Grâce au financement du PARCPOGE II et à l’appui du PNUD, les populations du Borgou et des Collines découvrent, ce vendredi, les fréquences qui leur permettent de suivre au plus près le travail de leurs députés.
Les populations de Parakou ont pu, ce vendredi, mesurer l’utilité des antennes relais de Radio Hémicycle. Cette station incarne la voix de la représentation nationale et vulgarise, jour après jour, l’action des députés auprès des citoyens grâce au concours du Projet d’appui au renforcement des capacités du Parlement et des organes de gestion des élections (PARCPOGE II), mis en œuvre en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Désormais, il suffit de capter la fréquence 98,0 MHz pour suivre, depuis Parakou et l’ensemble du septentrion, les débats de l’Assemblée nationale. Ainsi, chaque citoyen peut savoir ce que fait son député pour le développement du pays, comment il réagit aux enjeux débattus dans l’hémicycle et de quelle manière il représente sa localité au sein de la représentation nationale.
Ces interrogations, longtemps restées sans réponse pour une partie de la population, ont trouvé des éléments de réponse concrets lors des communications présentées par les honorables Inoussa Chabi Zimé et Sidi Cessi Raouf, tous deux élus de la huitième circonscription électorale. Les deux parlementaires ont ainsi détaillé le rôle de la radio parlementaire et son apport dans le rapprochement entre élus et électeurs.
« La radio permet de savoir ce que fait le député pour le développement du pays et comment il représente sa localité à l’Assemblée nationale. » — Éléments de réponse apportés lors de la séance de sensibilisation.
Dassa-Zoumè et le centre du Bénin également couverts
De même, dans la commune de Dassa-Zoumè et dans l’ensemble du centre du Bénin, les programmes de Radio Hémicycle sont accessibles sur la fréquence 95,6 MHz. Cette couverture élargie confirme la volonté des partenaires d’installer, au-delà de Cotonou, un réseau d’antennes relais capable de porter la voix du Parlement jusque dans les régions les plus éloignées du pouvoir législatif.
En définitive, cette campagne de sensibilisation, entamée le 20 juillet dernier, se poursuivra jusqu’au 29 juillet prochain. Elle vise à ancrer durablement le réflexe d’écoute de la radio parlementaire chez les populations du Borgou et des Collines, afin que le contrôle citoyen de l’action des députés ne demeure plus l’apanage des seuls habitants de la capitale.
Radio Hémicycle est l’organe de communication de l’Assemblée nationale du Bénin. Elle retransmet les séances plénières, couvre l’actualité parlementaire et fait connaître au grand public le travail des députés, dans un objectif de transparence et de rapprochement entre les élus et les citoyens.
Une discrète habitation en bord de mer cachait un trafic d’une ampleur insoupçonnée. À Krakè-Plage, dans le département de l’Ouémé, la Police républicaine a porté un coup sévère aux réseaux de stupéfiants en découvrant près d’une tonne de chanvre indien soigneusement dissimulée dans un dépôt clandestin. Une opération qui met en lumière les nouvelles méthodes employées par les trafiquants pour utiliser les voies maritimes comme couloirs d’acheminement.
Le décor ne laissait rien présager. Construite en matériaux précaires et implantée à proximité immédiate du littoral, la bâtisse semblait anodine. Pourtant, derrière cette apparente discrétion se cachait l’un des plus importants stocks de chanvre indien récemment découverts dans cette zone frontalière.
Lors d’une opération menée jeudi 23 juillet 2026, les éléments du Commissariat frontalier de police de Krakè-Plage, engagés dans la lutte contre le trafic de produits psychotropes, ont investi les lieux. La fouille, réalisée en présence des autorités locales, a rapidement révélé l’ampleur du dispositif.
Sous plusieurs couvertures étaient soigneusement entreposés 25 grands sacs renfermant des boules de chanvre indien. Le poids total de la cargaison atteint 973,65 kilogrammes, soit près d’une tonne de drogue prête à alimenter les circuits clandestins.
Un dépôt équipé pour un trafic organisé
Au-delà de la drogue, les policiers ont découvert un important matériel laissant penser à une organisation logistique bien structurée.
