CES Bénin : Abdoulaye Bio Tchané prend les commandes

De la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Fonds monétaire international (FMI), en passant par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), jusqu’aux plus hautes fonctions gouvernementales au Bénin, Abdoulaye Bio Tchané a construit l’un des parcours les plus solides de la technocratie béninoise. Nommé ce mercredi 22 juillet 2026 président du Conseil économique et social (CES), l’ancien ministre d’État arrive à la tête d’une institution stratégique avec un capital d’expérience rarement égalé.

À 73 ans, celui qui succède à Conrad Gbaguidi hérite d’un Conseil économique et social profondément réformé, appelé à jouer un rôle plus actif dans le dialogue entre les pouvoirs publics, les acteurs économiques, les collectivités territoriales et la société civile. Son élection intervient dans un contexte où le CES est appelé à renforcer sa contribution aux politiques publiques et à la gouvernance nationale.

Un parcours forgé dans les grandes institutions

Natif de Djougou, Abdoulaye Bio Tchané suit une formation universitaire en France avant de se spécialiser dans les questions bancaires au Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (COFEB) de Dakar. Cette double formation lui ouvre rapidement les portes de la BCEAO, où il gravit progressivement les échelons jusqu’à devenir directeur des études économiques.

Sa carrière prend ensuite une dimension internationale lorsqu’il rejoint le Fonds monétaire international (FMI) comme directeur du département Afrique. Quelques années plus tard, les États membres de l’UEMOA lui confient la présidence de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), où il a piloté plusieurs programmes de financement du développement régional.

Un acteur clé de la gouvernance économique béninoise

Au Bénin, Abdoulaye Bio Tchané occupe à plusieurs reprises des fonctions gouvernementales de premier plan. Ministre de l’Économie et des Finances sous le président Mathieu Kérékou, il revient au cœur de l’exécutif en 2016 sous Patrice Talon comme ministre d’État chargé du Développement, avant de devenir ministre d’État chargé de la Coordination de l’action gouvernementale, poste qu’il conservera pendant une décennie.

Parallèlement à ses responsabilités gouvernementales, il s’impose comme un acteur politique majeur en prenant la présidence du Bloc républicain, l’un des principaux partis de la majorité présidentielle.

Une arrivée stratégique au CES

L’élection d’Abdoulaye Bio Tchané dépasse largement une simple alternance institutionnelle. Son profil conjugue expertise économique, maîtrise des finances publiques, expérience internationale et connaissance approfondie de l’administration béninoise.

Le Conseil économique et social est appelé à produire des avis, à conduire des consultations nationales et à formuler des propositions sur les grandes orientations économiques, sociales et environnementales du pays. Dans ce cadre, plusieurs atouts plaident en faveur de son mandat.

D’abord, son expérience des grandes institutions financières internationales pourrait renforcer la crédibilité des analyses du CES sur les politiques économiques, la dette publique, l’investissement ou encore la transformation structurelle de l’économie.

Ensuite, sa parfaite connaissance des mécanismes budgétaires et de la planification publique pourrait permettre à l’institution d’émettre des recommandations davantage fondées sur des données économiques et des évaluations d’impact.

Enfin, son important réseau au sein des organisations régionales et internationales constitue un levier susceptible de favoriser les échanges d’expériences avec des institutions similaires en Afrique et au-delà.

Le défi de transformer le CES en force de proposition

Cependant, L’un des principaux défis qui attend le nouveau président sera de faire du Conseil économique et social une institution encore plus influente dans le débat public.

En effet, la récente réforme du CES lui confère des responsabilités accrues dans la participation citoyenne et le dialogue entre les différentes composantes de la nation. Pour réussir cette mutation, l’institution devra produire des analyses indépendantes, renforcer ses consultations avec les organisations professionnelles, les partenaires sociaux, les jeunes, les femmes et les collectivités locales.

Dans cette perspective, l’expérience d’Abdoulaye Bio Tchané dans la conduite des politiques publiques pourrait contribuer à rapprocher davantage les recommandations du CES des priorités nationales en matière de croissance, d’emploi, de développement territorial et de cohésion sociale.

Une nomination sous le signe de l’expérience

Après avoir consacré plusieurs décennies aux finances publiques, aux institutions internationales et à la coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané ouvre une nouvelle séquence de sa carrière publique. D’ailleurs, son arrivée à la tête du Conseil économique et social intervient à un moment où le Bénin cherche à consolider ses réformes institutionnelles et à renforcer le dialogue entre l’État et les forces vives de la nation.

