Transhumance à Zagnanado : le plan de riposte du maire Damase Akpoyeté pour sécuriser le foncier

Face aux tensions explosives liées à la mobilité du bétail, le maire Damase H. Akpoyété verrouille l’accès au foncier communal. Entre impératif sécuritaire et survie économique, la commune tente un pari institutionnel inédit.

Zagnanado, le 8 juillet 2026 — C’est une équation à haute tension que le Dr Damase H. Akpoyété a posée sur la table ce mardi 7 juillet 2026. Une table autour de laquelle s’est nouée une union sacrée : exécutif municipal, Police républicaine, spécialistes de la gestion des catastrophes et leaders de la société civile. L’enjeu est de rompre avec la gestion au coup par coup d’une crise structurelle et de mettre un coup d’arrêt définitif aux dérives de la transhumance.

Zagnanado répondu de manière méticuleuse il validé un « plan de riposte », dont l’outil offensif se caractérise par la présence d’un organe technique limité. Une véritable commission ad hoc destinée à trier, à réguler et, disons-le sans ambages, à verrouiller l’accès à la terre de la commune.

Le spectre de 2018 : quand la « ligne rouge » a cédé

Pour comprendre la fermeté de l’édile, il faut plonger dans la mémoire vive de la région. Ici, le mot « transhumance » résonne comme un signal d’alarme. En 2018, la commune a vécu le pire. L’État central avait pourtant tracé une « ligne rouge » géographique à Dassa pour contenir la descente des grands troupeaux vers le Sud. Une frontière de papier que des groupes d’éleveurs avaient franchie, transformant Zagnanado, Ouinhi et Covè en théâtres d’affrontements sanglants. Le bilan d’alors – pertes humaines et désolation matérielle – hante encore les esprits.

« Plus jamais ça », murmurent aujourd’hui les couloirs de la mairie. Ce nouveau comité ad hoc n’est pas une énième commission bureaucratique, c’est une digue de protection.

La diplomatie du chiffre : 13 470 ménages sur la corde raide

C’est ici que la politique locale se heurte à la dure réalité économique. Zagnanado ne peut pas simplement fermer ses portes à double tour. L’élevage y est un poumon vital : 13 470 ménages agricoles s’adonnent à la production de bovins, ovins, caprins ou porcins.

Pour les éleveurs peuls, qui conduisent les grands troupeaux de bovins, la mobilité n’est pas un choix, mais une stratégie de survie face au tarissement des points d’eau provoqué par le dérèglement climatique.

L’organe technique devra donc jouer les équilibristes. Son objectif est de servir de guichet unique pour séparer le bon grain de l’ivraie : accueillir les exploitants de bonne foi se pliant aux règles, et refouler les flux clandestins.

Ultimatum et maillage sécuritaire : l’art de la manière forte

En attendant que ce filtre administratif établisse ses critères stricts d’éligibilité, le maire Akpoyété déploie l’arsenal de la fermeté. Pas de transition molle. Le plan de riposte prévoit trois étapes immédiates :

  • L’ultimatum : une grande rencontre de sensibilisation va fixer les règles du jeu aux éleveurs déjà présents.

  • La mise en demeure : tous les exploitants pastoraux en situation irrégulière devront quitter les lieux ou se conformer sans délai à la réglementation.

  • Le bras armé : un partenariat renforcé avec la Police républicaine va durcir le maillage sécuritaire sur le terrain pour un contrôle quotidien du cheptel.

La bureaucratie tiendra-t-elle face à la sécheresse ?

En institutionnalisant la gestion de la crise, Zagnanado fait le choix de la modernité politique. Mais l’impartialité de ce futur comité sera scrutée à la loupe par les organisations pastorales et la société civile.

Ce filtre administratif suffira-t-il à stabiliser la cohabitation rurale ? Rien n’est moins sûr. Car si la bureaucratie communale sait tracer des lignes sur des cartes, la pression environnementale régionale et la soif des bêtes, elles, ignorent les frontières. Le bras de fer ne fait que commencer.

Les vétérinaires béninois au cœur de la santé publique

Cotonou, 26 septembre 2024 – Les premières Journées Vétérinaires du Bénin ont été lancées ce jeudi par le ministre de l’Agriculture, Gaston Cossi DOSSOUHOUI. Réunissant les professionnels du secteur, cet événement met en lumière le rôle crucial des vétérinaires dans la préservation de la santé publique.

En effet, sous le thème « Le vétérinaire, un agent essentiel de santé au cœur de l’approche One Health », les participants ont abordé des enjeux majeurs tels que la sécurité sanitaire des aliments, la lutte contre les zoonoses et la résistance aux antimicrobiens. Par ailleurs, le ministre DOSSOUHOUI a souligné l’importance de garantir l’accès aux soins vétérinaires pour les animaux, tout en protégeant la santé humaine.

