Bénin : Les imams en séminaire pour la cohésion sociale

La Grande Mosquée de PK 10 a accueilli, mercredi 26 août 2026, un séminaire scientifique consacré au renforcement des capacités des imams, khatib et prédicateurs du Bénin. La rencontre a mis l’accent sur la responsabilité des leaders religieux dans l’éducation des fidèles, la prévention des tensions et le renforcement de la cohésion sociale.

 

Présent aux travaux, le préfet du Littoral, Gilbert Déou Malè, a appelé les participants à jouer pleinement leur rôle dans l’accompagnement des communautés. Il a notamment insisté sur la capacité des responsables religieux à transmettre des messages de paix, à sensibiliser les populations et à contribuer au règlement pacifique des différends.

Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral
© Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral

Miser sur la formation pour mieux encadrer les communautés

 

Le séminaire vise à donner aux acteurs religieux des outils supplémentaires pour exercer leur mission auprès des populations. Dans un contexte où les communautés font face à des défis sociaux et à des tensions parfois complexes, les organisateurs misent sur une meilleure préparation des prédicateurs et autres responsables religieux.

 

L’initiative réunit plusieurs partenaires, dont l’Union Islamique du Bénin et l’ONG OHEI. Elle bénéficie également du soutien de l’Attaché des Affaires religieuses de l’ambassade du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, accréditée près le Bénin et basée à Abuja, au Nigeria.

 

Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral
© Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral
La cohésion sociale au cœur des échanges

 

Pour le préfet du Littoral, l’influence des responsables religieux dépasse le cadre strict du culte. Leur proximité avec les populations leur confère, selon lui, une responsabilité particulière dans la transmission de valeurs favorisant le respect, le dialogue et le vivre-ensemble.

 

Le séminaire offre ainsi un espace d’échanges autour des connaissances et des expériences susceptibles d’améliorer l’action des acteurs religieux sur le terrain. À travers cette formation, les participants sont appelés à renforcer leur contribution à la stabilité et à l’harmonie au sein des communautés béninoises.

 

Parti Les Démocrates : Suspension de Militants pour Sabotage

Le parti Les Démocrates durcit le ton face aux dissensions internes. Plusieurs militants et membres des bureaux de base des 15ᵉ et 16ᵉ circonscriptions électorales font désormais l’objet d’une suspension de leurs activités au sein de la formation politique.

La mesure émane de Gafari Adéchokan, vice-président du parti, qui l’a officialisée dans une note de suspension. Le document retire aux personnes visées leur participation aux structures de base ainsi qu’à leurs différents démembrements.

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Le parti évoque des actes de sabotage

Les Démocrates justifient cette décision par des comportements qualifiés de « sabotage » et de « dénigrement » envers des responsables de la formation. Le parti reproche notamment aux militants concernés d’avoir relayé des propos jugés hostiles à sa direction, aussi bien sur les réseaux sociaux que lors d’activités menées au contact des populations.

Cette décision intervient alors que les formations politiques cherchent à maintenir leur cohésion interne et leur capacité de mobilisation sur le terrain. En ciblant directement des structures locales, la direction des Démocrates envoie ainsi un signal de fermeté à l’ensemble de ses militants.

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Une décision qui pourrait raviver les tensions

Au-delà des sanctions individuelles, cette suspension pose la question de la gestion des divergences au sein du parti. Les structures de base constituent en effet un maillon essentiel de l’organisation politique et de la mobilisation des militants.

La direction devra désormais composer avec les éventuelles réactions des personnes suspendues et de leurs soutiens. Pour l’heure, la note ne donne pas davantage de détails sur la durée des suspensions ni sur les éventuelles voies de recours ouvertes aux intéressés.

Le parti pourra-t-il rétablir rapidement la discipline interne sans accentuer les fractures dans ses rangs ? La suite donnée à ces suspensions pourrait apporter les premières réponses.

