Razack Omotoyossi : le Bénin pleure son buteur légendaire

Razack Omotoyossi : l’étoile du football béninois s’est éteinte à Lagos

 

Cotonou, 19 août 2025 Le football béninois perd l’un de ses visages les plus emblématiques. Razack Omotoyossi, ancien attaquant des Écureuils du Bénin — aujourd’hui Guépards — est décédé ce matin à Lagos, au Nigeria, à l’âge de 40 ans. Une disparition brutale qui endeuille tout un pays et ravive le souvenir d’un joueur au talent incandescent, dont les exploits ont marqué une génération.

 

Une fin tragique pour un héros national

 

Selon les informations , Omotoyossi ne souffrait d’aucune maladie connue. Cependant, les dernières semaines de sa vie ont été marquées par une série de drames personnels : la perte de sa sœur début août et l’incendie de son domicile en juillet. D’ailleurs, une vidéo poignante, largement diffusée sur les réseaux sociaux, le montrait bouleversé, appelant à l’aide devant les ruines de sa maison. Ce cri silencieux, aujourd’hui, résonne comme un adieu douloureux.

 

Le buteur des grandes heures du Bénin

 

Attaquant puissant, généreux dans l’effort, Omotoyossi a incarné l’espoir du football béninois dans les années 2000. Avec 21 but en 47 sélections, il a  longtemps détenu le record de buts en équipe nationale. Par ailleurs, il s’est révélé au monde lors de la Coupe du monde junior en Australie en 2005, inscrivant le tout premier but du Bénin dans une compétition FIFA. Il a ensuite porté les couleurs nationales lors des CAN 2008 au Ghana et 2010 en Angola, devenant un symbole de fierté pour les supporters.

 

Une carrière nomade, une passion intacte

 

Passé par les pelouses de Suède (Helsingborgs IF), d’Égypte (Zamalek), d’Arabie saoudite et de Turquie, Omotoyossi a vécu une carrière de globe-trotteur, riche en expériences, mais marquée par des hauts et des bas. Après avoir raccroché les crampons, il était resté proche du milieu du football, tout en menant une vie discrète à Lagos.

Son décès laisse un vide immense dans le cœur des amateurs de ballon rond, qui n’ont jamais oublié ses courses rageuses, ses frappes puissantes et son amour du maillot jaune.

En somme, avec le décès de Razack Omotoyossi, le Bénin perd plus qu’un footballeur : il perd une part de son histoire sportive récente, un héros de terrain dont les exploits ont fait rêver toute une génération. Sa mort tragique rappelle la fragilité de la vie et le revers souvent oublié de la gloire.

Au-delà des hommages, le football béninois parviendra-t-il à honorer sa mémoire en retrouvant l’esprit combatif et la passion qu’il a incarnés sur les terrains ?

Glazoué en deuil : le fleuve Ouémé livre ses victimes

Drame de Glazoué : 23 corps repêchés après l’accident du bus dans l’Ouémé, 19 toujours disparus

 

Glazoué, 18 août 2025 Une tragédie routière d’une ampleur rare a frappé Glazoué, au Bénin, où un bus a plongé dans le fleuve Ouémé, emportant des dizaines de vies. Alors que les secours annoncent la fin des opérations d’extraction, le bilan s’alourdit à 23 morts, tandis que 19 personnes restent introuvables.

Au Bénin, le chavirement d’un bus dans le fleuve Ouémé à Glazoué fait 23 morts et 19 disparus, ravivant les inquiétudes sur la sécurité routière nationale
© Au Bénin, le chavirement d’un bus dans le fleuve Ouémé à Glazoué fait 23 morts et 19 disparus, ravivant les inquiétudes sur la sécurité routière nationale

Fin des opérations de recherche, le bilan s’alourdit

 

Ce lundi, vers 16 h 48, les équipes de secours ont mis un terme à une opération d’extraction éprouvante sur le pont de Thio, dans la commune de Glazoué. Un bus de la compagnie STM, reliant Parakou à Niamey, a basculé dans le fleuve Ouémé dans la nuit du 16 au 17 août, après avoir percuté la rambarde du pont. À ce jour, 23 corps ont été retrouvés et extraits des eaux tumultueuses, tandis que 19 personnes demeurent portées disparues, probablement encore prisonnières de l’épave immergée à près de 15 mètres de profondeur.

