Abomey-Calavi, 22 juin 2026 — Cent jours après son installation officielle à la tête du Conseil communal d’Abomey-Calavi, le maire Nathanaël Koty change de braquet. L’édile entend associer activement les médias locaux à la mise en œuvre de son projet de gouvernance. À la faveur d’un dîner d’échanges qu’il a organisé le samedi 20 juin avec les journalistes et les patrons de presse de la localité, le maire a plaidé pour un partenariat stratégique et renforcé entre la municipalité et les professionnels de l’information.
Placé sous le thème évocateur : « Rôle et responsabilité des médias résidents dans le développement de la commune d’Abomey-Calavi ». Cet espace de dialogue direct a également permis d’aborder les défis structurels de la plus grande commune du Bénin, tout en offrant au maire l’opportunité de dresser un premier bilan des actions de la cinquième mandature.
Priorité au foncier et au cadre de vie : Les grands chantiers de la mairie
Au cœur des priorités présentées par Nathanaël Koty figure un sujet brûlant qui préoccupe quotidiennement les administrés : l’accélération du traitement des dossiers de lotissement. En effet, l’exécutif communal s’engage à débloquer les litiges fonciers qui freinent l’expansion de la ville. Parallèlement, la mairie intensifie les opérations d’assainissement et de salubrité publique sur l’ensemble du territoire afin d’offrir un cadre de vie plus sain aux populations.
Les médias de proximité comme leviers du civisme et de la transparence
Pour Nathanaël Koty, la réussite de ces ambitions repose fondamentalement sur l’implication des radios, télévisions et journaux de proximité. Face aux professionnels de la presse, il a aussi rappelé le rôle de premier plan que joue l’information dans la promotion du civisme, de la gestion écoresponsable des déchets, de la sécurité et de la participation citoyenne.
Le maire d’Abomey-Calavi s’engage formellement à promouvoir une communication institutionnelle plus ouverte. Il garantit désormais aux journalistes un accès facilité aux informations officielles pour asseoir la transparence de l’action publique.
En fin de compte, à travers cette initiative, l’exécutif communal transforme les médias locaux en partenaires à part entière du développement de la cité. Dès lors, dans un contexte national où l’État central appelle les collectivités territoriales à jouer un rôle croissant, Abomey-Calavi mise sur la gouvernance de proximité ainsi que la mobilisation citoyenne pour réussir sa mue économique.
Le Bénin a engagé une nouvelle étape dans le renforcement de son dispositif de sécurité nucléaire et radiologique. Un atelier national consacré à la révision du Plan intégré de durabilité en matière de sécurité nucléaire (INSSP) s’est ouvert ce lundi à la préfecture du Littoral, à Cotonou, en présence des principaux acteurs nationaux et internationaux impliqués dans ce domaine.
La cérémonie de lancement a réuni le Général d’armée Bertin Bada, M. Richard Samba, officier technique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que M. Marcellin Amoussou-Guénou et plusieurs représentants des structures concernées.
Cette rencontre vise à actualiser les orientations stratégiques du Bénin en matière de sûreté radiologique et de sécurité nucléaire. L’objectif est de consolider le dispositif national de prévention des risques tout en assurant une meilleure adéquation avec les normes et standards internationaux recommandés par l’AIEA.
Pour les autorités béninoises, cette révision constitue un levier essentiel pour renforcer la gouvernance du secteur, améliorer les mécanismes de contrôle et garantir une gestion durable des enjeux liés à la sécurité nucléaire.
À travers l’accueil de cet atelier, le département du Littoral entend réaffirmer son engagement en faveur des initiatives contribuant à la protection des populations et au développement durable. Le préfet du Littoral, Gilbert Malè Déou, a exprimé le souhait que les travaux débouchent sur des recommandations concrètes susceptibles de consolider davantage le cadre national de sécurité nucléaire.
Le Plan intégré de durabilité en matière de sécurité nucléaire constitue l’un des principaux outils de planification permettant aux États de coordonner, sur le long terme, leurs actions en matière de sûreté radiologique, de protection physique et de lutte contre les menaces liées à l’utilisation malveillante des matières nucléaires et radioactives.
