Cotonou a accueilli, le 25 septembre 2026, une cérémonie qui dépasse le simple palmarès scolaire. Celtiis Bénin y a distingué douze bacheliers d’exception, dont le major national Rayan Frédérico Egbogbé, avant de les projeter dans un parcours structuré d’accompagnement. En effet, l’opérateur ne s’est pas contenté de remettre des prix : il a ouvert ses locaux, organisé des formations pratiques et installé un dispositif de mentorat pour transformer une réussite académique en capital de compétences mobilisable dès la rentrée universitaire.
BAC 2026 : Le podium national dominé par la série G2
La session de juin 2026 du baccalauréat a produit un groupe de tête exigeant. Les autorités ont ainsi recensé 681 mentions « Très bien » à l’échelle nationale, avec un podium dominé par la filière G2. Rayan Frédérico Egbogbé, élève du Collège catholique Saint-Jean-Baptiste de Cotonou, a décroché la première place avec 18,80/20, devançant de justesse ses camarades de la même série.
C’est dans ce paysage de haute performance que Celtiis a sélectionné sa cohorte 2026 : six jeunes filles et six jeunes garçons, répartis de manière à refléter la diversité territoriale du pays.
Matériel et bourses : un soutien direct aux familles
Chaque lauréat a reçu un ordinateur portable récent et un forfait internet haut débit de neuf mois, afin d’aborder le supérieur avec l’équipement minimal attendu pour travailler dans de bonnes conditions. Le premier au classement, toutes séries confondues, a en outre obtenu une bourse d’excellence de 500 000 FCFA.
Pour les familles, ce dispositif comble un vide fréquent au moment de la transition lycée–université. Le Père Roland Adjalian, représentant des établissements des récipiendaires, l’a dit sans détour : l’opérateur fournit aux jeunes « les moyens de travailler, comme les étudiants du monde entier, dès l’entrée à l’université ».
Avant la remise des distinctions, les douze lauréats ont suivi un programme d’immersion au sein de Celtiis. Ils ont visité le centre de supervision du réseau, où les ingénieurs pilotent et sécurisent la connectivité nationale, puis observé les mécanismes de la relation client.
Le volet formation a quant à lui porté sur les outils bureautiques essentiels et sur les usages éthiques, responsables ainsi que créatifs de l’intelligence artificielle. L’ambition : convertir un accès technologique en compétence opérationnelle pour la recherche documentaire, la production de contenus et la résolution de problèmes universitaires.
Un programme RSE construit comme un continuum lycée–université–emploi
Lancé en 2024 avec une première édition centrée sur l’excellence féminine, le programme s’inscrit dans une logique de responsabilité sociétale structurée. Charbelle Miassi Tikry, responsable RSE de Celtiis Bénin, le présente comme un triptyque : identifier et mettre en lumière les meilleurs bacheliers, les outiller et valoriser leurs talents, puis les accompagner via un mentorat de premier plan.
Cette architecture vise ainsi à créer un lien durable entre l’entreprise et les lauréats, au-delà de la cérémonie. Elle cherche à éviter l’effet « coup de projecteur » sans suite, en maintenant un accompagnement concret pendant les premières années d’études supérieures.
Parrainage : un filet de sécurité contre le décrochage précoce
Chaque bénéficiaire s’est vu attribuer un parrain chargé de le coacher et de le suivre dans son parcours. La cohorte dispose également d’un sponsor, Aristide Agboton, qui a insisté sur la disponibilité de l’équipe de parrainage face aux questions et aux besoins des jeunes.
« Posez toutes les questions que vous avez, nous serons vraiment présents à vos côtés », a-t-il déclaré, signalant une volonté de prévenir les décrochages liés à la perte de repères à l’entrée dans le supérieur.
Joséphine Latame, porte-parole des douze lauréats, a évoqué des mois marqués par le doute, mais portés par un même rêve : réussir. Elle a également salué les sacrifices silencieux des parents et des enseignants, avant de remercier Celtiis pour une ouverture qui dépasse le don matériel : « Vous nous avez ouvert vos portes, vos sourires, et vous nous avez dit : nous croyons en vous. »
De son côté, le Père Roland Adjalian a rappelé, avec une franchise pédagogique, que l’université impose une discipline nouvelle. « Le BAC n’est qu’une marche. Il y a de nombreuses marches à gravir », a-t-il averti, enjoignant les lauréats à rester studieux et à mettre les outils reçus au service de la compréhension profonde des savoirs.
Enfin, Anatole Houéhounha, représentant des parents, a exhorté les jeunes à l’humilité et à la constance : « Continuez de travailler, rêvez grand et restez fidèles aux valeurs qui vous ont conduits ici. Le Bénin compte sur vous. »
Transformer la performance scolaire en avantage compétitif durable
En liant récompense, immersion et mentorat, Celtiis envoie un message clair aux acteurs de l’éducation : l’excellence se nourrit d’un environnement qui combine reconnaissance, moyens concrets et accompagnement humain. Le choix de mettre l’accent sur l’IA et les usages responsables du numérique place aussi la barre plus haut, en phase avec les exigences du marché du travail.
