Vision Bénin 2060 : Patrice Talon trace la stratégie de long terme

Cotonou, 4 janvier 2026 – Le président béninois Patrice Talon a procédé mardi 3 janvier 2026 au lancement officiel de la Vision Bénin 2060, un document stratégique qui fixe les grandes orientations du développement du pays à l’horizon des prochaines décennies. À travers cette initiative, le chef de l’État entend projeter le Bénin dans ce qu’il décrit comme un « Monde de splendeurs », fondé sur la transformation économique, la stabilité institutionnelle et la prospérité partagée.

Lors de la cérémonie de lancement, Patrice Talon est longuement revenu sur ce qu’il considère comme les principes fondamentaux du développement : la planification à long terme, la rigueur dans la gestion publique et l’appropriation collective des choix stratégiques. Selon lui, la Vision 2060 ne doit pas rester un document institutionnel, mais devenir un cadre de référence partagé par l’ensemble des acteurs publics et privés.

 

Une vision de long terme pour structurer l’action publique

La Vision Bénin 2060 se veut un outil de projection et de cohérence. Elle vise à donner une direction claire aux politiques publiques, au-delà des cycles électoraux, en s’appuyant sur des objectifs économiques, sociaux et environnementaux à long terme. Le président Talon a insisté sur la nécessité de rompre avec les approches fragmentées du développement pour privilégier une action structurée et anticipatrice.

Au cœur de cette vision figure l’ambition de bâtir une économie plus compétitive, capable de créer des emplois durables et de mieux valoriser les ressources nationales. Les autorités mettent également en avant la transformation structurelle de l’économie comme levier central pour améliorer le niveau de vie des populations.

 

Entreprises publiques : une cartographie des priorités

Parmi les chantiers identifiés, la réforme et la performance des entreprises publiques occupent une place stratégique. Une cartographie détaillée de ces structures permet de mettre en lumière les secteurs jugés prioritaires et les axes à renforcer pour améliorer leur contribution à l’économie nationale.

 

L’objectif affiché est double : accroître l’efficacité de ces entreprises et renforcer leur rôle dans la mise en œuvre des politiques publiques, tout en améliorant leur gouvernance et leur viabilité financière.

 

Les marchés agricoles mondiaux, une opportunité à saisir

La Vision Bénin 2060 s’appuie également sur les opportunités offertes par les marchés agricoles internationaux. Dans un contexte de recomposition des échanges mondiaux, les autorités estiment que le Bénin peut tirer profit de la demande croissante en produits agricoles et agrotransformés.

Cette dynamique pourrait, selon les analystes, renforcer les exportations, soutenir les revenus des producteurs et contribuer à une croissance plus inclusive, à condition d’investir dans la transformation locale et les infrastructures.

 

Politique monétaire régionale : stabilité et contraintes de liquidité

Le document stratégique prend aussi en compte l’environnement macroéconomique régional. Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la stabilité des taux d’intérêt contraste avec des tensions persistantes sur la liquidité. Une situation qui impose, selon les autorités béninoises, une gestion prudente des finances publiques et une mobilisation accrue des ressources internes.

 

Habitat lacustre et urbanisation : un enjeu de maturité

Enfin, la réflexion s’élargit aux défis urbains, notamment à l’intégration de l’habitat lacustre dans les politiques de développement. Présenté comme un test de maturité pour les villes africaines, cet enjeu renvoie à la capacité des États à concilier modernisation urbaine, inclusion sociale et respect des modes de vie traditionnels.

Avec la Vision Bénin 2060, le gouvernement béninois entend ainsi poser les bases d’un projet de société de long terme. Reste désormais le défi de la dissémination et de l’appropriation de cette vision par les citoyens, les collectivités locales et les acteurs économiques, condition essentielle à sa mise en œuvre effective.

Cotonou lance le recensement des conducteurs de taxi-moto

Cotonou, 4 janvier 2026 — La municipalité de Cotonou a lancé, ce mercredi 4 janvier, la phase opérationnelle du recensement des conducteurs de taxi-moto, de tricycles et d’engins assimilés. L’opération, qui couvre les treize arrondissements de la ville, s’inscrit dans une réforme plus large de l’organisation du transport urbain et de la formalisation du secteur.

