Hausse des morsures à Cotonou : les autorités déclarent la guerre aux chiens errants

Face à la recrudescence des morsures et des attaques de chiens dans la ville de Cotonou, les autorités départementales passent à l’offensive. Réunis autour du préfet du Littoral, les services compétents ont engagé une réflexion destinée à renforcer la lutte contre les animaux errants et à mieux protéger les populations.

Les incidents impliquant des chiens errants ou divagants se multiplient à Cotonou, suscitant une inquiétude croissante parmi les habitants. Conscient des risques que cette situation fait peser sur la sécurité publique et la santé des populations, le préfet du département du Littoral, Gilbert Déou Malè, a réuni, mercredi 15 juillet 2026, les différentes structures concernées à la Préfecture du Littoral afin d’élaborer une réponse coordonnée.

Cette séance de travail a permis d’établir un état des lieux de la situation et d’identifier les principaux obstacles à une gestion efficace des animaux errants. Les échanges ont notamment porté sur les difficultés d’intervention sur le terrain, les dispositifs de prise en charge des chiens divagants ainsi que les mesures réglementaires en cours de finalisation pour mieux encadrer leur gestion.

Gilbert Déou Malè
© Gilbert Déou Malè

Cotonou : le préfet Gilbert Déou Malè insiste sur une mobilisation collective contre les risques liés aux animaux errants

La rencontre visait également à définir des actions opérationnelles capables d’apporter des réponses rapides aux préoccupations des populations. Les participants ont ainsi examiné plusieurs mécanismes destinés à améliorer la coordination entre les différents services appelés à intervenir dans la prévention et la gestion de ces incidents.

À l’issue des travaux, le préfet Gilbert Déou Malè a insisté sur la nécessité d’une mobilisation de tous les acteurs concernés. Selon lui, la protection des citoyens face aux risques liés aux animaux errants repose sur une responsabilité collective qui exige méthode, rigueur et efficacité. Il a ainsi invité chaque structure à assumer pleinement son rôle afin que les décisions arrêtées se traduisent rapidement par des résultats concrets sur le terrain.

Gilbert Déou Malè
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Hausse des morsures à Cotonou : le préfet appelle à la vigilance face aux chiens errants pour renforcer la sécurité sanitaire

Le préfet a également lancé un appel à la vigilance des habitants. Il les encourage à signaler sans délai aux services compétents tout chien errant ou tout animal susceptible de représenter un danger pour les personnes. Une démarche qu’il considère comme indispensable pour prévenir de nouveaux accidents et renforcer la sécurité sanitaire dans la capitale économique.

Cette mobilisation intervient dans un contexte où les morsures de chiens constituent un enjeu de santé publique, notamment en raison des risques de transmission de la rage. En renforçant la coordination entre les services de l’État et en misant sur l’implication des citoyens, les autorités du Littoral entendent durablement réduire les dangers liés aux animaux divagants et garantir un environnement plus sûr pour les populations de Cotonou.

Gilbert Déou Malè
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Audiovisuel au Bénin : La HAAC et Canal+ renforcent leur alliance

Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko, a reçu ce mercredi 15 juillet 2026 le directeur général Pay TV de Canal+ Afrique francophone, Aziz Diallo. Une rencontre consacrée aux perspectives de développement du secteur audiovisuel béninois et au renforcement de la collaboration entre le régulateur et l’opérateur.

À Cotonou, les échanges entre régulateur et acteur privé de l’audiovisuel se poursuivent. Le président de la HAAC, Édouard Loko, s’est entretenu avec Aziz Diallo, directeur général Pay TV de Canal+ Afrique francophone, accompagné de Yacine Alao, directrice générale de Canal+ Bénin.

Ce rendez-vous s’inscrit au cœur d’une véritable mutation des médias au Bénin. Entre l’essor des plateformes numériques, le boom des créations locales et les nouvelles manières de consommer l’information, le paysage audiovisuel national est en pleine réinvention.

Lors de l’entretien, les deux parties ont évoqué les perspectives de collaboration entre la HAAC et Canal+, avec l’objectif de consolider un environnement audiovisuel dynamique, responsable et tourné vers l’innovation.

