Transhumance à Zagnanado : le plan de riposte du maire Damase Akpoyeté pour sécuriser le foncier

Face aux tensions explosives liées à la mobilité du bétail, le maire Damase H. Akpoyété verrouille l’accès au foncier communal. Entre impératif sécuritaire et survie économique, la commune tente un pari institutionnel inédit.

Zagnanado, le 8 juillet 2026 — C’est une équation à haute tension que le Dr Damase H. Akpoyété a posée sur la table ce mardi 7 juillet 2026. Une table autour de laquelle s’est nouée une union sacrée : exécutif municipal, Police républicaine, spécialistes de la gestion des catastrophes et leaders de la société civile. L’enjeu est de rompre avec la gestion au coup par coup d’une crise structurelle et de mettre un coup d’arrêt définitif aux dérives de la transhumance.

Zagnanado répondu de manière méticuleuse il validé un « plan de riposte », dont l’outil offensif se caractérise par la présence d’un organe technique limité. Une véritable commission ad hoc destinée à trier, à réguler et, disons-le sans ambages, à verrouiller l’accès à la terre de la commune.

Le spectre de 2018 : quand la « ligne rouge » a cédé

Pour comprendre la fermeté de l’édile, il faut plonger dans la mémoire vive de la région. Ici, le mot « transhumance » résonne comme un signal d’alarme. En 2018, la commune a vécu le pire. L’État central avait pourtant tracé une « ligne rouge » géographique à Dassa pour contenir la descente des grands troupeaux vers le Sud. Une frontière de papier que des groupes d’éleveurs avaient franchie, transformant Zagnanado, Ouinhi et Covè en théâtres d’affrontements sanglants. Le bilan d’alors – pertes humaines et désolation matérielle – hante encore les esprits.

« Plus jamais ça », murmurent aujourd’hui les couloirs de la mairie. Ce nouveau comité ad hoc n’est pas une énième commission bureaucratique, c’est une digue de protection.

La diplomatie du chiffre : 13 470 ménages sur la corde raide

C’est ici que la politique locale se heurte à la dure réalité économique. Zagnanado ne peut pas simplement fermer ses portes à double tour. L’élevage y est un poumon vital : 13 470 ménages agricoles s’adonnent à la production de bovins, ovins, caprins ou porcins.

Pour les éleveurs peuls, qui conduisent les grands troupeaux de bovins, la mobilité n’est pas un choix, mais une stratégie de survie face au tarissement des points d’eau provoqué par le dérèglement climatique.

L’organe technique devra donc jouer les équilibristes. Son objectif est de servir de guichet unique pour séparer le bon grain de l’ivraie : accueillir les exploitants de bonne foi se pliant aux règles, et refouler les flux clandestins.

Ultimatum et maillage sécuritaire : l’art de la manière forte

En attendant que ce filtre administratif établisse ses critères stricts d’éligibilité, le maire Akpoyété déploie l’arsenal de la fermeté. Pas de transition molle. Le plan de riposte prévoit trois étapes immédiates :

  • L’ultimatum : une grande rencontre de sensibilisation va fixer les règles du jeu aux éleveurs déjà présents.

  • La mise en demeure : tous les exploitants pastoraux en situation irrégulière devront quitter les lieux ou se conformer sans délai à la réglementation.

  • Le bras armé : un partenariat renforcé avec la Police républicaine va durcir le maillage sécuritaire sur le terrain pour un contrôle quotidien du cheptel.

La bureaucratie tiendra-t-elle face à la sécheresse ?

En institutionnalisant la gestion de la crise, Zagnanado fait le choix de la modernité politique. Mais l’impartialité de ce futur comité sera scrutée à la loupe par les organisations pastorales et la société civile.

Ce filtre administratif suffira-t-il à stabiliser la cohabitation rurale ? Rien n’est moins sûr. Car si la bureaucratie communale sait tracer des lignes sur des cartes, la pression environnementale régionale et la soif des bêtes, elles, ignorent les frontières. Le bras de fer ne fait que commencer.

