Bohicon : Un drame évité de justesse dans le quartier d’Avogbana

Cotonou, 27 octobre 2026 – L’efficacité des services de secours a permis d’éviter le pire dans la commune de Bohicon. La petite Z. O., un enfant de deux ans seulement, a survécu à une chute vertigineuse au fond d’un ouvrage sanitaire profond, situé dans le quartier d’Avogbana. Prévenus en toute urgence, les secouristes de l’antenne départementale du Zou de l’Agence béninoise de protection civile (ABPC) ont promptement déployé un dispositif d’extraction complexe sur les lieux de l’accident. Leur réactivité exemplaire a rendu possible l’extraction de la fillette, consciente et miraculeusement épargnée par des blessures graves.

Une prise en charge médicale immédiate et rassurante

Dès sa sortie de l’excavation, les équipes d’intervention ont apporté les premiers soins d’urgence à la jeune victime. Bien que l’enfant ne présente que de légères égratignures superficielles, la Protection civile a immédiatement ordonné son évacuation vers le Centre hospitalier départemental (CHD) de Goho. Ainsi, les médecins des urgences pédiatriques assurent désormais une prise en charge médicale intégrale et une surveillance attentive, afin de garantir son rétablissement complet et d’écarter tout traumatisme interne.

L’appel pressant des autorités face aux périls domestiques

Cet événement tragique remet en lumière le risque permanent que font peser les installations sanitaires insalubres et non sécurisées sur la sécurité des plus jeunes. À la suite de ce sauvetage réussi, l’ABPC hausse le ton et exhorte l’ensemble des riverains à une vigilance accrue. En conséquence, les autorités administratives et les services de secours demandent instamment aux propriétaires d’infrastructures de sceller hermétiquement l’accès aux puits, fosses et cavités, afin de prévenir de futurs accidents domestiques au sein des communautés locales.

Cotonou et l’UNICEF unissent leurs forces pour la jeunesse des quartiers lacustres

Cotonou, 27 octobre 2026 – Le maire de la ville, Luc Gnacadja, et le représentant résident de l’UNICEF, Ousmane Niang, ont formellement concrétisé une alliance stratégique. Cette initiative conjointe cible directement les communautés riveraines fragiles, à travers le déploiement du programme « Cotonou Lacustre ». Par cet accord-cadre, les deux institutions scellent une coopération durable visant à garantir aux plus jeunes un accès équitable aux services sociaux fondamentaux.

Ville de Cotonou
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Un plan d’action structuré pour transformer les zones marécageuses

L’intervention conjointe répond aux défis sanitaires, éducatifs et sécuritaires complexes auxquels se heurtent quotidiennement les familles de ces territoires d’eau. Dans le cadre de ce projet d’envergure, l’UNICEF apporte son expertise technique et financière afin de soutenir la mairie dans le réaménagement et la sécurisation du cadre de vie des enfants. Ainsi, les équipes sur le terrain déploieront des infrastructures adaptées, lutteront contre l’insalubrité et renforceront les mécanismes de protection sociale dans ces quartiers historiquement délaissés.

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Des perspectives d’avenir pour les communautés littorales

Par ailleurs, ce partenariat ambitionne d’instaurer des changements structurels pérennes. En intégrant les besoins spécifiques de la jeunesse lacustre dans la planification urbaine globale de Cotonou, les signataires posent les jalons d’un développement inclusif. En effet, cette synergie entre le pouvoir local et l’organisme international transforme l’approche des politiques publiques, plaçant désormais la dignité et l’épanouissement des enfants au cœur des priorités territoriales.

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Bénin : 5 ans requis contre le commissaire Kindjanhoundé

Vêtu d’un gilet de détenu par-dessus sa tenue traditionnelle, le commissaire Landry Kindjanhoundé présentait un visage grave ce lundi 26 octobre 2026 dans la salle d’audience de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) à Cotonou. Autrefois déployé en première ligne contre le djihadisme dans le septentrion béninois, l’officier supérieur affronte désormais la rigueur de l’appareil judiciaire. Le ministère public exige à son encontre cinq années de réclusion ferme ainsi qu’une amende d’un million de francs CFA, l’accusant d’avoir ébranlé la sûreté nationale au lendemain de la tentative de putsch du 7 décembre 2025.

