Présentée le mercredi au Palais de la Marina, la réforme du développement territorial confie chaque région à un délégué général tenu de livrer des résultats. Le chef de l’État en fait le pivot de son programme pour sept ans.
Six délégués généraux, six régions, et une même exigence : produire des résultats mesurables. Le président Romuald Wadagni a dévoilé le mercredi 23 septembre 2026, à Cotonou, la mécanique qui doit décider, d’ici sept ans, si l’adresse d’un Béninois pèse encore sur son avenir.
La cérémonie a rassemblé, au Palais de la Marina, les députés, les membres du Conseil économique et social, les préfets et les maires. Le message adressé à cette assemblée tenait en une phrase : le niveau de développement d’un citoyen ne doit plus dépendre de l’endroit où il vit.
Chaque pôle sera dirigé par un délégué général, dont le rôle dépasse la simple gestion administrative. Selon le projet de société que Romuald Wadagni avait présenté avant son élection, ces responsables coordonneront les investissements, trancheront entre les priorités et évalueront les résultats de leur région. La presse béninoise avait alors relevé que les six pôles épousent l’ancien découpage départemental du pays.
Le chef de l’État exige des résultats stricts de ces futurs responsables. Le calendrier de nomination et les moyens alloués à chaque délégué n’ont pas été détaillés lors de la présentation.
Le gouvernement impose un cahier des charges identique à tous les pôles, décliné selon les réalités de chaque territoire. L’agriculture d’abord : elle doit être productive et améliorer le sort des producteurs installés sur place. L’industrie ensuite, avec au moins une unité par zone, chargée de transformer localement les ressources au lieu de les exporter brutes. Le tourisme complète le dispositif, en s’appuyant sur des sites patrimoniaux et des villages d’exception. Chaque pôle accueillera enfin un accélérateur d’innovation adapté à son économie.
Ces quatre chantiers reposent sur trois leviers partagés par les six pôles : des infrastructures, le renforcement du capital humain et des incitations destinées au secteur privé.
La réforme vise aussi ceux qui l’appliqueront. Romuald Wadagni demande aux cadres de l’administration, aux maires et aux préfets d’adopter une autre posture : montrer l’exemple, expliquer les choix publics et lever peu à peu les obstacles qui freinent le progrès. La réforme change donc l’organisation des services, mais elle exige surtout de ses acteurs une pratique différente du pouvoir local.
Le Bénin n’est pas seul à parier sur l’échelon intermédiaire. Au Sénégal, le gouvernement a annoncé que les revues annuelles de ses politiques publiques se feraient désormais à l’échelle de huit pôles territoriaux, et non plus des quatorze régions. Dakar y voit une manière de valoriser les ressources propres à chaque territoire. Les deux pays partagent donc le même pari : rapprocher la décision du terrain et mesurer la performance au plus près des habitants.
Ce qu’il faudra surveiller
La feuille de route s’étend sur sept ans. Reste à savoir qui dirigera chaque pôle, avec quel budget et selon quels indicateurs. Ces réponses diront si la promesse d’équité territoriale dépasse le stade de la cérémonie.
PORTO-NOVO, 23 septembre 2026 — Face aux blocages fonciers, à la crise des déchets et aux tensions pastorales, les neuf maires du département du Zou rompent avec l’action isolée. Réunis au sein de la Communauté des communes du Zou (CCZ), ils ont investi, mardi après-midi, le Palais des Gouverneurs à Porto-Novo afin de faire pression sur le pouvoir législatif et d’obtenir l’appui financier de l’État central.
Cette démarche collective auprès du président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, marque un tournant tactique pour ces collectivités locales. En positionnant le Parlement comme levier stratégique, la CCZ cherche ainsi à accélérer la concrétisation de dossiers vitaux pour le centre du pays.
Le foncier, premier frein au développement intercommunal
Au centre de l’offensive portée par Auguste Aïhunhin, maire de Covè et président de la CCZ, figure l’imbroglio du développement urbain. Dans plusieurs communes du département, l’absence de plans d’aménagement structurés paralyse la modernisation, tandis que les anciens dossiers de lotissement s’enlisent.
