Cotonou 2026-2033 : Le FAGACE s’engage pour le développement urbain

Après la BERD, l’institution continentale dirigée par M. Yambaye s’engage à garantir les investissements majeurs de la métropole économique

COTONOU, 31 juillet 2026 — L’hôtel de ville de Cotonou a constitué le théâtre d’un entretien diplomatique et financier de premier ordre le jeudi 30 juillet. En effet, le premier magistrat de la municipalité a reçu en audience solennelle le président du Fonds Africain de Garantie et de Coopération Économique (FAGACE), M. Nguéto Tiraïna Yambaye, venu sceller un partenariat d’envergure en faveur du développement urbain.

Au cœur des délibérations figurait le grand schéma d’aménagement baptisé « Cotonou 2026-2033 : Changer d’Échelle ». Dans cette perspective, soucieux d’élever la ville au rang des grandes capitales modernes, l’exécutif communal cherche à mobiliser des concours financiers robustes pour concrétiser ses chantiers prioritaires d’infrastructures et d’équipements publics.

« Bâtir des villes modernes par une rigueur financière exemplaire : la garantie interafricaine au service de l’essor municipal. »

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Séduit par la clarté et la solidité de la stratégie municipale, le FAGACE a formellement confirmé son intention d’apporter sa caution institutionnelle. Concrètement, cet appui technique et financier se traduira par la mise en place de garanties bancaires destinées à faciliter la levée de capitaux auprès des bailleurs de fonds régionaux et internationaux.

Par ailleurs, cette déclaration d’engagement fait suite à la récente manifestation d’intérêt de la BERD, portant à deux le nombre d’organismes internationaux de premier plan ralliés à cette cause métropolitaine. Ainsi, cette double caution témoigne irréfutablement de la rigueur de gestion et du crédit diplomatique dont jouit désormais l’administration municipale sur la scène financière africaine.

En définitive, en concrétisant cette alliance stratégique, la ville de Cotonou franchit une étape capitale vers la métamorphose moderne de ses infrastructures au service des citoyens.

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Abomey-Calavi : Grave accident à Cocotomey-Gbodjè, 2 blessés graves

Collision sanglante entre un deux-roues et une automobile sur le tronçon Cocotomey-Gbodjè : le pilote amputé sur le coup, son passager entre la vie et la mort.

ABOMEY-CALAVI, 31 juillet 2026 — C’est l’émotion et la consternation qui régnaient ce jeudi après-midi sur l’axe routier reliant Cocotomey à Gbodjè. La série noire des accidents de la circulation vient d’endeuiller à nouveau la quiétude des usagers de la voie publique avec un accrochage effroyable survenu aux environs de la tombée du jour.

Selon les éléments d’enquête recueillis sur place par nos envoyés spéciaux, une motocyclette assurant le transport payant d’usagers filait à une allure folle en direction du carrefour. Le pilote du deux-roues n’a pu anticiper la présence d’un véhicule de tourisme qui amorçait une manœuvre de stationnement sur le bas-côté. La collision, inévitable et d’une violence inouïe, a projeté le conducteur et son client sur la chaussée.

« L’imprudence au volant et le mépris des limitations de vitesse continuent de faucher des vies humaines sur nos voies nationales. »

Le bilan humain de ce choc dramatique fait trembler d’effroi. Le conducteur du taxi-moto a subi l’amputation traumatique immédiate d’un membre inférieur sous la violence de l’impact, tandis que son malheureux passager souffre de traumatismes multiples particulièrement sévères. La berline concernée dans l’accrochage ne déplore quant à elle que de légères éraflures carrossières.

Les services de secours et de sécurité routière, promptement dépêchés sur les lieux, ont prodigué les premiers soins d’urgence avant d’évacuer d’urgence les deux suppliciés vers le centre hospitalier. Les premières constatations d’usage mettent formellement en cause l’allure excessive du pilote à deux roues, rappelant une fois de plus la nécessité d’une vigilance absolue au guidon. La discipline collective et la retenue de chacun sur nos axes périurbains permettront seules d’enrayer l’hécatombe routière.