Plus qu’un changement de président, cette nomination apparaît comme le choix d’un profil expérimenté pour accompagner l’évolution d’une institution appelée à jouer un rôle croissant dans la gouvernance économique et sociale du pays.

1ᵉʳ août au Bénin : Douane et Police préparent le défilé militaire

À l’approche du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Bénin, la machine organisationnelle s’emballe. Le mardi 21 juillet, les hauts commandements de la Douane et de la Police républicaine se sont déployés sur la Corniche Est de Cotonou pour marquer le coup d’envoi des entraînements conjoints. Immersion au cœur d’une préparation au cordeau.

Cadence martelée, alignements millimétrés et discipline de fer : le boulevard de la Corniche Est de Cotonou a vibré, ce mardi, au rythme des premiers pas de marche collectifs. À moins de deux semaines des festivités du 1ᵉʳ août, l’heure n’est plus aux réglages individuels, mais à la symbiose parfaite entre les grands corps armés du pays.

Sous l’autorité du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé Moussa, deux figures majeures de la sécurité nationale ont fait le déplacement pour superviser le lancement des exercices : le colonel Raouf Malèhossou Aboudou, Directeur général des Douanes béninoises, ainsi que  l’inspecteur général de police de 2ᵉ classe Brice Kokou Allowanou, Directeur général de la Police républicaine.

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Une synergie sur mesure après deux semaines de rodage

Pour les troupes de la Douane, cette session conjointe concrétise deux semaines d’exercices intensifs menés dans leurs garnisons respectives. En plus, l’arrivée des unités de la Police républicaine marque le franchissement d’un palier décisif : celui de l’harmonisation des pas et de la synchronisation des colonnes.

Rigoureusement observés par leur hiérarchie, les hommes et les femmes en uniforme ont enchaîné les passages, corrigeant le moindre décalage d’alignement ou d’amplitude. Parce que l’objectif partagé demeure clair : projeter une image d’unité absolue et de rigueur institutionnelle.

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Prochaine étape : le théâtre de la Place de l’Amazone

Dans les tout prochains jours, le dispositif montera d’un cran. Les entraînements quitteront la Corniche Est pour investir le cadre majestueux de la Place de l’Amazone, véritable cœur battant des célébrations nationales.

Sur ce site hautement symbolique, les différentes forces de défense et de sécurité affineront leur cadence jusqu’à la perfection, promettant d’offrir au peuple béninois ainsi qu’aux invités de marque un spectacle militaire grandiose, à la hauteur du 66ᵉ anniversaire de l’émancipation nationale.

Ces séances de préparation marquent une nouvelle étape dans les derniers réglages avant les célébrations du 1ᵉʳ août. Elles témoignent aussi de la volonté des forces de défense et de sécurité de présenter un défilé exemplaire, reflet de leur discipline, de leur coordination et de leur engagement au service de la Nation.

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Abomey-Calavi : Nathanaël Koty et la Police s’attaquent à l’anarchie

Déterminé à mettre fin au désordre urbain et à préserver les investissements publics, le maire d’Abomey-Calavi, Nathanaël Koty, a tenu une réunion stratégique avec le Directeur général de la Police républicaine, ce mardi 21 juillet 2026. Au menu : la libération du domaine public, la sécurisation des axes routiers et le renforcement du maillage policier dans la commune.

La tolérance zéro est décrétée contre l’incivisme et le désordre urbain à Abomey-Calavi. Décidé à restaurer l’ordre et la sécurité dans sa municipalité, le maire Nathanaël Koty a conduit une importante délégation auprès du haut commandement de la Police républicaine. Accompagné notamment de la Directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM) et du président de la Commission de la coopération de la commune, l’édile est venu coordonner une riposte ferme avec les forces de l’ordre.

Nathanaël KOTY
© Nathanaël KOTY

Cococodji et Hêvié-Togbin : le ras-le-bol face à l’anarchie

Au cœur des discussions figure la situation critique du marché moderne de Cococodji (Gbodjè). Malgré la livraison d’infrastructures modernes, l’installation sauvage de vendeurs sur les espaces extérieurs et sur l’ancien site du marché empoisonne le quotidien des usagers. Ce phénomène crée une concurrence déloyale pour les commerçants réguliers, tout en générant de l’insalubrité et de l’insécurité routière.