Les édiles réclament, à cet effet, une intervention financière directe de l’État pour solder ces litiges du passé et poser les bases d’une gestion spatiale rigoureuse, condition sine qua non à l’attraction de nouveaux investissements.
Outre les réformes territoriales, la faîtière intercommunale interpelle le président du Parlement sur deux autres urgences du quotidien :
Gestion des ordures ménagères : Bien que le traitement des déchets relève théoriquement des compétences transférées aux communes, la CCZ pointe un déséquilibre régional. Elle exige un soutien technique et financier de l’État équivalent à celui accordé aux grands centres urbains de la côte.
Transhumance et conflits ruraux : Tout en soutenant le cap de la sédentarisation fixé par le gouvernement, les maires insistent sur l’urgence de mesures d’accompagnement. L’objectif est notamment de financer des mécanismes d’arbitrage immédiats afin d’apaiser les heurts récurrents entre agriculteurs et éleveurs.
« Nous devons dépasser la simple formulation de vœux pour obtenir des arbitrages budgétaires et réglementaires concrets », soutiennent en substance les représentants du département, appuyés lors de cette audience par les députés Natondé Aké et Pauline Aikpando.
Une oreille attentive à Porto-Novo
La délégation ne s’est pas contentée de formuler des exigences en matière d’aménagement. Elle a également soumis une feuille de route détaillée incluant la réhabilitation des marchés de proximité, le bitumage des voies d’accès, la construction de salles de classe, l’accès à l’eau potable ainsi que le renforcement de la couverture sanitaire locale.
Sensible à cette démonstration d’unité territoriale, Joseph Fifamin Djogbénou a salué la cohésion des élus du Zou. Le président de l’Assemblée nationale s’est engagé à se faire le relais officiel de ces doléances auprès du gouvernement, promettant de plaider pour que les arbitrages ministériels traduisent rapidement ces demandes en budgets opérationnels.
La Police républicaine a interpellé, lundi 21 septembre 2026, un homme et sa belle-mère dans le quartier Kpabaï, à Savè. Les deux suspects sont soupçonnés de détenir une partie de crâne humain découverte à proximité du domicile de l’homme.
L’intervention fait suite à un signalement concernant le possible transport de restes humains vers Cotonou. Les autorités cherchent désormais à déterminer l’origine exacte de l’ossement, les circonstances de sa conservation et l’usage auquel il devait servir.
Une opération policière déclenchée par un signalement à Kpabaï
Alertés sur le déplacement présumé de restes humains, les policiers de Savè ont installé un dispositif de surveillance. Ils ont intercepté S. Hervé alors qu’il circulait au volant d’un véhicule. Les premières vérifications effectuées dans la voiture n’ont toutefois pas permis de retrouver le crâne recherché. Les policiers ont alors poursuivi leurs recherches autour du domicile du suspect.
Les recherches menées dans un secteur broussailleux proche de la maison ont conduit les policiers vers une boîte de tomates. À l’intérieur, ils auraient découvert une partie d’un ancien crâne humain ainsi qu’une perle placée dans un sachet noir. Cette découverte constitue, à ce stade, l’un des principaux éléments matériels du dossier. Les analyses et les constatations des services compétents devront notamment permettre de confirmer la nature des restes retrouvés et d’apporter des précisions sur leur ancienneté.
Les explications des suspects : Une violation de sépulture évoquée
Selon les premiers éléments communiqués, S. Hervé aurait déclaré avoir récupéré la partie de crâne environ un an plus tôt. Il aurait agi alors qu’il intervenait comme fossoyeur lors de l’ouverture d’une tombe. L’homme aurait ensuite remis une partie des restes à sa belle-mère, à la demande de celle-ci.
