Côte d’Ivoire : Le gouvernement autorise Starlink et annonce la 5G pour juillet 2026

Abidjan, 15 juin 2026 — Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la stratégie de transformation numérique de la Côte d’Ivoire. En effet , le gouvernement ivoirien a donné son accord à Starlink Network CIV pour le déploiement de ses services d’internet fixe par satellite sur l’ensemble du territoire national. L’annonce, faite par le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Djibril Ouattara, lors de l’émission « Gouv’Talk », ouvre la voie à une commercialisation des offres dès juillet 2026.

Côte d’Ivoire : Starlink obtient le feu vert pour l’internet par satellite

avec cette décision, la Côte d’Ivoire devient l’un des nouveaux marchés africains conquis par l’opérateur satellitaire d’Elon Musk. Une arrivée particulièrement attendue dans les zones où les infrastructures terrestres peinent encore à garantir une connexion stable. À ce titre, villages isolés, établissements scolaires et centres de santé figurent parmi les premiers bénéficiaires visés par cette nouvelle technologie.

Un cadre réglementaire strict : L’ARTCI impose une phase d’essai de 12 mois

Pour l’heure, l’autorisation accordée à Starlink reste provisoire. Le gouvernement a opté pour une phase d’essai de douze mois, matérialisée par un arrêté ministériel. Cette période cruciale permettra d’évaluer l’activité de l’opérateur avant la délivrance d’une licence définitive, dont le coût sera déterminé en fonction des revenus générés. Une approche qui vise également à préserver l’équilibre concurrentiel avec les acteurs déjà présents sur le marché ivoirien des télécommunications.

Sur le plan réglementaire, le dossier Starlink s’inscrit dans la continuité des dispositions prises depuis juillet 2025. L’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) avait alors accordé une première autorisation provisoire, en attendant l’attribution d’une licence individuelle de catégorie C1C. Par ailleurs, l’opérateur devra se conformer aux obligations classiques, notamment en matière de redevances liées à l’utilisation des fréquences.

En outre, le dispositif technique retenu traduit également les préoccupations des autorités en matière de souveraineté numérique. Starlink exploitera les bandes de fréquences Ka et V à travers des systèmes radio à définition logicielle. Un mécanisme qui permettra à l’ARTCI d’assurer un contrôle permanent et, si nécessaire, de désactiver certaines fréquences à distance.

Réduction de la fracture numérique : Un enjeu de taille pour le pays

L’enjeu est considérable. À la fin de l’année 2025, le taux de pénétration de l’internet en Côte d’Ivoire était estimé à 40,7 %, laissant encore une partie importante de la population éloignée des services numériques. Dès lors, en misant sur la technologie satellitaire, les autorités espèrent réduire cette fracture et accélérer l’accès au numérique dans les régions les moins desservies.

Avec cette ouverture, la Côte d’Ivoire rejoint le Nigeria, le Rwanda, la Zambie, le Kenya et la République du Congo parmi les pays africains ayant autorisé l’exploitation des services de Starlink. La société américaine est désormais présente dans 27 pays du continent.

Après Starlink, la Côte d’Ivoire annonce le lancement officiel de la 5G

Mais le gouvernement ne compte pas s’arrêter là. Profitant de cette annonce, le ministre Djibril Ouattara a confirmé le lancement de la 5G à partir de juillet 2026. Les villes de plus de 25 000 habitants seront les premières concernées, les opérateurs télécoms ayant déjà procédé aux adaptations nécessaires de leurs infrastructures.

À plus long terme, les autorités affichent des ambitions plus larges. L’extension du réseau GSM devrait toucher, dès l’année prochaine, 300 localités de plus de 800 habitants, tandis que le déploiement de la fibre optique se poursuit dans une quarantaine de villes. Déjà, les experts évaluent le taux de couverture du territoire en services internet, toutes technologies confondues, à près de 95 %.

En définitive, entre internet par satellite, fibre optique et 5G, la Côte d’Ivoire accélère ainsi sa mue numérique, avec l’objectif affiché de connecter davantage de citoyens et de réduire les disparités d’accès aux technologies sur l’ensemble du territoire.