HAAC BENIN
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Des orientations au cœur de la stratégie de Canal+ au Bénin

À l’issue de l’audience, Aziz Diallo a expliqué que sa visite s’inscrivait également dans une démarche de reconnaissance envers le président de la HAAC. Selon lui, les orientations formulées par Édouard Loko lors d’une précédente rencontre, intervenue une année auparavant au moment de sa prise de fonction au sein du groupe Canal+, ont accompagné la stratégie de développement de l’entreprise au Bénin.

Le responsable de Canal+ Afrique francophone a souligné que ces recommandations, associées au travail des équipes locales, ont contribué aux avancées enregistrées par le groupe sur le marché béninois.

Il a également salué l’accompagnement des autorités béninoises dans le développement des activités de Canal+, estimant que ce cadre favorise une évolution harmonieuse de l’entreprise tout en participant à la croissance du secteur audiovisuel national.

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Productions locales et proximité avec les abonnés au centre des ambitions

Au terme des discussions, Canal+ a réaffirmé sa volonté d’intensifier ses productions, de renforcer sa proximité avec les publics béninois et de proposer davantage de contenus adaptés aux attentes des abonnés.

L’opérateur entend poursuivre son engagement dans l’écosystème audiovisuel national en collaboration avec les institutions compétentes, notamment la HAAC, chargée de veiller au respect des règles encadrant les médias et la communication au Bénin.

Cette audience marque ainsi une nouvelle étape dans les relations entre l’instance de régulation et le groupe audiovisuel, autour d’une ambition commune : accompagner la transformation du paysage médiatique béninois et soutenir le développement d’une industrie audiovisuelle plus structurée.

Arnaque aux crédits au Bénin : un suspect arrêté à Porto-Novo

À Porto-Novo, une affaire présumée d’escroquerie mobilise les enquêteurs après des mois de promesses de crédits faciles et de permis de conduire à coût réduit. Derrière ce qui ressemblait à une opportunité, les investigations dévoilent un mécanisme qui fait plusieurs centaines de victimes dans différents départements du pays.

Pendant plusieurs mois, le projet circulait de bouche à oreille, porté par un discours séduisant qui promettait un accès simplifié à des prêts financiers et à des permis de conduire proposés à des tarifs largement inférieurs aux prix habituels. Dans un pays comme le Bénin, où l’accès au crédit demeure un défi pour de nombreux ménages et où l’obtention d’un permis représente un investissement important, l’initiative a rapidement suscité l’intérêt de centaines de personnes.

À Porto-Novo, Sèmè-Podji, Akpro-Missérété, Lalo, Glazoué et dans plusieurs autres localités, des candidats ont constitué leurs dossiers, convaincus que le programme reposait sur un partenariat capable de faciliter l’accès aux financements. Chacun espérait franchir une étape décisive pour développer une activité, financer un projet personnel ou obtenir son permis de conduire.

Des centaines de victimes piégées par la promesse de prêts rapides

Au fil des semaines, les versements se sont multipliés. Selon les premiers éléments de l’enquête, une plaignante affirme avoir remis près de 4 977 400 FCFA au principal suspect afin de bénéficier des services annoncés. Le suspect a bien encaissé les fonds, tandis que les prêts attendus tardaient à se matérialiser, jusqu’à laisser place à un silence grandissant qui a progressivement éveillé les soupçons des souscripteurs.

Lorsque les bénéficiaires ont cherché des explications, le promoteur présumé demeurait introuvable. Les plaintes se sont alors accumulées auprès des services de police, ouvrant une enquête destinée à retracer son parcours et à comprendre le fonctionnement de cette opération.

L’arrestation du suspect et la découverte du réseau « Permis Vacances »

Après près de quatre mois de recherches, les enquêteurs ont localisé le suspect le 8 juillet 2026, avec l’appui du commissariat central d’Abomey-Calavi. Son interpellation marque une étape importante dans un dossier dont les ramifications semblent dépasser le cadre du premier programme présenté aux victimes.

Les investigations ont en effet mis au jour un second dispositif baptisé « Permis Vacances », qui aurait reposé sur un schéma similaire. D’après les premiers constats, ce nouveau projet aurait permis de collecter d’importantes sommes d’argent auprès de souscripteurs installés dans d’autres départements, avant que son initiateur présumé ne disparaisse à nouveau.