Interrogée par les policiers, cette dernière aurait confirmé cette version. Elle aurait expliqué que le reste humain devait être utilisé dans le cadre du traitement d’un problème au genou. Cette déclaration devra être confrontée aux autres éléments du dossier et ne constitue pas, à ce stade, une conclusion judiciaire.
Profanation et trafic présumé : Les enjeux de l’enquête judiciaire
Les autorités devront maintenant établir les circonstances exactes dans lesquelles les restes ont été retirés de la tombe. Elles devront également déterminer si une profanation de sépulture a été commise, si d’autres personnes ont participé aux faits et si le projet de transport vers Cotonou est avéré.
Il faudra aussi identifier la tombe concernée et vérifier l’existence éventuelle d’autres restes ou objets liés à cette affaire. Ces vérifications permettront au parquet d’orienter la procédure et de retenir, le cas échéant, les qualifications pénales appropriées.
Garde à vue et présentation imminente devant le procureur
S. Hervé et sa belle-mère sont maintenus à la disposition des enquêteurs. Ils se trouvent en garde à vue dans l’attente de leur présentation au procureur. À ce stade, les deux personnes bénéficient de la présomption d’innocence. La décision du parquet déterminera la suite de la procédure, en fonction des déclarations recueillies, des constatations matérielles et des résultats des examens attendus.
Cette affaire rappelle la nécessité de traiter les restes humains dans le strict respect de la loi et de la dignité due aux personnes décédées.
Le Bénin relance son transport universitaire avec une flotte de 63 bus neufs. Depuis lundi 21 septembre 2026, ces véhicules desservent quatre universités publiques et plusieurs localités du pays, avec l’objectif de réduire les difficultés de déplacement qui pèsent sur les étudiants.
Le dispositif a été officiellement lancé dimanche 20 septembre sur le campus de l’Université d’Abomey-Calavi, en présence de membres du gouvernement, de députés, de préfets, de maires et de représentants du secteur éducatif.
Le nouveau service concerne l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université de Parakou, l’Université nationale d’Agriculture et l’Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques. La flotte doit couvrir 12 villes : Natitingou, Abomey, Abomey-Calavi, Adjarra, Cotonou, Dangbo, Dassa-Zoumè, Kétou, Lokossa, Parakou, Porto-Novo et Sakété.
La répartition prévoit 35 bus pour l’UAC, huit pour l’Université de Parakou, dix pour l’UNA et dix pour l’UNSTIM. Le réseau doit fonctionner sur plusieurs lignes, selon les besoins propres à chaque pôle universitaire. Cette organisation vise notamment les étudiants qui résident loin de leur campus. Elle doit leur permettre de rejoindre les amphithéâtres, les laboratoires et les autres espaces pédagogiques sans dépendre exclusivement des transports privés, souvent plus coûteux et moins réguliers.
Les départs s’échelonnent entre 6 h 30 et 19 h, selon les lignes et les réalités locales. Cette amplitude doit couvrir les principaux mouvements de la journée : arrivée des étudiants le matin, déplacements entre les sites universitaires et retour vers les villes de résidence en fin d’après-midi. Les autorités présentent cette relance comme une mesure sociale autant qu’éducative. En facilitant l’accès aux campus, le service peut contribuer à limiter les retards, les absences et la pression financière supportée par les familles.
Tarification et numérisation : Un ticket à 200 FCFA accessible par application et USSD
Le trajet coûte 200 francs CFA. Les étudiants peuvent acheter leur ticket sur la plateforme nationale des services universitaires, accessible à l’adresse. Les informations disponibles indiquent que l’achat repose sur l’identification de l’étudiant et peut s’effectuer par paiement électronique. Le gouvernement a prévu une solution pour les étudiants qui ne disposent ni d’un smartphone Android ni d’une connexion Internet. Ils peuvent composer le code USSD *611# depuis un téléphone classique, puis suivre les instructions affichées.
Cette procédure permet également de consulter les lignes disponibles, les points d’arrêt et le statut du ticket. Les usagers peuvent obtenir une assistance au 01 52 61 10 10.
