeau 4), elle fait figure de maillon faible sur le papier. Mais dans la jungle du football africain, aborder ce genre de déplacement la fleur au fusil s’apparente souvent à un suicide sportif.

Un sprint automnal ultra-serré

Le calendrier de ces éliminatoires imposera un rythme d’enfer. Les quatre premières journées se disputeront d’un bloc lors des fenêtres internationales FIFA de septembre et octobre 2026. Pour le Bénin, la mission est claire : enclencher la vitesse supérieure dès l’automne pour s’éviter le couperet des barrages de novembre.

La progression entamée sous l’ère Rohr doit désormais se matérialiser. Dans un groupe aussi ouvert, les Guépards n’auront aucune excuse en cas de faux pas. Le chemin vers la CAN 2027 est tracé, il ne reste plus qu’à l’arpenter avec autorité.

La HAAC forme les médias à la redevabilité publique à Abomey

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la la Communication (HAAC) a lancé ce lundi 18 mai un séminaire stratégique à l’attention des professionnels des médias. L’objectif est clair : transformer le relais d’information classique en un véritable outil de veille citoyenne et de contrôle de l’action gouvernementale.

Le journalisme de simple retransmission a-t-il fait son temps au Bénin ? C’est tout l’enjeu des discussions qui ont débuté ce lundi 18 mai 2026 dans le cadre feutré du Bis Hôtel d’Abomey. Sous l’impulsion de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), les professionnels des médias entament trois jours d’immersion intensive afin de repenser leur rôle face à la gestion des affaires publiques.

Soutenu techniquement et financièrement par la Coopération suisse à travers le groupe GFA, cet atelier entend ainsi armer les professionnels des médias pour répondre à une exigence citoyenne devenue incontournable : la transparence.

Au-delà du micro, la veille citoyenne

Dès l’ouverture des travaux, le ton a été donné par le directeur du séminaire, M. François Awoudo. Face à un public de journalistes et de professionnels des médias, il a rappelé l’urgence d’adapter les pratiques professionnelles à l’ère de la bonne gouvernance. En effet, dans un environnement socio-politique où le citoyen exige des comptes, le professionnel des médias ne peut plus être un simple spectateur. Il doit désormais se muer en un véritable enquêteur capable de décortiquer, d’analyser et de suivre à la trace l’exécution des politiques étatiques.

Cette vision d’un journalisme d’impact est d’ailleurs au cœur de la troisième phase du programme « Redevabilité ». Comme l’a souligné M. Léopold Kohoun, chef d’équipe de GFA et coordonnateur de l’unité de gestion du programme, l’implication active de la presse constitue un pilier fondamental pour garantir l’efficacité des investissements publics et le renforcement de la démocratie locale.

Une nouvelle ère pour la presse béninoise

En ouvrant officiellement le séminaire au nom du président de la HAAC, le Conseiller Fernand Gbaguidi a tracé la feuille de route de cette mutation attendue. Ainsi, l’instance de régulation espère un sursaut qualitatif dans les rédactions à l’issue de cette session.

« Le journaliste ne se limitera plus à relayer l’information. Il devient également un acteur de veille citoyenne, un facilitateur du dialogue public et un promoteur de la bonne gouvernance », a projeté le Conseiller Gbaguidi.

Les participants ont jusqu’au mercredi 20 mai 2026 pour s’approprier les concepts clés, les techniques d’investigation et les mécanismes institutionnels liés à la redevabilité. À terme, pour la presse béninoise, ce séminaire d’Abomey pourrait bien marquer le point de départ d’une transition majeure vers un journalisme d’utilité publique plus percutant, rigoureux et engagé.