Bénin :  plus de 77 000 candidats à l’assaut du Bac 2026

Cotonou, 15 juin 2026 — Dès les premières heures de ce lundi, l’effervescence était perceptible devant les centres de composition. En effet, convocations à la main, stylos soigneusement rangés et visages marqués à la fois par l’espoir et l’appréhension, les candidats au Baccalauréat, session unique de juin 2026, ont pris place pour le coup d’envoi des épreuves écrites qui se poursuivent sur toute l’étendue du territoire national.

Gouvernement de la République du Bénin
© Gouvernement de la République du Bénin

77 101 candidats en quête du premier diplôme universitaire

Cette année, ils sont exactement 77 101 candidats répartis dans 140 centres de composition engagés dans cet examen qui marque la fin du cycle secondaire et conditionne l’accès aux études supérieures. Il s’agit d’un rendez-vous majeur pour des milliers de jeunes dont plusieurs années d’efforts se jouent au fil des différentes épreuves programmées au cours des prochains jours.

Le lancement officiel s’est déroulé dans la matinée au Lycée Technique d’Amitié Sino-Béninoise d’Akassato, en présence du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Clément Kouchadé, et de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sèdami Mèdégan Fagla. Le préfet de l’Atlantique, Raphaël Akotègnon, ainsi que plusieurs autorités politico-administratives et responsables du secteur éducatif ont également pris part à la cérémonie.

Gouvernement de la République du Bénin
© Gouvernement de la République du Bénin

Sérénité, concentration et rejet de la fraude

Après avoir effectué une tournée méthodique dans plusieurs salles de composition, les autorités ont constaté le démarrage effectif des épreuves et la mise en place des dispositifs destinés à garantir leur bon déroulement. Elles ont, à cette occasion, adressé des messages d’encouragement aux candidats, les invitant à composer avec sérénité, confiance et discipline.

En prenant la parole, le ministre Clément Kouchadé a rappelé que le Baccalauréat constitue une étape décisive dans le parcours scolaire des apprenants. C’est pourquoi il a exhorté les candidats à s’appuyer sur les connaissances acquises tout au long de l’année et à privilégier le mérite, en rejetant toute tentative de fraude.

Dans la même dynamique, la ministre Sèdami Mèdégan Fagla a souligné que cet examen ouvre les portes de l’enseignement supérieur et représente un moment déterminant pour l’avenir professionnel des candidats. Elle les a aussi encouragés à donner le meilleur d’eux-mêmes afin de concrétiser leurs ambitions.

Gouvernement de la République du Bénin
© Gouvernement de la République du Bénin

La crédibilité de l’examen comme mot d’ordre

Parallèlement, sur le terrain, surveillants, chefs de centres et autres acteurs mobilisés veillent au respect des règles et à la bonne conduite des opérations. À cet effet, l’ensemble du corps d’encadrement a reçu des directives claires pour faire preuve de rigueur, de professionnalisme et d’une impartialité totale, conditions sine qua non pour préserver la crédibilité de ce diplôme national.

Alors que les premières épreuves ont déjà commencé à livrer leurs verdicts, la session 2026 du Baccalauréat poursuit son cours dans les différents départements du pays. Ainsi, pendant plusieurs jours encore, plus de 77 000 candidats tenteront de franchir cette étape décisive, avec en ligne de mire l’université et les perspectives qu’elle ouvre pour leur avenir.

Nigeria : 5 présumés kidnappeurs arrêtés par l’armée à Borno

Nigeria, 12 juin 2026 – Les unités de la Force opérationnelle interarmées Nord-Est, engagées dans l’opération HADIN KAI, ont mené une opération ciblée dans le gouvernement local de Magumeri, État de Borno, aboutissant à l’arrestation de cinq individus suspectés d’appartenir à un réseau d’enlèvements. L’intervention, planifiée à partir de renseignements fiables, visait un corridor fréquemment emprunté par des éléments criminels qui terrorisent les populations locales.

