Bénin : Star Venture, une étincelle pour l’entrepreneuriat innovant

Innovation : le Bénin, pionnier africain, lance le programme Star Venture de la BERD !

Cotonou, 19 mai 2025 – En marge des Assemblées annuelles de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), un vent d’optimisme a soufflé sur le Bénin. En effet, dans une cérémonie empreinte de solennité, la République du Bénin, la BERD et le Grand-Duché du Luxembourg ont scellé le lancement du programme Star Venture, une initiative audacieuse visant à propulser l’entrepreneuriat innovant en Afrique subsaharienne. Premier pays de la région à intégrer ce réseau prestigieux, le Bénin s’affirme ainsi comme un pionnier déterminé, prêt à transformer son écosystème entrepreneurial en un vivier d’innovation et de croissance. Sous les regards avisés de Romuald Wadagni, ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, d’Odile Renaud-Basso, présidente de la BERD, et des émissaires luxembourgeois, un nouveau chapitre s’ouvre pour les start-ups béninoises.

Star Venture : Une machine à rêves débarque en Afrique subsaharienne, et le Bénin ouvre la voie

En effet, le programme Star Venture, lancé par la BERD en 2019, n’est pas une simple initiative d’accompagnement ; c’est une véritable machine à rêves pour les entrepreneurs visionnaires. Déployé dans 26 pays, il a déjà métamorphosé les trajectoires de plus de 350 jeunes entreprises, leur offrant mentorat sur mesure, ateliers stratégiques et un sésame précieux vers les investisseurs internationaux.

Au Bénin, où l’innovation numérique et la créativité entrepreneuriale bouillonnent depuis quelques années, Star Venture promet de catalyser cette énergie. Ainsi, en ciblant les start-ups à fort potentiel de croissance, le programme ambitionne de bâtir des champions locaux capables de rivaliser sur la scène mondiale, tout en générant des emplois durables et en dynamisant l’économie nationale.

Par ailleurs, le Bénin, fraîchement accueilli comme 75ᵉ actionnaire de la BERD en mai 2024, se distingue comme le premier pays subsaharien à rejoindre cette institution et, conséquemment, à bénéficier de Star Venture. Cette double prouesse reflète la détermination du gouvernement de Patrice Talon à faire résolument du secteur privé un moteur clé de la transformation économique. « Ce partenariat est une passerelle vers un avenir où l’innovation béninoise rayonne », a déclaré Romuald Wadagni, dont la vision économique, saluée par des institutions comme le FMI, continue de repositionner le Bénin sur l’échiquier continental.

Le Luxembourg, allié stratégique : un soutien massif pour l’écosystème béninois

Dans cette dynamique, le Grand-Duché du Luxembourg joue un rôle clé en tant qu’allié de poids. Son rôle, via le Small Business Impact Fund de la BERD, est déterminant. Ce fonds, dédié spécifiquement à l’inclusion économique et à l’innovation, illustre l’engagement fort luxembourgeois à soutenir des écosystèmes entrepreneuriaux résilients en Afrique. En finançant Star Venture au Bénin, le Luxembourg ne se contente pas d’injecter des capitaux ; il mise sur un modèle de développement où la synergie avec les acteurs locaux – incubateurs, universités, associations d’entrepreneurs – garantit un impact durable et profond.

« Le Bénin montre la voie pour la région, et nous sommes fiers d’accompagner cette dynamique prometteuse », a souligné un représentant luxembourgeois lors de la cérémonie, saluant l’audace des réformes béninoises entreprises ces dernières années. Cette collaboration s’inscrit d’ailleurs dans une relation croissante et renforcée entre le Bénin et ses partenaires européens. L’adhésion à la BERD, suivie de l’annonce prochaine d’un bureau pays à Cotonou, renforce significativement l’accès des entreprises béninoises à des financements internationaux cruciaux, tout en consolidant la résilience de l’ensemble du secteur financier.

Le Bénin, terreau fertile : pourquoi Cotonou attire les investissements innovants

Ce succès et cette attractivité ne sont pas le fruit du hasard ; ils témoignent de l’ébullition de l’écosystème béninois. Le choix du Bénin pour accueillir Star Venture n’est, en effet, pas fortuit. Depuis 2016, sous l’impulsion de réformes économiques ambitieuses et d’une volonté politique claire, le pays a vu émerger un écosystème entrepreneurial vibrant et dynamique. Des initiatives phares comme Sèmè City, le pôle régional d’innovation à Ouidah, ou la labellisation récente de 15 start-ups par le ministère du Numérique et de la Digitalisation témoignent de cette effervescence créative. Des secteurs porteurs comme la fintech, l’agritech et l’éducation numérique, portés par des entrepreneurs jeunes et audacieux, attirent déjà l’attention d’investisseurs régionaux et internationaux.

Accélérer la croissance : mentorat, réseaux et financements pour propulser les Start-ups

Dans ce contexte porteur, Star Venture arrive donc à point nommé pour amplifier cette dynamique et donner un coup d’accélérateur. En effet, en offrant des conseils opérationnels experts et un accès privilégié à des réseaux mondiaux, le programme permettra aux start-ups béninoises de surmonter des obstacles récurrents : manque de financement, accès limité aux marchés internationaux et déficit de compétences stratégiques nécessaires pour se développer. « C’est une opportunité inestimable pour transformer nos idées novatrices en réalités globales et concrètes », confie une entrepreneuse de Cotonou, dont la start-up agritech figure parmi les candidates potentielles au programme, les yeux pleins d’espoir.

La route vers le succès : défis à surmonter et avenir prometteur

Malgré cet enthousiasme et ces atouts indéniables, les défis d’une ambition pionnière subsistent et doivent être abordés avec réalisme. L’écosystème entrepreneurial béninois, bien que prometteur, reste jeune et en construction. Les infrastructures numériques, bien qu’en progrès constant, nécessitent encore des investissements soutenus pour garantir une connectivité fiable partout sur le territoire, et la coordination entre acteurs locaux et internationaux devra être irréprochable pour maximiser l’impact réel de Star Venture.

De plus, les start-ups sélectionnées devront démontrer leur capacité à atteindre une grande échelle rapidement tout en répondant aux exigences strictes des investisseurs étrangers en termes de gouvernance et de rentabilité. Pourtant, le Bénin dispose d’atouts majeurs qui plaident en sa faveur : une croissance économique robuste (6,5 % en moyenne ces dernières années), une gouvernance économique saluée par la Banque Mondiale, et une jeunesse avide d’innover et de construire. Le soutien de la BERD et du Luxembourg, conjugué à la vision stratégique éclairée de Romuald Wadagni, positionne résolument le pays comme un laboratoire d’innovation prometteur pour l’Afrique subsaharienne.

Une étoile naît à Cotonou

À Cotonou, où les rêves d’entrepreneurs se mêlent aux ambitions d’une nation en marche vers le développement, Star Venture n’est pas qu’un programme ; c’est une promesse. Celle d’un Bénin où les idées audacieuses ne s’éteignent pas faute de moyens, où les jeunes innovateurs deviennent les architectes du futur de leur pays. Alors que les premières start-ups s’apprêtent à intégrer ce programme d’excellence, une certitude émerge avec force : avec Star Venture, le Bénin ne se contente pas de rejoindre un réseau existant ; il aspire à le redéfinir, à apporter sa propre touche, pour que l’innovation africaine brille d’un éclat nouveau et inspire le reste du continent.

Dassa-Zoumé : L’élan libérateur du Projet E-Giénique pour les collégiennes

Dassa-Zoumé : clap de fin pour E-Giénique, une révolution menstruelle au cœur des Collines !