Bénin : La Foire de Nikki Capitalise sur la Gaani pour Propulser l’Artisanat

NIKKI, 27 août 2026 — Le gouvernement béninois transforme l’affluence culturelle du Nord en levier de croissance. À l’occasion de la troisième Foire régionale de l’artisanat, tenue du 21 au 30 août 2026, la ministre des PME et de la Promotion de l’Emploi, Awaou Baco, a réuni soixante‑quinze créateurs locaux au cœur de la ville de Nikki.  

 

Une synergie commerciale stratégique

Afin de maximiser l’impact économique de l’événement, le Fonds de développement de l’artisanat (FDA) a sciemment aligné le calendrier de la foire sur les célébrations de la Gaani. Le directeur du FDA, Cletus Nestor Guezo, exploite ainsi la présence massive de visiteurs nationaux et internationaux pour offrir une vitrine commerciale directe aux exposants. En partenariat avec la Chambre des métiers de l’artisanat (CMA‑Bénin), l’exécutif convertit ce rassemblement festif en un carrefour d’affaires opérationnel destiné à stimuler les ventes du secteur.  

 

Innovation et achat citoyen

Accompagnée du maire Roland Joseph lors du lancement officiel, Awaou Baco a appelé les producteurs à moderniser leurs offres pour conquérir de nouveaux marchés. « Osez innover et osez aller plus loin », a‑t‑elle insisté auprès des artisans réunis sur le site. Par ailleurs, la ministre a également interpellé le public, l’invitant à soutenir la création de richesse territoriale par l’achat direct. Dans cette perspective, chaque transaction dépasse le simple acte commercial : elle finance un entrepreneur local, préserve un savoir‑faire ancestral et consolide l’autonomie financière des ménages de la région septentrionale.  

 

Un réseau pour pérenniser les métiers

Enfin, la Foire de Nikki structure un espace d’échanges professionnels et de transferts de compétences. L’initiative s’inscrit dans la feuille de route du ministère visant à ériger l’artisanat régional en pilier durable de la formation professionnelle et du développement local.  

Finalement, la Foire de Nikki soulève une interrogation plus large : l’artisanat béninois parviendra‑t‑il à se transformer en véritable moteur de développement durable, capable de conjuguer tradition et modernité ? Les prochains rendez‑vous culturels et économiques diront si cette dynamique peut s’inscrire dans la durée et renforcer l’ancrage territorial des métiers.

Gaani 2026 : le président Romuald Wadagni fait Prince de Nikki

NIKKI, 25 août 2026 — L’Empereur de Nikki a élevé le président de la République, Romuald Wadagni, au rang de prince de la cour impériale ce mardi.  Cette distinction politique et culturelle majeure marque le coup d’envoi de l’édition 2026 de la Gaani, le grand rassemblement identitaire du nord du pays.

Présidence de la République du Bénin
© Présidence de la République du Bénin

Romuald Wadagni reçoit le titre de « Souverain rassembleur »

Lors d’un tête-à-tête, sa Majesté Séro Torou a conféré au chef de l’État le titre de « Sounon Torou Touko Sari », qui désigne « Le Souverain rassembleur ». Auparavant, Romuald Wadagni a fait son entrée dans la capitale historique du royaume Bariba en début d’après-midi, vêtu d’une tenue traditionnelle blanche d’une grande simplicité. En fait, par ce choix vestimentaire, le président a  souligné son respect pour les coutumes ancestrales et sa proximité avec les populations locales.

Ainsi, cette rencontre au sommet lance officiellement trois jours de célébrations dédiées au patrimoine du peuple Baatonu. Jusqu’au jeudi 27 août, la ville de Nikki ouvre gratuitement ses portes au public pour mettre à l’honneur l’histoire du royaume. À cette occasion, le festival rythme la vie de la cité à travers des rites royaux dirigés par le Sina Boko (le souverain traditionnel), des parades équestres, des percussions et diverses performances artistiques.