Saisies d’armes et affaiblissement du réseau

Au terme de l’opération, les troupes ont mis hors d’état de nuire cinq hommes et ont saisi deux fusils d’assaut de type AK-47 ainsi que des chargeurs et munitions. Cette récupération prive le groupe présumé d’un matériel offensif important et limite sa capacité à commettre de nouvelles exactions dans la région.

Les premières investigations établissent des liens entre les personnes appréhendées et plusieurs enlèvements et autres actes criminels observés dans différentes zones de l’État de Borno. Placés en garde à vue, les suspects collaborent avec les services de sécurité, qui cherchent désormais à remonter la chaîne du réseau et à interpeller d’éventuels complices.

Un engagement militaire réaffirmé

Les autorités militaires ont salué cette opération comme la preuve d’une volonté constante de lutter contre le terrorisme et les groupes criminels qui mettent en péril la sécurité des civils. Selon elles, ces actions offensives et préventives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à rétablir et préserver la paix et la stabilité dans le Nord-Est.

Les observateurs notent que de telles opérations, conjuguées à un travail de renseignement soutenu, peuvent significativement affaiblir les réseaux criminels à court terme. Reste à suivre l’effet à long terme sur la sécurité des communautés affectées et la capacité des autorités à traduire en justice les personnes arrêtées.

USA – Paraguay : Pochettino lance son Mondial à Los Angeles

C’est un soir historique pour le football américain. Ce vendredi 12 juin 2026, l’équipe nationale masculine des États-Unis débute sa participation à la Coupe du monde 2026 face au Paraguay, au Los Angeles Stadium (SoFi Stadium, Inglewood). Le match se joue à 01 h 00 GMT (18 h 00 heure locale).

Il ne s’agit pas du coup d’envoi officiel du tournoi — celui-ci a été donné le 11 juin au stade Azteca de Mexico avec le match Mexique – Afrique du Sud —, mais c’est bien le premier match de la Team USA, cohôte de l’édition, et donc un rendez-vous symbolique pour le football sur son territoire.

Une poule à quatre ambitions : Turcs, Australiens et Paraguayens sur la piste

Le groupe D rassemble, outre les États-Unis et le Paraguay, l’Australie et la Turquie. Chaque adversaire vise à bousculer le plan de Mauricio Pochettino, qui a affiché sans retenue l’ambition de remporter le Mondial à domicile. Après le Paraguay, les Stars and Stripes affronteront la Turquie puis l’Australie avant d’envisager les seizièmes de finale.

L’entraîneur argentin de 54 ans, qui dirige sa première sélection nationale, a misé sur un groupe de 26 joueurs mêlant expérience et jeunesse. À la pointe de l’attaque, Christian Pulisic, le capitaine aux 70 sélections, a mis fin à sa disette en trouvant le chemin des filets lors de la victoire 3-2 contre le Sénégal le 30 mai à Charlotte. Folarin Balogun avait également marqué lors de cette rencontre. Tim Ream (55 sélections) et Weston McKennie (55 sélections) apportent solidité et profondeur à l’effectif.

L’infrastructure « Infinity Screen » : le stade comme scène

Le Los Angeles Stadium, anciennement SoFi Stadium, est un colosse de 5,5 milliards de dollars. Il se distingue par sa canopée translucide en ETFE laissant passer la lumière naturelle et par son immense écran Infinity 4K HDR à double face suspendu au-dessus du terrain. Pour les grands matchs, les tarifs des billets oscillent entre 120 et 210 euros en tribunes arrière, entre 210 et 340 euros en tribunes latérales et entre 350 et plus de 800 euros en loges VIP, selon les emplacements.

Le match d’ouverture des États-Unis s’inscrit dans le cadre du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance américaine, une célébration nationale qui amplifie l’ambiance autour de la Team USA. Le message de Pochettino est clair : « Tout est réuni pour obtenir une énergie positive et tenter ce que la Corée du Sud et le Maroc ont réussi » en 2002 et en 2022.

