Cotonou : Un nouveau module scolaire inauguré à Ahogbohouè

Inauguration ce vendredi d’un module scolaire moderne au Complexe d’Ahogbohouè : trois salles de classe, un bureau et un magasin offerts grâce à la coopération entre le Consulat du Bénin à Naples, l’ANCB et la Mairie de Cotonou.

Cotonou, 5 juin 2026 – Un module de trois salles de classe, accompagné d’un bureau et d’un magasin, a été officiellement réceptionné ce vendredi au Complexe scolaire d’Ahogbohouè, dans la commune de Cotonou. La remise des clés marque l’aboutissement d’un partenariat entre le Consulat du Bénin à Naples (Italie), l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) et la Mairie de Cotonou. L’ouvrage vise à réduire la surcharge des classes et à offrir un cadre d’apprentissage plus adapté aux élèves du primaire.

Ville de Cotonou
© Ville de Cotonou

Une cérémonie rassemblant pouvoirs publics et donateurs

La cérémonie de réception s’est tenue en présence de responsables municipaux, d’acteurs du monde éducatif du Littoral, de parents d’élèves, du Consul du Bénin à Naples et du donateur, le Dr Carlos. Mme Arlette Bello Saizonou, Première Adjointe au Maire de Cotonou, a présidé l’événement. Elle a souligné l’importance de la collaboration entre les différents partenaires pour répondre aux besoins concrets des écoles publiques.

Hommage aux acteurs locaux et continuité politique

Dans son allocution, Mme Bello Saizonou a rendu hommage à l’ancien maire de Cotonou, Luc Sètondji Atrokpo, qu’elle a présenté comme un acteur déterminant dans l’initiation de cette coopération. Elle a également salué la continuité apportée par l’actuel maire, Luc Gnacadja, dont l’implication a permis d’accélérer la mise en œuvre du projet. Ainsi, la réussite de l’opération illustre l’importance d’une dynamique institutionnelle stable pour la réalisation d’infrastructures scolaires.

Partenariat international et rôle de l’ANCB

Éric Tindo, prenant la parole au nom de l’ANCB, a mis en avant la qualité des relations entre la faîtière des communes et le Consulat du Bénin à Naples. De fait, il a présenté cette action comme un modèle de coopération décentralisée, capable de mobiliser des ressources extérieures au bénéfice des collectivités locales. Le don constitue par ailleurs un appui concret aux politiques locales d’amélioration de l’offre éducative.

Le donateur salué, la communauté enthousiaste

Giuseppe Gambardella, Consul du Bénin à Naples, a félicité le Dr Carlos pour son engagement social continu en faveur du Bénin. Le donateur, cité comme moteur de plusieurs initiatives, a été remercié par les autorités et les parents. En outre, au nom des élèves, Sandrine Gbozo a exprimé la gratitude des enfants et des familles, évoquant l’impact immédiat attendu sur les conditions d’étude.

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Un investissement pour l’avenir des élèves

Le nouveau module, moderne et fonctionnel, devrait contribuer à réduire le nombre d’élèves par classe, améliorer l’hygiène et offrir de meilleures conditions pédagogiques. Les autorités locales ont indiqué que ce projet s’inscrit dans une série d’actions visant aussi à renforcer l’infrastructure scolaire à Cotonou. En somme, pour les communautés d’Ahogbohouè, la livraison de ces salles représente un pas concret vers la qualité de l’éducation primaire.

 

Cotonou : Travaux et fermetures sur l’Avenue du Canada dès le 8 juin

Les usagers de l’axe Cadjèhoun–Étoile Rouge devront s’adapter à de nouvelles conditions de circulation dans les prochains mois. La Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT SA) a annoncé le démarrage, à compter du lundi 8 juin 2026, des travaux de réhabilitation de la rue 12.128, plus connue sous le nom d’Avenue du Canada.

Une artère stratégique en chantier

Cette artère stratégique, qui relie le carrefour Cadjèhoun au carrefour Étoile Rouge et figure parmi les plus fréquentées de Cotonou, fera l’objet d’une réhabilitation complète dans le cadre du programme Asphaltage Phase B, lot 3B. Afin de permettre la réalisation des travaux, plusieurs sections de la voie seront fermées progressivement selon un calendrier établi par le maître d’ouvrage délégué.