Reste à mesurer, dans la durée, l’impact de ce modèle sur la trajectoire universitaire et professionnelle des lauréats. Les prochains mois diront si ce pari transforme effectivement une performance scolaire en avantage compétitif durable.
Le Bénin a officiellement ouvert, lundi 28 septembre 2026 à Djougou, l’année d’apprentissage 2026-2027 dans les Centres de formation professionnelle et d’apprentissage (CFPA). La cérémonie, présidée par la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, chargée de la Formation professionnelle, Awaou Baco, traduit la volonté du gouvernement de rapprocher la formation des besoins réels de l’économie.
Le lancement s’est déroulé en présence du ministre conseiller Nicaise Fagnon, de représentants des partenaires techniques et financiers, de responsables d’organismes publics et des principaux acteurs du secteur. La rentrée concerne les CFPA publics répartis dans treize localités du pays, dont Djougou, selon le calendrier communiqué par les autorités béninoises.
Derrière cette nouvelle année d’apprentissage, le gouvernement veut faire évoluer l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (EFTP). L’objectif ne consiste plus seulement à multiplier les filières, mais à renforcer la qualité des formations, la gestion des centres et leur adéquation avec les secteurs porteurs.
Le temps fort de la cérémonie a été la remise d’un lot d’équipements au CFPA de Djougou. D’une valeur de 241,4 millions de francs CFA, ce matériel doit améliorer les conditions de formation dans les ateliers et permettre aux apprenants de travailler avec des outils davantage conformes aux exigences du monde professionnel.
La Banque mondiale a contribué au financement de cet investissement. Douze autres centres de référence doivent également bénéficier d’équipements grâce à l’appui du Fonds de développement de la formation et de l’apprentissage (FODEFCA), dirigé par Arsène Zocli.
Pour les autorités, cet effort matériel accompagne une réforme plus large. Le dispositif prévoit la généralisation progressive des contrats de performance, le développement de projets propres à chaque établissement, ainsi que la formation et la professionnalisation des formateurs.
La directrice de la Formation professionnelle, Opportune Natabou, a présenté cette rentrée comme une étape destinée à mieux faire connaître les formations proposées dans les différents métiers. Les filières doivent, selon elle, s’articuler avec les priorités économiques du pays et les possibilités d’emploi offertes dans les territoires.
Cette orientation répond à un enjeu majeur : permettre aux jeunes d’acquérir des compétences directement utilisables, tout en favorisant l’entrepreneuriat et la création d’activités. La formation professionnelle doit ainsi dépasser le cadre scolaire pour devenir un instrument d’autonomie économique.
« Former un jeune à un métier, ce n’est pas seulement lui transmettre une compétence ; c’est lui donner les moyens de construire son autonomie, de créer de la valeur et de contribuer au développement de sa communauté », a déclaré Awaou Baco.
La cérémonie a également mis à l’honneur 179 jeunes femmes, issues de la première promotion formée dans le cadre du programme ProFop. Elles ont reçu leur attestation du Certificat de qualification professionnelle (CQP), une reconnaissance officielle des compétences acquises lors de leur parcours.
À cette occasion, les autorités ont aussi remis à la ministre la liste de 200 femmes sélectionnées pour bénéficier de bourses de formation dans plusieurs métiers techniques et professionnels. Cette initiative, soutenue par des partenaires, vise à élargir l’accès des femmes aux dispositifs de qualification et aux opportunités d’insertion.
La ministre a invité les nouveaux apprenants à faire preuve de discipline, de régularité et de persévérance. Elle les a appelés à convertir les compétences acquises en emplois, en entreprises et en services utiles à leurs communautés.
Après la cérémonie, la délégation ministérielle a visité les ateliers du CFPA de Djougou afin d’observer les conditions de travail et les équipements disponibles. Awaou Baco s’est ensuite rendue à l’Institut universitaire d’enseignement professionnel (IUEP), où l’Agence nationale pour l’emploi (AnpE) accompagne des jeunes en formation.
La tournée s’est poursuivie dans plusieurs structures économiques. La ministre a notamment visité l’entreprise « Espace Tissage de Djougou », l’atelier de menuiserie-ébénisterie de Juste Yao et, à Natitingou, l’antenne de l’AnpE qui forme des jeunes aux compétences comportementales — les « soft skills » — avec le soutien de la GIZ.
La PME Yetanri, spécialisée dans la transformation agroalimentaire, figurait également parmi les étapes de la mission. Ces visites ont permis à la délégation d’examiner concrètement les effets des programmes publics destinés aux jeunes, aux artisans et aux petites entreprises.
