Un grave incendie, alimenté par des stocks d’essence frelatée, a ravagé le quartier Zongo, dans la commune de Glazoué, ce lundi 20 juillet 2026 au matin. L’intervention rapide des riverains, conjuguée à l’action stratégique des sapeurs-pompiers de l’Agence béninoise de Protection Civile (ABPC), a permis de dompter les flammes et de préserver les habitations environnantes.
Le feu a pris naissance peu avant 8 heures, ce lundi, au cœur du quartier Zongo, embrasant instantanément plusieurs bidons de carburant de contrebande. Sous l’effet de la chaleur, les flammes ont gagné les installations électriques, des ateliers d’artisans, une boutique de vêtements ainsi que des maisons résidentielles. Face au danger et avant l’arrivée des secours officiels, les habitants ont mobilisé les moyens disponibles pour contenir le brasier. Cette solidarité citoyenne a grandement freiné la progression du feu, limitant ainsi les premiers dégâts.
Une intervention à haut risque pour les secouristes
Avertie du sinistre, l’antenne départementale des Collines de l’ABPC, basée à Dassa-Zoumè et placée sous la direction du Capitaine Habib John Hounmavo, a immédiatement dépêché ses équipes sur les lieux. À leur arrivée, les secouristes ont fait face à une situation hautement périlleuse, rythmée par des explosions successives de bidons d’essence sous la pression du brasier.
Le professionnalisme et la parfaite maîtrise technique des agents ont permis de circonscrire définitivement le sinistre. Les pompiers ont ainsi préservé les commerces voisins et sécurisé la zone.
Modernisation des secours face aux risques du quotidien
Cette opération réussie illustre l’engagement de l’agence nationale à sécuriser les citoyens et leurs biens sur l’ensemble du territoire béninois. Par ailleurs, pour optimiser ces interventions cruciales, le Directeur général de l’ABPC, Abdel Aziz Bio Djibril, pilote actuellement un vaste plan de renforcement des capacités opérationnelles. L’institution déploiera progressivement de nouveaux véhicules-citernes d’incendie dans plusieurs localités au cours des prochains mois, une mesure concrète destinée à réduire les délais de route lors des urgences.
À la suite de ce drame évité, l’Agence béninoise de Protection Civile rappelle fermement aux populations les dangers majeurs liés au stockage et à la manipulation du carburant illicite. Enfin, les autorités invitent les citoyens à la plus grande vigilance et conseillent d’alerter immédiatement les secours dès la détection d’un sinistre.
À peine installé dans ses fonctions, le préfet du Borgou, Abdoul Chakour Assouma Naro, est allé à la rencontre des gardiens de la tradition. Reçu au palais royal de Sa Majesté Akpaki Gobi Yinsè, il a échangé avec le souverain sur plusieurs défis qui touchent le département, notamment les conflits de chefferie et les litiges fonciers. Une démarche qui traduit la volonté des autorités administratives de renforcer leur coopération avec les pouvoirs traditionnels.
Le dialogue entre l’administration territoriale et les autorités coutumières s’est invité au cœur de l’actualité du Borgou. Ce vendredi 17 juillet 2026, le préfet Abdoul Chakour Assouma Naro, accompagné du directeur départemental de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Bagoudou Mamadou Garou N’Douro, s’est rendu au palais royal de Sa Majesté Akpaki Gobi Yinsè pour une visite de courtoisie marquant ses premiers contacts officiels avec le souverain depuis sa prise de fonction.
Au-delà du caractère protocolaire de la rencontre, cette visite s’inscrit dans une volonté d’établir un dialogue permanent entre l’État et les autorités traditionnelles, dont le rôle demeure essentiel dans la préservation de la stabilité sociale au sein des communautés.
Doubles intronisations et conflits fonciers : les vérités du souverain
Sous les voûtes solennelles du palais de Parakou, le préfet a d’abord sollicité les bénédictions et les précieux conseils du roi afin d’accomplir sa mission départementale dans un climat de paix et de concertation.