La perquisition a permis de saisir 1 506 000 nairas, 20 sacs de poudre de plâtre de 40 kilogrammes, 21 seaux de chaume, deux petits seaux contenant des produits de plâtre, 13 tables en plastique, deux moteurs hors-bord ainsi que divers autres effets.
Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, cette maison servait essentiellement de point de stockage. Les occupants ne s’y rendaient que pendant la nuit afin de limiter les risques d’être repérés.
Les investigations indiquent également que les suspects auraient transporté les produits et les équipements par voie maritime. Les trafiquants auraient pris soin de les conditionner de manière à les protéger de l’humidité durant leur acheminement.
Les enquêteurs aux trousses des responsables
Bien que les autorités n’aient encore annoncé aucune interpellation à ce stade, les enquêteurs poursuivent activement leurs investigations. Les forces de l’ordre ont déployé un dispositif afin d’identifier et d’appréhender les personnes impliquées dans ce réseau.
Les enquêteurs ont placé sous scellés les stupéfiants ainsi que l’ensemble des objets saisis, et engageront les procédures judiciaires prévues par la loi.
Un nouveau signal envoyé aux trafiquants
Par cette opération, la Police républicaine confirme sa volonté de renforcer la surveillance des zones côtières, devenues des itinéraires privilégiés pour certains réseaux criminels spécialisés dans le trafic de stupéfiants.
Les autorités rappellent également que la coopération des populations demeure un levier essentiel pour détecter les activités suspectes, faciliter les interventions des forces de sécurité et démanteler durablement les circuits clandestins qui exploitent les frontières maritimes.
Après avoir piloté la transformation du Conseil économique et social (CES), Conrad Gbaguidi prend les rênes de la Médiature de la République. Une nomination qui confie à cet acteur des institutions béninoises une nouvelle mission : rétablir la confiance entre l’administration et les citoyens.
Au Bénin, certaines nominations traduisent davantage qu’une mutation de poste. Celle de Conrad Gbaguidi à la tête de la Médiature de la République s’inscrit dans cette catégorie. Après avoir marqué son passage au Conseil économique et social, où il a impulsé une profonde dynamique de modernisation, il est désormais appelé à redonner un nouvel élan à une institution dont la vocation est d’apaiser les relations entre les usagers et l’administration publique.
Cette désignation prolonge un parcours placé sous le signe de la réforme institutionnelle et de la recherche d’une administration plus accessible.
Le pari réussi de la modernisation du Conseil économique et social (CES)
Lorsque Conrad Gbaguidi prend les commandes du Conseil économique et social, l’institution souffre encore d’un déficit de visibilité auprès du grand public. Pourtant, ses missions consultatives dans les domaines économique, social, environnemental et culturel en font un acteur essentiel de la gouvernance.
Plutôt que de limiter son action au fonctionnement administratif, il choisit d’engager un travail de repositionnement.
Sous son impulsion, le CES renforce sa communication institutionnelle, multiplie les échanges avec les organisations professionnelles, les collectivités, les associations et les communautés, tout en valorisant davantage ses avis et recommandations.
Progressivement, le Conseil économique et social s’affirme comme un espace de concertation plus ouvert et plus présent dans les débats nationaux relatifs au développement, à la cohésion sociale et aux politiques publiques.
Une réforme institutionnelle saluée par le président Patrice Talon
Les résultats de cette nouvelle orientation n’ont pas tardé à attirer l’attention des plus hautes autorités. Le 4 mars 2026, lors de la remise du rapport annuel du CES, le président Patrice Talon a salué le travail accompli par Conrad Gbaguidi et l’ensemble des conseillers.
Le chef de l’État a notamment relevé qu’en une année seulement, l’institution avait su s’approprier les nouvelles missions issues de sa réforme et renforcer sa présence sur le terrain. Il y a vu une confirmation de la pertinence des changements engagés ainsi qu’un signal encourageant pour l’avenir du Conseil.
Cette reconnaissance institutionnelle conforte l’image d’un dirigeant attaché à faire évoluer les administrations publiques vers davantage d’efficacité et de proximité.
Rétablir la confiance entre l’État et les citoyens : la nouvelle mission de la Médiature
Avec la Médiature de la République, Conrad Gbaguidi change d’environnement, mais pas de philosophie.