Un enregistrement vidéo au cœur de la tempête sécuritaire

L’accusation fonde l’essentiel de son réquisitoire sur une séquence vidéo diffusée le 8 décembre 2025 sur les réseaux sociaux. Revêtu de son uniforme réglementaire, l’officier y tenait des propos que le parquet qualifie d’incitation manifeste à la rébellion et d’apologie de crime contre l’État. Pour les magistrats, cette prise de parole publique représentait une menace pour la stabilité des institutions dans un climat post-insurrectionnel très tendu. Le ministère public associe également à ce dossier la découverte d’une arme à feu non immatriculée au domicile du policier, estimant que son statut professionnel ne justifiait aucunement la détention d’un tel matériel en dehors des enceintes officielles.

Le portrait d’un vétéran brisé par le front nord

À l’opposé du profil d’un conspirateur politique, Me Julien Togbadja a dépeint le parcours d’un serviteur de l’État profondément éprouvé par la dureté des engagements opérationnels. La défense a mis en avant la vulnérabilité matérielle d’un fonctionnaire dépourvu de véhicule personnel et ne disposant que de ressources dérisoires. Selon son conseil, l’initiative numérique découlait d’un devoir de mémoire envers ses compagnons d’armes tombés au combat contre les groupes armés, et non d’une démarche subversive. Concernant l’arme saisie, l’avocat a précisé qu’il s’agissait d’un objet artisanal issu d’une enquête, conservé temporairement au domicile de l’officier en l’absence de bureau attribué, invitant ainsi les juges à tenir compte des traumatismes psychologiques contractés au front.

Une sentence suspendue face aux fêlures du pouvoir

En fixant le délibéré au 14 décembre 2026, la CRIET réserve sa décision dans une affaire qui cristallise les arbitrages complexes entre l’autorité de l’État et la prise en compte du désarroi des troupes. Ce procès met en lumière les tensions psychologiques subies par les forces armées béninoises engagées dans la lutte anti-terroriste aux frontières septentrionales. Au-delà du cas individuel du commissaire Kindjanhoundé, la décision à venir mesurera la fermeté des institutions face aux écarts disciplinaires commis dans le sillage des crises politiques.

Bénin : Cossi Codjo Alofa est mort en détention

L’affaire de la disparition d’Urbain Dangnivo continue de hanter l’actualité judiciaire béninoise à travers ses tragiques soubresauts. Cossi Codjo Alofa, acteur central de ce dossier labyrinthique, a poussé son dernier soupir ce lundi 26 octobre 2026 vers 5 h du matin à 41 ans . Son arrestation en 2010 avait enclenché une longue descente aux enfers judiciaire, l’isolant du monde extérieur pendant plus de seize années.

Condamné récemment à trente ans de réclusion criminelle après avoir déjà passé seize ans en détention provisoire, le détenu subissait l’implacable rigueur d’un enfermement prolongé au sein de la prison civile de Cotonou. Cette existence brisée derrière les grilles s’achève ainsi brutalement, refermant un chapitre sombre de la chronique criminelle du pays tout en rouvrant les plaies béantes d’une justice sous haute tension.

L’agonie médicale et le spectre de la négligence carcérale

Les derniers jours de l’infortuné détenu soulèvent de graves préoccupations quant à la prise en charge sanitaire au sein des établissements pénitentiaires. Des sources concordantes indiquent que son état de santé critique a exigé son transfert en urgence vers le Centre national hospitalier universitaire (CNHU) peu avant sa mort. Toutefois, cette hospitalisation tardive survient dans un climat délétère où de nombreuses familles dénoncent régulièrement l’opacité médicale et l’interdiction faite aux détenus d’accéder à leurs médecins personnels en cas de pathologie grave. Alors que le corps médical tente de déterminer la cause exacte de ce décès, l’administration pénitentiaire garde le silence sur les conditions réelles qui ont précédé cette issue fatale.