Un chantier réalisé en trois phases

Le chantier sera exécuté en trois phases successives. La première, prévue du 8 juin au 29 août 2026, concernera le tronçon compris entre le carrefour Cadjèhoun et le supermarché Franc Prix. La deuxième phase, programmée du 1ᵉʳ septembre au 31 octobre 2026, portera sur la section reliant le supermarché Franc Prix au carrefour Vodjè. Enfin, la troisième étape se déroulera du 2 novembre 2026 au 30 janvier 2027 et concernera le tronçon situé entre le carrefour Vodjè et Étoile Rouge.

Selon la SIRAT SA, cette opération s’inscrit dans la continuité des actions de modernisation du réseau routier urbain engagées à travers le programme national d’asphaltage. Les aménagements visent notamment à améliorer la mobilité urbaine, à renforcer la sécurité des usagers et à contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations.

Des mesures pour limiter les perturbations

Consciente des perturbations que pourrait engendrer ce chantier sur l’un des principaux axes de circulation de la capitale économique, la société a annoncé la mise en place d’itinéraires de déviation aménagés et signalés. Elle a également mobilisé des équipes sur le terrain pour orienter les conducteurs et faciliter la fluidité du trafic dans les zones impactées.

Les habitants des quartiers Cadjèhoun, Vodjè et Étoile Rouge, ainsi que l’ensemble des usagers empruntant régulièrement cette voie, devront désormais anticiper leurs déplacements et se conformer aux dispositifs de circulation instaurés durant toute la période des travaux.

Par ailleurs, la SIRAT SA met à la disposition du public un numéro vert gratuit, le 7414, pour toute information complémentaire ou pour signaler un problème lié au déroulement du chantier.

Entrée en vigueur de la première phase

Avec l’entrée en vigueur dès le 8 juin 2026 de la première phase de fermeture entre Cadjèhoun et Franc Prix, le chantier de réhabilitation de l’avenue du Canada marque une étape décisive dans la modernisation du réseau routier de Cotonou. Si les perturbations de circulation s’annoncent inévitables, les mesures de déviation et l’accompagnement des équipes sur le terrain doivent permettre d’en limiter les effets. À terme, ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large : offrir aux habitants une mobilité urbaine plus fluide, renforcer la sécurité des usagers et améliorer durablement le cadre de vie.

Bénin : SCITI et Sorbonne Université signent un accord stratégique

Le Bénin a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Une convention-cadre de coopération internationale a été signée entre SCITI et Sorbonne Université, consolidant un partenariat engagé depuis 2021 entre l’institution française et l’Agence de développement de Sèmè City.

Ambassade de France au Bénin
© Ambassade de France au Bénin

Une coopération académique renforcée

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités béninoises et françaises, parmi lesquelles la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sèdami Mèdégan Fagla, le ministre de la Transformation digitale et de l’Innovation, Mahuna Akplogan, le président de la Fondation Sèmè City, Lionel Zinsou, la directrice générale de l’Agence de développement Sèmè City, Claude Borna, le directeur général de SCITI, Thierry d’Almeida, l’ambassadrice de France au Bénin, Nadège Chouat, ainsi que la présidente de Sorbonne Université, Nathalie Drach-Temam.

Cette convention vient renforcer une coopération déjà engagée dans plusieurs domaines stratégiques, notamment les sciences des matériaux, l’intelligence artificielle et le management de l’innovation. Ces filières figurent aujourd’hui parmi les secteurs les plus porteurs de l’économie mondiale et constituent des leviers importants pour la transformation économique du Bénin.

Ambassade de France au Bénin
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Des opportunités pour les étudiants béninois

Pour le pays, les avantages potentiels de ce partenariat sont multiples. En premier lieu, il offre aux étudiants béninois un accès élargi à des formations diplômantes de haut niveau, adossées à l’expertise académique d’une université de référence internationale. Cette coopération pourrait ainsi contribuer à renforcer les compétences locales dans des domaines technologiques et scientifiques à forte valeur ajoutée.

Par ailleurs, le partenariat ouvre de nouvelles perspectives en matière de recherche scientifique. Le développement de projets communs, les échanges d’expertise, ainsi que la mobilité des enseignants, des chercheurs et des étudiants sont susceptibles d’accélérer la production de connaissances et l’émergence d’innovations adaptées aux besoins du pays.

L’intelligence artificielle au cœur du partenariat

L’accent mis sur l’intelligence artificielle revêt également une importance particulière. Alors que le Bénin déploie sa stratégie nationale dans ce domaine, la collaboration avec Sorbonne Université pourrait favoriser la formation de talents capables d’accompagner la modernisation de l’administration, des entreprises et des services publics.

