Romuald Wadagni : La métamorphose du technocrate en une bête politique

Fini le costume trois-pièces anthracite et la froideur des tableaux Excel. À quelques jours du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, l’homme qui a tenu les cordons de la bourse béninoise pendant une décennie opère une mue spectaculaire. De Kandi à Ouidah, le « gestionnaire austère » s’efface pour laisser place à un candidat décontracté, chaleureux et expansif, qui manie l’humour et la proximité avec une aisance qui déroute jusqu’à ses plus proches conseillers.

Romuald Wadagni
© Romuald Wadagni

Le « financier de l’année » tombe la veste

Pendant dix ans, l’image de Romuald Wadagni s’est confondue avec celle des institutions de Bretton Woods. Distingué à plusieurs reprises comme meilleur ministre des Finances d’Afrique par Financial Afrik, il incarnait la rigueur, absorbé par ses dossiers et plongé dans les chiffres.

« Trop occupé à sécuriser l’argent des Béninois », a-t-il lancé sur un ton de boutade, comme pour expliquer son absence des bains de foule.

Ce sérieux, parfois perçu comme de la réserve, était compensé par des résultats éloquents à la tête du ministère de l’Économie. Mais cette posture semble avoir volé en éclats dès les premières foulées de la campagne.

Romuald Wadagni
© Romuald Wadagni

Sur les tréteaux, un tribun populaire

Sur les estrades de Porto-Novo et dans l’Atlantique, le candidat surprend par son verbe haut et son sens de la répartie. À Ouidah, sa cité natale, il est allé jusqu’à se définir comme un « homme de scène », capable de communier avec la foule au-delà des dossiers techniques.

Ce nouveau visage, que lui-même présente comme sa « vraie nature », transforme chaque rencontre en une performance où le sérieux des enjeux n’exclut plus la chaleur humaine. Le Wadagni expansif et accessible n’a rien à voir avec le ministre fringant en costume : preuve qu’un homme public peut aussi se libérer de l’image figée qui lui collait à la peau.

Romuald Wadagni
© Romuald Wadagni

L’atout de la « force tranquille »

Ce pivot n’est pas qu’une question de style. En s’affichant jovial et chambreur, Wadagni cherche à humaniser le bilan de la Rupture. Il ne s’agit plus seulement de parler de croissance du PIB, mais de convaincre les populations de Pahou ou de Kpomassè que les fruits de cette croissance sont à leur portée.

Accompagné de sa colistière Mariam Chabi Talata, il joue la carte de l’unité nationale. Sa capacité à se fondre dans la foule sans protocole témoigne d’une volonté de casser l’image d’une élite déconnectée. L’enjeu est de taille : transformer l’estime des marchés financiers en une adhésion populaire massive dans les urnes.

 

Une métamorphose qui bouscule l’opposition

Face à cette offensive de charme, le duo de l’opposition FCBE, conduit par Paul Hounkpè, tente de ramener le débat sur le terrain social. Mais la « Wadagni-mania » qui s’empare des rassemblements complique la tâche des détracteurs.

Comment attaquer un homme que l’on disait coincé et qui se révèle être un redoutable tribun de terrain ? Pris au jeu de la campagne, Wadagni semble s’épanouir dans l’exercice, prenant ainsi de court les analystes qui misaient sur sa timidité.

 

Le risque du grand écart ?

Cette mutation soudaine pose une question centrale : peut-on rester le garant de la rigueur budgétaire tout en embrassant les codes du populisme tempéré ? Si le « Wadagni expansif » séduit les foules, il devra aussi veiller à ne pas éclipser le « Wadagni gestionnaire » qui rassure les investisseurs.

L’orientation est désormais vers le 12 avril : au-delà de la performance scénique, le véritable test sera la capacité de ce nouveau personnage à maintenir la cohésion nationale après le vote. Le Bénin s’apprête à choisir non plus un ministre, mais un chef d’État. Reste à savoir si le “Wadagni chaleureux” saura, une fois l’euphorie des meetings retombée, concilier la chaleur des foules avec la rigueur de la gestion étatique.

