Carnage dans une école catholique de Minneapolis : deux enfants tués, dix-sept blessés

Une matinée de prière s’est transformée en cauchemar à Minneapolis, où un tireur a abattu deux jeunes enfants et blessé 14 autres lors d’une messe scolaire dans l’église Annunciation, semant l’effroi dans une communauté déjà éprouvée par la violence.

 

Minneapolis, 27 août 2025 Une fusillade d’une violence inouïe a endeuillé Minneapolis ce mercredi, frappant en plein cœur de l’église Annunciation. Le lieu de culte, qui abrite également une école catholique, a été le théâtre d’une attaque meurtrière alors que des élèves de la maternelle à la 8ᵉ année étaient rassemblés pour la messe de rentrée.

Le carnage en plein cœur d'une église de Minneapolis, où deux enfants ont été tués et 17 personnes blessées, ravive le débat national sur la violence armée.
© Le carnage en plein cœur d'une église de Minneapolis, où deux enfants ont été tués et 17 personnes blessées, ravive le débat national sur la violence armée.

Un assaillant mystérieux s’en prend à des enfants

 

Peu avant 8 h 30, un homme armé a ouvert le feu à travers les fenêtres de l’église, ciblant délibérément les enfants. Le bilan est lourd : deux élèves, âgés de 8 et 10 ans, ont perdu la vie, tandis que 17 autres personnes, dont 14 enfants, ont été blessées. Deux des victimes se trouvent toujours dans un état critique, a précisé le chef de la police de Minneapolis, Brian O’Hara. L’assaillant, Robin Westman dans la jeune vingtaine sans antécédents criminels significatifs, s’est donné la mort d’une balle dans le stationnement de l’église, mettant ainsi fin à l’attaque.

En effet, l’homme, vêtu de noir et armé d’un fusil, d’un pistolet et d’un fusil de chasse, aurait barricadé deux portes avec des planches de bois avant de tirer des dizaines de coups à travers les vitraux. « La cruauté et la lâcheté d’ouvrir le feu sur une église remplie d’enfants sont absolument inconcevables », a déclaré O’Hara, la voix empreinte d’émotion. Pour l’heure, les autorités n’ont pas encore déterminé le mobile de l’attaque, mais le FBI et le Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs (ATF) analysent actuellement des indices, dont un possible engin fumigène retrouvé dans la voiture du tireur.

 

 Minneapolis : le ballet des secours et la douleur d’une ville

 

Face à l’ampleur du drame, la réponse des secours a été immédiate. Plus de 65 unités de police, soutenues par le FBI, l’ATF et la patrouille d’État du Minnesota, ont convergé vers le lieu de la tragédie. Au total, onze victimes, dont neuf enfants, ont été transportées au Hennepin County Medical Center. Quatre d’entre elles ont même nécessité une intervention chirurgicale d’urgence. L’hôpital pédiatrique Children’s Minnesota a admis six autres enfants. En outre , le Dr Thomas Wyatt, chef du service des urgences de Hennepin Healthcare, a affirmé qu’il n’y a eu aucun décès supplémentaire parmi les blessés hospitalisés.

La douleur de la communauté s’est manifestée dans les mots des officiels. Le maire Jacob Frey a dénoncé un « acte indicible » et a appelé à une solidarité collective, insistant : « Ne considérez pas ces enfants comme ceux des autres. Ce sont les nôtres. » De son côté, le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a qualifié l’événement de « violence atroce ». Le président Donald Trump, informé de la tragédie, a exprimé ses condoléances sur Truth Social, assurant que la Maison-Blanche suivait la situation de près.

 

Témoignages poignants et statistiques glaçantes

 

L’attaque de l’église Annunciation s’inscrit dans un contexte de violence particulièrement alarmant à Minneapolis. En effet, la ville a déploré trois autres incidents armés qui ont fait cinq morts et 25 blessés en 24 heures. Mardi, une fusillade en plein jour a tué une personne et en a blessé six. De plus, deux autres homicides par arme à feu se sont produits dans la nuit.

Le chef de police O’Hara a déploré : « Le niveau de violence armée dans les dernières 24 heures est profondément troublant. »

Cette tragédie a également donné lieu à des témoignages bouleversants. Zuheir Safe, le grand-père d’une élève blessée, a partagé son désarroi : « Les gens ne devraient pas avoir d’armes. Je veux juste serrer ma petite-fille dans mes bras. » La sénatrice Amy Klobuchar a raconté l’histoire déchirante d’une collégienne qui a vu ses amis être touchés par balles, l’un au cou, l’autre à l’estomac. Bill Bienemann, un résident, a quant à lui affirmé avoir entendu « jusqu’à 50 coups de feu » sur trois à quatre minutes.