Les auditions se poursuivent afin d’identifier l’ensemble des personnes concernées, d’évaluer le montant global des sommes versées et de reconstituer le circuit financier emprunté par les fonds. Les enquêteurs s’attachent également à déterminer l’étendue des responsabilités et à vérifier l’existence d’éventuels complices ou relais ayant participé à la diffusion des offres.

Taux d’intérêt élevés : la crise de confiance envers le système bancaire béninois

Cette affaire illustre de manière flagrante à quel point certains Béninois ne font plus confiance au prêt bancaire classique.

Les taux d’intérêt particulièrement élevés appliqués par les institutions financières traditionnelles poussent de nombreux citoyens à se tourner vers des offres alternatives non régulées, promettant un accès rapide au crédit ou à des services administratifs à des conditions trop belles pour être vraies.

Dans un contexte économique où les besoins de financement des micro-entrepreneurs et des ménages demeurent cruciaux, ces mécanismes de contournement séduisent aisément un large public. Face à ce constat social, de nombreux observateurs estiment que l’État doit réformer en profondeur le système de prêt bancaire afin de rendre le crédit plus inclusif et d’éviter que de tels drames financiers ne se reproduisent.

Restitution des trésors royaux : le Bénin mise sur la science

Le Bénin franchit un nouveau cap dans la reconquête de son patrimoine culturel. En installant un Comité scientifique national chargé d’accompagner une nouvelle demande de restitution adressée à la France, le pays choisit la voie de l’expertise, de la recherche et de la coopération scientifique pour faire progresser un dossier devenu emblématique sur le continent africain.

À Cotonou, le patrimoine a changé de visage. Derrière les vitrines des futurs musées, les textes de loi modernisés et les œuvres déjà revenues sur le sol béninois, une nouvelle bataille s’organise, cette fois autour des archives, des preuves historiques et de la recherche scientifique. Le gouvernement béninois entend désormais transformer chaque document, chaque expertise et chaque argument juridique en levier capable d’accompagner le retour de nouveaux biens culturels conservés dans les collections publiques françaises.

Cette nouvelle séquence de la politique patrimoniale du Bénin s’inscrit dans la dynamique de coopération renforcée avec la France. Les deux pays ont choisi un dialogue nourri par la confiance, la rigueur académique et le respect mutuel, à travers la perspective de création d’une Commission scientifique conjointe appelée à examiner les dossiers de restitution avec une approche fondée sur les faits, les archives et les connaissances scientifiques.

Gouv Bénin
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Une nouvelle requête de 35 biens culturels au cœur de la stratégie  

Au cœur de cette stratégie figure une nouvelle requête officiellement portée par le gouvernement béninois. Trente-cinq biens culturels, accompagnés d’archives conservées en France, composent cette demande élaborée à partir d’un important travail historique, patrimonial, juridique et scientifique. La réponse favorable exprimée par les autorités françaises ouvre désormais une phase consacrée à l’expertise, aux échanges techniques et à la consolidation des éléments destinés à éclairer les futures décisions.

Pour relever ce défi, le Bénin mobilise son capital scientifique. Le 14 juillet 2026, à Cotonou, le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, a officiellement installé un Comité scientifique national, une équipe de six spécialistes réunissant des historiens de l’art, des experts du patrimoine culturel et des spécialistes de la restitution des biens culturels. 

Face aux membres du Comité, le ministre a rappelé l’ampleur de la mission qui leur est confiée, appelant à une démarche guidée par la rigueur intellectuelle, l’excellence scientifique, la collégialité et le sens de l’intérêt général afin de garantir la solidité des travaux qui accompagneront les prochaines étapes du processus.

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Bénin : restitution d’œuvres et stratégie patrimoniale 

Sous la présidence d’Alain Godonou, figure reconnue des politiques patrimoniales africaines, l’équipe s’est déjà engagée dans un calendrier dense. En effet, les experts ont pour mission d’élaborer la feuille de route nationale, de participer à la mise en place de la future Commission scientifique conjointe franco‑béninoise, de consolider le dossier consacré aux trente‑cinq biens culturels sollicités et de produire les avis scientifiques destinés à orienter les décisions relatives aux restitutions.

Cette initiative illustre la détermination et l’évolution stratégique du gouvernement béninois. Après avoir démontré sa capacité à accueillir les œuvres restituées grâce à des infrastructures muséales modernes et à un cadre juridique renforcé, le pays investit désormais le champ de la recherche scientifique. Objectif : donner davantage de profondeur à son action patrimoniale et inscrire durablement la question des restitutions dans une coopération internationale fondée sur le savoir.