Le dispositif ne se limite pas à l’acquisition de véhicules. Son fonctionnement mobilise 63 conducteurs et 63 superviseurs chargés d’assurer les rotations, le suivi des trajets et la coordination du service. Pour le gouvernement, cette organisation crée aussi des emplois tout en répondant à une préoccupation récurrente des étudiants. Le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a appelé les bénéficiaires à respecter les équipements et les règles de fonctionnement.
La question de la maintenance sera déterminante pour la durée du programme. La régularité des lignes, l’entretien des véhicules et la clarté des horaires conditionneront la confiance des usagers.
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de la Formation technique, Dr Sèdami Medegan Fagla, a présenté les bus comme un instrument de dignité et de sécurité pour les étudiants. Par ailleurs, les véhicules doivent accompagner une politique plus large d’amélioration des conditions de vie sur les campus. Les difficultés de transport peuvent en effet affecter la ponctualité, la fréquentation des cours et les dépenses quotidiennes des apprenants.
Le nouveau service représente ainsi un test pour l’action publique dans le domaine universitaire. Son succès dépendra de sa capacité à offrir des trajets réguliers, des arrêts accessibles et une procédure d’utilisation réellement adaptée à tous les étudiants. Avec 63 bus répartis dans 12 villes, le Bénin engage une nouvelle étape de sa politique de transport universitaire. Le gouvernement mise désormais sur la discipline des usagers, le suivi des opérateurs et la continuité du service pour transformer cette promesse de rentrée en solution durable.
COTONOU, 22 septembre 2026 — L’exécutif béninois intensifie sa dynamique sur deux fronts stratégiques simultanés : l’ancrage diplomatique régional et la restructuration profonde des services publics nationaux. Entre la réception de nouvelles représentations étrangères, des déplacements bilatéraux ciblés en Afrique centrale et le lancement d’organes de régulation sanitaire, les récents mouvements de l’exécutif dessinent une feuille de route axée sur l’attractivité et l’efficacité institutionnelle.
Expansion diplomatique : Réception d’ambassadeurs et missions bilatérales à Kigali et Brazzaville
Le Palais de la Marina a rythmé ses derniers jours au son des protocoles internationaux. L’accréditation officielle de six nouveaux ambassadeurs venus remettre leurs lettres de créance marque une étape clé pour la diplomatie béninoise. En effet, cette vague d’inaugurations d’ambassades et de renouvellements de mandats témoigne d’un intérêt accru des partenaires internationaux pour le marché et la stabilité institutionnelle du Bénin.
Dans la foulée de ces réceptions officielles, l’agenda diplomatique s’est déporté vers Kigali et Brazzaville. Ces missions au Rwanda et en République du Congo visaient à consolider des axes stratégiques majeurs :
Partage d’expertises administratives et numérisation des services publics.
Coopération économique et commerciale interafricaine.
Coordination sécuritaire et géopolitique à l’échelle du continent.
En renforçant ces alliances Sud-Sud, Cotonou ambitionne à positionner le pays comme un carrefour logistique et un partenaire de confiance dans la sous-région.
Normalisation des soins et éthique : Les trois chantiers prioritaires de la régulation médicale
De retour sur le sol national, l’action politique s’est immédiatement recentrée sur les chantiers de gouvernance interne. En effet, le président de la République, Romuald Wadagni, a procédé à l’installation officielle du Collège de l’Autorité de régulation de la santé, une avancée concrète dans la modernisation des infrastructures publiques.
[Système de santé béninois]
│
├── Réforme institutionnelle (Autorité de régulation) │ ├── Contrôle de la qualité des soins │ └── Normalisation des praticiens et structures
│
└── Impact citoyen (accès aux soins et sécurité sanitaire)
Cette nouvelle instance vise à transformer le quotidien des citoyens grâce à trois missions prioritaires :
Normer et standardiser les pratiques médicales dans le secteur public comme privé.
Garantir la sécurité sanitaire ainsi que la conformité des infrastructures de soins sur l’ensemble du territoire.