Cette institution occupe une place particulière dans l’architecture républicaine. Elle intervient lorsqu’un citoyen estime avoir subi une injustice ou rencontre des difficultés dans ses rapports avec l’administration.
D’ailleurs dernièrement les attentes envers la Médiature de la République n’ont jamais été aussi fortes. Face aux exigences croissantes des citoyens en matière de qualité du service public, l’institution devra faciliter le règlement des différends avec l’administration, défendre les droits des usagers et restaurer la confiance entre l’État et les populations. Autant de défis qui attendent désormais Conrad Gbaguidi.
Le défi de rapprocher davantage l’administration des citoyens
L’expérience acquise au Conseil économique et social constitue un atout pour cette nouvelle responsabilité.Habitué au dialogue avec des acteurs issus d’horizons divers, Conrad Gbaguidi devra désormais mettre cette capacité de concertation au service de la résolution des différends entre l’administration et les administrés.
Son principal défi sera d’améliorer la visibilité de la Médiature, d’en faciliter l’accès pour les citoyens sur l’ensemble du territoire national et de renforcer la confiance dans les mécanismes de médiation institutionnelle. Dans un environnement où les institutions sont de plus en plus attendues sur leur efficacité concrète, cette mission apparaît stratégique.
Conrad Gbaguidi, le visage d’une nouvelle génération de bâtisseurs institutionnels
Au fil de son parcours, Conrad Gbaguidi s’est forgé une réputation de dirigeant davantage tourné vers la transformation des institutions que vers leur simple gestion. Du Conseil économique et social à la Médiature de la République, son itinéraire dessine une même ligne directrice : moderniser les institutions, renforcer leur utilité et les rendre plus proches des citoyens.
Sa nomination ouvre ainsi un nouveau chapitre. Si les attentes sont nombreuses, elles reposent sur un constat partagé : la capacité démontrée à insuffler une dynamique nouvelle au CES nourrit désormais l’espoir de voir la Médiature de la République gagner en efficacité, en visibilité et en crédibilité au service des Béninois.
Cotonou passe à la vitesse supérieure. En effet, ce mercredi 22 juillet 2026, la capitale économique béninoise et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont scellé une alliance stratégique d’envergure. En signant un mémorandum de partenariat majeur, les deux institutions s’engagent à propulser l’ambitieux plan de modernisation « Cotonou 2026-2033 : Changer d’Échelle ». Un signal fort adressé à toute la région.
C’est un accord qui pourrait bien redessiner le visage de la plus grande ville du Bénin. Face aux exigences de la croissance urbaine et aux urgences environnementales, la Ville de Cotonou choisit la voie de la transformation audacieuse en s’associant à un partenaire financier international de premier plan.
Ainsi, en officialisant ce partenariat, Cotonou se dote des moyens de ses ambitions. L’objectif affiché est de mobiliser des investissements massifs pour concrétiser la feuille de route urbaine à l’horizon 2033 et propulser également la municipalité au rang des grandes métropoles durables d’Afrique de l’Ouest.
Une réponse concrète aux défis climatiques et économiques
Au cœur de cette entente, la priorité absolue reste la résilience. Exposée aux risques d’inondation et aux effets du changement climatique, Cotonou veut bâtir une ville plus verte, mieux structurée et résolument tournée vers l’avenir.
Le soutien financier et technique de la BERD doit notamment accélérer la modernisation des infrastructures urbaines et des réseaux d’assainissement, favoriser des aménagements durables respectueux de l’environnement, renforcer l’attractivité économique afin d’attirer les investisseurs internationaux et améliorer directement la qualité de vie des Cotonois.
Ce mémorandum ne constitue pas une simple promesse d’intention, mais le déclencheur opérationnel de la vision « Cotonou 2026-2033 : Changer d’Échelle ». À travers cette dynamique, la municipalité démontre sa volonté de passer des paroles aux actes concrets.
En conjuguant rigueur financière, transition écologique et développement inclusif, la Ville de Cotonou et la BERD posent les fondations d’un modèle urbain rénové. Ainsi, la métropole béninoise affiche sa détermination à relever les défis de son époque et à s’imposer comme une ville résiliente et tournée vers l’avenir.