 

Une communauté unie face à l’horreur

 

Lundi, l’école Annunciation, forte de 400 élèves, a débuté son année scolaire, une année spéciale qui marque son 100ᵉ anniversaire. L’attaque a brisé une tradition annuelle : la messe matinale du mercredi, qui réunissait élèves, enseignants et parents. Le père Erich Rutten, prêtre d’une paroisse voisine, a décrit des parents en pleurs, certains « effondrés au sol » dans l’angoisse et le chagrin. D’ailleurs, la directrice des soins pastoraux de l’école, Helen Corkran, a souligné la réputation chaleureuse et unie de l’établissement.

 

Minneapolis au milieu du débat sur les armes à feu : L’ouverture vers l’avenir

 

Alors que Minneapolis pleure ses pertes, cette tragédie ravive un débat national sur la violence armée. L’incident met en lumière les limites des mesures actuelles, même si le Minnesota se classe 14e en termes de rigueur pour ses lois sur les armes. Cette tragédie est la cinquième du genre dans une école américaine depuis le début de l’année 2025.

Des organisations comme Moms Demand Action ont appelé à une réforme urgente, tandis que les autorités locales promettent des réponses face à cette vague de violence.

Cependant, la question demeure : cette nouvelle tragédie poussera-t-elle les législateurs à agir, ou le débat restera-t-il, une fois de plus, confiné aux tribunes, laissant les communautés vivre dans la peur d’un prochain drame ?

Sécurité alimentaire et rigueur logistique : le port de Cotonou passe à l’action

À Cotonou, la chaîne du froid se renforce : le port béninois durcit ses règles pour protéger les produits congelés, restaurer la confiance logistique et affirmer sa souveraineté sanitaire.

 

Cotonou, 27 août 2025 – Hier, dans un effort pour renforcer la sécurité sanitaire et la fiabilité logistique, le Port Autonome de Cotonou (PAC) a annoncé la mise en place de huit nouvelles règles strictes. La circulaire, signée par le directeur général, Bart Johan Jozef Van Eenoo, encadre désormais les opérations de déchargement et de stockage des produits congelés.

Cette décision impacte tous les acteurs portuaires, des manutentionnaires aux agents maritimes, en passant par les douaniers et les syndicats des transporteurs. Elle démontre la volonté du port de restaurer la confiance dans un maillon essentiel de la chaîne d’approvisionnement du pays.

Le Port de Cotonou resserre la vis pour les produits surgelés

 

Les autorités ont désormais renforcé le protocole de contrôle des produits congelés, essentiels à la sécurité alimentaire du pays. Le Commissariat spécial du port supervisera toutes les opérations, du débarquement des navires à l’empotage des conteneurs. Par ailleurs, Bénin Control effectuera les inspections en présence obligatoire d’un agent de police.

Les dockers, quant à eux, devront porter des équipements de protection sans poches volumineuses et se soumettre à des fouilles systématiques à la sortie des zones de chargement. Les véhicules transportant ces produits seront intégralement inspectés, cabine comprise, avant de quitter le quai.

 

Tolérance zéro : une nouvelle culture de responsabilité

 

La circulaire interdit formellement toute manipulation de marchandises par les dockers pour des tiers, à l’exception des prélèvements vétérinaires. Toute personne surprise avec des articles volés sera bannie du port et poursuivie selon les textes en vigueur.

Ces mesures traduisent une volonté de rupture avec les pratiques informelles qui fragilisaient la chaîne du froid et ternissaient l’image du port. Elles instaurent une culture de responsabilité collective, où chaque acteur devient garant de la traçabilité et de la sécurité des flux.

 

 Un port en mutation, au service de la souveraineté territoriale

 

En renforçant le contrôle des flux sensibles, le PAC affirme son positionnement stratégique face à la concurrence régionale. Le port, vitrine commerciale du Bénin, devient aussi un espace de gouvernance sanitaire, où la rigueur opérationnelle sert la souveraineté alimentaire et économique du territoire.

Déjà engagé dans la lutte contre les vols de riz, les intrusions illégales et les fraudes documentaires, le Commissariat spécial du port devra intensifier ses efforts pour garantir l’application de ces nouvelles règles. La coordination avec la Direction des opérations portuaires sera déterminante pour instaurer une véritable culture de sécurité.

Le Port de Cotonou, plus qu’une simple plateforme commerciale

 

Avec l’instauration de ces nouvelles règles, le Port de Cotonou n’est plus seulement une plateforme commerciale, mais un véritable garant de la sécurité et de la souveraineté alimentaire de tout le pays. Il se positionne comme un modèle de rigueur et d’efficacité dans la sous-région. Toutefois, ces mesures soulèvent une question : jusqu’où cette transformation du PAC influencera-t-elle l’ensemble du secteur de la logistique et de la distribution au Bénin ?

Porto-Novo se redessine : le marché de Ouando, symbole d’une capitale en renaissance

Porto-Novo affirme son identité capitale : entre modernité et mémoire, le marché de Ouando devient le cœur battant d’un territoire en pleine renaissance.

