HAAC : Édouard Cocou Loko durcit le ton face aux dérives médiatiques

Le président Édouard Cocou Loko a lancé ce  jeudi la deuxième session ordinaire 2026 de l’instance de régulation béninoise. Derrière un agenda technique chargé de renouvellements de licences, c’est sa mise en garde envers une partie de la presse en ligne qui a retenu l’attention.

Cotonou, 17 septembre 2026 — Le ton était donné dès l’ouverture. Réunissant jeudi les conseillers de la 7ᵉ mandature pour le lancement de la deuxième session ordinaire de l’année, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Cocou Loko, a consacré une bonne partie de son discours non pas au calendrier des réformes, mais à un avertissement adressé aux organes de presse qu’il juge portés sur l’invective plutôt que sur l’information.

Saluant les rédactions qui, selon lui, privilégient enquêtes et sujets de fond, le président de la HAAC a clairement distingué ces dernières d’une autre catégorie de médias, accusés de nourrir la défiance envers les institutions par des contenus polémiques. Ce distinguo, formulé alors que le pays traverse une période de trêve politique, n’est pas passé inaperçu dans un paysage médiatique béninois habitué aux tensions avec son régulateur.

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Une ligne plus dure assumée

Le message se voulait sans ambiguïté. Le président Loko a revendiqué une posture ferme envers les professionnels qu’il associe aux diatribes, tout en leur reconnaissant le droit d’exister en dehors du champ médiatique.

« Il a averti que ces professionnels des invectives ne devaient pas exister dans les médias et affirmé le retour d’une main plus ferme que jamais. » — Édouard Cocou Loko, président de la HAAC

Le président de la HAAC a par ailleurs mis en avant la coopération de son institution avec la Commission nationale de l’Informatique et des libertés du Numérique (CNIN) et avec le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), présentée comme un appui utile à sa mission de régulation.

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Un agenda de réformes structurantes

Au-delà de la sortie remarquée sur la discipline journalistique, la session qui s’ouvre porte un programme de travail dense pour quatre mois. Deux chantiers dominent l’ordre du jour : le renouvellement des conventions signées avec la première génération de médias en ligne, puis l’engagement de la même procédure pour les organes autorisés plus récemment.

La HAAC entend également conduire à son terme un appel à candidatures pour l’attribution de nouvelles fréquences radiophoniques. L’instance vise ainsi un double objectif : régulariser les opérateurs qui émettaient jusque-là en marge du cadre légal et équiper de radios locales les zones qui en manquent aujourd’hui.

« Il a justifié cette ouverture de fréquences par la nécessité de régulariser certains opérateurs et de doter en radios des localités qui en manquent encore. » — Édouard Cocou Loko, président de la HAAC

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Un régulateur régulièrement scruté

Le double positionnement affiché ce jeudi — fermeté envers une partie de la presse, ouverture de nouvelles fréquences — s’inscrit dans une trajectoire suivie de près par les organisations de défense de la liberté de la presse. Reporters sans frontières a documenté ces dernières années un recul des marges de manœuvre des rédactions béninoises, évoquant des pressions qui poussent certains médias privés à s’autocensurer pour éviter des sanctions de la HAAC. L’organisation avait aussi relevé plusieurs suspensions d’organes de presse prononcées par le régulateur lors de la dernière décennie.

Le gouvernement et la HAAC justifient de leur côté ces mesures par la nécessité d’assainir un secteur en forte expansion, notamment en ligne, où la multiplication de sites d’information sans autorisation complique le contrôle de la fiabilité des contenus diffusés. Les deux lectures — discipline nécessaire d’un côté, resserrement de l’espace médiatique de l’autre — continueront probablement de s’affronter à mesure que la HAAC avancera sur son calendrier de régularisations.

Le président de la HAAC a clos son intervention par un appel à l’engagement de ses conseillers pour les quatre mois à venir, entre présence sur le terrain et traitement des dossiers en instance. La deuxième session ordinaire de 2026 s’annonce ainsi comme un test pour l’équilibre, toujours précaire au Bénin, entre régulation du secteur et respect du pluralisme médiatique.