Des zones d’ombre persistantes et l’exigence d’une transparence absolue

La disparition subite de Cossi Codjo Alofa expose au grand jour les défaillances structurelles et le manque de transparence qui entourent le milieu carcéral. Les observateurs réclament des enquêtes indépendantes pour dissiper le brouillard entourant ses derniers instants et pour établir d’éventuelles responsabilités dans la dégradation rapide de sa santé. Pour l’heure, aucun lien officiel ne relie directement ses conditions de détention à sa fin tragique, laissant libre cours aux interrogations légitimes de l’opinion publique. Face à cette situation, les autorités judiciaires portent la lourde responsabilité de faire toute la lumière sur cet événement afin de restaurer la confiance des citoyens dans le respect des droits fondamentaux des personnes incarcérées.

CARI 2026 : le Bénin mise sur la recherche scientifique

À Cotonou, la 18ᵉ Conférence africaine sur la recherche en informatique et en mathématiques appliquées (CARI 2026) place la recherche scientifique au cœur des ambitions de développement du continent. Ouverte le jeudi 22 octobre, cette rencontre réunit des chercheurs, des universitaires et des experts autour d’un défi majeur : convertir les avancées scientifiques en solutions concrètes pour les populations africaines.

L’Afrique peut-elle tirer pleinement profit de la révolution numérique sans renforcer ses capacités scientifiques et technologiques ? C’est l’une des questions centrales de la 18ᵉ édition de la CARI, officiellement lancée à Cotonou par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Sèdami Medegan Fagla.

Pendant quatre jours, les participants examineront les possibilités offertes par les mathématiques appliquées et l’informatique pour répondre aux besoins du continent. Organisée par l’Institut de formation et de recherche en informatique (IFRI), avec l’appui institutionnel du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la conférence s’articule autour du thème : « Mathématiques et informatique appliquées : des solutions innovantes pour construire l’Afrique de demain ».

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéou, ainsi que de représentants du monde universitaire et scientifique venus d’Afrique et d’autres régions du monde.

Gouvernement du Bénin
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De la recherche scientifique aux besoins des populations

Au-delà des présentations académiques, les organisateurs entendent encourager une recherche davantage tournée vers les réalités économiques et sociales africaines. Les connaissances produites dans les universités et les laboratoires peuvent contribuer à améliorer les services publics, accompagner la transformation des administrations et soutenir l’innovation dans différents secteurs d’activité. Encore faut-il créer les conditions nécessaires à leur application sur le terrain.

Le ministre Janvier Yahouédéou a insisté sur cette articulation entre production scientifique et développement. Selon lui, la capacité de l’Afrique à générer des connaissances ne suffira pas, à elle seule, à transformer durablement les sociétés. Les gouvernements et les institutions devront également favoriser leur utilisation pour résoudre les difficultés rencontrées par les citoyens.

Il a ainsi appelé à rapprocher les chercheurs des collectivités territoriales, dont les responsabilités couvrent plusieurs domaines essentiels à la vie quotidienne. Cette coopération pourrait permettre aux acteurs locaux de mieux mobiliser l’expertise scientifique pour concevoir des réponses adaptées aux besoins des populations.

Le responsable gouvernemental souhaite que la conférence dépasse le cadre des échanges universitaires et débouche sur de nouvelles collaborations entre les institutions de recherche et les collectivités africaines. Une orientation qui souligne l’importance des partenariats pour faire émerger des projets capables de produire des résultats tangibles.

Gouvernement du Bénin
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Former les talents et renforcer la recherche africaine

Pour la ministre Sèdami Medegan Fagla, l’Afrique ne doit pas se limiter à suivre les mutations technologiques mondiales. Elle doit aussi participer à leur conception et contribuer à définir les usages qui façonneront son avenir. Cette ambition exige, selon elle, des investissements dans la formation, la recherche et la sécurisation des infrastructures numériques.

Le premier chantier concerne le développement des compétences scientifiques et techniques. Le renforcement de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et des filières scientifiques doit permettre aux jeunes de mieux se préparer aux métiers de demain. La ministre a notamment souligné la place des mathématiques dans cette stratégie, compte tenu de leur rôle dans les progrès de l’informatique et de l’intelligence artificielle.