Le souverain a profité de cette audience pour attirer l’attention de son hôte sur plusieurs préoccupations qui continuent d’alimenter les tensions dans certaines localités du département. Parmi les sujets évoqués figurent les cas de double intronisation de chefs traditionnels, source de rivalités au sein des communautés, ainsi que les conflits liés au bornage des terres, dont les répercussions affectent régulièrement la cohésion sociale.
Ces questions, qui mêlent enjeux coutumiers, fonciers et administratifs, constituent des défis majeurs pour les autorités locales.
En réponse aux préoccupations exprimées, Abdoul Chakour Assouma Naro a assuré avoir pris bonne note des doléances formulées par le souverain. Il a réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités traditionnelles afin de favoriser le règlement des différends et de consolider la paix dans le département.
Pour le représentant de l’État, cette coopération apparaît comme un levier essentiel pour renforcer la cohésion sociale, prévenir les conflits et accompagner les actions de développement engagées dans le Borgou.
À travers cette première visite officielle au palais royal, le préfet envoie ainsi un signal fort de concertation, convaincu que le dialogue entre les institutions républicaines et les autorités coutumières demeure un facteur déterminant pour relever les défis de gouvernance et de développement dans le département.
Face aux interrogations des populations sur les réformes en cours, le gouvernement béninois a choisi d’aller au contact des citoyens. À Cotonou, une délégation du Collège des ministres conseillers a présenté plusieurs mesures sociales phares, de la santé à l’éducation, en passant par l’agriculture et le soutien aux commerçants. Une démarche qui s’inscrit dans une stratégie assumée de pédagogie autour des politiques publiques.
Jeudi 16 juillet 2026, cette vaste campagne d’explication a fait étape dans le département du Littoral. La salle de conférence de la mairie de Cotonou a ainsi accueilli une rencontre d’envergure entre la délégation gouvernementale, actuellement en tournée nationale de sensibilisation, et les acteurs locaux.
Devant une salle comble — composée d’élus, de chefs de quartiers et de représentants de la société civile —, les émissaires de l’exécutif ont joué la carte de la proximité. L’exercice a rapidement pris des allures de grand oral, la délégation s’efforçant de lever les doutes, d’expliquer les récentes décisions sociales et d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations directes de l’assistance.
Santé : la prise en charge des urgences au cœur des priorités
Lors des échanges, les représentants du gouvernement ont particulièrement insisté sur les mesures destinées à améliorer l’accès aux soins.
Ils ont rappelé qu’une enveloppe d’un milliard de francs CFA a été mobilisée pour constituer des stocks d’intrants dans les hôpitaux publics. Cette dotation accompagne une réforme majeure : la prise en charge immédiate des urgences vitales dans les établissements publics de santé ainsi que dans les hôpitaux confessionnels partenaires, sans que les hôpitaux n’exigent de paiement préalable des patients.
Autre décision mise en avant, l’interdiction de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation du pesticide Sniper, une mesure présentée comme une réponse aux préoccupations liées à la protection de la santé publique.
L’éducation a également occupé une place importante dans les discussions. Les participants ont été informés de la suppression, dès la rentrée scolaire 2026-2027, des contributions scolaires pour les filles inscrites au second cycle de l’enseignement secondaire, de la classe de Seconde à la Terminale.
Selon les autorités, cette mesure vise à lever les obstacles financiers susceptibles de freiner la poursuite de la scolarisation des jeunes filles et à renforcer leur maintien dans le système éducatif.
Sur le plan économique, les échanges ont porté sur les dispositions prises en faveur des commerçants installés dans les nouveaux marchés modernes. Le gouvernement entend alléger certaines charges afin de soutenir leurs activités et de contribuer à l’amélioration du pouvoir d’achat.
Dans le secteur agricole, les représentants de l’État ont également annoncé l’octroi de primes exceptionnelles aux producteurs de coton, de cajou, de soja et de riz. Cette initiative s’inscrit dans une politique d’encouragement de la production nationale et de valorisation des performances agricoles.
Un exercice de dialogue direct avec les populations
Par ailleurs, cette étape de la tournée a donné lieu à un échange nourri entre les membres de la délégation gouvernementale et les participants.