Au-delà des retombées académiques, cette coopération participe au rayonnement international de Sèmè City, projet phare de l’écosystème béninois de l’innovation. En s’associant à une institution reconnue à l’échelle mondiale, le Bénin renforce son attractivité auprès des chercheurs, des investisseurs et des partenaires académiques internationaux.

Ambassade de France au Bénin
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Un levier pour le rayonnement du Bénin

Les responsables des deux parties ont également souligné la dimension humaine et institutionnelle de ce partenariat. En favorisant les échanges entre étudiants, chercheurs et institutions, cette convention contribue à consolider les liens entre le Bénin et la France tout en créant un cadre propice à une coopération scientifique durable.

À travers cette nouvelle étape, le Bénin confirme son ambition de faire de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation des moteurs de son développement. La signature de cette convention entre SCITI et Sorbonne Université s’inscrit ainsi dans une dynamique de renforcement des compétences nationales et d’ouverture accrue vers les grands réseaux internationaux du savoir.

Édouard Loko (HAAC Bénin) décoré en Côte d’Ivoire

La République de Côte d’Ivoire a élevé, ce jeudi, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin, Édouard Loko, à la dignité de Commandeur de l’Ordre du Mérite de la Communication. Cette distinction prestigieuse récompense plusieurs décennies d’engagement au service des médias, de la régulation et du dialogue institutionnel en Afrique. Une distinction prestigieuse qui récompense plusieurs décennies d’engagement au service des médias, de la régulation et du dialogue institutionnel en Afrique.

La cérémonie s’est déroulée dans le cabinet du ministre ivoirien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, qui présidait l’événement au nom du président de la République, Alassane Ouattara, Grand Maître de l’Ordre national ivoirien.

Au-delà de l’hommage rendu à un homme, cette distinction consacre également le rôle croissant des institutions africaines de régulation dans un environnement médiatique confronté aux défis de la désinformation, de la révolution numérique et de la préservation de la cohésion sociale.

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Une reconnaissance pour un parcours au service des médias

Devant un parterre de responsables institutionnels et de régulateurs venus de plusieurs pays africains, le ministre ivoirien de la Communication a retracé le parcours du récipiendaire.

Il a rappelé les différentes responsabilités assumées par Édouard Loko au sein des organisations professionnelles du secteur des médias au Bénin, avant son accession à la vice-présidence puis à la présidence de la HAAC. Il a également salué son expérience au plus haut niveau de l’État béninois en qualité de chargé de mission auprès du président Patrice Talon.

Pour les autorités ivoiriennes, cette distinction récompense une trajectoire marquée par la promotion du professionnalisme dans les médias, le renforcement de la régulation audiovisuelle et la défense d’un espace informationnel responsable.

Déjà élevé à la dignité de Grand-Croix au Bénin, Édouard Loko voit ainsi son engagement reconnu au-delà des frontières nationales, dans un contexte où les questions liées à la gouvernance de l’information occupent une place stratégique dans les démocraties africaines.

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Le RIARC au cœur de l’hommage

L’événement revêtait également une dimension continentale. En sa qualité de secrétaire exécutif du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC), Édouard Loko est aujourd’hui l’un des principaux artisans de la coopération entre les autorités de régulation du continent.

La cérémonie s’est d’ailleurs tenue sous le parrainage de René Bourgouin, président de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) de Côte d’Ivoire, entouré de plusieurs de ses homologues africains, notamment ceux du Maroc, du Sénégal et du Tchad.

Cette présence remarquée témoigne de l’importance accordée à la coopération régionale dans un paysage médiatique en pleine mutation, où les régulateurs sont appelés à répondre à des défis communs dépassant largement les frontières nationales.

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Une distinction au fort symbole diplomatique

 

Le caractère symbolique de cette décoration a été renforcé par le calendrier politique. Amadou Coulibaly n’a pas manqué de souligner qu’elle intervenait le même jour que la première visite officielle en Côte d’Ivoire du nouveau président béninois, Romuald Wadagni. Cette coïncidence a donné une portée particulière à la cérémonie, illustrant la qualité des relations entre Abidjan et Cotonou ainsi que la proximité institutionnelle qui unit les deux pays.

Prenant la parole après la remise de sa distinction, Édouard Loko a laissé transparaître son émotion. Le président de la HAAC a exprimé sa profonde gratitude au président Alassane Ouattara, à René Bourgouin qu’il a qualifié de « grand frère », ainsi qu’au ministre ivoirien de la Communication. Il a également chargé ce dernier de transmettre ses remerciements et sa reconnaissance au chef de l’État ivoirien ainsi qu’à l’ensemble du gouvernement.