À travers cette tournée, le ministère entend relier plus étroitement les centres de formation, les structures d’accompagnement et les entreprises locales. Les programmes FoRCE et 3M, entre autres dispositifs cités lors de la cérémonie, doivent contribuer à renforcer ce lien entre apprentissage, activité économique et emploi. Le gouvernement béninois veut ainsi faire de la formation professionnelle un levier de création de richesses, particulièrement dans les régions où les jeunes rencontrent des difficultés d’accès à l’emploi formel.
À Djougou, le lancement de la rentrée 2026-2027 a donc servi de vitrine à cette stratégie : investir dans les équipements, certifier les compétences, soutenir les femmes et rapprocher les formations des réalités des entreprises. La réussite de cette ambition dépendra désormais de la capacité des centres et de leurs partenaires à maintenir la qualité des enseignements et à transformer les qualifications en débouchés durables.
Parakou, 29 septembre 2026 — Un renseignement précis, une intervention chirurgicale en plein jour et la mise au jour d’un arsenal clandestin. Lundi 28 septembre 2026, les forces de sécurité de Parakou ont mené une opération coup de poing, retirant de la circulation des milliers de munitions de gros calibre. En effet, ce coup de filet majuscule illustre la vigilance accrue de l’État face aux réseaux souterrains qui tentent d’irriguer le nord du pays en matériel de contrebande.
Un dispositif ciblé au cœur de la journée
L’initiative de cette saisie revient, en premier lieu, aux éléments du Commissariat du 2ᵉ arrondissement. Guidés par un renseignement opérationnel fiable, les enquêteurs ont mis en place un dispositif d’interception visant un convoi suspect en provenance de la commune de Djougou.
Aux alentours de 12 h 30, le piège se referme. La cible de la police émerge : une motocyclette de marque Bajaj, délibérément dépourvue de plaque d’immatriculation pour échapper aux radars des autorités. Le profil furtif de l’engin confirmait les soupçons des agents quant à la nature illicite de la marchandise transportée.
Fuite précipitée et découverte d’un butin massif
L’intervention ne s’est, toutefois, pas déroulée sans heurt. Face au barrage policier, le principal convoyeur a paniqué. Préférant la fuite à l’arrestation, il s’est évaporé dans la nature, abandonnant derrière lui non seulement son chargement, mais également une seconde motocyclette de marque Dayang, elle aussi anonymisée et dépourvue de toute immatriculation.
C’est en fouillant le chargement délaissé que les agents ont mesuré la gravité de l’infraction. Dissimulés dans deux grands sacs, les autorités ont extrait treize cartons d’apparence banale. Leur ouverture a révélé un inventaire alarmant : 3 250 cartouches de calibre 12. Si ces munitions sont traditionnellement destinées à la chasse, leur trafic massif sur le marché noir soulève de vives inquiétudes sécuritaires, ce calibre étant régulièrement détourné par le crime organisé opérant dans la région.
Une enquête confiée aux unités spécialisées
Malgré la fuite du pilote de la Bajaj, les forces de l’ordre, néanmoins, ne sont pas reparties les mains vides. Les policiers ont réussi à interpeller un suspect directement lié à cette logistique clandestine lors de l’opération.
Actuellement sous les verrous, cet individu représente une pièce maîtresse pour remonter la filière. Par ailleurs, Les autorités ont confirmé son transfert imminent vers les unités spécialisées de la Police républicaine. Les enquêteurs auront désormais la lourde tâche de démanteler ce réseau, en identifiant les fournisseurs originels à Djougou ainsi que les destinataires finaux de cette cargaison mortelle. In fine, par cette interception, la police de Parakou envoie un signal dissuasif sans équivoque : la route de la contrebande dans le nord est sous haute surveillance.
Réunis à Porto-Novo le vendredi 25 septembre 2026, les membres de l’Association des revendeurs des produits pétroliers du Bénin (ARPP-Bénin) ont appelé les autorités à mettre fin à la suspension de la délivrance des quittances douanières aux transporteurs de produits pétroliers à moto dans les départements de l’Ouémé et du Plateau.
L’association affirme que cette mesure, appliquée depuis près de deux mois, a interrompu une grande partie des activités du secteur et fragilisé de nombreux ménages. Elle demande au gouvernement de rétablir rapidement le dispositif, tout en proposant un mécanisme de transport et de contrôle présenté comme une solution « zéro risque ».
La conférence de presse a réuni des revendeurs, des conducteurs de motos, des commerçantes et des employés du secteur pétrolier venus des deux départements. Tous ont dénoncé les conséquences économiques et sociales de l’arrêt de la délivrance des quittances.
Selon l’ARPP-Bénin, la mesure a pris effet au début du mois d’août 2026, soit environ sept semaines avant la rencontre de Porto-Novo. L’association reproche aux services douaniers de ne pas avoir communiqué officiellement les raisons de la suspension ni accordé de période de transition aux opérateurs concernés.