Optimiser l’allocation des ressources et veiller à l’éthique professionnelle du personnel soignant.
Ainsi, cette articulation entre offensive diplomatique et rigueur administrative interne illustre une volonté d’asseoir la crédibilité du Bénin tant sur la scène internationale qu’auprès de sa population.
À travers ces différentes initiatives, l’exécutif béninois poursuit ainsi la mise en œuvre de ses priorités, entre renforcement des relations extérieures et consolidation des mécanismes de gouvernance interne.Ces actions devront désormais se traduire par des résultats concrets, aussi bien dans les relations du Bénin avec ses partenaires que dans la qualité des services publics offerts aux citoyens.
COTONOU, 22 septembre 2026 — L’Afrique de l’Ouest accélère le développement de ses compétences scientifiques pour répondre aux défis climatiques. Mardi dernier, le Sèmè City Institute of Technology and Innovation (SCITI) et l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) ont officialisé un partenariat académique en lançant un cursus international menant à un diplôme français reconnu, dispensé intégralement au Bénin.
Baptisé « Master Ingénierie de conception, parcours Ingénierie durable », ce programme vise à doter les futurs cadres techniques de compétences avancées dans les domaines du développement durable, de la transition énergétique et de l’industrialisation.
La signature de la convention a coïncidé avec la rentrée solennelle de la première promotion de ce master. Par ailleurs, la cérémonie a réuni plusieurs responsables associés au projet, dont le professeur Thierry d’Almeida, directeur général du SCITI, le professeur Christophe Clément, président de l’URCA, et Claude Borna, directrice générale de l’Agence de développement Sèmè City.
Les autorités béninoises et la représentation diplomatique française ont également pris part à l’initiative. Elles étaient respectivement représentées par Sylvie de Chacus, directrice de cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, et Georges Goyon, premier conseiller de l’ambassade de France au Bénin.
Cette alliance entend renforcer l’offre de formation supérieure au Bénin. En proposant localement un cursus développé avec une université française, les institutions partenaires souhaitent permettre aux étudiants de se former sur place tout en obtenant un diplôme reconnu par l’État français.
Le programme doit aussi permettre de former des compétences capables de concevoir des solutions technologiques adaptées aux défis environnementaux et industriels de l’Afrique de l’Ouest. Pour les entreprises de la région, l’arrivée de cette première promotion pourrait constituer un vivier de compétences dans les domaines liés à la transition énergétique, au développement durable et à l’innovation technologique.
En somme, le lancement de ce master ouvre ainsi une nouvelle étape pour la formation des ingénieurs au Bénin. Reste désormais à mesurer, au fil des prochaines promotions, son impact sur l’insertion professionnelle des diplômés et sur la capacité des entreprises locales à mobiliser ces nouvelles compétences.
ATCHOUKPA, 21 septembre 2026 — La Police républicaine a mis fin aux activités d’un réseau individuel de vol à main armée et d’effraction qui perturbait la quiétude de la commune d’Avrankou et des localités environnantes dans l’Ouémé. En effet, samedi soir, les forces de l’ordre ont interpellé un cambrioleur récidiviste dans le quartier Gbako, mettant ainsi fin à une vague de crimes.
L’intervention ciblée, menée par les éléments du commissariat d’Atchoukpa sous la supervision de la Direction départementale de la Police républicaine, a permis de neutraliser un individu au moment précis où il regagnait son domicile après un nouveau forfait.
Mais pour comprendre cet exploit policier, il faut remonter aux faits. L’enquête a démarré à la suite de la multiplication des plaintes déposées par des résidents victimes d’intrusions nocturnes répétées. Grâce à l’exploitation de renseignements opérationnels, les enquêteurs ont rapidement identifié un suspect bien connu de l’appareil judiciaire, ayant déjà purgé deux peines de prison pour des infractions similaires.
Ainsi, la police a déployé un dispositif d’observation discret autour de sa planque. Cette technique a permis de surprendre le suspect en possession d’objets volés quelques minutes seulement après son dernier passage à l’acte. Les agents ont immédiatement procédé à son arrestation et à son placement en garde à vue.