Dassa-Zoumé, 19 mai 2025 – Sous le ciel éclatant des 41 collines de Dassa-Zoumé, une révolution discrète, mais puissante s’est achevée le 25 avril au Collège d’Enseignement Général (CEG) de Paouignan. Là, dans une salle vibrante d’enthousiasme, la phase 2 du Projet E-Giénique a posé son dernier point de suture, tissant un avenir où l’hygiène menstruelle n’est plus un fardeau, mais une source d’autonomie pour les jeunes filles. En formant plus de 30 élèves à la confection de serviettes hygiéniques réutilisables, avec le concours de couturières locales, cette initiative a brisé les silences, semé la solidarité et fait germer la fierté dans le cœur des collégiennes. Cette initiative, d’une importance capitale, a couronné une tournée transformative à travers six collèges de la commune.

Combattre un tabou, gagner l’école : l’enjeu crucial de l’hygiène menstruelle pour les filles

Ce projet ambitieux s’attaque de front à un défi majeur qui freine l’éducation des filles : l’absentéisme scolaire lié à la gestion de l’hygiène menstruelle. Au Bénin, où 15,2 % des adolescentes manquent les cours en raison de leurs règles, selon une étude menée dans plusieurs communes, les obstacles sont multiples : douleurs, moqueries, absence de sanitaires adaptés. À Dassa-Zoumé, commune rurale des Collines, ces réalités sont amplifiées par un accès limité aux produits hygiéniques abordables et une culture dans laquelle les tabous autour des menstruations persistent profondément.

Le Projet E-Giénique achève sa phase à Dassa-Zoumé, Bénin, en formant des centaines de filles à la fabrication de serviettes réutilisables, combattant ainsi les tabous et l'absentéisme scolaire.
© Le Projet E-Giénique achève sa phase à Dassa-Zoumé, Bénin, en formant des centaines de filles à la fabrication de serviettes réutilisables, combattant ainsi les tabous et l'absentéisme scolaire.
Des aiguilles qui changent les vies : 180 collégiennes formées à l’autonomie

Pour y remédier, la phase 2, déployée entre avril et mai 2025, a sillonné six collèges – dont le CEG 1 Dassa-Zoumé, le CEG Kpingni et le CEG Paouignan – pour former 180 élèves, majoritairement des filles, à la fabrication de serviettes réutilisables. Accompagnées par des couturières locales, ces jeunes ont appris à coudre, mais aussi à comprendre leur corps et à déconstruire les préjugés tenaces. « Ces ateliers ne se contentent pas d’enseigner une technique ; ils créent un espace dans lequel les filles s’expriment librement, partagent leurs expériences et s’entraident », confie une formatrice, visiblement émue par l’enthousiasme et la libération des participantes.

Paouignan, scène d’un final émouvant : Savoir-faire, Confidences et Clubs d’avenir

L’étape de Paouignan a constitué un final en apothéose pour cette phase du projet. Dans une salle parée de tissus colorés, les élèves, âgés de 12 à 16 ans, ont manié aiguilles et machines à coudre avec une assurance croissante. Les couturières, véritables chevilles ouvrières du projet, ont partagé leur savoir-faire précieux, transformant l’atelier en un moment riche de transmission intergénérationnelle et de sororité. Les échanges, ponctués de rires et de confidences, ont permis d’aborder sans tabou des sujets souvent tus : la douleur menstruelle, la honte face aux saignements, les solutions pratiques pour gérer cette période et rester sereinement en classe.

Le point d’orgue de cette journée fut la création du club scolaire E-Giénique de Paouignan, un espace pérenne où élèves et enseignants prolongeront la sensibilisation et la production de serviettes. « Ce club, c’est notre promesse de ne pas laisser retomber cette énergie, cet élan. » « Nous allons former d’autres filles », explique une enseignante, désormais référente dynamique du club. Avec six clubs similaires établis dans les collèges visités, le projet ancre ainsi une dynamique durable, soutenue par une communauté éducative mobilisée et convaincue.

Le Projet E-Giénique achève sa phase à Dassa-Zoumé, Bénin, en formant des centaines de filles à la fabrication de serviettes réutilisables, combattant ainsi les tabous et l'absentéisme scolaire.
© Le Projet E-Giénique achève sa phase à Dassa-Zoumé, Bénin, en formant des centaines de filles à la fabrication de serviettes réutilisables, combattant ainsi les tabous et l'absentéisme scolaire.
Au-delà des chiffres : dignité, assiduité et émancipation au cœur du Projet E-Giénique

L’impact de cette initiative dépasse largement les salles de classe et les simples statistiques. Les chiffres de la phase 2 parlent d’eux-mêmes : 180 élèves formées, six collèges impliqués, des couturières locales valorisées économiquement et socialement. Mais l’impact profond du Projet E-Giénique transcende les statistiques. En effet, en dotant les filles de compétences pratiques concrètes, il leur offre une autonomie précieuse dans une région où les serviettes jetables restent coûteuses et peu accessibles. En brisant les tabous ancestraux, il restaure leur dignité, renforce leur confiance en elles et améliore significativement leur assiduité scolaire.

« Avant, je ratais des cours à cause de mes règles. » « Maintenant, je sais comment me préparer et je n’ai plus honte », confie, avec un sourire éclatant, une élève de 14 ans, brandissant fièrement sa première serviette confectionnée. Le projet s’inscrit dans une dynamique plus large au Bénin, où des initiatives comme celle d’Action Education, qui a construit 87 blocs de latrines dans 70 écoles, améliorent concrètement les conditions sanitaires.

À Dassa-Zoumé, d’ailleurs, où la commune bénéficie d’investissements gouvernementaux pour l’accès à l’eau potable, ces efforts convergent pour créer un environnement scolaire plus sain et plus inclusif pour tous. La collaboration avec des partenaires locaux et internationaux, bien que non précisée dans le cadre spécifique d’E-Giénique, témoigne, par conséquent, d’une synergie croissante au Bénin pour l’éducation et le bien-être des filles.

La Route de l’inclusion : défis persistants et espoir ancré dans les Communautés

Malgré ces avancées notables, cependant, des défis persistent sur la route de l’inclusion durable. La pérennité des clubs scolaires dépendra de l’engagement continu et passionné des enseignants référents et des ressources allouées pour renouveler les matériaux. Dans les zones rurales, où les traditions et les croyances pèsent lourd, la sensibilisation doit s’étendre impérativement aux familles et impliquer activement les garçons pour transformer durablement les mentalités à l’échelle de la communauté. Pourtant, à Paouignan, l’optimisme est de mise et palpable.

Le Projet E-Giénique achève sa phase à Dassa-Zoumé, Bénin, en formant des centaines de filles à la fabrication de serviettes réutilisables, combattant ainsi les tabous et l'absentéisme scolaire.
© Le Projet E-Giénique achève sa phase à Dassa-Zoumé, Bénin, en formant des centaines de filles à la fabrication de serviettes réutilisables, combattant ainsi les tabous et l'absentéisme scolaire.
Les regards pétillants des élèves, leurs serviettes soigneusement pliées, les promesses d’entraide au sein du club naissant : tout cela dessine un horizon dans lequel les menstruations ne sont plus un obstacle à leur éducation, mais une étape naturelle de la vie gérée en toute dignité. Dans les collines de Dassa-Zoumé, où les traditions du royaume Igbo Idaasha se mêlent aux aspirations légitimes d’une jeunesse audacieuse et connectée, le Projet E-Giénique a semé une graine précieuse d’émancipation.

