COTONOU, 14 septembre 2026 — Le chef de l’État Romuald Wadagni a accordé ce lundi 14 septembre une audience au Palais de la Marina à Claudy Siar, chargé de mission à la culture, aux médias et à la visibilité du Bénin. Cette rencontre de haut niveau a permis d’officialiser la feuille de route opérationnelle de l’initiative Benin Influence, destinée à propulser l’image du pays sur la scène internationale.
Un cap stratégique pour le soft power béninois
Au cœur des échanges, la valorisation du patrimoine et des industries créatives béninoises constitue le pilier majeur de cette nouvelle dynamique. Claudy Siar a présenté au président de la République les mécanismes de déploiement visant à positionner le Bénin comme une capitale culturelle et artistique incontournable en Afrique de l’Ouest.
Cette stratégie s’appuie également sur la modernisation des infrastructures muséales et l’organisation d’événements d’envergure internationale pour faire de la culture un levier d’attractivité économique et touristique.
Le plan d’action soumis au chef de l’État prévoit également une restructuration de la présence médiatique du Bénin à l’étranger. À travers le label Benin Influence, le gouvernement entend nouer des partenariats stratégiques avec les grands réseaux d’information panafricains et internationaux afin de garantir une couverture systématique des réformes et opportunités locales.
L’initiative mise en outre sur la mobilisation active des acteurs de la diaspora, des créateurs de contenus et des figures culturelles. En fédérant ces relais d’opinion, la présidence entend installer durablement la marque-pays Bénin auprès des décideurs et des investisseurs globaux.
COTONOU, 14 septembre 2026 — L’ancien Secrétaire général du Gouvernement Édouard Ouin-Ouro a été désigné pour assurer provisoirement la gestion administrative et financière du Sénat béninois. La décision, prise par le président du Sénat Patrice Talon dans l’arrêté nᵒ 2026/002/SENAT/PT du 8 septembre 2026, vise à garantir le fonctionnement courant de la nouvelle chambre pendant la mise en place de son administration permanente.
Le mandat intérimaire s’achèvera avec l’adoption du règlement administratif du Sénat et l’installation définitive des organes de son secrétariat général.
Une administration à installer sans attendre
Le choix d’une direction administrative intérimaire répond d’abord à une contrainte pratique : le Sénat doit pouvoir fonctionner avant même l’achèvement de son organisation interne. Édouard Ouin-Ouro aura ainsi la responsabilité d’assurer les opérations administratives et financières courantes. Cette mission couvre notamment la gestion des ressources, le fonctionnement des services et les différentes procédures nécessaires au lancement de l’institution.
La période d’intérim prendra fin lorsque le Sénat aura adopté son règlement administratif et installé de manière définitive les organes chargés de son Secrétariat général. Le dispositif doit donc permettre à la chambre haute de fonctionner pendant cette phase de transition institutionnelle.
Le budget 2027 déjà en perspective
Cette mise en place intervient également à l’approche d’une échéance budgétaire importante. Au regard des attributions qui lui sont confiées, Édouard Ouin-Ouro devrait notamment participer à la préparation du projet de budget du Sénat pour l’exercice 2027, avant sa présentation dans le cadre de la procédure parlementaire.
Le calendrier donne ainsi à la nouvelle équipe administrative une responsabilité immédiate : traduire les besoins de fonctionnement de la chambre haute en dispositifs budgétaires, organisationnels et logistiques concrets.
Un profil familier des rouages de l’État
Pour piloter cette phase de démarrage, le Sénat s’appuie sur un haut fonctionnaire qui connaît déjà les mécanismes centraux de l’administration béninoise. Ancien Secrétaire général du Gouvernement, Édouard Ouin-Ouro possède une expérience des procédures administratives, de la préparation des actes de l’État et de la coordination entre les différentes structures publiques. Ce parcours constitue un atout au moment où la chambre haute doit construire ses propres méthodes de travail.
Sa désignation provisoire traduit surtout la priorité donnée à la continuité administrative. Avant l’installation complète des structures permanentes, le Sénat doit disposer d’une chaîne de gestion capable de répondre aux exigences quotidiennes d’une institution parlementaire.