À travers cette nouvelle étape, le Bénin affirme une vision où chaque œuvre retrouvée dépasse sa valeur artistique pour devenir un fragment de mémoire nationale, un témoin de l’histoire collective et un symbole de souveraineté culturelle. La science, l’expertise et la coopération internationale s’imposent ainsi comme des instruments majeurs pour rapprocher les peuples autour d’un patrimoine partagé.

Romuald Wadagni au Forum de l’Eau à N’Djamena

N’Djamena, le 15 juillet 2026 — La diplomatie hydrique africaine s’accélère à N’Djamena. Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a atterri ce mercredi matin dans la capitale tchadienne. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de sa participation au Forum africain de l’eau, un sommet de haute importance stratégique coorganisé par la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale.

À sa descente d’avion, le chef de l’État béninois a été accueilli au bas de la passerelle par le Premier ministre tchadien, Allah-Maye Halina, marquant ainsi la solennité et l’importance accordées à cette visite par les autorités tchadiennes.

Transformer la vision en actions concrètes pour la sécurité hydrique

Placée sous le thème « De la Vision à l’Action », cette rencontre de deux jours, organisée les 15 et 16 juillet 2026, réunit plusieurs chefs d’État africains, des décideurs politiques ainsi que des bailleurs de fonds multilatéraux. L’objectif affiché est de dépasser les simples déclarations de principe afin de concrétiser des engagements gouvernementaux et d’accélérer le financement des infrastructures hydrauliques.

En effet, le Sahel, et plus largement l’Afrique subsaharienne, subissent de plein fouet les effets des tensions climatiques et écologiques. Près de 30 millions de personnes dépendent directement du bassin du lac Tchad, dont le recul menace progressivement la sécurité alimentaire et aggrave les conflits d’usage. Dès lors, l’urgence est de sécuriser l’accès à l’eau potable, notamment en milieu rural, tout en renforçant la gouvernance des fleuves et des bassins transfrontaliers.

« L’eau ne doit plus être considérée comme un simple enjeu technique ou un angle mort des politiques publiques, mais comme un levier stratégique de paix, de coopération et de résilience collective », insiste le comité d’organisation.

Romuald Wadagni affirme son leadership régional

Avec ce déplacement au Tchad, Romuald Wadagni poursuit une dynamique diplomatique particulièrement active. Après des visites de travail remarquées au Nigeria, au Sénégal, au Mali et en Mauritanie durant les dernières semaines, le président de la République  affiche sa volonté de positionner Cotonou au cœur des grands arbitrages régionaux et environnementaux.

Par ailleurs, pour le Bénin, qui partage avec ses voisins plusieurs ressources fluviales stratégiques, notamment le bassin du Mono avec le Togo, les conclusions de ce sommet s’annoncent déterminantes. L’enjeu est d’obtenir l’appui de partenaires tels que le Groupe de la Banque mondiale afin de moderniser durablement les infrastructures hydrauliques du pays.

À N’Djamena, le Forum entre désormais dans une phase décisive, où les participants devront transformer les échanges en décisions concrètes. Entre urgence climatique, sécurité hydrique et coopération régionale, le Forum africain de l’eau pourrait marquer une étape primordiale pour l’avenir de la gouvernance de l’eau sur le continent, avec un Bénin bien décidé à y jouer toute sa partition.

Écoles privées au Bénin : Le MEMP annonce des contrôles stricts

Le temps de la tolérance touche à sa fin. Avant de lancer une campagne nationale de contrôles, le ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP) a choisi une dernière étape : informer pour mieux réguler. Depuis le 13 juillet, les promoteurs d’établissements privés sont appelés à se mettre en conformité avec la réglementation, sous peine de s’exposer à des sanctions.

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Une campagne qui annonce un changement de cap

Pendant des années, de nombreuses écoles privées ont fonctionné avec des niveaux de conformité variables. Pour les autorités éducatives, cette situation ne peut plus perdurer.