Rentrée scolaire au Bénin : Le grand défi des cahiers à 2,8 milliards

COTONOU, 31 juillet 2026 — Dans quelques semaines, des millions de cahiers devront quitter les imprimeries pour rejoindre les salles de classe. Pour le gouvernement béninois, l’enjeu ne consiste plus seulement à préparer une rentrée à temps. Il s’agit aussi de faire en sorte que chaque enfant de CI et de CP commence l’année avec les mêmes outils pour apprendre à lire, écrire et compter.

À un peu plus d’un mois de la rentrée scolaire, l’État engage ainsi 2,8 milliards de francs CFA pour produire les cahiers d’activités de français et de mathématiques ainsi que les livrets de lecture initiale destinés aux élèves du Cours d’Initiation et du Cours Préparatoire.

Derrière cette commande se dessine une ambition plus large : consolider, dès les premières années du primaire, les apprentissages qui conditionnent toute la suite du parcours scolaire.

Le calendrier se resserre

La course contre la montre est désormais lancée. L’arrêté interministériel n°017/MEMP/MES/MESRS-FT du 28 juillet 2026 fixe au lundi 14 septembre l’ouverture de l’année scolaire 2026-2027. Une semaine de pré-rentrée, du 7 au 11 septembre, permettra aux établissements de préparer l’accueil des élèves. Mais avant que les premiers cours ne commencent, une autre opération doit être menée à bien : fabriquer, acheminer et distribuer les supports pédagogiques.

Le ministère des Enseignements maternel et primaire a déjà engagé la contractualisation de l’édition et de l’impression. Quatre prestataires participeront à cette production : LAHA Éditions, Point Haut, l’Imprimerie Papeterie Continentale du Bénin (IPC-B) et l’Imprimerie Commerce Général (ICG).

Cette organisation répond à une préoccupation précise. Lors des précédentes rentrées, les retards d’acheminement avaient parfois perturbé le démarrage effectif des enseignements dans certains établissements publics et privés. Cette fois, les autorités veulent donc gagner la bataille du calendrier avant même que les élèves ne retrouvent leurs bancs.

2,8 milliards après les alertes sur les apprentissages

L’effort financier prend une autre dimension lorsqu’on le replace dans l’histoire récente de la politique éducative béninoise.

La réforme curriculaire engagée après l’évaluation PASEC de 2014 avait mis en évidence les difficultés du Bénin en français et en mathématiques. Le diagnostic avait alors contribué à accélérer la réflexion sur les méthodes d’apprentissage et les outils utilisés dans les premières classes du primaire. Quelques années plus tard, l’État augmente fortement son engagement.

Lors de la première phase de la réforme, la révision des manuels destinés au CI et au CP avait bénéficié d’un financement de 1,537 milliard de FCFA de la Banque mondiale dans le cadre du Projet Éducation de base. Cette enveloppe avait notamment permis l’impression de près de 2,86 millions d’exemplaires de cahiers d’activités pour l’année scolaire 2022-2023.

Pour 2026-2027, la facture atteint désormais 2,8 milliards de FCFA, cette fois entièrement supportée par le budget national. La différence est loin d’être anodine. Le financement public traduit une volonté d’inscrire la production des supports pédagogiques dans la durée et de donner aux apprentissages fondamentaux une place centrale dans la stratégie éducative.

Même cahier, même socle d’apprentissage

Mais le dossier ne relève pas uniquement de la commande publique. Il touche à une question plus profonde : comment garantir un niveau minimal d’homogénéité pédagogique dans les classes ?

Des travaux d’évaluation menés par l’Institut national pour la formation et la recherche en éducation ont relevé des différences importantes dans les pratiques pédagogiques au CI et au CP. Une minorité des enseignants observés adoptaient une approche véritablement centrée sur l’apprentissage de l’élève.

Dans ce contexte, le cahier d’activités devient davantage qu’un simple support. Il sert de fil conducteur. En proposant des contenus structurés et harmonisés, l’État cherche à réduire les écarts entre les pratiques de classe et à offrir aux élèves un socle commun, indépendamment de leur école ou du profil de leur enseignant. L’objectif est donc double : renforcer la qualité des apprentissages et limiter les inégalités qui peuvent apparaître dès les premières années de scolarité.