Présidence de la République du Bénin
© Présidence de la République du Bénin
La Gaani réaffirme le rôle culturel de Nikki

En déplaçant le sommet de l’exécutif au cœur de cette célébration spirituelle, les autorités transforment aussi cet événement traditionnel en un véritable carrefour de l’identité nationale béninoise.

 

Au-delà de la distinction accordée au président, la Gaani rappelle chaque année que Nikki demeure le cœur battant du peuple Baatonu. En effet, en célébrant ses rites ancestraux, ses parades équestres et ses musiques traditionnelles, la cité impériale réaffirme son rôle de gardienne d’un héritage séculaire.

 

Plus encore, plus qu’un simple festival, l’événement devient un symbole vivant de la mémoire collective et de la transmission culturelle, où l’histoire du royaume s’inscrit dans la continuité du présent

Godomey : un policier tué lors de la poursuite de deux présumés voleurs

Le sous-brigadier Kibéré Sanni Jules a perdu la vie lundi 24 août 2026 à Godomey, dans la commune d’Abomey-Calavi, au cours d’une intervention qui a tourné au drame.

Le policier poursuivait deux individus après le vol de son sac, qui contenait notamment son téléphone. Dans la course-poursuite, il aurait réussi à rattraper et à maîtriser l’un des suspects.

 

Une intervention qui vire au drame

Selon les premiers éléments rapportés, le sous-brigadier aurait été projeté sur la chaussée au cours de l’interpellation. Il a alors été violemment percuté par un camion.

 

Malgré les circonstances de l’intervention, ses blessures lui ont été fatales. Le décès du policier souligne une nouvelle fois les risques auxquels s’exposent les forces de sécurité lors des interventions et des poursuites en milieu urbain.

 

Le second suspect toujours recherché

 

L’un des deux suspects a réussi à s’échapper et demeure activement recherché par les forces de l’ordre. Les circonstances exactes de la chute du policier et de la collision doivent encore être établies par l’enquête.

 

La disparition de Kibéré Sanni Jules intervient ainsi dans le cadre d’une intervention déclenchée à la suite d’un vol, mais qui s’est soldée par la mort du fonctionnaire et la fuite de l’un des suspects.

À 40 ans, Yarigo devient championne du monde du 800 m masters

La Béninoise Noélie Yarigo a remporté, mardi à Daegu, en Corée du Sud, le titre mondial masters du 800 mètres dans la catégorie W40. Chronométrée en 2’10 »55, la militaire de l’armée de l’air offre au Bénin un nouveau sacre sur la scène internationale de l’athlétisme.

Sur la piste du stade de Daegu, la Béninoise a couvert la distance en 2’10 »55 pour s’imposer devant le peloton de sa catégorie d’âge. La finale du 800 m W40 s’est disputée dans le cadre des 26ᵉ Championnats du monde d’athlétisme masters en plein air, organisés par World Masters Athletics du 21 août au 3 septembre 2026.

C’est d’ailleurs la compétition, la plus vaste jamais organisée en Asie par la fédération, qui réunit plus de 11 225 athlètes issus de 106 pays. Réservée aux coureurs de 35 ans et plus, elle répartit les concurrents en catégories d’âge de cinq ans, un format qui permet à d’anciens champions olympiques et mondiaux de continuer à s’affronter au plus haut niveau.

Une spécialiste confirmée du double tour de piste

Surnommée la « Guéparde de Pendjari », en référence au parc national du nord du Bénin, Noélie Ditchakou Yarigo est née le 26 décembre 1985 à Natitingou. Officier au sein de l’armée de l’air béninoise, elle détient le record national du 800 m en plein air et s’est imposée comme la référence continentale de la discipline depuis plus d’une décennie.