Bénin 2026 : Paul Hounkpè sort la carte de la « République écologique »

Paul Hounkpè choisit l’environnement comme champ de bataille. En pleine phase terminale de la campagne, le candidat FCBE a dressé le lundi 6 avril un réquisitoire sévère contre la gestion du littoral et des inondations, accusant le pouvoir d’aveuglement.

Le diagnostic d’un « État défaillant »

Pour Paul Hounkpè et son colistier Rock Hounwanou, le Bénin ne subit pas une fatalité naturelle mais un déficit d’État. Dans un message solennel aux accents de manifeste, le candidat de l’opposition fustige une gouvernance improvisée : exploitation anarchique des forêts, recul inquiétant du trait de côte, villes asphyxiées faute de drainage digne de ce nom. Il dénonce aussi une pollution silencieuse qui dégrade l’air, les sols et les eaux.

Selon l’état-major FCBE, chaque inondation révèle un renoncement du pouvoir. Hounkpè accuse l’exécutif de tolérer l’illégalité là où il devrait imposer la loi.

Le contrat vert des Cauris : « Gouverner, c’est prévoir »

Face à une “gestion fragmentée”, Paul Hounkpè appelle à une République écologique responsable. Son programme repose sur cinq piliers : reboisement massif, bouclier côtier, drainage urbain, fin de l’occupation des exutoires naturels avec relogement digne, et infrastructures d’assainissement de pointe. Le candidat promet également de faire respecter les textes existants, « sans faiblesse ni complaisance », pour restaurer l’autorité de l’État.  Pour lui, l’heure n’est plus au constat mais à l’action d’un État stratégique, capable d’anticiper les crises au lieu de les subir.

Un duel de méthodes à l’approche du 12 avril

Cette sortie marque un tournant pour la FCBE. En plaçant la dignité et le cadre de vie au cœur du débat, Paul Hounkpè vise les électeurs urbains et côtiers, les plus exposés aux désordres climatiques. Il oppose aussi  sa rigueur anticipatrice à ce qu’il dénonce comme l’improvisation du camp adverse.

Gouverner, ce n’est pas subir. Gouverner, c’est prévoir. Gouverner, ce n’est pas constater. Gouverner, c’est agir », martèle-t-il.

L’écologie, nouveau curseur électoral ?

En faisant de l’environnement le pilier de sa fin de campagne, Paul Hounkpè réussit un pari audacieux : politiser l’écologie au-delà des cercles d’experts. Il ne parle pas de climat abstrait, mais de survie quotidienne face aux eaux qui montent.

À l’approche du scrutin du 12 avril, il invite les Béninois à choisir entre la continuité d’un système qu’il juge dépassé et une nouvelle ère de responsabilité publique. Pour clore son propos, il martèle une série de slogans : « Refusons la fatalité. Refusons l’improvisation. Choisissons la rigueur. Choisissons l’avenir. Ensemble, relevons le Bénin.

Si son appel à une “République protectrice” résonne dans les quartiers inondables de Cotonou ou d’Abomey-Calavi, le vote pourrait bien se jouer sur une promesse fondamentale : un toit au sec pour chaque foyer. Ainsi, dans les urnes, le 12 avril dira si l’écologie peut, au Bénin, cesser d’être un constat pour devenir un mandat.

Atlético vs FC Barcelone, Manchester City vs Liverpool : le dessus du panier pour vous cette semaine !

Le week-end prochain promet aux supporters un match bouleversant en FA Cup, ainsi que des confrontations intenses en championnats espagnol et italien. 1xBet, le meilleur site de paris sportifs international, vous propose un aperçu des chocs les plus attendus de la semaine. Pour vivre encore plus d’émotions fortes, suivez le lien et pariez aux meilleures cotes ! Profitez du spectacle, mais n’oubliez pas de jouer de manière responsable !

 

Atlético – FC Barcelone, 4 avril

 

Les « Blaugrana » jouissent avec panache du statut de leader en Liga, avec 4 longueurs d’avance sur le Real. Les Catalans disputeront un déplacement périlleux chez l’équipe de Diego Simeone, un match qui pourrait avoir un impact majeur sur la course au titre.