À l’appui de cette ambition, elle a évoqué les Olympiades nationales d’intelligence artificielle organisées en juin 2026. Cette initiative a mobilisé 150 jeunes, dont huit ont représenté le Bénin à Astana. Pour les autorités, ce type d’expérience contribue à repérer les talents, à stimuler les vocations scientifiques et à préparer une nouvelle génération de spécialistes.

Le deuxième axe porte sur les moyens accordés aux laboratoires, aux écoles doctorales et aux publications scientifiques. Le renforcement de ces structures doit favoriser la production de travaux de qualité et accroître la visibilité de la recherche béninoise et africaine à l’échelle internationale.

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La souveraineté numérique, un enjeu stratégique

La troisième priorité concerne la sécurité des systèmes numériques. La protection des données et le renforcement de la cybersécurité occupent une place croissante dans les stratégies de développement, alors que les administrations, les entreprises et les citoyens dépendent de plus en plus des outils numériques.

Pour le Bénin, comme pour les autres pays africains, la capacité à sécuriser les infrastructures et à protéger les informations constitue un élément essentiel de la souveraineté numérique. L’objectif consiste aussi à accompagner l’innovation tout en réduisant les risques liés aux vulnérabilités technologiques.

Les travaux de la CARI 2026 donneront aux chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants et experts l’occasion de confronter leurs résultats et d’explorer de nouvelles pistes dans les domaines de l’informatique et des mathématiques appliquées. Les panels scientifiques et les sessions d’échanges devront favoriser la circulation des connaissances et l’émergence de collaborations.

En ouvrant officiellement la conférence, Sèdami Medegan Fagla a exprimé l’espoir que les discussions débouchent sur des découvertes, des partenariats durables et des solutions conçues en Afrique pour répondre aux défis du continent. Le rendez-vous de Cotonou pose ainsi une question déterminante : comment transformer le potentiel scientifique africain en progrès mesurables pour les sociétés ? Les collaborations qui naîtront de ces assises contribueront à apporter des éléments de réponse.

Gouvernement du Bénin
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Bénin : l’opération Mirador allie sécurité et soutien aux citoyens

Face au risque d’extension des réseaux extrémistes le long de sa frontière septentrionale, le Bénin redéfinit en profondeur les préceptes de la doctrine militaire moderne. Écartant le modèle de la réponse exclusivement coercitive, les Forces armées béninoises (FAB) intègrent désormais la cohésion sociale, le développement communautaire et la santé publique au cœur de leur dispositif opérationnel.

Réunis à Cotonou les 8 et 9 octobre 2026, les hauts responsables de l’opération Mirador — le commandement interarmées chargé de sécuriser le nord du territoire — ont présenté le bilan stratégique de leur cellule civilo-militaire. Cette restitution solennelle met en lumière la réussite d’une approche novatrice visant à consolider la présence républicaine dans les zones vulnérables.

État-Major Général des Forces Armées du Bénin
© État-Major Général des Forces Armées du Bénin
Gagner les cœurs et les esprits : l’équation sécuritaire du septentrion

Pour neutraliser la menace clandestine avant qu’elle ne s’enracine, l’armée béninoise privilégie une méthode fondée sur la proximité civique et la restauration de la confiance. L’opération Mirador déploie son action selon un protocole méthodologique structuré en trois temps : l’instauration d’un dialogue direct avec les communautés villageoises, une concertation continue avec les élus locaux et la concrétisation rapide d’infrastructures d’urgence.

Ce mécanisme réunit au sein de comités paritaires des officiers de terrain, des préfets, des maires et des leaders de la société civile. En associant étroitement les décideurs locaux à la planification des interventions, le commandement militaire dissipe la méfiance historique entre les civils et la troupe. En effet, cette écoute méthodique permet de cibler prioritairement les carences sociales majeures, privant les recrues potentielles des réseaux terroristes du ressentiment local qu’ils cherchent habituellement à instrumentaliser.