 

Porto-Novo, 27 août 2025 – Hier, mardi, Porto-Novo a franchi une étape majeure dans sa transformation. Le Président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, s’est rendu sur le chantier du marché de Ouando, situé dans le 5ᵉ arrondissement. En effet, Il a tenu à constater personnellement l’état d’avancement de ce projet structurant, qui incarne la vision présidentielle pour la capitale béninoise.

À quelques mois de la livraison prévue pour octobre-novembre 2025, cette visite officielle a pris une dimension hautement symbolique : elle a témoigné d’un suivi institutionnel rigoureux et d’une volonté forte de redonner à Porto-Novo son rayonnement historique.

Le marché de Ouando : un joyau architectural pour la capitale

 

Accueilli par le Maire Charlemagne Yankoti et les responsables techniques, le Président Vlavonou a parcouru les différents compartiments du site. Fabrice Babatounde, Chef de projets à la SIRAT, a guidé la visite. Ce marché urbain, d’un coût global de 23 milliards de F CFA, s’étend sur 3,5 hectares et se distingue par une architecture à la fois moderne et fonctionnelle. Il dispose de neuf blocs R+1 reliés par des passerelles, d’un bloc administratif, d’un parking paysager de 6 661 m² et d’une capacité d’accueil de 3 800 places et 160 boutiques.

En outre, les concepteurs ont pensé cette infrastructure pour répondre précisément aux besoins des commerçantes. Le marché inclut des chambres froides, des monte-charges, un transformateur électrique, un groupe électrogène et une voirie pavée. Chaque détail révèle une seule et même ambition : faire du marché de Ouando un pôle économique et social de référence dans l’espace urbain béninois.

Visite du Président Louis Gbèhounou Vlavonou sur le chantier du marché de Ouando à Porto-Novo : un projet structurant de 23 milliards F CFA
© Visite du Président Louis Gbèhounou Vlavonou sur le chantier du marché de Ouando à Porto-Novo : un projet structurant de 23 milliards F CFA

Un symbole de la fin de la « marginalisation »

 

« Ce que j’ai vu est extraordinaire », a déclaré Louis Gbèhounou Vlavonou, visiblement ému par l’ampleur des travaux. Le Président, qui réside à quelques mètres du site, a chaleureusement salué l’invitation du Chef de projet. Par ailleurs, il a exprimé sa gratitude envers le Président Patrice Talon pour avoir attribué à Porto-Novo le plus grand des 35 marchés forains construits dans le pays. Ce geste, selon lui, a contredit les discours de marginalisation souvent tenus à l’égard de la capitale.

Le Maire Yankoti, quant à lui, a souligné la portée sociale du projet. « Ce marché est une réponse concrète aux attentes des femmes qui animent nos marchés. Il mérite reconnaissance et gratitude », a-t-il affirmé. Enfin, il a exhorté les équipes à maintenir le cap pour respecter les délais.

Deux chantiers, une même ambition

 

La visite du Président Vlavonou est intervenue à un moment clé. En effet, les travaux du marché de Ouando s’achèveront presque simultanément avec ceux du nouveau siège du Parlement béninois. Cette synchronisation n’est pas fortuite. Les deux chantiers sont emblématiques, car ils portent une ambition commune : redonner à Porto-Novo son statut de capitale politique, économique et culturelle. Ainsi, cette coïncidence incarne une volonté de cohérence territoriale et de revalorisation institutionnelle.

 

Porto-Novo, la capitale qui se réinvente

 

À travers ce projet, c’est toute une vision du développement territorial qui se dessine. Le marché de Ouando est bien plus qu’un simple espace de commerce : c’est un lieu de vie, de rencontre et de transmission. Il incarne l’engagement de l’État pour une gouvernance de proximité, inclusive et résolument tournée vers l’avenir. Pour les Porto-Novoviens, il devient un symbole de fierté retrouvée, annonçant la renaissance d’une capitale qui a su patienter et se réinventer.

Indonésie : deux hommes fouettés en public pour homosexualité

Dans un acte qui a suscité l’indignation internationale, deux jeunes hommes ont été soumis à une punition brutale de 76 coups de fouet chacun à Banda Aceh, en Indonésie, pour avoir entretenu des relations homosexuelles, une pratique considérée comme une infraction grave dans cette région régie par la charia.

 

Indonésie, le 27 août 2025 — Hier, mardi, la province d’Aceh — seule région d’Indonésie à appliquer strictement la charia — a de nouveau fait la une des journaux à la suite de la flagellation publique de deux hommes âgés de 20 et 21 ans, reconnus coupables d’homosexualité. L’exécution de la sentence, prononcée par un tribunal islamique, s’est déroulée dans le parc Bustanussalatin de Banda Aceh, où les deux hommes, identifiés comme QH et RA, ont reçu chacun 76 coups de canne en rotin devant une foule de spectateurs, dont certains filmaient la scène.

Initialement condamnés à 80 coups, leur peine a été réduite de quatre coups en raison des quatre mois passés en détention avant le procès, selon Roslina A. Djalil, responsable de l’application des lois de la charia à Banda Aceh.