À Paouignan, le clap de fin n’est pas une fin, mais un commencement : celui d’un Bénin où chaque fille, forte de son savoir-faire et de sa dignité retrouvée, trace librement son chemin vers l’avenir.

Le Bénin en deuil : disparition de Peggy Ludovic Dagba, sentinelle du journalisme

Bénin : L’adieu poignant à Peggy Ludovic Dagba, voix d’un journalisme engagé

Porto-Novo, 19 mai 2025 – Une ombre de chagrin s’est abattue sur le paysage médiatique béninois. Ce dimanche 18 mai, Peggy Ludovic Dagba, figure emblématique du journalisme, s’est éteint au Centre National Hospitalier Universitaire d’Ouémé-Plateau (CNHU-KM) après un mois de combat acharné contre la maladie. À l’annonce de sa disparition, une vague de douleur a submergé ses confrères, ses proches et ses auditeurs, orphelins d’une voix qui, par sa clarté et son courage, incarnait l’âme d’un journalisme au service de la vérité. Ancien pilier de La Gazette du Golfe et rédacteur en chef à Eden TV/Diaspora FM, Peggy Ludovic Dagba laisse derrière lui un héritage indélébile, une épouse éplorée et trois enfants. Sa disparition laisse ainsi un vide immense que le Bénin peine à combler.

Une plume trempée dans la Vérité : l’héritage d’un journaliste engagé

Car, Peggy Ludovic Dagba n’était pas seulement un journaliste ; il était une sentinelle de l’information, un conteur des réalités béninoises dont la rigueur et l’authenticité forçaient le respect. Formé à l’école du journalisme d’investigation, il s’était forgé une réputation d’intégrité dans les rédactions de La Gazette du Golfe, où ses enquêtes fouillées sur les enjeux sociaux et politiques captivaient autant qu’elles éclairaient. À Eden TV, d’ailleurs, où il officiait comme rédacteur en chef, sa présence à l’antenne, notamment dans l’émission Mémoire du Chaudron sur Diaspora FM, résonnait comme un appel à la réflexion, mêlant analyse percutante et humanité sincère.

Son engagement ne se limitait pas aux studios pour autant. Peggy Ludovic Dagba portait en lui une mission profonde : donner la parole aux sans-voix, dénoncer les injustices et éclairer les zones d’ombre d’une société en pleine mutation. Que ce soit à travers ses reportages sur les défis de la gouvernance ou ses portraits des communautés marginalisées, il maniait le micro et la plume avec une ferveur qui touchait les cœurs, des faubourgs de Cotonou aux diasporas béninoises à l’étranger.

Onde de choc et hommages : la profession sous le choc de la perte

C’est pourquoi l’annonce de son décès, survenu à l’aube du 18 mai 2025, a suscité une onde de choc dans la communauté médiatique tout entière. Sur les réseaux sociaux, les hommages affluent en masse, témoignant de l’impact de cet homme discret, mais profondément influent. « Peggy était plus qu’un collègue, il était une boussole pour nous tous », confie une journaliste de La Nouvelle Tribune, la voix brisée par l’émotion. À Porto-Novo, où il résidait, les témoignages de ses voisins dépeignent un homme affable, toujours prêt à écouter, un père dévoué à ses trois enfants et un époux attentionné.

Le CNHU-KM, où il a livré son ultime combat avec courage, devient malgré lui le théâtre d’un adieu national. Selon des sources proches, en effet, une courte maladie, dont la nature n’a pas été précisée publiquement, a emporté ce père de famille, âgé d’une cinquantaine d’années. Cette perte, survenant seulement une semaine après le décès d’un autre vétéran respecté du journalisme béninois, Nicaise Miguel, plonge ainsi la profession dans une période de deuil inédite et douloureuse.

Le Flambeau de la Vérité : comment perpétuer l’esprit de Peggy Ludovic Dagba ?

Dans ce contexte douloureux, une question cruciale se pose : qui reprendra le flambeau d’un journalisme aussi exigeant, dans un contexte où la presse béninoise navigue entre pressions économiques et défis éthiques complexes ? La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), tout en saluant chaleureusement sa contribution exemplaire, a appelé à honorer sa mémoire en renforçant activement la formation des jeunes journalistes, un vœu que beaucoup partagent et soutiennent.

À cette fin, dans les rédactions, l’heure est à la réflexion collective. Les confrères de Dagba, réunis à Cotonou pour organiser une cérémonie d’hommage digne de son parcours, envisagent concrètement de créer une bourse à son nom pour soutenir et encourager les talents émergents. « Il nous a appris que le journalisme n’est pas un métier, mais une vocation, une mission », souligne un ancien collègue d’Eden TV, déterminé à perpétuer son legs précieux.

Une étoile s’éteint, une lumière demeure : l’indomptable esprit de Dagba veille sur le Bénin

Malgré la douleur du départ, une étoile s’éteint, mais une lumière demeure puissante et inspirante. À Porto-Novo, où les palmiers se balancent sous la brise de l’Ouémé, la douleur se mêle d’une étrange sérénité. Peggy Ludovic Dagba, par son œuvre, a semé des graines d’espoir et de vérité qui continueront de germer durablement dans les esprits. Ses reportages, ses émissions, ses mots résonnent encore dans les mémoires collectives, comme un écho d’un Bénin qu’il aimait profondément et qu’il rêvait de meilleur pour tous.

Pour sa famille, ses trois enfants et son épouse, le vide est immense, cruel ; pour la nation béninoise, c’est une page marquante qui se tourne avec tristesse. En ce jour de deuil national, le Bénin tout entier s’incline devant un homme qui, par sa plume et sa voix, a su raconter son peuple avec dignité et intégrité. Peggy Ludovic Dagba n’est plus physiquement parmi nous, mais son esprit, indomptable, veille encore sur les ondes et les consciences, un modèle pour les générations futures.

Bénin : Deux médicaments essentiels retirés d’urgence pour défaut de qualité

Bénin : Alerte sanitaire majeure après le retrait d’urgence de deux médicaments défectueux

Cotonou, 16 mai 2025 – Une onde d’inquiétude légitime traverse actuellement le secteur de la santé béninois. Dans un communiqué cinglant publié lundi dernier, l’Agence béninoise de régulation pharmaceutique (ABMed) a ordonné le retrait immédiat de deux spécialités pharmaceutiques, le Ceftriaxone INJ Combipack et le Diclofenac Pharmaquick 50 mg, de l’ensemble des pharmacies et centres de santé du pays. Ainsi ,cette décision radicale, motivée par la détection de défauts graves de qualité, place de fait les autorités sanitaires en état d’alerte maximale et soulève par conséquent de sérieuses interrogations sur la fiabilité des chaînes d’approvisionnement médicamenteuses au Bénin.

Deux médicaments : des défauts ‘critiques’ qui mettent en danger les patients

Le laboratoire indien NAXMED Lifescience Pvt. Ltd. produit le Ceftriaxone INJ Combipack, un antibiotique injectable de la famille des céphalosporines, largement employé pour traiter les infections bactériennes sévères. De son côté, Pharmaquick by ABT SA fabrique le Diclofenac Pharmaquick 50 mg, un anti-inflammatoire non stéroïdien, couramment prescrit pour apaiser douleurs et inflammations.
Cependant, l’ABMed a identifié des anomalies dans le conditionnement secondaire du Ceftriaxone et des non-conformités dans la composition du Diclofenac lors d’inspections minutieuses.Ces irrégularités, qualifiées à juste titre de « critiques » par le directeur de l’ABMed, Dr Chabi Yossounon, pourraient compromettre l’efficacité des traitements et exposer les patients à des risques graves, notamment des échecs thérapeutiques ou des effets secondaires imprévus potentiellement dangereux.

