Examens nationaux de Licence 2026 au Bénin : plus de 9 900 candidats dans 78 filières

Plus de 9 900 candidats ont ouvert, ce mercredi 30 septembre 2026, la session écrite des examens nationaux de Licence, un rituel désormais incontournable qui scelle la fin du cycle universitaire dans les établissements privés du Bénin.  Au CEG Sainte Rita de Cotonou, choisi comme centre de lancement officiel, les premières épreuves ont mobilisé des filières aussi variées que le journalisme, l’audiovisuel, l’agronomie ou le génie de l’eau, avant que le mouvement ne s’étende, jour après jour, aux 78 spécialités concernées et aux autres centres d’examen disséminés sur le territoire.

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 Un calendrier serré pour près de 10 000 candidats

La session, qui court jusqu’au 16 octobre 2026, place le système d’enseignement supérieur privé sous tension pendant plus de deux semaines.  Selon les données officielles, 9 967 candidats sont inscrits à cette édition 2026, répartis dans 78 filières, un volume qui impose une logistique rodée et une surveillance rigoureuse pour garantir l’équité entre les établissements et les promotions.

À Sainte Rita, 284 candidats ont composé dès la première journée, représentant plusieurs écoles privées d’enseignement supérieur (EPES) de la capitale économique.  Les épreuves pratiques, elles, ont débuté plus tôt, dès avril 2026, afin d’alléger la charge de la phase écrite et de mieux étaler l’évaluation des compétences dans le temps.

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L’État sous pression : garantir un diplôme qui « pèse » sur le marché du travail

Derrière l’apparence technique d’un calendrier d’examens se joue un enjeu politique et économique majeur : la crédibilité des diplômes délivrés par le secteur privé, souvent pointé du doigt pour la qualité inégale de ses formations.  

En représentant la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sylvie Vitondin De Chacus, directrice de cabinet, a rassuré candidats et responsables d’établissements :
« Toutes les dispositions sont prises pour un bon démarrage », a-t-elle déclaré, tout en soulignant l’implication directe du ministère et l’accompagnement du Collectif des établissements privés d’enseignement supérieur.

Cette présence au plus haut niveau traduit la volonté de l’État de faire de ces examens nationaux un levier de régulation du secteur, depuis leur instauration en 2017.  Pour les autorités, il ne s’agit plus seulement de valider des acquis, mais de s’assurer que le « parchemin » obtenu à l’issue de la Licence corresponde réellement à un niveau de compétences reconnu et exploitable par les employeurs.

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Les écoles
privées entre contrôle et légitimation

Du côté des établissements privés, ces examens sont à la fois une contrainte et une opportunité. Césaire Agossa, président de l’ASEC (Association des établissements privés d’enseignement supérieur pour l’éthique et la qualité), a réaffirmé l’engagement de son organisation à « accompagner la dynamique des examens nationaux », signe d’une acceptation croissante de ce cadre imposé par l’État.

Alexis Agbessi, secrétaire général de l’UNEPES-Bénin, a pour sa part rappelé que ces épreuves offrent aux étudiants la possibilité d’obtenir un diplôme « crédible », susceptible de constituer une base solide pour leur insertion professionnelle.  Derrière ces formules convenues se lit une réalité plus crue : sans cette validation externe, nombreux sont les recruteurs qui continuent de regarder avec méfiance les diplômes issus du privé, préférant souvent ceux des universités publiques ou des filières internationales.

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Journalisme, audiovisuel, agronomie : des filières sous le feu des projecteurs

Le choix des premières filières à composer à Sainte Rita n’a rien d’anodin. Journalisme, journalisme audiovisuel et métiers de l’audiovisuel figurent parmi les spécialités les plus visibles, dans un pays où la multiplication des radios, télévisions et plateformes numériques a explosé l’offre de formation, sans toujours garantir la qualité des enseignements.

De même, l’agronomie et le génie de l’eau renvoient à des secteurs stratégiques pour le développement du Bénin, où la demande en techniciens et cadres intermédiaires bien formés ne cesse de croître.  Faire démarrer les épreuves par ces filières, c’est aussi envoyer un signal : les examens nationaux ne concernent pas que les disciplines « classiques », mais aussi celles qui doivent nourrir les politiques publiques en matière de sécurité alimentaire, de gestion des ressources ou de communication.

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Une mécanique bien huilée, mais des questions en suspens

 

Sur le papier, le dispositif semble rodé. La Direction des examens et concours a communiqué, plusieurs jours à l’avance, les dates et les centres retenus via une note de service signée par son directeur, Vidjannagni V. Gbénou. Par ailleurs, les autorités ont publié en ligne les listes de candidats par établissement et par filière, ce qui a permis aux étudiants de vérifier leur inscription et leur centre d’affectation.

Pourtant, derrière cette apparente maîtrise, plusieurs questions demeurent. Comment s’assurer que les sujets soient réellement harmonisés d’un centre à l’autre ? Comment garantir que les corrections ne varient pas selon les correcteurs et les écoles ? Et surtout, comment transformer cette validation formelle en un véritable gage de qualité, reconnu par les employeurs et les partenaires internationaux ?

Pour l’heure, candidats, enseignants et responsables d’établissements avancent jour après jour, entre stress et espoir, vers la fin de cette session. Dans les salles d’examen de Sainte Rita et des autres centres, ce ne sont pas seulement des copies qui s’accumulent, mais les premiers jalons d’une réforme silencieuse du supérieur privé béninois, où chaque diplôme validé devient un test de crédibilité pour tout un système.