 

Formation des agents et préparation du terrain

Ce déploiement fait suite à une phase préparatoire marquée par la formation des agents chargés de l’enrôlement. Mardi 3 février 2026, une cinquantaine d’acteurs — régisseurs municipaux et opérateurs techniques — ont participé à une séance de renforcement de capacités dans les locaux de la mairie. Ces agents travailleront en collaboration avec la société Niceman, partenaire technique de la municipalité pour la mise en œuvre du dispositif.

Selon les responsables du projet, cette formation visait à harmoniser les procédures, à assurer la maîtrise des outils numériques et à garantir la fiabilité des données collectées sur le terrain. Les équipes ont notamment été initiées à l’utilisation de terminaux électroniques connectés à une plateforme centralisée d’enregistrement.

 

Collecte des données et outils numériques

L’opération d’enrôlement prévoit, à terme, la délivrance d’une carte sécurisée à chaque conducteur recensé. Ce document comportera un code QR ainsi qu’un Numéro personnel de conducteur (NPC), destinés à faciliter l’identification des acteurs du transport urbain. Les informations collectées porteront sur l’identité du conducteur, celle du propriétaire de l’engin, les caractéristiques du véhicule ainsi que les contacts.

« Les équipes seront déployées pendant environ un mois dans l’ensemble des arrondissements pour conduire les opérations d’enrôlement », a indiqué Delphin Adjagbédji, directeur technique de la société Niceman, précisant que les services municipaux prendront ensuite le relais.

 

Vers un fichier municipal centralisé des opérateurs

À travers ce dispositif, la mairie entend constituer un fichier municipal actualisé des opérateurs du transport urbain.

« Cette base de données servira de référence pour l’ensemble des intervenants du secteur », a souligné le responsable technique.

Les autorités municipales évoquent également plusieurs objectifs connexes : un meilleur suivi des redevances, la réduction de l’exercice informel de l’activité et un appui accru aux enquêtes en cas d’infractions.

La réforme prévoit enfin une uniformisation vestimentaire des conducteurs, présentée comme un outil supplémentaire de visibilité et de régulation dans l’espace urbain.

Éliminatoires Mondial U20 : Le Bénin soutient ses Amazones

En pleine préparation au Maroc pour le 3ᵉ tour des éliminatoires de la Coupe du Monde féminine U20, les joueuses béninoises ont bénéficié d’un appui moral de taille. Le gouvernement a dépêché une délégation pour galvaniser les troupes avant leur envol vers le Caire, où elles affronteront les jeunes Pharaonnes.

 

La tension monte pour le football féminin béninois. Alors qu’elles peaufinent leurs automatismes dans le royaume chérifien, les Amazones U20 ont vu leur quotidien bousculé par une visite officielle. Crépin Okouolou, directeur de cabinet du ministère des Sports, s’est rendu au chevet de l’équipe à à l’issue de leur dernière séance d’entraînement au Maroc.

 

Un message de la plus haute autorité

L’émissaire gouvernemental a rejoint l’hôtel des joueuses pour porter un message de mobilisation nationale. Au nom du ministre des Sports et du président de la République, Patrice Talon, il a tenu à rappeler aux Amazones que tout un pays les soutient derrière leurs écrans.

« Vous avez une mission à accomplir en Égypte », a martelé Crépin Okouolou.

Ce soutien institutionnel vise à placer les joueuses dans les meilleures conditions psychologiques possibles avant un match qui s’annonce physique et tactique face à une sélection égyptienne réputée solide.

 

Le football féminin, une priorité stratégique

Au-delà des simples encouragements, cette visite souligne la volonté du Bénin de faire de la discipline féminine une vitrine de son ambition sportive. Par ailleurs, le directeur de cabinet a profité de ce moment pour réaffirmer l’engagement de l’État à accompagner la progression du football féminin à travers des investissements concrets et un suivi rigoureux.

À cette occasion, les conseils adressés aux joueuses et au staff technique ont insisté sur un point précis : la dignité de la représentation nationale. Les Amazones doivent désormais prouver qu’elles ne sont plus de simples participantes, mais des prétendantes sérieuses à une place sur l’échiquier mondial.