Bénin : un crâne humain découvert dans un tricycle à Godomey, deux personnes arrêtées

Une simple opération de contrôle a débouché sur une découverte macabre. À Godomey, dans la commune d’Abomey-Calavi, la Police républicaine a intercepté un tricycle transportant un colis à l’apparence ordinaire. À l’intérieur d’un carton, les agents ont mis au jour un crâne humain. Deux personnes ont été interpellées et une enquête judiciaire est désormais ouverte pour remonter la filière.

Mardi 7 juillet 2026, une opération menée par le commissariat de Godomey a permis l’interpellation de deux personnes soupçonnées de transporter des ossements humains. Cette opération, est intervenue au carrefour Hèvié-Liclan, après plusieurs heures de surveillance mises en place à la suite d’informations que les enquêteurs avaient jugées crédibles.

Selon les premiers éléments de l’enquête, une source avait alerté les forces de l’ordre du passage imminent d’un moto-tricycle transportant un chargement suspect dans l’arrondissement de Godomey. Une équipe a alors discrètement suivi le véhicule avant de l’intercepter.

La fouille du tricycle a réservé une découverte inattendue : un crâne humain soigneusement dissimulé au fond d’un carton que les suspects présentaient comme un colis ordinaire.

Les suspects évoquent un colis présenté comme de la peinture

Les forces de l’ordre ont immédiatement conduit au commissariat les deux occupants du tricycle, identifiés par leurs initiales S. D. et A. J., pour les entendre.

D’après les informations, ils ont affirmé aux enquêteurs qu’un client leur avait simplement demandé d’assurer le transport d’un colis que ce dernier leur avait présenté comme contenant des pots de peinture. Ils soutiennent n’avoir eu aucune connaissance du contenu réel de l’emballage.

Ces déclarations font désormais l’objet de vérifications dans le cadre des investigations ouvertes par les services de police.

Les enquêteurs cherchent l’origine des ossements.

À l’issue de leur audition, les enquêteurs ont  placé les deux individus en garde à vue. Le commissariat de Godomey a ouvert une procédure judiciaire à travers un procès-verbal établi le 7 juillet 2026. Les enquêteurs s’attachent désormais à identifier la provenance des ossements, à retracer le parcours du colis et à déterminer à qui il était destiné.

Les investigations visent également à établir si cette affaire relève d’un acte isolé ou s’inscrit dans un éventuel réseau organisé de trafic d’ossements humains. La justice a mis les pièces saisies sous scellés afin de permettre les expertises et constatations nécessaires à la manifestation de la vérité.

Une enquête aux multiples enjeux

Au Bénin, les autorités judiciaires mènent systématiquement des investigations approfondies sur les affaires impliquant des restes humains, en raison de la gravité des faits qu’elles pourraient caractériser. Selon les résultats de l’enquête, les magistrats compétents pourraient examiner plusieurs qualifications pénales. À ce stade, les enquêteurs n’ont officiellement identifié ni présenté aucun autre suspect dans cette procédure.

L’enquête devra notamment permettre de retrouver la personne ayant remis le colis aux deux transporteurs, d’établir la destination finale des ossements et de préciser les circonstances exactes de cette affaire qui relance la question du trafic de restes humains, un phénomène que les services de sécurité continuent de surveiller de près.

En attendant les conclusions des investigations, les deux personnes interpellées bénéficient de la présomption d’innocence, car seule la procédure judiciaire pourra établir les responsabilités pénales.

Résultats du Bac 2026 au Bénin : Proclamation en ligne ce mercredi

Les 77 101 candidats au baccalauréat 2026 connaîtront leurs résultats ce mercredi 8 juillet. Pour la deuxième année consécutive, l’Office du Bac privilégie la proclamation en ligne, ce qui constitue le signe d’une dématérialisation progressive des examens nationaux au Bénin.

Le compte à rebours est presque terminé pour les candidats à la session de juin 2026. En effet, ce mercredi 8 juillet, l’Office du Bac publiera les résultats de la phase écrite, mettant ainsi fin à plusieurs semaines d’attente et de spéculations dans les familles comme dans les établissements.

Cette année encore, les candidats n’auront pas besoin de se déplacer pour consulter leur sort. En pratique, ils pourront accéder aux résultats via la plateforme officielle eRésultats, à l’adresse https://eresultats.bj/examens, en renseignant leur numéro de table ou leur numéro d’inscription.