Inondations à Cotonou : à Akogbato, le maire Luc Gnacadja mobilise les riverains

COTONOU, 30 septembre 2026— Un tas d’ordures coincé dans un caniveau. Voilà, en apparence, un incident mineur. Mais au quartier Akogbato, dans le 12ᵉ arrondissement de Cotonou, ce constat banal déclenche une scène rare : un maire qui descend dans la rue, interpelle les riverains, et repart en ayant transformé une inspection technique en mobilisation citoyenne spontanée.

Ville de Cotonou
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Un ouvrage bouché, un maire qui s’arrête

Luc Gnacadja se trouve à Akogbato pour examiner l’état des ouvrages d’assainissement pluvial du quartier, l’une de ces tournées de terrain où les élus vérifient si les infrastructures censées évacuer les eaux de pluie fonctionnent encore correctement. Devant l’un des ouvrages, le diagnostic tombe immédiatement : des déchets s’y accumulent, réduisant sa capacité d’évacuation.

Face à cette découverte, le maire aurait pu se contenter de noter le problème et de le transmettre aux services techniques. Il choisit une autre voie.

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Expliquer avant de réparer

Gnacadja engage la conversation avec les habitants présents sur place. Il ne se limite pas à pointer le problème : il prend le temps de détailler ce qu’un caniveau obstrué provoque concrètement en saison des pluies — l’eau qui ne s’écoule plus, qui stagne, puis qui déborde vers les habitations. Il rappelle aussi le rôle que joue chaque ouvrage d’assainissement dans la mécanique globale de prévention des inondations, un enjeu que connaissent bien les riverains d’un arrondissement régulièrement exposé aux dégâts des grandes pluies.

Cette pédagogie de terrain change la nature de l’échange. Les habitants ne se contentent plus d’écouter : ils passent à l’action.

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Des riverains qui retroussent leurs manches

Sur place, les habitants entreprennent eux-mêmes de dégager l’ouvrage, retirant les déchets qui bloquaient l’écoulement des eaux. En quelques instants, un problème identifié se transforme en solution appliquée, sans attendre l’intervention d’une entreprise ou d’un service municipal spécialisé.

Ce geste, aussi modeste soit-il à l’échelle d’un seul caniveau, illustre une dynamique que les autorités municipales cherchent précisément à encourager : faire des habitants eux-mêmes les premiers gardiens des infrastructures qui protègent leur quartier.

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Une propreté qui se joue à l’échelle du quotidien

L’épisode d’Akogbato rappelle une réalité que la mairie de Cotonou tente de faire admettre depuis plusieurs années : la lutte contre les inondations urbaines ne se limite pas aux grands travaux d’infrastructure. Elle se joue aussi, très concrètement, dans les gestes du quotidien — un sachet plastique jeté au mauvais endroit, un tas de déchets abandonné près d’un ouvrage, et c’est toute la capacité d’évacuation d’un quartier qui se trouve compromise.

En choisissant d’expliquer plutôt que de sanctionner, le maire mise sur l’adhésion plutôt que sur la contrainte. Reste à savoir si ce réflexe collectif, né d’une rencontre impromptue à Akogbato, saura se reproduire ailleurs dans la ville, sans qu’un élu ait besoin d’être présent pour l’enclencher.

UCESIF 2026 : Abdoulaye Bio Tchané porte la voix du Bénin à Bucarest

COTONOU, 30 septembre  2026 — Que peut apporter un petit pays d’Afrique de l’Ouest à un débat qui réunit des institutions venues de tout l’espace francophone ? C’est le pari que relève Abdoulaye Bio Tchané, président du Conseil économique et social (CES) du Bénin, en prenant la parole cette semaine à Bucarest devant l’Assemblée générale de l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires des États et gouvernements membres de la Francophonie (UCESIF).

CES du Bénin
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Une délégation béninoise au cœur des débats roumains

Du 28 au 30 septembre, la capitale roumaine accueille un rendez-vous institutionnel qui dépasse largement le cadre bilatéral. Bio Tchané y conduit une délégation du CES béninois et s’exprime devant un parterre de responsables venus d’Afrique et d’Europe, réunis autour du thème retenu pour le prochain Sommet de la Francophonie au Cambodge : la paix comme moteur du développement durable. Son arrivée sur le tarmac de Bucarest donne le ton de cette visite à forte dimension diplomatique, puisqu’il y est accueilli par le consul honoraire du Bénin en Roumanie, Serge S. Rameau, aux côtés d’une délégation du Conseil économique et social roumain.

Un plaidoyer pour des institutions consultatives plus connectées

Devant l’assemblée, le président béninois ne se contente pas d’un discours de courtoisie. Il défend une thèse précise : les Conseils économiques et sociaux de l’espace francophone gagneraient à dialoguer davantage entre eux, plutôt que de travailler chacun de leur côté face à des défis sociaux et économiques largement partagés. Il présente l’expérience du Bénin en matière de concertation sociale comme une contribution possible à ce chantier collectif, et affiche la volonté de la huitième mandature qu’il dirige de tisser des liens plus étroits avec les institutions homologues, sur le continent africain comme au sein de la Francophonie.

Cette intervention ne sort pas de nulle part. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de positionnement international, où le CES béninois cherche à exister au-delà de ses frontières et à peser dans les réseaux institutionnels francophones.