En l’absence de quittance, les transporteurs ne peuvent plus exercer leurs activités dans le cadre habituel. Les revendeuses affirment, de leur côté, ne plus recevoir régulièrement les produits nécessaires au fonctionnement de leurs points de vente.
Plusieurs responsables locaux de l’ARPP ont appelé à l’ouverture de discussions avec les autorités. Le conseiller Atchadé Lakognon a insisté sur la nécessité d’un dialogue rapide afin d’éviter l’enlisement de la situation.
Gouchoedou Ahoukpo, président de l’association dans la commune d’Avrankou, a déclaré que les membres restaient disposés à respecter les règles fixées par l’administration. Il a invité le gouvernement à préciser ses exigences, notamment si la suspension répond à une volonté de revoir le montant ou les conditions d’émission des quittances.
Pour Jean Kotoclomè, responsable de l’ARPP à Porto-Novo, la crise touche directement les revenus des familles. Il a évoqué des situations de chômage, de difficultés alimentaires et de déscolarisation, alors que la rentrée scolaire 2026-2027 vient de commencer.
Le responsable a également contesté l’imputation systématique des incidents liés au transport de produits pétroliers aux conducteurs de motos. Selon lui, ces derniers appliquent désormais des mesures de sécurité plus strictes, tandis que les accidents les plus graves seraient principalement liés aux gros porteurs. Cette affirmation n’a toutefois pas été étayée, lors de la conférence, par des données officielles.
L’ARPP-Bénin estime que la suspension ne règle pas les problèmes de sécurité et de contrôle. Elle pourrait, au contraire, réduire les recettes fiscales, encourager le transport clandestin et rendre plus difficile le suivi des flux de produits pétroliers.
« Nous en avons marre des difficultés régulièrement créées dans le rang des acteurs des produits pétroliers par la douane », a déclaré Urbain Gaël Lalou, président national de l’organisation. Il a ensuite demandé l’intervention du chef de l’État, Romuald Wadagni, afin de trouver une issue à la crise.
Le président de l’ARPP-Bénin a également rappelé que les conducteurs de bus J9 restent confrontés à une suspension de leurs activités depuis plusieurs années, malgré leur volonté affichée de se conformer aux exigences de formalisation.
Au-delà de la reprise des quittances, l’association propose une réorganisation du circuit d’approvisionnement. Urbain Gaël Lalou, qui se présente comme expert en environnement, en prévention et en gestion des risques et catastrophes, préconise l’utilisation exclusive de bidons sécurisés pour le transport, le stockage et la distribution des produits pétroliers.
Cette proposition vise à remplacer les tonneaux jugés dangereux et à réduire les risques d’incendie, de pollution et d’exposition des ménages. L’ARPP-Bénin affirme ainsi vouloir contribuer à une meilleure sécurisation du secteur dans l’Ouémé et le Plateau.
L’organisation se dit également prête à participer au suivi des quittances pour les motos, les bus J9 et les camions. Elle présente ce mécanisme comme un outil de traçabilité et de transparence, mais sa mise en œuvre nécessiterait l’accord des autorités compétentes ainsi qu’un cadre officiel de contrôle.
À Porto-Novo, l’ARPP-Bénin a demandé la levée immédiate de la suspension appliquée aux transporteurs à moto. L’association estime qu’une reprise encadrée permettrait aux travailleurs de retrouver leurs revenus, à l’État de sécuriser ses recettes et aux autorités de mieux contrôler la circulation des produits pétroliers.
Pour l’heure, aucun élément officiel communiqué par la Direction générale des Douanes ne permet de préciser publiquement le motif exact de la suspension des quittances dans l’Ouémé et le Plateau. Les revendications de l’ARPP reposent donc principalement sur les déclarations faites lors de sa conférence de presse.
Bucarest 28 septembre 2026 – Le président du Conseil économique et social (CES) du Bénin, Abdoulaye Bio Tchané, participe, à Bucarest, aux travaux de l’Union des Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires des États et gouvernements membres de la Francophonie (UCESIF). Les rencontres, prévues du 28 au 30 septembre 2026, réunissent plusieurs institutions consultatives de l’espace francophone autour des enjeux de paix, de développement et de dialogue social.
Une délégation béninoise aux assises de l’UCESIF
Arrivé dans la capitale roumaine, Abdoulaye Bio Tchané a été accueilli à sa descente d’avion par le consul honoraire du Bénin en Roumanie, Dr Serge S. Rameau, ainsi que par une délégation du Conseil économique et social roumain.
À la tête d’une délégation du CES béninois, il prendra part à l’Assemblée générale de l’UCESIF et au Forum du dialogue social francophone. Organisées sous le haut patronage du président de la Roumanie, ces assises bénéficient également du soutien du ministère roumain du Travail, de la Famille, de la Jeunesse et de la Solidarité. Les participants examineront le rôle des acteurs sociaux et civiques dans la construction d’une diplomatie sociale, économique et culturelle au sein de la Francophonie.