 

Cap sur le Caire pour le défi égyptien

Désormais, le terrain doit prendre le relais du discours. Les Béninoises quittent leur camp de base marocain avec un moral gonflé à bloc. Ce match aller du 3ᵉ tour des éliminatoires représente un tournant historique pour cette jeune génération, bien décidée à ramener un résultat positif du Caire afin de faciliter la manche retour à Cotonou.

L’objectif reste clair : franchir ce palier égyptien pour se rapprocher un peu plus de la phase finale de la Coupe du Monde U20, une compétition qui n’a jamais semblé aussi accessible aux yeux des supporters béninois.

Bénin : 2 morts lors d’une cérémonie Egungun à Tori-Bossito

Ce qui devait être une communion sacrée s’est transformé en cauchemar. À Tori-Bossito, dans le sud du Bénin, la sortie rituelle des revenants Egungun a dégénéré, le dimanche 1ᵉʳ février. Le bilan est lourd : deux morts et plusieurs blessés. Un drame qui relance le débat sur l’encadrement des pratiques culturelles dans l’espace public.

 

Le village d’Acadjamè, dans l’arrondissement de Tori-Gare, s’est réveillé dans la stupeur. Hier, les percussions et les chants en l’honneur des ancêtres ont laissé place aux cris de panique. Alors que la communauté célèbre la sortie des Egungun — ces entités masquées censées représenter les esprits des défunts revenus bénir les vivants —, une altercation a brisé la ferveur religieuse.

 

De la bénédiction au chaos : le récit du drame

Selon plusieurs témoins oculaires, la tension est montée d’un cran lorsqu’une violente dispute a éclaté entre le « revenant » (le porteur de masque) et certains membres du public. Très vite, la situation a échappé à tout contrôle. Dans la bousculade, des armes blanches ont été sorties. Les autorités ont d’ailleurs retrouvé un couteau sur les lieux du crime.

Les coups, portés avec une violence rare, ont touché plusieurs personnes, dont des guides du revenant. Malgré l’intervention des secours, deux personnes ont succombé à leurs blessures. Ce drame plonge les familles yoruba et toute la commune de Tori-Bossito dans une profonde consternation, là où la tradition prône habituellement la cohésion sociale et la discipline morale.

 

Un appel urgent à la régulation des cérémonies sensibles

Ce nouvel incident repose avec acuité la question de la sécurité lors des manifestations traditionnelles à caractère sensible. Si la Constitution béninoise garantit la liberté de culte, de nombreuses voix réclament désormais un cadre réglementaire plus strict.

Le gouvernement du Bénin est dorénavant interpellé pour renforcer le cadre des manifestations culturelles. L’enjeu est d’éviter que ces moments de ferveur ne servent de paravent à des règlements de comptes ou à des actes de violence incontrôlés. La question n’est pas de remettre en cause l’héritage ancestral, mais de s’assurer que « la tradition ne soit plus instrumentalisée », expliquent certains observateurs locaux.

 

Responsabilité des chefs de culte et action de la justice

Parallèlement à l’action de l’État, une lourde responsabilité pèse sur les dignitaires et chefs de culte. Obtenir l’autorisation de faire sortir un Egungun engage la responsabilité morale et spirituelle du chef de couvent. La tradition authentique, rappellent les anciens, enseigne la retenue et le respect de la vie humaine.

La justice a d’ores et déjà été saisie de l’affaire. Le procureur de la République près du tribunal de Ouidah devrait diligenter une enquête rigoureuse pour identifier les auteurs et les coauteurs de cette tragédie. Des sanctions exemplaires sont attendues par la population afin de restaurer la crédibilité de la culture Egungun, aujourd’hui entachée par ce sang versé injustement.

Bénin : Claudine Prudencio (UPR) s’enrôle pour la 10e Législature

À quelques jours de la rentrée parlementaire, l’effervescence gagne Porto-Novo. Ce lundi 2 février 2025, Claudine Prudencio, figure bien connue de la scène politique béninoise, a accompli les formalités d’usage pour son siège au sein de la 10ᵉ législature. Un retour remarqué pour celle qui entend placer ce nouveau mandat sous le signe de l’expérience et du devoir.