Le dernier kilomètre décidera du résultat

Pourtant, une inconnue demeure. Elle ne se trouve ni dans les salles de réunion ni dans les contrats d’impression, mais sur les routes qui relient les imprimeries aux écoles. Car produire des millions de supports ne garantit pas leur présence dans les cartables.

Le véritable test commencera lorsque les cartons quitteront les imprimeries. Les cahiers devront parvenir aux circonscriptions scolaires, puis aux établissements, y compris dans les zones les plus éloignées. Le moindre retard dans cette chaîne logistique pourrait réduire l’effet recherché par l’investissement public.

C’est précisément pour éviter ce scénario que l’anticipation figurait parmi les 15 recommandations issues du séminaire national de préparation de la rentrée organisé les 20 et 21 juillet à Cotonou. À moins de deux mois de l’ouverture des classes, le compte à rebours est donc engagé. Le Bénin a sécurisé le financement, choisi les prestataires et fixé son calendrier.

Il reste maintenant l’épreuve la plus concrète : faire en sorte que le 14 septembre, dans chaque classe de CI et de CP, le cahier attendu soit effectivement posé sur le banc de l’élève. Car, derrière les 2,8 milliards de FCFA, le véritable investissement ne se mesure pas au nombre de cahiers imprimés. Il se mesurera à ce que les enfants auront réellement appris à la fin de l’année.

Abomey-Calavi : 3ᵉ session du Conseil communal axée sur le budget

ABOMEY-CALAVI, 29 juillet 2026 — Une commune peut afficher de grandes ambitions. Encore faut-il disposer des moyens de les financer. À Abomey-Calavi, cette équation s’impose désormais au cœur de l’agenda municipal. La troisième session ordinaire du Conseil communal, ouverte ce mercredi 29 juillet à la mairie, ne se résume donc pas à une succession de délibérations administratives. Elle ouvre surtout une séquence décisive autour d’une question concrète : avec quelles ressources la commune entend-elle accélérer son développement ?

Pendant trois jours, du 29 au 31 juillet, les conseillers communaux doivent examiner plusieurs dossiers qui touchent directement aux capacités financières et aux choix d’investissement de la collectivité. À la manœuvre, le maire Nathanaël Koty affiche une ambition : inscrire la gestion communale dans une logique de résultats, de transparence et de responsabilité.  Mais derrière les formules institutionnelles, le véritable enjeu est budgétaire.

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© Mairie d'Abomey-Calavi

Le nerf de la transformation : trouver davantage de ressources

Dès l’ouverture de la session, les 49 conseillers présents ou représentés ont adopté à l’unanimité le rapport trimestriel du Conseil de supervision couvrant la période d’avril à juin 2026. Cette adoption constitue un acte de redevabilité. Elle permet à l’organe délibérant de prendre connaissance de la gestion de l’administration communale et de l’inscrire dans une démarche de transparence.

Mais la suite des travaux promet d’être plus directement liée à la capacité d’action de la commune. La mobilisation des ressources propres figure en effet parmi les principaux dossiers à l’ordre du jour. Pour une collectivité locale, cette question est déterminante. Les ressources propres conditionnent la marge de manœuvre dont dispose l’administration pour financer ses priorités et réduire l’écart entre les ambitions affichées et les réalisations possibles.

À Abomey-Calavi, le sujet prend une importance particulière : le développement communal suppose des investissements, et ces investissements nécessitent des ressources.

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Le budget 2025 passe au révélateur

Autre dossier attendu : l’affectation du résultat budgétaire de l’exercice 2025. Cette étape permettra de déterminer l’utilisation qui sera faite du résultat enregistré au titre de l’exercice précédent. Derrière cette opération comptable se trouve donc une question politique : quelles priorités la commune choisira-t-elle de financer ?

Le choix de l’affectation budgétaire donnera une indication sur les secteurs auxquels l’administration communale entend accorder une place prioritaire dans la poursuite de son action. Il s’agit ainsi de transformer les résultats financiers en capacité d’intervention.