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L’axe Abidjan-Cotonou au défi de la gouvernance de l’information

 

À l’heure où l’Afrique de l’Ouest traverse de profondes recompositions politiques et institutionnelles, la question de la régulation des médias s’impose comme un enjeu stratégique majeur. Entre la prolifération des fausses informations, la montée en puissance de la désinformation numérique et la nécessité de préserver les libertés fondamentales, les autorités de régulation sont appelées à trouver un équilibre de plus en plus délicat. Dans ce contexte, le rapprochement entre les instances de régulation de Côte d’Ivoire et du Bénin apparaît comme le symbole d’une coopération africaine renforcée face aux défis de l’information contemporaine.

La distinction décernée à Édouard Loko dépasse ainsi le cadre d’un hommage personnel. Elle consacre également une vision commune de la gouvernance médiatique sur le continent. Reste désormais à savoir si cette dynamique portée par l’axe Abidjan-Cotonou parviendra à faire émerger un modèle africain de régulation à la fois moderne, indépendant et suffisamment robuste pour résister aux turbulences géopolitiques et informationnelles qui traversent la région.

Bénin : Perpétuité confirmée en appel pour Jeannot Agbanha

Près de six mois après la découverte du corps sans vie de Richard Gabin Gbédé dans un puits à Avlékété, la justice béninoise a définitivement tranché l’un des dossiers criminels les plus suivis de ces derniers mois. La Cour d’appel de Cotonou a confirmé les lourdes condamnations prononcées contre le journaliste béninois Jeannot Agbanha et son présumé complice, mettant ainsi un terme à une procédure marquée par de nombreuses révélations.

Les faits remontent au 3 décembre 2025. Ce jour-là, le corps de Richard Gabin Gbédé, ressortissant togolais, est retrouvé dans un puits à Avlékété, localité située dans le département de l’Atlantique. Selon les éléments de l’enquête, la victime s’était rendue au Bénin afin de procéder au recouvrement de créances pour le compte de la structure CISA, à la demande de son partenaire Jeannot Agbanha.

Très vite, les investigations conduites par les services compétents orientent les soupçons vers l’entourage immédiat de la victime. Les enquêteurs mettent notamment au jour des éléments liés à un présumé détournement de fonds ainsi que des échanges entre Jeannot Agbanha et un individu présenté comme un féticheur. Selon l’accusation, ce dernier aurait été sollicité pour attenter à la vie de Richard Gabin Gbédé à travers des pratiques occultes.

Une affaire aux multiples ramifications

L’enquête révèle également qu’après la disparition puis la mort du ressortissant togolais, Jeannot Agbanha se serait retiré au domicile de son présumé complice. Ces éléments viendront renforcer les charges retenues contre les deux hommes.

La Cour d’appel de Cotonou, statuant en matière criminelle, avait jugé les accusés, poursuivis notamment pour assassinat, association de malfaiteurs, pratique de charlatanisme, abus de confiance ou complicité de ces infractions.

À l’issue des débats, la juridiction avait condamné Jeannot Agbanha à la réclusion criminelle à perpétuité. Son coaccusé avait, quant à lui, écopé d’une peine de vingt ans de réclusion criminelle.

Les condamnations maintenues en appel

Estimant la décision injustifiée, les deux condamnés avaient exercé les voies de recours prévues par la loi. Cependant, la Cour d’appel de Cotonou a finalement confirmé les peines prononcées à leur encontre. Cette décision vient ainsi clore une procédure judiciaire particulièrement suivie au Bénin comme au Togo, où l’émotion suscitée par la mort de Richard Gabin Gbédé demeure vive.

Avec la confirmation des condamnations, Jeannot Agbanha retourne en prison pour purger sa peine de réclusion criminelle à perpétuité, tandis que son complice devra exécuter sa peine de vingt années de réclusion criminelle. Pour la famille de la victime, cette décision marque une étape importante dans la quête de justice engagée depuis la découverte du corps du ressortissant togolais en décembre dernier.

Diplomatie : Romuald Wadagni reçu par Faure Gnassingbé à Lomé

Après s’être rendu au Nigeria, au Niger et au Burkina Faso, le chef de l’État a été reçu ce mercredi par le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé. Une séquence diplomatique majeure sur fond de recomposition politique au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

C’est un véritable ballet diplomatique qu’est en train d’orchestrer le nouveau pouvoir béninois. Quelques semaines seulement après son entrée en fonction, le président de la République, Romuald Wadagni, poursuit sa prise de contact avec ses pairs de la sous-région. Après des étapes cruciales au Nigeria, puis au Niger et au Burkina Faso — deux piliers de l’Alliance des États du Sahel (AES) —, le chef de l’État  a atterri, ce mercredi 3 juin dans l’après-midi, à Lomé.