Première étape vers une organisation permanente
L’arrêté du 8 septembre ne constitue donc pas une nomination définitive à la tête de l’administration du Sénat. Il établit un cadre transitoire destiné à accompagner la naissance opérationnelle de la nouvelle chambre.
La prochaine étape sera désormais l’adoption du règlement administratif et la mise en place des organes permanents du Secrétariat général. À terme, cette architecture devra donner au bicamérisme béninois une administration propre, structurée et capable d’assurer durablement le fonctionnement du Sénat.
Au marché Kpassè de Ouidah, le Centre communal de protection civile a sensibilisé dimanche 13 septembre les commerçants et usagers aux risques liés aux fausses alertes, aux gestes de premiers secours et aux comportements à adopter en cas d’urgence. Pendant trois heures et demie, dix agents ont privilégié les échanges et les démonstrations pratiques pour renforcer la capacité des populations à réagir efficacement avant l’arrivée des secours.
OUÏDAH, 14 septembre 2026 — Dans un marché très fréquenté, quelques secondes peuvent faire la différence lorsqu’un malaise, un accident ou un départ de feu survient. À Ouidah, la Protection civile veut justement donner aux populations les moyens d’agir rapidement face à ce type de situation. Le Centre communal de protection civile (CCPC) a organisé, dimanche 13 septembre, une séance pratique de sensibilisation au marché Kpassè.
Pendant trois heures et demie, de 9 heures à 12 h 30, dix agents du CCPC de Ouidah ont échangé avec les commerçants et les usagers du marché, installé en face du centre de secours. Les participants ont été sensibilisés à trois questions directement liées à leur quotidien : les conséquences des fausses alertes, les premiers gestes de secours et la conduite à tenir lorsqu’une urgence se produit.
Plutôt que de limiter l’intervention à un discours théorique, les agents ont privilégié les échanges avec le public et les démonstrations. Cette méthode devait permettre aux participants de mieux reconnaître une situation à risque et surtout de savoir comment réagir sans aggraver la situation.
Pour la Protection civile, le marché constitue un espace stratégique pour diffuser une culture de la prévention. La forte concentration de personnes et les activités commerciales peuvent en effet transformer rapidement un incident en situation plus difficile à maîtriser.
L’objectif consiste donc à faire connaître les réflexes appropriés avant même l’intervention des services spécialisés. Donner l’alerte de manière appropriée, éviter les fausses informations et effectuer les premiers gestes adaptés peuvent contribuer à limiter les conséquences d’un accident en attendant l’arrivée des secours.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté de l’Antenne départementale de Protection civile de l’Atlantique de multiplier les actions au contact direct des populations. Elle intervient sous l’impulsion de son nouveau chef d’antenne départementale, le capitaine AKAMBI Expédit.
La participation des commerçants et des usagers a également mis en évidence un besoin de formation continue. Plusieurs participants ont souhaité que ce type d’activité soit reconduit, afin de renforcer leurs connaissances et de maintenir les réflexes acquis.
À travers cette opération menée au marché Kpassè, les services de la Protection civile ont sensibilisé les populations aux gestes qui sauvent. L’initiative vise à déplacer une partie de la prévention hors des centres de secours pour l’installer directement dans les espaces de vie quotidienne. Finalement, l’objectif est de permettre aux premiers témoins d’une urgence de savoir quoi faire, quoi éviter et comment protéger les personnes en danger.
L’Afrique de l’Ouest s’apprête à tourner ses regards vers la capitale béninoise. Officialisée par un courrier de l’UNESCO le 29 mai dernier, la désignation de Porto‑Novo comme hôte du prochain rassemblement continental des « Villes apprenantes » consacre la métamorphose de la cité. Ainsi, l’événement réunira plus d’une centaine d’édiles, de décideurs territoriaux et d’experts internationaux autour des enjeux majeurs de l’apprentissage permanent et de l’inclusion sociale.