Dans une note urgente adressée à tous les professionnels de santé du pays, l’ABMed a enjoint pharmaciens, médecins et responsables de centres sanitaires à isoler immédiatement les lots incriminés et à suspendre sans délai leur distribution et leur utilisation. « Ne prenez aucun risque ! » « La sécurité des patients est notre priorité absolue », martèle le communiqué officiel. Les stocks suspects ont été placés en quarantaine dans l’attente des résultats d’une enquête approfondie, confiée à une commission mixte réunissant l’ABMed, des représentants du Ministère de la Santé et des experts indépendants reconnus pour leur compétence. Les premières conclusions de cette enquête cruciale sont attendues d’ici au 20 mai 2025.

Mobilisation générale et failles dans la chaîne d’approvisionnement

L’annonce de ce retrait, tombée comme un couperet dans le milieu pharmaceutique, a mobilisé les autorités sanitaires avec une vitesse éclair. Dès le 14 mai, soit l’avant-veille de la publication de l’article, des équipes d’inspection de l’ABMed ont sillonné sans relâche les pharmacies de Cotonou, Porto-Novo et Parakou pour s’assurer du strict respect des consignes données. « Nous avons visité 47 officines et 12 centres de santé en seulement 24 heures. » « Les lots des deux médicaments concernés sont activement en cours de retrait », a déclaré un responsable de l’ABMed lors d’un point presse tenu le 15 mai pour faire le point sur les opérations.

Parallèlement à cela, le Ministère de la Santé, dirigé par le Pr Benjamin Hounkpatin, a rapidement lancé une campagne de sensibilisation à destination des citoyens, massivement diffusée via des spots radiophoniques et d’autres canaux. L’objectif principal étant d’éviter que des patients n’utilisent des médicaments potentiellement défectueux déjà en leur possession, ce qui pourrait aussi avoir des conséquences dramatiques.

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que le Bénin doit affronter des alertes de ce genre dans le secteur pharmaceutique. Dès 2023, les autorités ont retiré des lots d’antipaludéens pour des motifs similaires, mettant déjà en lumière des lacunes majeures dans les contrôles de qualité à l’importation.

Cette nouvelle crise relance ainsi les critiques contre les circuits d’approvisionnement, trop souvent tributaires de fournisseurs étrangers dont la traçabilité et la fiabilité suscitent parfois des doutes. « Nous devons impérativement renforcer nos mécanismes de contrôle à l’entrée et investir massivement dans une production locale de qualité, parfaitement maîtrisée », plaide le Dr. Éliane Koudjo, pharmacologue à l’Université d’Abomey-Calavi, interrogée sur les solutions à long terme.

Le spectre d’un scandale sanitaire : risques de rupture et inquiétude des patients

Au-delà des seuls enjeux techniques liés à la qualité des produits, cette crise pourrait avoir des répercussions économiques et politiques non négligeables. Le Ceftriaxone et le Diclofenac, médicaments essentiels selon la liste de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sont en effet des piliers des traitements administrés quotidiennement dans les hôpitaux publics et privés du pays.

Leur retrait soudain et massif risque fortement d’entraîner des ruptures d’approvisionnement, un phénomène hélas déjà problématique dans le pays en temps normal. Des pharmaciens, contactés à Cotonou ce 16 mai à 08h00 GMT, expriment d’ailleurs leur profond désarroi face à la situation : « Les alternatives disponibles sur le marché sont souvent coûteuses et pas toujours disponibles en quantité suffisante. »  « De plus, nos patients sont désemparés et ne savent pas quoi faire. »

Vers une réponse ferme et une vigilance renforcée

Face à l’urgence sanitaire et à la colère naissante, l’ABMed a promis des sanctions exemplaires à l’encontre des responsables. « Toute personne ou entité impliquée dans la mise en circulation de ces lots défectueux sur le territoire national répondra de ses actes devant la loi », a assuré fermement le Dr.  Dr Chabi Yossounon lors d’une intervention .

Les autorités judiciaires collaborent activement pour établir si des infractions pénales graves, comme la mise en danger d’autrui, résultent d’actes intentionnels ou de négligences coupables. Par ailleurs, le ministère de la Santé mobilise l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) afin de piloter une évaluation régionale, certains lots défectueux ayant potentiellement circulé dans d’autres pays ouest-africains.
En attendant des éclaircissements complets, les Béninois doivent impérativement renforcer leur vigilance sur les médicaments qu’ils achètent et consomment. Les patients prenant du Diclofenac doivent consulter rapidement leur médecin pour obtenir des alternatives sûres, tandis que les établissements utilisant le Ceftriaxone doivent adopter d’autres céphalosporines officiellement approuvées par l’ABMed.

Cette crise, bien que circonscrite pour l’instant à deux produits, rappelle avec force une vérité universelle et fondamentale : la santé publique est un édifice extrêmement fragile, où chaque faille, même minime, peut avoir des conséquences dramatiques sur la vie des populations. À Cotonou, Porto-Novo et au-delà, le mot d’ordre est désormais clair et unanime : la sécurité des patients prime avant tout, et l’heure est résolument à l’action et à la vigilance renforcée.

Bénin : une affaire de corruption ébranle le parti Le Libéral et le Ministère de l’Intérieur

Bénin : Scandale de corruption présumée autour d’un parti politique, Richard Boni Ouorou et des fonctionnaires arrêtés

Cotonou, 16 mai 2025 – Un véritable coup de tonnerre a secoué la scène politique béninoise. Dans la soirée du jeudi 15 mai, une opération d’envergure menée par la Police républicaine a conduit à l’interpellation de plusieurs figures clés, dont Richard Boni Ouorou, président du parti naissant Le Libéral, ainsi que des cadres de son mouvement. Ce coup de filet, orchestré sous l’égide du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, met en lumière de graves allégations de corruption concernant l’obtention du récépissé officiel du parti. Cette affaire, qui éclabousse également deux fonctionnaires du ministère, soulève par conséquent des questions brûlantes sur l’intégrité des processus administratifs au Bénin.

Au cœur de la machination : Le prix de l’enregistrement

L’enquête, confiée à la redoutable Brigade économique et financière (BEF), révèle un schéma troublant et bien rodé. Selon les déclarations d’Alassane Séidou, un cadre de la Direction des affaires intérieures et des cultes aurait ainsi initié une démarche frauduleuse en proposant à un responsable du parti Le Libéral – présumé être Richard Boni Ouorou – d’accélérer la délivrance du récépissé officiel contre une somme d’argent. Ce dernier, loin de rejeter l’offre, aurait donné son aval. Par la suite, le fonctionnaire indélicat aurait enrôlé un collègue de la Direction des partis politiques et des affaires électorales, lui promettant une part du butin pour garantir le succès de l’opération.

Cependant, ce stratagème, qui semblait initialement huilé, a pourtant été éventé. Alerté par des sources fiables, le Ministre Séidou a réagi avec célérité et fermeté. « Face à la gravité de ces actes, j’ai ordonné sans délai l’interpellation des protagonistes et l’activation de la BEF pour faire toute la lumière sur cette affaire », a-t-il martelé dans une allocution solennelle diffusée le 15 mai à 20 h 00 GMT. Les deux cadres ministériels, immédiatement suspendus de leurs fonctions dans l’attente des poursuites judiciaires, se trouvent actuellement dans les locaux de la BEF aux côtés des cadres du parti Le Libéral, où ils sont auditionnés.