La plateforme numérique s’impose

Avec ce système, l’administration scolaire consolide un choix déjà installé depuis quelques années : celui de la digitalisation des résultats d’examens. En effet, l’outil permet aux candidats de connaître immédiatement leur verdict, sans attendre l’affichage physique des listes dans les centres de composition.

Pour les autorités éducatives, cette méthode répond à un double enjeu. D’abord, elle réduit les lenteurs et les attroupements liés aux affichages traditionnels. D’autre part, elle confère au processus une dimension plus moderne, plus rapide et plus accessible.

La suite du parcours

La publication des résultats écrits ne marquera pas la fin du parcours pour tous les candidats admis. En réalité, ceux qui décrocheront le premier diplôme universitaire devront encore affronter les épreuves orales ainsi que l’éducation physique et sportive, selon un calendrier que l’Office du Bac doit préciser.

Cette étape complémentaire reste déterminante pour la validation finale du diplôme. Elle rappelle que le baccalauréat conserve une organisation en plusieurs phases, même à l’heure où la consultation des résultats passe de plus en plus par le numérique.

Un enjeu au-delà des chiffres

Au-delà des statistiques attendues, la proclamation des résultats du Bac demeure un moment fort du calendrier scolaire national. D’ailleurs, elle cristallise à la fois l’espoir des élèves, l’anxiété des parents et l’attention des établissements, qui scrutent chaque année le taux de réussite comme un indicateur de performance du système éducatif.

Dans ce contexte, le Bac 2026 s’inscrit dans une tendance plus large : celle d’une école béninoise qui tente de conjuguer la tradition des examens nationaux avec la modernisation de ses outils de gestion.

Bénin : La santé mentale de la tiktokeuse Florence Kingbo au cœur des débats à la CRIET

Après plusieurs mois d’attente et de reports, le dossier de la tiktokeuse Florence Kingbo connaît une avancée décisive. La CRIET a finalement obtenu l’expertise psychiatrique, ouvrant la voie à la reprise de l’examen du dossier.

Le dossier de Florence Kingbo franchit une nouvelle étape. Ce mardi 7 juillet 2026, la CRIET a renvoyé l’affaire au 13 octobre prochain, le temps d’examiner le rapport de l’expertise psychiatrique ordonnée par la juridiction. Une décision qui replace au centre du débat la question de la responsabilité pénale de la jeune tiktokeuse.

Une procédure relancée

Après plusieurs mois d’attente et de reports, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a enfin pu avancer sur un point resté longtemps en suspens : l’expertise psychiatrique de Florence Kingbo. Présentée à l’audience après son extraction de prison, la prévenue a assisté aux débats dans une attitude beaucoup plus réservée que lors de ses précédentes comparutions.

Silencieuse tout au long de l’audience, elle a contrasté avec l’image d’une accusée plus combative observée en février dernier, lorsqu’elle avait multiplié les échanges tendus avec la présidente de la Cour et la représentante du ministère public.

L’expertise au cœur du dossier

C’est désormais le rapport du médecin psychiatre qui devrait orienter la suite de la procédure. Or, cette évaluation a accusé beaucoup de retard. La CRIET l’a ordonnée le 24 mars 2026 et devait l’intégrer au dossier avant la fin mai, mais les juges n’ont pas reçu le document dans les délais.

Lors de l’audience du 2 juin, la juridiction avait déjà constaté que la mesure n’avait pas été exécutée. L’absence de la prévenue à cette date avait conduit sa défense à évoquer des difficultés liées à son extraction vers le centre spécialisé. Me Aboubacar Baparapé avait alors expliqué avoir effectué toutes les démarches nécessaires sans parvenir à faire réaliser l’examen à temps.

La défense salue les diligences du parquet

Cette fois, l’expertise a finalement pu être effectuée après le transfert de Florence Kingbo au Centre psychiatrique de Jacquot. Son avocat a salué les démarches entreprises par le parquet spécial, estimant qu’elles ont permis à la fois la réalisation de l’examen médical et la comparution de sa cliente à l’audience.

Pour la défense, cette étape est essentielle, car elle doit éclairer la juridiction sur l’état mental de la jeune femme au moment des faits reprochés. La question de l’irresponsabilité pénale, déjà évoquée lors de la première audience, reste donc au centre du dossier.