Accueilli à sa descente d’avion par Faure Essozimna Gnassingbé, le président du Conseil togolais , M. Wadagni a immédiatement entamé une séance de travail au Palais présidentiel. Ce déplacement, bien que qualifié de visite de travail, revêt une importance politique capitale dans un espace ouest-africain en pleine redéfinition de ses équilibres.

Intégration économique et défis sécuritaires

Au cours d’un tête-à-tête entre les deux dirigeants, les discussions ont principalement porté sur la consolidation de l’axe Cotonou-Lomé, mais aussi sur les dynamiques multilatérales qui secouent la sous-région.

« Nos échanges ont porté sur le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays, ainsi que sur les défis et opportunités qui se présentent à notre sous-région dans les domaines de l’intégration économique, de la paix et du développement », a déclaré Faure Gnassingbé à l’issue de la rencontre.

Le président du Conseil s’est également félicité de la qualité du « dialogue permanent » qui lie le Togo et le Bénin, réaffirmant ainsi une volonté commune de mener des actions concertées en faveur du bien-être des populations et de la prospérité de l’espace régional.

Faure Essozimna Gnassingbé
© Faure Essozimna Gnassingbé

Le Bénin en trait d’union entre la CEDEAO et le Sahel

Au-delà de la relation bilatérale, la tournée de Romuald Wadagni révèle une stratégie plus large : positionner le Bénin comme médiateur entre les États côtiers et l’hinterland sahélien. En reliant successivement Abuja, Niamey, Ouagadougou et Lomé, le président de la République  inscrit le pays dans une diplomatie pragmatique, axée sur la désescalade et la coopération transfrontalière.

Par ailleurs, les relations entre Cotonou et Lomé, longtemps marquées par une défiance croissante — alimentée par des affaires sensibles comme celle de Reckya Madougou et des soupçons de déstabilisation mutuelle —, trouvent dans cette visite un geste fort d’apaisement. Selon des sources diplomatiques, les deux dirigeants ont accordé une attention particulière à l’intégration économique, à la paix régionale et au développement commun.

Une dynamique régionale en pleine accélération

La diplomatie de Wadagni semble déjà produire des effets. Ainsi, le Niger a annoncé l’envoi d’experts pour évaluer la situation à la frontière bénino-nigérienne. Si les conclusions sont positives, une réouverture progressive des frontières pourrait suivre. De son côté, au Burkina Faso, la visite du président béninois s’est conclue par un communiqué conjoint réaffirmant la volonté des deux parties de renforcer leur coopération bilatérale.

Et la séquence se poursuit. Romuald Wadagni est attendu demain en Côte d’Ivoire, nouvelle étape d’un ballet diplomatique qui pourrait contribuer à redessiner les équilibres régionaux en Afrique de l’Ouest. À travers cette série de déplacements, le nouveau président béninois cherche visiblement à repositionner son pays comme un acteur de dialogue et de rapprochement dans une sous-région confrontée à de profondes mutations politiques, sécuritaires et économiques.

Double champion de la C1 européenne : le PSG confirme son statut de meilleure dynastie du football avec 1xBet !

Le 30 mai, Budapest est devenue la capitale mondiale du football, accueillant l’un des plus grands événements sportifs de l’année 2026 – la finale de la Ligue des champions – dans la mythique Puskás Aréna. La victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal aux tirs au but a définitivement confirmé le statut du club français comme l’une des grandes puissances du football européen.

 

Le coup de sifflet final a immédiatement suscité une réaction du monde entier. Les médias sociaux et internationaux, ainsi que les plateformes de streaming, se sont enflammés de discussions autour de cet exploit historique. Un deuxième titre consécutif en LDC : ce succès a fait du PSG l’une des marques les plus influentes du football mondial et a marqué la naissance d’une nouvelle dynastie.

 

Sous les feux des projecteurs : le poids des attentes et le triomphe final

 

Tout au long de la saison, l’équipe de Luis Enrique a été scrutée de près par la communauté sportive internationale. Après le sacre du PSG en Ligue des champions l’année précédente, les attentes étaient à leur comble : chaque match des champions en titre faisait la une de l’actualité mondiale.