SIMA 2026 au Bénin : Enjeux et perspectives du marché musical

COTONOU, 17 septembre 2026 — La troisième édition du Salon des Industries Musicales d’Afrique Francophone (SIMA) se tiendra du 12 au 13 novembre 2026 dans la capitale économique béninoise. Cette nouvelle édition entend dépasser le cadre ordinaire du rendez-vous musical pour interroger la place de la création africaine dans l’économie, la diplomatie culturelle et les rapports d’influence à l’échelle mondiale.

Après une précédente édition qui avait réuni plus de 6 700 participants, dont plus de 3 000 professionnels, le SIMA revient au Bénin avec une programmation davantage tournée vers les mutations de l’industrie musicale et les opportunités qu’elles offrent aux créateurs africains. Le thème retenu, « Musique africaine : de la scène au pouvoir d’influence », traduit cette volonté de faire évoluer le regard porté sur un secteur dont la portée dépasse désormais largement le seul divertissement.

Quand la musique devient un levier d’influence

Pendant deux jours, artistes, producteurs, investisseurs, institutions, professionnels de la culture et acteurs internationaux confronteront leurs expériences autour des transformations qui redessinent l’industrie musicale. L’objectif affiché consiste à mieux convertir la visibilité croissante des artistes africains en retombées économiques concrètes. Le SIMA veut notamment favoriser les connexions entre créateurs, marchés, investisseurs et institutions afin d’améliorer la diffusion, la monétisation et l’exportation des productions africaines.

Cette ambition s’inscrit dans un contexte marqué par l’essor des industries culturelles et créatives sur le continent. Selon les organisateurs, l’économie créative africaine pourrait contribuer à générer jusqu’à 20 millions d’emplois à l’horizon 2030. Dans cette perspective, la musique apparaît comme un espace à la fois artistique, économique et stratégique.

Le Bénin au centre d’un réseau panafricain

Pour la deuxième fois consécutive, le Bénin accueillera le SIMA. Les organisateurs présentent ce choix comme le prolongement de la dynamique engagée par le pays pour renforcer la place des industries culturelles et créatives dans son développement et accroître son rayonnement à l’international.

La manifestation bénéficie du soutien de plusieurs partenaires institutionnels et privés, parmi lesquels le ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine du Bénin, le ministère du Tourisme et du Commerce extérieur du Bénin, l’ambassade de France en Côte d’Ivoire, la Fondation BOAD, ainsi que la SACEM, Sony Music et Warner Music Africa.

Co-fondé en 2022 par l’entrepreneur culturel Mamby Diomandé et l’artiste-producteur Pit Baccardi, le SIMA veut ainsi consolider son rôle de plateforme de connexion entre les différents marchés de la création africaine et leurs partenaires internationaux.

Trois priorités pour structurer le marché

La programmation de 2026 s’articulera autour de trois perspectives fondamentales. La première concerne la compétitivité et l’internationalisation des acteurs de la musique. Le salon entend favoriser une meilleure préparation des professionnels aux exigences des marchés internationaux et renforcer les conditions d’exportation des talents africains.

Le deuxième axe mise sur la coopération entre les différents secteurs créatifs. Musique, mode, cinéma, tourisme et sport seront appelés à multiplier les passerelles afin de créer de nouveaux modèles économiques et de diversifier les sources de revenus. Le troisième volet portera sur les politiques publiques, la propriété intellectuelle et la régulation. Les échanges devront notamment alimenter des réflexions sur la protection des créateurs et les mécanismes permettant aux acteurs africains de mieux récupérer la valeur générée par leurs œuvres.

L’intelligence artificielle au cœur des mutations

Le développement du numérique transforme profondément les méthodes de création, de production et de diffusion de la musique. Le SIMA 2026 entend consacrer une place importante à ces mutations, avec des échanges sur l’intelligence artificielle, les droits d’auteur, la mobilité des artistes, le financement et les nouveaux marchés.