Sa carrière internationale s’est construite sur trois participations olympiques consécutives, à Rio 2016, Tokyo 2020 et Paris 2024, ainsi que sur une médaille de bronze décrochée aux Championnats du monde en salle 2024. Ce nouveau titre à Daegu intervient quelques semaines seulement après son sacre aux Championnats de France du 800 m, en juillet dernier.

Une performance qui vient ainsi allonger un palmarès déjà dense pour la spécialiste béninoise du 800 m.

Un format ouvert aux anciens champions

Les Championnats du monde masters attirent traditionnellement d’anciens médaillés olympiques venus prolonger leur carrière sportive après 35 ans. Selon le comité d’organisation, plusieurs figures marquantes du sport mondial figurent au programme de l’édition 2026, aux côtés de Yarigo, elle-même toujours engagée à haut niveau chez les seniors.

La coureuse béninoise reste par ailleurs inscrite sur 400 m à Daegu, une épreuve où elle pourrait viser un second podium avant la clôture des championnats, le 3 septembre.

Que sont les Mondiaux masters ?

Organisés tous les deux ans par World Masters Athletics, les Championnats du monde masters rassemblent des athlètes amateurs et anciens professionnels âgés d’au moins 35 ans. Les compétiteurs sont répartis en catégories d’âge de cinq ans (35-39, 40-44, etc.), ce qui permet à des athlètes de générations différentes de concourir dans des conditions comparables. L’édition 2026 se tient à Daegu, en Corée du Sud, du 21 août au 3 septembre.

Une dynamique favorable pour l’athlétisme béninois

Ce titre mondial masters s’ajoute à une série de résultats positifs pour l’athlétisme béninois ces dernières saisons, portée notamment par les performances continues de Yarigo sur la scène continentale et mondiale. Il confirme la longévité d’une coureuse qui a franchi la barre symbolique des deux minutes dès les Jeux olympiques de Rio, en 2016, et qui continue, dix ans plus tard, à dominer sa catégorie d’âge.

Kpanroun : création d’un commissariat

ABOMEY-CALAVI, 24 août 2026 — Le renforcement de la présence policière à Kpanroun entre dans une nouvelle phase. Le commissariat annoncé pour cet arrondissement d’Abomey-Calavi a été officiellement créé par la Décision Nᵒ 2026-1403/DGPR/DRH/SPRHGP/SA du 21 août 2026, selon une annonce du maire Nathanaël KOTY.

Cette décision marque l’aboutissement de plusieurs démarches engagées par l’autorité municipale pour répondre aux préoccupations sécuritaires d’une zone en développement. Elle donne surtout un cadre institutionnel à une demande portée auprès de la hiérarchie de la Police républicaine.

Une décision administrative qui concrétise une demande locale

Le dossier a notamment progressé lors d’une audience accordée au maire par le Directeur général de la Police républicaine, Brice ALLOWANOU, le 21 juillet 2026. La question de l’implantation d’un commissariat à Kpanroun avait alors été examinée.

Un mois plus tard, la décision officielle de création est intervenue. Cette chronologie met en évidence le passage d’une revendication locale à une mesure administrative formelle.

Pour Kpanroun, l’enjeu dépasse cependant la seule ouverture d’un nouveau service. L’arrivée d’une structure policière dédiée doit permettre de rapprocher les forces de sécurité des habitants et de réduire la distance entre les populations et les services chargés de leur protection.

Une réponse à l’évolution d’un arrondissement

Kpanroun connaît une dynamique d’expansion qui accroît les besoins en services publics, notamment dans le domaine de la sécurité. Dans ce contexte, la création du commissariat pourrait renforcer la capacité de la Police républicaine à intervenir plus rapidement et à assurer une présence plus régulière sur le terrain.

La police de proximité constitue également un levier important pour prévenir les infractions, recueillir plus efficacement les signalements et améliorer les relations entre forces de sécurité et communautés locales.