 

Glazoué  : l’espoir s’amenuise, le deuil s’installe

 

Le drame, survenu aux environs de minuit, a mobilisé une réponse d’urgence d’envergure. Selon les autorités béninoises, les secours ont extrait neuf passagers vivants dans les heures suivant l’accident et les ont conduits à l’hôpital de Savè, où ils se trouvent dans un état stable. Cependant, l’espoir de retrouver d’autres survivants s’amenuise avec la remontée du bus.

Désormais, les équipes donnent la priorité à l’identification des victimes, afin de permettre aux familles de faire leur deuil. L’attente est insoutenable pour les proches, qui espèrent que les eaux du fleuve Ouémé restitueront les corps des disparus.

La sécurité routière en question

 

L’intervention rapide des secours et l’action du gouvernement ont permis de sauver des vies, mais ce drame ravive de vives préoccupations sur la sécurité routière au Bénin, où les accidents mortels sont fréquents, notamment sur les axes inter-États. Les autorités ont lancé un appel pressant aux transporteurs et conducteurs pour un respect rigoureux des règles de conduite, dans l’espoir de prévenir de nouvelles tragédies.

Les familles face à l’indicible : au-delà du deuil, la quête de justice

 

Alors que les opérations d’extraction sont officiellement terminées, les recherches pourraient reprendre si de nouveaux indices sur les 19 disparus sont découverts. En attendant, la communauté de Glazoué et les familles des victimes pleurent leurs proches. Au-delà du deuil, ce drame pose la question de la responsabilité des compagnies de transport et de la nécessité de mesures de contrôle plus strictes.

Comment les familles pourront-elles faire face à la lenteur de la justice et obtenir des réponses sur les causes réelles de cet accident pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise à l’avenir ?

Savalou honore l’igname et élève Louis Vlavonou à la dignité royale

Savalou célèbre l’igname et élève Louis Vlavonou au rang de dignitaire royal

Savalou, 18 août 2025 Sous les chants des divinités et les danses traditionnelles, la fête de l’igname 2025 a offert à Savalou un moment d’unité, de mémoire et de reconnaissance. Au cœur des festivités, une distinction historique : le président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, a été élevé au rang de Dignitaire de la Cour royale par Sa Majesté Dada Gbaguidi XV.

À Savalou, la fête de l’igname 2025 a célébré l’unité culturelle et spirituelle du Bénin. Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, a été élevé au rang de dignitaire royal par Sa Majesté Dada Gbaguidi XV, dans une cérémonie mêlant traditions ancestrales et reconnaissance républicaine.
© À Savalou, la fête de l’igname 2025 a célébré l’unité culturelle et spirituelle du Bénin. Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, a été élevé au rang de dignitaire royal par Sa Majesté Dada Gbaguidi XV, dans une cérémonie mêlant traditions ancestrales et reconnaissance républicaine.

Fête de l’igname 2025 : un rite ancestral pour l’abondance et l’unité

 

Organisée chaque 15 août, la fête de l’igname est bien plus qu’une réjouissance agricole. Elle incarne un rituel de gratitude envers la terre nourricière et une prière collective pour l’abondance. Par ailleurs, cette année, elle a coïncidé avec la fête de l’Assomption, illustrant la cohabitation harmonieuse entre traditions endogènes et religions importées. D’ailleurs, « Savalou est et demeure une terre de tolérance et de dialogue », a rappelé Claude Gbèdonougbo Gbaguidi, coordonnateur du gouvernement royal.

À Savalou, la fête de l’igname 2025 a célébré l’unité culturelle et spirituelle du Bénin. Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, a été élevé au rang de dignitaire royal par Sa Majesté Dada Gbaguidi XV, dans une cérémonie mêlant traditions ancestrales et reconnaissance républicaine.
© À Savalou, la fête de l’igname 2025 a célébré l’unité culturelle et spirituelle du Bénin. Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, a été élevé au rang de dignitaire royal par Sa Majesté Dada Gbaguidi XV, dans une cérémonie mêlant traditions ancestrales et reconnaissance républicaine.

Fête de l’igname 2025 : un homme de la République reconnu par la royauté

 

Louis Vlavonou, parrain du président du Conseil économique et social, a honoré de sa présence toutes les étapes de la célébration. En retour, la Cour royale lui a remis les attributs symboliques du dignitaire : un pagne tissé et une récade, emblèmes d’autorité et de loyauté. Ce geste, selon Sa Majesté, traduit l’amitié sincère entre la cité royale et le président du Parlement, et célèbre son attachement aux valeurs ancestrales.