La paix au cœur des échanges
Le programme prévoit, dès le lundi 28 septembre, une réunion du Bureau de l’UCESIF, suivie de l’Assemblée générale au Palais du Parlement de Bucarest. Les délégations réfléchiront notamment au thème : « La paix, vecteur du développement durable ».
Cette réflexion s’inscrit dans les travaux préparatoires du prochain Sommet international de la Francophonie. Elle doit permettre aux représentants des Conseils économiques et sociaux d’examiner les liens entre stabilité, cohésion sociale et développement durable. L’Assemblée générale se penchera également sur les rapports financier et d’activité de l’UCESIF pour l’année 2025. Les participants examineront, par ailleurs, le calendrier des activités prévues lors des prochains mois.
Des échanges institutionnels renforcés
Après les travaux, les délégations visiteront le Palais du Parlement avant de prendre part à une séance plénière du Parlement roumain. Ces activités compléteront les échanges consacrés au fonctionnement des institutions et à la coopération entre les organes consultatifs de l’espace francophone.
Pour le CES du Bénin, cette rencontre constitue une occasion de présenter l’expérience nationale en matière de dialogue économique et social. Elle permet également à l’institution de renforcer ses relations avec ses homologues et de développer de nouveaux partenariats.
Le rayonnement international du CES
La participation béninoise s’inscrit dans les priorités de la huitième mandature du CES, qui accorde une place importante à la coopération institutionnelle et au rayonnement international de l’organe. À Bucarest, l’institution entend ainsi consolider sa présence au sein des réseaux francophones et contribuer aux réflexions communes sur les grands défis sociaux et économiques.
Kétou, 28 septembre 2026 – L’opération menée dans la soirée dans le quartier d’Obafèmi a permis de démanteler un important point de stockage et de distribution de stupéfiants. La descente ciblée des agents du commissariat d’arrondissement central de Kétou, menée le mercredi 23 septembre 2026, s’est soldée par l’arrestation de quatre individus, la saisie de 20 kilogrammes de chanvre indien et d’un important stock de produits pharmaceutiques illicites, ainsi que par la confiscation d’un gros paquet d’argent en devises locales et étrangères.
Un refuge d’urgence dans les structures du bâtiment
L’intervention des forces de l’ordre a débuté vers 19 heures, à la suite de renseignements faisant état de la présence d’un point de distribution de stupéfiants dans une concession résidentielle.
À l’arrivée des agents, le principal suspect et trois clients, surpris en pleine transaction, ont tenté de se retrancher dans la concession. Encerclés par le dispositif de sécurité mis en place autour du domicile, les quatre hommes ont ensuite tenté d’échapper à la fouille en se réfugiant dans le faux plafond. Les agents ont finalement découvert et interpellé le groupe dissimulé sous la toiture.
Un arsenal commercial et des flux financiers transfrontaliers
La perquisition menée dans la concession a permis de mesurer l’ampleur des activités présumées qui s’y déroulaient. En plus d’une vingtaine de kilogrammes de chanvre indien conditionnés pour la revente, les enquêteurs ont saisi :
Un stock important de comprimés d’Atinkinkouin, une substance psychoactive hautement réglementée ;
Cinq balances électroniques de précision destinées au dosage des produits ;
Plusieurs litres de boissons frelatées à la composition suspecte.
La saisie comprenait également d’importantes sommes d’argent. Les forces de l’ordre ont découvert plus de 5 millions de francs CFA en espèces, ainsi que 458 000 nairas nigérians. La présence de cette monnaie étrangère pourrait témoigner de l’existence de transactions transfrontalières, compte tenu de la proximité du Nigeria.
Un signal fort adressé aux filières d’approvisionnement
Cette opération perturbe les circuits présumés d’approvisionnement en stupéfiants dans la commune. À travers l’interpellation de quatre suspects et la saisie de produits ainsi que de liquidités, la police de Kétou réaffirme sa détermination à lutter contre le trafic de drogue.
Désormais placés en garde à vue, les quatre suspects devront répondre devant la justice de chefs d’accusation incluant le trafic de substances vénéneuses, la détention illégale de médicaments et le blanchiment de capitaux.
À Porto-Novo, Iréné Aclombessi a pris ce mardi la tête de la Direction des services législatifs de l’Assemblée nationale. Son prédécesseur, Josué Chabi Kpandé, rejoint de son côté le tout jeune Sénat : un simple mouvement de personnel qui éclaire, en creux, la reconfiguration à l’œuvre depuis l’entrée du Bénin dans le bicamérisme.