Le maire a rappelé qu’en mars dernier, la municipalité avait pourtant privilégié le dialogue en menant une vaste campagne de sensibilisation, couplée à un recensement destiné à reloger les vendeurs sur des sites disponibles. Face à l’entêtement de certains occupants illégaux, la phase de pédagogie laisse désormais place à la rigueur.

La même fermeté s’appliquera le long du tronçon Carrefour Hêvié – Togbin. Récemment bitumé, cet axe routier majeur subit déjà des occupations irrégulières qui dégradent les investissements consentis par l’État et mettent en péril la sécurité des usagers. Ainsi, avec le soutien de la Police républicaine, des opérations d’évacuation et de libération du domaine public démarreront dans les tout prochains jours.

Nathanaël KOTY
© Nathanaël KOTY

Un maillage sécuritaire renforcé pour Godomey et Kpanroun

Au-delà de la salubrité publique, la délégation communale a plaidé pour une présence policière accrue sur l’ensemble du territoire d’Abomey-Calavi. Plusieurs dossiers prioritaires ont été mis sur la table des discussions :

  • L’achèvement rapide du nouveau commissariat de Godomey, un arrondissement à forte densité démographique ;

  • La création d’un commissariat à Kpanroun, afin de rapprocher les forces de l’ordre des populations périphériques ;

  • La mise en place d’une fourrière communale pour rationaliser la gestion des infractions routières et de la circulation ;

  • Le renforcement global des patrouilles de sécurité, particulièrement dans les zones sensibles de Godomey.

Enfin, saluant la qualité d’écoute et l’engagement du Directeur général de la Police républicaine, Nathanaël Koty a réaffirmé sa volonté d’allier fermeté administrative et responsabilité publique afin de garantir un cadre de vie sain, moderne et sécurisé à ses administrés.

Nathanaël KOTY
© Nathanaël KOTY

Gilbert Déou Malè remobilise les acteurs de la sécurité dans le Littoral

Réuni le mardi 21 juillet 2026 sous la présidence du préfet du Littoral, Gilbert Déou Malè, le Comité départemental de sécurité (CDS) a fait le point sur la situation sécuritaire dans le département. Au-delà du maintien de l’ordre, cette session ordinaire a mis un accent particulier sur la prise en charge des personnes en situation de vulnérabilité et de mendicité.

Garantir durablement la quiétude des citoyens tout en coordonnant l’action des forces vives du territoire : tel était le cap fixé lors de la séance ordinaire du Comité départemental de sécurité (CDS), tenue ce mardi 21 juillet 2026 dans la salle de conférence de la Préfecture du Littoral.

Sous la présidence du préfet Gilbert Déou Malè, la rencontre a réuni l’ensemble des responsables administratifs et des forces de sécurité impliqués dans la protection du département. L’objectif principal consistait à évaluer les dispositifs existants et à ajuster les stratégies afin de faire face aux défis sécuritaires émergents.

Gilbert Déou Malè
© Gilbert Déou Malè

La vulnérabilité sociale au cœur des enjeux de sécurité

Outre l’évaluation classique des risques et de la criminalité, cette session s’est démarquée par une approche globale de la sécurité publique, intégrant les dimensions sociale et sanitaire.

À cet effet, le directeur du Centre d’assistance psychiatrique et d’accompagnement des personnes en situation de mendicité (CAPAM) a présenté une communication détaillée. Son intervention a mis en lumière les missions de cette structure clé, ainsi que les actions concrètes déployées sur le terrain pour la prise en charge, le suivi et l’accompagnement des personnes vulnérables et des usagers de la rue.

Gilbert Déou Malè
© Gilbert Déou Malè

Un appel à la synergie et à la vigilance continue

À l’issue des échanges, le préfet Gilbert Déou Malè a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée et inclusive. Il a ainsi exhorté l’ensemble des membres du CDS ainsi que les acteurs de terrain à maintenir une collaboration étroite et une vigilance de tous les instants.

Pour le chef de l’exécutif départemental, la préservation d’un climat de paix et de stabilité ne constitue pas seulement un impératif d’ordre public, mais demeure également la condition essentielle pour soutenir l’essor économique et le développement durable du département du Littoral.