En Indonésie, deux hommes ont été publiquement fouettés à Banda Aceh pour relations homosexuelles, conformément à la charia locale. Un événement qui soulève des questions sur les droits humains, les systèmes juridiques régionaux et les limites de la souveraineté religieuse.
© En Indonésie, deux hommes ont été publiquement fouettés à Banda Aceh pour relations homosexuelles, conformément à la charia locale. Un événement qui soulève des questions sur les droits humains, les systèmes juridiques régionaux et les limites de la souveraineté religieuse.

 Une dénonciation citoyenne à l’origine de la sentence

 

L’affaire a débuté le 16 juin 2025, lorsqu’un riverain a dénoncé les deux hommes après les avoir surpris en train de s’embrasser et de se tenir dans une toilette publique du parc Taman Sari. Alertée, la police de la charia est intervenue et les a arrêtés, les accusant de violer le code pénal islamique de la province, qui interdit les relations entre personnes de même sexe.

Ce code, en vigueur depuis 2015, découle de l’autonomie spéciale accordée à Aceh en 2001 par le gouvernement central indonésien pour mettre fin à une rébellion séparatiste. Contrairement au reste du pays, où les autorités ne criminalisent pas l’homosexualité, celles d’Aceh infligent jusqu’à 100 coups de fouet aux personnes reconnues coupables de tels actes. Elles appliquent également cette peine pour d’autres infractions, telles que l’adultère, la consommation d’alcool ou le jeu.

En Indonésie, deux hommes ont été publiquement fouettés à Banda Aceh pour relations homosexuelles, conformément à la charia locale. Un événement qui soulève des questions sur les droits humains, les systèmes juridiques régionaux et les limites de la souveraineté religieuse.
© En Indonésie, deux hommes ont été publiquement fouettés à Banda Aceh pour relations homosexuelles, conformément à la charia locale. Un événement qui soulève des questions sur les droits humains, les systèmes juridiques régionaux et les limites de la souveraineté religieuse.

 Une vague de protestations s’élève contre les droits humains en Indonésie

 

Cette nouvelle flagellation publique, la cinquième pour homosexualité depuis 2015, a provoqué une vague de condamnations de la part des organisations de défense des droits humains. Montse Ferrer, directrice régionale d’Amnesty International, a qualifié cet acte de « cruauté sanctionnée par l’État » et de « violation flagrante des droits humains ».

Selon un rapport de Human Rights Watch, la communauté LGBT d’Aceh vit dans un climat de peur constante, confrontée à des arrestations arbitraires, des surveillances intrusives et des violences. En février 2025, les autorités avaient déjà fouetté deux autres hommes pour des faits similaires. Après l’intrusion de résidents dans leur logement, l’un a reçu 77 coups et l’autre 82.

 Un débat national sur la justice et les valeurs

 

La charia à Aceh, instaurée à la suite d’un accord de paix en 2005, suscite des débats intenses. Si certains habitants soutiennent ces châtiments, les considérant comme un rempart moral, d’autres, comme l’organisation ILGA Asia, dénoncent une instrumentalisation politique des lois religieuses pour cibler les minorités.

Par ailleurs, les autorités locales, de leur côté, défendent ces pratiques, arguant qu’elles visent à protéger les valeurs islamiques dans une province profondément religieuse.

Muhammad Hidayat, chef de la police de la charia, a ainsi affirmé que « l’homosexualité est largement réprouvée car c’est un acte ignoble » dans la région.

Ce même jour, les autorités de Banda Aceh ont sanctionné d’autres infractions. Elles ont fouetté trois femmes et cinq hommes pour des faits d’adultère, de proximité jugée inappropriée avec une personne de sexe opposé, ou de jeux d’argent en ligne. Ces châtiments, souvent exécutés après la prière du vendredi, attirent des foules, bien que les autorités aient parfois tenté de limiter la présence d’enfants pour éviter leur exposition à ces scènes.

En Indonésie, deux hommes ont été publiquement fouettés à Banda Aceh pour relations homosexuelles, conformément à la charia locale. Un événement qui soulève des questions sur les droits humains, les systèmes juridiques régionaux et les limites de la souveraineté religieuse.
© En Indonésie, deux hommes ont été publiquement fouettés à Banda Aceh pour relations homosexuelles, conformément à la charia locale. Un événement qui soulève des questions sur les droits humains, les systèmes juridiques régionaux et les limites de la souveraineté religieuse.

En Indonésie, une réflexion est  nécessaire sur les modèles de justice

 

Au-delà des réalités, ce dernier épisode met en lumière les défis persistants auxquels fait face la communauté LGBT à Aceh, où la surveillance citoyenne et les intrusions dans la vie privée sont monnaie courante. Alors que le gouvernement central indonésien, dirigé par le président Joko Widodo, prône une devise de « l’unité dans la diversité », les lois provinciales d’Aceh continuent de susciter des critiques pour leur incompatibilité avec les normes internationales des droits humains.