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2026 : revoir les priorités d’investissement

Le troisième dossier majeur concerne la révision du Plan d’Investissement 2026. Cette révision intervient dans un contexte où les besoins d’une commune évoluent rapidement. Les priorités peuvent changer, les ressources disponibles peuvent être réévaluées et certains projets peuvent nécessiter une nouvelle programmation.

Réviser un plan d’investissement, ce n’est donc pas simplement modifier une liste de projets : c’est réinterroger les choix de développement de la collectivité. Les conseillers devront ainsi se prononcer sur les orientations à maintenir, à réajuster ou à renforcer pour la suite de l’année. L’objectif affiché reste celui d’une commune plus moderne et plus performante. Mais cette ambition devra désormais se traduire par des arbitrages budgétaires.

Le collectif budgétaire, moment de vérité

La session doit également examiner l’adoption du collectif budgétaire 2026. Ce document doit permettre d’ajuster les prévisions financières de la commune en fonction des évolutions intervenues depuis l’adoption du budget initial. C’est là que les différentes pièces du puzzle municipal se rejoignent.

Mobiliser davantage de ressources. Affecter le résultat de 2025. Réviser le plan d’investissement. Actualiser le budget de 2026.  Pris ensemble, ces dossiers dessinent une même priorité : donner à Abomey-Calavi les moyens financiers de ses ambitions. La session ordinaire devient ainsi un rendez-vous de pilotage plutôt qu’une simple formalité institutionnelle.

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De la transparence à l’efficacité

L’unanimité obtenue sur le rapport trimestriel du Conseil de supervision constitue un premier signal. Elle traduit la volonté affichée par l’exécutif communal de renforcer la reddition de comptes et de maintenir la gestion municipale dans un cadre de transparence. Cependant, la transparence ne constitue qu’un premier étage de la gouvernance.

Le second est celui de l’efficacité.

Une gestion transparente doit permettre de mieux identifier les ressources, de mieux programmer les dépenses et, surtout, de produire des résultats visibles pour les populations. C’est à cette étape que les prochaines décisions du Conseil communal seront attendues.

Car pour les habitants, la qualité de la gouvernance ne se mesure pas uniquement dans les procès-verbaux de délibération. Elle se mesure aussi dans la capacité de la municipalité à transformer ses ressources en réalisations concrètes.

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Trois jours pour fixer le cap

La session ouverte ce mercredi se poursuivra jusqu’au 31 juillet. D’ici là, les conseillers communaux devront examiner plusieurs décisions susceptibles d’influencer la trajectoire financière et les priorités d’investissement de la commune. Le maire Nathanaël Koty veut y voir une nouvelle étape dans la transformation d’Abomey-Calavi.

Mais la véritable mesure de cette transformation sera ailleurs : dans la capacité de la commune à convertir ses décisions budgétaires en projets, ses projets en réalisations et ses réalisations en amélioration concrète du quotidien des populations.

Abomey-Calavi se trouve ainsi devant une équation simple à énoncer, mais plus difficile à résoudre : disposer de ressources suffisantes, les affecter avec rigueur et investir là où elles peuvent produire le plus d’impact. La troisième session ordinaire du Conseil communal ne sera donc pas seulement une affaire de chiffres et de délibérations.

Elle pourrait surtout déterminer une partie des moyens dont Abomey-Calavi disposera pour passer des ambitions municipales à la réalité du terrain.

Parakou : Awaou Bako promeut la formation professionnelle

PARAKOU, 29 juillet 2026 — À Parakou, ce mercredi, la formation professionnelle s’est imposée comme un fil conducteur de la tournée de la ministre Awaou Bako. De l’apprentissage des métiers aux initiatives portées par les personnes en situation de handicap, en passant par les ateliers de production, la responsable gouvernementale a parcouru plusieurs lieux où se dessine, au quotidien, une autre réponse au chômage : apprendre un métier, produire et entreprendre.

La tournée avait commencé par une visite de courtoisie au préfet du Borgou. Mais rapidement, le terrain a pris le relais des échanges institutionnels. En effet, la ministre s’est rendue auprès de jeunes et d’artisans engagés dans des parcours de formation qui mettent en avant le savoir-faire et l’autonomie économique.