Le ministère des Enseignements maternel et primaire a engagé une tournée nationale de sensibilisation destinée aux promoteurs d’établissements privés. Derrière cette initiative se dessine une volonté affichée : remettre de l’ordre dans un secteur qui accueille chaque année des milliers d’élèves et dont la qualité influence directement les performances du système éducatif. Le message adressé aux responsables d’écoles est sans ambiguïté : la période de mise en conformité précède désormais celle des contrôles.

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Informer aujourd’hui pour éviter les sanctions demain

Plutôt que d’engager immédiatement une répression, le ministère mise d’abord sur la pédagogie. Lors de cette tournée, les équipes de la Direction de l’Enseignement primaire échangent directement avec les promoteurs autour des obligations prévues par le décret nᵒ 2007-279 du 16 juin 2007, qui encadre la création, l’ouverture, l’extension, le transfert, le changement de dénomination, le fonctionnement et la fermeture des établissements privés.

L’objectif consiste à lever les ambiguïtés qui subsistent sur les démarches administratives et les exigences réglementaires afin que chaque établissement puisse régulariser sa situation avant les inspections.

Au-delà des autorisations, la qualité de l’enseignement en ligne de mire

Les discussions ne se limitent pas aux formalités administratives. Les responsables du ministère rappellent également les normes qui conditionnent le fonctionnement d’une école privée : qualité des infrastructures, qualification des enseignants, respect des programmes officiels, application du calendrier scolaire et conditions d’accueil des élèves.  À travers cette démarche, les autorités cherchent à garantir que tous les établissements offrent un environnement d’apprentissage conforme aux standards exigés par l’État.

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Le ministère annonce la fin de la période de tolérance

Pour les promoteurs, cette campagne constitue une ultime opportunité de régularisation.

Le directeur de l’Enseignement primaire, Jimon Jacob TOUDONOU, insiste sur le fait que cette phase de sensibilisation vise avant tout à accompagner les établissements vers la conformité.

Mais le ministère prévient également que cette démarche marque la dernière étape avant le lancement des opérations de contrôle. Les écoles qui continueront d’exercer en violation de la réglementation s’exposeront à l’application stricte des textes en vigueur.

Un enjeu qui dépasse le simple contrôle administratif

Le gouvernement entend également renforcer la crédibilité de l’enseignement privé au Bénin. Dans un contexte où les familles accordent une place croissante aux établissements privés dans la scolarisation de leurs enfants, les autorités veulent instaurer des règles communes pour garantir des conditions d’enseignement équitables sur l’ensemble du territoire.

L’ambition affichée est claire : faire de la conformité réglementaire un levier d’amélioration de la qualité de l’éducation, tout en mettant définitivement fin aux établissements qui évoluent en dehors du cadre légal.

Bénin : la Cour suprême veut moderniser la justice

Après deux jours de débats, magistrats, avocats, huissiers et greffiers réclament une justice plus cohérente, mieux adaptée aux changements de société et aux attentes des citoyens.

Pendant deux jours, les débats ont quitté les salles d’audience pour investir l’espace de la réflexion. À Cotonou, magistrats, avocats, huissiers de justice, greffiers, universitaires et autres professionnels du droit ont confronté leurs expériences autour d’une même ambition : améliorer le fonctionnement de la justice béninoise.

La seizième rencontre de concertation entre la Cour suprême, les juridictions du fond et les ordres professionnels de justice ne s’est pas limitée à une succession de communications académiques. Elle s’est imposée comme un laboratoire d’idées où les acteurs de la chaîne judiciaire ont passé au crible plusieurs questions qui influencent directement le traitement des dossiers devant les tribunaux.

La Cour suprême du Bénin
© La Cour suprême du Bénin

Une justice confrontée à de nouveaux défis

Au fil des échanges, les intervenants ont mis en lumière les difficultés auxquelles la justice est aujourd’hui confrontée. Les débats ont notamment porté sur les litiges fonciers, un domaine qui continue d’alimenter une part importante du contentieux au Bénin. Les spécialistes ont interrogé les règles encadrant la représentation des successions et des collectivités familiales, un sujet dont les conséquences se répercutent jusque dans les décisions rendues par les juridictions.

La protection des enfants a également occupé une place centrale. Les participants ont examiné les implications du nouveau Code de procédure pénale, en insistant sur la nécessité de placer systématiquement l’intérêt supérieur du mineur au cœur des procédures judiciaires.

