Cotonou : deux démissions et un audit de 500 millions secouent la mairie

COTONOU, 14 octobre 2026 — La mairie de Cotonou traverse une période de turbulences. En l’espace de quinze jours, deux cadres techniques ont quitté leurs fonctions. Un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) révèle un manque à gagner de près de 500 millions de francs CFA. Ces événements alimentent les interrogations dans l’opinion et au sein du conseil communal.

Deux départs en quinze jours

Le 30 septembre 2026, Anges Paterne Amoussouga, secrétaire exécutif de la mairie, a déposé sa lettre de démission au cabinet du maire Luc Gnacadja. Il invoque des « raisons de convenance personnelle » et la nécessité de préserver sa santé et son équilibre mental. Il continue toutefois de liquider les affaires courantes jusqu’à la passation de charges prévue le 30 octobre. Le 8 octobre, Manet Gazard, responsable des marchés publics, a remis à son tour sa démission au secrétaire exécutif. Sa prise d’effet est fixée au 2 novembre. Le maire a annoncé ce second départ le 13 octobre, lors de la quatrième session extraordinaire du conseil communal. Ces départs surviennent quelques mois après l’installation du nouvel édile. Ils nourrissent les spéculations.

L’IGF épingle la gestion des recettes

En mai 2026, Luc Gnacadja a saisi l’IGF. Il voulait vérifier la chaîne de mobilisation des recettes non fiscales de la mairie, de 2021 à avril 2026. Le rapport, transmis le 22 septembre 2026, dresse un constat sévère. Entre 2021 et 2025, ces recettes ont reculé de près d’un quart. L’IGF pointe l’absence de recensement et de cartographie. Elle déplore l’inexistence d’un manuel de procédures. Des autorisations d’occupation du domaine public ont été délivrées sans superficie, sans durée, parfois avec des redevances minorées.

Des espaces publics ont été exploités par des opérateurs sans contrat formel. Le manque à gagner atteint près de 500 millions de francs CFA. À cela s’ajoutent la lenteur des procédures de commande publique et le dysfonctionnement des mécanismes de sanction et d’alerte. La tournée du conseil communal dans les treize arrondissements, du 5 au 10 octobre, a confirmé le malaise. Les populations ont interrogé la délégation sur le blocage des projets et l’abandon des travaux. Elles sont restées sans réponse.

« Changer d’échelle » bouscule les habitudes

Dès sa prise de fonction, Luc Gnacadja a affiché une ambition : transformer durablement Cotonou. Il a baptisé son projet de société « Changer d’échelle ». Le 26 mai 2026, il a remis des lettres de mission à ses collaborateurs clés. Objectif : clarifier les responsabilités et formaliser des objectifs mesurables. Il voulait instaurer une gestion rigoureuse, fondée sur la performance et le résultat.

Les anciennes pratiques devaient disparaître. Ce changement de cap éprouve certains cadres. Selon des investigations menées auprès de certains responsables au sein de la mairie, les démissions découlent de cette nouvelle dynamique. Le maire n’a limogé personne depuis son entrée en fonction. Il a préféré saisir l’IGF plutôt que la Brigade économique et financière. Ses partisans y voient la preuve d’une gestion transparente. Ses détracteurs dénoncent une purge déguisée. Le débat divise la majorité, l’opposition et la société civile.

Les quartiers réclament des comptes

La population ne se contente plus de communiqués. Elle veut savoir pourquoi les chantiers s’arrêtent. Elle exige des explications sur la gestion des recettes. Le peuple attend des routes, des marchés assainis et des services fonctionnels. La décentralisation, elle, avance avec peine. Les collectivités locales doivent conjuguer autonomie et redevabilité. Cotonou en offre une illustration contrastée.

Le maire promet une gestion rigoureuse. Il doit maintenant livrer des résultats. Sans dialogue social et sans preuves tangibles, la confiance ne se gagnera pas. Les conseillers et les habitants attendent des actes. La mairie doit répondre aux questions. Le débat public est lancé. Il oppose ceux qui soutiennent la réforme et ceux qui craignent un affaiblissement de l’administration. Une chose est sûre : les Cotonouviens jugeront sur les faits.