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Cinquante jeunes sur le chemin de l’apprentissage

Première étape significative : Almadis Prestige. La ministre y a rencontré 50 jeunes venus de quatre départements du Nord et engagés dans le programme Azôli. Ces bénéficiaires suivent un apprentissage destiné à leur permettre d’acquérir des compétences pratiques et de se rapprocher progressivement du monde professionnel. Dans cette démarche, l’enjeu dépasse la simple transmission d’un métier.

Il s’agit aussi de donner à ces jeunes les moyens de gagner leur vie et, à terme, de participer à l’activité économique de leurs localités. La rencontre a ainsi permis à la ministre de prendre le pouls de leur formation, de mesurer leurs difficultés et d’échanger directement avec eux sur leurs perspectives.

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Le handicap ne ferme pas la porte au métier

À la Clinique Chaussures, un autre public a retenu l’attention de la délégation. 46 personnes en situation de handicap y sont actuellement formées aux métiers de la cordonnerie et de la maroquinerie.

Dans cet atelier, l’apprentissage professionnel apparaît comme un instrument d’inclusion. En fait  la maîtrise d’un savoir-faire permet aux bénéficiaires de renforcer leur autonomie et de mieux envisager leur insertion dans la vie économique. Cette étape a surtout rappelé que la formation professionnelle peut constituer un outil d’émancipation pour des publics souvent confrontés à des obstacles supplémentaires dans l’accès à l’emploi.

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Dans les ateliers, l’industrie prend forme

La tournée s’est poursuivie à ASAFMA, un atelier consacré à la soudure, à l’ajustage et à la fabrication de machines agroalimentaires. Ici, la formation rencontre directement la production. Le travail des artisans ne se limite pas à la réparation ou à la fabrication courante : il participe aussi à la mise au point d’équipements susceptibles de répondre aux besoins du secteur agroalimentaire.

La ministre a également échangé avec l’artisane Kora Moulika Déborah, autre illustration de cette économie de proximité fondée sur le savoir-faire, l’initiative individuelle et la capacité à créer de la valeur à partir d’un métier.

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Former, entreprendre, produire

Au terme de ces différentes étapes, Awaou Bako a appelé à une promotion accrue de l’entrepreneuriat et de la formation professionnelle. Le message de la ministre s’inscrit dans une logique simple : l’acquisition d’une compétence doit pouvoir ouvrir sur une activité économique. Pour les jeunes comme pour les personnes en situation de handicap, l’apprentissage d’un métier peut ainsi devenir un point de départ vers l’autonomie et l’emploi.

À Parakou, la tournée ministérielle aura donc donné à voir une réalité souvent moins visible que celle des grands programmes publics : celle des ateliers, des apprentis et des artisans qui, à leur échelle, construisent chaque jour leur avenir par le travail. De l’apprenti au fabricant de machines, en passant par le cordonnier et la maroquinière, le même impératif se dégage : faire de la compétence un véritable capital économique.

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Cotonou – UNICEF : Un partenariat pour l’avenir des enfants

L’autorité municipale et le Fonds des Nations Unies scellent une alliance stratégique pour l’épanouissement des enfants de la capitale économique.

COTONOU, 29 juillet 2026 — C’est dans une atmosphère empreinte de gravité républicaine et de ferme résolution politique que le premier magistrat de la municipalité de Cotonou a accordé une audience d’une haute portée diplomatique à Mme Aude Rigot, représentante adjointe du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) au Bénin.

Au cœur de cette importante séance de travail à l’Hôtel de Ville : l’opérationnalisation du vaste programme quinquennal « Cotonou 2026-2033 », ambition majeure destinée à redessiner le visage social de la métropole. À cette occasion, les deux parties ont réaffirmé la volonté impérieuse de transcender les simples déclarations d’intention pour ancrer la coopération multilatérale dans le quotidien des populations les plus vulnérables.

« Bâtir la cité de demain exige d’offrir à la petite enfance les conditions fondamentales de sa dignité et de son instruction. »

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L’équité sociale au cœur des priorités municipales

L’organisme international entend apporter son expertise technique et son appui logistique sur plusieurs fronts prioritaires : salubrité publique, adduction d’eau potable, programmes d’hygiène de base, soutien nutritionnel et accès universel aux structures d’enseignement de base. En outre, une attention particulière sera immédiatement accordée aux cités périurbaines et aux quartiers défavorisés où l’urgence sociale se fait le plus sentir.