De la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Fonds monétaire international (FMI), en passant par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), jusqu’aux plus hautes fonctions gouvernementales au Bénin, Abdoulaye Bio Tchané a construit l’un des parcours les plus solides de la technocratie béninoise. Nommé ce mercredi 22 juillet 2026 président du Conseil économique et social (CES), l’ancien ministre d’État arrive à la tête d’une institution stratégique avec un capital d’expérience rarement égalé.
À 73 ans, celui qui succède à Conrad Gbaguidi hérite d’un Conseil économique et social profondément réformé, appelé à jouer un rôle plus actif dans le dialogue entre les pouvoirs publics, les acteurs économiques, les collectivités territoriales et la société civile. Son élection intervient dans un contexte où le CES est appelé à renforcer sa contribution aux politiques publiques et à la gouvernance nationale.
Un parcours forgé dans les grandes institutions
Natif de Djougou, Abdoulaye Bio Tchané suit une formation universitaire en France avant de se spécialiser dans les questions bancaires au Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (COFEB) de Dakar. Cette double formation lui ouvre rapidement les portes de la BCEAO, où il gravit progressivement les échelons jusqu’à devenir directeur des études économiques.
Sa carrière prend ensuite une dimension internationale lorsqu’il rejoint le Fonds monétaire international (FMI) comme directeur du département Afrique. Quelques années plus tard, les États membres de l’UEMOA lui confient la présidence de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), où il a piloté plusieurs programmes de financement du développement régional.
Un acteur clé de la gouvernance économique béninoise
Au Bénin, Abdoulaye Bio Tchané occupe à plusieurs reprises des fonctions gouvernementales de premier plan. Ministre de l’Économie et des Finances sous le président Mathieu Kérékou, il revient au cœur de l’exécutif en 2016 sous Patrice Talon comme ministre d’État chargé du Développement, avant de devenir ministre d’État chargé de la Coordination de l’action gouvernementale, poste qu’il conservera pendant une décennie.
Parallèlement à ses responsabilités gouvernementales, il s’impose comme un acteur politique majeur en prenant la présidence du Bloc républicain, l’un des principaux partis de la majorité présidentielle.
Une arrivée stratégique au CES
L’élection d’Abdoulaye Bio Tchané dépasse largement une simple alternance institutionnelle. Son profil conjugue expertise économique, maîtrise des finances publiques, expérience internationale et connaissance approfondie de l’administration béninoise.
Le Conseil économique et social est appelé à produire des avis, à conduire des consultations nationales et à formuler des propositions sur les grandes orientations économiques, sociales et environnementales du pays. Dans ce cadre, plusieurs atouts plaident en faveur de son mandat.
D’abord, son expérience des grandes institutions financières internationales pourrait renforcer la crédibilité des analyses du CES sur les politiques économiques, la dette publique, l’investissement ou encore la transformation structurelle de l’économie.
Ensuite, sa parfaite connaissance des mécanismes budgétaires et de la planification publique pourrait permettre à l’institution d’émettre des recommandations davantage fondées sur des données économiques et des évaluations d’impact.
Enfin, son important réseau au sein des organisations régionales et internationales constitue un levier susceptible de favoriser les échanges d’expériences avec des institutions similaires en Afrique et au-delà.
Le défi de transformer le CES en force de proposition
Cependant, L’un des principaux défis qui attend le nouveau président sera de faire du Conseil économique et social une institution encore plus influente dans le débat public.
En effet, la récente réforme du CES lui confère des responsabilités accrues dans la participation citoyenne et le dialogue entre les différentes composantes de la nation. Pour réussir cette mutation, l’institution devra produire des analyses indépendantes, renforcer ses consultations avec les organisations professionnelles, les partenaires sociaux, les jeunes, les femmes et les collectivités locales.
Dans cette perspective, l’expérience d’Abdoulaye Bio Tchané dans la conduite des politiques publiques pourrait contribuer à rapprocher davantage les recommandations du CES des priorités nationales en matière de croissance, d’emploi, de développement territorial et de cohésion sociale.