Cette évolution pose de nouvelles questions aux professionnels : comment protéger les œuvres dans un environnement numérique en constante évolution ? Comment mieux rémunérer les créateurs ? Et surtout, comment permettre aux artistes africains de tirer pleinement profit d’un marché mondial de plus en plus connecté ? Le salon veut apporter des éléments de réponse en réunissant autour d’une même table les différents maillons de la chaîne musicale.

Une résidence pour créer au-delà des frontières

Le SIMA ne limitera pas ses activités aux conférences et aux rencontres professionnelles. Du 7 au 11 novembre, le SIMA Lab. Music réunira artistes et beatmakers africains dans le cadre d’une résidence destinée à produire un EP collaboratif. Le projet prévoit une distribution potentielle par une major internationale, donnant ainsi à cette résidence une dimension à la fois artistique et professionnelle.

Les 12 et 13 novembre, les journées professionnelles et les panels prendront le relais avec des discussions consacrées aux enjeux majeurs de l’industrie musicale contemporaine.La programmation accordera également une place à la relation entre football et musique, deux secteurs dont l’impact sur l’image et l’influence du continent ne cessent de progresser.

Les nouveaux talents sous les projecteurs

Le Makaya, espace consacré à la découverte, permettra par ailleurs à de jeunes artistes de plusieurs pays africains de se produire devant le public et les professionnels. Des talents venus notamment du Togo, du Kenya et de Madagascar seront mis en avant, offrant à la relève une occasion de rencontrer d’autres acteurs de l’industrie et d’élargir ses perspectives. Le programme comprendra également la remise du Prix Hamed Bakayoko, une distinction honorifique destinée à saluer l’engagement d’un mécène en faveur du développement des industries culturelles et créatives africaines.

La culture comme prolongement du rendez-vous professionnel

Le SIMA poursuivra son programme le 14 novembre avec un circuit touristique organisé en collaboration avec Bénin Tourisme. Artistes, professionnels et invités internationaux pourront découvrir plusieurs sites emblématiques du pays. Cette séquence entend prolonger les échanges dans un cadre différent et mettre en valeur le patrimoine culturel et touristique béninois auprès des participants venus d’Afrique et d’ailleurs.

À travers cette troisième édition, le SIMA veut ainsi installer la musique au croisement de plusieurs enjeux : création artistique, développement économique, innovation technologique, coopération culturelle et influence internationale. À Cotonou, les organisateurs ambitionnent surtout de faire émerger des connexions capables de transformer le succès grandissant de la musique africaine en opportunités durables pour les artistes, les entreprises culturelles et l’ensemble de l’écosystème créatif du continent.

CES du Bénin : adoption du rapport économique et social

COTONOU, 17 septembre 2026 — Le Conseil économique et social (CES) franchit un cap décisif dans le pilotage des politiques publiques nationales. Réunis en assemblée plénière ce jeudi 17 septembre 2026 sous la conduite de son président, Abdoulaye Bio Tchané, les conseillers nationaux ont validé la mouture définitive du Rapport sur l’état économique et social du Bénin.

Conseil Économique et Social du Bénin
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Une boussole stratégique pour l’action gouvernementale

Le rapport ainsi validé adopte une approche transversale en cartographiant les défis nationaux à travers de multiples prismes. Conçu sur la base des prérogatives fixées par la loi organique nᵒ 2026-13 du 31 juillet 2026, ce document de référence analyse en profondeur l’adéquation entre l’appareil éducatif et la formation technique, tout en évaluant l’impact des politiques environnementales.

Au-delà du simple constat chiffré, il livre une radiographie exhaustive des dynamiques structurelles du pays, articulée autour des grands piliers du développement : croissance économique, équilibres sociaux, impératifs environnementaux, éducation et formation technique. De surcroît, l’analyse intègre des secteurs clés tels que la performance portuaire, l’efficacité des flux transfrontaliers, ainsi que l’ancrage territorial des politiques publiques, afin de consolider la cohésion nationale et la sécurité.