Cotonou, 22 juin 2026 — L’affaire est d’autant plus sensible qu’elle touche au cœur de l’appareil sécuritaire béninois en pleine période de vigilance antiterroriste. L’arrestation et le placement en détention provisoire, le jeudi 18 juin 2026, d’un militaire appartenant au corps d’élite des commandos du camp de Dassa-Zoumè lèvent le voile sur une porosité inquiétante entre les arsenaux militaires et les réseaux civils clandestins dans les départements du Zou et des Collines.
La filière du BTP : anatomie d’un trafic insoupçonné
L’enquête met en lumière un schéma de distribution particulièrement opportuniste. Loin des circuits mafieux internationaux traditionnels, le réseau se serait appuyé sur des relations de proximité pour monnayer du matériel de guerre :
Le commando de Dassa-Zoumè aurait extrait des munitions du stock militaire pour les céder à un proche à Bohicon ;
Ce dernier aurait ensuite fait basculer la marchandise vers le circuit civil en approvisionnant un chauffeur de camion d’une entreprise de BTP ;
Le conducteur aurait profité de sa mobilité géographique pour écouler les cartouches auprès d’acheteurs finaux dont l’identité reste à établir.
L’effet domino se serait produit lorsque les services de renseignement ont interpellé un premier militaire à Bohicon, présenté comme l’un des pivots de la transaction. Les interrogatoires menés par la Police républicaine auraient rapidement permis de remonter la filière jusqu’au domicile du commando suspect, où les agents ont saisi plusieurs dizaines de cartouches de différents calibres. Le suspect est désormais détenu à la prison civile de Savalou.
Le paradoxe sécuritaire : l’urgence du contrôle interne
Cette affaire met en lumière une contradiction majeure pour l’État béninois. Au moment où le gouvernement investit massivement pour sécuriser ses frontières face à la menace des groupes armés extrémistes, la fuite présumée de munitions issues d’un arsenal d’État vers le circuit civil pose une question fondamentale : comment renforcer la sécurité du pays si les forces de défense et de sécurité ne parviennent pas à garantir l’inviolabilité de leurs propres stocks ?
La traçabilité des armes et des munitions apparaît ainsi comme un enjeu de sécurité nationale. Si le ministère de la Défense et les autorités judiciaires observent, pour l’heure, un silence total, certains experts redoutent que cette affaire ne constitue pas un cas isolé. Les investigations devront impérativement déterminer si ce réseau alimentait le grand banditisme local ou si ces munitions prenaient la direction des zones de conflit du Nord. À Cotonou, les regards se tournent désormais vers la hiérarchie militaire, appelée à s’expliquer sur les éventuelles failles dans la gestion et la sécurisation de ses armureries.
Matéri, 22 juin 2026 – Face à la persistance de la menace terroriste qui secoue le nord du Bénin, le maire de Matéri, Robert Wimbo Kassa, a pris la direction du terrain. Dimanche 21 juin, l’édile a sillonné plusieurs localités frontalières directement exposées aux incursions des groupes armés extrémistes. Cette visite de haut rang place un double symbole au cœur de son action : apporter un réconfort concret aux populations civiles et galvaniser les unités militaires déployées sous la bannière de l’opération Mirador.
L’autorité communale a mené cette tournée stratégique dans les villages de Nambouli, Tampanga et Niehoun-Daloga, des verrous sécuritaires situés à la lisière des frontières septentrionales du pays. Pour l’occasion, une importante délégation l’accompagnait, comprenant le commandant Paulin Amoussou (chef de bataillon chargé des opérations du fuseau Ouest de l’opération Mirador), le capitaine Mathias Dedomin (commandant du sous-groupement tactique interarmes de Nambouli), ainsi que les responsables administratifs et policiers de la région.
Sur place, Robert Wimbo Kassa a longuement échangé avec les administrés et les soldats engagés dans la sécurisation de cette zone rouge. En effet, cette immersion visait à briser l’isolement des communautés affectées par la crise sécuritaire, tout en réaffirmant le soutien indéfectible de la municipalité aux Forces de défense et de sécurité (FDS).
Par ailleurs, cette tournée a coïncidé avec la célébration de la fête des Pères, offrant un cadre mémoriel fort pour saluer le sacrifice des militaires béninois morts au combat. Le maire de Matéri a rendu un hommage vibrant à « la bravoure et l’engagement » de ces hommes postés loin de leurs familles pour défendre l’intégrité du territoire national.