À Savalou, la fête de l’igname 2025 a célébré l’unité culturelle et spirituelle du Bénin. Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, a été élevé au rang de dignitaire royal par Sa Majesté Dada Gbaguidi XV, dans une cérémonie mêlant traditions ancestrales et reconnaissance républicaine.
© À Savalou, la fête de l’igname 2025 a célébré l’unité culturelle et spirituelle du Bénin. Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, a été élevé au rang de dignitaire royal par Sa Majesté Dada Gbaguidi XV, dans une cérémonie mêlant traditions ancestrales et reconnaissance républicaine.

Une fête qui renforce l’unité nationale

 

En plus, la cérémonie a rassemblé un parterre de personnalités venues du Bénin et de l’étranger, dont des députés, ministres, préfets et maires. Le président du CES, Conrad Gbaguidi, a salué une fête qui « rappelle la prospérité, le renouveau et la protection des récoltes », et réitéré aussi  le soutien de son institution à toute initiative culturelle valorisant Savalou.

Finalement, à Savalou, l’igname devient symbole de mémoire et de modernité. Et dans le tissage des traditions, la République et la royauté se donnent la main pour célébrer l’unité nationale.

La tradition, un nouvel instrument politique

 

La reconnaissance officielle du président du Parlement par une autorité coutumière pourrait-elle signaler une nouvelle ère de collaboration entre l’État et les royautés traditionnelles ? En quoi cette alliance peut-elle renforcer la gouvernance locale et nationale, et garantir la préservation du patrimoine culturel tout en favorisant le développement ?

Un bus englouti dans les eaux du Ouémé à Glazoué

Tragédie à Glazoué : un bus plonge dans l’Ouémé, un mort et des dizaines de disparus

Glazoué :, 18 août 2025 — Dans une catastrophe sans précédent, un bus transportant environ 70 passagers a sombré dans les eaux tumultueuses du fleuve Ouémé à Glazoué, au Bénin, laissant une communauté sous le choc. Avec un seul corps retrouvé et huit survivants, les secours s’activent dans une course contre la montre pour retrouver les disparus.

 

Un bilan tragique et une nation en deuil

 

En ce terrible dimanche 17 août 2025, un drame routier a endeuillé le Bénin sur l’axe Savè-Glazoué, dans la commune de Glazoué. Un bus de la compagnie STM, parti de Parakou à destination de Niamey, a brutalement quitté la chaussée pour plonger dans le fleuve Ouémé après avoir heurté violemment la rambarde d’un pont. Selon les premières informations fournies par le ministère de l’Intérieur béninois, l’accident, survenu autour de minuit, a fait au moins un mort, dont le corps a été repêché, tandis que huit passagers ont été secourus vivants. Par conséquent, environ 60 personnes restent portées disparues, un bilan provisoire qui glace le sang.

 

Tragédie à Glazoué :Une course contre la montre pour retrouver les disparus

 

Les opérations de sauvetage, menées par l’Agence Béninoise de Protection Civile (ABPC), les sapeurs-pompiers, les forces de l’ordre et des équipes médicales, se sont poursuivies jusque tard dans la nuit de dimanche. Cependant, elles n’ont pas permis de localiser le bus immergé. Abdel Aziz, directeur général de l’ABPC, a déclaré à la presse : « Malgré tous nos efforts, la nuit nous a empêchés de poursuivre. À 6 h 30 ce lundi, les équipes de secours ont repris les recherches pour repérer l’emplacement exact du bus et remonter les corps. Par ailleurs, les équipes médicales ont déjà conduit les huit survivants à l’hôpital de Savè pour recevoir des soins, et ont transféré le corps retrouvé à la morgue du même établissement.

 

Tragédie à Glazoué : les failles de la sécurité routière en question

 

Le Ministre de l’Intérieur, Alassane Seïdou, présent sur les lieux, a exprimé ses condoléances aux familles et a appelé à la prudence sur les routes. D’après lui, le chauffeur aurait perdu le contrôle du véhicule, probablement en raison d’une vitesse excessive ou d’une défaillance technique, bien que les causes exactes restent à confirmer par une enquête en cours. Le président de la République a ordonné le déploiement du plan ORSEC, mobilisant tous les moyens disponibles pour accélérer les secours.

Cet accident tragique met en lumière les dangers persistants sur les axes routiers béninois, où les accidents mortels sont fréquents. Les autorités ont réitéré leur appel aux compagnies de transport et aux chauffeurs pour un respect strict du Code de la route.