Richard Boni Ouorou dans la tourmente : un coup dur pour Le parti Libéral

Pour Richard Boni Ouorou, économiste et figure émergente de la politique béninoise, ce scandale pourrait bien sonner le glas de ses ambitions naissantes. Fondé le 5 avril 2025 lors d’un congrès constitutif à Abomey-Calavi, Le Libéral se voulait une nouvelle force, prônant une gouvernance réformée et une démocratie inclusive. Le récépissé provisoire, obtenu le 28 avril après moult ajustements administratifs, marquait une étape cruciale dans sa légalisation. Mais les accusations de corruption jettent désormais une ombre pesante et préjudiciable sur cette jeune formation politique, à peine structurée.

L’arrestation de son président, survenue aux alentours de 18 h 00 le 15 mai à Cotonou, selon des sources proches de l’enquête, fragilise considérablement l’image d’un parti qui ambitionnait précisément de bousculer l’échiquier politique en vue des élections de 2026. « Comment un mouvement qui se dit porteur de valeurs libérales et transparentes peut-il se retrouver embourbé dans une telle affaire dès sa Genèse ? » s’interroge un analyste politique local, reflétant ainsi l’incrédulité d’une partie de l’opinion publique face à cette situation.

Le Ministère de l’Intérieur secoué : des fonctionnaires impliqués

Au-delà du parti Le Libéral et de son leader, c’est l’administration même du Ministère de l’Intérieur qui se trouve sous le feu des projecteurs. Les deux cadres impliqués, dont l’un occupe un poste stratégique à la Direction des partis politiques, mettent en lumière des failles potentielles dans les mécanismes de contrôle interne et l’éthique professionnelle. Alassane Séidou, figure respectée pour sa rigueur et son engagement, a promis des sanctions exemplaires pour que de tels agissements ne se reproduisent plus. « Cette affaire ne restera pas sans conséquences. » « La transparence est non négociable », a-t-il insisté, laissant entrevoir, de surcroît, une possible réforme approfondie des procédures d’enregistrement des partis politiques.

Affaire Le parti Libéral : un avenir politique incertain pour le Bénin

Alors que les auditions se poursuivent activement, le Bénin tout entier retient son souffle. L’issue de l’enquête, confiée à une BEF réputée pour sa minutie et son professionnalisme, pourrait bien redessiner les contours de la scène politique nationale. Pour Richard Boni Ouorou, le chemin vers la rédemption ou la justification s’annonce indéniablement ardu. Ses détracteurs, nombreux face à ses critiques acerbes du pouvoir en place, y voient déjà une opportunité en or de discréditer définitivement un adversaire jugé encombrant. Ses partisans, en revanche, appellent à la prudence et au respect des principes, invoquant le principe fondamental de présomption d’innocence.

Dans un pays où la confiance envers les institutions publiques est un bien précieux et fragile, ce scandale rappelle une vérité implacable : la quête de pouvoir, même sous les oripeaux de la vertu et du changement, peut parfois trébucher lourdement sur les écueils de l’ambition démesurée ou de la tentation de la facilité. La justice, désormais seule maîtresse du jeu, tient les rênes de cette saga dont chaque rebondissement est scruté avec une avidité grandissante par les citoyens et les observateurs.

Cotonou: 315 artisans béninois célébrés pour leur talent!

Artisanat : la coopération France-Bénin célèbre 315 nouveaux héros du savoir-faire à Cotonou

Le 13 mai dernier, Cotonou s’est parée de ses plus beaux éclats pour célébrer un moment de triomphe et d’espoir. En effet, sous un ciel gorgé de promesses, 315 artisans béninois, véritables alchimistes du savoir-faire, ont reçu leurs attestations lors d’une cérémonie éclatante, marquant une étape majeure du Projet d’appui à la formation professionnelle et au développement de l’apprentissage dans les métiers de l’artisanat. Ce partenariat lumineux entre le Bénin et la France, porté par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Bénin (CMA-Bénin) et soutenu par l’ambassade de France, a fait jaillir une vague d’enthousiasme, illuminant l’avenir d’un secteur vibrant de créativité et d’ambition.

Du CQM à l’excellence : plongée au cœur des métiers et des lauréats

Au cœur de ce festival de talents et de savoir-faire, l’émotion était palpable dans l’effervescence de la salle de cérémonie. Parmi les lauréats, 210 maîtres d’apprentissage et 105 jeunes, désormais titulaires du prestigieux Certificat de Qualification aux Métiers (CQM), ont été honorés pour leur maîtrise de sept métiers essentiels : couture, maçonnerie, mécanique automobile, menuiserie aluminium et bois, plomberie et soudure à l’arc. Bientôt, les spécialistes des pompes à injection rejoindront cette constellation de compétences. Ces artisans, formés dans des centres rigoureusement sélectionnés à travers le pays, incarnent la résilience et l’ingéniosité d’un Bénin en pleine ascension.

Isabelle Lokonon do Santos, cheffe du projet, rayonnait de fierté en évoquant ce programme de deux ans, doté d’un budget de 1,1826 milliard de francs CFA. « L’artisanat est le cœur battant de notre économie, un creuset de traditions et d’innovations », a-t-elle souligné. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, nous célébrons des héros du quotidien qui, par leur talent, façonnent l’avenir ! » Elle a notamment salué une approche sur mesure, ancrée dans les besoins réels des artisans et les dynamiques du marché.

Coopération gagnant-gagnant : L’élan franco-béninois pour l’artisanat

Cette réussite éclatante doit beaucoup à l’élan fraternel entre le Bénin et la France. Philippe Latapie, conseiller à l’ambassade de France, a réaffirmé avec ferveur l’engagement de son pays : « Ce projet est une ode au potentiel humain du Bénin, un levier pour une économie florissante et inclusive. » Grâce à ce partenariat, des centres de formation ont été équipés de matériels modernes, et les artisans ont reçu des outils à la hauteur de leur ambition, les rendant ainsi prêts à conquérir les marchés locaux et internationaux.

Soufiyanou Imorou, président de la CMA-Bénin, a laissé éclater sa joie : « Ces attestations sont des passeports pour l’excellence ! » « Elles traduisent également la vision audacieuse du président Patrice Talon et l’engagement du ministère des petites et moyennes entreprises. » Il a salué chaque artisan comme un ambassadeur d’un artisanat béninois en pleine renaissance, prêt à rayonner bien au-delà des frontières.

Au-delà du certificat : ces artisans, porteurs de la révolution économique du Bénin

Ces artisans, désormais certifiés, sont de véritables porteurs d’avenir. Koladé Okoudjou, directeur de cabinet du ministre des Petites et Moyennes Entreprises, a peint un tableau exaltant : « Ces certificats s’inscrivent dans une révolution silencieuse, celle d’un Bénin qui modernise son économie par la valorisation de ses talents. » Il a par conséquent appelé les lauréats à devenir des flambeaux de l’excellence, des modèles pour une jeunesse avide d’opportunités.

Au nom des récipiendaires, Isabelle Houzanmè a exprimé une gratitude débordante : « Ces attestations sont bien plus que du papier ; elles sont la preuve de notre valeur, un tremplin pour nos rêves ! » Son discours, teinté de fierté et de détermination, a résonné comme un hymne à la persévérance.

Un horizon radieux : les perspectives d’un artisanat béninois structuré et porteur d’emploi

Au-delà de cette cérémonie, ce projet ouvre un horizon radieux pour l’artisanat béninois. Ce projet, structuré autour du renforcement de la CMA-Bénin, de l’appui à la stratégie nationale de formation professionnelle et d’une gestion rigoureuse, est aussi  une étoile montante dans le firmament des réformes béninoises. Avec 90 % de l’économie dominée par l’informel, selon des données récentes, l’artisanat, qui emploie des milliers de jeunes, est un moteur de croissance incontournable. En alignant les formations sur les besoins du marché, ce programme promet egalement d’ouvrir des portes à l’emploi et à l’entrepreneuriat, notamment pour les femmes, qui représentent une part significative des bénéficiaires.