Un premier test grandeur nature pour la Team USA

Les observateurs attendent trois éléments ce soir : le rythme d’entrée des États-Unis, la solidité du duo défensif et la capacité de Pulisic à exploiter les espaces en contre-attaque. Le Paraguay ne sera pas un adversaire passif. Cependant , son dernier affrontement contre les États-Unis, en novembre 2025, s’était soldé par une victoire américaine 2-1, un souvenir que les Paraguayens voudront effacer.

Ce soir, le groupe D s’ouvre sur un choc symbolique entre le pays hôte et un adversaire coriace, dans un stade d’exception. L’Amérique du football peut commencer son récit : l’axiome de Pochettino, selon lequel il s’agit du « plus beau sport au monde », sera une nouvelle fois mis à l’épreuve.

L’American Excellence est en démonstration alors que les États-Unis célèbrent leur 250ᵉ anniversaire d’indépendance. La Team USA ouvre son tournoi et le monde entier observe ce que la génération dorée de Pulisic, McKennie et Adams est capable de réaliser sur la scène mondiale, à domicile.

Bénin : Romuald Wadagni fixe ses exigences à ses ministres conseillers

Quelques semaines après son accession à la magistrature suprême, le président béninois Romuald Wadagni imprime déjà sa méthode. Réuni ce vendredi 12 juin 2026 avec les ministres conseillers rattachés à la Présidence de la République, le chef de l’État a délivré un message axé sur le sens du devoir, l’exemplarité et la proximité avec les populations.

Au cours de cette rencontre, le président a insisté sur ce qu’il considère comme le fondement même de l’action publique : servir exclusivement les intérêts du pays et de ses citoyens. « Nous ne sommes ici que pour servir le Bénin et les Béninois », a-t-il rappelé à ses collaborateurs.

Le temps de l’action après celui de la campagne

Face à ses conseillers, Romuald Wadagni a tenu à marquer une rupture entre les enjeux électoraux et les responsabilités du pouvoir. Selon lui, la période des campagnes appartient désormais au passé et l’heure est venue de se consacrer entièrement aux attentes des populations.

Le chef de l’État a notamment mis l’accent sur la nécessité d’assurer une cohérence constante entre les engagements pris et les actions menées. Il a également appelé ses collaborateurs à accorder une attention particulière aux couches les plus vulnérables et à mieux expliquer aux citoyens les politiques publiques mises en œuvre par le gouvernement.

« Aujourd’hui, seul le Bénin compte. La confiance du peuple est une responsabilité. Le pouvoir que nous exerçons nous est délégué par la Nation et doit être mis à son service », a déclaré le président de la République.

Un appel à dépasser les considérations régionales

Au-delà des questions de gouvernance, Romuald Wadagni a exhorté les ministres conseillers à adopter une vision nationale dans l’exercice de leurs fonctions. Il leur a rappelé qu’ils n’avaient pas vocation à représenter des régions, des communautés ou des intérêts particuliers, mais qu’ils devaient œuvrer pour l’ensemble du peuple béninois.

Le président a également insisté sur l’exemplarité que requiert l’exercice des responsabilités publiques, estimant que les attentes placées dans les institutions exigent un engagement sans faille et une conduite irréprochable.

« Le Bénin d’abord. Toujours »

À travers cette première séance de travail avec ses ministres conseillers, Romuald Wadagni semble vouloir imprimer sa marque et instaurer une culture de résultats au sein de son entourage immédiat. L’accent mis sur le service public, la responsabilité et la proximité avec les citoyens traduit la volonté du nouveau chef de l’État de placer l’action gouvernementale sous le signe de l’efficacité et de la redevabilité.

Avant de clore la rencontre, le président a résumé sa vision en une formule devenue le fil conducteur de son intervention : « Le Bénin d’abord. Toujours. » Cette réunion intervient alors que le nouveau pouvoir s’emploie à mettre en place ses équipes et à décliner les priorités qui devront guider son action au cours des prochaines années.

Bénin : Le Stade de l’Amitié bientôt aux normes CAF et FIFA

Le retour des grandes compétitions internationales à Cotonou se précise. Engagée dans un vaste processus de modernisation de ses infrastructures sportives, la Fédération Béninoise de Football (FBF) a effectué une nouvelle visite de terrain sur le chantier de réfection du Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux.

