Côte d’Ivoire – Bénin : Signature d’un accord APIEx et CEPICI à Abidjan

C’est une nouvelle étape dans l’intégration économique au sein de l’espace UEMOA. En effet, ce mercredi 21 janvier 2026, à Abidjan, les agences de promotion des investissements du Bénin et de la Côte d’Ivoire ont signé un accord de coopération historique. L’objectif : créer un axe économique fort pour attirer les capitaux étrangers et favoriser les échanges entre les deux voisins. De notre correspondant à Abidjan,

L’image est forte et le symbole clair. Dans les bureaux du Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), M. Eric Akouté, Directeur Général de l’APIEx Bénin, et Mme Solange Amichia, son homologue ivoirienne, ont paraphé un protocole d’accord (MoU) qui dépasse la simple courtoisie diplomatique.

Par ailleurs, cette signature intervient alors que l’APIEx a entamé une mission de « benchmark » sur les bords de la lagune Ébrié. En clair, le Bénin vient s’inspirer du modèle ivoirien tout en proposant ses propres expertises. Pour la Direction du CEPICI, il s’agit également d’un exemple concret de coopération Sud-Sud, où la mutualisation des forces remplace la concurrence stérile pour attirer les investisseurs.

APIEx Bénin
© APIEx Bénin

Un guichet unique pour les investisseurs régionaux

Concrètement, qu’est-ce que cet accord va changer pour les opérateurs économiques ? Le cadre de collaboration se veut pragmatique. Il prévoit un échange fluide d’informations sur les opportunités industrielles, mais surtout un accompagnement personnalisé pour les entreprises béninoises souhaitant s’implanter en Côte d’Ivoire, et inversement.

Au menu de cette alliance : l’identification de partenaires techniques, la co-organisation de forums d’affaires et, point crucial, une amélioration de la qualité de service offerte aux investisseurs. En harmonisant leurs dispositifs, Cotonou et Abidjan espèrent ainsi offrir une meilleure lisibilité aux multinationales qui cherchent souvent un point d’entrée unique sur le marché ouest-africain.

APIEx Bénin
© APIEx Bénin

Transformer les structures économiques

Au-delà de l’attractivité, l’enjeu est la transformation structurelle des économies locales. Mme Solange Amichia, qui préside également le Réseau des Agences de Promotion des Investissements de l’UEMOA (RAPI-UEMOA), voit dans cet accord un levier pour la création de valeur ajoutée sur le continent.

Dans un contexte de compétition mondiale pour les ressources et les marchés, le Bénin et la Côte d’Ivoire font le pari de l’union. Ce rapprochement stratégique marque la volonté de bâtir une coopération africaine orientée vers l’impact immédiat. Pour les deux capitales, l’Afrique de demain se construit aujourd’hui, par des protocoles d’accord qui se traduisent aussi en usines, en emplois et en croissance partagée.

Le Bénin reçoit un appui militaire de l’Allemagne pour l’opération MIRADOR

Le Bénin renforce ses capacités militaires dans le nord du pays grâce à un don en matériel de l’Allemagne. Vision nocturne, respirateurs et équipements de protection : la Bundeswehr offre un soutien stratégique d’une valeur de 3 millions d’euros aux Forces Armées Béninoises.

Cotonou, 21 janvier 2026 – Le Bénin renforce ses capacités opérationnelles grâce à un appui matériel significatif de l’Allemagne. La Bundeswehr, l’armée allemande, a remis aux Forces Armées Béninoises (FAB) un lot d’équipements destinés aux opérations dans le nord du pays, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et du maintien de la stabilité régionale.

Ambassade d'Allemagne au Bénin
© Ambassade d'Allemagne au Bénin

Des équipements stratégiques d’une valeur de 3 millions d’euros

 

La donation comprend notamment 25 appareils de vision nocturne, 60 respirateurs et 500 ensembles de protection individuelle, pour une valeur totale estimée à 3 millions d’euros (soit environ 1,968 milliard de FCFA). Ces équipements visent à renforcer la sécurité et l’efficacité des troupes engagées sur le terrain.

 

Un partenariat solide et durable

Lors de la cérémonie de remise organisée le 15 janvier 2026, l’Attaché de Défense allemand, le Colonel (EM) Dr. Boris Bovekamp, a réaffirmé l’engagement de l’Allemagne auprès du Bénin : « L’Allemagne demeure un partenaire fiable, engagé et solidaire du Bénin. »

Le Colonel Théophile Gbéto, directeur du matériel des armées, a représenté les FAB. Il a salué la qualité exceptionnelle du matériel fourni et rappelé l’importance de cet appui dans le cadre de l’opération MIRADOR, déployée dans le nord du pays.