Mais au-delà de cette contradiction, la question demeure : comment construire des systèmes de justice qui respectent les identités territoriales tout en garantissant la protection des droits humains ? Comment accompagner les évolutions sociales sans nier les héritages culturels ?

Dans un monde en recomposition, où les revendications identitaires se heurtent aux principes universels, la gouvernance juridique devient un enjeu de cohésion, de transmission et de mobilisation collective.

Rentrée scolaire 2025-2026 : Le Bénin à l’heure du compte à rebours

Le calendrier scolaire 2025–2026 dévoilé : repères, rythmes et enjeux pour une école au cœur des territoires

Cotonou, 26 août 2025 Dans chaque village, chaque quartier, chaque région, la rentrée scolaire est bien plus qu’un simple retour en classe : c’est un rituel collectif, une promesse de savoirs partagés et de trajectoires à construire. Ainsi, en dévoilant le calendrier scolaire 2025–2026, les autorités éducatives béninoises réaffirment leur volonté de structurer l’année autour de temps forts qui rythment la vie des familles, des enseignants et des communautés éducatives.

 

Le calendrier, un outil au service de l’apprentissage et du développement

 

Par ailleurs, le nouveau calendrier scolaire, loin d’être une simple énumération de dates, est pensé pour créer un équilibre entre apprentissage, repos et ancrage local, créant des repères clairs pour une mobilisation collective. Il sert de guide pour toute la communauté.

  • Rentrée des classes : Lundi 15 septembre 2025.

Ce moment symbolique marque les retrouvailles mais aussi le début des projets des nouveaux projets et d’un nouvel élan dans tous les établissements du pays.

  • Congés de fin d’année : Du 19 décembre 2025 au 4 janvier 2026.

Cette pause festive permet aux élèves de se reconnecter aux traditions familiales et culturelles.

  • Congés de détente : Du 20 février au 1er mars 2026.

C’est Un souffle au cœur du deuxième trimestre, propice aux activités locales et également à la valorisation des savoir-faire territoriaux.

  • Congés de fin du 2ᵉ trimestre : Du 1er au 15 avril 2026.

Cette période de transition est souvent marquée par des initiatives communautaires axées sur l’éducation.

  • Grandes vacances : Du 26 juin au 13 septembre 2026.

Un long temps pour explorer, créer et se préparer à la rentrée suivante dans une dynamique renouvelée.

 

Plus qu’un calendrier, une vision pour la jeunesse

 

Au-delà des dates, ce calendrier est porteur d’une vision partagée de l’éducation comme un bien commun ; il trace les contours d’une année où l’école devient un espace de collaboration entre apprenants, enseignants et parents.

Par conséquent, l’école doit devenir un espace de dialogue entre les générations, de valorisation des identités locales et d’ouverture sur le monde. Chaque période de repos est également une opportunité pour les collectivités de proposer des activités éducatives, culturelles ou citoyennes, renforçant ainsi le lien entre l’école et le territoire.

 

Calendrier scolaire 2025-2026 : une occasion de mobiliser la nation entière

 

En somme, ce calendrier est une invitation à l’action  pour tous les acteurs de l’éducation. Parents, enseignants, élus locaux et associations culturelles : chacun peut s’emparer de ces repères pour enrichir l’année scolaire de projets porteurs de sens. Car derrière chaque date se cache une possibilité d’engagement, de transmission et de rayonnement, faisant de chaque enfant un ambassadeur de sa communauté. La réussite de l’année scolaire ne dépendra pas uniquement des autorités, mais aussi de la mobilisation de chaque membre de la communauté.

Le Bénin est-il prêt à relever le défi de cette rentrée ?

Muskoka au Bénin : quand les élus deviennent garants de la santé

Coopération sanitaire : à Cotonou, le Parlement béninois prépare l’arrivée d’une mission française dans le cadre du financement Muskoka

 

Cotonou, 26 août 2025 Le lundi, le Palais des Gouverneurs a accueilli une rencontre à haute portée symbolique. En effet, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Bénin, Kouamé Jean Konan, et sa délégation. Au cœur des échanges : la préparation de la mission parlementaire française attendue à partir du 15 septembre, dans le cadre du financement Muskoka.

Cette rencontre, loin d’être protocolaire, traduit une volonté partagée de renforcer la transparence, la redevabilité et la territorialisation des politiques de santé. Elle marque aussi l’importance croissante du rôle parlementaire dans le suivi des engagements internationaux.


À Cotonou, le président de l’Assemblée nationale béninoise reçoit le représentant de l’OMS pour préparer l’arrivée d’une délégation parlementaire française dans le cadre du financement Muskoka. Une rencontre diplomatique qui renforce la transparence et la territorialisation des politiques de santé.
© À Cotonou, le président de l’Assemblée nationale béninoise reçoit le représentant de l’OMS pour préparer l’arrivée d’une délégation parlementaire française dans le cadre du financement Muskoka. Une rencontre diplomatique qui renforce la transparence et la territorialisation des politiques de santé.