Matériel informatique, outillage et matériel de chantier : un important butin découvert
Par ailleurs, la perquisition conduite dans le logement du suspect a permis de mettre au jour un stock considérable d’effets d’origine frauduleuse et un matériel d’effraction hautement spécialisé. Les unités d’intervention ont saisi un arsenal technique comprenant :
Un kit complet d’effraction : 14 clés mécaniques, quatre pinces, deux tournevis et une scie à métaux ;
Du matériel électronique et informatique : deux ordinateurs portables, 25 téléphones mobiles, dont 13 smartphones, trois téléviseurs et des systèmes de sonorisation ;
Des équipements de construction et d’énergie : 10 projecteurs avec panneaux solaires intégrés, des rouleaux de gazon synthétique, des carreaux et des équipements sanitaires ;
Des marchandises diverses : des cartons de spiritueux, des chaussures neuves et des glacières.
L’annonce de cette capture a rapidement incité sept victimes à se manifester au commissariat d’Atchoukpa. Les plaignants ont formellement identifié plusieurs lots d’équipements et de biens personnels dérobés lors de précédents cambriolages.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer d’éventuelles complicités dans le recel de ces marchandises. À l’issue de sa garde à vue, le suspect sera présenté au procureur de la République près le tribunal de première instance de Porto-Novo pour répondre des chefs de vol qualifié, de récidive et de détention de matériel d’effraction.
réseau présumé de commercialisation illégale d’engins d’occasion. Après les premières vérifications, les enquêteurs ont identifié 34 motocyclettes dont l’origine reste à établir.
Des engins sans traçabilité
Les policiers ont effectué une perquisition dans un magasin spécialisé dans la vente de motocyclettes. L’opération faisait suite à l’ouverture d’une enquête portant sur la vente illicite d’engins à deux roues.
Les vérifications techniques menées après la saisie ont révélé plusieurs anomalies sur 34 motocyclettes. Les enquêteurs ont relevé que des personnes avaient effacé ou modifié les numéros de châssis. Les engins ne disposaient par ailleurs d’aucun document permettant d’en vérifier l’identité ou la provenance. Ces éléments ont conduit les autorités à les présenter au public, dans l’objectif de retrouver d’éventuels propriétaires victimes de vol.
Un appel aux victimes
Le commissariat de Togba invite les personnes auxquelles une motocyclette aurait été volée à se rendre dans ses locaux pour procéder à une identification. Les intéressés devront présenter tout document susceptible de prouver leur droit de propriété sur l’engin recherché.
Cette démarche doit permettre de confronter les déclarations des victimes aux éléments recueillis par les enquêteurs. Elle pourrait également faciliter la restitution des motocyclettes aux propriétaires légitimes, si les vérifications confirment leur identité.
La piste d’un circuit de revente
À travers cette opération, la police cherche à remonter la filière de commercialisation des motocyclettes volées. L’effacement ou la modification des numéros de châssis constitue un obstacle majeur à la traçabilité des engins et peut compliquer l’identification de leur origine.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités dans l’acquisition, la détention et la mise en vente des motocyclettes concernées. La police affirme vouloir démanteler les réseaux impliqués dans ce type de trafic et renforcer la lutte contre la criminalité liée aux deux-roues.
Cotonou, 18 septembre 2026 — Le Centre hospitalier international de Calavi (CHIC) vient de franchir une étape majeure dans le développement des soins cardiovasculaires au Bénin. L’établissement a réalisé avec succès sa première coronarographie par voie fémorale, une procédure qui permet d’explorer directement les artères coronaires afin de détecter un éventuel rétrécissement ou une obstruction.
Des spécialistes béninois ont réalisé l’intervention, en présence du ministre de la Santé, le professeur Benjamin Hounkpatin. Cette avancée renforce les capacités du pays en matière de diagnostic des maladies coronariennes et ouvre de nouvelles perspectives pour leur prise en charge sur place.