Ambassade d'Allemagne au Bénin
© Ambassade d'Allemagne au Bénin

Des équipements déjà testés sur le terrain

Les nouveaux appareils de vision nocturne ont été présentés et testés lors de la cérémonie, démontrant leur efficacité et leur utilité pour les forces déployées dans des zones à sécurité sensible.

Cette initiative illustre la coopération bilatérale renforcée entre le Bénin et l’Allemagne, en particulier dans le domaine de la défense et de la sécurité. Les deux pays affichent ainsi leur volonté de soutenir le Bénin dans ses efforts pour protéger ses populations et stabiliser la région.

Cotonou : un colloque international sur l’écologie intégrale

Cotonou, 20 janvier 2026 – Depuis ce mardi, la capitale économique du Bénin accueille un important colloque international consacré aux enjeux environnementaux et humains. Ainsi, à l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), chercheurs, responsables religieux, acteurs de la société civile et décideurs politiques se sont réunis autour d’un même objectif : réfléchir à une approche globale de la protection de la planète et du bien-être des populations.

Organisée conjointement par la Fondation de l’Archidiocèse de Cotonou et l’UCAO, cette rencontre de deux jours met, en effet, l’accent sur le concept d’« écologie intégrale ». Autrement dit, il s’agit d’une vision qui relie étroitement la sauvegarde de l’environnement à la justice sociale, à l’éthique et à la spiritualité. Dans un contexte mondial marqué par l’aggravation des crises climatiques et sociales, cette approche apparaît donc comme une réponse globale aux défis contemporains.

Assemblée nationale du Bénin
© Assemblée nationale du Bénin

Un engagement politique et institutionnel affirmé

Dans ce cadre, la présence de plusieurs personnalités de premier plan a retenu l’attention. Parmi elles figure le président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis Gbèhounou Vlavonou, dont la participation témoigne clairement de l’intérêt des autorités pour ces réflexions de fond. De plus, le ministre du Cadre de vie et des Transports, Didier Tonato, a pris part à la cérémonie d’ouverture, aux côtés de nombreux responsables nationaux et internationaux.

Par ailleurs, la diversité des participants, allant des universitaires aux acteurs du développement durable, illustre la volonté partagée de croiser les savoirs et les expériences. Ainsi, l’objectif est de faire émerger des solutions concrètes et adaptées aux réalités locales et régionales.

Assemblée nationale du Bénin
© Assemblée nationale du Bénin

L’Église appelle à une prise de conscience collective

Dans son message d’accueil, l’archevêque de Cotonou a, pour sa part, insisté sur l’urgence de la situation environnementale mondiale. Selon lui, les dérèglements actuels frappent avant tout les populations les plus vulnérables. En effet, ces crises sont les conséquences directes d’un modèle de développement qui néglige l’équité et la préservation des ressources naturelles.

À cet égard, il a rappelé le rôle que l’Église entend jouer dans ce débat. D’une part, il s’agit d’éveiller les consciences. D’autre part, l’objectif est de favoriser le dialogue entre disciplines et de rappeler que la nature constitue un héritage commun à protéger pour les générations futures.

Assemblée nationale du Bénin
© Assemblée nationale du Bénin

Une rencontre au rayonnement international

Dans la continuité de ces interventions, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et président du Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar, a donné le coup d’envoi officiel des travaux. À cette occasion, il a souligné la portée universelle de la rencontre, affirmant que les réflexions menées à Cotonou dépassent largement les frontières africaines.

Ainsi, pour le prélat, ce colloque ne doit pas se limiter à un simple cadre académique. Au contraire, il doit déboucher sur des engagements concrets, capables d’influencer durablement les politiques publiques et les comportements individuels.

 

Vers des actions durables pour l’avenir

Enfin, durant deux jours, les participants échangeront autour de pistes d’action visant à concilier développement humain, respect de l’environnement et responsabilité collective. À Cotonou, l’écologie intégrale s’impose donc comme un appel fort à repenser le rapport de l’homme à la nature, dans un esprit de solidarité, d’équité et de responsabilité partagée.