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Un dialogue renforcé entre experts et décideurs

Avant de sceller cette version finale, l’assemblée plénière a soumis le texte à un examen critique rigoureux, amendant chaque chapitre pour y intégrer des recommandations opérationnelles. Dès lors, cette démarche participative permet au CES d’affûter son rôle de conseiller stratégique auprès de l’exécutif.

Dans les prochains jours, le président Abdoulaye Bio Tchané transmettra officiellement le rapport complet au gouvernement. À travers cette contribution, l’institution offre ainsi aux décideurs un instrument d’aide à la décision taillé pour orienter les arbitrages budgétaires et stimuler la transformation structurelle du Bénin.

En somme, par cet exercice institutionnel, le Conseil économique et social réaffirme sa position de vigie stratégique, fournissant aux décideurs publics une radiographie fidèle des réalités de terrain et des leviers d’action nécessaires pour stimuler la croissance et le développement durable du Bénin.

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Colloque scientifique Parakou-Kara 2026 : innover pour l’Afrique

PARAKOU, 17 septembre 2026  — La recherche scientifique africaine ne peut plus rester éloignée des réalités quotidiennes. C’est le message qui ressort de l’ouverture, mardi 15 septembre 2026 à l’Université de Parakou, de la 8ᵉ édition du colloque scientifique international conjoint des universités de Parakou et de Kara. Pendant quatre jours, les participants venus d’une vingtaine de pays réfléchissent aux moyens de faire de l’innovation un outil directement utile au développement. 

Placées sous le thème « Innover pour un avenir durable : enjeux, défis et rôles des universités africaines », les assises réunissent chercheurs, enseignants, doctorants, responsables universitaires, décideurs et acteurs du développement autour d’une même question : comment mieux connecter la production scientifique aux besoins des sociétés africaines ? 

Assemblée Nationale du Bénin
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Djogbénou met l’accent sur l’utilité de la science

Parrain de cette édition, le président de l’Assemblée nationale du Bénin, professeur Joseph Fifamin Djogbénou, a placé la question de l’utilité sociale de la recherche au centre de son intervention. Le responsable politique a appelé les chercheurs à privilégier des travaux capables d’apporter des réponses aux préoccupations concrètes des populations. Il estime notamment que les productions scientifiques doivent contribuer à répondre aux besoins essentiels liés à l’alimentation, au logement, à la santé, à l’habillement et à l’éducation. 

Joseph Djogbénou a également plaidé pour une hausse du financement public consacré à la recherche. Il souhaite par ailleurs une diffusion plus large des travaux scientifiques africains en anglais, afin d’accroître leur visibilité au-delà du continent.  Cette intervention rejoint l’orientation générale du colloque, qui cherche à rapprocher davantage l’université des réalités économiques, sociales, technologiques et environnementales auxquelles l’Afrique doit répondre.

Assemblée Nationale du Bénin
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Parakou et Kara renforcent leur partenariat

Par ailleurs, cette rencontre confirme la continuité de la coopération entre les universités de Parakou et de Kara. Depuis huit ans, les deux établissements organisent alternativement ce rendez-vous, devenu un espace régulier de partage d’expériences et de construction de projets communs. 

Cette coopération entre désormais dans une nouvelle phase avec un plan quinquennal 2026-2030. Les deux institutions entendent notamment adapter leurs formations aux réalités socio-économiques, développer une recherche responsable, élargir les partenariats et moderniser la gouvernance universitaire.

Pour la présidente de l’Université de Kara, professeure Prénam Houzou-Mouzou, l’enjeu consiste à faire de l’enseignement supérieur un espace capable de former, d’innover et de produire des réponses adaptées aux besoins des communautés. 

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Plus de 700 communications au programme

L’édition 2026 affiche une forte participation scientifique. L’Université de Kara indique plus de 600 participants, dont 167 membres de sa délégation, tandis que plus de 700 communications doivent être présentées, en présentiel comme à distance. 