Questions sur les modalités d’application des mesures, attentes des citoyens et préoccupations locales ont alimenté les débats, les représentants de l’État apportant des explications sur les différents dispositifs annoncés.
Cette approche, fondée sur le dialogue direct, traduit la volonté des autorités de renforcer la compréhension des politiques publiques et de favoriser une meilleure appropriation des réformes par les populations.
Présent à la rencontre, le préfet du Littoral, Gilbert Déou Malè, a salué cette initiative de proximité. Il a réaffirmé la disponibilité de la préfecture à accompagner les actions engagées par le gouvernement et à servir d’interface entre l’administration et les citoyens.
À travers cette tournée nationale, l’exécutif entend installer un dialogue permanent avec les populations, convaincu que l’efficacité des réformes dépend aussi de leur compréhension et de leur appropriation par les bénéficiaires. Une stratégie qui fait désormais de la pédagogie de l’action publique un levier central de la gouvernance.
Des promesses de profits rapides grâce à la revente de billets neufs, des offres de facilitation de voyages à l’étranger et des millions de francs CFA envolés. À Porto-Novo, la justice a placé un homme en détention provisoire, juste après que la Police républicaine l’a interpellé pour de nombreuses escroqueries présumées.
Le commissariat de l’arrondissement de Honvié, dans la commune d’Adjarra, a présenté, le jeudi 16 juillet 2026, le suspect au procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. À l’issue de cette comparution, le magistrat a décerné trois mandats de dépôt à l’encontre du mis en cause pour des faits d’escroquerie et de faux en écriture privée.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les policiers soupçonnent cet homme, qu’ils identifient sous les initiales Z.D.I., d’avoir développé un système d’arnaque bien rodé. Son objectif : soutirer d’importantes sommes d’argent à ses victimes en s’appuyant sur plusieurs stratagèmes.
Le leurre des billets neufs pour les cérémonies
Les investigations menées par les enquêteurs ont permis de reconstituer un mode opératoire bien rodé. Le suspect faisait croire à ses interlocuteurs qu’il pouvait obtenir auprès des banques des billets de banque neufs pour que les clients les revendent ensuite aux personnes désireuses de les distribuer lors des cérémonies festives, notamment pour le « travaillement » ou « Agor ».
En promettant des marges bénéficiaires attractives sur ces opérations, il convainquait ses victimes d’investir des sommes importantes dans ce qu’elles pensaient être une activité lucrative. D’après les enquêteurs, cette première manœuvre lui aurait permis de récupérer près d’une dizaine de millions de francs CFA.
De fausses promesses de départ pour le Canada
Le mis en cause est également soupçonné d’avoir utilisé un second procédé frauduleux lié aux projets de migration vers le Canada. À plusieurs personnes désireuses de voyager, il aurait affirmé pouvoir effectuer des opérations destinées à « mouvementer » leurs comptes bancaires afin de satisfaire aux exigences financières de certaines procédures administratives. Pour ces prétendues démarches, il aurait perçu environ douze millions de francs CFA, sans qu’aucune procédure de voyage n’aboutisse.
Une enquête déclenchée par les plaintes des victimes
C’est la multiplication des plaintes déposées auprès de la Police républicaine qui a conduit à l’ouverture d’une enquête. Les investigations ont permis aux agents du commissariat de Honvié d’interpeller le suspect la semaine dernière avant de procéder à son audition.
Lors de l’enquête, les policiers indiquent avoir recueilli des éléments laissant présumer son implication dans plusieurs faits d’escroquerie et de faux en écriture privée.
À l’issue de sa présentation au parquet de Porto-Novo, le procureur a délivré trois mandats de dépôt contre le suspect et la justice l’a placé en détention provisoire depuis le 16 juillet 2026. Il devra désormais répondre devant les magistrats des actes que la justice lui reproche.
Cette affaire rappelle la vigilance que les citoyens doivent observer face aux offres promettant des gains rapides ou des facilités de voyage en échange de versements importants. Les autorités invitent les populations à vérifier systématiquement la crédibilité des propositions qu’on leur fait et à signaler aux services compétents toute situation suspecte afin de prévenir de nouvelles victimes.