Sénégal – Maroc : qui sera sacré champion d’Afrique ?

Le meilleur site de paris sportifs international 1xBet, sponsor officiel de la Coupe d’Afrique des nations TotalEnergies 2025, vous fait découvrir la finale de la CAN 2025, qui se jouera le 18 janvier. Profitez du clash décisif du tournoi, choisissez votre favori et pariez de manière responsable.

 

Les retrouvailles des meilleures équipes

 

L’équipe nationale du Sénégal se retrouve en finale pour la troisième fois sur quatre éditions. En 2019, les « Lions de la Téranga » se sont inclinés face à l’Algérie, et en 2022, ils sont venus à bout de l’Égypte aux tirs au but. Les Sénégalais ont également disputé une finale en 2002, qui s’est soldée par un échec aux tirs au but face au Cameroun. Cette équipe fait preuve d’une impressionnante régularité et reste invaincue depuis 17 matchs dans le cadre de la CAN.

 

En 2022, le Maroc a atteint le dernier carré de la Coupe du monde, le meilleur résultat jamais obtenu par une équipe africaine dans l’histoire de la compétition. Cependant, les « Lions de l’Atlas » n’arrivent pas à retrouver leur niveau habituel à la CAN depuis longtemps. Il s’agit de leur première finale depuis 2004, leur seul sacre remontant à 1976.

 

Sur le chemin de la finale, les deux équipes ont affiché des statistiques similaires : 5 succès et 1 enjeu partagé. Mais avec une différence notable : le Sénégal n’a pas réussi à s’imposer en phase de poules face à la RD Congo, alors que la situation ne l’exigeait pas. Les Marocains, quant à eux, ont disputé un match dingue de 120 minutes, suivi d’une séance de tirs au but en demi-finale face au Nigeria.

 

Fait intéressant, le Sénégal et le Maroc sont les deux équipes les plus chères de la CAN 2025 selon Transfermarkt.

 

Effectif

 

Avant même les barrages, le Maroc a perdu Azzedine Ounahi sur blessure, mais la profondeur de son effectif lui permet de pallier cette lacune.

 

Côté Sénégal, Kalidou Koulibaly et Habib Diarra seront forfaits pour la finale suite à leur disqualification, ce dernier étant devenu titulaire indiscutable lors des barrages. Leurs performances n’ayant pas été très bien notées, Koulibaly reste quand même le capitaine et le pilier de la défense.

 

Scénario possible

 

Les deux affiches du Final Four ont été marquées par un jeu extrêmement prudent. En finale, la pression sera encore plus accablante.

 

Les deux équipes aiment contrôler le ballon. Mais pour le Sénégal, la possession s’avère souvent stérile. Les « Lions de la Téranga » n’auraient pas pu percer l’arrière-garde égyptienne en demi-finale, si Sadio Mané n’avait pas osé exécuter la frappe lointaine imparable (2 buts et 3 assists au cours du tournoi).

 

Le Maroc n’a encaissé qu’un seul but, mais même en demi-finale contre le Nigeria, la meilleure attaque de la CAN 2025, l’équipe n’a pas adopté un jeu de béton rigoureux, malgré quelques pertes de balle. Les « Lions de l’Atlas » rencontrent également des difficultés dans le placement offensif, et Brahim Díaz, auteur de 5 des 9 buts des hôtes du championnat, n’a pas cassé trois pas à un canard face aux « Super Eagles ». Ayoub El Kaabi (3 pions) n’a eu qu’une seule action décisive en barrages : une offrande décisive à Ismael Saibari en quarts de finale.

 

Par ailleurs, les deux finalistes peuvent se vanter des gardiens de but d’élite. Yassine Bounou et Édouard Mendy concèdent tous deux moins de buts que ne le laissent présager les xG de leurs rivaux.

 

Fait intéressant :

 

Les hôtes de la CAN ont célébré la victoire dans 12 sur 15 finales, dont les trois dernières. Un argument de poids en faveur du Maroc.

 

Cotes : V1 – 3,565, X – 3,155, V2 – 2,363. Vainqueur : Sénégal – 2,19, Maroc – 1,6

 

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Bénin 2026 : Bio Tchané et trois autres ministres élus députés

Cotonou, 20 janvier 2026 – Alors que les lueurs de l’aube se lèvent sur une capitale encore plongée dans les analyses post-électorales, le visage de la future Assemblée nationale du Bénin se précise de manière spectaculaire. Neuf jours après les législatives du 11 janvier 2026, l’heure est au bilan d’une recomposition politique majeure. Si la victoire de la mouvance présidentielle est désormais actée, un phénomène retient particulièrement l’attention des observateurs : l’entrée massive de l’exécutif au sein du législatif.