Le programme comprend une conférence inaugurale, deux conférences plénières, une formation consacrée à l’innovation, une table ronde ainsi que plusieurs ateliers et sessions thématiques. Les travaux doivent permettre de confronter les résultats de recherche, de partager les expériences et d’identifier de nouvelles pistes d’action. 

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Une plateforme pour passer des idées aux applications

Pour le comité d’organisation, la diversité des disciplines et des profils doit favoriser le rapprochement entre les savoirs. L’objectif affiché est de créer un cadre où chercheurs, institutions publiques et partenaires peuvent faire émerger des initiatives susceptibles d’avoir un impact concret. 

Le colloque se poursuit jusqu’au 18 septembre 2026 à Parakou. Au terme des échanges, les organisateurs attendent des recommandations sur la manière de mieux articuler recherche, innovation, formation et développement durable en Afrique de l’Ouest. 

Natitingou : L’unité de transformation de karité exécutée à 85 %

NATITINGOU, 16 septembre 2026 — À Kantaborifa, la filière karité s’apprête à franchir un nouveau cap. Le chantier de l’unité de transformation destinée à la coopérative Tchokandé affiche désormais un taux d’exécution de 85 %, rapprochant les femmes transformatrices de la mise en service d’un outil conçu pour accroître leurs capacités de production.

Le maire de Natitingou s’est rendu sur le site ce mardi 15 septembre pour évaluer directement l’état d’avancement des travaux. Située derrière la brèche, l’infrastructure est déjà largement visible et entre progressivement dans sa phase finale.

Mairie de Natitingou
© Mairie de Natitingou
Un équipement pour renforcer la transformation locale

Au-delà de la construction du bâtiment, le projet doit surtout apporter une réponse aux limites auxquelles sont confrontées les productrices dans la transformation du karité.

L’unité sera équipée de matériels modernes fonctionnant principalement à l’électricité. Ces installations devraient permettre à la coopérative Tchokandé d’améliorer ses procédés de transformation, tout en augmentant les volumes de beurre de karité produits.

Pour les femmes de Kantaborifa, l’enjeu dépasse donc la seule disponibilité d’un nouveau bâtiment. L’objectif consiste à disposer d’un outil de production plus adapté, capable de soutenir leur activité économique et de renforcer la valorisation locale des amandes de karité.

Mairie de Natitingou
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Le maire insiste sur la qualité des travaux

Accompagné par le chef de chantier et un représentant de l’ATDA, le maire a pu examiner l’évolution des différents travaux. Le niveau d’exécution annoncé à 85 % témoigne de l’entrée du projet dans sa dernière ligne droite.

L’autorité communale a toutefois appelé les intervenants à maintenir le niveau de qualité attendu et à respecter les délais prévus dans le contrat. Pour la mairie, la réussite du projet ne se mesure pas uniquement à l’achèvement du chantier, mais aussi à la capacité de l’infrastructure à répondre durablement aux besoins de ses bénéficiaires.

Le maire a également salué l’implication des acteurs techniques et financiers qui accompagnent la réalisation de l’ouvrage.

Mairie de Natitingou
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Un second chantier inspecté derrière la brèche

La visite communale ne s’est pas limitée à l’unité de transformation de karité. Avant de rejoindre son bureau, le maire s’est également rendu sur le site du futur poste d’abattage moderne, implanté dans le même secteur.

Cette inspection permet à la commune de suivre deux infrastructures liées à des activités économiques importantes : d’un côté, la transformation du karité portée par les femmes de Kantaborifa ; de l’autre, la modernisation des équipements destinés à l’activité d’abattage.

Avec ces deux projets, la municipalité entend ainsi renforcer progressivement les infrastructures économiques locales et créer des conditions plus favorables au développement des activités productives à Natitingou.

Dangbo : l’Assemblée béninoise forme ses transcripteurs

DANGBO, 16 septembre 2026 — L’Assemblée nationale du Bénin engage la modernisation de la mémoire institutionnelle du Parlement. Depuis ce mercredi 16 septembre 2026, l’administration parlementaire forme l’ensemble de ses rédacteurs et transcripteurs à Dangbo pour optimiser l’archivage des débats législatifs grâce à l’intégration de nouvelles technologies.

