Après la BERD, l’institution continentale dirigée par M. Yambaye s’engage à garantir les investissements majeurs de la métropole économique
COTONOU, 31 juillet 2026 — L’hôtel de ville de Cotonou a constitué le théâtre d’un entretien diplomatique et financier de premier ordre le jeudi 30 juillet. En effet, le premier magistrat de la municipalité a reçu en audience solennelle le président du Fonds Africain de Garantie et de Coopération Économique (FAGACE), M. Nguéto Tiraïna Yambaye, venu sceller un partenariat d’envergure en faveur du développement urbain.
Au cœur des délibérations figurait le grand schéma d’aménagement baptisé « Cotonou 2026-2033 : Changer d’Échelle ». Dans cette perspective, soucieux d’élever la ville au rang des grandes capitales modernes, l’exécutif communal cherche à mobiliser des concours financiers robustes pour concrétiser ses chantiers prioritaires d’infrastructures et d’équipements publics.
« Bâtir des villes modernes par une rigueur financière exemplaire : la garantie interafricaine au service de l’essor municipal. »
Séduit par la clarté et la solidité de la stratégie municipale, le FAGACE a formellement confirmé son intention d’apporter sa caution institutionnelle. Concrètement, cet appui technique et financier se traduira par la mise en place de garanties bancaires destinées à faciliter la levée de capitaux auprès des bailleurs de fonds régionaux et internationaux.
Par ailleurs, cette déclaration d’engagement fait suite à la récente manifestation d’intérêt de la BERD, portant à deux le nombre d’organismes internationaux de premier plan ralliés à cette cause métropolitaine. Ainsi, cette double caution témoigne irréfutablement de la rigueur de gestion et du crédit diplomatique dont jouit désormais l’administration municipale sur la scène financière africaine.
En définitive, en concrétisant cette alliance stratégique, la ville de Cotonou franchit une étape capitale vers la métamorphose moderne de ses infrastructures au service des citoyens.
ABOMEY-CALAVI, 29 juillet 2026 — Une commune peut afficher de grandes ambitions. Encore faut-il disposer des moyens de les financer. À Abomey-Calavi, cette équation s’impose désormais au cœur de l’agenda municipal. La troisième session ordinaire du Conseil communal, ouverte ce mercredi 29 juillet à la mairie, ne se résume donc pas à une succession de délibérations administratives. Elle ouvre surtout une séquence décisive autour d’une question concrète : avec quelles ressources la commune entend-elle accélérer son développement ?
Pendant trois jours, du 29 au 31 juillet, les conseillers communaux doivent examiner plusieurs dossiers qui touchent directement aux capacités financières et aux choix d’investissement de la collectivité. À la manœuvre, le maire Nathanaël Koty affiche une ambition : inscrire la gestion communale dans une logique de résultats, de transparence et de responsabilité. Mais derrière les formules institutionnelles, le véritable enjeu est budgétaire.
Le nerf de la transformation : trouver davantage de ressources
Dès l’ouverture de la session, les 49 conseillers présents ou représentés ont adopté à l’unanimité le rapport trimestriel du Conseil de supervision couvrant la période d’avril à juin 2026. Cette adoption constitue un acte de redevabilité. Elle permet à l’organe délibérant de prendre connaissance de la gestion de l’administration communale et de l’inscrire dans une démarche de transparence.
Mais la suite des travaux promet d’être plus directement liée à la capacité d’action de la commune. La mobilisation des ressources propres figure en effet parmi les principaux dossiers à l’ordre du jour. Pour une collectivité locale, cette question est déterminante. Les ressources propres conditionnent la marge de manœuvre dont dispose l’administration pour financer ses priorités et réduire l’écart entre les ambitions affichées et les réalisations possibles.
À Abomey-Calavi, le sujet prend une importance particulière : le développement communal suppose des investissements, et ces investissements nécessitent des ressources.
Autre dossier attendu : l’affectation du résultat budgétaire de l’exercice 2025. Cette étape permettra de déterminer l’utilisation qui sera faite du résultat enregistré au titre de l’exercice précédent. Derrière cette opération comptable se trouve donc une question politique : quelles priorités la commune choisira-t-elle de financer ?
Le choix de l’affectation budgétaire donnera une indication sur les secteurs auxquels l’administration communale entend accorder une place prioritaire dans la poursuite de son action. Il s’agit ainsi de transformer les résultats financiers en capacité d’intervention.
Le troisième dossier majeur concerne la révision du Plan d’Investissement 2026. Cette révision intervient dans un contexte où les besoins d’une commune évoluent rapidement. Les priorités peuvent changer, les ressources disponibles peuvent être réévaluées et certains projets peuvent nécessiter une nouvelle programmation.