Les premières Journées Vétérinaires du Bénin ont mis en évidence le rôle des vétérinaires dans la préservation de la santé publique
© Les premières Journées Vétérinaires du Bénin ont mis en évidence le rôle des vétérinaires dans la préservation de la santé publique
Les vétérinaires : Une profession au cœur des défis sanitaires

La mondialisation, les changements climatiques et l’intensification des productions animales ont multiplié les risques d’émergence de nouvelles maladies. Les vétérinaires sont en première ligne pour faire face à ces défis. « Ils jouent un rôle essentiel dans la prévention et le contrôle des maladies animales, qui peuvent se transmettre à l’homme », a déclaré le ministre.

En plus, la coïncidence de ces journées avec la Journée Mondiale de lutte contre la rage a offert l’occasion de rappeler les risques liés à cette maladie zoonotique. Les vétérinaires ont été appelés à intensifier leurs efforts de sensibilisation auprès des populations.

Les premières Journées Vétérinaires du Bénin ont mis en évidence le rôle des vétérinaires dans la préservation de la santé publique
© Les premières Journées Vétérinaires du Bénin ont mis en évidence le rôle des vétérinaires dans la préservation de la santé publique
Un tournant pour la filière élevage

Face à l’interdiction prochaine (31 décembre 2024)des importations de volailles congelées, le ministre a incité les vétérinaires à accompagner les éleveurs béninois dans le développement de productions locales. « Nous devons renforcer les conseils agricoles et promouvoir des pratiques d’élevage durables », a-t-il souligné.

Pour Christian DOVONOU, président du Conseil de l’Ordre National des Médecins Vétérinaires du Bénin, ces journées marquent également  une étape importante pour la profession. « C’est le fruit de plusieurs années de travail et nous espérons que cet événement deviendra un rendez-vous annuel incontournable », at-il déclaré.

Les points clés à retenir :

  • One Health : Une approche globale qui reconnaît les liens étroits entre la santé humaine, animale et environnementale.
  • Zoonoses : Maladies transmissibles des animaux à l’homme.
  • Antibiorésistance : Une menace croissante pour la santé publique.
  • Sécurité sanitaire des aliments : Un enjeu majeur pour protéger les consommateurs.

En bref, les premières Journées Vétérinaires du Bénin ont été l’occasion de mettre en avant le rôle essentiel des vétérinaires dans la préservation de la santé publique et animale. Cet événement marque une nouvelle étape dans le développement du secteur de l’élevage au Bénin.

Urgence : Peste porcine, le Bénin sous menace

Porto-Novo , le 29 août 2024 – La peste porcine africaine continue de sévir au Bénin. La commune de Pèrèrè, dans le département du Borgou, est désormais en première ligne face à cette épidémie. Selon Fraternité Fm,  plus de 200 porcs auraient succombé à la maladie le mercredi 28 août 2024.

Le premier cas a été signalé à Soubadon  le 09 juillet , avant de se propager rapidement à Guinagourou et Gninsy. Trois arrondissements sont désormais touchés, plongeant les éleveurs dans une profonde inquiétude.

« La situation est sous contrôle, mais nous avons enregistré une évolution négative » , confie Mama Amadou Moumouni, chef du service Réglementation et contrôle à la Direction départementale de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche du Borgou. Face à cette menace, les autorités ont pris la décision d’interdire la consommation de viande de porc sur l’ensemble de la commune.  

Peste porcine : Un coup dur pour les éleveurs et les consommateurs

Cette épidémie représente un véritable coup dur pour les éleveurs de la région, qui voient leurs cheptels décimés. Mais c’est également un coup de masse pour les consommateurs, notamment à Porto-Novo, réputée pour être la capitale béninoise de la consommation de viande de porc. Les habitants de la capitale économique s’inquiètent déjà d’une éventuelle pénurie et d’une hausse des prix.

Les autorités sanitaires mobilisées

Face à l’urgence de la situation, les autorités sanitaires sont mobilisées pour tenter de contenir l’épidémie. Des mesures de biosécurité ont été renforcées et des campagnes de sensibilisation sont menées auprès des éleveurs. Mais la tâche s’annonce ardue, tant la maladie est contagieuse.

L’évolution de la situation est suivie de près par les autorités béninoises. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’ampleur des dégâts et mettre en place des stratégies à long terme pour lutter contre cette menace qui pèse sur l’élevage porcin béninois.

La peste porcine africaine constitue une véritable menace pour l’élevage porcin béninois. Les conséquences de cette épidémie pourraient être désastreuses pour les éleveurs, les consommateurs et l’économie du pays. Il est urgent de mettre en œuvre des mesures efficaces pour enrayer la propagation de la maladie. Mais à quel prix ? Les autorités, les éleveurs et les consommateurs devront trouver un ensemble de solutions durables pour faire face à ce défi .