Une affaire née des réseaux sociaux

Florence Kingbo, 21 ans, est en détention préventive depuis le 18 décembre 2025. Le parquet spécial près la CRIET la poursuit pour harcèlement par le biais d’un système électronique, atteinte à la vie privée, incitation à la haine et à la violence, ainsi qu’incitation à la rébellion.

Les poursuites trouvent leur origine dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, dans laquelle la jeune femme tenait des propos visant notamment l’ancien président Patrice Talon, son épouse Claudine Talon et leur fils. Lors de sa première comparution, le 3 février 2026, elle avait reconnu les faits, tandis que son avocat plaidait déjà une possible irresponsabilité pénale liée à des troubles mentaux.

CRIET : un report stratégique pour l’examen psychiatrique

En renvoyant l’affaire au 13 octobre 2026, la CRIET choisit d’attendre les conclusions de l’expertise psychiatrique avant d’entrer dans l’examen de fond. Ce report marque moins un simple renvoi technique qu’un moment charnière dans une affaire où se croisent expression sur les réseaux sociaux, droit pénal et santé mentale.

À ce stade, la juridiction semble vouloir disposer de tous les éléments médicaux avant de trancher sur la suite à donner au dossier. La prochaine audience pourrait donc être décisive pour l’orientation judiciaire de cette affaire très suivie.

Aaron Ibrahim signe son premier contrat pro avec le Royal Antwerp

À seulement 17 ans, le latéral gauche belgo-béninois Aaron Ibrahim vient de franchir une étape majeure dans sa jeune carrière. Le jeune défenseur a signé son premier contrat professionnel avec le Royal Antwerp, récompensant ainsi une progression rapide et des prestations déjà remarquées.

Le Royal Antwerp a officialisé la signature du premier contrat professionnel d’Aaron Ibrahim. Cette décision témoigne de la confiance accordée au jeune latéral gauche, dont les performances et la progression ont rapidement convaincu les dirigeants du club anversois de miser sur son potentiel.

Une ascension fulgurante

Arrivé à l’été 2025 en provenance du Standard de Liège, où il évoluait avec les U18, Aaron Ibrahim s’est très vite adapté à son nouvel environnement. Grâce à son sérieux et à ses qualités techniques, il s’est progressivement imposé comme l’un des jeunes joueurs les plus prometteurs de sa génération au sein du Royal Antwerp. Son évolution constante a finalement convaincu le club de lui offrir un premier bail professionnel.

Le jeune défenseur ne s’est d’ailleurs pas fait attendre pour se distinguer. Lors du premier match de préparation face au PSV Eindhoven, il a trouvé le chemin des filets en inscrivant un superbe but égalisateur (1-1), d’une magnifique reprise. Une réalisation qui a confirmé tout le potentiel du joueur et renforcé l’intérêt suscité par son profil.

Un avenir suivi de près

International belge U17, né le 2 août 2008, Aaron Ibrahim s’apprête désormais à franchir un nouveau palier. En effet, il rejoindra cette semaine le stage estival du groupe professionnel avec l’ambition de convaincre le staff technique et de se faire une place au sein de l’effectif.

Selon nos informations, le jeune latéral figure également dans les petits papiers de Raymond Tchayé, qui suivrait attentivement son évolution et resterait régulièrement en contact avec son entourage. Un intérêt qui illustre l’attention grandissante portée à un joueur dont la progression ne passe plus inaperçue.

Une fratrie pleine de promesses

À noter qu’Aaron Ibrahim est également le grand frère d’Ilias Ibrahim, né en 2010. Lui aussi évolue au poste de latéral gauche, mais avec un profil davantage porté vers l’animation offensive. Cette fratrie prometteuse pourrait, à terme, s’imposer comme une référence du football belgo-béninois.

Avec cette signature, Aaron Ibrahim franchit une étape déterminante dans son parcours et confirme son statut de jeune talent à suivre de très près. De son côté, le Royal Antwerp sécurise un profil prometteur, appelé à monter en puissance au fil des prochaines saisons. Reste désormais au jeune défenseur à poursuivre sa progression afin de s’imposer durablement au sein du groupe professionnel.