Bénin : l’ANCB dévoile sa feuille de route pour 2026-2033

Installé vendredi 2 octobre 2026 à Cotonou, le nouveau bureau de l’Association nationale des communes du Bénin entend rompre avec une gestion fondée sur les seules urgences locales. Sous la conduite de Luc Gnacadja, l’organisation veut désormais défendre des projets territoriaux structurés, améliorer l’efficacité communale et attirer davantage de financements.

Un changement d’échelle pour la décentralisation

La cérémonie d’installation, organisée en présence du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale ainsi que de plusieurs partenaires techniques et financiers, a servi de cadre à la présentation de la feuille de route de la mandature 2026-2033. Le nouveau bureau national a également tenu ses premières séances de travail les 2 et 3 octobre afin de préciser ses priorités d’action.

Dans son discours, Luc Gnacadja a défendu une conception plus ambitieuse de la décentralisation. Après la mise en place des communes et l’amélioration progressive de leur gouvernance, l’étape suivante consiste, selon lui, à faire des territoires des espaces capables de produire de la richesse, de stimuler l’emploi et de soutenir le développement national.

Cette orientation s’appuie notamment sur les pôles de développement territorial. L’ANCB veut participer à leur construction en rapprochant les politiques publiques des réalités locales et en favorisant une meilleure coordination entre les communes.

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Trois priorités pour les 77 communes

Le nouveau bureau a retenu trois axes majeurs pour les sept prochaines années. Le premier consiste à renforcer la représentation des communes auprès de l’État. Luc Gnacadja entend instaurer avec les pouvoirs publics un dialogue à la fois constructif et exigeant. Il a notamment attiré l’attention sur les lenteurs des procédures de passation des marchés publics, qui contribuent à maintenir l’exécution des budgets communaux autour de 30 %.

Le président de l’ANCB a toutefois établi une ligne rouge : l’accélération de l’action locale ne devra pas se faire au détriment de la transparence. Pour lui, la gestion optimale des ressources publiques demeure une obligation non négociable.

Le deuxième axe vise à transformer l’ANCB en véritable outil d’appui au développement local. L’association prévoit de renforcer la formation des élus et des agents communaux, d’aider les mairies à monter des projets plus solides et de diffuser les solutions déjà éprouvées dans certains territoires.

Luc Gnacadja a évoqué, à ce titre, une initiative mise en œuvre dans une école primaire publique du huitième arrondissement de Cotonou. Une réponse simple et peu coûteuse aux inondations, conçue par un enseignant, a ensuite inspiré d’autres établissements scolaires. Pour le président de l’ANCB, cet exemple montre l’intérêt d’une circulation organisée des expériences locales.

Le troisième volet porte sur la mobilisation des ressources. L’organisation veut accompagner les communes dans l’amélioration de leurs recettes propres, identifier de nouveaux mécanismes de financement et élargir les partenariats avec les institutions internationales et les collectivités étrangères.

Des projets à présenter plutôt que des doléances

Devant les partenaires techniques et financiers, Luc Gnacadja a annoncé un changement de méthode. L’ANCB ne souhaite plus se présenter comme une structure venant exposer une succession de besoins. Elle entend désormais soumettre des projets conçus par les territoires, assortis d’objectifs, de mécanismes de suivi et d’engagements précis sur l’utilisation des fonds.

Cette approche doit permettre aux partenaires de mieux apprécier l’impact attendu des financements et aux communes de renforcer leur crédibilité dans la recherche de ressources. Plusieurs programmes communs arrivant à leur terme, l’association prévoit d’organiser prochainement une rencontre destinée à définir un nouveau cadre de coopération.

Un calendrier de travail déjà fixé

Le bureau national doit maintenant traduire ces orientations en mesures opérationnelles. Les premières étapes comprennent l’adoption d’un budget, la mise en place de commissions spécialisées et l’élaboration d’un calendrier commun.