Gouvernement Bénin
© Gouvernement Bénin

Le Palais de la Marina s’invite au Parlement

C’est un fait rare qui souligne l’ampleur du raz-de-marée en faveur du président Patrice Talon : quatre membres influents de son gouvernement actuel ont réussi le pari des urnes et s’apprêtent à troquer leur portefeuille ministériel pour un siège de député. Ce basculement stratégique redessine les contours du pouvoir, renforçant la cohésion entre les deux têtes de l’État.

Au cœur de cette offensive électorale, la 13ᵉ circonscription a servi de bastion victorieux à un poids lourd du régime. Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé de la coordination de l’action gouvernementale, y a conduit la liste avec succès. Il ne sera pas seul dans cette zone, puisqu’il partage ce triomphe avec Assouma Alimatou Shadya, actuelle ministre de l’Industrie et du Commerce, également élue députée par les populations locales.

 

Une percée gouvernementale sur tout le territoire

Le succès de l’exécutif ne s’est pas limité à une seule région. Dans la 10ᵉ circonscription, les électeurs ont accordé leur confiance à Yayi Eléonore, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Son élection confirme l’ancrage de la majorité dans les milieux académiques et intellectuels du pays.

Enfin, le secteur de la culture n’est pas en reste. Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a brillamment validé son ticket pour l’Assemblée nationale à l’issue du vote dans la 22ᵉ circonscription.

Gouvernement Bénin
© Gouvernement Bénin

Un défi de pluralisme

Cette situation inédite, où quatre ministres en exercice intègrent simultanément le Parlement, pose la question de l’équilibre des pouvoirs dans le Bénin de 2026. Avec une Assemblée désormais dominée par les figures de proue de la mouvance présidentielle, le contrôle de l’action gouvernementale prendra une forme nouvelle, presque familiale.

Alors que les résultats définitifs consacrent un Parlement largement acquis à la cause du pouvoir en place, l’opinion publique s’interroge désormais sur l’ampleur du futur remaniement ministériel. Les sièges laissés vacants au gouvernement devront être pourvus, ouvrant un nouveau chapitre de la gouvernance de Patrice Talon à l’aube de cette législature de sept ans.

Bénin 2026 : L’opposition exclue, la majorité présidentielle rafle tout

Cotonou, 19 janvier 2026 –  Le monde observe en silence, une onde de choc traverse l’espace démocratique béninois. Le contraste est saisissant : ceux qui condamnent avec fermeté les coups d’État militaires semblent aujourd’hui frappés de cécité lorsqu’un peuple se voit dépossédé de son droit de vote par le jeu complexe des textes. Car seule une opposition imposante au cœur des institutions permet d’éviter de subir la loi du plus fort. Pourtant, le Bénin vient d’accoucher d’une réalité sans précédent : une Assemblée nationale sans opposition, symbole d’un verrouillage politique désormais total.

 

Le couperet des 20 % : une exclusion mathématique

Les résultats définitifs des élections législatives et locales du 11 janvier 2026, proclamés par la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), sont sans appel. Le parti Les Démocrates (LD), porté par l’ancien président Boni Yayi et principale force de contestation, est totalement rayé de la carte parlementaire.

La raison n’est pas un manque de popularité — le parti a recueilli 16,14 % des voix cumulées — mais l’application implacable du nouveau code électoral. Ce dernier impose désormais d’atteindre le seuil de 20 % des suffrages, non seulement au niveau national, mais aussi dans chacune des 24 circonscriptions du pays. Faute d’avoir franchi cette barre très haute, l’opposition se retrouve exclue du Parlement, laissant la place à une assemblée monocolore.

 

Un Parlement à deux têtes, un seul corps

Sur les cinq partis en lice, seuls les deux piliers de la majorité présidentielle ont survécu à l’épreuve des urnes. L’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) confirme sa domination avec 41,15 % des voix, s’adjugeant 60 sièges sur 109. Le Bloc Républicain (BR), autre allié du pouvoir, rafle les 49 sièges restants avec 36,64 % des suffrages.