Une nomination sous le signe de l’expérience
Après avoir consacré plusieurs décennies aux finances publiques, aux institutions internationales et à la coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané ouvre une nouvelle séquence de sa carrière publique. D’ailleurs, son arrivée à la tête du Conseil économique et social intervient à un moment où le Bénin cherche à consolider ses réformes institutionnelles et à renforcer le dialogue entre l’État et les forces vives de la nation.
Plus qu’un changement de président, cette nomination apparaît comme le choix d’un profil expérimenté pour accompagner l’évolution d’une institution appelée à jouer un rôle croissant dans la gouvernance économique et sociale du pays.
À l’approche du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Bénin, la machine organisationnelle s’emballe. Le mardi 21 juillet, les hauts commandements de la Douane et de la Police républicaine se sont déployés sur la Corniche Est de Cotonou pour marquer le coup d’envoi des entraînements conjoints. Immersion au cœur d’une préparation au cordeau.
Cadence martelée, alignements millimétrés et discipline de fer : le boulevard de la Corniche Est de Cotonou a vibré, ce mardi, au rythme des premiers pas de marche collectifs. À moins de deux semaines des festivités du 1ᵉʳ août, l’heure n’est plus aux réglages individuels, mais à la symbiose parfaite entre les grands corps armés du pays.
Sous l’autorité du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé Moussa, deux figures majeures de la sécurité nationale ont fait le déplacement pour superviser le lancement des exercices : le colonel Raouf Malèhossou Aboudou, Directeur général des Douanes béninoises, ainsi que l’inspecteur général de police de 2ᵉ classe Brice Kokou Allowanou, Directeur général de la Police républicaine.
Une synergie sur mesure après deux semaines de rodage
Pour les troupes de la Douane, cette session conjointe concrétise deux semaines d’exercices intensifs menés dans leurs garnisons respectives. En plus, l’arrivée des unités de la Police républicaine marque le franchissement d’un palier décisif : celui de l’harmonisation des pas et de la synchronisation des colonnes.
Rigoureusement observés par leur hiérarchie, les hommes et les femmes en uniforme ont enchaîné les passages, corrigeant le moindre décalage d’alignement ou d’amplitude. Parce que l’objectif partagé demeure clair : projeter une image d’unité absolue et de rigueur institutionnelle.
Prochaine étape : le théâtre de la Place de l’Amazone
Dans les tout prochains jours, le dispositif montera d’un cran. Les entraînements quitteront la Corniche Est pour investir le cadre majestueux de la Place de l’Amazone, véritable cœur battant des célébrations nationales.
Sur ce site hautement symbolique, les différentes forces de défense et de sécurité affineront leur cadence jusqu’à la perfection, promettant d’offrir au peuple béninois ainsi qu’aux invités de marque un spectacle militaire grandiose, à la hauteur du 66ᵉ anniversaire de l’émancipation nationale.
Ces séances de préparation marquent une nouvelle étape dans les derniers réglages avant les célébrations du 1ᵉʳ août. Elles témoignent aussi de la volonté des forces de défense et de sécurité de présenter un défilé exemplaire, reflet de leur discipline, de leur coordination et de leur engagement au service de la Nation.
Déterminé à mettre fin au désordre urbain et à préserver les investissements publics, le maire d’Abomey-Calavi, Nathanaël Koty, a tenu une réunion stratégique avec le Directeur général de la Police républicaine, ce mardi 21 juillet 2026. Au menu : la libération du domaine public, la sécurisation des axes routiers et le renforcement du maillage policier dans la commune.
La tolérance zéro est décrétée contre l’incivisme et le désordre urbain à Abomey-Calavi. Décidé à restaurer l’ordre et la sécurité dans sa municipalité, le maire Nathanaël Koty a conduit une importante délégation auprès du haut commandement de la Police républicaine. Accompagné notamment de la Directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM) et du président de la Commission de la coopération de la commune, l’édile est venu coordonner une riposte ferme avec les forces de l’ordre.
Cococodji et Hêvié-Togbin : le ras-le-bol face à l’anarchie
Au cœur des discussions figure la situation critique du marché moderne de Cococodji (Gbodjè). Malgré la livraison d’infrastructures modernes, l’installation sauvage de vendeurs sur les espaces extérieurs et sur l’ancien site du marché empoisonne le quotidien des usagers. Ce phénomène crée une concurrence déloyale pour les commerçants réguliers, tout en générant de l’insalubrité et de l’insécurité routière.