L’ANCB préparera également un nouveau plan stratégique. Celui-ci devra s’appuyer sur l’évaluation du précédent document et sur une consultation des 77 communes afin de mieux considérer la diversité des territoires.

Les maires concernés seront par ailleurs réunis pour préparer la contribution des collectivités aux pôles de développement territorial. Cette concertation doit éviter que les politiques de développement soient conçues sans tenir compte des priorités exprimées au niveau local.

La diversité territoriale comme levier

En conclusion, Luc Gnacadja a présenté la pluralité des communes comme une force plutôt que comme une difficulté. Il a repris une image attribuée à l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ : la beauté d’un tapis repose sur la variété de ses couleurs.

Le président de l’ANCB a promis de diriger le bureau dans un esprit de collégialité et de rendre l’action de l’association plus utile aux populations. La réussite de cette mandature dépendra désormais de sa capacité à transformer cette feuille de route en résultats visibles : des projets mieux préparés, des budgets davantage exécutés et des territoires plus aptes à prendre part au développement du Bénin.

 Atlantique : la Cour suprême destitue un chef d’arrondissement pour violation du code électoral 

La Cour suprême a invalidé, ce jeudi 10 septembre 2026, le mandat de Bernard Gbénou au poste de Chef d’Arrondissement (CA). Ce jugement met un terme définitif à quatre mois de controverse politique locale en transférant la direction de la collectivité au parti légitimement majoritaire.

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Primauté de la législation électorale

Les magistrats de la haute juridiction ont statué en faveur du recours déposé par le camp lésé, déclarant les actes administratifs émis en mai dernier totalement nuls et non avenus. En effet, l’installation de Bernard Gbénou, élu sous la bannière de l’Union Progressiste le Renouveau, enfreignait directement les directives du Code électoral.

La législation nationale stipule clairement que la formation politique détenant la majorité des suffrages au sein d’un arrondissement conserve la prérogative exclusive de désigner l’exécutif local. Or, dans cette circonscription, c’est le Bloc Républicain qui a conquis cette majorité électorale. Par conséquent, la Cour a estimé que le positionnement de l’actuel occupant constituait une infraction caractérisée aux textes en vigueur.

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Transition administrative sous quinzaine

Face à cette irrégularité, l’institution judiciaire a exigé une rectification immédiate du paysage politique local. Le Préfet du département de l’Atlantique a reçu l’injonction d’exécuter cet arrêt dans un délai strict de quinze jours.

Concrètement, l’autorité préfectorale doit désormais procéder à l’investiture officielle de Boco Sètondji, le candidat formellement choisi par le président du Bloc Républicain. Ainsi, après un mandat de seulement quatre mois, Bernard Gbénou doit libérer le bureau de l’arrondissement. Finalement, cette décision de justice vient restaurer l’ordre légal et dissipe définitivement l’instabilité administrative qui entravait la gouvernance de la localité.

 

Tori-Bossito : le maire en quête de financements pour ses grands projets

TORI-BOSSITO, 2 septembre 2026 — Le développement de Tori-Bossito passe désormais par une stratégie de mobilisation des ressources et de partenariats institutionnels. Mardi 1ᵉʳ septembre, le maire Ayao Cosme Akondé a rencontré à Cotonou Nicolas Yénoussi, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé des Finances et de la Microfinance, pour présenter plusieurs projets de la commune et rechercher des mécanismes capables d’en assurer le financement.

Cette rencontre intervient après une première démarche auprès du ministère chargé de l’Énergie. Elle traduit la volonté de l’exécutif communal de multiplier les interlocuteurs institutionnels pour répondre aux besoins d’infrastructures, d’équipements et d’activités économiques exprimés par les populations.

Renforcer les recettes pour financer les priorités locales

Au cœur des discussions figure la faiblesse des ressources propres de la commune. Pour le maire, l’amélioration de la capacité financière de Tori-Bossito constitue une condition préalable à la réalisation de plusieurs investissements locaux.

Ayao Cosme Akondé a ainsi sollicité l’appui du ministère pour identifier des solutions susceptibles d’élargir les ressources de la collectivité. L’objectif est de donner à la mairie une marge de manœuvre plus importante pour financer ses programmes sans dépendre exclusivement des dotations et appuis extérieurs.