En somme, hier, Cotonou a dansé au rythme de la victoire. Ces 315 artisans, armés de leurs attestations et de leur passion, sont les pionniers d’un artisanat béninois moderne, innovant et conquérant. Que leurs mains habiles continuent de tisser l’avenir radieux d’une nation en plein essor.

Le Kataklè retrouve sa terre natale : une victoire éclatante pour le Bénin !

Trésor d’Abomey : Le Kataklè retrouve sa terre natale lors d’une cérémonie émouvante à Cotonou

C’est un jour de liesse et de fierté à Cotonou ! En effet, le 13 mai dernier, le Palais de la Marina a vibré d’une joie contagieuse lors de la restitution officielle du Kataklè, ce tabouret royal à trois pieds. Ce 27ᵉ joyau du trésor d’Abomey est enfin revenu sur sa terre natale après 133 ans d’exil. Pillé en 1892 par les troupes coloniales du général Alfred Dodds, ce symbole de pouvoir et d’unité du royaume du Danxomè a retrouvé sa place parmi les siens, grâce à une coopération exemplaire entre le Bénin et la Finlande. Une cérémonie vibrante, empreinte d’émotion et d’espoir, a scellé ce retour historique, marquant un nouveau chapitre dans la quête du Bénin pour réhabiliter son patrimoine.

Après 133 ans d'exil en Finlande, le Kataklè, 27ᵉ joyau du trésor royal d'Abomey, a été officiellement restitué au Bénin
© Après 133 ans d'exil en Finlande, le Kataklè, 27ᵉ joyau du trésor royal d'Abomey, a été officiellement restitué au Bénin
Retour triomphal : émotion et fierté au Palais de la Marina

Revivez les instants clés de ce retour triomphal. Sous les ors du Palais de la Marina, l’atmosphère était électrique. Devant une assemblée réunissant membres du gouvernement, experts du patrimoine et gardiens de la culture béninoise, la ministre finlandaise des Sciences et de la Culture, Mari-Leena Talvitie, et son homologue béninois, Jean-Michel Abimbola, ont dévoilé le Kataklè avec une solennité empreinte de révérence. Ce siège, sculpté dans un bois massif, modeste en apparence, est pourtant chargé de sens ; il incarne la stabilité et la majesté des rituels royaux d’Abomey. Lorsqu’Abimbola l’a brandi, tel un étendard de victoire, un frisson d’orgueil a parcouru l’assistance. Ce geste, plus qu’un symbole, était une promesse : celle d’un avenir dans lequel le patrimoine béninois rayonne à nouveau.

Le ministre l’a ensuite confié au conservateur du futur Musée des Rois et Amazones du Danxomè (MuRAD) à Abomey, où le Kataklè rejoindra les 26 autres trésors restitués par la France en 2021. Ainsi, avec ce retour, l’ensemble du trésor royal est désormais complet, une prouesse qui fait vibrer le cœur des Béninois. La signature de l’acte de restitution, entre Abimbola et la directrice du Musée national de Finlande, a scellé cet instant, sous les regards émerveillés des invités.

Une coopération exemplaire : L’histoire d’un retour rendu possible par la science et la diplomatie

Ce triomphe historique est le fruit d’un travail acharné et d’une diplomatie culturelle portée à son zénith.Grâce à l’opiniâtreté de l’historienne Marie-Cécile Zinsou et de la conservatrice Pilvi Vainonen, le Kataklè, localisé dans les réserves du Musée national de Finlande, a retrouvé sa terre natale à l’issue d’un minutieux processus de traçabilité. Leur persévérance a permis de rapatrier ce trésor avec succès. Une visite officielle du ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, à Helsinki en novembre 2024, a consolidé cet élan, ouvrant la voie à une collaboration fructueuse. « Ce retour est un hymne au multilatéralisme et au respect des conventions internationales », a déclaré Bakari, les yeux brillants de fierté, soulignant les nouveaux horizons qu’ouvrent cette restitution dans les domaines de la culture, de la recherche et de l’éducation.

De son côté, Mari-Leena Talvitie, radieuse, a célébré une démarche alignée sur les principes de l’UNESCO, fruit d’un dialogue constant entre les institutions des deux pays. « Ce Kataklè n’est pas qu’un objet, c’est un pont entre nos peuples », a-t-elle proclamé, saluant la passion des conservateurs et des historiens qui ont rendu ce moment possible.

Le Kataklè, un héritage vivant : réappropriation, transmission et vision pour le MuRAD

Ce retour revêt une signification bien plus profonde que la seule restitution matérielle. Pour Jean-Michel Abimbola, « C’est une réappropriation de notre âme, un acte de transmission aux générations futures », a-t-il martelé, évoquant la vision du président Patrice Talon de faire du patrimoine un levier de développement et de rayonnement. Désormais, le Kataklè, utilisé jadis lors des couronnements royaux, portera ce message dans le futur MuRAD, un écrin en construction à Abomey qui promet de magnifier l’histoire du Danxomè. Ce musée, qui ouvrira ses portes en 2026, brillera comme un phare culturel, attirant des visiteurs et des chercheurs du monde entier.

Cette étape clé a été saluée par le Président Talon. Recevant les ministres en audience, il n’a pas caché son émotion. Sur les réseaux sociaux, il a partagé sa « forte émotion » face à ce « pas de fierté et de dignité », voyant dans ce retour une étape vers la récupération d’autres trésors dispersés à travers le globe. Cette victoire, a-t-il promis, n’est que le prélude d’une saga plus vaste.

Après 133 ans d'exil en Finlande, le Kataklè, 27ᵉ joyau du trésor royal d'Abomey, a été officiellement restitué au Bénin
© Après 133 ans d'exil en Finlande, le Kataklè, 27ᵉ joyau du trésor royal d'Abomey, a été officiellement restitué au Bénin
Une joie partagée : le Bénin célèbre son histoire et envisage l’avenir des restitutions

L’enthousiasme n’était d’ailleurs pas limité au Palais de la Marina ; la joie a été largement partagée par la population. À Cotonou comme à Abomey, l’enthousiasme est palpable.  Les Béninois célèbrent ce « retour au bercail » avec ferveur, louant la persévérance de leur gouvernement et l’élan de solidarité de la Finlande. Ce Kataklè, bien plus qu’un siège, est un symbole de résilience, un fil renoué avec les ancêtres. Il invite les jeunes générations à plonger dans leur histoire, à s’émerveiller de l’ingéniosité du Danxomè et à bâtir un avenir où la culture est une source de fierté.

En somme, le Bénin danse au rythme de son passé retrouvé. Le Kataklè, après un voyage de 133 ans, repose enfin chez lui, prêt à inspirer, à unir et à briller. Que cette restitution soit le prélude d’une nouvelle ère, où le patrimoine africain, partout dans le monde, retrouve sa juste place sous le soleil.

Bénin-Émiratie : une rencontre pour un avenir numérique sécurisé

Cybersécurité : Cotonou et Abou Dhabi explorent une alliance stratégique à l’ambassade émiratie

Cotonou, 14 mai 2025 — Le 13 mai dernier, l’ambassade des Émirats Arabes Unis à Cotonou s’est transformée en un carrefour d’idées audacieuses et de visions partagées. C’est dans ce cadre, empreint de courtoisie diplomatique, qu’hier, l’ambassadeur émirati a accueilli Franck Kané, président du Forum Cyber Afrique (CAF), pour une rencontre placée sous le signe de la coopération technologique et de la cybersécurité. Ce dialogue, loin d’être anodin, illustre une ambition commune : faire du numérique un levier de développement sûr et durable, dans un monde dans lequel les menaces virtuelles redessinent les enjeux de la souveraineté.