 

Au-delà de l’horreur, l’espoir d’un changement

 

En conclusion, alors que les recherches se poursuivent, la population locale, bouleversée, attend des nouvelles des disparus. Face à l’ampleur de cette tragédie, la question de la sécurité routière au Bénin ne peut plus être éludée. Au-delà du drame humain, cet accident pourrait-il servir de catalyseur pour des réformes profondes et durables, garantissant que de telles catastrophes ne se reproduisent plus à l’avenir ?

Péninsule ibérique en flammes

Incendies dévastateurs en Espagne et au Portugal : six morts et des milliers d’hectares ravagés

Péninsule Ibérique, 18 août 2025 — Les flammes continuent d’engloutir l’ouest de la péninsule ibérique, provoquant la mort de six personnes. Des milliers de pompiers, appuyés par des moyens aériens et militaires, luttent sans relâche contre des incendies d’une ampleur sans précédent, attisés par une canicule historique.

Espagne et  Portugal : Un bilan humain et écologique dévastateur

 

L’Espagne et le Portugal font face à une catastrophe écologique et humaine d’une gravité exceptionnelle. En effet, les incendies qui sévissent depuis plus d’une semaine ont déjà coûté la vie à six personnes, dont quatre en Espagne et deux au Portugal. Parmi les victimes, des pompiers et des volontaires ont péri dans des circonstances tragiques, notamment lors d’accidents de la route sur des terrains escarpés. De plus, ces feux, d’une violence rare, ont dévasté des dizaines de milliers d’hectares, principalement dans les régions espagnoles de Galice, de Castille-et-León et d’Estrémadure, ainsi que dans le centre et le nord du Portugal.

 

Des chiffres records et alarmants

 

D’après le Système Européen d’Information sur les Incendies de Forêt (EFFIS), un outil de l’observatoire européen Copernicus, les incendies ont réduit en cendres plus de 343 000 hectares en Espagne depuis le début de l’année 2025, un record historique pour le pays. Parallèlement, Au Portugal, les flammes ont consumé près de 185 000 hectares, surpassant déjà la superficie totale brûlée en 2024. Ces chiffres, en constante augmentation, témoignent de l’ampleur de la crise, aggravée par une sécheresse persistante et des températures extrêmes dépassant les 44 °C dans certaines zones.

Espagne et  Portugal : une mobilisation internationale pour contenir le brasier

 

Face à cette situation critique, les autorités ont mobilisé des milliers de pompiers, soutenus par des unités militaires, des hélicoptères et des avions de plusieurs pays européens et du Maroc, afin de contenir les flammes. En Espagne, 23 incendies de niveau 2, qualifiés de menace grave pour les populations, sont toujours actifs, selon les autorités. Des évacuations massives ont été ordonnées, touchant des milliers d’habitants, notamment dans les provinces de Salamanque et d’Ourense. Au Portugal, le foyer d’Arganil mobilise à lui seul la moitié des 2 000 pompiers déployés sur le terrain.

 

Espagne et  Portugal : Des mesures exceptionnelles et un mince espoir

 

En conséquence de cette urgence, les gouvernements espagnol et portugais ont activé le Mécanisme de Protection civile de l’Union européenne, permettant l’arrivée de renforts aériens, notamment des Canadair suédois et marocains. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a annoncé hier un « pacte national » pour répondre à l’urgence climatique, soulignant l’ampleur inédite de cette mobilisation, qualifiée de « plus grande opération de protection civile en Europe ». Pendant ce temps, Au Portugal, le gouvernement a prolongé jusqu’à mardi des mesures exceptionnelles, comme l’interdiction d’accès à certaines zones forestières.

Néanmoins, un léger espoir émerge : selon l’Agence météorologique espagnole (Aemet), la vague de chaleur, qui a alimenté ces incendies pendant plus de deux semaines, devrait prendre fin ce lundi. Les températures, qui ont atteint 45 °C dans le sud de l’Espagne, commencent à baisser, offrant un possible répit aux équipes sur le terrain. Toutefois, la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, a souligné la complexité des interventions, entravées par une épaisse fumée visible depuis l’espace.

Le spectre du changement climatique plane sur l’Europe

 

Les experts pointent du doigt le changement climatique comme principal responsable de l’intensification de ces catastrophes. En effet, les vagues de chaleur, de plus en plus fréquentes et intenses, combinées à une sécheresse prolongée, créent des conditions propices à des incendies incontrôlables. Alors que la péninsule Ibérique lutte pour reprendre le contrôle, d’autres régions d’Europe, comme les Balkans et la Turquie, ont vu une amélioration grâce à des pluies récentes, mais le spectre de nouveaux feux reste omniprésent.