Conduite par le premier vice-président de la FBF, Francis Koto Gbian, la délégation a parcouru les différents compartiments de l’enceinte sportive en compagnie du directeur général de l’Office de Gestion des Stades ainsi que du directeur des Infrastructures sportives du ministère des Sports.

Fédération Béninoise de Football
© Fédération Béninoise de Football

Des travaux en bonne voie

Cette mission de suivi avait pour principal objectif de vérifier la conformité des aménagements en cours avec les recommandations formulées par la Confédération africaine de football (CAF) lors de précédentes inspections. Au fil de la visite, les responsables ont examiné les différents espaces concernés par les travaux de réhabilitation afin de s’assurer que les équipes sur le chantier prennent effectivement en compte les corrections nécessaires.

Selon les constats effectués sur place, l’évolution du chantier est jugée satisfaisante. Les travaux enregistrent des avancées significatives et laissent entrevoir une remise aux normes progressive de cette infrastructure emblématique du sport béninois.

Fédération Béninoise de Football
© Fédération Béninoise de Football

L’ambition d’un stade aux standards CAF et FIFA

Malgré cette appréciation positive, la délégation de la Fédération béninoise de football a formulé plusieurs observations techniques destinées à renforcer la conformité de l’ouvrage aux exigences internationales.

Face à ces recommandations, le bureau de contrôle, l’architecte chargé du projet ainsi que le représentant de la Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT) présent sur le chantier ont assuré qu’ils les intégreront dans la poursuite des travaux. L’objectif affiché est de livrer une enceinte que la CAF et la FIFA homologueront pleinement selon leurs standards.

À travers cette visite, la FBF réaffirme sa volonté de suivre de près l’exécution des travaux et de veiller à ce que le Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou retrouve son rang parmi les infrastructures sportives de référence sur le continent. Un enjeu majeur pour le football béninois, qui aspire à accueillir de nouveau des rencontres internationales sur son sol.

Bénin : La comédienne Aurélie Guézo relaxée par la CRIET

Après plusieurs mois de procédure judiciaire, la comédienne béninoise Aurélie Guézo a obtenu gain de cause devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). La juridiction spécialisée a prononcé, ce jeudi 11 juin 2026, sa relaxe au bénéfice du doute dans le dossier où elle était poursuivie pour des faits présumés d’escroquerie via internet.

Par la même décision, la Cour a ordonné la restitution de la caution d’un million de francs CFA versée dans le cadre de sa mise en liberté provisoire, faisant ainsi droit à la requête introduite par sa défense.

Une enquête déclenchée par des investigations numériques

L’affaire trouve son origine dans une enquête menée par le Centre national d’investigations numériques (CNIN). En fait, les éléments recueillis au cours des investigations montrent qu’un numéro de téléphone enregistré au nom d’Aurélie Guézo a servi dans des activités frauduleuses sur internet. Ces soupçons avaient conduit à son interpellation et à l’ouverture de poursuites judiciaires à son encontre.

Toutefois, tout au long de la procédure, la comédienne a fermement rejeté les accusations portées contre elle, plaidant non coupable devant la juridiction.

Une défense axée sur l’absence de preuves directes

Assurée par Me Omer Tchiakpé, sa défense a constamment soutenu qu’aucun élément matériel ne permettait d’établir l’implication directe de sa cliente dans les faits reprochés. Lors de sa plaidoirie, l’avocat a notamment fait valoir que la comédienne ne disposait ni des compétences techniques ni du niveau de formation nécessaires pour mettre en place ou exécuter une opération de fraude en ligne.

À l’issue des débats, la CRIET a finalement estimé que les éléments versés au dossier ne permettaient pas d’établir avec certitude la culpabilité de la prévenue. La juridiction a donc prononcé sa relaxe au bénéfice du doute, mettant ainsi un terme à cette procédure judiciaire.

Cette décision marque une étape importante pour l’artiste béninoise, figure bien connue du monde du théâtre, qui retrouve sa liberté judiciaire après plusieurs mois passés à défendre son innocence devant les tribunaux.