Le maire a rappelé qu’en mars dernier, la municipalité avait pourtant privilégié le dialogue en menant une vaste campagne de sensibilisation, couplée à un recensement destiné à reloger les vendeurs sur des sites disponibles. Face à l’entêtement de certains occupants illégaux, la phase de pédagogie laisse désormais place à la rigueur.
La même fermeté s’appliquera le long du tronçon Carrefour Hêvié – Togbin. Récemment bitumé, cet axe routier majeur subit déjà des occupations irrégulières qui dégradent les investissements consentis par l’État et mettent en péril la sécurité des usagers. Ainsi, avec le soutien de la Police républicaine, des opérations d’évacuation et de libération du domaine public démarreront dans les tout prochains jours.
Un maillage sécuritaire renforcé pour Godomey et Kpanroun
Au-delà de la salubrité publique, la délégation communale a plaidé pour une présence policière accrue sur l’ensemble du territoire d’Abomey-Calavi. Plusieurs dossiers prioritaires ont été mis sur la table des discussions :
L’achèvement rapide du nouveau commissariat de Godomey, un arrondissement à forte densité démographique ;
La création d’un commissariat à Kpanroun, afin de rapprocher les forces de l’ordre des populations périphériques ;
La mise en place d’une fourrière communale pour rationaliser la gestion des infractions routières et de la circulation ;
Le renforcement global des patrouilles de sécurité, particulièrement dans les zones sensibles de Godomey.
Enfin, saluant la qualité d’écoute et l’engagement du Directeur général de la Police républicaine, Nathanaël Koty a réaffirmé sa volonté d’allier fermeté administrative et responsabilité publique afin de garantir un cadre de vie sain, moderne et sécurisé à ses administrés.
Réuni le mardi 21 juillet 2026 sous la présidence du préfet du Littoral, Gilbert Déou Malè, le Comité départemental de sécurité (CDS) a fait le point sur la situation sécuritaire dans le département. Au-delà du maintien de l’ordre, cette session ordinaire a mis un accent particulier sur la prise en charge des personnes en situation de vulnérabilité et de mendicité.
Garantir durablement la quiétude des citoyens tout en coordonnant l’action des forces vives du territoire : tel était le cap fixé lors de la séance ordinaire du Comité départemental de sécurité (CDS), tenue ce mardi 21 juillet 2026 dans la salle de conférence de la Préfecture du Littoral.
Sous la présidence du préfet Gilbert Déou Malè, la rencontre a réuni l’ensemble des responsables administratifs et des forces de sécurité impliqués dans la protection du département. L’objectif principal consistait à évaluer les dispositifs existants et à ajuster les stratégies afin de faire face aux défis sécuritaires émergents.
La vulnérabilité sociale au cœur des enjeux de sécurité
Outre l’évaluation classique des risques et de la criminalité, cette session s’est démarquée par une approche globale de la sécurité publique, intégrant les dimensions sociale et sanitaire.
À cet effet, le directeur du Centre d’assistance psychiatrique et d’accompagnement des personnes en situation de mendicité (CAPAM) a présenté une communication détaillée. Son intervention a mis en lumière les missions de cette structure clé, ainsi que les actions concrètes déployées sur le terrain pour la prise en charge, le suivi et l’accompagnement des personnes vulnérables et des usagers de la rue.
À l’issue des échanges, le préfet Gilbert Déou Malè a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée et inclusive. Il a ainsi exhorté l’ensemble des membres du CDS ainsi que les acteurs de terrain à maintenir une collaboration étroite et une vigilance de tous les instants.
Pour le chef de l’exécutif départemental, la préservation d’un climat de paix et de stabilité ne constitue pas seulement un impératif d’ordre public, mais demeure également la condition essentielle pour soutenir l’essor économique et le développement durable du département du Littoral.
L’accès des jeunes au marché du travail prend une nouvelle dimension au sein de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). En effet, grâce au programme AZOLI, porté par le Gouvernement du Bénin avec l’appui de la Banque mondiale et mis en œuvre par l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), les entreprises industrielles bénéficient d’un mécanisme qui facilite le recrutement de jeunes talents tout en réduisant leurs coûts d’intégration.