Un assaut spectaculaire de la police dans le quartier Dogoudo a levé le voile sur l’arsenal particulièrement insolite de trois cybercriminels présumés, âgés de 21 à 27 ans. Entre téléphones de dernière génération et accessoires ésotériques, plongée dans les coulisses d’un coup de filet qui bouscule les codes de la cybercriminalité locale.
Mardi 14 juillet 2026, à 18 heures, le calme du quartier Dogoudo, à Allada, est soudainement rompu. Sur la base de renseignements d’une précision chirurgicale, une unité de police se déploie devant une concession. À l’intérieur se cachent trois jeunes hommes activement recherchés.
Toutefois, sentant le piège se refermer, les occupants refusent d’ouvrir le portail. C’est le début d’un court face-à-face. Mais les forces de l’ordre ne comptent pas repartir les mains vides. Dans un geste digne d’un film d’action, les policiers escaladent le mur d’enceinte, pénètrent dans la cour et forcent l’accès à la chambre où s’étaient retranchés les suspects.
Ainsi vient de se refermer le piège sur un électricien en bâtiment de 27 ans et ses deux complices, âgés de 21 et 23 ans. Cependant, le plus surprenant restait à découvrir.
L’attirail du crime : quand le virtuel s’allie au mystique
En fouillant la pièce de fond en comble, les enquêteurs s’attendaient à trouver des ordinateurs et des téléphones. Au contraire, ils ont découvert une véritable caverne d’Ali Baba, où la technologie la plus moderne côtoie le folklore ésotérique le plus sombre.
Catégorie
Objets saisis par la police
Technologie et réseau
7 téléphones Android, 1 téléphone à touches, 24 cartes SIM, 31 plaquettes de réseaux mobiles
Finance et identités
Faux billets de 10 000 FCFA, 7 liasses de faux billets de 100 dollars américains, 1 carte bancaire Ecobank, 4 cartes d’identification personnelle (CIP)
Attirail ésotérique
2 « cartes Illuminati », 4 polos de la loge franc-maçonne, 4 casquettes « Fraternité Bénin 666 », 1 bible maçonnique, 1 soutane noire et ses accessoires
Le saviez-vous ? Dans l’univers des « gaymen » (cybercriminels béninois), le recours à des rituels ésotériques, souvent qualifié de « cyber-maraboutage », est fréquemment évoqué. Les auteurs de ces escroqueries cherchent ainsi à s’attirer une protection mystique, à envoûter leurs victimes à distance ou à se donner une image de puissance.
Des aveux sur place et le spectre de la CRIET
Confrontés à l’évidence face à ce trésor de guerre pour le moins suspect, les trois jeunes gens n’ont pas tenté de nier les faits. Face aux policiers, ils ont rapidement reconnu les faits de cybercriminalité et d’escroquerie qui leur sont reprochés.
Pour ces trois apprentis sorciers du Web, la récréation est définitivement terminée. Transférés dans les locaux de la Direction centrale de la lutte contre la délinquance (DCLD), ils attendent désormais leur face-à-face avec le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Par ailleurs, dans les prochains jours, cette juridiction spécialisée devra déterminer l’ampleur de leur réseau et l’usage exact qu’ils comptaient faire de leurs faux billets ainsi que de leur panoplie occulte.
Du clavier au sanctuaire : le mirage brisé du gain facile
En fait, cette affaire dépasse le cadre du banal fait divers. Elle jette une lumière crue sur une transition sociologique douloureuse au sein d’une partie de la jeunesse béninoise. Jadis perçue à tort comme un raccourci doré vers l’ascension sociale, la cybercriminalité a perdu ses faux airs de conte de fées pour révéler son vrai visage : celui d’une tragique impasse.
Pour forcer un destin qui leur échappe, ces cybercriminels ne se contentent plus de manipuler les algorithmes et les réseaux sociaux. Ils s’enfoncent désormais dans une surenchère mystique, un pacte occulte qui détruit leur vie bien avant l’intervention de la police.