 

Durant la trêve internationale, le Barça a perdu l’un de ses leaders : Rafinha. Dans le même temps, le jeune talent Lamine Yamal est au mieux de sa forme et prêt à renforcer sa légende.

 

L’arme principale des « Matesassiers » sera sans aucun doute leurs contre-attaques fulgurantes, orchestrées par les ailiers explosifs Ademola Lookman et Giovanni Simeone. N’oubliez pas l’attaquant technique Julian Alvarez, toujours dangereux dans la surface adverse.

 

Cotes : V1 – 3,19, X – 3,83, V2 – 2,26

 

Manchester City – Liverpool, 4 avril

 

Les hommes de Josep Guardiola affronteront les Merseysiders en quart de finale de la FA Cup. La rencontre se déroulera à l’Etihad Stadium, offrant à City un avantage certain grâce au soutien de son public.

 

Les stars onéreuses des « Reds », Florian Wirtz et Hugo Ekitiké, ravissent régulièrement les kops par de belles prestations, mais le joueur monumental de Liverpool cette saison reste le milieu de terrain Dominik Szoboszlai.

 

Manchester City possède l’une des lignes d’attaque les plus redoutables au monde, emmenée par l’irrésistible Erling Haaland. Cette saison, l’attaquant norvégien a déjà enfoncé 30 pions sous le maillot des « Citizens » et est déterminé à améliorer ses statistiques impressionnantes.

 

Cotes : V1 – 1,83, X – 4,19, V2 – 4,34

 

Inter – Roma, 5 avril

 

Lors de leurs trois derniers matchs de Serie A, les « Nerazzurri » n’ont pas savouré le goût de la victoire, ce qui explique la réduction de leur avance sur Milan au classement à 6 longueurs. L’équipe de Cristian Chivu devra désormais disputer un match difficile face à la Roma, qui lutte pour une place en Ligue des champions.

 

L’Inter évoluera dans son système de prédilection, le 3-5-2, avec une emphase sur l’aile gauche où Federico Dimarco sera, comme à son habitude, très actif. Les « Giallorossi » miseront quant à eux sur la solidité de leur défense et l’excellent sens du but de Donyell Malen.

 

Cotes : V1 – 1,68, X – 4,07, V2 – 5,63

 

Naples – AC Milan, 6 avril

 

Le choc au sommet de la 31ᵉ journée de Serie A se déroulera à Naples, où s’affronteront les deuxième et troisième du tableau. Les Napolitains restent sur quatre victoires de rang et ne sont plus qu’à une unité de Milan.

 

Les deux équipes aiment saturer l’axe du terrain, les duels clés se jouant très probablement au milieu. Le leader napolitain Scott McTominay et le meneur de jeu expérimenté Kevin De Bruyne seront opposés à Adrien Rabiot et au légendaire Luka Modrić.

 

Cotes : V1 – 2,68, X – 3,11, V2 – 3,11

 

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Le Bénin progresse au classement FIFA

Le réalisme froid du Bénin a payé. À l’issue d’une fenêtre internationale de mars 2026 parfaitement maîtrisée, la sélection nationale s’offre une bouffée d’oxygène dans le classement mondial. En s’imposant par deux fois sur le score minimal de 1-0, les hommes de Gernot Rohr n’ont pas seulement rassuré leurs supporters : ils ont méthodiquement grappillé les points nécessaires pour réintégrer le top 90 de la FIFA.

 

Avec un capital désormais porté à 1258,98 points, le Bénin quitte la 92ᵉ place pour s’installer au 90ᵉ rang mondial. Ce bond de deux échelons permet aux coéquipiers de Steve Mounié de devancer des nations comme la Zambie ou le Bahreïn. Le succès initial contre le Liberia au Maroc a rapporté 3,44 points, tandis que la victoire de prestige face au Syli National de Guinée le 31 mars a ajouté 5,50 points supplémentaires au capital béninois.

Une ascension chirurgicale au classement mondial

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec un capital désormais porté à 1258,98 points, le Bénin quitte la 92ᵉ place pour s’installer au 90ᵉ rang mondial. Ce bond de deux échelons permet aux coéquipiers de Steve Mounié de devancer des nations comme la Zambie ou le Bahreïn.