Moderniser les archives de la démocratie

Organisée à l’hôtel Béhova avec l’appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), via le projet PARCPOGE II, cette session intensive de trois jours réunit les agents du Service de la transcription et de la révision (STR), ainsi que des cadres de l’institution.

Le 2ᵉ secrétaire parlementaire, Chabi Zimé Inoussa, a officiellement ouvert les travaux au nom du président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou. Accompagné du secrétaire général administratif, Christel-Fourrier Donkpégan, et du directeur des Services législatifs, Josué Chabi Kpandé, le responsable parlementaire a souligné la nécessité d’adapter la prise de notes ainsi que la révision des débats aux exigences technologiques actuelles.

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Rigueur linguistique et outils numériques

Par ailleurs, le programme vise à transformer le fonctionnement quotidien du service de transcription à travers des objectifs ciblés :

  • Audit des compétences : évaluer l’efficacité des pratiques actuelles chez les transcripteurs et les réviseurs.
  • Perfectionnement rédactionnel : consolider la maîtrise de la langue française, de la grammaire et du style parlementaire.
  • Virage numérique : déployer de nouveaux outils technologiques pour accélérer le traitement et la publication des comptes rendus.
  • Standardisation : harmoniser les méthodes de travail autour du Guide pratique de rédaction du compte rendu intégral.

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Garantir l’authenticité de l’histoire législative

Pour la gouvernance du Parlement, la précision des écrits conditionne la valeur juridique et historique des travaux de la représentation nationale. Les intervenants ont rappelé que la retranscription exacte des interventions, des amendements et des votes protège l’authenticité des décisions publiques.

Enfin, le 1ᵉʳ secrétaire parlementaire, David Godonou Houinsa, a rejoint la cérémonie pour exhorter les participants à adopter une rigueur absolue lors des ateliers. Cette initiative marque ainsi une étape clé dans le renforcement des capacités de l’appareil législatif béninois, résolu à produire des archives parlementaires fiables, accessibles et conformes aux standards internationaux.

Protection civile au Bénin : vers des exercices avec le Dakota du Nord

L’Agence béninoise de protection civile (ABPC) veut être prête à affronter les catastrophes. Réunie ce mardi dans ses locaux, elle a présenté ses nouvelles orientations, centrées sur la prévention, l’intervention rapide et l’amélioration des dispositifs de réponse.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le Bénin et l’État américain du Dakota du Nord. Les échanges avec la Garde nationale du Dakota du Nord marquent une étape importante du State Partnership Program (SPP). Désormais, l’accent sera mis sur des exercices pratiques sur le terrain, des formations spécialisées et le développement d’infrastructures capables de soutenir les interventions d’urgence.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Des exercices pour tester les capacités

Le partenariat doit se traduire par plusieurs activités opérationnelles. Parmi elles figure un exercice de simulation à grande échelle annoncé pour l’été 2028. L’objectif : tester la coordination des services et leur capacité à réagir face à une catastrophe majeure.

Les deux parties prévoient également un exercice commun associant les ambulanciers aux équipes chargées de la lutte contre les incendies et des opérations de secours. Ce type d’entraînement doit permettre de renforcer les réflexes communs entre les différents acteurs de la chaîne d’urgence.

À Cotonou, une session consacrée à l’évaluation de la réponse aux catastrophes doit également contribuer à identifier les points à améliorer dans le dispositif béninois.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Le Bénin veut adapter les expériences américaines.

La coopération prévoit aussi un volet consacré au partage d’expériences. Une délégation de l’ABPC pourrait se rendre dans le Dakota du Nord pour observer les méthodes utilisées par les services locaux et examiner les pratiques susceptibles d’être adaptées aux réalités béninoises.

Cette approche vise moins à reproduire un modèle qu’à tirer parti de l’expérience acquise par les partenaires américains dans la préparation et la gestion des situations d’urgence.