Le piège de la double aliénation : en s’adonnant à ces rituels, ces jeunes aliènent leur esprit et hypothèquent leur avenir sur le long terme. Une prison mentale qui les poursuit jusque derrière les barreaux des pénitenciers.
Le grand paradoxe de l’ère moderne : C’est toute la contradiction du phénomène « gayman ». Bien que la fraude soit résolument digitale, ses fondations s’enracinent dans des dérives mystiques archaïques, conçues pour exploiter la crédulité et la détresse humaine.
En fin de compte, l’arsenal saisi à Allada prouve que la traque menée par la CRIET et la Police républicaine n’est pas qu’un défi technologique ou judiciaire. C’est un combat de société pour sauver une génération face à ses propres démons.
La Police républicaine poursuit son offensive contre les réseaux de trafic de stupéfiants. À Godomey, dans la commune d’Abomey-Calavi, les forces de l’ordre ont mené simultanément une opération sur deux sites réputés pour le commerce de produits psychotropes. Elles ont interpellé 52 personnes et saisi d’importantes quantités de stupéfiants.
Les forces de l’ordre ont frappé tôt et simultanément. En effet, le mercredi 15 juillet 2026, des éléments du commissariat de l’arrondissement de Godomey ont lancé une opération de sécurisation ciblant deux ghettos identifiés comme des foyers d’activités liées aux stupéfiants, à Hêvié-Liclan et à Togoudo, au niveau de l’ancien marché.
Leur intervention a permis de démanteler les deux sites et a conduit à l’interpellation des suspects impliqués dans le trafic, la commercialisation et la consommation de produits psychotropes.
Au cours des perquisitions, les policiers ont procédé à plusieurs saisies. Selon les informations communiquées, 285 comprimés psychotropes ont été découverts, ainsi qu’une importante quantité de chanvre indien et plusieurs pipes destinées à sa consommation.
Les forces de sécurité ont également mis la main sur du numéraire, des téléphones portables, quatre motocyclettes d’origine douteuse, ainsi que divers autres objets, désormais placés sous scellés dans le cadre de l’enquête.
Une pression renforcée contre les réseaux de stupéfiants
Par ailleurs, cette opération s’inscrit dans la stratégie de la Police républicaine visant à intensifier la lutte contre les points de vente et de consommation de drogues, régulièrement identifiés comme des foyers de délinquance et d’insécurité dans plusieurs localités du pays.
En démantelant ces deux ghettos, les enquêteurs cherchent également à désorganiser les réseaux qui alimentent le trafic local de substances illicites et à réduire les activités criminelles qui gravitent autour de ces lieux.
Les forces de l’ordre ont interpellé 52 personnes, qui restent présumées innocentes jusqu’à une éventuelle décision de justice. Les enquêteurs les présenteront au procureur de la République, chargé de décider des suites judiciaires à donner à cette affaire au regard des éléments réunis.
Cette nouvelle opération confirme la détermination des forces de sécurité à appliquer une politique de tolérance zéro face au trafic de stupéfiants. En définitive, en multipliant les actions de terrain dans les quartiers sensibles d’Abomey-Calavi, elles renforcent la sécurité des populations et rappellent que la lutte contre ce fléau demeure une priorité nationale.
Face à la recrudescence des morsures et des attaques de chiens dans la ville de Cotonou, les autorités départementales passent à l’offensive. Réunis autour du préfet du Littoral, les services compétents ont engagé une réflexion destinée à renforcer la lutte contre les animaux errants et à mieux protéger les populations.
Les incidents impliquant des chiens errants ou divagants se multiplient à Cotonou, suscitant une inquiétude croissante parmi les habitants. Conscient des risques que cette situation fait peser sur la sécurité publique et la santé des populations, le préfet du département du Littoral, Gilbert Déou Malè, a réuni, mercredi 15 juillet 2026, les différentes structures concernées à la Préfecture du Littoral afin d’élaborer une réponse coordonnée.