Cette remontée s’est construite brique par brique : le succès initial contre le Liberia au Maroc a rapporté 3,44 points, tandis que la victoire de prestige face au Syli National de Guinée le 31 mars a ajouté 5,50 points supplémentaires au capital béninois. Au total, ce sont près de 9 points glanés en moins d’une semaine, illustrant l’importance capitale de ces rencontres amicales, souvent sous-estimées, mais essentielles pour le prestige international.

 

Le Top 20 africain en ligne de mire

Sur le plan continental, la progression est tout aussi significative. Le Bénin gagne une place et se hisse au 19ᵉ rang africain. Ce basculement dans la hiérarchie de la CAF n’est pas anecdotique : il place les Guépards dans le peloton de tête des sélections ouest-africaines, juste derrière les géants de la région.

Cette dynamique positive intervient à un moment charnière. À seulement trois mois du coup d’envoi des éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027, le Bénin envoie un message clair à ses futurs adversaires : l’équipe est en ordre de marche et sa maturité tactique progresse.

 

La méthode Rohr : la solidité avant tout

Derrière ces statistiques encourageantes se dessine la patte du technicien franco-allemand. Gernot Rohr a su insuffler une discipline de fer à son arrière-garde. En n’encaissant aucun but lors de ces deux confrontations, le Bénin prouve que sa réussite au haut niveau passera par une défense imperméable.

Néanmoins, si l’efficacité offensive a suffi pour l’emporter sur des scores étriqués, le défi des prochains mois sera de développer son jeu de transition afin de ne pas dépendre uniquement des exploits individuels ou des coups de pied arrêtés.  Le passage de la 92ᵉ à la 90ᵉ place mondiale est une victoire d’étape, mais le véritable test sera de maintenir cette cadence face à des adversaires d’un calibre supérieur.

 

 Un capital confiance à fructifier

Le classement FIFA est souvent perçu comme un baromètre de vanité, mais pour une nation comme le Bénin, il est un outil de crédibilité. Une meilleure position facilite les tirages au sort et attire l’attention des recruteurs sur les jeunes talents locaux. À l’aube de la campagne pour la CAN 2027, les Guépards ont cessé d’être de simples figurants pour redevenir des prétendants sérieux. Reste à confirmer ce statut lors des matchs officiels, là où la pression transforme les points virtuels en qualifications concrètes pour l’histoire.

Les Démocrates : la bataille pour la présidence devant la justice

Le principal parti d’opposition au Bénin, Les Démocrates, traverse une zone de turbulences inédite. Mardi 31 mars 2026, l’enceinte du tribunal de première instance de Cotonou s’est transformée en arène politique. Au cœur du litige : la légitimité de Nourenou Atchadé à la tête de la formation. Entre contestations internes et recours juridiques, le parti fondé sur l’unité face au pouvoir de Patrice Talon vacille désormais sur ses propres bases.

Cette image illustre le malaise qui ronge l’opposition. D’un côté, les partisans de Nourenou Atchadé, désigné nouveau président ; de l’autre, les fidèles d’Éric Houndété, qui revendique toujours l’intérim. Ce duel, longtemps contenu dans les officines du parti, se règle désormais devant les juges, marquant une étape critique dans l’histoire de cette jeune formation politique.

 

Une désignation sous le feu des critiques

La tempête judiciaire a été déclenchée par François Comlan. Ce membre influent de la coordination nationale a déposé une plainte formelle pour obtenir l’annulation pure et simple de l’accession de Nourenou Atchadé au fauteuil présidentiel. Pour le plaignant, cette promotion souffre d’irrégularités flagrantes qu’un tribunal doit sanctionner pour préserver l’intégrité des statuts du parti.

L’objectif de cette procédure est limpide : interdire immédiatement à M. Atchadé de poser le moindre acte officiel au nom des Démocrates. En contestant sa « prétendue qualité de président », le camp Houndété tente de geler la gouvernance du parti pour reprendre la main sur l’appareil politique.