Désormais, aucune voix discordante ne résonnera dans l’hémicycle. Ce nouveau Parlement, dont le mandat a été porté de cinq à sept ans à la suite de la révision constitutionnelle de novembre 2025, aura les mains libres pour légiférer sans contradiction institutionnelle.

 

Une démocratie sous tension

Au-delà des chiffres, c’est la question de l’adhésion populaire qui inquiète. La CENA annonce un taux de participation de 36,73 %. Pour de nombreux observateurs, ce faible enthousiasme des 7,8 millions d’inscrits traduit un désenchantement face à un système perçu comme verrouillé.

L’horizon s’assombrit encore davantage pour l’opposition : écartée des municipales pour « non-conformité » et privée de la présidentielle du 12 avril 2026 pour « parrainages incomplets », elle se retrouve hors-jeu sur tous les tableaux.

Cette concentration inédite de tous les pouvoirs entre les mains de la mouvance présidentielle ne soulève plus seulement une interrogation : elle révèle une dérive inquiétante. En l’absence d’opposition parlementaire, le pluralisme politique se réduit à une façade, et le Bénin de 2026 risque de basculer vers un système verrouillé où la démocratie n’existe plus que dans les textes.

HAAC : le Bénin et les Pays-Bas renforcent leur coopération

Cotonou, 19 janvier 2026 – La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin a accueilli ce lundi une rencontre diplomatique de haut niveau. Son président, Edouard Loko, a reçu en audience l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, Joris W. P. Jurriëns.

HAAC
© HAAC

Un échange placé sous le signe du partenariat

Dès le début de la rencontre, les deux personnalités ont affiché une volonté commune de renforcer la coopération bilatérale. En effet, les discussions ont porté sur des secteurs essentiels au développement durable : la santé, l’accès à l’eau et la sécurité alimentaire. De plus, ces thématiques concernent directement le quotidien des populations et traduisent l’importance accordée au bien-être social.

 

L’intérêt des Pays-Bas pour le cadre institutionnel béninois

Par ailleurs, l’ambassadeur néerlandais a profité de cette audience pour mieux comprendre le rôle et les missions de la HAAC. En outre, il s’est intéressé au fonctionnement de l’institution et à ses attributions dans la régulation des médias. De son côté, le président Edouard Loko a rappelé l’engagement de la HAAC à préserver la liberté de la presse, à garantir le pluralisme de l’information et à promouvoir la responsabilité des acteurs médiatiques dans un contexte démocratique.

HAAC
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Une coopération tournée vers l’avenir

Ainsi, cette rencontre illustre la qualité des liens entre le Bénin et les Pays-Bas. Elle confirme également la volonté des deux pays de travailler ensemble pour relever les défis du développement durable. En particulier, l’accent mis sur la santé publique, la gestion de l’eau et la sécurité alimentaire démontre une ambition partagée : améliorer le bien-être des populations.

 

Un signal fort pour la diplomatie béninoise

En somme, cette audience témoigne de l’importance accordée au dialogue institutionnel, considéré comme un gage d’efficacité et de durabilité dans la coopération internationale. Au terme de la rencontre, le message était clair : le partenariat entre le Bénin et les Pays-Bas repose sur la confiance, le respect mutuel et la recherche de solutions concrètes.

Lutte contre la corruption : Vlavonou distingué par la GOPAC

Cotonou, 19 janvier 2026 – Le Président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis Gbèhounou Vlavonou, a reçu ce lundi une distinction honorifique décernée par l’Organisation mondiale des parlementaires contre la corruption (GOPAC), en reconnaissance de son engagement et de ses contributions remarquables dans la lutte contre la corruption.

La cérémonie s’est déroulée dans la matinée, en marge de la traditionnelle montée des couleurs, un rituel devenu emblématique depuis le début de la 8ᵉ législature, en présence du personnel civil et militaire de l’institution parlementaire.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Une reconnaissance internationale renouvelée

Cette distinction de la GOPAC intervient après une première reconnaissance accordée au Président Vlavonou par le Réseau des parlementaires africains pour la lutte contre la corruption (APNAC). Le trophée lui a été officiellement remis par Fabrice Fofonsi, Directeur exécutif de l’APNAC, saluant ainsi un leadership parlementaire engagé en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance.

 

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Un hommage dédié au Président Patrice Talon et à l’ensemble du Parlement

Prenant la parole, Louis Gbèhounou Vlavonou a exprimé sa gratitude avec humilité.
« Si cette distinction me touche personnellement, je la perçois avant tout comme la reconnaissance d’un effort collectif », a-t-il déclaré.