Plus précisément, le programme cible les jeunes âgés de 18 à 30 ans en leur offrant des stages au sein des entreprises installées dans la GDIZ. Ainsi, durant les douze premiers mois, les allocations des stagiaires sont intégralement prises en charge par le projet AZOLI, permettant de ce fait aux employeurs de former de futurs collaborateurs sans supporter les charges salariales liées à cette période d’immersion.
En pratique, cette formule vise à lever l’un des principaux obstacles à l’embauche des jeunes : le manque d’expérience professionnelle, tout en répondant aux besoins de main-d’œuvre qualifiée des entreprises industrielles.
C’est dans ce contexte que, le 17 juillet 2026, une délégation de haut niveau de la Banque mondiale, conduite par Anna Bjerde, directrice générale des opérations du Groupe, et Ousmane Diagana, vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, s’est rendue à la Benin Textile Corporation (BTC), l’une des entreprises implantées dans la GDIZ.
Sur place, les responsables ont échangé avec plusieurs bénéficiaires du programme, qui ont témoigné de leur parcours et des opportunités professionnelles offertes par cette initiative. Par conséquent, ces rencontres ont permis de mesurer l’impact concret du dispositif sur l’insertion des jeunes dans le secteur industriel.
La GDIZ mise sur le capital humain pour soutenir son développement
Par ailleurs, au-delà des investissements industriels, la stratégie de la GDIZ repose également sur le développement des compétences locales. C’est pourquoi, en facilitant l’intégration de jeunes diplômés et demandeurs d’emploi dans les entreprises, le programme AZOLI contribue à constituer une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner l’industrialisation du pays.
En somme, cette approche illustre la volonté des autorités béninoises et de leurs partenaires de faire de la création d’emplois un pilier de la transformation économique, en associant politiques publiques, partenaires techniques et secteur privé.
L’espoir suscité par une éventuelle grâce présidentielle est aujourd’hui exploité par des réseaux de fraude. En effet, face à la multiplication de tentatives d’escroquerie, le ministère béninois de la Justice appelle les familles de personnes détenues à la plus grande prudence et annonce une riposte judiciaire contre les auteurs de ces pratiques.
De faux intermédiaires promettent des libérations contre paiement
Selon les autorités, plusieurs individus se font passer pour des personnes influentes ou proches de l’administration judiciaire, affirmant pouvoir faciliter l’inscription de détenus sur une prétendue liste de bénéficiaires d’une grâce présidentielle. En échange, ils réclament des sommes d’argent aux proches des prisonniers.
Pour ce faire et pour rendre leur discours crédible, certains n’hésitent pas à usurper l’identité de magistrats ou de responsables administratifs, profitant ainsi de la vulnérabilité de familles en quête d’une issue favorable pour leurs proches.
Le ministère dément toute procédure payante
Dans son communiqué, le ministère de la Justice rappelle qu’aucune démarche financière n’est liée à l’octroi d’une grâce présidentielle. En réalité, cette mesure relève exclusivement des prérogatives du président de la République et suit une procédure encadrée par les textes en vigueur.
De plus, les autorités insistent également sur le fait qu’il n’existe ni liste accessible au public, ni intermédiaire habilité à intervenir dans le processus. Dès lors, toute personne prétendant pouvoir influencer cette décision agit de manière frauduleuse.
Une réponse pénale annoncée
Afin d’enrayer ces agissements, la justice a instruit les procureurs de la République d’engager des poursuites contre toute personne impliquée dans ces escroqueries. Les auteurs encourent ainsi des sanctions prévues par le Code pénal pour des faits tels que l’escroquerie, l’usurpation de fonction ou l’abus de confiance, selon les circonstances.
Par ailleurs, le ministère invite les citoyens à signaler sans délai toute sollicitation suspecte aux services compétents afin de permettre l’ouverture d’enquêtes.
À travers cette alerte, les autorités cherchent autant à protéger les familles contre des pertes financières qu’à préserver l’intégrité du processus de grâce présidentielle. Enfin, elles rappellent que seule l’information émanant des canaux officiels fait foi et exhortent les citoyens à se méfier de toute promesse de libération obtenue contre rémunération.