État-Major Général des Forces Armées du Bénin
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Un bilan chiffré au service de la stabilisation territoriale

Par ailleurs, les données compilées depuis janvier 2025 traduisent le succès tangible de cette doctrine de stabilisation par le bas. Les unités civilo-militaires ont concrétisé soixante-treize interventions d’envergure réparties sur dix-huit communes stratégiques des départements de l’Atacora, de l’Alibori et du Borgou. Au total, plus de 63 600 résidents ont bénéficié directement de ces projets, matérialisant le retour protecteur des services de l’État dans les zones frontalières isolées.

Le volet sanitaire et humain constitue la réussite la plus spectaculaire de cette initiative. Les médecins militaires ont prodigué des soins gratuits à 21 607 patients lors de dix-sept campagnes médicales spécialisées. Parallèlement, la finalisation de dix ouvrages hydrauliques garantit un accès permanent à l’eau potable pour 34 000 habitants. L’institution militaire soutient également le système éducatif local à travers la construction de structures scolaires et l’équipement en mobilier, tout en organisant des campagnes vétéro-sanitaires destinées à préserver les cheptels des communautés pastorales.

État-Major Général des Forces Armées du Bénin
© État-Major Général des Forces Armées du Bénin
Une alliance stratégique internationale et institutionnelle

L’efficacité opérationnelle démontrée sur le terrain découle d’un partenariat technique et financier particulièrement rigoureux. L’organisation Spirit of America assure le financement principal des microprojets communautaires, tandis que la structure Strategic Stabilization Advisors apporte son expertise méthodologique pour encadrer les équipes de déploiement. Cette convergence de compétences internationales et nationales illustre la capacité du Bénin à coordonner des alliances durables autour de sa sécurité nationale.

Organisé sous la présidence du colonel André Dokoui Fofo, commandant du théâtre Mirador, l’atelier a également enregistré la participation active des généraux de brigade Faïzou Gomina, chef d’état-major de la Garde nationale, et Sanni Bachabi, directeur de cabinet du ministère de la Défense. En tirant les enseignements de ce cycle initial, le Bénin établit la preuve qu’une armée moderne garantit la souveraineté territoriale autant par la fermeté opérationnelle que par le soutien indéfectible aux populations civiles.

Bembèrèkè : 700 000 FCFA pour le lycée militaire de Natitingou

La 10ᵉ promotion du Prytanée militaire de Bembèrèkè, entrée en 1996, a célébré ses trente ans par une visite au Lycée militaire de jeunes filles Général Mathieu Kérékou (LMJFGMK) de Natitingou, le jeudi 22 octobre 2026. Les anciens élèves ont rencontré la direction de l’établissement et les enfants de troupe, avant de remettre un soutien d’une valeur de 700 000 FCFA.

Cette démarche relie deux établissements d’excellence placés sous la tutelle de l’armée béninoise. Elle traduit la volonté des anciens de transmettre aux générations actuelles une partie des valeurs reçues durant leur formation : discipline, solidarité et engagement.

Amicale des Anciens Enfants de Troupe du Bénin
© Amicale des Anciens Enfants de Troupe du Bénin
Un appui à la communication et au numérique

Le don comprend un équipement professionnel de prise de vues, associant appareil photo et caméra, destiné à la cellule de communication récemment créée du lycée. En effet, cet outil permettra aux élèves et au personnel de documenter les activités scolaires, culturelles et militaires de l’établissement.

La promotion a également versé une contribution financière à l’acquisition d’un kit de connexion satellitaire Starlink. Ce projet vise à améliorer l’accès à Internet dans un établissement situé à Natitingou, dans l’Atacora, où la connectivité peut constituer un obstacle à la recherche, à l’apprentissage numérique et aux échanges pédagogiques.

Amicale des Anciens Enfants de Troupe du Bénin
© Amicale des Anciens Enfants de Troupe du Bénin
Former les futures générations

Le LMJFGMK accueille des jeunes filles sélectionnées pour leur mérite scolaire et les prépare à des carrières militaires ou civiles au service de l’État. L’établissement forme également des enfants de troupe, encadrés par un dispositif militaire chargé de veiller à leur discipline et à leur progression.