Bénin : le programme AZOLI renforce l’emploi des jeunes à la GDIZ

L’accès des jeunes au marché du travail prend une nouvelle dimension au sein de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). En effet, grâce au programme AZOLI, porté par le Gouvernement du Bénin avec l’appui de la Banque mondiale et mis en œuvre par l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), les entreprises industrielles bénéficient d’un mécanisme qui facilite le recrutement de jeunes talents tout en réduisant leurs coûts d’intégration.

GDIZ - Glo-Djigbé Industrial Zone
© GDIZ - Glo-Djigbé Industrial Zone

Un dispositif qui rapproche formation et emploi

Plus précisément, le programme cible les jeunes âgés de 18 à 30 ans en leur offrant des stages au sein des entreprises installées dans la GDIZ. Ainsi, durant les douze premiers mois, les allocations des stagiaires sont intégralement prises en charge par le projet AZOLI, permettant de ce fait aux employeurs de former de futurs collaborateurs sans supporter les charges salariales liées à cette période d’immersion.

En pratique, cette formule vise à lever l’un des principaux obstacles à l’embauche des jeunes : le manque d’expérience professionnelle, tout en répondant aux besoins de main-d’œuvre qualifiée des entreprises industrielles.

GDIZ - Glo-Djigbé Industrial Zone
© GDIZ - Glo-Djigbé Industrial Zone

La Banque mondiale au contact des bénéficiaires

C’est dans ce contexte que, le 17 juillet 2026, une délégation de haut niveau de la Banque mondiale, conduite par Anna Bjerde, directrice générale des opérations du Groupe, et Ousmane Diagana, vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, s’est rendue à la Benin Textile Corporation (BTC), l’une des entreprises implantées dans la GDIZ.

Sur place, les responsables ont échangé avec plusieurs bénéficiaires du programme, qui ont témoigné de leur parcours et des opportunités professionnelles offertes par cette initiative. Par conséquent, ces rencontres ont permis de mesurer l’impact concret du dispositif sur l’insertion des jeunes dans le secteur industriel.

GDIZ - Glo-Djigbé Industrial Zone
© GDIZ - Glo-Djigbé Industrial Zone

La GDIZ mise sur le capital humain pour soutenir son développement

Par ailleurs, au-delà des investissements industriels, la stratégie de la GDIZ repose également sur le développement des compétences locales. C’est pourquoi, en facilitant l’intégration de jeunes diplômés et demandeurs d’emploi dans les entreprises, le programme AZOLI contribue à constituer une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner l’industrialisation du pays.

En somme, cette approche illustre la volonté des autorités béninoises et de leurs partenaires de faire de la création d’emplois un pilier de la transformation économique, en associant politiques publiques, partenaires techniques et secteur privé.

GDIZ - Glo-Djigbé Industrial Zone
© GDIZ - Glo-Djigbé Industrial Zone

Bénin : la justice alerte sur des arnaques liées à la grâce présidentielle

L’espoir suscité par une éventuelle grâce présidentielle est aujourd’hui exploité par des réseaux de fraude. En effet, face à la multiplication de tentatives d’escroquerie, le ministère béninois de la Justice appelle les familles de personnes détenues à la plus grande prudence et annonce une riposte judiciaire contre les auteurs de ces pratiques.

De faux intermédiaires promettent des libérations contre paiement

Selon les autorités, plusieurs individus se font passer pour des personnes influentes ou proches de l’administration judiciaire, affirmant pouvoir faciliter l’inscription de détenus sur une prétendue liste de bénéficiaires d’une grâce présidentielle. En échange, ils réclament des sommes d’argent aux proches des prisonniers.

Pour ce faire et pour rendre leur discours crédible, certains n’hésitent pas à usurper l’identité de magistrats ou de responsables administratifs, profitant ainsi de la vulnérabilité de familles en quête d’une issue favorable pour leurs proches.

Le ministère dément toute procédure payante

Dans son communiqué, le ministère de la Justice rappelle qu’aucune démarche financière n’est liée à l’octroi d’une grâce présidentielle. En réalité, cette mesure relève exclusivement des prérogatives du président de la République et suit une procédure encadrée par les textes en vigueur.

De plus, les autorités insistent également sur le fait qu’il n’existe ni liste accessible au public, ni intermédiaire habilité à intervenir dans le processus. Dès lors, toute personne prétendant pouvoir influencer cette décision agit de manière frauduleuse.

Une réponse pénale annoncée

Afin d’enrayer ces agissements, la justice a instruit les procureurs de la République d’engager des poursuites contre toute personne impliquée dans ces escroqueries. Les auteurs encourent ainsi des sanctions prévues par le Code pénal pour des faits tels que l’escroquerie, l’usurpation de fonction ou l’abus de confiance, selon les circonstances.