Autre sujet majeur : la qualité de la motivation des décisions pénales. Les échanges ont rappelé qu’un jugement ne tire pas seulement sa force de son dispositif, mais aussi de la solidité de son argumentation juridique, condition essentielle pour garantir la transparence des décisions et renforcer la confiance des justiciables.

La Cour suprême du Bénin
© La Cour suprême du Bénin

Des procédures à moderniser

Au-delà des questions de droit, les professionnels ont également porté leur attention sur le fonctionnement quotidien des juridictions. La représentation des parties devant les tribunaux, les modalités d’enregistrement des décisions de justice ou encore les contraintes rencontrées par les huissiers dans l’exercice de leurs missions ont alimenté des discussions particulièrement nourries.

Ces échanges ont permis d’identifier plusieurs pistes d’amélioration destinées à fluidifier les procédures et à renforcer la coordination entre les différents métiers de la justice. Pour plusieurs participants, certaines dispositions législatives mériteraient désormais d’être révisées afin de mieux répondre aux réalités sociales et aux besoins actuels des juridictions.

La Cour suprême du Bénin
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Du débat aux réformes ?

Si cette rencontre n’a débouché sur l’annonce d’aucune réforme, les recommandations formulées pourraient nourrir les futures évolutions du système judiciaire béninois. Les contributions des magistrats, universitaires et auxiliaires de justice convergent vers un même objectif : rendre les décisions plus cohérentes, sécuriser les procédures et adapter progressivement le droit aux transformations de la société.

En clôturant les travaux, le président de la Cour suprême a salué la qualité des échanges ainsi que le rapport général adopté par les participants. Il a également donné rendez-vous à l’ensemble des acteurs de la justice en décembre prochain à Natitingou, où se tiendra la dix-septième édition de cette rencontre.

En somme, ces assises traduisent une conviction de plus en plus partagée : une justice efficace ne repose pas uniquement sur les textes, mais aussi sur la capacité de ceux qui les appliquent à dialoguer, à confronter leurs pratiques et à faire évoluer leurs méthodes au rythme des mutations de la société.

SBEE-Bénin : Coupures d’électricité ce mardi 14 juillet 2026

Les habitants de plusieurs communes béninoises devront adapter leur journée de ce mardi 14 juillet 2026. De Porto-Novo à Parakou, en passant par Cotonou, Abomey-Calavi, Dogbo ou Tanguiéta, des milliers d’abonnés feront face à des interruptions temporaires de la fourniture d’électricité. Derrière ces coupures annoncées se joue pourtant un enjeu plus large : la modernisation progressive d’un réseau régulièrement soumis à de fortes sollicitations.

L’annonce émane de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), qui lance une nouvelle série d’interventions techniques destinées à renforcer la fiabilité de son réseau de distribution. Si les désagréments seront bien réels pour les usagers concernés, l’entreprise publique défend une stratégie de maintenance préventive destinée à limiter les pannes imprévues et à améliorer durablement la qualité de la desserte.

Les interruptions ne toucheront pas l’ensemble du territoire au même moment.

Dans l’Ouémé, les équipes interviendront notamment autour de Porto-Novo, où les secteurs de Tanzoun, du feu tricolore Danto et du Cinquantenaire connaîtront une interruption de 11 à 15 heures. Les communes de Dangbo, Adjohoun, Bonou et plusieurs localités voisines figurent également sur le programme des travaux.

Plus à l’ouest, les opérations concerneront aussi une partie de l’Atlantique. À Abomey-Calavi, l’arrondissement de Hêvié se verra aussi privé d’électricité durant une partie de la journée. Les interventions s’étendront également à Pahou, Houègbo, Toffo, Colli ainsi qu’à plusieurs localités de la commune d’Allada.

À Cotonou, les perturbations resteront plus courtes. Les quartiers situés à l’est de la capitale économique, notamment autour d’Irédé, du carrefour Sacré-Cœur et de Sadjéatinmin, devraient connaître une interruption de deux heures seulement, entre midi et 14 heures.

La campagne de maintenance s’étend toutefois bien au-delà du sud du pays.

Des interventions sont également programmées dans le Couffo, le Mono, le Zou, les Collines, le Borgou, la Donga, l’Alibori et l’Atacora. De Dogbo à Glazoué, de Parakou à Tanguiéta, les équipes techniques se déploieront selon un calendrier échelonné, avec une même ambition : renforcer la stabilité du réseau électrique avant les prochaines périodes de forte consommation.