Le financement Muskoka : une coopération sous l’œil des parlementaires

 

Dans le cadre du fonds Muskoka, le Bénin bénéficie d’un soutien financier d’environ 3 millions de dollars, alloué au ministère de la Santé. Ce financement est géré par une coalition d’agences des Nations Unies (l’OMS, l’UNFPA, l’UNICEF et ONU Femmes) et bénéficie du soutien de la coopération française.

Ainsi, la mission attendue du 15 au 19 septembre 2025 sera composée de quatre parlementaires français. Leur objectif est clair : observer la mise en œuvre des projets financés, évaluer les mécanismes de reddition de comptes et se rendre dans les territoires bénéficiaires pour constater l’impact concret de ces actions sur les populations.

 

Le Parlement béninois, acteur clé de la bonne gouvernance sanitaire

 

Durant l’audience, Kouamé Jean Konan a chaleureusement salué les efforts du Parlement béninois pour son soutien budgétaire au secteur de la santé. Il a tenu à souligner l’importance de cette institution dans la consolidation des politiques publiques, notamment par l’allocation des ressources et le contrôle de leur utilisation.

De son côté, le président Vlavonou a réaffirmé l’engagement de la représentation nationale à accompagner les réformes sanitaires, à garantir la transparence et à faciliter le dialogue entre les partenaires techniques et les collectivités territoriales.

 

Quand la santé devient une affaire de diplomatie locale

 

Cette rencontre illustre une évolution majeure de la diplomatie sanitaire : elle ne se limite plus aux ministères. Désormais, elle s’ancre dans les territoires, mobilise les élus et engage les institutions parlementaires dans une dynamique de co-responsabilité Le financement Muskoka devient ainsi un levier de coopération triangulaire, unissant les bailleurs de fonds, les agences techniques et la gouvernance locale.

 

Par ailleurs, le représentant de l’OMS a profité de l’occasion pour transmettre au président Vlavonou les salutations du directeur régional de l’organisation, Mohamed Yakub Janabi, récemment élu. Ce geste symbolique renforce les liens entre les instances régionales de santé et les institutions politiques nationales, dans une logique de continuité et de reconnaissance mutuelle.


À Cotonou, le président de l’Assemblée nationale béninoise reçoit le représentant de l’OMS pour préparer l’arrivée d’une délégation parlementaire française dans le cadre du financement Muskoka. Une rencontre diplomatique qui renforce la transparence et la territorialisation des politiques de santé.
© À Cotonou, le président de l’Assemblée nationale béninoise reçoit le représentant de l’OMS pour préparer l’arrivée d’une délégation parlementaire française dans le cadre du financement Muskoka. Une rencontre diplomatique qui renforce la transparence et la territorialisation des politiques de santé.

Le Bénin, un modèle de transparence ?

En somme, la santé publique s’est invitée au cœur du dialogue parlementaire à Cotonou. D’ailleurs, l’arrivée prochaine de la mission française ne se limitera pas à un simple déplacement diplomatique. Elle incarne une exigence de transparence, une volonté de territorialisation et une reconnaissance du rôle stratégique des élus dans la gouvernance sanitaire. En plus, cette visite promet de placer le Bénin sur la carte des nations qui s’engagent concrètement pour une coopération internationale plus ancrée et plus équitable.

C’est un test de transparence à ciel ouvert : le Parlement béninois saura-t-il se montrer à la hauteur de cette exigence internationale ? L’avenir de la diplomatie sanitaire pourrait bien s’écrire ici, à Cotonou.

 

Bembèrèkè : un 4×4 d’une ONG se renverse, un agent porté disparu

Wodo, territoire en alerte : un accident qui interroge la sécurité et la solidarité locale à Bembèrèkè

 

Bembèrèkè, 26 août 2025 Ce mardi, la commune de Bembèrèkè s’est réveillée sous le choc. Un véhicule 4×4, engagé dans une mission humanitaire, a basculé dans les eaux sous le pont de Wodo, près d’Ina. À bord, deux agents d’une ONG en route vers Banikoara. Le chauffeur, miraculeusement rescapé, a été retrouvé sain et sauf. Toutefois, son supérieur hiérarchique reste porté disparu alors que les recherches se poursuivent.

 

Le pont de Wodo : un symbole de fragilité

 

Le pont de Wodo n’est pas qu’un simple ouvrage de franchissement. Il incarne un lien vital entre les localités du Borgou, un passage stratégique pour les acteurs du développement, les commerçants et les citoyens. En effet, sa fragilité, révélée par cet accident, soulève la question de la sécurité des infrastructures dans les zones rurales et la capacité des territoires à anticiper les risques.

 

L’entraide face à l’urgence : une mobilisation spontanée

 

Dès les premières heures, les secours se sont organisés autour du pont. Pompiers, riverains et autorités locales : une chaîne humaine s’est mise en place pour tenter de retrouver le passager disparu. Cette mobilisation spontanée témoigne de la résilience communautaire et de la capacité des territoires à réagir face à l’urgence.