 

C’est une étape administrative incontournable, mais hautement symbolique. Ainsi, dans l’après-midi de ce lundi, l’élue de la 6ᵉ circonscription électorale s’est présentée au Palais des Gouverneurs pour remplir son enrôlement. Entre documents officiels et réception de son « kit de député », la ministre conseillère à la Santé a officiellement pris ses marques avant l’installation solennelle prévue pour le dimanche 8 février prochain.

 

L’expérience au service de la 10ᵉ législature

Sous la bannière de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR), Claudine Prudencio n’est pas une novice dans l’hémicycle. Ayant déjà siégé lors des 6ᵉ et 7ᵉ mandatures, elle signe ici un retour stratégique. Pour cette femme d’État, ce mandat n’est pas une simple formalité, mais la suite logique d’un engagement constant pour la Nation.

Munie du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et de ses attributs officiels, elle a affiché une assurance propre aux parlementaires chevronnés. Ce bagage législatif sera un atout précieux au sein d’une législature où les enjeux de développement et de santé publique s’annoncent cruciaux.

 

« Le peuple nous a envoyés »

À l’issue de son enregistrement, l’élue a aussi tenu à rappeler la source de sa légitimité. Dans une déclaration empreinte de gravité et de sérénité, elle a souligné sa volonté de répondre aux attentes des électeurs :

« J’aborde ce mandat avec sérénité et un profond esprit de travail. C’est le peuple qui nous a envoyés et nous devons accomplir cette mission comme il se doit ».

Cette détermination affichée laisse présager une participation active aux débats parlementaires à venir. Pour Claudine Prudencio, la ligne directrice est claire : la défense de l’intérêt général et le service de la République.

 

Un calendrier parlementaire millimétré

Par ailleurs, cette formalité s’inscrit dans un calendrier rigoureux établi par les services de l’institution parlementaire. Après les députés de la 6ᵉ circonscription, d’autres élus se succéderont dans les couloirs du palais pour finaliser leur dossier.

Désormais, le rendez-vous est pris pour le dimanche 8 février. Ce jour-là, les nouveaux députés de la 10ᵉ législature prêteront serment, ouvrant ainsi une nouvelle page de l’histoire démocratique du Bénin sous le regard attentif des citoyens.

 

Cotonou : Atelier régional contre le blanchiment et le terrorisme

 Depuis ce lundi 2 février 2026, la capitale économique du Bénin accueille un atelier régional de haute importance. Des experts judiciaires de six pays africains se réunissent pour muscler leur stratégie contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Un enjeu de sécurité nationale pour des États confrontés à une criminalité financière de plus en plus sophistiquée.

C’est dans le cadre feutré de l’hôtel Azalaï de Cotonou que les travaux ont débuté. Jusqu’au mercredi 4 février, des magistrats et des acteurs institutionnels venus du Sénégal, du Tchad, de la Guinée, de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire et bien sûr du Bénin, planchent sur les failles des systèmes financiers sous-régionaux.

Gouvernement du Bénin
© Gouvernement du Bénin

Traquer l’argent sale pour étouffer le terrorisme

L’objectif de cette rencontre, organisée par le ministère béninois de la Justice, est limpide : tarir les sources de revenus des réseaux criminels. Pendant trois jours, les participants décortiquent les mécanismes de détection, de poursuite, mais surtout de saisie et de confiscation des avoirs criminels.

Pour Innocentia Apovo Monteiro, directrice du Bureau de la coopération et de l’entraide judiciaires (BCEJ), il n’y a plus de temps à perdre. Ces menaces, a-t-elle rappelé lors de son mot de bienvenue, ébranlent la stabilité économique et la paix sociale des États. Face à une criminalité transnationale organisée, la réponse ne peut être qu’internationale et coordonnée.

Gouvernement du Bénin
© Gouvernement du Bénin

Le Bénin, fer de lance de l’entraide judiciaire

D’ailleurs, cet atelier s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au Bureau de l’entraide pénale internationale (BEPI), une initiative pilotée par Expertise France. En accueillant ces assises, le Bénin réaffirme aussi son rôle stratégique de plateforme régionale pour la sécurité financière.

Lors de l’ouverture officielle, Florentin Gbodou, directeur de cabinet du Garde des Sceaux, a souligné l’engagement ferme du gouvernement béninois. Il a notamment mis en avant le rôle pivot du BCEJ dans l’échange d’informations entre les autorités compétentes. L’idée est de passer des intentions aux actes en formulant des recommandations concrètes et adaptées aux réalités de chaque pays.