 

Le parcours jusqu’en finale à Budapest a démontré la mentalité de vainqueur du PSG. Les Parisiens ont fait preuve d’un talent exceptionnel, à la hauteur de leur statut de meilleure équipe d’Europe. Les 120 minutes de la finale ont été un véritable spectacle, tenant les supporters en haleine jusqu’au coup de sifflet final, et certains moments resteront à jamais gravés dans l’histoire de la compétition reine des clubs.

 

L’intérêt suscité par la finale a dépassé les frontières du stade de 67 000 places. Les plateformes numériques ont enregistré un engagement massif du public : la réussite du PSG n’était pas qu’un simple fait divers, elle est devenue un événement planétaire, rassemblant les passionnés de sport du monde entier.

 

La recette du succès : le partenariat PSG-1xBet

 

Des performances de cette envergure exigent bien plus que de simples prouesses sur le terrain. Le parcours victorieux du PSG pendant plusieurs saisons a été activement soutenu par son partenaire officiel, 1xBet. En tant qu’acteur majeur du marché de l’iGaming, la marque a collaboré étroitement avec le club, lui apportant un soutien indéfectible lors des moments clés.

 

Cette collaboration illustre parfaitement l’alliance de l’ambition et de la volonté d’excellence. Tandis que le PSG repoussait sans cesse les limites du possible dans les stades européens, 1xBet créait des expériences immersives uniques pour des millions de fans à travers le monde, faisant le lien entre l’action sur la pelouse et les émotions des supporters.

 

Une ère de nouvelles opportunités

 

Cet exploit historique transforme le paysage du sport business et du secteur de l’iGaming. Fort de son statut de roi d’Europe, l’équipe s’est imposée comme l’une des marques les plus rentables de l’histoire du sport.

 

Des victoires de cette ampleur ouvrent de nouveaux horizons au marketing sportif et à l’industrie de l’iGaming. C’est là que le programme d’affiliation 1xPartners joue un rôle essentiel. La plateforme aide les partenaires à atteindre des taux de conversion et d’engagement élevés à l’international, en leur offrant les meilleures conditions : jusqu’à 50 % de RevShare, un système de rémunération flexible et des analyses approfondies des campagnes publicitaires sur les marchés internationaux.

 

La victoire à Budapest a uni des millions de supporters autour du club français, et le triomphe en Ligue des champions a une fois de plus confirmé que le Paris Saint-Germain est l’un des clubs de football les plus influents de notre époque, qui continue de repousser les limites sur et en dehors du terrain. Et à en juger par l’ampleur de cet accomplissement, une nouvelle ère s’ouvre pour le PSG !

Bénin : Claudy Siar nommé chargé de mission par Romuald Wadagni

Récemment naturalisé béninois, le producteur historique de RFI intègre le premier cercle du pouvoir à Cotonou. Une nomination hautement symbolique qui illustre la stratégie d’influence culturelle et de reconnexion mémorielle portée par la nouvelle présidence.

C’est un virage institutionnel majeur pour l’une des voix les plus célèbres et les plus influentes du paysage radiophonique francophone. Ce mercredi 3 juin 2026, lors du Conseil des ministres, Claudy Siar — désormais officiellement inscrit à l’état civil sous le nom de Claudy Siar Kodjovi Zossoungbo — a été nommé chargé de mission du président de la République, Romuald Wadagni. Ses attributions couvrent un périmètre stratégique : la culture, les médias et la visibilité internationale du Bénin.

Cette nomination au cœur de l’appareil d’État intervient quelques jours seulement après que l’ancien producteur de Radio France Internationale (RFI) a reçu son passeport et sa nouvelle identité béninoise. Elle marque l’aboutissement d’un parcours personnel et d’un rapprochement politique mûrement orchestré.

De la quête des origines aux responsabilités politiques

Pour l’ancien animateur vedette de l’émission phare Couleurs tropicales, qui a promu durant trois décennies les musiques et les cultures africaines à travers le monde, ce choix s’inscrit dans une démarche identitaire profonde. Afro-descendant, Claudy Siar avait ému l’opinion publique il y a quelques semaines en officialisant son retour sur la terre de ses ancêtres à Ouidah, ancienne cité négrière et point névralgique de la mémoire transatlantique.

Déjà présent à Cotonou en mai dernier lors de la cérémonie d’investiture du président Romuald Wadagni, l’homme de médias affichait une proximité évidente avec la nouvelle équipe dirigeante. En lui confiant ce poste officiel au Palais de la Marina, le chef de l’État béninois transforme un symbole mémoriel en un puissant outil de gouvernance.