Cette approche repose notamment sur la recherche de financements innovants et sur la diversification des partenariats. Le partenariat public-privé, l’intercommunalité et l’intervention de l’État figurent parmi les pistes évoquées.

Des équipements pour désenclaver les zones rurales

L’entretien des pistes rurales représente un autre enjeu majeur pour la commune. Dans un territoire où ces voies assurent une grande partie des échanges entre les localités, leur dégradation peut directement affecter la circulation des personnes, l’accès aux services et les activités économiques.

Le maire souhaite donc obtenir des engins lourds permettant à la commune d’effectuer de façon plus régulière les travaux de reprofilage. Une telle capacité technique réduirait la dépendance à des interventions ponctuelles et permettrait à la collectivité de réagir plus rapidement lorsque l’état des routes se détériore.

Pour financer ces équipements, l’équipe municipale entend combiner plusieurs sources de financement plutôt que de compter sur une seule solution.

Un projet de pôle funéraire et des logements sociaux

Les discussions ont également porté sur des infrastructures à vocation sociale. La mairie envisage notamment la création d’un pôle funéraire comprenant un cimetière communal moderne.

Le projet est présenté comme un équipement susceptible de répondre à un besoin de service public tout en générant, à terme, des recettes pour la collectivité. Il s’inscrit ainsi dans une logique à la fois sociale et financière, avec l’ambition de renforcer progressivement l’autonomie économique de la commune.

Parallèlement, la municipalité souhaite promouvoir la construction de logements sociaux. L’objectif affiché est d’accompagner la croissance de la population en développant une offre résidentielle adaptée aux capacités des ménages et en améliorant les conditions de vie.

La microfinance comme outil d’insertion économique

La rencontre avec Nicolas Yénoussi a aussi ouvert un volet consacré au financement des activités génératrices de revenus. Le ministre délégué a présenté plusieurs mécanismes de microfinance destinés notamment aux femmes et aux jeunes.

Parmi les dispositifs évoqués figurent les microcrédits Alafia, le projet Azoli ainsi que les mécanismes du Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ).

Pour la mairie, l’enjeu consiste désormais à rapprocher ces instruments financiers des porteurs d’initiatives de Tori-Bossito. Le maire a notamment plaidé pour un meilleur accès des femmes aux financements, considérant leur rôle dans le commerce, les services et les petites activités productives comme un levier important de l’économie locale.

Une nouvelle mairie pour accompagner l’ambition communale

À cette liste de projets s’ajoute la construction envisagée d’un nouvel Hôtel de Ville. Le bâtiment doit, selon la vision municipale présentée au ministre, offrir un cadre administratif plus adapté aux ambitions de la commune.

Au-delà de sa fonction pratique, cet équipement est appelé à devenir un marqueur de la transformation institutionnelle de Tori-Bossito. La municipalité veut disposer d’une administration capable d’accompagner l’augmentation des besoins de la population et de soutenir une politique locale davantage tournée vers l’investissement.

La stratégie municipale repose sur la convergence des moyens

À travers cette série de démarches, Ayao Cosme Akondé cherche à inscrire le développement de Tori-Bossito dans une approche fondée sur la mobilisation simultanée des ressources publiques, des financements privés et des instruments dédiés à l’entrepreneuriat.

La difficulté reste désormais de transformer ces ambitions en financements effectivement mobilisés et en infrastructures réalisées. Pour la municipalité, la priorité consiste à construire les partenariats nécessaires afin de faire passer ces projets du stade du plaidoyer à celui de l’exécution.

À Tori-Bossito, la bataille du développement se joue donc aussi sur la capacité de la commune à négocier des ressources, structurer ses projets et obtenir les moyens techniques et financiers nécessaires à leur réalisation.

Bénin : Les imams en séminaire pour la cohésion sociale

La Grande Mosquée de PK 10 a accueilli, mercredi 26 août 2026, un séminaire scientifique consacré au renforcement des capacités des imams, khatib et prédicateurs du Bénin. La rencontre a mis l’accent sur la responsabilité des leaders religieux dans l’éducation des fidèles, la prévention des tensions et le renforcement de la cohésion sociale.