En soutenant la communication ainsi que  la connectivité, les anciens élèves investissent dans des compétences directement utiles à la réussite scolaire. La maîtrise des outils numériques et la capacité à produire des contenus deviennent en effet des atouts pour les études supérieures, l’insertion professionnelle et la vie citoyenne.

Amicale des Anciens Enfants de Troupe du Bénin
© Amicale des Anciens Enfants de Troupe du Bénin
Une solidarité qui se prolonge

Cette visite montre que l’anniversaire d’une promotion peut dépasser les retrouvailles. En orientant son soutien vers les élèves de Natitingou, la promotion 1996 transforme trente ans de fraternité en un geste concret au profit des jeunes générations.

Le geste renforce également les liens entre le Prytanée militaire de Bembèrèkè et le lycée de jeunes filles, deux institutions qui forment ensemble une part importante de la relève du pays.

Droit en Afrique : la Haute Cour et l’UAC préparent un colloque

La présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, Pre Dandi Gnamou, a reçu en audience, ce vendredi 23 octobre 2026, le professeur Léon Josse, doyen de la Faculté de droit et de science politique de l’Université d’Abomey-Calavi. Les deux personnalités ont échangé sur la préparation d’un colloque international consacré à l’histoire du droit en Afrique.

La rencontre intervient à quelques semaines du colloque « Histoire du droit et des institutions en Afrique : enjeux épistémologiques et perspectives de reconstruction juridique », prévu du 26 au 28 novembre 2026 à l’Université d’Abomey-Calavi. L’événement vise à interroger les fondements du droit africain au-delà des écoles de pensée importées et à esquisser une approche propre au continent.

Penser le droit depuis l’Afrique

Le projet académique entend replacer l’histoire du droit au centre de la formation des juristes africains. Par ailleurs, les organisateurs souhaitent montrer que les systèmes juridiques du continent ne peuvent se comprendre sans l’étude de leurs institutions, de leurs héritages et de leurs évolutions propres.

L’initiative cherche également à promouvoir la recherche, à former des enseignants-chercheurs et à produire des méthodes d’enseignement adaptées aux réalités africaines. Elle s’attaque ainsi à la faible représentation de cette discipline dans les universités du continent.

Pre Dandi Gnamou
© Pre Dandi Gnamou
Renforcer la formation juridique

Les échanges entre la magistrate et le doyen ont aussi porté sur les réformes universitaires, le fonctionnement de la Faculté de droit et de science politique et les défis liés à la qualité de l’enseignement. La FADESP figure parmi les entités les plus importantes de l’Université d’Abomey-Calavi et accueille un grand nombre d’étudiants.

Pour l’institution judiciaire, la qualité de la formation des futurs juristes conditionne la solidité de l’État de droit. Une meilleure maîtrise de l’histoire du droit peut aider les magistrats, avocats et universitaires à interpréter les normes avec davantage de recul et de contexte.

Une coopération à consolider

Pre Dandi Gnamou a salué la visite du doyen et son engagement en faveur du rayonnement de la Faculté. Le dialogue entre la Haute Cour de Justice et l’université illustre la nécessité de rapprocher la pratique judiciaire de la recherche académique.

À l’approche du colloque de novembre, cette coopération pourrait en effet favoriser des travaux capables d’éclairer les réformes juridiques béninoises et africaines, tout en donnant aux jeunes chercheurs un cadre pour contribuer à la construction d’une pensée juridique africaine.

Colombie : fermeture des consulats honoraires au Bénin et en Bulgarie

Le gouvernement colombien a supprimé, le 21 octobre 2026, ses consulats honoraires à Porto-Novo, au Bénin, et à Sofia, en Bulgarie. Les décrets 1581 et 1582 officialisent la disparition de ces deux représentations consulaires, dans le cadre d’une réorganisation du réseau diplomatique colombien à l’étranger.

La décision concerne deux villes situées sur deux continents, mais repose sur une même logique : l’absence prolongée de titulaires et l’impossibilité de trouver des candidats conformes aux exigences réglementaires.

Porto-Novo, un poste resté vacant

Le consulat honoraire de Porto-Novo demeurait vacant depuis près de trois ans. Après la fin des fonctions de son précédent titulaire, le ministère colombien des Affaires étrangères n’a reçu aucune candidature répondant aux critères légaux requis pour occuper le poste.