Extradition au Ghana : Sedina Attionu de retour pour purger sa peine

Le Ghana a obtenu gain de cause. Sedina Tamakloe Attionu, ancienne directrice générale du Microfinance and Small Loans Centre (MASLOC), est arrivée à Accra le 9 juin, où elle a été placée en détention pour purger une peine de dix ans de prison avec travaux forcés. Son retour marque l’aboutissement d’une procédure d’extradition longue et médiatisée, engagée après sa fuite du pays en 2024.

Une lourde condamnation par contumace pour malversations

Les autorités ghanéennes ont indiqué que la Cour l’avait condamnée par contumace pour 78 chefs d’accusation, notamment pour vols, détournements et autres infractions financières. Selon elles, ses agissements à la tête de la MASLOC entre 2013 et 2016 auraient causé des pertes estimées à près de 90 millions de cedis (environ 6 millions de dollars). Autorisée en 2021 à se rendre aux États-Unis pour des soins médicaux pendant l’instruction de son dossier, elle n’est jamais retournée au Ghana, poussant le tribunal à poursuivre le procès en son absence.

Arrestation dans le Nevada et feu vert de la justice américaine

Le tournant décisif est intervenu le 6 janvier 2026, lorsque des Marshals fédéraux ont interpellé Mme Attionu dans le Nevada à la suite d’une demande d’extradition formelle émise par le gouvernement ghanéen. Après plusieurs mois de procédures judiciaires aux États-Unis, la justice américaine a validé son extradition, ouvrant la voie à son transfert, exécuté ces dernier  jour.

À son arrivée à bord du vol UA 996 de United Airlines, les forces de sécurité l’ont prise en charge à l’aéroport international d’Accra. Elles ont ensuite procédé aux formalités d’usage — interrogatoire, examens médicaux et démarches administratives — avant de la remettre au Service pénitentiaire ghanéen pour l’exécution de sa peine. À ce stade, aucun élément public ne fait état de poursuites supplémentaires à son encontre.

Un signal fort pour la coopération judiciaire internationale

De nombreux observateurs saluent le retour de Mme Attionu comme une victoire dans la lutte contre les détournements de fonds publics et comme une illustration de la coopération judiciaire entre Accra et Washington. Pour les autorités ghanéennes, toutefois, cette affaire ne marque pas la fin des poursuites. D’autres personnalités visées par des accusations financières demeurent dans leur viseur, et la perspective de nouvelles demandes d’extradition, notamment concernant l’ancien ministre des Finances du Ghana Ken Ofori-Atta, alimente déjà les débats publics.

Cette affaire, qui a tenu en haleine la scène judiciaire ghanéenne pendant plusieurs années, illustre la complexité des enquêtes sur les malversations au sein des institutions publiques ainsi que les défis inhérents aux procédures transfrontalières lorsque des suspects quittent leur pays en cours d’instruction.

Bénin : Awaou Baco prend le pouls du ministère des PME et de l’Emploi

À peine installée à la tête du ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de la Promotion de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Awaou Baco a choisi de commencer son mandat par une immersion au sein des différentes structures placées sous sa tutelle. Pendant une semaine, la nouvelle ministre a multiplié les séances de travail afin d’évaluer l’état d’avancement des programmes, d’identifier les principaux défis et de préparer les prochaines orientations de son département.

Conduites du 2 au 9 juin, ces rencontres s’inscrivent dans la dynamique des priorités définies par le président de la République, Romuald Wadagni. Elles ont notamment permis à la ministre de faire le point sur le niveau d’exécution des activités et d’examiner les stratégies susceptibles d’améliorer les performances des structures concernées.

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Une tournée au sein des structures sous tutelle

Au cours de ces échanges, Awaou Baco a rencontré successivement les responsables du Programme Emploi, du Secrétariat général du ministère, de la Direction de la Planification, de l’Administration et des Finances, de la Direction des Systèmes d’Information, ainsi que les structures en charge du contrôle et de la gestion des marchés publics. Les membres de son cabinet ministériel ont également pris part à cette phase de concertation.