Réviser un plan d’investissement, ce n’est donc pas simplement modifier une liste de projets : c’est réinterroger les choix de développement de la collectivité. Les conseillers devront ainsi se prononcer sur les orientations à maintenir, à réajuster ou à renforcer pour la suite de l’année. L’objectif affiché reste celui d’une commune plus moderne et plus performante. Mais cette ambition devra désormais se traduire par des arbitrages budgétaires.
Le collectif budgétaire, moment de vérité
La session doit également examiner l’adoption du collectif budgétaire 2026. Ce document doit permettre d’ajuster les prévisions financières de la commune en fonction des évolutions intervenues depuis l’adoption du budget initial. C’est là que les différentes pièces du puzzle municipal se rejoignent.
Mobiliser davantage de ressources. Affecter le résultat de 2025. Réviser le plan d’investissement. Actualiser le budget de 2026. Pris ensemble, ces dossiers dessinent une même priorité : donner à Abomey-Calavi les moyens financiers de ses ambitions. La session ordinaire devient ainsi un rendez-vous de pilotage plutôt qu’une simple formalité institutionnelle.
L’unanimité obtenue sur le rapport trimestriel du Conseil de supervision constitue un premier signal. Elle traduit la volonté affichée par l’exécutif communal de renforcer la reddition de comptes et de maintenir la gestion municipale dans un cadre de transparence. Cependant, la transparence ne constitue qu’un premier étage de la gouvernance.
Le second est celui de l’efficacité.
Une gestion transparente doit permettre de mieux identifier les ressources, de mieux programmer les dépenses et, surtout, de produire des résultats visibles pour les populations. C’est à cette étape que les prochaines décisions du Conseil communal seront attendues.
Car pour les habitants, la qualité de la gouvernance ne se mesure pas uniquement dans les procès-verbaux de délibération. Elle se mesure aussi dans la capacité de la municipalité à transformer ses ressources en réalisations concrètes.
La session ouverte ce mercredi se poursuivra jusqu’au 31 juillet. D’ici là, les conseillers communaux devront examiner plusieurs décisions susceptibles d’influencer la trajectoire financière et les priorités d’investissement de la commune. Le maire Nathanaël Koty veut y voir une nouvelle étape dans la transformation d’Abomey-Calavi.
Mais la véritable mesure de cette transformation sera ailleurs : dans la capacité de la commune à convertir ses décisions budgétaires en projets, ses projets en réalisations et ses réalisations en amélioration concrète du quotidien des populations.
Abomey-Calavi se trouve ainsi devant une équation simple à énoncer, mais plus difficile à résoudre : disposer de ressources suffisantes, les affecter avec rigueur et investir là où elles peuvent produire le plus d’impact. La troisième session ordinaire du Conseil communal ne sera donc pas seulement une affaire de chiffres et de délibérations.
Elle pourrait surtout déterminer une partie des moyens dont Abomey-Calavi disposera pour passer des ambitions municipales à la réalité du terrain.
L’autorité municipale et le Fonds des Nations Unies scellent une alliance stratégique pour l’épanouissement des enfants de la capitale économique.
COTONOU, 29 juillet 2026 — C’est dans une atmosphère empreinte de gravité républicaine et de ferme résolution politique que le premier magistrat de la municipalité de Cotonou a accordé une audience d’une haute portée diplomatique à Mme Aude Rigot, représentante adjointe du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) au Bénin.
Au cœur de cette importante séance de travail à l’Hôtel de Ville : l’opérationnalisation du vaste programme quinquennal « Cotonou 2026-2033 », ambition majeure destinée à redessiner le visage social de la métropole. À cette occasion, les deux parties ont réaffirmé la volonté impérieuse de transcender les simples déclarations d’intention pour ancrer la coopération multilatérale dans le quotidien des populations les plus vulnérables.
« Bâtir la cité de demain exige d’offrir à la petite enfance les conditions fondamentales de sa dignité et de son instruction. »
L’équité sociale au cœur des priorités municipales
L’organisme international entend apporter son expertise technique et son appui logistique sur plusieurs fronts prioritaires : salubrité publique, adduction d’eau potable, programmes d’hygiène de base, soutien nutritionnel et accès universel aux structures d’enseignement de base. En outre, une attention particulière sera immédiatement accordée aux cités périurbaines et aux quartiers défavorisés où l’urgence sociale se fait le plus sentir.
À travers ce rapprochement stratégique, le Conseil municipal démontre sa capacité à drainer les concours extérieurs pour façonner une cité moderne, humaine et solidaire. De cette manière, cet effort conjugué jette aussi les bases d’une communauté résiliente, préparant activement les générations futures à porter l’édifice national à l’horizon 2033.
Enfin, en plaçant l’enfance au fronton des priorités municipales, la ville de Cotonou réaffirme que la grandeur d’une cité se mesure d’abord à la protection qu’elle accorde à ses plus jeunes citoyens.