Vers un soutien au futur Centre national des urgences

La coopération pourrait également s’étendre aux infrastructures. Le Dakota du Nord envisage notamment d’apporter son expertise au projet de Centre national des urgences au Bénin.

Un tel appui s’inscrirait dans la continuité d’une expérience déjà menée au Togo, où le Dakota du Nord a accompagné des initiatives similaires dans le domaine de la gestion des urgences.

Pour les autorités béninoises, le développement d’un dispositif national mieux structuré constitue un enjeu majeur pour améliorer la rapidité et la coordination des interventions face aux catastrophes.

Agence béninoise de Protection civile
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Une coopération tournée vers les résultats

Avec ces nouvelles initiatives, Cotonou et le Dakota du Nord cherchent à donner une dimension plus concrète à leur partenariat. La formation des personnels, les exercices conjoints, l’évaluation des capacités et le renforcement des infrastructures doivent progressivement constituer les principaux axes de cette coopération.

L’enjeu consiste désormais à transformer les échanges institutionnels en capacités directement mobilisables sur le terrain. À travers le SPP, le Bénin veut transformer la coopération en résultats tangibles : anticiper les crises, coordonner les secours et protéger les populations

8ᵉ colloque conjoint des universités de Parakou et Kara

PARAKOU, 15 septembre 2026 — L’enseignement supérieur ouest‑africain s’engage dans une mutation stratégique. Les universités de Parakou (Bénin) et de Kara (Togo) ont donné le coup d’envoi, ce mardi 15 septembre 2026, de leur huitième colloque scientifique international conjoint, affirmant leur volonté d’aligner la recherche académique sur les priorités socio‑économiques des populations.

Un partenariat académique transfrontalier de haut niveau

La cérémonie d’ouverture a rassemblé les instances dirigeantes des deux institutions hôtes, emmenées par le professeur Bertrand Sogbossi Bocco, recteur de l’Université de Parakou, et la professeure Prénam Houzou‑Mouzou, présidente de l’Université de Kara. Placée sous le parrainage du président de l’Assemblée nationale béninoise, le professeur Joseph Djogbénou, la rencontre a enregistré la participation de décideurs politiques et de plusieurs édiles municipaux du département du Borgou, illustrant ainsi le soutien institutionnel à l’intégration régionale par le savoir.

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Sept cents travaux pour alimenter les politiques publiques

Durant quatre journées d’échanges, organisées par le comité que préside le professeur Mohamed Nasser Baco, les chercheurs présenteront environ 700 communications scientifiques. Par ailleurs, les travaux couvrent un large spectre allant de l’environnement à la santé publique, en passant par l’économie et les sciences sociales. L’objectif opérationnel consiste à mutualiser l’expertise des universitaires béninois, togolais et internationaux afin d’élaborer des solutions applicables aux contraintes du développement régional.

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Sortir des laboratoires pour impacter les territoires

Au nom du ministère de l’Enseignement supérieur, le ministre‑conseiller Mahamadou Dahouda a fixé le cap des délibérations : la science doit sortir des amphithéâtres pour irriguer le tissu social. Cette orientation a été appuyée lors de la leçon inaugurale dispensée par le professeur Brice Sinsin, recteur honoraire de l’Université d’Abomey‑Calavi. D’ailleurs, l’universitaire a appelé à bâtir une institution académique africaine contemporaine, capable de fonctionner comme un moteur de transformation locale et d’innovation durable.

En définitive, ce colloque ne se contente pas d’échanger des savoirs : il engage des acteurs et des décideurs autour d’un impératif concret — transformer la recherche en politiques publiques efficaces. Reste désormais à traduire ces recommandations en projets visibles sur le terrain, faute de quoi les bonnes intentions risquent de rester confinées aux amphithéâtres.