Elle a également échangé avec les acteurs chargés de la promotion de l’emploi, des petites et moyennes entreprises et du secteur de l’artisanat. À cette occasion, les responsables de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi, du Programme Petites et Moyennes Entreprises, de la Direction de l’Artisanat, du Fonds de Développement de l’Artisanat et de la Chambre des Métiers de l’Artisanat ont présenté leurs réalisations ainsi que les contraintes auxquelles ils sont confrontés.

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Une méthode axée sur l’écoute et l’efficacité

À chacune de ces rencontres, la ministre a salué les efforts déployés par les différents acteurs tout en les exhortant à renforcer leur engagement en faveur de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. Face aux attentes croissantes des jeunes et des femmes entrepreneures, elle a insisté sur la nécessité de rendre les interventions publiques plus réactives, plus visibles et davantage porteuses d’impacts concrets.

Cette première série de concertations révèle déjà la méthode de travail qu’entend privilégier Awaou Baco : écouter, diagnostiquer et coordonner avant d’engager les réformes destinées à renforcer l’emploi, l’entrepreneuriat et la formation professionnelle au Bénin.

Filière coton : Le plan du gouvernement pour relancer la production

Pour redresser une filière cotonnière en perte de vitesse, l’exécutif choisit la carte de l’incitation collective. À l’issue du Conseil des ministres du mercredi 3 juin 2026, le gouvernement dirigé par le président de la République, Romuald Wadagni, a dévoilé un nouveau mécanisme de subventions ciblant les secteurs stratégiques de l’agriculture nationale (coton, soja, riz et anacarde) dès la campagne 2026-2027. La mesure phare concerne « l’or blanc », mais elle s’accompagne d’une condition de taille : le versement d’un bonus financier est désormais indexé sur les résultats globaux du pays.

Un bonus de 10 FCFA suspendu à un objectif ambitieux

Après une campagne 2025-2026 morose, lourdement pénalisée par une nette baisse des rendements, l’État tente d’imposer une culture du résultat dans le monde rural. Les chiffres officiels confirment d’ailleurs l’urgence d’une relance :

  • Bilan 2025-2026 : la production nationale a chuté à 533 111,61 tonnes, passant sous la barre symbolique des 600 000 tonnes.
  • La mesure : le gouvernement versera directement aux producteurs une prime d’incitation de 10 francs CFA par kilogramme de coton graine.
  • La condition : l’exécutif n’activera ce bonus que si la récolte nationale franchit le seuil des 700 000 tonnes.

Si l’objectif affiché est de stimuler durablement la compétitivité du secteur, l’accueil réservé à cette mesure dans les bassins de production reste, pour l’instant, teinté de prudence. L’enthousiasme des principaux concernés se fait encore attendre.

Entre levier psychologique et scepticisme paysan

Pour plusieurs analystes du secteur agricole, cette stratégie fondée sur le mérite n’est pas dénuée d’intérêt. Elle introduit un mécanisme de solidarité interprofessionnelle : chaque producteur sait que sa performance individuelle contribue à l’atteinte d’un objectif commun, synonyme de gain financier. Il s’agit d’un pari sur l’effet psychologique de la performance collective.

Cependant, cette approche conditionnelle suscite un débat de fond. De nombreux acteurs du monde paysan et experts économiques estiment qu’un signal plus direct aurait été plus percutant. Une revalorisation immédiate et garantie du prix d’achat au kilogramme — de l’ordre de 10 francs CFA ou plus, sans condition liée au volume national — aurait offert une visibilité financière immédiate aux exploitants.

Dans une activité soumise aux aléas climatiques et aux coûts des intrants, la certitude du prix reste souvent le levier le plus puissant pour encourager les semis et restaurer la confiance. Le gouvernement Wadagni choisit donc une voie intermédiaire. Reste à savoir si cette prime, suspendue à la performance collective, suffira à mobiliser les réseaux de cotonculteurs pour permettre un rebond de près de 170 000 tonnes, ou si le manque de garanties initiales freinera les ambitions de cette nouvelle campagne.