Une concertation stratégique au sommet de l’État
Afin d’orchestrer ce rendez‑vous d’envergure, le maire Rachadou Toukourou a mené une délégation de haut niveau au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. L’équipe municipale, épaulée par les représentants nationaux de l’UNESCO, dont la secrétaire générale Paulette Okpeicha Gnanvi, a arrêté la feuille de route opérationnelle lors d’un entretien crucial avec le ministre Janvier Yahouedeou.
Les hauts cadres du ministère — la directrice de cabinet Mireille Guédou Madodé, le secrétaire général Crespin Guidi et le directeur financier Dinê Gado — ont défini les normes logistiques et sécuritaires requises. Par conséquent, cette préparation rigoureuse vise à garantir un accueil irréprochable aux délégations étrangères.
Placée sous le signe de l’engagement des collectivités africaines pour la formation continue, cette session accueillera formellement les nouvelles municipalités intégrées au réseau mondial de l’UNESCO. En outre, pour la municipalité, ce partenariat stratégique transforme l’accès au savoir en un puissant levier d’attractivité économique et de cohésion communautaire.
Le ministre Janvier Yahouedeou qualifie ce choix international de victoire collective, ce qui illustre le crédit diplomatique renouvelé du Bénin. Le gouvernement du président Romuald Wadagni s’est engagé à mobiliser les ressources nécessaires pour faire de cette rencontre un succès retentissant, propulsant durablement Porto‑Novo sur la scène éducative internationale.
En somme, ce rendez‑vous à Porto‑Novo ne se limite pas à une vitrine diplomatique : il incarne une opportunité concrète de transformer l’éducation en moteur de développement local. Ainsi, en fédérant acteurs publics, experts et collectivités, la rencontre doit permettre d’ancrer des politiques durables d’apprentissage tout au long de la vie et de renforcer la cohésion sociale, pour que Porto‑Novo devienne, au‑delà du symbole, un modèle inspirant pour toute l’Afrique de l’Ouest.
Alors que le chronomètre tourne pour l’initiative agricole ACMA3, ses dirigeants préparent déjà leur prochaine action décisive : verrouiller un héritage durable. Le jeudi 10 septembre 2026, le chef de programme Ousmane Ouédraogo a présenté sa stratégie de fin de mandat au Conseil Économique et Social (CES). Face au président de l’institution, Abdoulaye Bio Tchané, l’objectif de la délégation était clair : s’assurer que les victoires durement acquises par les producteurs ne finissent pas sur la touche après la clôture officielle du projet.
Pendant plusieurs saisons, le programme a déployé des innovations tactiques majeures sur le terrain, transformant directement les méthodes de travail des agriculteurs dans les départements du Borgou, de la Donga et des Collines. Désormais, l’équipe d’ACMA3 refuse de voir cette dynamique de victoire s’effriter. En effet, Ousmane Ouédraogo a expressément sollicité un appui institutionnel de la part du CES. Autrement dit, il s’agit d’obtenir un soutien stratégique de poids pour que les communautés locales s’approprient irrévocablement ces nouvelles techniques de production avant la fin du temps réglementaire.
L’offensive institutionnelle du CES
De son côté, Abdoulaye Bio Tchané n’a pas manqué de saluer les performances enregistrées par la formation ACMA3. Le président du CES a reconnu l’impact direct de ce déploiement sur la croissance agricole régionale. Par conséquent, il a accepté de prendre le relais. Tchané a fermement souligné que la capitalisation de cette expérience constitue une étape cruciale, comparable à l’analyse vidéo d’un match victorieux afin d’en partager les meilleures leçons avec l’ensemble du secteur.
En fin de compte, le CES s’engage à exploiter sa position de conseiller pour orienter le futur carnet de jeu des politiques publiques. Grâce à cette alliance de fin de parcours, l’institution promet de maintenir un dialogue permanent entre toutes les composantes de la société. Ainsi, les producteurs et les communautés rurales bénéficient d’une garantie solide : les stratégies agricoles de demain resteront inclusives, résilientes et taillées pour la victoire sur le long terme.
La Cour suprême a invalidé, ce jeudi 10 septembre 2026, le mandat de Bernard Gbénou au poste de Chef d’Arrondissement (CA). Ce jugement met un terme définitif à quatre mois de controverse politique locale en transférant la direction de la collectivité au parti légitimement majoritaire.