Cette séance de travail a permis d’établir un état des lieux de la situation et d’identifier les principaux obstacles à une gestion efficace des animaux errants. Les échanges ont notamment porté sur les difficultés d’intervention sur le terrain, les dispositifs de prise en charge des chiens divagants ainsi que les mesures réglementaires en cours de finalisation pour mieux encadrer leur gestion.
Cotonou : le préfet Gilbert Déou Malè insiste sur une mobilisation collective contre les risques liés aux animaux errants
La rencontre visait également à définir des actions opérationnelles capables d’apporter des réponses rapides aux préoccupations des populations. Les participants ont ainsi examiné plusieurs mécanismes destinés à améliorer la coordination entre les différents services appelés à intervenir dans la prévention et la gestion de ces incidents.
À l’issue des travaux, le préfet Gilbert Déou Malè a insisté sur la nécessité d’une mobilisation de tous les acteurs concernés. Selon lui, la protection des citoyens face aux risques liés aux animaux errants repose sur une responsabilité collective qui exige méthode, rigueur et efficacité. Il a ainsi invité chaque structure à assumer pleinement son rôle afin que les décisions arrêtées se traduisent rapidement par des résultats concrets sur le terrain.
Hausse des morsures à Cotonou : le préfet appelle à la vigilance face aux chiens errants pour renforcer la sécurité sanitaire
Le préfet a également lancé un appel à la vigilance des habitants. Il les encourage à signaler sans délai aux services compétents tout chien errant ou tout animal susceptible de représenter un danger pour les personnes. Une démarche qu’il considère comme indispensable pour prévenir de nouveaux accidents et renforcer la sécurité sanitaire dans la capitale économique.
Cette mobilisation intervient dans un contexte où les morsures de chiens constituent un enjeu de santé publique, notamment en raison des risques de transmission de la rage. En renforçant la coordination entre les services de l’État et en misant sur l’implication des citoyens, les autorités du Littoral entendent durablement réduire les dangers liés aux animaux divagants et garantir un environnement plus sûr pour les populations de Cotonou.
Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko, a reçu ce mercredi 15 juillet 2026 le directeur général Pay TV de Canal+ Afrique francophone, Aziz Diallo. Une rencontre consacrée aux perspectives de développement du secteur audiovisuel béninois et au renforcement de la collaboration entre le régulateur et l’opérateur.
À Cotonou, les échanges entre régulateur et acteur privé de l’audiovisuel se poursuivent. Le président de la HAAC, Édouard Loko, s’est entretenu avec Aziz Diallo, directeur général Pay TV de Canal+ Afrique francophone, accompagné de Yacine Alao, directrice générale de Canal+ Bénin.
Ce rendez-vous s’inscrit au cœur d’une véritable mutation des médias au Bénin. Entre l’essor des plateformes numériques, le boom des créations locales et les nouvelles manières de consommer l’information, le paysage audiovisuel national est en pleine réinvention.
Lors de l’entretien, les deux parties ont évoqué les perspectives de collaboration entre la HAAC et Canal+, avec l’objectif de consolider un environnement audiovisuel dynamique, responsable et tourné vers l’innovation.
Des orientations au cœur de la stratégie de Canal+ au Bénin
À l’issue de l’audience, Aziz Diallo a expliqué que sa visite s’inscrivait également dans une démarche de reconnaissance envers le président de la HAAC. Selon lui, les orientations formulées par Édouard Loko lors d’une précédente rencontre, intervenue une année auparavant au moment de sa prise de fonction au sein du groupe Canal+, ont accompagné la stratégie de développement de l’entreprise au Bénin.
Le responsable de Canal+ Afrique francophone a souligné que ces recommandations, associées au travail des équipes locales, ont contribué aux avancées enregistrées par le groupe sur le marché béninois.
Il a également salué l’accompagnement des autorités béninoises dans le développement des activités de Canal+, estimant que ce cadre favorise une évolution harmonieuse de l’entreprise tout en participant à la croissance du secteur audiovisuel national.