Une salle de réunion du siège de l’Assemblée nationale, quelques cadres du cabinet, une poignée de main et une photo de famille : rien, dans la forme, ne distingue cette cérémonie de passation de charges des dizaines d’autres qui rythment chaque année la vie de l’administration parlementaire béninoise. Sur le fond, pourtant, ce changement à la tête de la Direction des services législatifs (DSL) intervient à un moment particulier pour l’institution : sept semaines à peine après l’installation du Sénat, le 30 juillet, qui a fait du Bénin un pays à Parlement bicaméral pour la première fois de son histoire récente.
La DSL n’a rien d’un service périphérique. C’est elle qui instruit, sécurise et met en forme juridique les textes que les députés adoptent, avant qu’ils ne deviennent lois de la République. C’est également sur son expertise que s’appuie le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale. Or, depuis cet été, cette mission s’exerce dans un cadre transformé : la seconde chambre créée par la révision constitutionnelle du 15 novembre 2025 — promulguée le 17 décembre suivant — dispose désormais du pouvoir de demander une seconde lecture de la plupart des textes votés par les députés. Les projets et propositions de loi circulent donc davantage entre les deux chambres, et chaque imprécision juridique pèse plus lourd qu’auparavant.
C’est dans ce contexte que le secrétaire général administratif de l’Assemblée, Christel-Fourier Donkpégan, a ouvert la cérémonie. Il a présenté ce changement de direction comme un mouvement ordinaire de la vie institutionnelle, tout en insistant sur le rôle charnière de la DSL dans l’accomplissement des missions législatives.
“Une direction qui reste le socle technique sur lequel repose tout le travail parlementaire”—Christel-Fourier Donkpégan, secrétaire général administratif
Josué Chabi Kpandé quitte ainsi un poste qu’il occupait depuis trois ans, après un parcours entamé à la cellule juridique de l’Assemblée. Visiblement ému, il a retracé ce cheminement devant ses collègues, remerciant les autorités institutionnelles — au premier rang desquelles le président de l’Assemblée, le professeur Joseph Djogbénou — ainsi que l’ensemble de l’équipe qui l’a accompagné. Il a salué la solidité du profil de son successeur et filé une image sportive pour décrire la transition : celle d’une passe transmise au bon moment, entre deux joueurs qui se connaissent depuis longtemps, confiant que l’expertise du service continuerait de rayonner sous sa nouvelle direction.
Sa destination n’a rien d’anodin. Le Sénat béninois, composé de vingt-cinq membres, cherche encore à consolider son appareil administratif quelques semaines seulement après son installation : son règlement intérieur n’a été validé par la Cour constitutionnelle que le 3 août, et son bureau — désormais présidé par l’ancien chef de l’État Patrice Talon — n’a été élu que le 6 août. Voir un cadre expérimenté de la DSL rejoindre la chambre haute illustre la manière dont celle-ci puise, pour se structurer, dans le vivier de compétences déjà formé à l’Assemblée nationale.
Structuration du Sénat béninois : le transfert de compétences de l’Assemblée
En prenant ses fonctions, Iréné Aclombessi a d’abord adressé sa reconnaissance au président Djogbénou pour la confiance placée en lui. Il a situé son mandat sous le signe de l’humilité et de la rigueur procédurale, rappelant que cette confiance institutionnelle appelle avant tout des résultats. Il a ensuite détaillé trois priorités : renforcer la sécurité juridique des textes produits par l’Assemblée, accélérer l’instruction des dossiers en commission, et amorcer la dématérialisation des procédures parlementaires.
“La confiance institutionnelle est d’abord une obligation de résultat et d’exemplarité”—Dr Iréné Aclombessi, directeur des services législatifs
Prenant la parole au nom du président de l’Assemblée, retenu ce jour-là, le directeur de cabinet Abou Torou a resitué l’événement dans une perspective plus large, décrivant le changement comme une donnée permanente de l’action publique plutôt qu’une rupture à redouter. Un message qui n’est pas sans écho : depuis son élection à la tête du Parlement le 8 février dernier, Joseph Djogbénou a lui-même fait de la continuité de l’administration parlementaire, malgré le renouvellement des équipes dirigeantes, l’un des axes centraux de son discours. Torou a invité le personnel administratif à apporter à Iréné Aclombessi la loyauté et le soutien technique nécessaires à la réussite de sa mission.
“Le changement demeure la constante universelle qui anime l’action publique”—Abou Torou, directeur de cabinet du président de l’Assemblée
La poignée de main entre les deux directeurs et la photo de famille qui a suivi ont mis un point final protocolaire à la cérémonie. Mais l’essentiel se jouera dans les mois qui viennent : c’est à la fluidité avec laquelle les textes de loi circuleront désormais entre l’Assemblée nationale et un Sénat encore en rodage que se mesurera, concrètement, la réussite de cette passation.
Cotonou, 25 septembre 2026 — Quand les pompiers éteignent les flammes, une autre enquête commence. Depuis septembre 2026, l’Agence béninoise de Protection civile (ABPC) engage une transformation silencieuse mais stratégique : doter le pays de ses premiers spécialistes capables de reconstituer la chronologie d’un incendie, d’identifier son point de départ et de déterminer ses causes réelles.