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Des voix roumaines convoquent l’histoire pour parler d’avenir

Par ailleurs, la cérémonie d’ouverture offre un autre éclairage sur l’événement. Sterică Fudulea, président du Conseil économique et social roumain, choisit de remonter aux figures qui incarnent les liens entre son pays et le monde francophone — Ionescu, Cioran, Eliade, Enescu, Brâncuși — avant d’appeler à défendre la paix et la démocratie face aux tensions actuelles. Eugène Aka Aouélé, président de l’UCESIF, recentre ensuite le débat sur l’enjeu qui doit structurer les travaux : faire de la paix un véritable levier de développement durable, dans la perspective du sommet cambodgien à venir.

Plusieurs personnalités du Parlement roumain assistent à cette ouverture, signe que l’événement dépasse le seul cercle des institutions consultatives pour toucher à la diplomatie parlementaire.

Un agenda qui mêle gouvernance institutionnelle et diplomatie de terrain

Au-delà des discours, l’Assemblée générale avance sur un travail plus technique : les délégations examinent et valident les rapports financier et d’activité de l’UCESIF pour 2025, tout en validant le calendrier des mois à venir. Les participants enchaînent ensuite avec une visite du Palais du Parlement et une séance plénière au sein de l’institution roumaine — une manière de conjuguer réflexion de fond et immersion institutionnelle.

Le Forum du dialogue social francophone prend le relais dès mardi au Victoria Palace, avec deux sessions consacrées au rôle des acteurs du dialogue social dans la diplomatie économique, puis dans la diplomatie socioculturelle. Les travaux se clôturent mercredi au siège du CES roumain, lors d’une réunion solennelle réunissant l’ensemble des délégations francophones.

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Pour Cotonou, un investissement sur le long terme

Cette présence à Bucarest s’inscrit dans une logique que la huitième mandature du CES béninois assume ouvertement : construire, discours après discours et rencontre après rencontre, une présence durable dans les instances francophones. En portant la parole du Bénin sur un sujet aussi consensuel que la paix, Bio Tchané cherche moins à convaincre qu’à ancrer son institution dans un réseau où se dessinent, discrètement, les futures coopérations Sud-Nord et Sud-Sud de l’espace francophone.

BAC 2026 : Celtiis accompagne le major Egbogbé et 11 bacheliers

Cotonou a accueilli, le 25 septembre 2026, une cérémonie qui dépasse le simple palmarès scolaire. Celtiis Bénin y a distingué douze bacheliers d’exception, dont le major national Rayan Frédérico Egbogbé, avant de les projeter dans un parcours structuré d’accompagnement. En effet, l’opérateur ne s’est pas contenté de remettre des prix : il a ouvert ses locaux, organisé des formations pratiques et installé un dispositif de mentorat pour transformer une réussite académique en capital de compétences mobilisable dès la rentrée universitaire.

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BAC 2026 : Le podium national dominé par la série G2

La session de juin 2026 du baccalauréat a produit un groupe de tête exigeant. Les autorités ont ainsi recensé 681 mentions « Très bien » à l’échelle nationale, avec un podium dominé par la filière G2. Rayan Frédérico Egbogbé, élève du Collège catholique Saint-Jean-Baptiste de Cotonou, a décroché la première place avec 18,80/20, devançant de justesse ses camarades de la même série.

C’est dans ce paysage de haute performance que Celtiis a sélectionné sa cohorte 2026 : six jeunes filles et six jeunes garçons, répartis de manière à refléter la diversité territoriale du pays.

Matériel et bourses : un soutien direct aux familles

Chaque lauréat a reçu un ordinateur portable récent et un forfait internet haut débit de neuf mois, afin d’aborder le supérieur avec l’équipement minimal attendu pour travailler dans de bonnes conditions. Le premier au classement, toutes séries confondues, a en outre obtenu une bourse d’excellence de 500 000 FCFA.

Pour les familles, ce dispositif comble un vide fréquent au moment de la transition lycée–université. Le Père Roland Adjalian, représentant des établissements des récipiendaires, l’a dit sans détour : l’opérateur fournit aux jeunes « les moyens de travailler, comme les étudiants du monde entier, dès l’entrée à l’université ».

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Au cœur du réseau : deux jours pour apprivoiser l’IA et le numérique

Avant la remise des distinctions, les douze lauréats ont suivi un programme d’immersion au sein de Celtiis. Ils ont visité le centre de supervision du réseau, où les ingénieurs pilotent et sécurisent la connectivité nationale, puis observé les mécanismes de la relation client.

Le volet formation a quant à lui porté sur les outils bureautiques essentiels et sur les usages éthiques, responsables ainsi que créatifs de l’intelligence artificielle. L’ambition : convertir un accès technologique en compétence opérationnelle pour la recherche documentaire, la production de contenus et la résolution de problèmes universitaires.

Un programme RSE construit comme un continuum lycée–université–emploi

Lancé en 2024 avec une première édition centrée sur l’excellence féminine, le programme s’inscrit dans une logique de responsabilité sociétale structurée. Charbelle Miassi Tikry, responsable RSE de Celtiis Bénin, le présente comme un triptyque : identifier et mettre en lumière les meilleurs bacheliers, les outiller et valoriser leurs talents, puis les accompagner via un mentorat de premier plan.

Cette architecture vise ainsi à créer un lien durable entre l’entreprise et les lauréats, au-delà de la cérémonie. Elle cherche à éviter l’effet « coup de projecteur » sans suite, en maintenant un accompagnement concret pendant les premières années d’études supérieures.