À travers ce rapprochement stratégique, le Conseil municipal démontre sa capacité à drainer les concours extérieurs pour façonner une cité moderne, humaine et solidaire. De cette manière, cet effort conjugué jette aussi les bases d’une communauté résiliente, préparant activement les générations futures à porter l’édifice national à l’horizon 2033.

Enfin, en plaçant l’enfance au fronton des priorités municipales, la ville de Cotonou réaffirme que la grandeur d’une cité se mesure d’abord à la protection qu’elle accorde à ses plus jeunes citoyens.

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Bénin : La Cour suprême publie la jurisprudence des communales 2026

Le Président Victor Dassi ADOSSOU réunit les hauts magistrats à Agoué pour la codification et le traitement scientifique des arrêts communaux.

AGOUÉ, 29 juillet 2026 — Après l’exploit d’une célérité remarquable qui a vu la haute juridiction trancher l’intégralité du contentieux local en à peine un mois et demi, l’institution suprême du pouvoir judiciaire passe désormais à la phase de pérennisation doctrinale. Ainsi, les conclaves méthodologiques qui réunissent l’ensemble du corps des juges et des experts électoraux aux portes des plages d’Agoué marquent une avancée décisive dans l’édification du patrimoine juridique national.

Dans ce cadre, sous la présidence éclairée du premier magistrat de la Cour, le Président Victor Dassi ADOSSOU, les acteurs clés de cet arbitrage républicain analysent au scalpel chaque attendu, chaque visa et chaque décision. En effet, il s’agit d’extraire la substantielle moelle des arrêts afin d’en fixer la quintessence doctrinale à l’intention de la postérité.

« Porter la décision de justice à la connaissance directe des citoyens : l’impératif catégorique d’un État de droit moderne et vertueux. »

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Rendre la Règle de Droit Intelligible au Peuple Usager

Dans cette perspective, fidèle aux orientations instituées de longue date pour humaniser le prétoire et dépoussiérer l’accès aux préceptes judiciaires, la haute juridiction s’emploie à extraire les grands principes qui guideront les futures joutes électorales. Par ailleurs, la retransmission directe des délibérations sur les canaux audiovisuels modernes avait déjà attesté de la parfaite transparence du tribunal suprême.

Désormais, les juristes et analystes s’attellent à la rédaction des sommaires analytiques et à la classification thématique des jugements. À ce titre, à l’issue des consultations prévues pour s’achever ce mercredi, la parution prochaine du compendium officiel constituera une véritable bible jurisprudentielle pour les professionnels du barreau, les étudiants et l’ensemble du peuple usager de la justice.

De cette manière, par cette rigoureuse entreprise d’archivage et de vulgarisation, la Cour suprême réaffirme sa haute mission : être le gardien vigilant de la sincérité du scrutin et, surtout, le pédagogue éclairé de la légalité républicaine.

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SRTB : Sinatou Saka nommée Directrice générale par intérim

De la chefferie de projet aux hautes sphères du Palais de la Marina, le parcours d’une jeune bâtisseuse au service de la SRTB

COTONOU, 29 juillet 2026 — Un vent de fraîcheur et de rigueur souffle sur les couloirs du service public de la radiodiffusion et de la télévision nationale. À trente-quatre ans à peine, une figure montante du paysage technologique et médiatique prend les rênes opérationnelles de l’office : Sinatou Saka s’installe au fauteuil de directrice générale par intérim de la SRTB.

Ancienne élève brillante passée par le CELSA et l’Université Paris-Sorbonne, cette spécialiste chevronnée de l’innovation numérique et des cultures urbaines s’est d’abord illustrée dans la presse internationale avant de mettre son savoir-faire au service des plus hautes instances de l’État. De RFI au Palais de la Marina, son parcours force le respect par sa constance et son exigence.