Par ailleurs, le ministère invite les citoyens à signaler sans délai toute sollicitation suspecte aux services compétents afin de permettre l’ouverture d’enquêtes.

À travers cette alerte, les autorités cherchent autant à protéger les familles contre des pertes financières qu’à préserver l’intégrité du processus de grâce présidentielle. Enfin, elles rappellent que seule l’information émanant des canaux officiels fait foi et exhortent les citoyens à se méfier de toute promesse de libération obtenue contre rémunération.

CEDEAO : le Bénin renforce son influence avec la nomination de Désiré Henri Aïhou

Le Bénin poursuit son ascension au sein des institutions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En effet, avec la nomination du magistrat Désiré Henri Aïhou comme juge à la Cour de justice de l’organisation pour le mandat 2026-2030, le pays renforce son empreinte dans l’un des organes les plus stratégiques de l’intégration régionale.

Plus précisément, cette désignation, entérinée le 19 juillet 2026 lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO à Lungi, en Sierra Leone, s’inscrit dans une série de nominations destinées à renouveler les principales institutions communautaires.

Une présence béninoise qui se renforce dans les instances régionales

Dans cette dynamique, l’arrivée de Désiré Henri Aïhou à la Cour de justice intervient dans un contexte marqué par une visibilité accrue du Bénin au sein de la CEDEAO. D’ailleurs, quelques jours auparavant, l’ancien ministre béninois Nassirou Bako-Arifari avait déjà été désigné commissaire chargé du Développement humain et des Affaires sociales. Ainsi, ces nominations successives traduisent la place grandissante qu’occupe le Bénin dans les mécanismes décisionnels de l’organisation régionale, alors que celle-ci traverse une période de profondes mutations sur les plans politique, sécuritaire et institutionnel.

Une cour au cœur de l’État de droit communautaire

Par ailleurs, en rejoignant la Cour de justice de la CEDEAO, Désiré Henri Aïhou intègre une institution essentielle au fonctionnement de l’espace communautaire. Chargée de garantir le respect et l’interprétation du droit de la CEDEAO, la juridiction arbitre notamment les différends opposant les États membres, les institutions régionales et, dans certains cas, les citoyens.

De plus, au fil des années, elle s’est imposée comme une référence en Afrique de l’Ouest, notamment grâce à sa jurisprudence en matière de protection des droits humains et de respect des engagements communautaires. C’est dans ce cadre qu’aux côtés d’Awa Bah (Gambie), de Charlyne Brumskine (Liberia), d’Henrietta Uzoamaka Didigu (Nigeria) et du Dr Yaouza Ouro-Sama (Togo), Désiré Henri Aïhou participera aux travaux de cette juridiction pour les quatre prochaines années.

Un signal politique dans un contexte régional sensible

En définitive, la nomination d’un magistrat béninois à la Cour de justice démontre la volonté du pays de maintenir une présence active dans les institutions de la CEDEAO, et ce, alors que l’organisation affronte des défis majeurs : consolidation de l’intégration régionale, gestion des crises politiques et sécuritaires, et renforcement de l’État de droit.

Par conséquent, en multipliant les responsabilités au sein des organes communautaires, Cotonou confirme son ambition de peser davantage dans les orientations de la gouvernance ouest-africaine, aussi bien sur le plan politique que judiciaire.

Bénin : Za-Kpota renforce sa communication institutionnelle avec l’appui de la HAAC

À peine installé à la tête de la commune de Za-Kpota, le maire Marc Ahossouboco affiche une priorité claire : faire de la communication publique un levier de gouvernance locale. C’est dans cette logique qu’il a rencontré, ce mardi 21 juillet 2026, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko, ouvrant ainsi une série de consultations avec les présidents des institutions de la République.

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La communication au cœur des priorités municipales

L’entretien, tenu au siège de l’institution de régulation, a porté sur les défis liés à la communication institutionnelle des collectivités territoriales, dans un contexte où les administrations locales sont de plus en plus appelées à renforcer leur proximité avec les citoyens.

Au cœur des discussions figurent l’amélioration de l’accès à une information fiable, le développement d’un écosystème médiatique local plus dynamique et les outils permettant à la municipalité de mieux informer les populations sur son action publique. Pour le maire de Za-Kpota, ces échanges visent à doter sa commune de mécanismes de communication plus efficaces, capables d’accompagner les ambitions de développement local.