 

 Bembèrèkè : Quand un drame local révèle un enjeu national

 

L’accident de Wodo n’est pas un fait divers isolé. Il est le miroir d’une réalité territoriale où les infrastructures, les missions humanitaires et les vies humaines se croisent dans une tension permanente entre espoir et vulnérabilité. Alors que la tragédie souligne l’héroïsme des secours et la solidarité locale, elle nous force à nous poser une question plus large : comment les autorités peuvent-elles faire de cet événement tragique le point de départ d’une mobilisation collective pour une sécurité plus inclusive, plus territorialisée et plus humaine ?

Dakar, capitale de la transparence : le GIABA renforce ses alliances

À Dakar, le GIABA mobilise les médias pour une gouvernance plus saine et plus territorialisée

 

Dakar, 26 août 2025 Ce mardi, l’hôtel King Fahd Palace de Dakar s’est transformé en carrefour stratégique pour les États membres de la CEDEAO. Ambassadeurs, consuls, partenaires techniques et financiers, et professionnels des médias se sont réunis autour du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent (GIABA) pour une session annuelle d’information à haute portée symbolique.

Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques, cette 8ᵉ édition ne se limite pas à une présentation technique. Au contraire, elle incarne une volonté collective de renforcer la transparence, de consolider les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), et de faire des médias des acteurs clés de la gouvernance territoriale.

 

Médias et justice : un partenariat essentiel

 

Le directeur général du GIABA, Edwin W. Harris Jr., a ouvert les travaux en saluant les progrès réalisés par les États membres dans la mise en œuvre des dispositifs LBC/FT. « Ces améliorations ont contribué à la bonne gouvernance, au développement et à la sécurité dans plusieurs pays de la région », a-t-il affirmé.

Mais au-delà des chiffres, c’est la responsabilité des médias qui est au cœur de cette session. En tant que relais d’information, de veille et de mobilisation citoyenne, les journalistes sont appelés à jouer un rôle actif dans la sensibilisation, la prévention et le suivi des pratiques financières douteuses.

 

Une approche décentralisée de la transparence

 

La session d’information du GIABA ne s’adresse pas uniquement aux capitales. En effet, elle vise à outiller les acteurs locaux, à renforcer les capacités des médias communautaires, et à favoriser une appropriation territoriale des enjeux de LBC/FT. Car la lutte contre le blanchiment d’argent ne se joue pas seulement dans les hautes sphères : elle commence dans les communes, les marchés, les réseaux informels.

Un rapport annuel comme feuille de route pour l’avenir

 

L’événement est aussi l’occasion pour le GIABA de présenter son rapport annuel 2024. Ce document, au-delà des indicateurs, reflète une dynamique régionale de transformation. Il met en lumière les avancées, les lacunes, et les perspectives. Ainsi, il devient un outil de redevabilité, mais aussi de dialogue entre institutions, territoires et citoyens.

 

GIABA : quand la transparence devient un pilier de la démocratie

 

À Dakar, la session du GIABA a rappelé une vérité essentielle : la transparence n’est pas une option, c’est une condition de la confiance. En mobilisant les médias, en impliquant les territoires et en valorisant les progrès, l’institution spécialisée de la CEDEAO trace une voie vers une gouvernance plus saine, plus inclusive et plus enracinée. Et si chaque journaliste devenait le gardien d’une économie plus juste, d’un territoire plus sécurisé, et d’une démocratie plus vivante, marquant ainsi une nouvelle ère de la bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest ?

Kandi : un militaire assassiné dans le quartier de Bakata

 Kandi sous le choc : une nuit de violence qui interroge la sécurité territoriale

Dans le silence pesant de la nuit, aux alentours de 3 heures du matin, le quartier de Bakata, situé dans le premier arrondissement de Kandi, a été le théâtre d’une agression d’une rare violence. Des individus armés non identifiés ont fait irruption dans plusieurs concessions, semant la peur et la désolation. Parmi les victimes, un militaire en service a perdu la vie dans des circonstances tragiques. Pris pour cible dans son propre domicile, il a été roué de coups par les assaillants, qui ont ensuite abandonné son corps sans vie dans une mare de sang. Son épouse, présente au moment des faits, a tenté de le retenir, mais elle était impuissante face à la brutalité des agresseurs.

 

L’effroi se propage : Des riverains pris dans la tourmente

 

Le drame ne s’est pas limité à une seule concession. Les agresseurs ont grièvement blessé par balle un voisin sorti avec une lampe torche pour comprendre ce qui se passait. Transporté d’urgence à l’hôpital, son état reste préoccupant. Ils ont également attaqué un autre ménage : ils ont violemment battu le couple et leur ont dérobé une somme d’argent. Ces actes ne relèvent pas seulement de la criminalité ordinaire, mais ils interrogent la capacité des autorités à garantir la sécurité de leurs habitants, et la vulnérabilité des quartiers périphériques face à des agressions ciblées.