« Porter l’excellence audiovisuelle à l’ère des mutations numériques : le défi républicain d’une nouvelle génération de cadres. »

La rigueur technique au service de la Nation

Ayant siégé avec poigne au conseil d’administration de l’office en qualité de représentante directe du Chef de l’État, la nouvelle patronne connaît intimement chaque rouage ainsi que chaque défi de la maison. Succédant à M. Ogoutchina Koundé, elle hérite d’une feuille de route ambitieuse.

Harmonisation des équipes rédactionnelles, modernisation des équipements techniques et garantie absolue de la continuité du service public constituent le triptyque stratégique qui guidera ses premières orientations. Ainsi, la jeunesse béninoise trouve en elle l’illustration vivante d’un mérite reconnu à sa juste valeur.

Finalement, en prenant les commandes de ce puissant instrument d’information de masse, Sinatou Saka confirme que l’audace et l’expertise technique demeurent les plus sûrs leviers du rayonnement culturel et national du Bénin.

Bénin : Installation du Comité de réforme du droit par R. Wadagni

Le droit n’est plus seulement appelé à trancher les litiges ou à sanctionner les infractions. Il devient désormais un outil de transformation nationale. En installant, ce mardi 28 juillet 2026, le Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit, le président de la République, Romuald Wadagni, ouvre un nouveau front dans la modernisation de l’État : celui d’un cadre juridique capable d’anticiper les mutations économiques, technologiques et environnementales qui redessinent le pays.

Au Palais de la Marina, la cérémonie, organisée en présence de la vice-présidente de la République, des présidents d’institutions et du ministre de la Justice et de la Législation, a dépassé le simple caractère protocolaire. Elle a consacré le lancement opérationnel d’un organe appelé à repenser les fondements mêmes de la production législative béninoise.

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Passer d’un droit réactif à un droit qui anticipe

L’ambition affichée par le chef de l’État rompt avec une logique longtemps dominante : celle d’un droit qui intervient après les crises ou les évolutions de la société. Pour Romuald Wadagni, le défi consiste désormais à bâtir un système juridique capable d’identifier, en amont, les transformations qui s’annoncent afin d’y apporter des réponses adaptées avant qu’elles ne deviennent des sources de blocages.

Face aux effets du changement climatique, à l’essor des technologies numériques, aux nouvelles formes d’urbanisation ou encore aux mutations du secteur agricole, le Président estime que la législation doit devenir un moteur d’innovation plutôt qu’un simple instrument de régulation.

« Notre arsenal juridique ne doit plus être seulement un instrument qui garantisse l’ordre et la justice dans la Cité. Il faut que nous voyions le droit comme le véritable accélérateur de notre développement », a-t-il déclaré.

Une mission de fond : nettoyer, harmoniser et construire

Le Comité permanent hérite d’un chantier particulièrement vaste. Sa feuille de route consiste notamment à détecter les textes devenus inadaptés aux réalités actuelles, supprimer les incohérences entre différentes dispositions légales, combler les vides juridiques laissés par l’émergence de nouveaux enjeux et accompagner les institutions dans la rédaction de normes plus efficaces.

Cette mission s’inscrit dans le cadre de la Commission nationale de réforme du droit, créée à la suite des réformes institutionnelles engagées par le Gouvernement et officiellement instituée en Conseil des ministres en octobre 2025. Le Comité permanent est présidé par Noël Gbaguidi, assisté de Djidjouè Gboyou, vice-président, tandis qu’Igor Guedegbé en assure le rapport.

Le droit comme levier de compétitivité

Par ailleurs, l’installation de cette instance traduit une vision plus large de la gouvernance. Dans un environnement où les investissements, les politiques publiques et les partenariats internationaux reposent de plus en plus sur la stabilité normative, disposer d’un droit clair, cohérent et prévisible constitue un facteur de compétitivité.

La réforme engagée vise ainsi à renforcer la sécurité juridique, améliorer la qualité des textes et offrir un cadre réglementaire plus lisible aussi bien pour les citoyens que pour les acteurs économiques.

Une réforme qui se veut collective

Conscient que le droit ne peut naître en vase clos, le président de la République invite le Comité permanent à adopter une démarche ouverte qui associe universitaires, magistrats, experts, ordres professionnels, organisations de la société civile et administrations publiques. 