 

Présent aux travaux, le préfet du Littoral, Gilbert Déou Malè, a appelé les participants à jouer pleinement leur rôle dans l’accompagnement des communautés. Il a notamment insisté sur la capacité des responsables religieux à transmettre des messages de paix, à sensibiliser les populations et à contribuer au règlement pacifique des différends.

Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral
© Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral

Miser sur la formation pour mieux encadrer les communautés

 

Le séminaire vise à donner aux acteurs religieux des outils supplémentaires pour exercer leur mission auprès des populations. Dans un contexte où les communautés font face à des défis sociaux et à des tensions parfois complexes, les organisateurs misent sur une meilleure préparation des prédicateurs et autres responsables religieux.

 

L’initiative réunit plusieurs partenaires, dont l’Union Islamique du Bénin et l’ONG OHEI. Elle bénéficie également du soutien de l’Attaché des Affaires religieuses de l’ambassade du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, accréditée près le Bénin et basée à Abuja, au Nigeria.

 

Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral
© Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral
La cohésion sociale au cœur des échanges

 

Pour le préfet du Littoral, l’influence des responsables religieux dépasse le cadre strict du culte. Leur proximité avec les populations leur confère, selon lui, une responsabilité particulière dans la transmission de valeurs favorisant le respect, le dialogue et le vivre-ensemble.

 

Le séminaire offre ainsi un espace d’échanges autour des connaissances et des expériences susceptibles d’améliorer l’action des acteurs religieux sur le terrain. À travers cette formation, les participants sont appelés à renforcer leur contribution à la stabilité et à l’harmonie au sein des communautés béninoises.

 

Cotonou 2026-2033 : Le FAGACE s’engage pour le développement urbain

Après la BERD, l’institution continentale dirigée par M. Yambaye s’engage à garantir les investissements majeurs de la métropole économique

COTONOU, 31 juillet 2026 — L’hôtel de ville de Cotonou a constitué le théâtre d’un entretien diplomatique et financier de premier ordre le jeudi 30 juillet. En effet, le premier magistrat de la municipalité a reçu en audience solennelle le président du Fonds Africain de Garantie et de Coopération Économique (FAGACE), M. Nguéto Tiraïna Yambaye, venu sceller un partenariat d’envergure en faveur du développement urbain.

Au cœur des délibérations figurait le grand schéma d’aménagement baptisé « Cotonou 2026-2033 : Changer d’Échelle ». Dans cette perspective, soucieux d’élever la ville au rang des grandes capitales modernes, l’exécutif communal cherche à mobiliser des concours financiers robustes pour concrétiser ses chantiers prioritaires d’infrastructures et d’équipements publics.

« Bâtir des villes modernes par une rigueur financière exemplaire : la garantie interafricaine au service de l’essor municipal. »

Ville de Cotonou
© Ville de Cotonou

Séduit par la clarté et la solidité de la stratégie municipale, le FAGACE a formellement confirmé son intention d’apporter sa caution institutionnelle. Concrètement, cet appui technique et financier se traduira par la mise en place de garanties bancaires destinées à faciliter la levée de capitaux auprès des bailleurs de fonds régionaux et internationaux.

Par ailleurs, cette déclaration d’engagement fait suite à la récente manifestation d’intérêt de la BERD, portant à deux le nombre d’organismes internationaux de premier plan ralliés à cette cause métropolitaine. Ainsi, cette double caution témoigne irréfutablement de la rigueur de gestion et du crédit diplomatique dont jouit désormais l’administration municipale sur la scène financière africaine.

En définitive, en concrétisant cette alliance stratégique, la ville de Cotonou franchit une étape capitale vers la métamorphose moderne de ses infrastructures au service des citoyens.