 

La bataille n’est pas finie et l’avenir en question.

 

En conclusion, si la fin de la canicule offre une lueur d’espoir, la bataille contre les flammes est loin d’être terminée. Les autorités appellent à la vigilance, tandis que les populations locales, marquées par les pertes humaines et matérielles, attendent des mesures concrètes pour prévenir de telles tragédies à l’avenir. Face à la répétition de ces événements dévastateurs, une question se pose : quelles actions concrètes et durables les gouvernements européens vont-ils mettre en place pour s’adapter à ces nouvelles réalités climatiques et protéger efficacement leurs citoyens ?

Cotonou célèbre l’artisanat béninois et son rayonnement international

Bénin : le 19ᵉ Salon national de l’artisanat met le savoir-faire local à l’honneur

 

Cotonou, 16 août 2025 Dès le 22 août 2025, l’esplanade du Palais des Congrès de Cotonou se transformera en une vitrine éclatante de la créativité béninoise avec le lancement du 19ᵉ Salon National de l’Artisanat. En effet,  pendant dix jours, cet événement mettra en lumière l’excellence des artisans locaux, avec le Royaume du Maroc comme invité d’honneur. Sous le thème « Artisanat béninois et accès aux marchés : défis et enjeux de la labellisation et de la certification », ce salon ambitionne de propulser les produits artisanaux du Bénin sur les scènes régionale et mondiale.

 

Le Bénin met en valeur son artisanat pour plus de compétitivité

 

Par ailleurs, pendant une dizaine de jours, jusqu’au 31 août, plus de 150 stands, dont 20 internationaux, présenteront une diversité de créations artisanales, allant des sculptures traditionnelles aux textiles innovants. D’ailleurs, le salon vise à mettre en lumière l’excellence des créations béninoises et à consolider leur position sur les marchés régionaux et mondiaux. En plus, le thème de cette édition met l’accent sur l’importance de la labellisation et de la certification pour garantir l’accès des artisans aux opportunités commerciales mondiales.

 

Un programme riche en ateliers et en échanges

 

D’ailleurs, le salon promet une expérience immersive avec un programme varié : des tables rondes sur les enjeux de l’artisanat, des ateliers pratiques, des concours pour récompenser les talents, des démonstrations en direct et des animations culturelles vibrantes. Ces activités offriront aux visiteurs l’occasion de découvrir la richesse du patrimoine artisanal béninois tout en favorisant des partenariats économiques fructueux.

Du 22 au 31 août, le 19ᵉ Salon National de l’Artisanat met à l’honneur la créativité béninoise, avec le Maroc comme invité d’honneur
© Du 22 au 31 août, le 19ᵉ Salon National de l’Artisanat met à l’honneur la créativité béninoise, avec le Maroc comme invité d’honneur

Le Maroc, invité d’honneur pour une coopération renforcée

 

La présence du Royaume du Maroc comme invité d’honneur ajoute une dimension internationale à l’événement. Ce choix reflète aussi une volonté de tisser des liens culturels et commerciaux avec un pays reconnu pour son artisanat d’exception, ouvrant la voie à des échanges enrichissants entre artisans béninois et marocains.

 

Un accès gratuit pour attirer un large public

 

Organisé à l’esplanade du Palais des Congrès, le salon sera accessible gratuitement, permettant ainsi à un large public de découvrir et d’acheter des créations uniques. Cette ouverture vise à démocratiser l’accès à l’artisanat et à encourager les Béninois à célébrer leur patrimoine.

Le 19ᵉ Salon National de l’Artisanat n’est pas qu’une simple exposition. C’est une vitrine de l’ambition béninoise de transformer son artisanat en un levier de croissance économique et de rayonnement culturel.

Reste à savoir si cette approche axée sur la labellisation et la certification permettra réellement aux artisans de percer sur les marchés internationaux et de s’affranchir des difficultés économiques ? Ce salon est-il le tremplin dont l’artisanat béninois a besoin pour se positionner comme un acteur incontournable sur la scène mondiale ?

FNDA : des réalisations concrètes au service des producteurs

Bantè, N’Dali, Natitingou : le FNDA et ses partenaires tracent les sillons d’une agriculture inclusive

 

Bénin, 16 août 2025 Du 10 au 14 août, une mission conjointe du Fonds National de Développement Agricole (FNDA), de la Coopération Suisse, de Swisscontact et de Lares a parcouru les Pôles de Développement Agricole 3 et 4.  En effet, l’objectif de cette mission était d’évaluer les réalisations en cours, de réceptionner les infrastructures agricoles et de renforcer le dialogue avec les bénéficiaires. Partout, les témoignages de satisfaction ont confirmé l’impact concret des projets sur les communautés rurales.