Une gouvernance fondée sur la transparence et la proximité

En sollicitant les orientations du président de la HAAC, Marc Ahossouboco entend ainsi inscrire son mandat dans une démarche où la transparence, la redevabilité et le dialogue avec les administrés occupent une place centrale. Une approche qui traduit la volonté des nouvelles équipes communales de professionnaliser leur communication institutionnelle.

À l’issue de l’audience, le maire s’est félicité de la qualité des échanges, saluant les conseils reçus pour renforcer la gestion de la communication et du secteur audiovisuel au niveau communal. Il a indiqué repartir avec des pistes concrètes pour améliorer les relations entre l’administration municipale et les populations.

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La HAAC, un partenaire des collectivités territoriales

En somme,  l’audience met en lumière le rôle croissant de la HAAC comme partenaire des collectivités territoriales dans la promotion d’une communication publique responsable. À l’heure où les citoyens réclament davantage de transparence et d’informations de proximité, le dialogue entre l’autorité de régulation et les communes apparaît comme un enjeu stratégique pour renforcer la gouvernance locale et la confiance des populations envers les institutions.

Bénin : la FAO renforce le système national de transparence climatique avec de nouveaux équipements

Face à l’urgence climatique, la qualité des données devient un enjeu stratégique. Au Bénin, la FAO a remis un important lot d’équipements informatiques et techniques aux institutions engagées dans le système national de transparence climatique. Cette dotation vise à renforcer la capacité du pays à produire des données fiables pour orienter les politiques publiques et répondre aux exigences internationales en matière de lutte contre le changement climatique.

Le Bénin franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son dispositif de gouvernance climatique. Ce lundi 20 juillet 2026, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a officiellement remis un important ensemble d’équipements aux structures nationales impliquées dans la mise en œuvre du Cadre de transparence renforcé (CBIT).

Par ailleurs, cette initiative traduit une volonté de consolider les capacités techniques des administrations béninoises chargées de produire, centraliser et analyser les informations relatives au climat.

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Des données fiables pour mieux anticiper les défis climatiques

Dans un contexte marqué par la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, la disponibilité de données précises constitue un levier essentiel pour élaborer des politiques publiques efficaces.

Les équipements remis permettront d’améliorer l’ensemble de la chaîne de gestion de l’information climatique, depuis la collecte des données sur le terrain jusqu’à leur traitement, leur stockage sécurisé et leur diffusion auprès des décideurs.

L’objectif est de renforcer la qualité des rapports nationaux sur le climat tout en facilitant le suivi des engagements internationaux du Bénin dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

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Un appui technologique d’envergure

La dotation comprend 59 ordinateurs portables, un ordinateur de bureau, cinq tablettes numériques, huit vidéoprojecteurs, un tableau interactif, cinq appareils GPS, deux scanners, quatre imprimantes multifonctions, quatre onduleurs, neuf disques durs externes ainsi que plusieurs accessoires techniques destinés à améliorer les conditions de travail des équipes.

Ce matériel sera réparti entre les différentes structures intervenant dans le système national de transparence climatique afin d’accroître leurs performances techniques et opérationnelles.

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Un partenariat au service de la résilience

À travers cette remise d’équipements, la FAO réaffirme son accompagnement des autorités béninoises dans la mise en œuvre de politiques climatiques fondées sur des données scientifiques fiables.

L’amélioration des capacités nationales de suivi et d’évaluation constitue en effet un élément central pour mieux planifier les actions d’adaptation, mesurer les progrès réalisés et mobiliser les financements internationaux dédiés au climat.

Dans un environnement où les effets du changement climatique affectent de plus en plus les secteurs de l’agriculture, des ressources en eau et de la sécurité alimentaire, le renforcement des outils de transparence apparaît comme un investissement stratégique.

En consolidant son système national d’information climatique, le Bénin se dote progressivement des moyens nécessaires pour transformer les données en véritables instruments d’aide à la décision. Une évolution qui pourrait renforcer la crédibilité du pays sur la scène internationale tout en améliorant l’efficacité des politiques publiques en faveur d’un développement durable, résilient et mieux adapté aux défis climatiques de demain.