Le « soft power » culturel comme axe de rayonnement

En confiant la visibilité du Bénin à une figure dotée d’un tel capital de sympathie et d’un réseau continental aussi dense, Romuald Wadagni pose un acte fort de diplomatie publique. Depuis plusieurs années, le Bénin s’est imposé comme un pionnier en Afrique de l’Ouest dans l’usage du soft power, notamment à travers sa politique offensive de restitution des biens culturels et le développement massif du tourisme patrimonial.

Désormais, les autorités béninoises entendent consolider cette attractivité. La feuille de route de Claudy Siar Kodjovi Zossoungbo consistera à positionner le Bénin comme un carrefour incontournable des industries culturelles et créatives africaines, tout en matérialisant la politique d’ouverture du pays envers les diasporas.

Pour le nouveau pouvoir béninois, cette nomination ouvre une séquence où la culture et les médias s’affirment comme des instruments d’influence et des leviers géopolitiques. Elle traduit aussi une stratégie qui dépasse l’animation culturelle pour inscrire le Bénin dans le concert international, avec l’ambition de transformer son rayonnement mémoriel et créatif en véritable force diplomatique.

IITA Bénin : Première sortie diplomatique pour le Dr Béla Teeken

À peine installé à la tête de la représentation béninoise de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), le Dr Béla Teeken a effectué sa première sortie officielle auprès de la communauté diplomatique accréditée au Bénin. Une entrée en matière placée sous le signe du dialogue institutionnel et de la coopération internationale, dans un contexte où les enjeux agricoles, alimentaires et climatiques occupent une place croissante dans les agendas de développement du continent africain.

Le nouveau représentant résident par intérim de l’IITA au Bénin a participé, mardi 2 juin 2026, à une rencontre organisée à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou par l’Association du Corps diplomatique du Bénin. Cette réception marquait également le départ définitif de deux personnalités du paysage diplomatique béninois : S.E.M. Lohaka Yemba, chargé d’affaires en pied de l’ambassade de la République démocratique du Congo, et S.E.M. Saeed Mohammed Alkaabi, ambassadeur des Émirats arabes unis, arrivés au terme de leurs missions respectives.

À cette occasion, le Dr Béla Teeken a exprimé sa reconnaissance au doyen du Corps diplomatique, S.E.M. Rachid Rguibi, ambassadeur du Royaume du Maroc au Bénin, pour son invitation. Il a également adressé ses salutations et ses compliments à l’ensemble des missions diplomatiques et consulaires ainsi qu’aux organisations internationales présentes dans le pays.

IITA Benin Officiel
© IITA Benin Officiel

Un spécialiste des innovations agricoles inclusives

La nomination du Dr Béla Teeken intervient alors que les institutions de recherche agricole sont appelées à jouer un rôle de plus en plus stratégique dans la transformation des systèmes alimentaires africains. En effet, chercheur reconnu dans le domaine des sciences sociales appliquées à l’innovation agricole, il a consacré une large partie de sa carrière à l’étude des interactions entre les dynamiques sociales, les savoirs locaux, les conditions agroécologiques et les mécanismes d’innovation en milieu rural.

Par ailleurs, son parcours académique reflète une approche résolument interdisciplinaire. Formé en agronomie, en physiologie végétale, en sociologie du développement rural et en sciences sociales, il s’est spécialisé dans la conception de solutions intégrées associant sciences naturelles et sciences humaines afin de promouvoir des systèmes agricoles plus durables, inclusifs et adaptés aux réalités des producteurs.

De plus, ses travaux accordent une attention particulière aux questions de participation communautaire, d’égalité de genre, d’inclusion sociale et de valorisation des connaissances locales dans les processus de recherche et de développement.

IITA Benin Officiel
© IITA Benin Officiel

Une expertise au service de la transformation agricole

Au sein de l’Institut international d’agriculture tropicale, le Dr Béla Teeken occupe actuellement les fonctions de responsable du programme Genre, Égalité, Jeunesse et Inclusion sociale (GEYSI) dans le cadre du domaine scientifique « Systems Transformation Science ». À ce titre, il contribue au renforcement de l’intégration des sciences sociales dans les programmes de recherche et d’innovation du CGIAR, principal réseau mondial de recherche agricole.