 

Les autorités réagissent, les habitants attendent des actions concrètes

 

Alertées dès les premières heures, les autorités communales, dont le maire de Kandi, se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts et exprimer leur solidarité. Les autorités ont annoncé une enquête pour identifier les auteurs de l’attaque. Cependant, les habitants attendent surtout des réponses concrètes et des mesures de protection renforcées.

 

À Bakata, la peur s’est installée, mais la parole commence à circuler. Les voisins s’organisent, les familles se soutiennent, et les leaders locaux appellent à la vigilance collective. Ce drame, aussi brutal soit-il, révèle la résilience des communautés face à l’adversité et leur capacité à se mobiliser pour préserver la cohésion sociale.

 

Ce qui s’est passé à Kandi dépasse le fait divers. C’est une alerte, un signal, une interpellation. La sécurité ne peut être une promesse abstraite : elle doit s’incarner dans les quartiers, dans les gestes quotidiens et dans les dispositifs de proximité. À Bakata, une vie a été fauchée, mais une communauté s’est levée. Reste à savoir si les institutions sauront répondre à cette mobilisation silencieuse et faire de ce drame un point de départ pour une protection territoriale plus juste, plus humaine et plus durable.

Le Bénin prend les rênes de l’artisanat ouest-africain

Cotonou, capitale de l’artisanat ouest-africain : une élection qui résonne au-delà des frontières

 

Dans l’effervescence de Cotonou, une nouvelle page s’est écrite pour l’artisanat ouest-africain. En effet, le 23 août 2025 n’a pas seulement vu l’élection d’un président, mais aussi l’affirmation d’une vision partagée. À la tête du Réseau des Chambres des Métiers de l’Artisanat de l’UEMOA (R-CMA/UEMOA), c’est désormais un Béninois qui incarne cette ambition collective : Soufiyanou Imorou, un fervent défenseur des savoir-faire locaux.

Le Bénin à l’honneur : Soufiyanou Imorou élu président du R-CMA/UEMOA. Une gouvernance artisanale tournée vers l’unité.# Artisanat Afrique
© Le Bénin à l’honneur : Soufiyanou Imorou élu président du R-CMA/UEMOA. Une gouvernance artisanale tournée vers l’unité.# Artisanat Afrique

Le Bénin reconnu comme un leader de la valorisation artisanale

 

Élu par ses pairs à la présidence du R-CMA/UEMOA, Soufiyanou Imorou succède à Germaine Compaore. Ce choix est symbolique et consacre le rôle moteur du Bénin dans la valorisation des métiers artisanaux et dans la construction d’un réseau solidaire entre les huit pays membres de l’Union. Son élection est également le reflet d’un engagement constant pour une gouvernance inclusive, tournée vers les artisans eux-mêmes.

 

Une Assemblée générale pour façonner l’avenir du réseau

 

L’Assemblée générale élective, ouverte par Conrad Gbaguidi, président du Conseil économique et social du Bénin, a réuni les représentants des chambres de métiers de toute la région. Au-delà des formalités, les échanges ont porté sur l’avenir du réseau : comment renforcer son unité, sa crédibilité et son impact dans les territoires ? Comment faire de l’artisanat un levier de développement durable, d’inclusion sociale et de rayonnement culturel ?

 

L’artisanat, moteur de développement et de résilience

 

Les débats ont mis en lumière une conviction partagée : l’artisanat ne se limite pas à une activité économique. Il est, par conséquent, une mémoire vivante, une source d’innovation locale et un moteur de résilience. Dans les villages, les quartiers et les villes, les artisans façonnent des identités, transmettent des savoirs et créent des ponts entre les générations. En se dotant d’une nouvelle gouvernance, le R-CMA/UEMOA entend renforcer cette dynamique et accompagner les artisans dans leur montée en compétence, leur structuration et leur rayonnement.

Une présidence tournée vers l’avenir

 

Soufiyanou Imorou hérite d’un réseau en pleine mutation. Son mandat s’annonce comme celui de la consolidation. Il aura aussi la responsabilité de structurer les échanges inter-chambres, mutualiser les bonnes pratiques et porter la voix des artisans dans les instances régionales. Il s’agira également d’ouvrir de nouvelles perspectives, notamment en matière de formation, d’innovation, d’accès aux marchés et de reconnaissance des métiers. Autant de chantiers qui nécessitent une mobilisation collective, à l’image de celle observée à Cotonou.

 

Soufiyanou Imorou élu à la tête du R-CMA/UEMOA

L’élection de Soufiyanou Imorou ne marque pas une fin, mais un commencement. Elle nous invite à suivre de près les initiatives du R-CMA/UEMOA, à valoriser les figures locales de l’artisanat, et à renforcer les liens entre les territoires. Car derrière chaque artisan, il y a une histoire, une communauté et une promesse d’avenir. Soufiyanou Imorou parviendra-t-il à consolider le rôle de l’artisanat comme un pilier du développement économique en Afrique de l’Ouest ? Le défi est lancé.