CEP 2026 au Bénin : Le ministre lance les épreuves depuis Azovè

Azovè (Aplahoué), le 1ᵉʳ juin 2026 – C’est parti pour l’examen du Certificat d’études primaires (CEP), session de juin 2026. Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Kuyema NATTA, a officiellement lancé les épreuves écrites ce lundi matin au complexe scolaire Gbofoly, situé dans l’arrondissement d’Azovè, commune d’Aplahoué. Pour cet acte solennel, l’autorité ministérielle était accompagnée du préfet du département du Couffo, Christophe H. Megbedji.

Au total, le système éducatif béninois a enregistré 286 995 candidats cette année sur l’ensemble du territoire national. Parmi eux, 286 898 ne présentent aucune difficulté majeure, tandis que 97 candidats à besoins spécifiques, dont 36 filles, bénéficient d’un accompagnement adapté, confirmant ainsi les efforts d’inclusion. Les autorités ont réparti les candidats dans plusieurs centres de composition à travers le pays, où chacun part à la conquête de son premier diplôme académique.

L’engagement pour une éducation de qualité pour tous

Prenant la parole lors du lancement, le ministre a rappelé la lourde mission qui lui incombe à la tête de ce sous-secteur stratégique et a, par ailleurs, réaffirmé les ambitions du gouvernement :

« C’est une grande responsabilité par rapport aux charges qui sont les miennes en tant que ministre. Une responsabilité aussi par rapport aux instructions du président de la République, d’œuvrer pour que chaque enfant, chaque écolier, quel que soit son département, puisse avoir accès à une éducation de qualité. »

Le ministre a également profité de l’occasion pour visiter quelques salles de composition afin d’apporter un message de réconfort et d’encouragement aux jeunes candidats. À cette occasion, il les a invités à faire preuve de sérénité, de discipline et, surtout, de confiance en eux face aux différentes épreuves qui les attendent.

Une logistique nationale bien rodée

Pour accueillir cette impressionnante cohorte d’écoliers, la Direction des examens et concours a déployé un important dispositif à travers le pays avec l’ouverture de 860 centres de composition.

Ainsi, du nord au sud du pays, les équipes ont mobilisé les moyens logistiques nécessaires afin de garantir la transparence et la sécurité de l’examen. Les candidats composeront dans plusieurs disciplines, allant des mathématiques à l’expression écrite, en passant par les sciences et l’histoire-géographie.

Enfin, les épreuves écrites se poursuivront sur l’ensemble du territoire jusqu’au jeudi 4 juin 2026.

Bénin : La CENA ouvre un grand atelier d’évaluation à Parakou

Parakou, le 1ᵉʳ juin 2026 – Quelques semaines après la clôture des historiques élections générales de 2026, l’heure est au bilan pour le système électoral béninois. En effet, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a lancé, ce lundi 1ᵉʳ juin à Parakou, un atelier national de cinq jours entièrement dédié à l’évaluation technique, administrative et opérationnelle des derniers scrutins législatifs, communaux et de l’élection présidentielle.

C’est le président de la CENA, Sacca Lafia, qui a officiellement donné le coup d’envoi des travaux. À ses côtés, pour ce lancement solennel, on notait la présence d’Euphraim Lémou, représentant le préfet du Borgou, ainsi que d’Adizatou Arouna, représentant le maire de la commune de Parakou.

La CENA
© La CENA

Un diagnostic sans complaisance du modèle électoral

Pendant cinq jours, la cité des Kobourou devient le centre névralgique de la démocratie béninoise. Toutefois, cet atelier ne se veut pas une simple formalité administrative, mais plutôt un cadre d’analyse approfondie. L’enjeu est de taille : dresser un bilan exhaustif du cycle électoral qui vient de s’achever. À cet effet, les participants devront passer au crible le déploiement du matériel, la gestion du personnel électoral, la sécurisation des votes et le traitement des résultats.

L’objectif affiché par la CENA est triple :

  • Capitaliser sur les réussites et les innovations de ces scrutins groupés ;
  • Identifier avec précision les failles, les dysfonctionnements logistiques et les défis techniques constatés sur le terrain ;
  • Formuler des recommandations concrètes et réalistes afin de pérenniser et de moderniser le système électoral du Bénin.

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Toutes les forces vives du processus réunies

Afin de garantir l’inclusivité et la pertinence des conclusions, la CENA a rassemblé un large éventail d’acteurs de la vie publique et politique. Ainsi, autour des responsables électoraux, on retrouve :

  • Des représentants des institutions républicaines et des acteurs politiques de tous bords ;
  • Des organisations de la société civile (OSC) et des partenaires du processus démocratique ;
  • Des juristes, des experts électoraux et des spécialistes du numérique ;
  • Des forces de sécurité et des représentants des médias.

Dans son allocution d’ouverture, le président Sacca Lafia a insisté sur l’importance de la contribution de chacun pour consolider la confiance des citoyens envers les institutions électorales. Enfin, les conclusions et recommandations issues de ce marathon d’évaluation, attendues pour la fin de la semaine, devraient poser les bases des futures réformes et des ajustements du cadre électoral béninois.

Bénin : 17 mineurs béninois interceptés à la frontière en partance pour la Côte d’Ivoire

Aplahoué, le 1ᵉʳ juin 2026 – Les autorités béninoises ont intercepté un déplacement suspect de mineurs vers l’étranger. En effet, le préfet du département du Couffo a officiellement annoncé l’interception d’un bus transportant dix-sept enfants en direction de la Côte d’Ivoire. Une opération qui relance la vigilance autour de la protection de l’enfance et des flux migratoires dans la sous-région.

L’opération coup de poing s’est déroulée le jeudi 28 mai 2026. C’est lors d’un contrôle de routine au niveau du commissariat frontalier de Hounsahoué, situé dans la commune d’Aplahoué, que les forces de l’ordre ont fait cette découverte préoccupante.

 

Un voyage aux contours encore flous

Les autorités préfectorales ont précisé que les dix-sept mineurs présents à bord du véhicule provenaient de plusieurs départements du Bénin. Le bus avait pour destination finale la Côte d’Ivoire, mais le communiqué officiel reste prudent quant aux motivations réelles de ce déplacement en groupe.

À ce stade, les enquêteurs n’ont pas encore élucidé les circonstances exactes ni identifié d’éventuels commanditaires. Ils devront ainsi déterminer s’il s’agit d’un réseau de travail des enfants, d’un trafic ou d’un autre motif de déplacement non encadré.

 

Une prise en charge institutionnelle immédiate

Face à la vulnérabilité des passagers, les institutions ont rapidement mis en place une chaîne de solidarité et de protection. Ainsi, les forces de l’ordre ont immédiatement retiré les enfants du bus et les ont placés sous la protection du commissariat de la Police républicaine d’Aplahoué.

Par ailleurs, afin d’assurer leur soutien psychologique et matériel, le Guichet unique de protection sociale d’Aplahoué a apporté un appui direct aux policiers. De son côté, la Direction départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Couffo coordonne cette prise en charge d’urgence, tandis que le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué supervise le volet judiciaire de l’affaire.

Enfin, les prochaines étapes de l’enquête devront permettre de retracer l’itinéraire des mineurs, d’identifier les adultes impliqués dans l’organisation du voyage et, à terme, de favoriser leur réunification familiale dans des conditions de sécurité optimales.