Gouvernement du Bénin
© Gouvernement du Bénin

Un cadre de réflexion pour des résultats pragmatiques

Au-delà des discours, cette rencontre se veut un laboratoire de bonnes pratiques. Les experts espèrent également que ce partage d’expériences renforcera durablement l’efficacité des dispositifs nationaux. En renforçant la coopération judiciaire, les pays de la sous-région espèrent dresser un rempart solide contre ceux qui utilisent les circuits financiers pour déstabiliser le Sahel et l’Afrique de l’Ouest.

 

Bénin : Logements sociaux de Ouèdo, la SImAU annonce de nouveaux équipements

Au Bénin, le projet phare des logements sociaux entre dans une phase de convivialité. Samedi 31 janvier, la Société Immobilière et d’Aménagement Urbain (SImAU) a réuni les nouveaux résidents de Ouèdo et de Porto-Novo pour une cérémonie de vœux inédite. Entre annonces sécuritaires et ouverture du programme à l’international, l’exécutif béninois accélère sa politique urbaine.

C’est sur le site même de Ouèdo, devenu le symbole de la modernité urbaine béninoise, que les festivités ont eu lieu. L’événement, au-delà du simple protocole, a pris une dimension spirituelle et sociale forte. Un prêtre, un imam et un chef traditionnel se sont succédé pour bénir les lieux, illustrant une volonté de bâtir des cités fondées sur le vivre-ensemble et l’harmonie confessionnelle.

Gouvernement du Bénin
© Gouvernement du Bénin

Une demande forte pour un habitat moderne

Le programme de logements sociaux, pilier de la vision du président Patrice Talon, suscite un engouement croissant. Lors de son allocution, le Directeur général de la SImAU, Moïse Achille Houssou, a révélé des chiffres significatifs : à ce jour, pas moins de 8 000 demandes ont été enregistrées pour les premières vagues d’attribution.

Actuellement, 500 bénéficiaires ont déjà pris possession de leurs logements, marquant le début d’une nouvelle vie pour ces familles au sein de structures pensées pour un développement inclusif. En plus, la présence du Maire d’Abomey-Calavi, Angelo Ahouandjinou, et du représentant du Ministre du Cadre de Vie, Victor Ananouh, témoigne de l’importance stratégique de ce projet pour les autorités locales.

Gouvernement du Bénin
© Gouvernement du Bénin

Des infrastructures de proximité pour sécuriser le quotidien

Mais construire des murs ne suffit pas ; il faut bâtir un cadre de vie. Pour répondre aux attentes des occupants, la SImAU a annoncé une série d’investissements imminents :

  • Sécurité : l’implantation d’un commissariat de police dédié.
  • Santé : la construction d’une infirmerie de proximité.
  • Loisirs : l’aménagement d’aires de jeux pour les enfants et d’espaces communautaires.

Ainsi, l’objectif affiché est clair : transformer ces cités en véritables quartiers autonomes et sécurisés, loin de l’image des simples « villes-dortoirs ».

Le programme désormais ouvert à l’international

C’est l’une des annonces majeures de cette rencontre : le programme de logements sociaux franchit une nouvelle étape réglementaire. Initialement réservé aux citoyens résidant sur le territoire national, l’accès à ces logements est désormais ouvert à toute personne, béninoise ou étrangère, vivant au Bénin ou à l’étranger.

Cette ouverture vise à attirer la diaspora et les investisseurs désireux de s’installer durablement au Bénin, réaffirmant ainsi l’engagement de la SImAU à promouvoir un accès universel à un logement décent.

Bénin : Véronique Tognifodé inspecte les lycées techniques

Au Bénin, le gouvernement accélère la transformation de son système éducatif. Vendredi 30 janvier, la ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Véronique Tognifodé, a multiplié les visites de terrain. L’objectif : s’assurer que les lycées techniques sont prêts à accueillir de nouveaux métiers dès la rentrée 2026-2027.