Il a tenu à dédier ce trophée au Président Patrice Talon, qu’il a qualifié de champion de la lutte contre la corruption au Bénin, tout en soulignant que cette reconnaissance appartient également à l’ensemble des députés et des fonctionnaires parlementaires.

Pour lui, le cadre symbolique de la cérémonie n’était pas anodin :
« Recevoir ce trophée lors de la montée des couleurs est un symbole fort. Ce drapeau qui flotte au-dessus de nous nous rappelle notre devoir sacré de servir la Nation avec une éthique irréprochable », a-t-il affirmé.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Un combat collectif pour la bonne gouvernance

Le Président de l’Assemblée nationale a rappelé que la lutte contre la corruption ne saurait être une fin en soi ni un simple discours.
Il a insisté sur le fait que ce prix constitue avant tout une exhortation à aller plus loin, à renforcer les actions engagées et à faire de l’intégrité le socle de l’action parlementaire.

Selon lui, la lutte pour l’intégrité est un combat quotidien, fondé sur des valeurs de probité, de responsabilité et d’exemplarité, que chaque acteur public doit promouvoir au service des citoyens et de l’Afrique tout entière.

Assemblée Nationale du Bénin
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Des réformes saluées au-delà des frontières

La cérémonie a également été marquée par l’intervention de Prémael Ogboni, Directeur du Département du protocole et de la coopération de l’Assemblée nationale. Il a souligné que ces distinctions successives traduisent une reconnaissance internationale des réformes politiques et administratives engagées sous le leadership de Louis Gbèhounou Vlavonou.

Parmi les avancées notables figurent le renforcement des mécanismes de contrôle des marchés publics, la modernisation de la gestion financière, la signature d’un accord de coopération avec la Cour des comptes, ainsi que le rôle accru du Parlement dans le contrôle des finances publiques.

Autant de réformes qui placent désormais la transparence et la redevabilité au cœur de la gestion des affaires publiques, contribuant à renforcer la crédibilité de l’institution parlementaire béninoise sur la scène internationale.

CAN 2025 : La FIFA condamne le Sénégal malgré son sacre

Rabat,19 janvier 2026 – Au lendemain d’une finale de la CAN 2025 à Rabat qui a basculé dans l’irréel, la joie du titre sénégalais est assombrie par une polémique mondiale. Entre le retrait du terrain des Lions et la colère noire de Gianni Infantino, récit d’une soirée où le football africain a frôlé le point de rupture.

Le Complexe Moulay Abdallah n’avait jamais connu pareille électricité. Hier soir, le Sénégal s’est imposé face au Maroc, mais l’image qui tourne en boucle sur tous les écrans n’est pas celle du trophée : c’est celle d’une équipe quittant la pelouse à la 112ᵉ minute, poussée par son sélectionneur Pape Thiaw, en signe de protestation contre un arbitrage jugé partial.

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© actu foot

Un scénario explosif

Tout s’est joué dans une séquence de quatre minutes qui a mis le feu aux poudres. À la 92ᵉ, le Sénégal se voit refuser un but pour une faute légère, sans recours à la VAR. À la 96ᵉ, la VAR intervient cette fois pour offrir un penalty au Maroc. Pour les Sénégalais, c’est l’injustice de trop. Sous l’impulsion de leur entraîneur, les joueurs rentrent aux vestiaires, laissant le monde du football en état de choc.

Il aura fallu l’intervention de Sadio Mané, agissant en véritable ambassadeur après avoir pris conseil auprès de figures comme Claude Le Roy ou El Hadji Diouf, pour ramener ses troupes. « Je préfère perdre que de donner une telle image du football africain », a confié le capitaine sénégalais après le match. Un retour salvateur, suivi du raté monumental de Brahim Diaz sur une Panenka à la 125ᵉ minute, avant que Pape Gueye ne scelle le sort du match en prolongations.

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© actu foot

La foudre de la FIFA et de la CAF

Mais la victoire n’efface pas l’esclandre. Depuis Zurich, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a fermement condamné des scènes « déplorables et inacceptables ». Pour le patron du football mondial, le respect des Lois du Jeu est non négociable. Le message est clair : le comportement du staff sénégalais a mis en danger l’essence même du sport.