Sous l’impulsion de son directeur général, le Contrôleur général de police Abdel Aziz Bio Djibril, et avec l’appui technique de la coopération française, l’agence a lancé un programme de formation à la Recherche des causes et circonstances d’incendie (RCCI). L’objectif : passer du simple constat de sinistre à une véritable expertise scientifique, capable d’alimenter la prévention et la réduction des risques.
Jusqu’ici, peu de services de protection civile en Afrique de l’Ouest disposaient d’unités spécialisées dans l’enquête post-incendie. La plupart des interventions s’arrêtaient à la maîtrise du feu, laissant les causes dans le flou — ce qui limitait la capacité à prévenir de nouveaux sinistres.
La RCCI change la donne. Elle forme des agents à observer une scène calcinée comme un laboratoire : repérer les traces de propagation, analyser les matériaux consumés, identifier les sources d’inflammation potentielles et reconstituer le scénario le plus probable.
Fin septembre, une mission française d’évaluation et de préfiguration a organisé, à Abomey-Calavi, une session intensive de formation de formateurs. Au programme : théorie, mais surtout mise en situation. Les participants ont travaillé sur des scènes d’incendie reconstituées, avec indices disséminés, zones de combustion partielle et faux départs de feu.
« On ne leur demande pas de devenir des experts du jour au lendemain, mais d’acquérir une méthode rigoureuse, reproductible et partageable », explique un formateur français détaché par la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD).
Pour ancrer cette compétence dans la durée, l’ABPC ne compte pas s’arrêter à une session ponctuelle. L’agence a sollicité les Forces armées béninoises (FAB) afin d’obtenir des conteneurs maritimes de 40 pieds, qui seront aménagés en simulateurs de scènes d’incendie.
Ces modules permettront de recréer différentes configurations de sinistres — feux d’habitation, d’entrepôt, de véhicule — dans un environnement sécurisé. Les agents pourront ainsi s’entraîner régulièrement, perfectionner leurs techniques d’observation et maintenir leurs compétences à jour.
Par ailleurs, la RCCI vise à nourrir une culture du retour d’expérience. Chaque incendie analysé devient une source de données : matériaux à risque, comportements de propagation, erreurs humaines récurrentes, défauts d’installation électrique, etc.
Ces informations permettront à l’ABPC d’ajuster ses campagnes de sensibilisation, de cibler les zones les plus vulnérables et de proposer des normes de sécurité plus adaptées aux réalités locales.
La session d’Abomey-Calavi s’est achevée par la remise d’attestations aux participants. Mais pour le directeur général Bio Djibril, il ne s’agit que d’un point de départ. « Ces certificats ne marquent pas la fin d’un processus, mais le début d’une nouvelle capacité au sein de l’ABPC », a-t-il souligné lors de la clôture.
À terme, l’agence prévoit de déployer ces enquêteurs dans les antennes départementales, de les associer aux enquêtes judiciaires en cas de sinistre suspect et de développer des partenariats avec les laboratoires régionaux spécialisés.
Dans un pays où les incendies urbains et ruraux causent chaque année des pertes humaines et matérielles importantes, cette montée en compétence pourrait changer la donne : comprendre pour mieux prévenir, et prévenir pour mieux protéger.
En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le Bénin et le Zimbabwe ont signé, le 23 septembre 2026, un accord d’exemption de visa.
L’accord d’exemption mutuelle de visas conclu entre Cotonou et Harare marque une nouvelle étape dans l’agenda diplomatique du président Romuald Wadagni. Signé par la cheffe de la diplomatie béninoise, Corinne Amori Brunet, et son homologue zimbabwéen, le professeur Amon Murwira, ce protocole supprime les formalités d’entrée pour l’ensemble des ressortissants des deux pays, qu’ils détiennent un passeport diplomatique ou ordinaire.
Si l’exécutif salue une avancée concrète vers l’intégration continentale, l’impact direct de cette mesure sur le quotidien des citoyens et sur l’économie locale suscite des questions légitimes.
Des opportunités ciblées pour les opérateurs économiques
Sur le plan commercial, la suppression du visa simplifie la mobilité des hommes d’affaires, des exportateurs et des entrepreneurs béninois. Le Zimbabwe, doté d’un secteur agricole développé et de ressources minières majeures, offre de nouveaux débouchés pour les entreprises en quête de partenariats en Afrique australe.
Cette ouverture bilatérale réduit les coûts administratifs et les délais de prospection. Pour autant, l’absence de liaisons aériennes directes entre Cotonou et Harare constitue un frein logistique majeur : la cherté des billets d’avion et la durée des transits limitent pour l’instant ces opportunités aux structures disposant d’un fonds de roulement suffisant.