Cependant, la création administrative du commissariat ne constitue qu’une première étape. Son impact réel dépendra notamment de la mise en place effective des locaux, des équipements et des effectifs nécessaires à son fonctionnement.

La mairie met en avant le résultat du plaidoyer

Nathanaël KOTY présente cette décision comme la concrétisation d’un engagement pris devant les habitants de Kpanroun lors de l’installation du chef d’arrondissement. Le maire affirme avoir fait de la création d’un commissariat une priorité dans son plaidoyer auprès des autorités nationales.

Il a salué l’appui du président de la République Romuald Wadagni, du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Djibril MAMA CISSE, ainsi que du directeur général de la Police républicaine Brice ALLOWANOU.

Cette mobilisation illustre aussi le rôle que peuvent jouer les collectivités locales dans la remontée des besoins sécuritaires et dans la recherche de réponses auprès des institutions centrales.

Une nouvelle étape avant la mise en service

La création du commissariat constitue désormais une base juridique pour renforcer le dispositif sécuritaire à Kpanroun. La prochaine étape sera sa concrétisation sur le terrain afin que les habitants puissent effectivement bénéficier de cette présence policière renforcée. Pour Abomey-Calavi, l’enjeu sera donc de transformer cette décision administrative en service opérationnel capable d’accompagner durablement la croissance de l’arrondissement.

À Kpanroun, la promesse politique franchit ainsi un cap : elle dispose désormais d’une existence administrative. Reste à voir sa traduction concrète dans le quotidien des populations.

Bénin : le CES lance son Plan stratégique 2027-2031

COTONOU, 20 août 2026— Le Conseil économique et social (CES) du Bénin ouvre un nouveau chantier institutionnel. Le président de l’institution, Abdoulaye Bio Tchané, a lancé jeudi 20 août 2026, à l’hôtel Novotel Cotonou Orisha, les travaux destinés à élaborer le Plan stratégique 2027-2031.

 

Cette initiative intervient après plusieurs réformes qui ont redéfini le fonctionnement et les ambitions du CES. L’institution entend désormais inscrire ces évolutions dans une feuille de route cohérente pour les cinq prochaines années.

Conseil Économique et Social du Bénin
© Conseil Économique et Social du Bénin

Une feuille de route pour repositionner le CES

 

Le futur document stratégique devra déterminer les priorités du CES jusqu’en 2031. L’objectif dépasse la simple programmation interne : l’institution veut renforcer son rôle dans l’analyse des enjeux économiques et sociaux et mieux contribuer au débat public.

 

Le plan devrait notamment mettre l’accent sur quatre orientations : renforcer l’utilité institutionnelle du CES, rapprocher davantage l’institution des citoyens, approfondir le dialogue avec les autres institutions et accroître sa présence sur la scène internationale.

 

Cette orientation répond à un enjeu central pour une institution consultative : transformer son expertise en contributions concrètes aux politiques publiques.

Conseil Économique et Social du Bénin
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Une méthode fondée sur la participation

 

Le CES prévoit de conduire l’élaboration du plan sur 90 jours, selon une démarche inclusive. Cette méthode doit permettre de recueillir différents points de vue et de mieux intégrer les réalités économiques et sociales observées dans les territoires.

 

Pour les populations, cette approche présente un intérêt direct. Un CES davantage connecté aux réalités locales peut mieux faire remonter les préoccupations liées à l’emploi, à l’activité économique, aux conditions sociales et aux attentes des différents acteurs de la société.

 

La proximité institutionnelle devient ainsi un levier pour améliorer la qualité du dialogue entre les citoyens et les structures publiques.

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Le défi de l’efficacité institutionnelle

 

L’élaboration du Plan 2027-2031 intervient dans un contexte où les institutions publiques cherchent à améliorer leur efficacité et leur capacité à accompagner les transformations du pays.