« Le sang de nos frères d’armes versé sur le sol de Matéri n’est pas un vain sacrifice. Il constitue le ciment de notre résilience et l’étendard de notre refus absolu de céder un seul pouce de notre territoire à la barbarie », a martelé l’élu devant les troupes de l’opération Mirador.
En outre, l’autorité locale a exprimé sa profonde gratitude envers les familles des martyrs, rappelant le devoir républicain de préserver leur mémoire collective.
Vigilance citoyenne : miser sur le renseignement de proximité
Devant les comités de villageois, Robert Wimbo Kassa a insisté sur le fait que l’action militaire ne peut suffire à elle seule. Selon lui, la victoire contre l’extrémisme violent repose impérativement sur la vigilance citoyenne et le renforcement des mécanismes d’alerte précoce.
C’est pourquoi le maire a exhorté les habitants à signaler immédiatement tout comportement suspect et à maintenir des canaux de communication permanents avec les forces armées et la Police républicaine. De surcroît, il estime que ce renseignement de proximité représente le levier le plus efficace pour optimiser la réactivité des unités combattantes.
En fin de compte, ces échanges directs ont mis en lumière la solide adhésion des populations aux efforts de sécurisation du gouvernement béninois. Une union sacrée que le maire de Matéri considère comme l’arme absolue pour relever les défis sécuritaires majeurs de cette partie du pays.
Cotonou, 18 juin 2026 — Une importante propriété immobilière appartenant à l’ancien député béninois Zéphirin Kindjanhoundé sera mise aux enchères le 2 juillet prochain à Cotonou. Cette vente sur saisie immobilière, engagée dans le cadre d’une procédure de recouvrement initiée par la BOA-Bénin, concerne un imposant immeuble de quatre étages situé à Zétacomey, dans l’arrondissement d’Akassato, commune d’Abomey-Calavi. Le Tribunal a fixé la mise à prix initiale à 400 millions de francs CFA.
BOA-Bénin : Un contentieux financier qui remonte à plus d’une décennie
L’affaire trouve son origine dans une opération de financement conclue le 9 décembre 2013. À cette époque, la Bank of Africa (BOA-Bénin) avait accordé une convention de compte courant à la société ALGOAW SA. Pour garantir cette opération de crédit, Zéphirin Kindjanhoundé s’était porté caution hypothécaire en mettant en garantie son titre foncier n°15165 d’Abomey-Calavi.
Cette pratique, fréquente dans le secteur des affaires et particulièrement dans le domaine du BTP, permet à une entreprise de bénéficier de financements en s’appuyant sur des garanties immobilières fournies par des tiers ou des associés. Cependant, le défaut de remboursement du débiteur principal a contraint la banque à engager une procédure de recouvrement forcée. Après un commandement de payer délivré en avril 2021 par le ministère de Maître Maxime René Assogba et resté sans suite, la procédure judiciaire a suivi son cours jusqu’à déboucher sur la saisie du bien.
Akassato : Un immeuble R+4 aux multiples possibilités d’exploitation
Le bien immobilier s’implante sur une parcelle de 557 mètres carrés entièrement clôturée et couverte par le titre foncier n°15165 d’Abomey-Calavi. L’ensemble comprend une cour carrelée, une guérite ainsi qu’un puits fonctionnel.
Le rez-de-chaussée, d’une superficie bâtie de 439 mètres carrés, se compose notamment d’un vaste séjour, d’un espace repas, de six chambres, d’un bar, d’une cuisine et de six salles d’eau. Les trois niveaux supérieurs présentent une configuration plus importante : chacun d’eux abrite deux séjours, deux espaces repas, onze chambres, une cuisine, onze salles d’eau, ainsi que des espaces de détente et des balcons. Cette architecture offre des possibilités d’exploitation aussi bien à usage résidentiel qu’à des fins professionnelles ou locatives. Enfin, le quatrième étage dispose d’une buanderie, de deux salles d’eau, d’un espace de détente et d’une grande terrasse ouverte sur la zone en pleine expansion d’Akassato.
Tribunal de commerce de Cotonou : Des enchères encadrées par des règles strictes
Le Tribunal de commerce de Cotonou encadre rigoureusement cette vente dont la mise à prix s’élève à 400 millions de francs CFA. Les investisseurs intéressés devront satisfaire à plusieurs conditions juridiques et financières strictes avant de pouvoir participer à l’adjudication.