Pour la SBEE, ces travaux s’inscrivent dans une logique de prévention plutôt que de réparation.

En procédant à des interventions planifiées, l’entreprise cherche à réduire les risques de coupures imprévues, souvent plus prolongées et plus pénalisantes pour les ménages comme pour les entreprises. Une stratégie qui implique néanmoins des interruptions temporaires dont les populations devront tenir compte dans l’organisation de leurs activités quotidiennes.

La société invite ainsi les abonnés concernés à prendre les dispositions nécessaires durant les plages horaires annoncées et assure que ses équipes mettront tout en œuvre pour limiter la durée des perturbations.

Bénin : l’Assemblée valide 30 millions d’euros pour le Musée d’Art contemporain de Cotonou

Le Bénin poursuit sa stratégie de valorisation de son patrimoine culturel. L’Assemblée nationale a validé, le 10 juillet 2026, une convention de financement de 30 millions d’euros conclue avec l’Agence française de développement (AFD) pour la construction du futur Musée d’Art contemporain de Cotonou (MACC). Plus qu’un équipement culturel, le gouvernement présente ce projet comme un moteur de développement économique, de création d’emplois et de rayonnement international.

Ministère de la Culture des Arts et du Patrimoine - BENIN
© Ministère de la Culture des Arts et du Patrimoine - BENIN

Le Parlement donne son feu vert à un projet d’envergure.

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la politique culturelle du Bénin. Réunis au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, les députés ont pris acte d’une convention de financement conclue entre l’État béninois et l’Agence française de développement (AFD). Cet accord mobilise 30 millions d’euros, soit près de 19,7 milliards de FCFA, pour accompagner la réalisation du Musée d’Art contemporain de Cotonou (MACC).

Le financement repose sur un prêt concessionnel de 25 millions d’euros complété par une subvention de 5 millions d’euros, offrant ainsi des conditions jugées favorables pour la mise en œuvre du projet.

Un musée pensé comme un levier de développement

Pour les autorités béninoises, le MACC ne se limitera pas à un espace d’exposition. Le futur musée ambitionne de devenir un centre de création, de diffusion et de promotion de l’art contemporain africain, tout en renforçant la place de Cotonou parmi les grandes capitales culturelles du continent.

Le projet comprend non seulement la construction de l’infrastructure, mais également un important volet consacré à l’ingénierie muséale, à la formation des professionnels du secteur et à la mise en place des dispositifs nécessaires à son fonctionnement. Une attention particulière sera accordée au développement des compétences et à une meilleure participation des femmes dans les industries culturelles et créatives.

Ministère de la Culture des Arts et du Patrimoine - BENIN
© Ministère de la Culture des Arts et du Patrimoine - BENIN
Le dernier maillon d’un vaste réseau muséal

Avec le MACC, le gouvernement poursuit la transformation du paysage culturel engagée depuis plusieurs années. Ce nouvel établissement viendra compléter un réseau de vastes projets patrimoniaux déjà en cours ou en développement, notamment le Musée international de la Mémoire et de l’Esclavage à Ouidah, le Musée international du Vodun à Porto-Novo ainsi que le Musée des Rois et des Amazones du Danxomè à Abomey.

Chaque infrastructure répond à une vocation spécifique. Là où certains établissements mettent en valeur l’histoire et les traditions, le MACC entend offrir une vitrine dédiée à la création contemporaine béninoise, africaine et internationale.

Les députés réclament des retombées locales.

Si le financement a recueilli un accueil favorable au sein de l’hémicycle, plusieurs parlementaires ont insisté sur les bénéfices attendus pour les populations.

Ils ont notamment appelé le gouvernement à privilégier les entreprises et la main-d’œuvre locales lors des travaux, tout en assurant un suivi rigoureux de l’exécution du projet afin de garantir une utilisation efficace des ressources mobilisées.

Ministère de la Culture des Arts et du Patrimoine - BENIN
© Ministère de la Culture des Arts et du Patrimoine - BENIN

La culture comme moteur économique

Devant les élus, le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, a défendu une vision qui dépasse largement le seul champ culturel. Selon lui, le futur musée contribuera à structurer les industries culturelles et créatives, favorisera l’émergence de nouvelles activités économiques et stimulera l’emploi dans plusieurs secteurs, notamment le tourisme, les services, l’événementiel et les métiers de la création.