Parrainage : un filet de sécurité contre le décrochage précoce

Chaque bénéficiaire s’est vu attribuer un parrain chargé de le coacher et de le suivre dans son parcours. La cohorte dispose également d’un sponsor, Aristide Agboton, qui a insisté sur la disponibilité de l’équipe de parrainage face aux questions et aux besoins des jeunes.

« Posez toutes les questions que vous avez, nous serons vraiment présents à vos côtés », a-t-il déclaré, signalant une volonté de prévenir les décrochages liés à la perte de repères à l’entrée dans le supérieur.

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Paroles de lauréats et d’encadrants : « Le BAC n’est qu’une marche »

Joséphine Latame, porte-parole des douze lauréats, a évoqué des mois marqués par le doute, mais portés par un même rêve : réussir. Elle a également salué les sacrifices silencieux des parents et des enseignants, avant de remercier Celtiis pour une ouverture qui dépasse le don matériel : « Vous nous avez ouvert vos portes, vos sourires, et vous nous avez dit : nous croyons en vous. »

De son côté, le Père Roland Adjalian a rappelé, avec une franchise pédagogique, que l’université impose une discipline nouvelle. « Le BAC n’est qu’une marche. Il y a de nombreuses marches à gravir », a-t-il averti, enjoignant les lauréats à rester studieux et à mettre les outils reçus au service de la compréhension profonde des savoirs.

Enfin, Anatole Houéhounha, représentant des parents, a exhorté les jeunes à l’humilité et à la constance : « Continuez de travailler, rêvez grand et restez fidèles aux valeurs qui vous ont conduits ici. Le Bénin compte sur vous. »

Transformer la performance scolaire en avantage compétitif durable

En liant récompense, immersion et mentorat, Celtiis envoie un message clair aux acteurs de l’éducation : l’excellence se nourrit d’un environnement qui combine reconnaissance, moyens concrets et accompagnement humain. Le choix de mettre l’accent sur l’IA et les usages responsables du numérique place aussi la barre plus haut, en phase avec les exigences du marché du travail.

Reste à mesurer, dans la durée, l’impact de ce modèle sur la trajectoire universitaire et professionnelle des lauréats. Les prochains mois diront si ce pari transforme effectivement une performance scolaire en avantage compétitif durable.

Bénin : la rentrée des CFPA lancée à Djougou avec 241 millions FCFA d’équipements

Le Bénin a officiellement ouvert, lundi 28 septembre 2026 à Djougou, l’année d’apprentissage 2026-2027 dans les Centres de formation professionnelle et d’apprentissage (CFPA). La cérémonie, présidée par la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, chargée de la Formation professionnelle, Awaou Baco, traduit la volonté du gouvernement de rapprocher la formation des besoins réels de l’économie.

Le lancement s’est déroulé en présence du ministre conseiller Nicaise Fagnon, de représentants des partenaires techniques et financiers, de responsables d’organismes publics et des principaux acteurs du secteur. La rentrée concerne les CFPA publics répartis dans treize localités du pays, dont Djougou, selon le calendrier communiqué par les autorités béninoises.

Derrière cette nouvelle année d’apprentissage, le gouvernement veut faire évoluer l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (EFTP). L’objectif ne consiste plus seulement à multiplier les filières, mais à renforcer la qualité des formations, la gestion des centres et leur adéquation avec les secteurs porteurs.

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Un investissement de 241 millions de francs CFA

Le temps fort de la cérémonie a été la remise d’un lot d’équipements au CFPA de Djougou. D’une valeur de 241,4 millions de francs CFA, ce matériel doit améliorer les conditions de formation dans les ateliers et permettre aux apprenants de travailler avec des outils davantage conformes aux exigences du monde professionnel.

La Banque mondiale a contribué au financement de cet investissement. Douze autres centres de référence doivent également bénéficier d’équipements grâce à l’appui du Fonds de développement de la formation et de l’apprentissage (FODEFCA), dirigé par Arsène Zocli.

Pour les autorités, cet effort matériel accompagne une réforme plus large. Le dispositif prévoit la généralisation progressive des contrats de performance, le développement de projets propres à chaque établissement, ainsi que la formation et la professionnalisation des formateurs.

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Donner une nouvelle visibilité aux métiers

La directrice de la Formation professionnelle, Opportune Natabou, a présenté cette rentrée comme une étape destinée à mieux faire connaître les formations proposées dans les différents métiers. Les filières doivent, selon elle, s’articuler avec les priorités économiques du pays et les possibilités d’emploi offertes dans les territoires.

Cette orientation répond à un enjeu majeur : permettre aux jeunes d’acquérir des compétences directement utilisables, tout en favorisant l’entrepreneuriat et la création d’activités. La formation professionnelle doit ainsi dépasser le cadre scolaire pour devenir un instrument d’autonomie économique.

« Former un jeune à un métier, ce n’est pas seulement lui transmettre une compétence ; c’est lui donner les moyens de construire son autonomie, de créer de la valeur et de contribuer au développement de sa communauté », a déclaré Awaou Baco.

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79 femmes obtiennent leur certification

La cérémonie a également mis à l’honneur 179 jeunes femmes, issues de la première promotion formée dans le cadre du programme ProFop. Elles ont reçu leur attestation du Certificat de qualification professionnelle (CQP), une reconnaissance officielle des compétences acquises lors de leur parcours.