 

 Dix minutes d’audience, deux semaines de sursis

L’audience de ce mardi après-midi n’a duré qu’une dizaine de minutes, le temps pour le tribunal de constater la présence des parties et de renvoyer l’affaire au 14 avril 2026. Si Nourenou Atchadé a choisi de se faire représenter par son conseil, Éric Houndété a fait acte de présence, soulignant ainsi l’importance qu’il accorde à l’issue de ce bras de fer.

Ce délai de deux semaines offre un répit précaire, mais n’éteint pas l’incendie. Au contraire, il prolonge l’incertitude au sein d’une base militante désorientée par ces querelles d’ego et de procédure, alors que les enjeux nationaux exigeraient une opposition soudée et audible.

 

L’opposition face au miroir de ses propres divisions

Par ailleurs, c’est la survie politique des Démocrates qui se joue dans ce cas de figure. En portant leurs différends devant une justice souvent critiquée par l’opposition elle-même, les cadres du parti prennent un risque considérable. Cette judiciarisation à outrance affaiblit la stature présidentielle de la formation et offre un boulevard à ses détracteurs.

La question de la succession et du leadership semble être devenue le talon d’Achille d’un mouvement qui peine à stabiliser son organigramme. En plus, cette crise révèle une lutte pour le contrôle des ressources et de l’influence à l’approche des prochaines échéances électorales.

 

Le péril de l’implosion avant les urnes

L’histoire politique béninoise regorge de partis s’étant brisés sur l’écueil des successions mal préparées. Si les Démocrates ne parviennent pas à trouver un compromis interne avant le verdict du 14 avril, le risque d’une scission définitive est réel. Car une opposition qui se déchire au tribunal finit par s’effacer du paysage politique. Pour les militants, le spectacle de ce mardi à Cotonou est un signal d’alarme : l’unité n’est plus qu’un slogan, et la robe noire des avocats a remplacé, pour l’heure, le débat d’idées.

Bénin : un professeur condamné à 10 ans de prison pour viol sur mineure

Cotonou, 31 mars 2026 – La condamnation d’un enseignant-chercheur de l’université d’Abomey-Calavi pour viol sur mineure continue de provoquer une onde de choc dans le monde universitaire béninois. Au-delà du verdict judiciaire, l’affaire soulève des questions plus larges sur la responsabilité des enseignants, la protection des étudiants et l’éthique dans les institutions d’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest.

Le tribunal de première instance d’Abomey-Calavi a condamné le professeur Marcel Houinato à dix ans de réclusion criminelle, assortis d’une amende et de dommages et intérêts au profit de la victime. Une décision judiciaire qui marque la fin d’un procès particulièrement suivi par l’opinion publique.

 

Une affaire emblématique de violences sur mineurs

Selon les éléments du dossier judiciaire, les faits concernaient une mineure en situation de vulnérabilité. La position d’autorité de l’accusé et la situation personnelle de la victime ont constitué des circonstances aggravantes dans l’appréciation de l’affaire par la justice.

Cette affaire a été portée devant les tribunaux avec le soutien d’organisations de défense des droits des enfants et du ministère public, ce qui a contribué à en faire un dossier emblématique dans la lutte contre les violences sexuelles sur mineurs au Bénin.

Le verdict rendu par la justice béninoise est perçu par plusieurs observateurs comme un signal fort contre l’impunité, notamment lorsque les accusations concernent des personnalités occupant des positions de responsabilité.

 

Une carrière universitaire brisée

Avant cette affaire judiciaire, le professeur exerçait à la Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi, l’une des principales institutions universitaires du Bénin. Il avait participé à plusieurs projets de recherche et encadré de nombreux étudiants en master et en doctorat.

Sa condamnation marque ainsi une chute brutale pour un universitaire jusque-là reconnu dans son domaine académique. Cette situation rappelle que la responsabilité des enseignants ne se limite pas à la transmission du savoir, mais inclut également une obligation d’exemplarité et de protection des étudiants.