Drame à Ouaké : 3 morts dans l’effondrement d’un château d’eau

OUAKÉ, 15 septembre 2026  — La promesse d’une eau limpide s’est muée en deuil dans le nord du Bénin. Dans la nuit lourde de lundi à mardi, le chantier d’un château d’eau s’est soudainement effondré à Wakité, écrasant les espoirs d’une communauté enclavée et coûtant la vie à trois travailleurs.

Le bilan lourd d’une nuit de drame

Les secouristes ont extrait trois dépouilles inanimées du piège de béton et d’acier avant le lever du jour. Le sinistre laisse également huit blessés graves. Parmi eux, un patient dont l’état suscite une vive inquiétude a été évacué en urgence au Centre hospitalier départemental de la Donga, à Djougou, tandis que sept autres survivants reçoivent des soins intensifs dans les structures médicales locales.

La fracture d’un espoir de développement

L’édifice en chantier devait incarner le renouveau pour la commune de Ouaké et ses 109 000 habitants. Porté par le Projet de cohésion sociale (CoSo), avec le soutien de la Banque mondiale, cet ouvrage visait à réduire l’isolement des populations rurales situées à plus de 460 kilomètres de Cotonou. Au lieu d’apporter l’eau et la vie, le site effondré n’offre plus qu’un amas de ruines, symbole tragique d’un effort de solidarité foudroyé en pleine exécution.

Des interrogations béantes sur le chantier

Une brume de tristesse et d’incompréhension enveloppe désormais le village meurtri. Alors qu’aucune faille technique n’explique encore l’affaissement brutal de la structure, les experts devront établir les responsabilités de ce drame. Wakité pleure ses morts et se dresse, malgré tout, en quête de vérité : que ce drame serve d’avertissement et pousse à des contrôles rigoureux, afin que l’accès à l’eau — promesse de vie — ne se paie plus jamais du sang des travailleurs.

Cotonou : lancement officiel de la rentrée scolaire 2026

La rentrée scolaire 2026-2027 démarre avec une mobilisation coordonnée des autorités nationales et locales à Cotonou. Lundi matin, le maire de la capitale économique du Bénin a participé au lancement officiel de l’année scolaire aux côtés du préfet du Littoral et des trois ministres chargés de l’Éducation.

Au-delà du cérémonial de rentrée, cette présence conjointe traduit une volonté de rapprocher davantage les collectivités locales de l’action de l’État dans le secteur éducatif.

Ville de Cotonou
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La mairie veut peser dans la réussite scolaire

La participation de la Ville de Cotonou à cette rentrée illustre le rôle que les autorités municipales entendent jouer dans l’amélioration de l’environnement éducatif. La municipalité affirme ainsi vouloir accompagner les politiques publiques consacrées à la formation des jeunes et au développement des compétences.

Cette orientation place le capital humain au cœur des priorités locales. Pour la mairie, les performances du système éducatif ne dépendent pas uniquement de l’action des ministères, mais également de l’engagement des collectivités et des autres acteurs présents sur le terrain.

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Une convergence entre les niveaux de décision

La présence simultanée du maire, du préfet et des responsables des trois départements ministériels chargés de l’Éducation envoie aussi un signal de coordination entre les différentes autorités. Cette démarche vise à soutenir les conditions nécessaires à une rentrée réussie et à inscrire les efforts déployés à Cotonou dans la dynamique nationale engagée en faveur de l’école béninoise.

La municipalité réaffirme, dans cette perspective, sa disponibilité à accompagner les initiatives susceptibles de contribuer à la réussite des élèves et à l’amélioration de leur parcours scolaire.

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Miser sur le capital humain

Derrière cette mobilisation, les autorités locales et nationales défendent une même priorité : renforcer la qualité du capital humain pour soutenir le développement du Bénin. À Cotonou, la rentrée 2026-2027 apparaît ainsi comme un nouveau point de départ pour consolider le partenariat entre l’État et la collectivité autour des enjeux éducatifs.

La mairie adresse enfin ses vœux de réussite aux élèves, aux enseignants, aux parents d’élèves et à l’ensemble de la communauté éducative pour cette nouvelle année scolaire.