Le cahier des charges impose notamment le dépôt préalable d’une consignation de 30 millions de francs CFA auprès du greffier en chef du tribunal, au moins trois jours francs avant la vente. Les offres devront ensuite progresser par paliers minimums de 10 millions de francs CFA.
Le futur adjudicataire deviendra pleinement propriétaire dès le prononcé de l’adjudication, à condition de régler intégralement le montant acquis dans un délai de vingt jours. À défaut, il s’exposerait à la procédure dite de « folle enchère », qui permet la remise en vente du bien à ses risques et pénalités financières. Les frais de poursuite, de publicité, ainsi que les droits d’enregistrement et de mutation devront également être acquittés dans des délais particulièrement courts.
Recouvrement bancaire : Une procédure classique aux conséquences lourdes
Au-delà de la notoriété politique du propriétaire, cette affaire illustre les mécanismes classiques du droit bancaire et des sûretés immobilières de l’espace OHADA. Lorsqu’un débiteur ne respecte plus ses engagements, les établissements financiers actionnent les garanties constituées afin de recouvrer les créances compromises.
Pour l’ancien député et actuel coordonnateur départemental du Zou au Conseil économique et social (CES), cette procédure aboutit aujourd’hui à la liquidation publique d’un patrimoine immobilier d’envergure. Le verdict du marché sera connu le 2 juillet 2026, dans la salle d’audience du Tribunal de commerce de Cotonou, où les enchères désigneront le nouveau propriétaire de cet imposant complexe immobilier d’Akassato.
Le président du parti « Restaurer l’Espoir », Candide Azannaï, poursuivi pour « complot contre la sûreté de l’État » et « provocation à la rébellion », est entendu pour la première fois sur le fond du dossier par la CRIET.
Cotonou, 18 juin 2026 — Ce jeudi 18 juin 2026 marque une étape cruciale dans le dossier judiciaire qui a conduit l’une des figures les plus controversées de l’opposition béninoise en détention provisoire. Candide Azannaï, ancien ministre de la Défense et président du parti « Restaurer l’Espoir », comparaît devant la commission d’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
CRIET : une audition sur le fond attendue depuis six mois à Cotonou
L’opposant, accompagné de son avocat, Me Rodrigue Davankan, répond pour la première fois aux questions des magistrats sur le fond du dossier. Le cortège pénitentiaire a transféré ce matin le détenu au siège de la CRIET, situé dans le quartier administratif de Cotonou.
Les magistrats avaient placé Candide Azannaï en détention provisoire le samedi 20 décembre 2025, peu après 1 heure du matin, à l’issue d’auditions qui s’étaient prolongées tard dans la nuit. Ainsi, la décision judiciaire avait ordonné son placement sous mandat de dépôt et l’ouverture d’une instruction pour mener des investigations complémentaires.
Complot contre la sûreté de l’État : des charges lourdes contre Candide Azannaï
Le parquet spécial de la CRIET poursuit le leader de « Restaurer l’Espoir » pour des faits présumés de « provocation à la rébellion » et de « complot contre la sûreté de l’État ». Ces lourdes accusations font écho à la tentative de coup d’État déjouée du 7 décembre 2025, qui avait ébranlé les institutions de la République. Candide Azannaï est ainsi devenu la première personnalité politique d’envergure nationale placée sous mandat de dépôt dans le cadre des enquêtes ouvertes à la suite de cette affaire.
De la Défense à la rupture : un divorce politique tumultueux avec Patrice Talon
Pour comprendre la portée de ce face-à-face avec la justice, il faut revenir sur la rupture politique radicale entre Candide Azannaï et le président Patrice Talon. En effet, proche de ce dernier lors de son accession au pouvoir en 2016 et nommé ministre de la Défense nationale au début du mandat, Candide Azannaï avait quitté le gouvernement de manière fracassante et inattendue en avril 2017.
Par ailleurs, ce départ découlait de profondes divergences sur les réformes politiques et les méthodes de gouvernance. Depuis sa démission, l’ancien ministre s’est imposé comme l’un des critiques les plus virulents du régime, dénonçant régulièrement la gouvernance du président Patrice Talon et se présentant comme l’un des principaux porte-voix de la « résistance » politique.