Une mission conjointe du FNDA et de ses partenaires a permis la réception d’infrastructures agricoles majeures à Bantè, N’Dali et Natitingou. Trieuses de riz, poulaillers modernes, périmètres rizicoles : des réalisations concrètes qui renforcent les coopératives locales et soutiennent une agriculture inclusive au Bénin.
© Une mission conjointe du FNDA et de ses partenaires a permis la réception d’infrastructures agricoles majeures à Bantè, N’Dali et Natitingou. Trieuses de riz, poulaillers modernes, périmètres rizicoles : des réalisations concrètes qui renforcent les coopératives locales et soutiennent une agriculture inclusive au Bénin.

À Bantè, la modernisation donne des ailes au riz béninois avec FNDA

 

La tournée s’est achevée à Bantè avec la réception officielle de trois équipements clés : une trieuse optique de riz, un magasin de stockage de 50 tonnes et un bureau pour la Coopérative des femmes étuveuses de riz. En outre, ces infrastructures, entièrement financées par le FNDA avec l’appui de la Coopération Suisse, répondent à un besoin urgent de conservation et de valorisation des produits transformés.

Pour Mme Nananko Kangnihoun, présidente communale de la CCER Bantè, ces équipements représentent un tournant. Elle déclare : « Les femmes disposent enfin d’un espace adapté pour stocker leurs produits, et la trieuse optique améliore la qualité du riz, renforçant notre compétitivité sur le marché. »


Une mission conjointe du FNDA et de ses partenaires a permis la réception d’infrastructures agricoles majeures à Bantè, N’Dali et Natitingou. Trieuses de riz, poulaillers modernes, périmètres rizicoles : des réalisations concrètes qui renforcent les coopératives locales et soutiennent une agriculture inclusive au Bénin.
© Une mission conjointe du FNDA et de ses partenaires a permis la réception d’infrastructures agricoles majeures à Bantè, N’Dali et Natitingou. Trieuses de riz, poulaillers modernes, périmètres rizicoles : des réalisations concrètes qui renforcent les coopératives locales et soutiennent une agriculture inclusive au Bénin.

À N’Dali, l’agriculture s’intègre pour plus de résilience

 

À Bahounkpo et Komiguéa, la délégation a inspecté une unité agricole innovante combinant élevage de poules pondeuses, pisciculture, maraîchage et production de mangues améliorées (variétés Kent et Amélie). De plus, deux poulaillers modernes de 2 000 pondeuses, destinés à la coopérative CEA DUMARU, ont également été visités. Cela illustre une approche agroécologique et multifilière.

 

À Natitingou, le soutien aux filières se concrétise

 

À Koudengou, la mission a réceptionné un magasin de stockage de provendes et un bloc d’équipements pour la production d’aliments destinés à la filière œufs de table. Elle a aussi visité un périmètre rizicole de 100 hectares de bas-fonds, dont 50 hectares déjà réhabilités, avec un taux d’exécution de 85 %. À Natitingou centre, les travaux d’un grand magasin de 500 tonnes pour les producteurs de riz sont en cours de suivi.

FNDA :Une mission pour évaluer et planifier l’avenir

 

Pour Claude Acakpo, administrateur délégué représentant le Ministère de l’Économie et des Finances au FNDA, cette mission permet aussi  de tirer les enseignements des réalisations, d’identifier les défis restants et de mobiliser les financements complémentaires nécessaires à la pérennisation des acquis.

Du champ à l’entrepôt, de la coopérative au marché, le FNDA et ses partenaires dessinent une agriculture béninoise plus résiliente, plus équitable et tournée vers l’avenir. Alors que le pays investit massivement dans la transformation rurale, cette démarche participative montre la voie.

Cependant, ces initiatives seront-elles suffisantes pour garantir la souveraineté alimentaire du Bénin et inspirer d’autres pays de la région ? L’avenir de l’agriculture béninoise dépendra de la capacité à pérenniser ces acquis et à les étendre à l’ensemble du territoire.