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Rentrée 2026 au Bénin : Le plan du CNE pour transformer l’école

Avant la reprise des cours, les acteurs de l’éducation veulent éviter une rentrée de routine. Réunis à Cotonou, responsables gouvernementaux, universitaires, syndicats, partenaires techniques et représentants des parents d’élèves ont engagé une réflexion de fond sur les obstacles qui freinent encore les performances du système éducatif béninois. Au cœur des échanges : six défis jugés décisifs pour améliorer durablement la qualité de l’enseignement.

À quelques semaines de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, le Conseil national de l’Éducation (CNE) a choisi d’ouvrir le débat sur les priorités du système éducatif plutôt que de se limiter aux préparatifs administratifs. Depuis ce lundi, les principales composantes du secteur se retrouvent à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou pour un séminaire de deux jours consacré à la préparation de la prochaine année académique.

Autour de la table siègent des représentants de la Présidence de la République, du Conseil national de l’Éducation, des quatre ministères en charge de l’enseignement, des universités, des organisations syndicales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des associations de parents d’élèves. Ensemble, ils doivent définir les orientations qui permettront d’améliorer les performances des établissements scolaires et universitaires.

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Six priorités pour transformer l’école béninoise

Dès l’ouverture des travaux, le président du Comité technique d’organisation, Issaka Youssao Abdou Karim, a dressé un état des lieux sans détour. Selon lui, six défis majeurs concentrent les principaux enjeux auxquels l’école béninoise devra répondre au cours de la prochaine rentrée. Le premier concerne la pertinence des curricula et des méthodes pédagogiques, avec la nécessité d’adapter les contenus de formation aux évolutions de la société et aux besoins du marché du travail.

Le deuxième défi porte sur la qualité et la disponibilité des enseignants, considérées comme des facteurs déterminants pour améliorer les apprentissages. Les participants devront également se pencher sur les infrastructures et les ressources éducatives, dont l’insuffisance continue de peser sur les conditions d’enseignement dans plusieurs établissements.

À ces préoccupations s’ajoutent l’équité et l’inclusion, afin de garantir un accès plus équilibré à l’éducation, le financement et la gouvernance du secteur, ainsi que l’employabilité des diplômés et l’adéquation entre les formations et les besoins de l’économie. Pour Issaka Youssao Abdou Karim, relever ces défis suppose une mobilisation de l’ensemble des acteurs afin de bâtir une école plus performante et davantage tournée vers les attentes de la société.

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Consolider les réformes engagées depuis 2021

Chef de file des ministres en charge de l’éducation, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Natta, a inscrit les travaux dans la continuité des réformes engagées ces dernières années.

Il a rappelé les efforts consentis depuis 2021, notamment à travers le recrutement de nombreux enseignants, les réformes des curricula ainsi que les investissements réalisés dans les infrastructures scolaires et universitaires. Pour le ministre, ces acquis devront désormais produire des résultats encore plus visibles sur la qualité des apprentissages.

« La qualité de l’enseignement, de l’apprentissage et de l’évaluation doit être le fil conducteur de toutes les actions », a-t-il insisté devant les participants.

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Du diagnostic aux résultats

Le président du Conseil national de l’Éducation, Pr. Noël Gbaguidi, a rappelé que cette rencontre, organisée pour la sixième année consécutive, s’est progressivement imposée comme le principal espace de concertation entre les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers, les syndicats et le secteur privé.

Pour lui, le temps est venu de dépasser les constats. Aligné sur les objectifs du Plan national de développement (PND) 2026-2035, le séminaire devra également intégrer les enjeux liés à l’intelligence artificielle et aux nouvelles technologies dans le système éducatif.

Le président du CNE a invité les participants à produire des recommandations concrètes, applicables et mesurables, estimant que la réussite des réformes dépend désormais de leur capacité à générer un impact réel sur le terrain.

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Une feuille de route attendue avant la rentrée

Les travaux doivent s’achever le mardi 21 juillet 2026 par l’adoption d’une série de recommandations destinées à améliorer l’organisation de la rentrée scolaire et universitaire. Ces propositions seront ensuite transmises au président de la République afin d’alimenter les décisions gouvernementales relatives au secteur.

En somme, ce séminaire marque la détermination des autorités à inscrire la concertation au cœur du pilotage des politiques éducatives. Dans un contexte où la demande de qualité de l’enseignement et d’insertion professionnelle se fait pressante, les conclusions de cette rencontre pourraient tracer les lignes directrices des prochaines réformes du système éducatif béninois. 

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