Bénin : Aurélie Adam Soule Zoumarou intensifie les consultations avec les médias

Après avoir échangé avec le Conseil national du patronat de l’audiovisuel (CNPA), l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) et l’Observatoire de déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM), la ministre de la Communication et des Médias, Aurélie Adam Soule Zoumarou, a poursuivi, lundi 6 juillet 2026, sa série de consultations avec les organisations faîtières du secteur.

La ministre de la Communication et des Médias, Aurélie Adam Soule Zoumarou, a rencontré, le lundi , une délégation de l’Union nationale des médias en ligne (UNaMEL) ainsi que les responsables de la Fédération des radios communautaires et assimilées du Bénin (FeRCAB). Cette nouvelle séance de travail s’inscrit dans la poursuite des concertations engagées avec les principales organisations professionnelles afin d’échanger sur les défis du secteur et les perspectives de développement du paysage médiatique béninois.

Un dialogue élargi avec les acteurs

Cette nouvelle rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges déjà engagés avec le Conseil national du patronat de l’audiovisuel (CNPA), l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) et l’Observatoire de déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM). L’objectif affiché par les autorités est de construire, en concertation avec les acteurs du secteur, un écosystème médiatique plus fiable, plus innovant et davantage valorisant pour le Bénin.

DR
© DR

Les défis d’un secteur en mutation

Au cours des discussions, plusieurs sujets ont été abordés, notamment les mutations rapides du secteur des médias, les réalités du terrain auxquelles sont confrontés les professionnels, ainsi que les pistes de réforme susceptibles de renforcer la crédibilité et la pérennité des entreprises de presse.

Par ailleurs, les échanges ont également porté sur les conditions d’exercice du métier, à l’heure où les médias en ligne et les radios communautaires occupent une place de plus en plus importante dans la production et la diffusion de l’information.

Vers un environnement médiatique plus structuré

Pour la ministre, cette démarche vise à instaurer un dialogue direct, permanent et constructif avec les différentes composantes du paysage médiatique national. Elle traduit également la volonté des autorités de travailler en étroite collaboration avec les professionnels du secteur afin de consolider un environnement médiatique plus structuré, plus compétitif et mieux adapté aux évolutions technologiques, économiques et numériques.

À travers cette série de consultations, le gouvernement entend ainsi recueillir les préoccupations des différentes organisations professionnelles et favoriser une gouvernance concertée du secteur des médias, dans un contexte marqué par de profondes mutations.

Ghana–Afrique du Sud : crise diplomatique après la mort de Bashir Isak

Le Ghana a annulé la visite officielle du président sud-africain, Cyril Ramaphosa, dans un contexte de fortes tensions diplomatiques, après la mort de Bashir Isak, un créateur de mode ghanéen tué lors de récentes manifestations anti-migrants en Afrique du Sud. Cette affaire alimente l’indignation à Accra et ravive le débat sur la sécurité des ressortissants africains vivant en Afrique du Sud.

Le climat entre Accra et Pretoria s’est brusquement dégradé après la mort de Bashir Isak, un ressortissant ghanéen présenté comme créateur de mode, dans le contexte de manifestations anti-migrants en Afrique du Sud. En réaction, le Ghana a annulé la visite officielle du président Cyril Ramaphosa, un geste fort qui traduit la montée de la colère au sein du pays.

Une crise diplomatique ouverte

Ces derniers jours, plusieurs villes sud-africaines ont été le théâtre de mobilisations contre l’immigration irrégulière, accompagnées de violences et d’actes d’intimidation visant des ressortissants étrangers. Des vidéos et des témoignages relayés par la presse ont alimenté l’indignation au Ghana, où la mort de Bashir Isak est désormais perçue comme le symbole d’une situation devenue préoccupante pour certains ressortissants africains établis en Afrique du Sud.

Accra exige des explications et des garanties

À Accra, l’affaire dépasse désormais le simple fait divers. Elle est, en effet, traitée comme une véritable crise diplomatique. Les autorités ghanéennes réclament des explications claires sur les circonstances du décès, ainsi que des garanties concrètes quant à la protection de leurs citoyens. Cette position plus ferme reflète la pression de l’opinion publique, profondément choquée par la répétition des violences visant des migrants dans la région.