Côté marocain, l’amertume est double. Walid Regragui n’a pas caché sa déception, qualifiant de « honteuse » l’image projetée par cette finale. La tension était telle que la conférence de presse du Sénégal a été annulée sous les huées des journalistes marocains meurtris.

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© actu foot

Des sanctions lourdes en vue

Si le Sénégal est champion sur le papier, le prix à payer pourrait être lourd. La CAF a déjà annoncé l’ouverture d’une enquête disciplinaire. Pape Thiaw, malgré ses excuses publiques plaidant l’émotion, risque une suspension majeure pour avoir encouragé le retrait de ses joueurs. La Fédération sénégalaise de football (FSF) s’attend également à des amendes record.

Le Sénégal a remporté la coupe, mais cette finale de 2025 reste une cicatrice. Une interrogation domine désormais l’actualité : quelle sera la sanction infligée au sélectionneur sénégalais et à ses joueurs héroïques, alors que la Coupe du monde approche à grands pas ?

Bénin : Brice Kokou Alowanou officiellement promu Général de Police

Cotonou, 16 janvier 2026 — Un vent de solennité souffle sur la Police Républicaine. En effet, quelques semaines après la signature du décret présidentiel, le sommet de la hiérarchie policière béninoise arbore désormais ses nouveaux éclats. Ainsi, dans une cérémonie empreinte de prestige, le directeur général de la Police Républicaine, Kokou Brice Alowanou, a officiellement reçu ses galons d’inspecteur général de police de deuxième classe, l’équivalent du rang de général.

Cette promotion, actée par le décret n° 2025‑965 du 26 décembre 2025 signé par le président de la République, vient couronner une ascension fulgurante et un leadership affirmé à la tête de l’institution sécuritaire. De ce fait, elle symbolise la reconnaissance de l’État envers un parcours marqué par la discipline et l’excellence.

Ministère de la Défense
© Ministère de la Défense

L’hommage de la nation à un serviteur exemplaire

C’est le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, qui a eu l’honneur de porter les nouveaux galons sur les épaules du récipiendaire. Lors de son allocution, le ministre n’a pas tari d’éloges sur le parcours de celui qui était, il y a encore peu, contrôleur général. Par ailleurs, il a salué une « carrière exemplaire et excellente », soulignant que le général Alowanou a toujours fait preuve de probité, de loyauté et d’un dévouement sans faille.

Ainsi, cette cérémonie ne se limite pas à une formalité protocolaire ; elle incarne l’hommage de la nation à un serviteur dont l’engagement a façonné l’histoire récente de la Police républicaine.

 

Un pur produit du terrain et de l’enquête

Pour comprendre cette distinction, il faut se pencher sur le riche parcours de cet officier entré dans la police en 1995. Brice Kokou Alowanou n’est pas un bureaucrate, mais un homme de terrain qui a gravi tous les échelons. En outre, son expertise s’est forgée dans les unités les plus prestigieuses et les plus sensibles du pays :

  • La Compagnie républicaine de sécurité (CRS), pour la gestion de l’ordre public ;
  • Le Renseignement et la surveillance du territoire, pour la protection des intérêts stratégiques ;
  • La Brigade économique et financière (BEF), pour la lutte contre la corruption ;
  • La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), pour le démantèlement des réseaux criminels ;
  • L’Unité mixte de contrôle des conteneurs, un poste clé dans la lutte contre les trafics illicites au port de Cotonou.

Ainsi, ce parcours illustre une carrière bâtie sur l’expérience directe du terrain et la maîtrise des enquêtes complexes.

Ministère de la Défense
© Ministère de la Défense

Un leadership pour la modernisation

Nommé à la tête de la Police républicaine en février 2025, succédant à l’inspecteur général de première classe Soumaïla Alabi Yaya, Brice Alowanou a su imprimer sa marque en moins d’un an. De surcroît, sa promotion au grade de général de deuxième classe renforce son autorité alors que le Bénin fait face à des défis sécuritaires transfrontaliers croissants.

Pour la troupe, ces nouveaux galons sont perçus comme un message de continuité et de mérite. En somme, en élevant son directeur général au rang de général, l’État béninois réaffirme sa confiance en une police moderne, professionnelle et résolument tournée vers la protection des citoyens.

Le général Alowanou incarne désormais ce lien entre l’expérience du passé et les ambitions de sécurité du futur. Dès lors, sa figure devient un symbole de stabilité et d’innovation pour l’institution.