Face à la cybercriminalité : L’expertise émiratie et le Forum Cyber-Afrique s’allient

Au cœur de cette rencontre, plusieurs « dossiers d’intérêt commun » ont été évoqués. Derrière cet euphémisme, se cachent des discussions d’une portée stratégique. Le Forum Cyber-Afrique, fondé par Franck Kané, s’est imposé comme une plateforme incontournable pour sensibiliser les acteurs africains aux défis de la cybersécurité. Depuis sa création, le CAF, dont la première édition s’est tenue en 2021 à Abidjan, réunit décideurs, entreprises et experts pour contrer l’essor de la cybercriminalité, un fléau qui, selon une étude de Deloitte de 2019, touche 45 % des grandes entreprises ouest-africaines. Ces chiffres alarmants soulignent l’urgence d’une réponse concertée, d’autant que les pertes financières, évaluées à 4 milliards de dollars en 2020 pour le continent, sont considérables.

Forts de cette expertise, les Émirats Arabes Unis, pionniers dans l’adoption de technologies avancées, apportent à ce dialogue une connaissance reconnue. Avec des initiatives comme la Dubai Cyber Security Strategy et des investissements massifs dans l’intelligence artificielle, le pays se positionne comme un leader mondial en matière de protection numérique. Cette rencontre avec Kané, figure respectée pour son engagement à doter l’Afrique d’outils robustes face aux cybermenaces, témoigne de la volonté émiratie de tisser des partenariats stratégiques en Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi le Bénin, grâce à sa stabilité et à sa transformation numérique, joue un rôle clé dans cette dynamique.

Le Bénin, un hub numérique stratégique : innovations, vulnérabilités et opportunités de coopération avec l’émiratie

Cette volonté de partenariat s’incarne particulièrement au Bénin. Le choix de Cotonou pour cet échange n’est en effet pas fortuit. Sous l’impulsion du président Patrice Talon, le Bénin s’est engagé dans une ambitieuse modernisation numérique. Des projets comme le déploiement de la fibre optique, la digitalisation des services publics et la création de l’Agence du Numérique positionnent le pays comme un hub technologique émergent. Pourtant, cette transition rapide s’accompagne de vulnérabilités accrues : les cyberattaques, notamment les rançongiciels et les vols de données, menacent les institutions et les entreprises. Le CAF, en collaboration avec des partenaires internationaux, œuvre activement à combler ce fossé, en formant des experts locaux et en promouvant des cadres réglementaires adaptés.

L’ambassadeur émirati, en recevant Franck Kané, a précisément reconnu l’importance de ces efforts. Les discussions ont probablement porté sur des pistes concrètes de coopération : échanges de bonnes pratiques, formations spécialisées, voire des investissements conjoints dans des infrastructures de cybersécurité. Les Émirats, qui accueillent des événements majeurs comme GITEX Africa, pourraient envisager des synergies significatives avec le CAF pour amplifier l’impact de telles initiatives au Bénin et au-delà sur le continent.

Vers une alliance numérique durable : perspectives pour le Bénin et l’Afrique

Ces échanges ouvrent des perspectives prometteuses pour l’avenir numérique du Bénin. En quittant le siège de l’ambassade, Franck Kané emportait avec lui plus qu’un simple échange protocolaire : une promesse de collaboration, un engagement à faire du Bénin un acteur clé de la révolution numérique africaine. Cette rencontre, bien que discrète, est lourde de sens et rappelle que la cybersécurité n’est pas qu’une question technique ; elle est un impératif stratégique pour le développement, la souveraineté et la prospérité de la nation. Dans un monde hyper-connecté, le dialogue entre Cotonou et Abou Dhabi pourrait bien être le prélude à une alliance durable, où la vigilance numérique rime avec ambition collective pour le Bénin et le continent.

Une rencontre franco-béninoise sous le signe de l’amitié

Assemblée nationale française : dialogue stratégique entre députés français et béninois pour l’avenir des relations bilatérales

Paris, 14 mai 2025 — Hier, les couloirs de l’Assemblée nationale française ont vibré d’un élan d’unité et de dialogue. C’est précisément dans ce contexte que, accueillie avec chaleur par le groupe d’amitié France-Bénin, une délégation de députés béninois a marqué un moment clé dans le renforcement des liens entre les deux nations. En effet, sous l’égide de Marine Hamelet, députée de Tarn-et-Garonne et membre active du Rassemblement National, cette rencontre a incarné une volonté partagée : faire des relations franco-africaines une priorité stratégique pour l’avenir. Dans un monde dans lequel les dynamiques internationales se redessinent, cet échange illustre l’aspiration à une coopération plus étroite, ancrée dans le respect mutuel et les ambitions communes.

Dialogue au sommet à l’Assemblée : L’avenir des relations franco-béninoises en question

Cette rencontre, qui s’est tenue au cœur de l’Assemblée, s’inscrit dans les activités régulières du groupe d’amitié France-Bénin, un espace bipartisan dédié à la consolidation des relations bilatérales. Présidé par des parlementaires français de divers horizons politiques, de Renaissance au Rassemblement National – pour qui le Bénin, modèle de stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, est un partenaire stratégique –, ce groupe réunit notamment Marine Hamelet, membre de la Commission des affaires étrangères.

Par ailleurs, lors de cette rencontre, Marine Hamelet a mis en lumière l’engagement de Marine Le Pen, présidente du groupe parlementaire RN, envers une diplomatie franco-africaine renouvelée. « L’Afrique doit être la première des priorités internationales », a-t-elle rappelé, soulignant une vision dans laquelle la France jouerait un rôle de partenaire équitable, loin des schémas paternalistes du passé. Les discussions ont abordé des enjeux cruciaux : coopération économique, sécurité régionale, échanges culturels et éducatifs, autant de domaines où la France et le Bénin peuvent conjuguer leurs forces.

Des bases solides pour l’avenir : histoire et réalités de la coopération

En effet, la coopération franco-béninoise repose sur des fondations solides et une histoire partagée, encadrées par l’Accord général de 1975. Au fil des décennies, ces relations se sont enrichies. Cette rencontre parlementaire s’inscrit précisément dans la continuité de ces efforts. Les députés béninois ont partagé leur vision d’un Bénin en pleine modernisation, sous l’impulsion du président Patrice Talon. Les échanges ont également porté sur les défis régionaux majeurs, notamment la lutte contre l’insécurité dans le Sahel, où le Bénin joue un rôle de stabilisateur essentiel.

Une vision pour l’avenir : vers des partenariats équitables et concrets

Portant la vision française pour l’avenir, Marine Hamelet, forte de son expérience au sein de la Commission des affaires étrangères, a insisté sur la nécessité d’une coopération qui respecte la souveraineté de chaque nation. « Le Bénin, avec son dynamisme économique et sa stabilité politique, est un modèle pour l’Afrique de l’Ouest », a-t-elle déclaré, plaidant pour des partenariats qui valorisent les atouts locaux, comme l’agriculture et le tourisme. Les discussions ont aussi évoqué la francophonie, un lien culturel puissant, incarné par les 1 000 étudiants béninois qui rejoignent chaque année les universités françaises.