Les magistrats de la haute juridiction ont statué en faveur du recours déposé par le camp lésé, déclarant les actes administratifs émis en mai dernier totalement nuls et non avenus. En effet, l’installation de Bernard Gbénou, élu sous la bannière de l’Union Progressiste le Renouveau, enfreignait directement les directives du Code électoral.
La législation nationale stipule clairement que la formation politique détenant la majorité des suffrages au sein d’un arrondissement conserve la prérogative exclusive de désigner l’exécutif local. Or, dans cette circonscription, c’est le Bloc Républicain qui a conquis cette majorité électorale. Par conséquent, la Cour a estimé que le positionnement de l’actuel occupant constituait une infraction caractérisée aux textes en vigueur.
Face à cette irrégularité, l’institution judiciaire a exigé une rectification immédiate du paysage politique local. Le Préfet du département de l’Atlantique a reçu l’injonction d’exécuter cet arrêt dans un délai strict de quinze jours.
Concrètement, l’autorité préfectorale doit désormais procéder à l’investiture officielle de Boco Sètondji, le candidat formellement choisi par le président du Bloc Républicain. Ainsi, après un mandat de seulement quatre mois, Bernard Gbénou doit libérer le bureau de l’arrondissement. Finalement, cette décision de justice vient restaurer l’ordre légal et dissipe définitivement l’instabilité administrative qui entravait la gouvernance de la localité.
Une intervention policière ciblée a permis de neutraliser un vaste réseau de revente de deux-roues volés opérant entre Calavi et Sékou. Cette opération d’envergure, menée par le commissariat d’arrondissement de Calavi, s’est soldée par la saisie de 25 motocyclettes et l’interpellation de deux suspects, désormais à la disposition de la justice.
Une alerte citoyenne à l’origine du coup de filet
En effet, l’affaire prend son origine le 26 août dernier lorsqu’un habitant de Calavi repère dans la circulation un véhicule subtilisé à son épouse huit mois plus tôt. L’alerte immédiate transmise aux forces de l’ordre permet aux agents du commissariat central d’intercepter sans délai le conducteur de l’engin.
Toutefois, les premières déclarations du suspect réorientent rapidement l’enquête. L’individu affirme avoir acquis le deux-roues en toute légalité auprès d’un commerce spécialisé situé dans la localité de Sékou, incitant ainsi les enquêteurs à remonter la filière jusqu’au fournisseur principal.
Par conséquent, les policiers opèrent une descente dans les locaux du revendeur désigné. La perquisition révèle alors un véritable centre de stockage illégal abritant 25 motocyclettes. Une partie du stock figurait encore en état de marche, tandis que plusieurs engins avaient déjà été désossés pour alimenter le marché noir des pièces détachées.
Devant l’incapacité du propriétaire des lieux à fournir des titres de propriété valides pour ce parc d’engins, les forces de l’ordre ont procédé à son arrestation immédiate. La Police Républicaine a ensuite déféré le duo devant le procureur de la République pour répondre des chefs de vol et de recel.
Désormais, la priorité des autorités locales réside dans la restitution des biens à leurs légitimes propriétaires. C’est pourquoi le commissariat d’arrondissement de Calavi invite l’ensemble des citoyens victimes de vol de deux-roues au cours des derniers mois à se présenter dans ses locaux.
Enfin, les usagers concernés doivent obligatoirement se munir d’une pièce d’identité officielle ainsi que des justificatifs d’achat ou cartes grises attestant de leur propriété afin de pouvoir identifier et récupérer leur véhicule.
L’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée menace directement les artères du commerce ouest-africain. Pour contrer cette vulnérabilité économique, le Bénin et l’Union européenne ont franchi une étape clé à Cotonou début septembre 2026. En effet, la frégate portugaise NRP Álvares Cabral a orchestré une session de perfectionnement tactique destinée à la marine béninoise, transformant l’escale technique du bâtiment européen en un levier de renforcement sécuritaire et commercial.