Crise migratoire au Gabon : le Bénin réagit avec diplomatie

Crise du secteur informel au Gabon : le Bénin tend la main à ses ressortissants

 

Cotonou, 16 août 2025 Face aux récentes restrictions imposées par les autorités gabonaises sur l’exercice de certaines activités informelles par les étrangers, le gouvernement béninois réagit avec fermeté et humanité. À  travers un communiqué publié le 14 août, le ministère des Affaires étrangères a annoncé une opération d’identification et de recensement des Béninois candidats au retour volontaire, tout en réaffirmant son engagement à protéger ses ressortissants vivant au Gabon.

 

Une réponse béninoise qui rassure face aux restrictions gabonaises

 

Par ailleurs, la mesure prise par le Gabon, visant à exclure les étrangers de plusieurs secteurs informels, a suscité des inquiétudes au sein de la communauté béninoise établie dans le pays. En réponse, le Bénin appelle à la sérénité et à la retenue, tout en rappelant à ses citoyens l’importance de respecter les lois et règlements du pays d’accueil.

Au-delà des mots, le gouvernement béninois passe à l’action. En effet, une mission conjointe avec les autorités gabonaises sera lancée dans les prochains jours pour identifier les ressortissants désireux de rentrer volontairement au pays. Cette démarche vise aussi à anticiper les besoins logistiques et sociaux liés à un éventuel retour, tout en préservant la dignité des personnes concernées.

 

Crise du secteur informel au Gabon : Un appel à la solidarité africaine

 

Dans son communiqué, le ministère béninois des Affaires étrangères réaffirme son attachement aux valeurs panafricanistes et à la solidarité entre peuples africains. « Chaque Africain doit pouvoir se sentir chez lui partout sur le continent », rappelle le texte, soulignant ainsi que cette liberté est essentielle à une intégration réelle et à un développement harmonieux.

 

Le Bénin renforce sa vigilance diplomatique

 

Alors que les tensions liées à l’attribution de places de marché et aux restrictions économiques se multiplient dans certaines provinces gabonaises, le Bénin adopte une posture diplomatique proactive. Le suivi de la situation sur le terrain, la coordination bilatérale et la mobilisation des ressources pour accompagner les candidats au retour témoignent aussi d’une volonté claire : ne laisser aucun citoyen béninois sans protection ni perspective.

En somme, dans un contexte africain où les enjeux migratoires et économiques se croisent, le Bénin choisit la voie de la responsabilité, du dialogue et de la solidarité. Une posture qui honore l’héritage des pères fondateurs du panafricanisme.

Cette initiative béninoise pourrait-elle devenir un modèle pour la gestion des crises migratoires internes en Afrique ? Cette situation met-elle en lumière la fragilité de la libre circulation des personnes en Afrique et la nécessité de renforcer les politiques d’intégration régionales ?

Pétanque mondiale : le Bénin triomphe grâce au « Colonel GBE »

Marcel GBETABLE alias « Colonel GBE » sacré champion du monde : le Bénin vise juste à Chengdu

 

Chengdu, 16 août 2025 Le Bénin vient d’inscrire une nouvelle ligne dorée à son palmarès sportif international. En effet, Marcel GBETABLE, alias « Colonel GBE », a décroché le titre de champion du monde de tir de précision en pétanque aux Jeux Mondiaux 2025, en battant l’Italien Andrea Chiapello, tenant du titre, sur le score serré de 29 à 25.

 

Une finale haletante et un duel de titans

 

Dans une finale haletante, le Béninois a fait preuve d’une maîtrise technique et mentale exceptionnelle. Face à un adversaire redoutable, GBETABLE a imposé son rythme, sa précision et son sang-froid, confirmant son statut de référence mondiale dans la discipline. Ce sacre vient également couronner un parcours déjà impressionnant, marqué par des performances éclatantes en 2023 : champion du monde en doublette mixte avec Laïma Sambo et vice-champion en doublette avec Marcel Bio.

Le Bénin, une nouvelle puissance de la pétanque

 

Ce triomphe ne relève pas du hasard. Au contraire, il incarne la montée en puissance de la pétanque béninoise, portée par une génération de boulistes talentueux et une structuration croissante de la discipline. La Fédération béninoise de pétanque, saluant « une performance exceptionnelle », voit en cette victoire un levier pour renforcer le soutien aux sports dits « mineurs » et élargir les perspectives de développement sportif national.

 

Le Colonel GBE, un symbole pour toute la nation

 

Originaire de Bohicon, Marcel GBETABLE n’est pas seulement un athlète hors pair. Il est devenu le visage d’une ambition collective, celui d’un Bénin conquérant, capable de rivaliser avec les plus grandes nations sportives. D’ailleurs, son entraîneur, Thierry Babagbeto, a dédié cette victoire à la mémoire de Guy Tronou, mentor disparu quatre mois plus tôt, soulignant la dimension humaine et émotionnelle de ce sacre.