Restaurer l’Espoir : une opposition radicale et le boycott des scrutins
Au cours de ces dernières années, Candide Azannaï s’est illustré par de longues interventions médiatiques et par le boycott systématique de plusieurs scrutins nationaux, notamment les élections législatives et communales, qu’il qualifiait d’« exclusives ». À travers des déclarations souvent incisives, le président de « Restaurer l’Espoir » a dénoncé une régression démocratique et réclamé une refonte intégrale du système électoral. Cette posture de rupture totale a pris une tournure exclusivement judiciaire en décembre 2025.
Instruction judiciaire : quelle suite pour la procédure devant le juge ?
La procédure se poursuivra activement devant le juge d’instruction, a indiqué son avocat. Me Rodrigue Davankan se garde d’établir un lien direct entre son client et les instigateurs de la tentative de coup d’État, même si l’ordonnance de la CRIET fait expressément référence aux faits de déstabilisation du 7 décembre. Cette première comparution devrait permettre de préciser les charges retenues contre cette figure majeure de la vie politique béninoise.
L’audition de ce jeudi intervient dans un climat politique désormais apaisé au Bénin, où les tensions se sont dissipées depuis que, lors des dernières élections, l’ensemble des partis s’est rallié à la mouvance présidentielle. Depuis l’avènement de Romuald Wadagni, le pays ne connaît plus d’opposition crédible, laissant le pouvoir évoluer sans véritable contre‑poids politique.
Par ailleurs, les conditions de détention de Candide Azannaï suscitent déjà de vives réactions parmi ses proches et ses soutiens, qui fustigent une incarcération politique. Après six mois passés derrière les barreaux, l’avenir judiciaire de l’ancien ministre demeure incertain, tandis que son affaire continue de cristalliser les passions dans le pays.
Cet article sera complété après l’audience de ce jeudi.
La vigilance des forces de sécurité béninoises a permis de déjouer une nouvelle opération de traite de personnes à la frontière avec le Nigeria. Un convoyeur béninois a été interpellé mardi à Kassoula, dans la commune de Tchaourou, alors qu’il accompagnait 23 23 mineurs nigérians en direction du Burkina Faso, où ils devaient être exploités dans des sites d’orpaillage clandestins.
Une marche suspecte qui attire l’attention des policiers
Les faits se sont produits dans la localité de Kassoula, une zone frontalière de la commune de Tchaourou. En mission de surveillance le long de la frontière entre le Bénin et le Nigeria, les agents de la police républicaine ont repéré un groupe particulièrement nombreux d’adolescents effectuant le trajet à pied, une situation qui a immédiatement attiré leur attention.
Originaires de Tchaki, au Nigeria, les 23 mineurs voyageaient sous la conduite d’un ressortissant béninois chargé de les acheminer jusqu’au Burkina Faso. Leur déplacement inhabituel et les circonstances du voyage ont aussitôt éveillé les soupçons des forces de l’ordre, qui ont alors mené des contrôles approfondis.
Des adolescents promis à l’orpaillage clandestin
Les vérifications menées par les policiers ont permis d’établir qu’il s’agissait d’un réseau de trafic de migrants. Selon les premiers éléments de l’enquête, le convoyeur acheminait ces adolescents pour les faire travailler dans des sites d’orpaillage clandestins au Burkina Faso, un secteur réputé pour ses conditions de travail précaires et ses nombreux cas d’exploitation de mineurs.
La police béninoise a interpellé sur-le-champ le convoyeur béninois et l’a placé à la disposition des services compétents afin qu’il réponde des infractions retenues contre lui par les enquêteurs. Les autorités poursuivent leurs investigations pour identifier d’éventuels complices et déterminer les ramifications du réseau.
Un fléau qui touche particulièrement les mineurs
Ce nouveau cas met en lumière la persistance du trafic de migrants et de la traite des enfants dans la sous-région ouest-africaine. Attirés par de fausses promesses d’emploi ou contraints par la précarité, de nombreux adolescents se retrouvent chaque année exploités dans les mines artisanales, les plantations ou d’autres activités informelles à haut risque.
Les sites d’orpaillage clandestins, notamment dans certains pays du Sahel, constituent des foyers de travail des enfants où les jeunes font face à des conditions de vie difficiles, aux accidents, aux maladies et à diverses formes de violence.
La vigilance des forces de sécurité saluée
L’intervention des policiers béninois a permis d’éviter que ces 23 adolescents ne tombent entre les mains de réseaux d’exploitation. Cette opération illustre également le renforcement de la surveillance des frontières et la détermination des autorités à lutter contre les trafics transfrontaliers.