Pretoria sous pression intérieure et extérieure

Du côté sud-africain, les autorités tentent de contenir la polémique. Toutefois, cette affaire survient dans un contexte déjà particulièrement tendu, marqué par une montée des discours anti-immigration et la multiplication des manifestations de rue. Pour Pretoria, le défi est désormais double : répondre aux critiques de la communauté internationale tout en maîtrisant une crise intérieure alimentée par le chômage, les frustrations sociales et les tensions identitaires.

Bénin–RDC : la diplomatie judiciaire s’intensifie

La diplomatie judiciaire est en marche au sommet de l’État béninois. Ce lundi 6 juillet 2026, la présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, la professeure Dandi Gnamou, a accordé une audience à une délégation de haut niveau de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo (RDC). Cette rencontre marque une étape clé dans le partage d’expériences sur la responsabilité des gouvernants et met en lumière la profonde mutation de la haute juridiction béninoise.

Pre Dandi Gnamou
© Pre Dandi Gnamou

Consolider les acquis de la mission de Kinshasa

Cette visite de courtoisie n’est pas le fruit du hasard. Elle s’inscrit en droite ligne dans la dynamique enclenchée en décembre 2024, lors de la mission de travail effectuée par la Haute Cour de Justice du Bénin auprès de la Cour constitutionnelle de la RDC.

L’accueil de Mesdames Élodie Kibikiabo (avocate et conseillère à la Cour constitutionnelle de la RDC) et Hortense Vungbo Kota (chargée de la passation des marchés publics de la même institution) a permis de consolider une démarche essentielle : comparer les modèles juridiques pour mieux enrichir la réflexion autour de l’évolution de la justice béninoise.

Pre Dandi Gnamou
© Pre Dandi Gnamou

Une institution béninoise en pleine métamorphose

La présidente Dandi Gnamou a profité de cette tribune pour exposer la feuille de route audacieuse qui guide désormais son action. L’objectif se résume en une formule forte :

« Faire de la Haute Cour de Justice une institution rénovée, judiciairement opérationnelle et au cœur de la redevabilité démocratique. »

Pour prouver que cette vision se traduit déjà en actes concrets, elle a présenté les récentes réformes majeures de l’institution aux hôtes congolais.

Pre Dandi Gnamou
© Pre Dandi Gnamou

Une révolution juridictionnelle en marche

L’accent a notamment été mis sur la décision historique de l’assemblée plénière du 23 septembre 2025. Cette évolution majeure permet désormais à la Haute Cour de Justice de statuer directement sur les plaintes individuelles des citoyens, brisant ainsi l’image d’une institution inaccessible.

Les discussions ont également ouvert le cap sur les prochains chantiers stratégiques destinés à rendre la juridiction encore plus réactive et ancrée dans les réalités de l’État de droit.

En somme, l’audience entre la Haute Cour de Justice du Bénin et la Cour constitutionnelle de la RDC illustre une tendance lourde : la justice africaine s’ouvre de plus en plus au dialogue continental pour renforcer sa crédibilité et sa légitimité. En inscrivant la redevabilité démocratique au cœur de ses réformes, la juridiction béninoise entend non seulement consolider ses acquis, mais aussi se positionner comme un acteur de référence dans l’espace judiciaire ouest-africain.

TIFOP 2026 : l’Assemblée nationale tient tête au ministère de l’Intérieur (0-0)

Dans une rencontre disputée jusqu’au coup de sifflet final, l’équipe de football de l’Assemblée nationale du Bénin a résisté aux assauts du ministère de l’Intérieur. Le match nul (0-0), obtenu au terme d’une prestation solide, permet aux deux formations de poursuivre leur parcours dans le Tournoi des institutions de la République et des organismes publics (TIFOP 2026).

Le spectacle n’a pas été marqué par des buts, mais par une bataille tactique de haute intensité. Samedi 4 juillet, sur le terrain annexe du Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, l’Assemblée nationale et le ministère de l’Intérieur se sont quittés sur un score vierge (0-0), à l’issue d’une rencontre engagée comptant pour le TIFOP 2026.