 

L’université face aux questions d’éthique et de protection des étudiants

Au-delà du cas individuel, cette affaire relance le débat sur les mécanismes de protection des étudiants, en particulier des jeunes filles et des mineurs, dans les établissements d’enseignement supérieur. Plusieurs acteurs du monde éducatif estiment que les universités doivent renforcer les dispositifs de prévention, de signalement et de sanction en matière de harcèlement et de violences sexuelles.

Dans de nombreux pays africains, ces questions restent sensibles et souvent peu médiatisées. Toutefois, des affaires judiciaires comme celle-ci contribuent progressivement à libérer la parole et à renforcer les mécanismes de protection des victimes.

 

Une décision judiciaire aux répercussions sociales

La condamnation prononcée par la justice béninoise dépasse donc le cadre d’une simple affaire pénale. Elle envoie un message sur la protection des mineurs, la responsabilité des élites intellectuelles et la nécessité de lutter contre les violences sexuelles dans tous les milieux, y compris universitaires.

Pour de nombreux observateurs, cette décision pourrait marquer un tournant dans la manière dont les institutions académiques abordent les questions d’éthique, de pouvoir et de protection des étudiants.

Présidentielle au Bénin : le PPP apporte son soutien à Romuald Wadagni

Cotonou, 31 mars 2026 À quelques jours de l’élection présidentielle, les lignes politiques continuent de se dessiner au Bénin. Le soutien annoncé par le Parti Populaire Panafricain à la candidature de Romuald Wadagni marque une nouvelle étape dans la recomposition des alliances politiques à l’approche du scrutin du 12 avril.

Au-delà d’une simple déclaration de soutien, cette prise de position traduit une stratégie politique plus large visant à peser dans le débat national et à mobiliser les électeurs autour d’un projet présenté comme un projet de transformation économique et sociale.

 

Une stratégie de mobilisation politique

Lors d’une conférence de presse organisée à Cotonou, le président du parti, Jean Baptiste Hounguè, a appelé les militants et sympathisants à se mobiliser fortement pour l’élection présidentielle. Le parti entend jouer un rôle actif dans la campagne électorale en incitant ses militants à participer massivement au vote.

Ainsi, pour cette formation politique, l’élection ne doit pas être considérée comme une simple échéance électorale, mais comme un moment décisif pour l’avenir du pays et de la jeunesse béninoise.

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Une alliance basée sur des convergences politiques

Selon les responsables du parti, ce soutien repose sur des convergences de vision, notamment en matière de développement économique, de justice sociale, d’agriculture et d’emploi des jeunes. Le parti estime que le projet porté par le duo Wadagni–Talata correspond à ses orientations politiques et à sa vision du développement national.

Dans ce contexte, cette alliance apparaît davantage comme un rapprochement stratégique que comme un simple ralliement électoral. Elle illustre également la dynamique de coalition qui caractérise souvent les périodes électorales au Bénin.

 

Une élection à fort enjeu politique

À l’approche du scrutin présidentiel, les partis politiques multiplient les alliances et les appels à la mobilisation. L’objectif pour chaque camp est de renforcer sa base électorale et de convaincre les indécis, notamment dans les zones rurales et auprès des jeunes électeurs.

Au-delà des alliances politiques, de nombreux observateurs considèrent cette élection présidentielle comme un moment important pour consolider la démocratie béninoise et poursuivre les réformes économiques et institutionnelles.

Ainsi, les acteurs politiques devraient intensifier la campagne et multiplier les prises de position dans les prochains jours, dans un contexte où chaque soutien peut influencer l’issue du scrutin.

hôtellerie : le géant Marriott pose ses valises au cap-vert

C’est une belle révolution dans le ciel azur de l’archipel. En effet, ce 30 mars 2026, le groupe Marriott International franchit une étape historique en inaugurant son tout premier établissement au Cap-Vert. Perché sur la célèbre plage de Laginha, à São Vicente, ce nouveau complexe ne se contente pas d’élargir l’offre touristique : il marque également une offensive stratégique majeure sur le marché ouest-africain.