Cette approche participative permettra d’aboutir à des propositions largement partagées et adaptées aux réalités du terrain. Le chef de l’État assure, par ailleurs, que le gouvernement mobilisera les moyens techniques, logistiques et financiers nécessaires pour que le Comité accomplisse efficacement sa mission.

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Le pari d’un État qui prépare l’avenir

En donnant le coup d’envoi des travaux du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit, Romuald Wadagni inscrit la modernisation juridique parmi les grands chantiers de son mandat.

L’objectif dépasse la simple révision des textes existants : il s’agit de bâtir un droit capable d’accompagner les transformations du Bénin, de sécuriser son développement et de répondre aux défis des prochaines décennies.

À travers cette réforme, le gouvernement fait le choix d’un État qui ne se contente plus d’adapter ses lois aux changements, mais cherche à les anticiper pour faire du droit un véritable instrument de développement durable et de gouvernance moderne.

Bénin : Campagne d’orientation des nouveaux bacheliers 2026

Le Bénin change d’approche. Cette année, les nouveaux bacheliers ne seront plus laissés seuls face au casse-tête du choix d’une filière universitaire. À travers une vaste campagne nationale qui couvrira l’ensemble du territoire, le ministère de l’Enseignement supérieur entend transformer une étape souvent décisive mais mal maîtrisée en un véritable exercice d’orientation éclairée.

Le lancement officiel de cette initiative est prévu le 30 juillet 2026 sur le campus de Sogbo-Aliho de l’Université Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (UNSTIM), avant un déploiement progressif dans les universités et plusieurs communes du pays.

Faire du choix des études supérieures une décision réfléchie

Chaque année, des milliers de nouveaux bacheliers se retrouvent confrontés à une multitude de filières, parfois sans disposer des informations nécessaires sur les conditions d’accès, les exigences académiques ou les perspectives professionnelles.

Pour éviter les orientations par défaut ou dictées par les tendances du moment, le ministère organise une campagne d’information destinée à rapprocher les futurs étudiants des réalités de l’enseignement supérieur béninois.

L’objectif affiché est double : permettre aux candidats de mieux comprendre l’offre de formation disponible et les accompagner dans l’utilisation de la plateforme Après Mon Bac, désormais incontournable pour effectuer les choix de filières.

Une mobilisation simultanée sur l’ensemble du territoire

Dès le 3 août, les équipes du ministère investiront plusieurs grands pôles universitaires du pays, notamment Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Parakou, Natitingou, Dassa-Zoumè, Djougou et Kandi.

L’opération ne s’arrêtera pas aux campus universitaires. Elle se poursuivra dans une vingtaine de communes où les maisons du peuple accueilleront des séances d’information destinées aux nouveaux bacheliers. Cette couverture nationale traduit la volonté des autorités de rapprocher l’information des candidats, y compris dans les zones éloignées des grands centres universitaires.

Informer avant de sélectionner

Au-delà de la simple présentation des établissements, les futurs étudiants recevront des explications détaillées sur les filières ouvertes, les critères d’admission, les débouchés professionnels ainsi que les modalités de sélection.

Les responsables de l’enseignement supérieur souhaitent ainsi donner aux nouveaux diplômés les outils nécessaires pour construire un parcours cohérent avec leur profil académique et leurs ambitions professionnelles. Les séances serviront également à répondre aux préoccupations pratiques liées aux inscriptions et au fonctionnement de la plateforme numérique de choix des filières.

Un enjeu stratégique pour la qualité de la formation

Cette campagne dépasse le cadre d’une simple opération d’information. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer l’adéquation entre les aspirations des étudiants, les capacités d’accueil des universités et les besoins du marché de l’emploi.

En misant sur une orientation mieux préparée dès l’entrée dans l’enseignement supérieur, le gouvernement espère réduire les erreurs d’orientation, favoriser la réussite académique et renforcer la valorisation des filières porteuses.

Pour les nouveaux bacheliers de la session de juin 2026, cette tournée nationale représente ainsi une occasion privilégiée d’obtenir des réponses précises avant de poser un choix qui pèsera durablement sur leur avenir universitaire et professionnel.