Son action s’appuie notamment sur des approches participatives, la science citoyenne et la co-conception des innovations avec les communautés rurales, les organisations paysannes et les partenaires institutionnels. Il joue également un rôle important dans l’évolution des programmes de sélection variétale et de diffusion agricole vers des modèles davantage orientés par la demande des producteurs, sensibles aux enjeux de genre et adaptés aux spécificités locales.

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L’IITA renforce sa présence au Bénin

La rencontre au Golden Tulip s’inscrit dans un calendrier diplomatique rythmé par les départs et arrivées de représentants étrangers au Bénin. Elle marque ainsi, pour l’IITA, la volonté d’ancrer davantage ses travaux sur le terrain béninois tout en cultivant des relations étroites avec les acteurs internationaux présents dans le pays.

Dans un contexte où les défis agroécologiques et socioéconomiques se creusent en zone soudano-guinéenne, la nomination d’un spécialiste des interactions sociales et institutionnelles illustre la stratégie de l’institut : lier innovation technique et acceptabilité sociale afin d’impulser des transformations durables.

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Des attentes pour les mois à venir

En somme, la mission du Dr Teeken au Bénin pourrait contribuer au renforcement des programmes déjà engagés et faciliter le lancement d’initiatives sensibles aux questions de genre et de jeunesse. Les prochains mois permettront ainsi d’apprécier sa capacité à traduire ces orientations en actions concrètes, au bénéfice des systèmes agricoles et des communautés rurales béninoises.

Bénin : Premier Conseil des ministres mensuel pour Wadagni

Réunie ce mercredi 3 juin pour sa première session ordinaire, la nouvelle équipe gouvernementale étrenne un rythme mensuel inédit. Cette réforme structurelle est censée privilégier l’action sur le terrain au détriment du rituel hebdomadaire.

C’est un baptême du feu feutré qui se joue ce mercredi 3 juin 2026 au palais de la Marina, à Cotonou. Une semaine après la tenue d’une session inaugurale purement protocolaire, le 28 mai dernier, le président de la République, Romuald Wadagni, préside le premier Conseil des ministres ordinaire de son septennat (2026-2033). Au-delà de l’ordre du jour, ce conclave concrétise une réforme profonde de la grammaire politique béninoise : la fin du rendez-vous hebdomadaire des ministres, désormais remplacé par une session mensuelle unique, fixée chaque premier mercredi du mois.

Ainsi, cette rationalisation du calendrier exécutif marque une rupture délibérée avec les usages des mandats précédents. En espaçant les réunions de l’ensemble du cabinet, le chef de l’État entend imposer une nouvelle culture de la performance, privilégiant le suivi opérationnel et l’autonomie sectorielle.

Alléger le rituel pour accélérer l’action

Dans l’entourage de la présidence, ce changement de paradigme est justifié par un impératif d’efficacité. En effet, l’objectif affiché consiste à désengorger l’agenda des ministres afin de leur permettre de se consacrer pleinement au déploiement des politiques publiques et à la gestion de leurs administrations respectives.

« Le gouvernement doit passer moins de temps en conclave et plus de temps sur le terrain », résume un proche de l’exécutif, faisant ainsi écho aux orientations présidentielles qui somment l’équipe de traduire rapidement en actes les promesses de développement et d’amélioration des conditions de vie de la population.

Par ailleurs, pour parer à toute rigidité institutionnelle, le cadre réglementaire préserve la flexibilité de l’action publique. Le président de la République conserve ainsi la prérogative de convoquer des sessions extraordinaires à tout moment, au gré des urgences sécuritaires, économiques ou sanitaires du pays.

Le temps des arbitrages et des nominations

Dès lors, ce premier rendez-vous  de juin fait figure de test grandeur nature pour le gouvernement Wadagni I. Les observateurs de la vie politique béninoise attendent de cette session les premiers arbitrages budgétaires et sectoriels du septennat, indispensables au lancement de la machine administrative.

À ce titre, ce conclave devrait notamment acter :

  • Les premières grandes orientations économiques et sociales du gouvernement ;
  • Une vague de nominations attendue au sein des ministères, des directions générales et des sociétés d’État, afin de stabiliser les nouvelles structures de commandement ;
  • L’adoption des premiers décrets d’application liés à la réorganisation des portefeuilles ministériels.

En définitive, en choisissant de bousculer le tempo de la gouvernance dès ses premiers jours, Romuald Wadagni cherche à imprimer son style : une gestion d’allure managériale, axée sur les résultats, où le Conseil des ministres n’est plus une chambre d’enregistrement hebdomadaire, mais le pivot mensuel des décisions stratégiques majeures du Bénin.