Par ailleurs, cette initiative conjointe cible directement les failles opérationnelles qui pénalisent le transport maritime régional. Durant cinq jours d’exercices intensifs, des unités de la police maritime portugaise et des équipes d’arraisonnement ont formé les forces béninoises aux contrôles embarqués ainsi qu’à la gestion rigoureuse des preuves sur les scènes de crime en haute mer. Cette maîtrise des procédures judiciaires maritimes garantit des poursuites légales efficaces contre la piraterie et les trafics illicites, sécurisant ainsi les zones d’ancrage stratégiques du pays.
Capitaux et logistique : le programme SWAIMS au service de la CEDEAO
Cet entraînement concrétise les orientations du projet SWAIMS (Soutien à la sécurité maritime intégrée en Afrique de l’Ouest), un programme majeur financé par l’Union européenne. L’ambition dépasse la formation purement opérationnelle : l’UE déploie des moyens matériels conséquents pour prémunir les économies locales contre le pillage des ressources. Chacun des douze États côtiers de la CEDEAO recevra deux vedettes d’intervention rapide ainsi que des kits médico-légaux de pointe, dotant les marines nationales des outils nécessaires pour neutraliser la pêche illégale et consolider l’État de droit dans leurs eaux territoriales.
La portée économique et géopolitique de cette coopération s’est affirmée lors de la visite du bâtiment par le ministre béninois de la Défense, Gildas Agonkan, et l’ambassadeur de l’UE au Bénin, Stéphane Mund. Leur présence conjointe à bord du NRP Álvares Cabral souligne la volonté commune de stabiliser le corridor maritime régional. En sécurisant les voies d’accès au port de Cotonou, les partenaires protègent l’attractivité commerciale de la région et garantissent la fluidité des échanges marchands internationaux.
Trente-sept cadres et partenaires de l’Agence béninoise de protection civile se forment, les 10 et 11 septembre à Grand-Popo, aux nouvelles orientations de l’institution.
Dans la salle de conférence de la mairie de Grand-Popo, 37 personnes planchent depuis ce jeudi sur un même dossier : comment traduire, dans le travail quotidien de la protection civile béninoise, les nouvelles orientations stratégiques adoptées par l’Agence béninoise de protection civile (ABPC). Par ailleurs, l’atelier, organisé sur deux jours, réunit cadres de la direction générale, chefs de départements et d’antennes, points focaux ministériels et représentants du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
Un changement de doctrine à faire redescendre sur le terrain
Le Lieutenant-colonel Edah Gilbert, chef de l’antenne ABPC du département du Littoral, a ouvert les travaux en représentant le directeur général de l’Agence, le Contrôleur général de police Abdel Aziz Bio Djibril. Son message tient en une phrase : une orientation stratégique ne vaut que si les cadres qui l’appliquent au quotidien se l’approprient réellement, au-delà du texte qui l’énonce.
Ainsi, l’enjeu dépasse la seule diffusion d’information descendante. En réunissant dans une même salle des cadres de terrain, des points focaux ministériels et des représentants du Média Citoyen pour la Protection civile, l’ABPC cherche à construire une compréhension partagée de ses priorités avant même le déploiement opérationnel de sa nouvelle doctrine.
Trois communications, un fil conducteur : l’anticipation
Le programme s’articule autour de trois interventions techniques. La première détaille les mécanismes et outils de gestion des crises actuellement disponibles au Bénin. La deuxième présente les nouvelles orientations stratégiques de l’ABPC elle-même. La troisième porte sur un sujet plus technique mais central : la gestion des statistiques, le suivi et l’évaluation des actions de protection civile.
L’objectif affiché par l’ABPC à l’issue de l’atelier est de bâtir une protection civile plus moderne, mieux coordonnée et davantage fondée sur l’anticipation et l’exploitation des données.
Ce troisième volet, consacré aux statistiques et au suivi-évaluation, marque une évolution notable dans la manière dont l’ABPC conçoit son rôle. Plutôt que de se limiter à une réponse réactive face aux catastrophes, l’Agence entend désormais s’appuyer sur des données fiables pour anticiper les risques, orienter ses choix et mesurer l’efficacité réelle de ses interventions.