Jusqu’ici absent de ce territoire prisé des voyageurs internationaux, le leader mondial de l’hôtellerie frappe fort. Ainsi, l’ouverture du Four Points by Sheraton São Vicente Resort est bien plus qu’une simple inauguration : c’est le 500ᵉ hôtel du segment « services sélectifs » du groupe pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA). Un chiffre symbolique qui illustre, par ailleurs, l’appétit croissant des grandes chaînes pour les destinations émergentes de la sous-région.

 

Mindelo, nouveau carrefour de l’élégance décontractée

Le choix de São Vicente ne doit rien au hasard. En effet, capitale culturelle du pays, connue pour son carnaval vibrant et les mélodies de Cesária Évora, l’île s’offre désormais une infrastructure de standing international. Avec 127 chambres et suites, le complexe mise sur une esthétique qui rend hommage au patrimoine local.

Ainsi, les visiteurs y découvrent un mélange subtil de modernité et d’artisanat : mobilier en bois, carrelages à motifs traditionnels et œuvres d’art signées par des talents capverdiens. L’idée est limpide : offrir le confort standardisé d’une marque mondiale tout en préservant l’âme de Mindelo.

 

Un pont entre affaires et farniente

Mais au-delà de la carte postale, Marriott cible une clientèle hybride. En effet, en intégrant un centre de conférences ultra-moderne et un centre de remise en forme avec vue sur l’Atlantique, l’établissement veut séduire les professionnels en déplacement. Dès lors, pour la direction du groupe, le Cap-Vert représente un maillon essentiel de sa croissance.

Selon Sandra Schulze-Potgieter, vice-présidente chez Marriott EMEA, le segment des services sélectifs — qui allie qualité et prix abordables — pèse désormais 30 % du portefeuille régional de l’entreprise. Ainsi, cette implantation témoigne d’une confiance renouvelée dans la stabilité économique de l’archipel.

 

Le tourisme capverdien change de dimension

Pour les autorités locales, cette arrivée est une aubaine. En effet, elle confirme le statut du Cap-Vert comme destination de premier plan, capable d’attirer les investissements les plus prestigieux. Entre sa piscine à débordement et son programme « Best Brews » mettant à l’honneur les bières artisanales du cru, le complexe se positionne ainsi comme un nouveau moteur de l’économie locale.

Avec cette 500ᵉ ouverture, Marriott ne fait pas que planter un drapeau sur une nouvelle plage ; au contraire, il redéfinit les normes de l’accueil en Afrique de l’Ouest, prouvant que le luxe et l’authenticité peuvent faire bon ménage.

 

Quel impact pour les travailleurs locaux ?

L’arrivée d’un tel géant n’est pas seulement une question de prestige ; c’est aussi un réservoir d’emplois. Au-delà des postes directs au sein du resort, c’est toute une chaîne de valeur qui est stimulée : producteurs agricoles locaux pour la table du Bayview, guides touristiques et artisans. Ainsi, ce modèle de « complexe de services » pourrait bien servir de référence pour d’autres îles de l’archipel désireuses de monter en gamme sans perdre leur identité.

Présidentielle 2026 : La NFN et Romuald Wadagni scellent leur union

L’échiquier politique béninois se fige à l’approche de l’examen électoral. Ce jeudi 26 mars 2026, à quelques heures seulement de l’ouverture officielle de la campagne, le parti Nouvelle Force Nationale (NFN) a officiellement jeté son dévolu sur Romuald Wadagni. Une rencontre au sommet entre Wilfrid Apollinaire Avognon et le candidat de la mouvance transforme un simple soutien en partenariat stratégique de premier plan.

 

Une concertation aux enjeux décisifs

Tout s’est accéléré au lendemain des assises du Conseil national de la NFN. Le président du parti, Wilfrid Apollinaire Avognon, a rencontré Romuald Wadagni pour un entretien en tête-à-tête décrit comme « serein » et « visionnaire » par les deux états-majors. L’objectif est clair : coordonner les troupes avant la bataille des urnes du 12 avril prochain.

Ce rapprochement n’est pas qu’une formalité électorale. Il traduit une convergence de vues sur la manière de conduire l’action publique. La NFN, par la voix de son leader, réaffirme sa volonté de peser dans la balance pour instaurer une gouvernance plus moderne et inclusive.