Devant un public venu en nombre, les deux équipes ont livré une opposition rythmée, faite de duels, d’occasions et d’une forte discipline collective. Si le tableau d’affichage est resté inchangé, la qualité du jeu et l’engagement des joueurs ont largement retenu l’attention des spectateurs.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

L’Assemblée nationale déjoue les pronostics

Avant le coup d’envoi, le ministère de l’Intérieur faisait figure de favori en raison de sa réputation de formation solide et bien préparée physiquement. Face à cet adversaire annoncé plus expérimenté, l’équipe de l’Assemblée nationale a pourtant affiché une organisation défensive rigoureuse et une remarquable cohésion.

Sous la conduite de son capitaine, Labiou Amadou Djibril, la formation parlementaire a su contenir les offensives adverses tout en se créant plusieurs situations dangereuses grâce à des contre-attaques rapides. Cette capacité à alterner discipline défensive et projections offensives lui a permis de préserver un résultat précieux.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Un nul qui récompense deux équipes solides

Tout au long de la rencontre, le ministère de l’Intérieur a tenté d’imposer son rythme sans parvenir à faire sauter le verrou défensif de son adversaire. En face, les parlementaires ont répondu avec une grande solidarité, illustrant un équilibre tactique qui explique l’absence de but au terme des 90 minutes.

Au-delà du résultat, la rencontre a également été marquée par un état d’esprit sportif salué par les spectateurs présents.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Cap sur le tour suivant

Ce match nul permet aux deux équipes de poursuivre leur aventure dans le TIFOP 2026. Pour l’Assemblée nationale, cette qualification constitue un signal encourageant après une prestation qui a démontré sa capacité à rivaliser avec l’une des équipes les plus attendues du tournoi.

Les parlementaires aborderont désormais la phase suivante avec l’ambition de prolonger leur parcours et de se rapprocher du trophée, tandis que le ministère de l’Intérieur reste également en course dans une compétition qui réunit les équipes des institutions de la République et de plusieurs départements ministériels.

Avrankou : un « mort » se réveille avant l’inhumation

L’émotion a laissé place à la stupeur, puis à une joie indescriptible. Dans la commune d’Avrankou, un sexagénaire annoncé mort s’est réveillé au moment précis où ses proches s’apprêtaient à le conduire à sa dernière demeure.

En effet, c’est une scène digne d’un scénario de film que les habitants du quartier de Gbozounmè, à Avrankou, ne sont pas près d’oublier. Tout commence le vendredi 3 juillet 2026, aux alentours de 22 h 30, lorsqu’un sexagénaire de confession musulmane est officiellement annoncé mort par son entourage.

De l’annonce du décès au réveil inattendu

Conformément aux exigences et à la rapidité des rites funéraires islamiques, la famille s’organise immédiatement : elle lave la dépouille avec respect et l’enveloppe dans son linceul traditionnel. Quelques heures plus tard, au petit matin du samedi 4 juillet, vers 6 heures, la concession familiale se remplit jusqu’à saturation. Les visages se ferment, les larmes coulent et l’assistance procède à l’ultime prière des morts avant l’inhumation. C’est alors que l’irréel se produit.

Contre toute attente, l’homme reprend brusquement connaissance. Sortant de la chambre où il reposait, le sexagénaire se lève, quitte son linceul et marche vers l’extérieur, sous les yeux ébahis des personnes présentes.

« Tout le monde était en pleurs et se préparait pour la prière des morts. Quand il s’est réveillé, certains ont cru à un miracle, d’autres ont eu la peur de leur vie », confie un témoin.

De la panique à l’explosion de joie

Dans un premier temps, l’apparition du « défunt » au grand jour provoque un mouvement de panique et une immense surprise. Mais rapidement, une fois la frayeur passée, c’est un soulagement général et une explosion de joie qui s’emparent de Gbozounmè. Constatant que l’homme est bel et bien vivant, ses proches l’ont immédiatement pris en charge afin qu’il reçoive les soins médicaux requis après cette éprouvante et longue léthargie.

Quand la médecine explique le « miracle »

Derrière ce que certains qualifient déjà de « miracle » à Avrankou, la médecine y voit plutôt un cas spectaculaire de catalepsie ou de coma léthargique profond. Dans cet état, les fonctions vitales (pouls, respiration) ralentissent à un point tel qu’elles deviennent presque indétectables sans outils médicaux avancés. Un phénomène rare, accentué ici par la rapidité des rituels de sépulture, qui rappelle l’importance cruciale d’une certification médicale rigoureuse avant toute inhumation.