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Abomey-Calavi : 3ᵉ session du Conseil communal axée sur le budget

ABOMEY-CALAVI, 29 juillet 2026 — Une commune peut afficher de grandes ambitions. Encore faut-il disposer des moyens de les financer. À Abomey-Calavi, cette équation s’impose désormais au cœur de l’agenda municipal. La troisième session ordinaire du Conseil communal, ouverte ce mercredi 29 juillet à la mairie, ne se résume donc pas à une succession de délibérations administratives. Elle ouvre surtout une séquence décisive autour d’une question concrète : avec quelles ressources la commune entend-elle accélérer son développement ?

Pendant trois jours, du 29 au 31 juillet, les conseillers communaux doivent examiner plusieurs dossiers qui touchent directement aux capacités financières et aux choix d’investissement de la collectivité. À la manœuvre, le maire Nathanaël Koty affiche une ambition : inscrire la gestion communale dans une logique de résultats, de transparence et de responsabilité.  Mais derrière les formules institutionnelles, le véritable enjeu est budgétaire.

Mairie d'Abomey-Calavi
© Mairie d'Abomey-Calavi

Le nerf de la transformation : trouver davantage de ressources

Dès l’ouverture de la session, les 49 conseillers présents ou représentés ont adopté à l’unanimité le rapport trimestriel du Conseil de supervision couvrant la période d’avril à juin 2026. Cette adoption constitue un acte de redevabilité. Elle permet à l’organe délibérant de prendre connaissance de la gestion de l’administration communale et de l’inscrire dans une démarche de transparence.

Mais la suite des travaux promet d’être plus directement liée à la capacité d’action de la commune. La mobilisation des ressources propres figure en effet parmi les principaux dossiers à l’ordre du jour. Pour une collectivité locale, cette question est déterminante. Les ressources propres conditionnent la marge de manœuvre dont dispose l’administration pour financer ses priorités et réduire l’écart entre les ambitions affichées et les réalisations possibles.

À Abomey-Calavi, le sujet prend une importance particulière : le développement communal suppose des investissements, et ces investissements nécessitent des ressources.

Mairie d'Abomey-Calavi
© Mairie d'Abomey-Calavi
Le budget 2025 passe au révélateur

Autre dossier attendu : l’affectation du résultat budgétaire de l’exercice 2025. Cette étape permettra de déterminer l’utilisation qui sera faite du résultat enregistré au titre de l’exercice précédent. Derrière cette opération comptable se trouve donc une question politique : quelles priorités la commune choisira-t-elle de financer ?

Le choix de l’affectation budgétaire donnera une indication sur les secteurs auxquels l’administration communale entend accorder une place prioritaire dans la poursuite de son action. Il s’agit ainsi de transformer les résultats financiers en capacité d’intervention.

Mairie d'Abomey-Calavi
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2026 : revoir les priorités d’investissement

Le troisième dossier majeur concerne la révision du Plan d’Investissement 2026. Cette révision intervient dans un contexte où les besoins d’une commune évoluent rapidement. Les priorités peuvent changer, les ressources disponibles peuvent être réévaluées et certains projets peuvent nécessiter une nouvelle programmation.

Réviser un plan d’investissement, ce n’est donc pas simplement modifier une liste de projets : c’est réinterroger les choix de développement de la collectivité. Les conseillers devront ainsi se prononcer sur les orientations à maintenir, à réajuster ou à renforcer pour la suite de l’année. L’objectif affiché reste celui d’une commune plus moderne et plus performante. Mais cette ambition devra désormais se traduire par des arbitrages budgétaires.

Le collectif budgétaire, moment de vérité

La session doit également examiner l’adoption du collectif budgétaire 2026. Ce document doit permettre d’ajuster les prévisions financières de la commune en fonction des évolutions intervenues depuis l’adoption du budget initial. C’est là que les différentes pièces du puzzle municipal se rejoignent.

Mobiliser davantage de ressources. Affecter le résultat de 2025. Réviser le plan d’investissement. Actualiser le budget de 2026.  Pris ensemble, ces dossiers dessinent une même priorité : donner à Abomey-Calavi les moyens financiers de ses ambitions. La session ordinaire devient ainsi un rendez-vous de pilotage plutôt qu’une simple formalité institutionnelle.