Forts de ces liens solides, ces échanges ont ainsi permis de poser les jalons de projets concrets : des échanges parlementaires réguliers, des missions économiques pour encourager les investissements croisés, et une coopération renforcée dans l’éducation, avec un accent sur la formation professionnelle. Ces initiatives, portées par le groupe d’amitié, visent à traduire les ambitions en réalités tangibles pour les populations des deux pays.

Un pont entre deux nations : L’amitié franco-béninoise, une promesse d’avenir

Au-delà des annonces concrètes, c’est l’esprit de cette rencontre qui frappe : une volonté de construire un avenir commun, où la France et le Bénin, liés par l’histoire, se tournent ensemble vers demain. En accueillant cette délégation, la France a réaffirmé ainsi son engagement envers une Afrique en pleine ascension. Le Bénin, avec sa croissance économique soutenue et ses réformes audacieuses, incarne cet élan. Comme l’a souligné Marine Hamelet en conclusion, « l’amitié franco-béninoise n’est pas un héritage figé ; elle est une promesse à renouveler chaque jour ». Une promesse qui a trouvé un nouvel écho dans les murs de l’Assemblée nationale française.

Cotonou : lancement officiel de l’AMC, la nouvelle arme contre la fraude et la contrefaçon

Bénin : une nouvelle ère pour la régulation des marchés avec l’installation du Conseil National de Conformité

Cotonou, 14 mai 2025 — Le 13 mai dernier, une page décisive s’est tournée dans l’histoire de la régulation commerciale au Bénin. Dans l’enceinte prestigieuse de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) à Cotonou, les sept membres du Conseil National de Conformité (CNC) ont pris officiellement leurs fonctions lors d’une cérémonie empreinte de solennité. En effet, cet événement marque l’entrée en action de l’Autorité de Mise en Consommation (AMC), un instrument clé conçu pour redessiner les contours d’un marché intérieur plus sûr, plus équitable et mieux régulé. Sous l’égide du gouvernement de Patrice Talon, cette réforme ambitieuse ambitionne de répondre aux défis d’une économie ouverte tout en protégeant les citoyens des dérives commerciales.

L'Autorité de Mise en Consommation (AMC) et son Conseil National de Conformité (CNC) ont été officiellement installés à Cotonou
© L'Autorité de Mise en Consommation (AMC) et son Conseil National de Conformité (CNC) ont été officiellement installés à Cotonou
Face aux dérives du marché : L’AMC, une réponse centrale et modernisée

Pourquoi une telle structure voit-elle le jour maintenant ? Depuis l’adoption du libéralisme économique en 1990, le Bénin s’est engagé dans une voie d’ouverture commerciale fondée sur la libre concurrence et l’initiative privée. Ce choix a dynamisé l’économie, mais il a également ouvert la porte à des pratiques nuisibles : contrefaçon, fraude sur la qualité des produits, circulation de marchandises dangereuses pour la santé.

Malheureusement, ces maux, longtemps combattus par des lois existantes (comme celles de 2007 sur la protection des consommateurs ou de 2016 sur la concurrence), souffraient d’une régulation fragmentée, dispersée entre plusieurs ministères. « Cette dispersion institutionnelle diluait l’efficacité de l’État à surveiller les flux commerciaux », a expliqué Shadiya Alimatou ASSOUMAN, ministre de l’Industrie et du Commerce, par la voix de son représentant, Éric Kader GBIAN TABE, lors de la cérémonie.

C’est face à ce constat critique que l’AMC, instituée par décret présidentiel en novembre 2024, se présente comme une réponse audacieuse. Son ambition ? Centraliser et moderniser la régulation des produits mis sur le marché, qu’ils soient importés ou locaux, pour garantir leur conformité aux normes sanitaires, techniques et économiques. Pour mener à bien cette mission ambitieuse, le CNC, organe stratégique de l’AMC, est chargé de tracer les grandes lignes de cette mission, en veillant à l’harmonie des actions et à la transparence des processus.

Au cœur de la régulation : le CNC, un collège d’experts multisectoriels

Par ailleurs, au cœur de cette nouvelle structure se trouve le Conseil National de Conformité (CNC), un collège d’experts. Composé de sept personnalités issues de secteurs clés, le CNC incarne une approche multisectorielle. Alain HONOU (Présidence de la République), Raymond ADJAKPA ABILE (Ministère du Commerce), Jérémie DOVOEDO (Ministère de l’Industrie), Kisito CHABI SIKA (Ministère de l’Agriculture), Jock ADAMMADO (Ministère de l’Économie et des finances), Didier YAYI (Ministère du Cadre de vie et des Transports) et Achille YEMOA (Ministère de la Santé) ont été choisis pour leur expertise et leur capacité à conjuguer rigueur et vision. Leur mandat, d’une durée de quatre ans renouvelable une fois, consiste à orienter l’AMC, superviser son Secrétariat exécutif et valider ses rapports stratégiques. Une tâche d’envergure, à la croisée des enjeux de santé publique, de compétitivité économique et de protection environnementale.

Ouverture et rigueur : les principes d’une régulation moderne et alignée

Quelle sera l’approche concrète de cette nouvelle autorité ? Loin d’être une entrave au commerce, l’AMC se veut un outil de régulation éclairée, aligné sur les standards internationaux et les engagements régionaux, notamment au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). « L’AMC ne fermera pas les portes du marché béninois », a assuré la ministre. « Au contraire, elle les ouvrira à des échanges plus sûrs et plus justes ». Cette promesse s’accompagne d’un engagement ferme : les autorités publieront bientôt des textes d’application, précisant les procédures et les délais, pour assurer la clarté et la prévisibilité du dispositif. En complément, quatre commissions techniques, aux côtés du CNC et du Secrétariat exécutif, viendront aussi compléter l’architecture de l’AMC, assurant une expertise pointue dans des domaines spécifiques.

Sécurité pour les consommateurs : L’AMC, maillon essentiel des réformes gouvernementales

L’installation du CNC envoie précisément un signal fort aux consommateurs béninois. Dans un contexte dans lequel leurs attentes n’ont jamais été aussi élevées face à la montée des préoccupations liées à la qualité des produits, à la sécurité alimentaire et à la durabilité, l’AMC se positionne comme un rempart. C’est pourquoi, en centralisant le contrôle des marchandises, elle vise à réduire les risques liés aux produits non conformes, tout en renforçant la confiance des citoyens dans les institutions. Ce projet s’inscrit d’ailleurs parfaitement dans la continuité des réformes du gouvernement Talon, qui, depuis 2016, place la gouvernance et la modernisation au cœur de son action, comme en témoignent le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) et la Vision 2060 pour un Bénin prospère.

Un défi collectif : acteurs économiques et autorités main dans la main

La cérémonie, marquée par une présentation didactique d’Emilie TIBOUTE, directrice adjointe de cabinet, et conclue par une photo de famille, a reflété l’enthousiasme et la gravité de l’enjeu. En félicitant les membres du CNC, la ministre leur a rappelé l’ampleur de leur responsabilité : « Vos compétences sont la clé pour concrétiser l’ambition du président Talon. » Cependant, ce défi ne repose pas seulement sur leurs épaules. La réussite de l’AMC dépendra aussi de l’adhésion des acteurs économiques, des importateurs aux producteurs locaux, appelés à s’aligner sur des normes plus exigeantes.

En somme, le Bénin pose les jalons d’un marché intérieur plus robuste et plus protecteur. Avec l’AMC et son CNC, le pays affirme sa volonté de concilier ouverture économique et souveraineté réglementaire, pour un avenir dans lequel la sécurité des consommateurs et la compétitivité des entreprises marchent de pair. Un pari audacieux, dont les premiers fruits attireront tous les regards.