 

Pour le CES, le principal défi consistera à traduire les orientations stratégiques en résultats mesurables. Le succès du document dépendra donc moins de sa formulation que de sa capacité à guider des actions concrètes, à produire des analyses utiles et à renforcer le dialogue entre les acteurs économiques et sociaux.

 

L’institution devra également maintenir un équilibre entre son rôle national et son ouverture aux échanges internationaux, afin de valoriser l’expérience béninoise tout en tirant profit des bonnes pratiques développées ailleurs.

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Cinq années pour renforcer le dialogue économique et social

 

À travers ce nouveau plan, le CES veut consolider sa place dans l’architecture institutionnelle béninoise. La démarche engagée le 20 août constitue ainsi le point de départ d’un processus qui doit aboutir à une vision commune pour la période 2027-2031.

 

Si le calendrier de 90 jours est respecté, le CES disposera à terme d’une nouvelle boussole pour orienter son action, renforcer son ancrage auprès des citoyens et mieux accompagner les grandes mutations économiques et sociales du Bénin.

 

L’enjeu est désormais clair : faire de la planification stratégique un outil d’efficacité institutionnelle et du dialogue économique et social un véritable instrument au service du développement national.

Affaire Steve Amoussou : le cyberactiviste libéré après deux ans de prison

Cotonou, 20 août 2026— Steve Amoussou est libre. Le cyberactiviste béninois a quitté ce jeudi 20 août 2026 la prison d’Akpro-Missérété, au terme de la peine de deux ans prononcée à son encontre dans une affaire qui a suscité de vives controverses autour de son identité et des conditions de son arrestation.

Condamné pour « harcèlement par voie électronique et incitation à la révolte », Amoussou avait été présenté par l’accusation comme étant le cyberactiviste connu sous le pseudonyme de « Frère Hounvi ». Ses avocats ont constamment contesté cette identification au cours de la procédure.

 

Une affaire marquée par deux procédures judiciaires

 

Le dossier remonte au 12 août 2024, date à laquelle Steve Amoussou a été enlevé, selon ses conseils. Huit jours plus tard, la justice l’a placé sous mandat de dépôt et lui a notifié les chefs d’inculpation retenus contre lui. L’affaire a rapidement pris une dimension judiciaire plus large puisque les personnes poursuivies pour son enlèvement ont elles-mêmes comparu devant la justice.

 

Leur procès s’est ouvert le 3 septembre 2024. Dès le lendemain, la justice les a condamnées.Cette première procédure a constitué l’un des principaux volets d’une affaire qui allait ensuite se poursuivre avec le procès de Steve Amoussou.

 

Le procès de Steve Amoussou s’ouvre en octobre

 

La justice béninoise a ouvert le procès de Steve Amoussou le 7 octobre 2024. Les débats ont porté notamment sur les accusations formulées contre lui et sur son supposé lien avec le pseudonyme « Frère Hounvi ».

La défense a rejeté cette thèse et maintenu sa contestation de l’identité attribuée à son client.Après plusieurs mois de procédure, l’affaire est entrée dans sa phase décisive le 14 avril 2025, avec les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense. Le tribunal a finalement condamné Steve Amoussou, le 2 juin 2025, à deux années d’emprisonnement.

 

Une condamnation confirmée en appel

 

La défense a contesté cette décision devant la juridiction d’appel. La procédure n’a toutefois pas abouti à une modification de la peine. Le 15 décembre 2025, la cour d’appel a confirmé la condamnation de Steve Amoussou à deux ans de prison. Il a ensuite poursuivi sa détention jusqu’à l’expiration de sa peine.

 

Une libération qui clôt un épisode judiciaire controversé

 

Deux ans après son incarcération, Steve Amoussou a donc recouvré la liberté ce 20 août 2026.Sa sortie de la prison d’Akpro-Missérété met fin au volet pénal de cette procédure, après une succession d’étapes qui auront marqué la justice béninoise : enlèvement allégué, poursuites contre les ravisseurs, procès du cyberactiviste, condamnation en première instance puis confirmation en appel.