Tourisme et université : des mobilités à construire
Pour le citoyen moyen, en revanche, l’impact reste conditionné à la création de passerelles concrètes. Le secteur touristique béninois pourrait attirer des visiteurs zimbabwéens curieux de découvrir le patrimoine culturel de la côte ouest-africaine, tandis que les sites d’Afrique australe deviennent plus accessibles aux voyageurs béninois.
Dans le domaine académique, cet accord facilite le montage de programmes d’échanges universitaires et de stages professionnels. Les étudiants et chercheurs béninois bénéficient d’un accès simplifié aux institutions de recherche zimbabwéennes, notamment dans les filières agricoles et de gestion des ressources naturelles, sans la contrainte des démarches de visa.
Le défi de la mise en œuvre pratique
L’efficacité de cette mesure dépendra de la capacité des deux États à transformer la levée des barrières administratives en flux économiques réels. Sans accords complémentaires pour stimuler les liaisons logistiques et encourager les forums d’affaires sectoriels, la portée de cette exemption risque d’être confinée aux représentations officielles et aux élites économiques.
L’initiative démontre, néanmoins, la volonté de Cotonou de diversifier ses alliances stratégiques au-delà du pré carré traditionnel de l’Afrique de l’Ouest. En somme, reste maintenant à traduire cette ouverture diplomatique en opportunités tangibles : sans liaisons aériennes abordables, sans programmes d’échanges concrets et sans appui aux PME, l’accord Bénin–Zimbabwe risque de rester une belle déclaration d’intention, plus qu’un levier réel de développement pour les citoyens et les entreprises des deux pays.
En déposant son adhésion à New York, Cotonou se lie à une convention qui oblige à prévenir les pollutions au-delà des frontières et à échanger des données. Le texte entrera en vigueur pour le pays le 21 décembre.
Le compte à rebours est lancé depuis New York. Suite au dépôt officiel de son instrument d’adhésion ce mardi 22 septembre 2026, le Bénin deviendra officiellement, d’ici 90 jours — soit le 21 décembre prochain —, partie prenante de la Convention des Nations Unies sur l’eau de 1992. Une étape clé qui contraindra désormais Cotonou à respecter des engagements juridiques stricts envers les États voisins partageant ses bassins hydrologiques.
Ce que le traité exige de ses membres
La Convention impose aux États parties de prévenir, de maîtriser et de réduire les dommages que leurs activités causent au-delà de leurs frontières. Elle prévoit aussi la surveillance des eaux communes et l’échange de données. Les organes conjoints que les riverains peuvent créer se chargent de suivre la qualité et la quantité de l’eau, de recenser les sources de pollution et de déclencher des alertes en cas de situation critique, selon Bénin Web TV.
Le texte pose ainsi un principe simple : une rivière commune engage la responsabilité de tous ceux qui la bordent.
Quatre bassins, quatre voisins
Le Bénin se trouve au cœur des bassins du Niger, du Mono, de la Volta et de l’Ouémé. Son gouvernement cite quatre partenaires de premier plan : le Niger, le Nigeria, le Togo et le Burkina Faso. L’adhésion, affirme-t-il, ouvre la voie à une gestion concertée de l’eau avec ces États riverain
La Convention entre en vigueur pour un nouvel État le quatre-vingt-dixième jour après le dépôt de son instrument d’adhésion. Pour le Bénin, ce jour tombe le 21 décembre 2026.
Près de deux ans de procédure
Le dépôt clôt un processus lancé en novembre 2024. Le Conseil des ministres avait alors transmis le texte à l’Assemblée nationale pour obtenir l’autorisation de ratifier. Cotonou a donc mis près de deux ans à franchir les étapes internes avant de déposer son instrument à New York.
Les pays de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe ont adopté la Convention à Helsinki en 1992, et elle est entrée en vigueur en 1996. Ses concepteurs la réservaient d’abord à la région européenne. Un amendement de 2003 a ensuite permis à tous les membres de l’ONU de l’intégrer, ce qui s’applique depuis 2016. En 2021, quatre pays extérieurs à la zone européenne en faisaient partie : le Tchad, le Sénégal, le Ghana et la Guinée-Bissau. Selon Bénin Web TV, le registre du dépositaire de l’ONU recense désormais 61 parties.
Un pari politique assumé
Le ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines attribue l’impulsion au président Romuald Wadagni. Il salue aussi le ministre Édouard Dahome et le directeur général de l’Eau, le Dr Saïd Hounkponou, pour avoir mené le dossier à son terme.
Ce qu’il reste à prouver
Le communiqué du ministère ne dit pas quels organes communs le Bénin créera avec le Niger, le Nigeria, le Togo et le Burkina Faso, ni à quelle échéance. Or la Convention ne produira ses effets concrets que si les voisins acceptent de partager leurs mesures et leurs alertes. L’adhésion pose le cadre, et les accords de bassin devront désormais lui donner un contenu