Cette vacance a rendu difficile le maintien d’un service consulaire opérationnel. Les consulats honoraires assurent généralement des fonctions limitées : assistance aux ressortissants, formalités administratives et représentation locale de l’État accréditant. Leur efficacité dépend donc fortement de la présence d’un responsable désigné et compétent.

Sofia, une inactivité prolongée

À Sofia, le gouvernement colombien a également conclu à la suppression du consulat honoraire après une évaluation menée le 5 octobre. Celle-ci a relevé une inactivité prolongée de la représentation, consécutive notamment à la démission de son précédent consul.

Le décret 1582 ne détaille pas davantage les motifs de la fermeture. Il s’inscrit toutefois dans une révision plus large du dispositif consulaire colombien, alors que d’autres représentations à l’étranger font également l’objet de mesures de cessation ou de réorganisation.

Quelles conséquences pour les usagers ?

La fermeture de ces bureaux peut compliquer l’accès à certains services consulaires pour les Colombiens résidant au Bénin ou en Bulgarie, ainsi que pour les ressortissants de ces pays souhaitant effectuer des démarches auprès de la Colombie. Les usagers devront désormais se tourner vers les missions diplomatiques ou les services consulaires compétents dans la région.

Cette réorganisation traduit une volonté de rationaliser les moyens diplomatiques. Elle montre aussi que la présence consulaire ne se limite pas à ouvrir une représentation : elle exige un personnel disponible, des candidats qualifiés et une activité suffisante pour justifier son maintien.

 

Bénin : un budget 2027 de 4 757 milliards FCFA devant les députés

L’Assemblée nationale du Bénin a lancé, le mercredi 21 octobre 2026, sa deuxième session ordinaire, consacrée principalement à l’examen du projet de loi de finances pour l’exercice 2027. La cérémonie d’ouverture s’est tenue au Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo, sous la présidence du professeur Joseph Fifamin Djogbénou.

Le président du Conseil économique et social (CES), Abdoulaye Bio Tchané, a pris également part à la séance sur invitation du président de l’Assemblée nationale. Sa présence souligne la volonté des institutions de la République de renforcer la concertation autour des grandes orientations économiques du pays.

Conseil Économique et Social du Bénin
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Un budget en progression

Le projet de budget 2027 s’équilibre en ressources et en charges à 4 757,029 milliards de FCFA. Il progresse de 14,7% par rapport à la loi de finances rectificative 2026, fixée à 4 148,357 milliards de FCFA, soit plus de 608 milliards de FCFA supplémentaires.

Le gouvernement présente ce budget comme un instrument de mise en œuvre de ses priorités économiques et sociales. Les députés devront examiner les recettes prévues, la répartition des dépenses et la capacité de l’État à financer ses engagements sans fragiliser les équilibres budgétaires.

Conseil Économique et Social du Bénin
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La concertation institutionnelle

La participation du président du CES à l’ouverture de la session illustre le rôle consultatif de cette institution dans le débat public. Le Conseil économique et social apporte un éclairage sur les politiques économiques, sociales ainsi qu’ environnementales, avant leur adoption par les organes décisionnels.

Cette démarche s’inscrit dans la huitième mandature du CES, qui cherche à renforcer la complémentarité entre les institutions et à placer l’intérêt général au centre des choix publics. Le dialogue entre l’exécutif, le Parlement et les organes consultatifs devient ainsi un élément essentiel de la gouvernance budgétaire.

Des arbitrages attendus

L’examen du projet de loi de finances 2027 interviendra dans un contexte où les attentes sociales restent fortes. Le budget prévoit notamment 1 597,533 milliards de FCFA de dépenses à sensibilité sociale, un montant qui devra faire l’objet d’un contrôle rigoureux afin de garantir son impact réel sur les populations.

Les parlementaires devront désormais évaluer la soutenabilité des recettes, l’efficacité des dépenses et la capacité du budget à soutenir la croissance économique. Le vote de la loi de finances déterminera les priorités de l’État béninois pour l’année 2027.