 

Un engagement total sur le terrain

Désormais, la NFN n’est plus un simple allié de circonstance, mais un moteur de la machine Wadagni. Le parti confirme sa « forte implication » dans la campagne qui débute demain. Cette mobilisation promet de quadriller le territoire national, apportant au candidat une base militante structurée et déterminée.

En outre, ce partenariat stratégique vient renforcer la stature de Romuald Wadagni. En obtenant l’appui franc d’une formation comme la NFN, le candidat consolide son assise politique et affiche une unité de façade essentielle pour rassurer les électeurs indécis.

 

Vers une nouvelle approche de l’État ?

La rencontre de ce jeudi a également permis d’esquisser les contours de ce que les deux hommes appellent une « nouvelle approche de l’action publique ». En somme, il ne s’agit plus seulement de gagner une élection, mais de préparer la gestion de l’après-avril 2026.

Fort du soutien massif de la NFN, Romuald Wadagni possède un atout majeur pour convaincre les Béninois. Une coalition solide et cohérente soutient désormais son projet de société. Dès demain, les états-majors investissent le terrain pour un premier tour de campagne qui s’annonce électrique.

À l’Université d’Abomey-Calavi, Romuald Wadagni au chevet de la recherche scientifique

C’est un passage obligé pour tout prétendant à la Marina, mais celui-ci avait un goût de test de vérité. Le lundi 23 mars 2026, Romuald Wadagni, ministre d’État et candidat de la mouvance pour la présidentielle d’avril, a foulé le sol de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Entre aveux sur le passé et promesses de rupture pour l’avenir, le « Monsieur Économie » du gouvernement s’est livré à un exercice de pédagogie politique devant une communauté universitaire en attente de réponses concrètes.

 

Un état des lieux sans concession au rectorat

L’après-midi a débuté loin du tumulte des amphithéâtres, dans le calme feutré de la salle des actes. En l’absence du recteur, le professeur Charlemagne Babatoundé Igue en mission, c’est le vice-recteur chargé des affaires académiques, Tairou Djara, qui a dressé un constat cinglant : une érosion continue du corps enseignant et des infrastructures incapables de suivre la démographie estudiantine. Pourtant, l’équipe rectorale ne baisse pas les bras et projette une université 2.0, tournée vers la digitalisation et capable de générer des solutions locales pour le développement du continent.

Universite D'Abomey-Calavi
© Universite D'Abomey-Calavi

L’aveu de Calavi : « Un choix assumé »

Face à ces doléances, Romuald Wadagni n’a pas choisi la langue de bois. Avec une franchise remarquée, il a admis que le sous-secteur de l’enseignement supérieur n’avait pas été la priorité budgétaire des dernières années. Selon lui, il s’agissait d’un « choix stratégique » du gouvernement sortant, qui a privilégié d’autres piliers de croissance.

Néanmoins, le candidat de la continuité veut désormais changer de braquet. Pour lui, le diagnostic est clair : aucune transformation structurelle de l’économie béninoise ne pourra se faire sans une recherche scientifique robuste. « Sans une université forte, nos ambitions nationales resteront fragiles », a-t-il martelé, saluant au passage la résilience du personnel administratif et des enseignants.

 

Le « plan de choc » pour le prochain septennat

Pour convaincre son auditoire, le Ministre-candidat a dégainé des mesures immédiates et des engagements à long terme :

  • Urgence sociale : des investissements sont déjà fléchés pour transformer le quotidien des étudiants, notamment sur les volets critiques du transport et de la restauration.
  • Cap sur 2033 : Romuald Wadagni s’engage, s’il est élu le 12 avril prochain, à faire de l’enseignement supérieur le cœur battant du prochain septennat.

En somme, cette escale à l’UAC marque un tournant dans la campagne du candidat. En reconnaissant les lacunes passées pour mieux crédibiliser ses promesses futures, Wadagni tente de sceller un nouveau pacte avec la jeunesse intellectuelle du pays. Reste à savoir si ce discours de « vérité stratégique » saura transformer l’essai dans les urnes.