À cette occasion, les autorités ont aussi remis à la ministre la liste de 200 femmes sélectionnées pour bénéficier de bourses de formation dans plusieurs métiers techniques et professionnels. Cette initiative, soutenue par des partenaires, vise à élargir l’accès des femmes aux dispositifs de qualification et aux opportunités d’insertion.

La ministre a invité les nouveaux apprenants à faire preuve de discipline, de régularité et de persévérance. Elle les a appelés à convertir les compétences acquises en emplois, en entreprises et en services utiles à leurs communautés.

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Du centre de formation aux petites entreprises

Après la cérémonie, la délégation ministérielle a visité les ateliers du CFPA de Djougou afin d’observer les conditions de travail et les équipements disponibles. Awaou Baco s’est ensuite rendue à l’Institut universitaire d’enseignement professionnel (IUEP), où l’Agence nationale pour l’emploi (AnpE) accompagne des jeunes en formation.

La tournée s’est poursuivie dans plusieurs structures économiques. La ministre a notamment visité l’entreprise « Espace Tissage de Djougou », l’atelier de menuiserie-ébénisterie de Juste Yao et, à Natitingou, l’antenne de l’AnpE qui forme des jeunes aux compétences comportementales — les « soft skills » — avec le soutien de la GIZ.

La PME Yetanri, spécialisée dans la transformation agroalimentaire, figurait également parmi les étapes de la mission. Ces visites ont permis à la délégation d’examiner concrètement les effets des programmes publics destinés aux jeunes, aux artisans et aux petites entreprises.

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L’insertion comme priorité économique

À travers cette tournée, le ministère entend relier plus étroitement les centres de formation, les structures d’accompagnement et les entreprises locales. Les programmes FoRCE et 3M, entre autres dispositifs cités lors de la cérémonie, doivent contribuer à renforcer ce lien entre apprentissage, activité économique et emploi. Le gouvernement béninois veut ainsi faire de la formation professionnelle un levier de création de richesses, particulièrement dans les régions où les jeunes rencontrent des difficultés d’accès à l’emploi formel.

À Djougou, le lancement de la rentrée 2026-2027 a donc servi de vitrine à cette stratégie : investir dans les équipements, certifier les compétences, soutenir les femmes et rapprocher les formations des réalités des entreprises. La réussite de cette ambition dépendra désormais de la capacité des centres et de leurs partenaires à maintenir la qualité des enseignements et à transformer les qualifications en débouchés durables.

Parakou : Plus de 3 000 munitions de chasse interceptées par la police

Parakou, 29 septembre 2026 — Un renseignement précis, une intervention chirurgicale en plein jour et la mise au jour d’un arsenal clandestin. Lundi 28 septembre 2026, les forces de sécurité de Parakou ont mené une opération coup de poing, retirant de la circulation des milliers de munitions de gros calibre. En effet, ce coup de filet majuscule illustre la vigilance accrue de l’État face aux réseaux souterrains qui tentent d’irriguer le nord du pays en matériel de contrebande.

Un dispositif ciblé au cœur de la journée

L’initiative de cette saisie revient, en premier lieu, aux éléments du Commissariat du 2ᵉ arrondissement. Guidés par un renseignement opérationnel fiable, les enquêteurs ont mis en place un dispositif d’interception visant un convoi suspect en provenance de la commune de Djougou.

Aux alentours de 12 h 30, le piège se referme. La cible de la police émerge : une motocyclette de marque Bajaj, délibérément dépourvue de plaque d’immatriculation pour échapper aux radars des autorités. Le profil furtif de l’engin confirmait les soupçons des agents quant à la nature illicite de la marchandise transportée.

Fuite précipitée et découverte d’un butin massif

L’intervention ne s’est, toutefois, pas déroulée sans heurt. Face au barrage policier, le principal convoyeur a paniqué. Préférant la fuite à l’arrestation, il s’est évaporé dans la nature, abandonnant derrière lui non seulement son chargement, mais également une seconde motocyclette de marque Dayang, elle aussi anonymisée et dépourvue de toute immatriculation.

C’est en fouillant le chargement délaissé que les agents ont mesuré la gravité de l’infraction. Dissimulés dans deux grands sacs, les autorités ont extrait treize cartons d’apparence banale. Leur ouverture a révélé un inventaire alarmant : 3 250 cartouches de calibre 12. Si ces munitions sont traditionnellement destinées à la chasse, leur trafic massif sur le marché noir soulève de vives inquiétudes sécuritaires, ce calibre étant régulièrement détourné par le crime organisé opérant dans la région.

Une enquête confiée aux unités spécialisées

Malgré la fuite du pilote de la Bajaj, les forces de l’ordre, néanmoins, ne sont pas reparties les mains vides. Les policiers ont réussi à interpeller un suspect directement lié à cette logistique clandestine lors de l’opération.

Actuellement sous les verrous, cet individu représente une pièce maîtresse pour remonter la filière. Par ailleurs, Les autorités ont confirmé son transfert imminent vers les unités spécialisées de la Police républicaine. Les enquêteurs auront désormais la lourde tâche de démanteler ce réseau, en identifiant les fournisseurs originels à Djougou ainsi que les destinataires finaux de cette cargaison mortelle. In fine, par cette interception, la police de Parakou envoie un signal dissuasif sans équivoque : la route de la contrebande dans le nord est sous haute surveillance.