C’est un véritable marathon qu’a entrepris la délégation ministérielle. Du Lycée Technique Agricole (LTA) d’Adja-Ouèrè aux établissements de Pobè, Porto-Novo et Cotonou, l’enjeu est de taille : transformer les centres de formation en leviers de croissance économique. Cette tournée de supervision intervient alors que le pays s’apprête à introduire de nouveaux curricula destinés à mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

Gouvernement du Bénin
© Gouvernement du Bénin

Adja-Ouèrè : l’agriculture au cœur de la souveraineté

Mme Véronique Tognifodé a entamé la première étape de sa mission à Adja-Ouèrè. Sur place, la ministre a inspecté les infrastructures, les ateliers et les exploitations agricoles afin d’évaluer les capacités pédagogiques actuelles de l’établissement. Au-delà des murs, elle a aussi scruté de près la qualité de l’encadrement.

La ministre a notamment échangé avec les enseignants en cours de formation, car ces derniers occupent la première ligne pour implémenter les nouveaux métiers que le gouvernement a initiés. L’enjeu reste clair : les lycées techniques agricoles doivent porter la souveraineté alimentaire du Bénin et l’emploi des jeunes. En attendant que l’entreprise recrutée construise le nouveau site moderne d’Adja-Ouèrè, les formateurs mettent l’accent sur l’appropriation des nouveaux référentiels.

Gouvernement du Bénin
© Gouvernement du Bénin

Un contrôle rigoureux des conditions d’apprentissage

La tournée s’est poursuivie à un rythme soutenu vers le Lycée Technique Professionnel (LTP) de Pobè, puis vers Porto-Novo et le quartier de Kpondéhou à Cotonou. Dans chaque établissement, le constat a été sans appel : la réussite de la réforme passe par l’amélioration constante du cadre de vie des apprenants.

À Pobè, la ministre a donné des consignes fermes pour optimiser les conditions d’étude. Les observations recueillies lors de ces visites feront l’objet d’actions correctives immédiates de la part du ministère et de l’Agence de Développement de l’Enseignement Technique (ADET). Pour les autorités, il ne s’agit plus seulement de former, mais de garantir une adéquation parfaite entre la formation reçue et les emplois disponibles.

Gouvernement Bénin
© Gouvernement Bénin

Une métamorphose qui repose sur l’engagement humain

En fin de parcours, Véronique Tognifodé a tenu à rappeler que les équipements et les réformes structurelles ne sont qu’une partie de l’équation. Le succès de cette métamorphose repose, selon elle, sur l’engagement et la responsabilité de tous les acteurs de la chaîne éducative.

« Le succès de la métamorphose structurelle en cours repose aussi sur l’engagement et la responsabilité des acteurs », a souligné la ministre, invitant ses collaborateurs à redoubler d’efforts. À quelques jours de la rentrée, le message est passé : le Bénin mise sur une jeunesse techniquement qualifiée pour assurer son futur industriel et agricole.

Bénin : Coupures d’électricité pour maintenance SBEE

COTONOU, 2 février 2026 (JDN) – La Société Béninoise d’Énergie Électrique (SBEE) a annoncé la mise en œuvre d’un vaste programme de maintenance de son réseau pour la journée du mardi 3 février 2026. Ces interventions techniques entraîneront des interruptions temporaires de la fourniture d’électricité dans la quasi-totalité du pays.

Selon le communiqué officiel de l’opérateur national, les travaux se dérouleront sur plusieurs lignes de distribution entre 10 h et 15 h. Cette opération d’envergure touche dix départements, notamment l’Atlantique, le Mono-Couffo, le Borgou, les Collines, l’Atacora ainsi que l’Ouémé-Plateau.

 

Renforcer la fiabilité du réseau

L’objectif affiché par la SBEE est d’améliorer significativement la « qualité et la fiabilité » de la fourniture d’énergie sur l’ensemble du territoire national. Ces travaux de modernisation visent à répondre à une demande domestique et industrielle en constante augmentation.

La direction technique précise que, malgré les coupures, les abonnés doivent considérer toutes les installations comme restant « sous tension » durant toute la durée des opérations pour des raisons de sécurité. La SBEE invite ainsi les usagers à la plus grande prudence.

 

Un retour à la normale prioritaire

Présentant ses excuses pour les désagréments causés aux usagers, la société d’État a réaffirmé la mobilisation de ses équipes techniques « 24 heures sur 24 » pour assurer un rétablissement rapide du service.