Avec cette médaille d’or, le Bénin ne se contente plus de participer : il écrit l’histoire. Et Marcel GBETABLE, en véritable Colonel du jeu, en est le plus brillant ambassadeur. Ce triomphe symbolise la persévérance et le talent d’une nation souvent sous-estimée sur la scène sportive internationale.

Cependant, cette victoire historique donnera-t-elle l’impulsion nécessaire pour faire du Bénin une force majeure dans les sports de boules et inspirer une nouvelle génération d’athlètes à la fois en Afrique et dans le monde ?

Akassato : le Bénin construit son avenir agroalimentaire

Akassato : le Bénin érige un marché de gros pour transformer son économie agroalimentaire

 

Abomey-Calavi, 16 août 2025 À quelques encablures de la RNIE 2, dans le quartier Zopah, un chantier titanesque redessine les contours du commerce béninois : le marché de gros d’Akassato. En effet, sur plus de 168 hectares, ce projet structurant de 126 milliards de francs CFA incarne une ambition nationale : faire du Bénin un hub agroalimentaire moderne, performant et régionalement influent.

Akassato :  une infrastructure pensée pour transformer l’économie locale

 

Le Pôle agroalimentaire d’Akassato ne se limite pas à offrir un marché : il déploie une véritable cité commerciale. Par ailleurs, Cette infrastructure comprend des entrepôts, des cases, des carreaux, un poste de péage, un abattoir aux normes sanitaires, des bâtiments administratifs, des services annexes, des zones de restauration, des ateliers de mécanique et un centre de traitement des déchets. En plus, un poste de sécurité incendie et des voiries entièrement bitumées, dont la voie « Pavé KEREKOU », assurent fluidité et sécurité sur le site.

À Abomey-Calavi, le marché de gros d’Akassato s’étend sur 168 hectares et incarne l’ambition du Bénin de devenir un pôle agroalimentaire régional. Ce projet stratégique de 126 milliards CFA modernise le commerce, désengorge Dantokpa et renforce l’intégration sous-régionale.
© À Abomey-Calavi, le marché de gros d’Akassato s’étend sur 168 hectares et incarne l’ambition du Bénin de devenir un pôle agroalimentaire régional. Ce projet stratégique de 126 milliards CFA modernise le commerce, désengorge Dantokpa et renforce l’intégration sous-régionale.
À Abomey-Calavi, le marché de gros d’Akassato s’étend sur 168 hectares et incarne l’ambition du Bénin de devenir un pôle agroalimentaire régional. Ce projet stratégique de 126 milliards CFA modernise le commerce, désengorge Dantokpa et renforce l’intégration sous-régionale.
© À Abomey-Calavi, le marché de gros d’Akassato s’étend sur 168 hectares et incarne l’ambition du Bénin de devenir un pôle agroalimentaire régional. Ce projet stratégique de 126 milliards CFA modernise le commerce, désengorge Dantokpa et renforce l’intégration sous-régionale.

Un levier stratégique pour l’économie et les services sociaux

 

Inscrit dans le Programme d’Action du Gouvernement, le projet répond aux objectifs du pilier 2 (croissance économique) et du pilier 3 (services sociaux renforcés). En outre, il vise à désengorger le marché Dantokpa, aujourd’hui saturé, en offrant une alternative moderne, hygiénique et logistique aux standards internationaux.

Akassato : un carrefour d’intégration pour l’Afrique de l’Ouest

 

Au-delà de sa portée nationale, le marché de gros d’Akassato ambitionne de devenir un carrefour des échanges agroalimentaires en Afrique de l’Ouest. Sa conception permet d’accueillir des flux commerciaux d’envergure, favorisant l’intégration sous-régionale et la compétitivité des producteurs locaux. L’ouverture officielle est annoncée pour décembre 2025.

À Zopah, le Bénin érige un symbole de modernité, de souveraineté économique et d’intégration régionale. Le pari est audacieux, mais les fondations sont solides. Cependant , l’enjeu reste de taille : cette réalisation XXL saura-t-elle réellement désengorger le circuit commercial et garantir l’efficacité attendue ? Ce marché sera-t-il la réponse durable aux défis logistiques et commerciaux du Bénin ? L’avenir du commerce ouest-africain passera-t-il par Akassato ?