Bénin : L’ARPP-Bénin réclame la reprise des quittances douanières

Réunis à Porto-Novo le vendredi 25 septembre 2026, les membres de l’Association des revendeurs des produits pétroliers du Bénin (ARPP-Bénin) ont appelé les autorités à mettre fin à la suspension de la délivrance des quittances douanières aux transporteurs de produits pétroliers à moto dans les départements de l’Ouémé et du Plateau.

L’association affirme que cette mesure, appliquée depuis près de deux mois, a interrompu une grande partie des activités du secteur et fragilisé de nombreux ménages. Elle demande au gouvernement de rétablir rapidement le dispositif, tout en proposant un mécanisme de transport et de contrôle présenté comme une solution « zéro risque ».

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Une suspension qui paralyse le secteur

La conférence de presse a réuni des revendeurs, des conducteurs de motos, des commerçantes et des employés du secteur pétrolier venus des deux départements. Tous ont dénoncé les conséquences économiques et sociales de l’arrêt de la délivrance des quittances.

Selon l’ARPP-Bénin, la mesure a pris effet au début du mois d’août 2026, soit environ sept semaines avant la rencontre de Porto-Novo. L’association reproche aux services douaniers de ne pas avoir communiqué officiellement les raisons de la suspension ni accordé de période de transition aux opérateurs concernés.

En l’absence de quittance, les transporteurs ne peuvent plus exercer leurs activités dans le cadre habituel. Les revendeuses affirment, de leur côté, ne plus recevoir régulièrement les produits nécessaires au fonctionnement de leurs points de vente.

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Les acteurs réclament un dialogue

Plusieurs responsables locaux de l’ARPP ont appelé à l’ouverture de discussions avec les autorités. Le conseiller Atchadé Lakognon a insisté sur la nécessité d’un dialogue rapide afin d’éviter l’enlisement de la situation.

Gouchoedou Ahoukpo, président de l’association dans la commune d’Avrankou, a déclaré que les membres restaient disposés à respecter les règles fixées par l’administration. Il a invité le gouvernement à préciser ses exigences, notamment si la suspension répond à une volonté de revoir le montant ou les conditions d’émission des quittances.

Pour Jean Kotoclomè, responsable de l’ARPP à Porto-Novo, la crise touche directement les revenus des familles. Il a évoqué des situations de chômage, de difficultés alimentaires et de déscolarisation, alors que la rentrée scolaire 2026-2027 vient de commencer.

Le responsable a également contesté l’imputation systématique des incidents liés au transport de produits pétroliers aux conducteurs de motos. Selon lui, ces derniers appliquent désormais des mesures de sécurité plus strictes, tandis que les accidents les plus graves seraient principalement liés aux gros porteurs. Cette affirmation n’a toutefois pas été étayée, lors de la conférence, par des données officielles.

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Une alerte sur les recettes publiques

L’ARPP-Bénin estime que la suspension ne règle pas les problèmes de sécurité et de contrôle. Elle pourrait, au contraire, réduire les recettes fiscales, encourager le transport clandestin et rendre plus difficile le suivi des flux de produits pétroliers.

« Nous en avons marre des difficultés régulièrement créées dans le rang des acteurs des produits pétroliers par la douane », a déclaré Urbain Gaël Lalou, président national de l’organisation. Il a ensuite demandé l’intervention du chef de l’État, Romuald Wadagni, afin de trouver une issue à la crise.

Le président de l’ARPP-Bénin a également rappelé que les conducteurs de bus J9 restent confrontés à une suspension de leurs activités depuis plusieurs années, malgré leur volonté affichée de se conformer aux exigences de formalisation.

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Des bidons sécurisés plutôt que des tonneaux

Au-delà de la reprise des quittances, l’association propose une réorganisation du circuit d’approvisionnement. Urbain Gaël Lalou, qui se présente comme expert en environnement, en prévention et en gestion des risques et catastrophes, préconise l’utilisation exclusive de bidons sécurisés pour le transport, le stockage et la distribution des produits pétroliers.

Cette proposition vise à remplacer les tonneaux jugés dangereux et à réduire les risques d’incendie, de pollution et d’exposition des ménages. L’ARPP-Bénin affirme ainsi vouloir contribuer à une meilleure sécurisation du secteur dans l’Ouémé et le Plateau.

L’organisation se dit également prête à participer au suivi des quittances pour les motos, les bus J9 et les camions. Elle présente ce mécanisme comme un outil de traçabilité et de transparence, mais sa mise en œuvre nécessiterait l’accord des autorités compétentes ainsi qu’un cadre officiel de contrôle.

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Un appel à la levée de la mesure

À Porto-Novo, l’ARPP-Bénin a demandé la levée immédiate de la suspension appliquée aux transporteurs à moto. L’association estime qu’une reprise encadrée permettrait aux travailleurs de retrouver leurs revenus, à l’État de sécuriser ses recettes et aux autorités de mieux contrôler la circulation des produits pétroliers.

Pour l’heure, aucun élément officiel communiqué par la Direction générale des Douanes ne permet de préciser publiquement le motif exact de la suspension des quittances dans l’Ouémé et le Plateau. Les revendications de l’ARPP reposent donc principalement sur les déclarations faites lors de sa conférence de presse.