Productions locales et proximité avec les abonnés au centre des ambitions
Au terme des discussions, Canal+ a réaffirmé sa volonté d’intensifier ses productions, de renforcer sa proximité avec les publics béninois et de proposer davantage de contenus adaptés aux attentes des abonnés.
L’opérateur entend poursuivre son engagement dans l’écosystème audiovisuel national en collaboration avec les institutions compétentes, notamment la HAAC, chargée de veiller au respect des règles encadrant les médias et la communication au Bénin.
Cette audience marque ainsi une nouvelle étape dans les relations entre l’instance de régulation et le groupe audiovisuel, autour d’une ambition commune : accompagner la transformation du paysage médiatique béninois et soutenir le développement d’une industrie audiovisuelle plus structurée.
À Porto-Novo, une affaire présumée d’escroquerie mobilise les enquêteurs après des mois de promesses de crédits faciles et de permis de conduire à coût réduit. Derrière ce qui ressemblait à une opportunité, les investigations dévoilent un mécanisme qui fait plusieurs centaines de victimes dans différents départements du pays.
Pendant plusieurs mois, le projet circulait de bouche à oreille, porté par un discours séduisant qui promettait un accès simplifié à des prêts financiers et à des permis de conduire proposés à des tarifs largement inférieurs aux prix habituels. Dans un pays comme le Bénin, où l’accès au crédit demeure un défi pour de nombreux ménages et où l’obtention d’un permis représente un investissement important, l’initiative a rapidement suscité l’intérêt de centaines de personnes.
À Porto-Novo, Sèmè-Podji, Akpro-Missérété, Lalo, Glazoué et dans plusieurs autres localités, des candidats ont constitué leurs dossiers, convaincus que le programme reposait sur un partenariat capable de faciliter l’accès aux financements. Chacun espérait franchir une étape décisive pour développer une activité, financer un projet personnel ou obtenir son permis de conduire.
Des centaines de victimes piégées par la promesse de prêts rapides
Au fil des semaines, les versements se sont multipliés. Selon les premiers éléments de l’enquête, une plaignante affirme avoir remis près de 4 977 400 FCFA au principal suspect afin de bénéficier des services annoncés. Le suspect a bien encaissé les fonds, tandis que les prêts attendus tardaient à se matérialiser, jusqu’à laisser place à un silence grandissant qui a progressivement éveillé les soupçons des souscripteurs.
Lorsque les bénéficiaires ont cherché des explications, le promoteur présumé demeurait introuvable. Les plaintes se sont alors accumulées auprès des services de police, ouvrant une enquête destinée à retracer son parcours et à comprendre le fonctionnement de cette opération.
L’arrestation du suspect et la découverte du réseau « Permis Vacances »
Après près de quatre mois de recherches, les enquêteurs ont localisé le suspect le 8 juillet 2026, avec l’appui du commissariat central d’Abomey-Calavi. Son interpellation marque une étape importante dans un dossier dont les ramifications semblent dépasser le cadre du premier programme présenté aux victimes.
Les investigations ont en effet mis au jour un second dispositif baptisé « Permis Vacances », qui aurait reposé sur un schéma similaire. D’après les premiers constats, ce nouveau projet aurait permis de collecter d’importantes sommes d’argent auprès de souscripteurs installés dans d’autres départements, avant que son initiateur présumé ne disparaisse à nouveau.
Les auditions se poursuivent afin d’identifier l’ensemble des personnes concernées, d’évaluer le montant global des sommes versées et de reconstituer le circuit financier emprunté par les fonds. Les enquêteurs s’attachent également à déterminer l’étendue des responsabilités et à vérifier l’existence d’éventuels complices ou relais ayant participé à la diffusion des offres.
Taux d’intérêt élevés : la crise de confiance envers le système bancaire béninois
Cette affaire illustre de manière flagrante à quel point certains Béninois ne font plus confiance au prêt bancaire classique.
Les taux d’intérêt particulièrement élevés appliqués par les institutions financières traditionnelles poussent de nombreux citoyens à se tourner vers des offres alternatives non régulées, promettant un accès rapide au crédit ou à des services administratifs à des conditions trop belles pour être vraies.