La coronarographie est un examen d’imagerie qui permet d’examiner les artères coronaires, les vaisseaux qui approvisionnent le muscle cardiaque en sang. Elle permet notamment d’identifier une artère rétrécie ou obstruée, en particulier lorsqu’une maladie coronarienne est suspectée.
Pour réaliser l’examen par voie fémorale, le cardiologue introduit un cathéter, tube très fin et souple, dans l’artère fémorale au niveau de l’aine. Il guide ensuite ce dispositif à travers les vaisseaux sanguins jusqu’au cœur. Cette voie d’abord permet aux médecins d’atteindre les artères coronaires sans pratiquer de chirurgie ouverte.
Une fois le cathéter positionné, le praticien injecte un produit de contraste dans les artères coronaires. Des images obtenues grâce aux rayons X permettent alors de suivre la circulation du sang et de repérer d’éventuelles anomalies.
Le cardiologue peut ainsi évaluer avec précision l’état des vaisseaux et orienter la suite de la prise en charge en fonction des résultats obtenus. Le personnel médical réalise la procédure dans un environnement spécialisé et assure une surveillance attentive du patient. Il utilise généralement une anesthésie locale au niveau du point d’introduction du cathéter.
La réalisation de cette première coronarographie par voie fémorale constitue avant tout une avancée dans l’offre de soins spécialisés au Bénin. Elle renforce les capacités de diagnostic des maladies coronariennes et contribue au développement de la cardiologie interventionnelle dans le pays. Elle peut également réduire, pour certains patients, le recours à des prises en charge à l’étranger, notamment lorsque le CHIC dispose des équipements et des compétences nécessaires pour réaliser les explorations cardiovasculaires indiquées.
Cette intervention souligne aussi l’importance de développer les compétences locales et de faciliter l’accès à des équipements médicaux spécialisés.Pour le système de santé béninois, l’enjeu consiste désormais à consolider ces acquis, à garantir la disponibilité des technologies nécessaires et à renforcer durablement les équipes capables de prendre en charge les pathologies cardiovasculaires. Avec cette première expérience, le CHIC ajoute une nouvelle procédure spécialisée à son dispositif de soins et franchit une étape supplémentaire dans le développement de la cardiologie moderne au Bénin.
Brazzaville, 18 septembre 2026 — En enchaînant des étapes stratégiques à Kigali, puis à Brazzaville, le président béninois, Romuald Wadagni, opère un virage pragmatique dans la diplomatie de son pays. Ce déplacement en Afrique centrale dépasse toutefois le cadre d’une visite protocolaire au sens strict : Cotonou entend consolider de nouveaux axes de coopération économique et géopolitique avec des acteurs majeurs du continent.
Au palais présidentiel congolais, le chef de l’État béninois et son homologue Denis Sassou‑N’Guesso se sont entretenus à huis clos pour restructurer le partenariat bilatéral. Confrontés aux mutations économiques régionales, les deux dirigeants veulent en effet dépasser les déclarations d’intention et établir une feuille de route opérationnelle. Les discussions ont également porté sur la fluidification des investissements, l’alignement des intérêts commerciaux et le transfert d’expertises sectorielles.
L’accueil réservé à la délégation béninoise à Brazzaville a mis en évidence un pilier du soft power de Cotonou : sa diaspora. La mobilisation massive des ressortissants béninois au Congo a donné une dimension populaire à cette offensive diplomatique. En s’appuyant sur cette communauté dynamique, la présidence béninoise renforce les liens humains qui facilitent les accords économiques entre les deux États.
Associer le Rwanda et la République du Congo dans une même tournée diplomatique illustre une stratégie limpide. En reliant l’Afrique de l’Est à la cuvette congolaise, le Bénin élargit ses alliances au‑delà de son espace ouest‑africain traditionnel. Cette quête de nouveaux partenaires positionne désormais Cotonou comme un interlocuteur agile, déterminé à peser sur les questions cardinales d’intégration continentale.