Coopération francophone : Abdoulaye Bio Tchané à Bucarest

Bucarest 28 septembre 2026 – Le président du Conseil économique et social (CES) du Bénin, Abdoulaye Bio Tchané, participe, à Bucarest, aux travaux de l’Union des Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires des États et gouvernements membres de la Francophonie (UCESIF). Les rencontres, prévues du 28 au 30 septembre 2026, réunissent plusieurs institutions consultatives de l’espace francophone autour des enjeux de paix, de développement et de dialogue social.

Une délégation béninoise aux assises de l’UCESIF

Arrivé dans la capitale roumaine, Abdoulaye Bio Tchané a été accueilli à sa descente d’avion par le consul honoraire du Bénin en Roumanie, Dr Serge S. Rameau, ainsi que par une délégation du Conseil économique et social roumain.

À la tête d’une délégation du CES béninois, il prendra part à l’Assemblée générale de l’UCESIF et au Forum du dialogue social francophone. Organisées sous le haut patronage du président de la Roumanie, ces assises bénéficient également du soutien du ministère roumain du Travail, de la Famille, de la Jeunesse et de la Solidarité. Les participants examineront le rôle des acteurs sociaux et civiques dans la construction d’une diplomatie sociale, économique et culturelle au sein de la Francophonie.

La paix au cœur des échanges

Le programme prévoit, dès le lundi 28 septembre, une réunion du Bureau de l’UCESIF, suivie de l’Assemblée générale au Palais du Parlement de Bucarest. Les délégations réfléchiront notamment au thème : « La paix, vecteur du développement durable ».

Cette réflexion s’inscrit dans les travaux préparatoires du prochain Sommet international de la Francophonie. Elle doit permettre aux représentants des Conseils économiques et sociaux d’examiner les liens entre stabilité, cohésion sociale et développement durable. L’Assemblée générale se penchera également sur les rapports financier et d’activité de l’UCESIF pour l’année 2025. Les participants examineront, par ailleurs, le calendrier des activités prévues lors des prochains mois.

Des échanges institutionnels renforcés

Après les travaux, les délégations visiteront le Palais du Parlement avant de prendre part à une séance plénière du Parlement roumain. Ces activités compléteront les échanges consacrés au fonctionnement des institutions et à la coopération entre les organes consultatifs de l’espace francophone.

Pour le CES du Bénin, cette rencontre constitue une occasion de présenter l’expérience nationale en matière de dialogue économique et social. Elle permet également à l’institution de renforcer ses relations avec ses homologues et de développer de nouveaux partenariats.

Le rayonnement international du CES

La participation béninoise s’inscrit dans les priorités de la huitième mandature du CES, qui accorde une place importante à la coopération institutionnelle et au rayonnement international de l’organe. À Bucarest, l’institution entend ainsi consolider sa présence au sein des réseaux francophones et contribuer aux réflexions communes sur les grands défis sociaux et économiques.

Kétou : la police démantèle un réseau de drogue

Kétou, 28 septembre 2026 – L’opération menée dans la soirée dans le quartier d’Obafèmi a permis de démanteler un important point de stockage et de distribution de stupéfiants. La descente ciblée des agents du commissariat d’arrondissement central de Kétou, menée le mercredi 23 septembre 2026, s’est soldée par l’arrestation de quatre individus, la saisie de 20 kilogrammes de chanvre indien et d’un important stock de produits pharmaceutiques illicites, ainsi que par la confiscation d’un gros paquet d’argent en devises locales et étrangères.

Un refuge d’urgence dans les structures du bâtiment

L’intervention des forces de l’ordre a débuté vers 19 heures, à la suite de renseignements faisant état de la présence d’un point de distribution de stupéfiants dans une concession résidentielle.

À l’arrivée des agents, le principal suspect et trois clients, surpris en pleine transaction, ont tenté de se retrancher dans la concession. Encerclés par le dispositif de sécurité mis en place autour du domicile, les quatre hommes ont ensuite tenté d’échapper à la fouille en se réfugiant dans le faux plafond. Les agents ont finalement découvert et interpellé le groupe dissimulé sous la toiture.

Un arsenal commercial et des flux financiers transfrontaliers

La perquisition menée dans la concession a permis de mesurer l’ampleur des activités présumées qui s’y déroulaient. En plus d’une vingtaine de kilogrammes de chanvre indien conditionnés pour la revente, les enquêteurs ont saisi :

  • Un stock important de comprimés d’Atinkinkouin, une substance psychoactive hautement réglementée ;
  • Cinq balances électroniques de précision destinées au dosage des produits ;
  • Plusieurs litres de boissons frelatées à la composition suspecte.

La saisie comprenait également d’importantes sommes d’argent. Les forces de l’ordre ont découvert plus de 5 millions de francs CFA en espèces, ainsi que 458 000 nairas nigérians. La présence de cette monnaie étrangère pourrait témoigner de l’existence de transactions transfrontalières, compte tenu de la proximité du Nigeria.

Un signal fort adressé aux filières d’approvisionnement

Cette opération perturbe les circuits présumés d’approvisionnement en stupéfiants dans la commune. À travers l’interpellation de quatre suspects et la saisie de produits ainsi que de liquidités, la police de Kétou réaffirme sa détermination à lutter contre le trafic de drogue.

Désormais placés en garde à vue, les quatre suspects devront répondre devant la justice de chefs d’accusation incluant le trafic de substances vénéneuses, la détention illégale de médicaments et le blanchiment de capitaux.