Les échanges tenus à Grand-Popo insistent sur trois conditions de réussite de cette approche : une coordination effective entre les différents acteurs impliqués, une fiabilité constante des données collectées sur le terrain, et un suivi rigoureux des actions menées, condition jugée indispensable pour transformer l’anticipation en outil de décision plutôt qu’en simple ambition affichée.
L’atelier met également en lumière l’architecture institutionnelle dans laquelle s’inscrit la protection civile béninoise. Au-delà de l’ABPC, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, les points focaux sectoriels ainsi que les médias dédiés à la sensibilisation citoyenne participent directement à la définition des priorités opérationnelles. Ce dispositif traduit une volonté de coordination interinstitutionnelle, plutôt qu’un pilotage isolé de l’Agence.
Pour l’ABPC, cette rencontre de deux jours s’inscrit dans un effort de modernisation de la gouvernance des risques au Bénin, avec un objectif affiché : mieux protéger les personnes, les biens et l’environnement face aux catastrophes, en s’appuyant sur des cadres mieux formés et des décisions mieux informées.
L’Assemblée nationale a voté ce mercredi son projet de budget pour l’exercice 2027, arrêté à un peu plus de 31,6 milliards de francs CFA. Le chiffre affiche un recul par rapport à 2026, mais la baisse s’explique par la disparition de dépenses ponctuelles liées à l’installation de la nouvelle législature : hors ces charges exceptionnelles, les crédits de l’institution progressent.
Réunis en séance plénière ce mercredi 9 septembre, les députés béninois ont approuvé sans opposition le projet de budget de leur institution pour la gestion 2027. Le montant retenu s’élève à 31 641 329 965 F CFA, un vote intervenu dans le cadre de la deuxième session extraordinaire de l’année parlementaire 2026. Le texte, défendu devant l’hémicycle par le président de l’institution, Joseph Djogbénou, a recueilli l’adhésion unanime des parlementaires présents — un signal de consensus rare sur un exercice budgétaire habituellement plus disputé.
Un recul qui masque une autre réalité
Comparé à l’enveloppe 2026, fixée à 33 085 700 909 F CFA, le nouveau budget accuse un retrait de 1 444 370 944 F CFA, soit 4,37 %. L’écart se creuse même davantage — jusqu’à près de 9 % — si l’on prend pour référence le budget 2026 tel qu’il a été révisé en cours d’exercice plutôt que sa version initiale.
Un budget parlementaire n’évolue pas de façon linéaire d’une législature à l’autre : l’installation d’élus nouvellement investis génère mécaniquement des frais qui ne se reproduisent pas l’année suivante. Comparer deux exercices bruts, sans neutraliser ce type de charge exceptionnelle, peut donc donner une image inversée de la trajectoire réelle des dépenses.
Selon les explications données par Joseph Djogbénou aux députés, cette contraction apparente tient presque intégralement à un facteur conjoncturel : les frais engagés en 2026 pour l’installation des nouveaux élus de la 10ᵉ législature, une dépense par nature non renouvelable, avaient gonflé le budget de l’an dernier.
Neutralisée, la tendance s’inverse
Une fois ces charges exceptionnelles retranchées du calcul, le budget 2027 ne recule plus : il progresse de 6,16 % par rapport à l’enveloppe initiale de 2026, a précisé le président de l’Assemblée. C’est cette lecture corrigée, et non le simple écart en valeur absolue, qui reflète selon lui l’évolution réelle des moyens alloués à l’institution parlementaire.
Le personnel absorbe l’essentiel des crédits
Le projet de budget se décompose en quatre grandes enveloppes. L’administration et le personnel concentrent, de loin, la part la plus lourde des ressources, suivis par le chantier du nouveau siège de l’institution. Les activités diverses et transferts, ainsi que l’équipement, complètent un total nettement plus resserré.
Avec plus de 9,17 milliards de francs CFA fléchés vers les constructions et le futur siège de l’Assemblée nationale, ce poste s’impose comme le second pilier du budget 2027, loin devant les transferts et l’équipement réunis. Il traduit la poursuite d’un chantier immobilier déjà engagé, dont le financement continue de peser sur les arbitrages de l’institution pour l’exercice à venir.