Mairie d'Abomey-Calavi
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De la transparence à l’efficacité

L’unanimité obtenue sur le rapport trimestriel du Conseil de supervision constitue un premier signal. Elle traduit la volonté affichée par l’exécutif communal de renforcer la reddition de comptes et de maintenir la gestion municipale dans un cadre de transparence. Cependant, la transparence ne constitue qu’un premier étage de la gouvernance.

Le second est celui de l’efficacité.

Une gestion transparente doit permettre de mieux identifier les ressources, de mieux programmer les dépenses et, surtout, de produire des résultats visibles pour les populations. C’est à cette étape que les prochaines décisions du Conseil communal seront attendues.

Car pour les habitants, la qualité de la gouvernance ne se mesure pas uniquement dans les procès-verbaux de délibération. Elle se mesure aussi dans la capacité de la municipalité à transformer ses ressources en réalisations concrètes.

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© Mairie d'Abomey-Calavi

Trois jours pour fixer le cap

La session ouverte ce mercredi se poursuivra jusqu’au 31 juillet. D’ici là, les conseillers communaux devront examiner plusieurs décisions susceptibles d’influencer la trajectoire financière et les priorités d’investissement de la commune. Le maire Nathanaël Koty veut y voir une nouvelle étape dans la transformation d’Abomey-Calavi.

Mais la véritable mesure de cette transformation sera ailleurs : dans la capacité de la commune à convertir ses décisions budgétaires en projets, ses projets en réalisations et ses réalisations en amélioration concrète du quotidien des populations.

Abomey-Calavi se trouve ainsi devant une équation simple à énoncer, mais plus difficile à résoudre : disposer de ressources suffisantes, les affecter avec rigueur et investir là où elles peuvent produire le plus d’impact. La troisième session ordinaire du Conseil communal ne sera donc pas seulement une affaire de chiffres et de délibérations.

Elle pourrait surtout déterminer une partie des moyens dont Abomey-Calavi disposera pour passer des ambitions municipales à la réalité du terrain.

Cotonou – UNICEF : Un partenariat pour l’avenir des enfants

L’autorité municipale et le Fonds des Nations Unies scellent une alliance stratégique pour l’épanouissement des enfants de la capitale économique.

COTONOU, 29 juillet 2026 — C’est dans une atmosphère empreinte de gravité républicaine et de ferme résolution politique que le premier magistrat de la municipalité de Cotonou a accordé une audience d’une haute portée diplomatique à Mme Aude Rigot, représentante adjointe du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) au Bénin.

Au cœur de cette importante séance de travail à l’Hôtel de Ville : l’opérationnalisation du vaste programme quinquennal « Cotonou 2026-2033 », ambition majeure destinée à redessiner le visage social de la métropole. À cette occasion, les deux parties ont réaffirmé la volonté impérieuse de transcender les simples déclarations d’intention pour ancrer la coopération multilatérale dans le quotidien des populations les plus vulnérables.

« Bâtir la cité de demain exige d’offrir à la petite enfance les conditions fondamentales de sa dignité et de son instruction. »

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L’équité sociale au cœur des priorités municipales

L’organisme international entend apporter son expertise technique et son appui logistique sur plusieurs fronts prioritaires : salubrité publique, adduction d’eau potable, programmes d’hygiène de base, soutien nutritionnel et accès universel aux structures d’enseignement de base. En outre, une attention particulière sera immédiatement accordée aux cités périurbaines et aux quartiers défavorisés où l’urgence sociale se fait le plus sentir.

À travers ce rapprochement stratégique, le Conseil municipal démontre sa capacité à drainer les concours extérieurs pour façonner une cité moderne, humaine et solidaire. De cette manière, cet effort conjugué jette aussi les bases d’une communauté résiliente, préparant activement les générations futures à porter l’édifice national à l’horizon 2033.

Enfin, en plaçant l’enfance au fronton des priorités municipales, la ville de Cotonou réaffirme que la grandeur d’une cité se mesure d’abord à la protection qu’elle accorde à ses plus jeunes citoyens.

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