Bénin : le service juridique de l’Assemblée change de chef

À Porto-Novo, Iréné Aclombessi a pris ce mardi la tête de la Direction des services législatifs de l’Assemblée nationale. Son prédécesseur, Josué Chabi Kpandé, rejoint de son côté le tout jeune Sénat : un simple mouvement de personnel qui éclaire, en creux, la reconfiguration à l’œuvre depuis l’entrée du Bénin dans le bicamérisme.

Une salle de réunion du siège de l’Assemblée nationale, quelques cadres du cabinet, une poignée de main et une photo de famille : rien, dans la forme, ne distingue cette cérémonie de passation de charges des dizaines d’autres qui rythment chaque année la vie de l’administration parlementaire béninoise. Sur le fond, pourtant, ce changement à la tête de la Direction des services législatifs (DSL) intervient à un moment particulier pour l’institution : sept semaines à peine après l’installation du Sénat, le 30 juillet, qui a fait du Bénin un pays à Parlement bicaméral pour la première fois de son histoire récente.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin
Assemblée nationale du Bénin : les enjeux de la passation de charges à la DSL

La DSL n’a rien d’un service périphérique. C’est elle qui instruit, sécurise et met en forme juridique les textes que les députés adoptent, avant qu’ils ne deviennent lois de la République. C’est également sur son expertise que s’appuie le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale. Or, depuis cet été, cette mission s’exerce dans un cadre transformé : la seconde chambre créée par la révision constitutionnelle du 15 novembre 2025 — promulguée le 17 décembre suivant — dispose désormais du pouvoir de demander une seconde lecture de la plupart des textes votés par les députés. Les projets et propositions de loi circulent donc davantage entre les deux chambres, et chaque imprécision juridique pèse plus lourd qu’auparavant.

C’est dans ce contexte que le secrétaire général administratif de l’Assemblée, Christel-Fourier Donkpégan, a ouvert la cérémonie. Il a présenté ce changement de direction comme un mouvement ordinaire de la vie institutionnelle, tout en insistant sur le rôle charnière de la DSL dans l’accomplissement des missions législatives.

“Une direction qui reste le socle technique sur lequel repose tout le travail parlementaire”—Christel-Fourier Donkpégan, secrétaire général administratif

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Réforme constitutionnelle et bicamérisme : l’impact sur le travail législatif

Josué Chabi Kpandé quitte ainsi un poste qu’il occupait depuis trois ans, après un parcours entamé à la cellule juridique de l’Assemblée. Visiblement ému, il a retracé ce cheminement devant ses collègues, remerciant les autorités institutionnelles — au premier rang desquelles le président de l’Assemblée, le professeur Joseph Djogbénou — ainsi que l’ensemble de l’équipe qui l’a accompagné. Il a salué la solidité du profil de son successeur et filé une image sportive pour décrire la transition : celle d’une passe transmise au bon moment, entre deux joueurs qui se connaissent depuis longtemps, confiant que l’expertise du service continuerait de rayonner sous sa nouvelle direction.

Sa destination n’a rien d’anodin. Le Sénat béninois, composé de vingt-cinq membres, cherche encore à consolider son appareil administratif quelques semaines seulement après son installation : son règlement intérieur n’a été validé par la Cour constitutionnelle que le 3 août, et son bureau — désormais présidé par l’ancien chef de l’État Patrice Talon — n’a été élu que le 6 août. Voir un cadre expérimenté de la DSL rejoindre la chambre haute illustre la manière dont celle-ci puise, pour se structurer, dans le vivier de compétences déjà formé à l’Assemblée nationale.

 Structuration du Sénat béninois : le transfert de compétences de l’Assemblée

En prenant ses fonctions, Iréné Aclombessi a d’abord adressé sa reconnaissance au président Djogbénou pour la confiance placée en lui. Il a situé son mandat sous le signe de l’humilité et de la rigueur procédurale, rappelant que cette confiance institutionnelle appelle avant tout des résultats. Il a ensuite détaillé trois priorités : renforcer la sécurité juridique des textes produits par l’Assemblée, accélérer l’instruction des dossiers en commission, et amorcer la dématérialisation des procédures parlementaires.

“La confiance institutionnelle est d’abord une obligation de résultat et d’exemplarité”— Dr Iréné Aclombessi, directeur des services législatifs

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Qui est Iréné Aclombessi, le nouveau directeur des services législatifs ?

Prenant la parole au nom du président de l’Assemblée, retenu ce jour-là, le directeur de cabinet Abou Torou a resitué l’événement dans une perspective plus large, décrivant le changement comme une donnée permanente de l’action publique plutôt qu’une rupture à redouter. Un message qui n’est pas sans écho : depuis son élection à la tête du Parlement le 8 février dernier, Joseph Djogbénou a lui-même fait de la continuité de l’administration parlementaire, malgré le renouvellement des équipes dirigeantes, l’un des axes centraux de son discours. Torou a invité le personnel administratif à apporter à Iréné Aclombessi la loyauté et le soutien technique nécessaires à la réussite de sa mission.

“Le changement demeure la constante universelle qui anime l’action publique”— Abou Torou, directeur de cabinet du président de l’Assemblée

La poignée de main entre les deux directeurs et la photo de famille qui a suivi ont mis un point final protocolaire à la cérémonie. Mais l’essentiel se jouera dans les mois qui viennent : c’est à la fluidité avec laquelle les textes de loi circuleront désormais entre l’Assemblée nationale et un Sénat encore en rodage que se mesurera, concrètement, la réussite de cette passation.