Le ministre a également souligné que le partenariat avec l’AFD ne finance pas uniquement les travaux de construction. Il prévoit aussi un accompagnement stratégique destiné à renforcer durablement les capacités du Bénin dans la gestion des institutions muséales et dans la promotion de ses artistes sur la scène internationale.

Un pari sur l’avenir culturel du Bénin

Avec le lancement du Musée d’Art contemporain de Cotonou, le Bénin confirme son ambition de faire de la culture un véritable levier de développement. Au-delà de l’architecture, le MACC incarne la volonté de créer un espace capable de soutenir les talents, d’attirer des visiteurs, de dynamiser l’économie créative et de renforcer l’influence culturelle du pays bien au-delà de ses frontières.

Le vote de l’Assemblée marque ainsi le début d’une nouvelle phase : celle de la concrétisation d’un projet appelé à redessiner durablement le paysage culturel béninois.

Ministère de la Culture des Arts et du Patrimoine - BENIN
© Ministère de la Culture des Arts et du Patrimoine - BENIN

PEAA 2026 à Cotonou : sécurité maritime, corridors verts et transition énergétique

Cotonou, le 13 juillet 2026 — Une brise marine intense souffle ce lundi sur la capitale économique béninoise, comme pour rappeler aux délégations africaines la raison même de leur présence. Depuis hier, Cotonou est devenue le cœur battant de la diplomatie continentale. Les couloirs de la 7ᵉ Réunion ministérielle du Processus des États africains atlantiques (PEAA) vibrent au rythme des poignées de main stratégiques et des discussions à huis clos.

Coorganisé d’une main de maître par le Bénin et le Royaume du Maroc, cet événement rassemble les ministres des Affaires étrangères et les points focaux d’une Afrique bien décidée à reprendre le contrôle de sa façade océanique. L’ambiance est studieuse, l’urgence est également ,réelle : il s’agit de transformer un espace maritime souvent menacé en un eldorado de prospérité.

 

 Les trois piliers d’une muraille atlantique

Derrière le protocole et les photos officielles, le thème de cette année ne laisse pas de place à la figuration : « Consolider un espace atlantique africain intégré : sécurité maritime, corridors logistiques verts et transition énergétique durable ».

Pour les experts présents, le PEAA articule sa feuille de route autour de trois axes interconnectés :

  • Le bouclier sécuritaire : Face à la piraterie et aux trafics illicites, l’heure est au partage de renseignements et à la mutualisation des forces navales.
  • Les autoroutes de l’économie verte : Développer des « corridors logistiques verts » signifie moderniser les ports africains (comme celui de Cotonou) pour en faire des hubs éco-responsables, capables de rivaliser avec les géants mondiaux.
  • Le pacte énergétique : Tirer parti des vents de l’Atlantique et de l’énergie solaire pour accélérer une transition énergétique devenue incontournable.

« L’Atlantique africain ne doit plus être une simple route de passage pour les autres, mais un moteur de croissance pour nous-mêmes. » — Confie un diplomate béninois en marge des sessions de travail.

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Du rêve de Rabat à la réalité de Cotonou

Lancé en 2022 sous l’impulsion visionnaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc, le PEAA fêtait ses premiers pas dans le scepticisme habituel des observateurs politiques. Quatre ans plus tard, en ce mois de juillet 2026, la dynamique prouve que le projet a pris corps.

Le fait que le Bénin coorganise cette session démontre une maturité géopolitique évidente : le Maroc apporte la vision macro-régionale et sa diplomatie de pont, tandis que le Bénin offre son pragmatisme économique et sa position de carrefour en Afrique de l’Ouest. Ce tandem Rabat-Cotonou est la preuve par l’action que le panafricanisme pragmatique existe.

 

Quel horizon après le 13 juillet ?

Alors que les travaux s’achèvent aujourd’hui, les regards se tournent déjà vers l’application des résolutions. Les déclarations de principes devront rapidement se traduire par des patrouilles maritimes conjointes et des investissements lourds dans les infrastructures portuaires. L’ambition est immense, mais à Cotonou, les États africains de l’Atlantique viennent de prouver qu’ils naviguent désormais dans la même direction.