Dans un contexte économique où les besoins de financement des micro-entrepreneurs et des ménages demeurent cruciaux, ces mécanismes de contournement séduisent aisément un large public. Face à ce constat social, de nombreux observateurs estiment que l’État doit réformer en profondeur le système de prêt bancaire afin de rendre le crédit plus inclusif et d’éviter que de tels drames financiers ne se reproduisent.
Le Bénin franchit un nouveau cap dans la reconquête de son patrimoine culturel. En installant un Comité scientifique national chargé d’accompagner une nouvelle demande de restitution adressée à la France, le pays choisit la voie de l’expertise, de la recherche et de la coopération scientifique pour faire progresser un dossier devenu emblématique sur le continent africain.
À Cotonou, le patrimoine a changé de visage. Derrière les vitrines des futurs musées, les textes de loi modernisés et les œuvres déjà revenues sur le sol béninois, une nouvelle bataille s’organise, cette fois autour des archives, des preuves historiques et de la recherche scientifique. Le gouvernement béninois entend désormais transformer chaque document, chaque expertise et chaque argument juridique en levier capable d’accompagner le retour de nouveaux biens culturels conservés dans les collections publiques françaises.
Cette nouvelle séquence de la politique patrimoniale du Bénin s’inscrit dans la dynamique de coopération renforcée avec la France. Les deux pays ont choisi un dialogue nourri par la confiance, la rigueur académique et le respect mutuel, à travers la perspective de création d’une Commission scientifique conjointe appelée à examiner les dossiers de restitution avec une approche fondée sur les faits, les archives et les connaissances scientifiques.
Une nouvelle requête de 35 biens culturels au cœur de la stratégie
Au cœur de cette stratégie figure une nouvelle requête officiellement portée par le gouvernement béninois. Trente-cinq biens culturels, accompagnés d’archives conservées en France, composent cette demande élaborée à partir d’un important travail historique, patrimonial, juridique et scientifique. La réponse favorable exprimée par les autorités françaises ouvre désormais une phase consacrée à l’expertise, aux échanges techniques et à la consolidation des éléments destinés à éclairer les futures décisions.
Pour relever ce défi, le Bénin mobilise son capital scientifique. Le 14 juillet 2026, à Cotonou, le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, a officiellement installé un Comité scientifique national, une équipe de six spécialistes réunissant des historiens de l’art, des experts du patrimoine culturel et des spécialistes de la restitution des biens culturels.
Face aux membres du Comité, le ministre a rappelé l’ampleur de la mission qui leur est confiée, appelant à une démarche guidée par la rigueur intellectuelle, l’excellence scientifique, la collégialité et le sens de l’intérêt général afin de garantir la solidité des travaux qui accompagneront les prochaines étapes du processus.
Bénin : restitution d’œuvres et stratégie patrimoniale
Sous la présidence d’Alain Godonou, figure reconnue des politiques patrimoniales africaines, l’équipe s’est déjà engagée dans un calendrier dense. En effet, les experts ont pour mission d’élaborer la feuille de route nationale, de participer à la mise en place de la future Commission scientifique conjointe franco‑béninoise, de consolider le dossier consacré aux trente‑cinq biens culturels sollicités et de produire les avis scientifiques destinés à orienter les décisions relatives aux restitutions.
Cette initiative illustre la détermination et l’évolution stratégique du gouvernement béninois. Après avoir démontré sa capacité à accueillir les œuvres restituées grâce à des infrastructures muséales modernes et à un cadre juridique renforcé, le pays investit désormais le champ de la recherche scientifique. Objectif : donner davantage de profondeur à son action patrimoniale et inscrire durablement la question des restitutions dans une coopération internationale fondée sur le savoir.
À travers cette nouvelle étape, le Bénin affirme une vision où chaque œuvre retrouvée dépasse sa valeur artistique pour devenir un fragment de mémoire nationale, un témoin de l’histoire collective et un symbole de souveraineté culturelle. La science, l’expertise et la coopération internationale s’imposent ainsi comme des instruments majeurs pour rapprocher les peuples autour d’un patrimoine partagé.