Si la SBEE s’engage à mobiliser ses équipes 24 heures sur 24 pour garantir un retour rapide à la normale, elle rappelle que ces désagréments temporaires constituent un mal nécessaire pour assurer la pérennité du réseau national. Pour toute assistance ou signalement durant cette journée de travaux, les usagers sont invités à contacter le service client via le numéro vert 7302 ou par la messagerie WhatsApp au 01 68 52 52 53.

Bénin : Incarcération de l’ancien ministre Alassane Tigri

Le vice-président du parti Les Démocrates a été placé sous mandat de dépôt le 29 janvier. La justice le soupçonne d’implication dans le projet de coup d’État déjoué début décembre, dont l’un des cerveaux présumés n’est autre que son demi-frère. Cette arrestation survient à trois mois d’un scrutin présidentiel dont la principale force d’opposition se trouve déjà exclue faute de parrainages.

 

La justice béninoise franchit une étape politique majeure dans l’affaire dite du « 7 décembre ». La Commission d’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a placé Alassane Tigri, ancien ministre et figure de proue du parti Les Démocrates (LD), sous mandat de dépôt ce jeudi.

Interpellé le mercredi 28 janvier à son domicile de Cotonou, la justice a engagé des poursuites contre M. Tigri dans le cadre de l’enquête ouverte après la tentative de coup d’État déjouée début décembre, ont indiqué des sources judiciaires. Selon les autorités, l’opposant est soupçonné de possibles liens avec certains des éléments impliqués dans les faits, lesquels sont accusés d’avoir agi sous la conduite du lieutenant-colonel Pascal Tigri — son demi-frère — et d’avoir tenté de renverser le président Patrice Talon.

 

Un « incident » devenu dossier d’État

Cette incarcération tranche avec la communication initiale du chef de l’État. En effet, le soir des faits, Patrice Talon avait minimisé l’événement, le qualifiant de simple « incident » mené par des « voyous ». Pourtant, l’instruction judiciaire semble aujourd’hui suivre une trajectoire bien plus lourde. L’audition d’Alassane Tigri, qui s’est étirée sur plusieurs heures jeudi après-midi, s’est conclue à la nuit tombée par son transfert vers une maison d’arrêt.

Pour la défense de l’ancien ministre et ses partisans, cette procédure ressemble à une nouvelle manœuvre d’étouffement politique. Depuis plusieurs années, les organisations de défense des droits de l’homme et l’opposition accusent régulièrement la CRIET de servir d’instrument de neutralisation des adversaires du pouvoir.

 

Un climat politique électrique

Cette incarcération survient dans un Bénin où le climat politique reste durablement marqué par des tensions entre la mouvance présidentielle et une opposition qui s’estime harcelée par la justice. La CRIET, devant laquelle Alassane Tigri a comparu, est au centre de ces critiques : elle est l’outil qui a déjà conduit à la condamnation de figures de proue comme Candide Azannaï, Reckya Madougou ou Joël Aïvo.

Pour l’heure, l’instruction sur la tentative de putsch de décembre s’élargit. L’instruction devra désormais établir le degré d’implication réelle de l’ancien ministre dans ce qui apparaît comme la crise sécuritaire la plus grave qu’ait connue le régime de Patrice Talon ces dernières années.

 

L’ombre de la présidentielle d’avril 2026

Par ailleurs, l’agenda électoral ne dissocie pas cette arrestation. En effet, le Bénin se dirige vers la présidentielle d’avril 2026, un scrutin dont Les Démocrates — le parti de l’ancien président Boni Yayi — restent, à ce stade, exclus. En cause : l’impossibilité de réunir les parrainages exigés par le nouveau code électoral, une réforme vivement contestée.

Dans ce contexte déjà verrouillé, l’incarcération d’un cadre de premier plan fragilise davantage une opposition dont plusieurs responsables sont derrière les barreaux. Tandis que le pouvoir met en avant la stabilité et les réformes économiques, cette nouvelle affaire judiciaire souligne la persistance d’une fracture politique profonde dans un pays longtemps présenté comme le « laboratoire de la démocratie » en Afrique de l’Ouest.