 

L’affaire aura également soulevé des interrogations sur la protection des acteurs du débat public, l’usage des réseaux sociaux et les limites entre liberté d’expression et infractions numériques.

Pour la défense de Steve Amoussou, la question de son identification comme « Frère Hounvi » reste au cœur de la controverse. Pour les autorités judiciaires, la condamnation prononcée puis confirmée en appel a déterminé le cadre légal de son incarcération.

 

Bénin : les exportations atteignent 188,8 milliards FCFA en 2026

Le Bénin confirme la progression de ses échanges avec les marchés internationaux. Au deuxième trimestre 2026, le pays a exporté des marchandises pour une valeur de 188,8 milliards de FCFA, soit une progression de 59,3 % par rapport à la même période de 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INStaD).

Cette performance traduit une accélération des ventes béninoises à l’extérieur et renforce le poids de l’agriculture dans les recettes tirées du commerce international.

Le coton conserve son leadership

Le coton demeure le principal produit exporté, avec 63,6 milliards de FCFA de recettes sur la période. Il devance les fruits à coque, qui représentent environ 27,1 milliards de FCFA, tandis que le soja génère près de 18 milliards de FCFA.

Ces chiffres montrent que les exploitations agricoles restent au cœur de la capacité du Bénin à générer des revenus sur les marchés étrangers. Derrière les statistiques commerciales se trouvent donc des producteurs, des transporteurs, des commerçants, des transformateurs et toute une chaîne économique qui participe à la création de richesse.

 

Un effet potentiel sur les revenus et l’activité économique

La hausse des exportations peut produire des effets bien au-delà des statistiques nationales. Lorsque les entreprises et les producteurs vendent davantage à l’étranger, ils peuvent accroître leurs revenus, stimuler la demande de main-d’œuvre et soutenir les activités liées au transport, au stockage, à la logistique et au commerce.

Pour les populations rurales, notamment celles qui dépendent de l’agriculture, l’accès à des marchés extérieurs plus importants peut également contribuer à améliorer les débouchés pour les récoltes et à renforcer les perspectives économiques des filières concernées. À l’échelle nationale, les exportations permettent aussi au pays de générer des recettes en devises. Elles contribuent ainsi à renforcer les échanges avec l’extérieur et peuvent soutenir la capacité de l’économie à financer ses importations.

 

Le prochain défi : vendre plus que des matières premières

La progression de 59,3 % constitue un signal positif, mais elle met également en évidence un enjeu stratégique : le Bénin doit désormais chercher à capter une part plus importante de la valeur créée par ses produits agricoles. Exporter du coton, du soja ou des fruits à coque rapporte déjà des revenus.

Mais transformer ces matières premières localement permettrait d’aller plus loin : créer des emplois industriels, développer des compétences, stimuler les entreprises locales et augmenter la valeur des produits vendus à l’étranger.

La transformation agro-industrielle pourrait donc devenir le prolongement naturel de la dynamique actuelle. L’objectif ne serait plus seulement d’augmenter les volumes exportés, mais de faire en sorte qu’une part croissante de la richesse issue de ces exportations reste au Bénin.

 

Transformer la performance commerciale en bénéfice durable

La progression des exportations constitue une opportunité pour accélérer la modernisation des chaînes de production et de transformation. Elle pose aussi la question de la diversification, afin de réduire la dépendance à un nombre limité de produits et de marchés. Pour les populations, l’enjeu final est concret : davantage d’emplois, de débouchés pour les producteurs, d’activités pour les entreprises et de valeur créée localement.

Le chiffre de 188,8 milliards de FCFA ne représente donc pas seulement une performance commerciale. Il traduit une capacité croissante du Bénin à vendre sa production à l’étranger. La prochaine étape consistera à transformer cette capacité d’exportation en une croissance plus largement partagée.