Alors que les enquêtes se poursuivent, les jeunes victimes font désormais l’objet d’une prise en charge appropriée. Cette affaire rappelle une nouvelle fois l’ampleur du défi que représente la lutte contre la traite des êtres humains en Afrique de l’Ouest, où la coopération entre les États demeure également très essentielle pour démanteler les réseaux criminels et protéger les populations les plus vulnérables.
La neuvième législature imprime son rythme. Réunis en séance plénière ce mercredi 17 juin 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, les députés ont procédé à l’affectation de 25 dossiers aux commissions permanentes. Parmi eux figure le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, dont l’examen en procédure d’urgence a été approuvé et débutera dès ce vendredi 19 juin.
L’activité parlementaire s’intensifie au Bénin. Sous la présidence du Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, l’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape dans l’examen de plusieurs textes majeurs destinés à orienter l’action publique et à adapter le cadre législatif aux défis actuels. La séance plénière, tenue en présence du Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Detchenou, a permis d’affecter vingt-cinq dossiers aux différentes commissions permanentes.
Relance législative : 21 textes de réformes de retour à l’Assemblée nationale
Sur les vingt-cinq dossiers inscrits à l’ordre du jour, vingt-et-un concernent des textes déjà en instance. Leur réaffectation intervient à la suite de la correspondance adressée le 29 mai dernier par le Président de la République , Romuald Wadagni, sollicitant la poursuite de la procédure législative.
Cette nouvelle impulsion remet au cœur des débats plusieurs réformes structurantes. Les députés examineront notamment le statut du barreau, les pensions des anciens présidents des institutions constitutionnelles, la maîtrise d’ouvrage publique, le Code de la route, le Code des forêts et de la faune, ainsi que la seconde délibération relative à l’exercice en clientèle privée des professions médicales.
La liste comprend également plusieurs accords internationaux et onze décrets portant ratification d’accords de prêt et de financement. Figurent aussi parmi les textes concernés l’accord-cadre conclu avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et l’adhésion du Bénin à l’Acte de 1991 relatif à la protection des obtentions végétales.
Collectif budgétaire 2026 : Quatre nouveaux dossiers majeurs au Parlemen
En parallèle, quatre nouveaux textes font leur entrée au Parlement. Il s’agit du projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2026, transmis par le décret nᵒ 2026-349 du 3 juin, du document de programmation budgétaire et économique pluriannuel couvrant la période 2027-2029, ainsi que de deux propositions de loi visant à modifier respectivement les textes régissant le Médiateur de la République et le Conseil économique et social.
Ces dossiers traduisent la volonté des pouvoirs publics d’adapter les instruments institutionnels et budgétaires aux nouvelles priorités économiques et administratives du pays.
Procédure d’urgence : Le projet de loi de finances rectificative examiné dès ce vendredi
Moment fort de la séance : treize députés ont demandé l’application de la procédure d’urgence pour l’examen du projet de loi de finances rectificative 2026 ainsi que de la proposition de loi portant modification du statut du Médiateur de la République. Une demande approuvée par l’Assemblée.
Conséquence, les deux textes seront étudiés dès le vendredi 19 juin. Ce calendrier resserré témoigne de la volonté du Parlement d’accélérer le traitement des dossiers jugés prioritaires, notamment ceux ayant un impact direct sur les orientations économiques et institutionnelles du pays.
Cap sur 2027-2029 : Un séminaire parlementaire pour le débat d’orientation budgétaire
Les députés se préparent également au débat d’orientation budgétaire, étape essentielle dans la préparation des futures politiques publiques. À cet effet, l’Assemblée nationale prévoit un séminaire parlementaire le lundi 22 juin afin de permettre aux élus de s’approprier les principaux enjeux du document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2027-2029.
Avec cette série de textes et l’accélération du calendrier législatif, la neuvième législature affiche sa volonté de maintenir une cadence soutenue et de répondre aux attentes en matière de réformes économiques, institutionnelles et sociales. Les prochains jours s’annoncent donc particulièrement chargés au Palais des Gouverneurs, où plusieurs dossiers stratégiques pour l’avenir du Bénin entreront dans leur phase décisive.
Malabo, 17 juin 2026 — Dans un tournant politique rare, le Premier ministre de la Guinée équatoriale, Manuel Osa Nsue Nsua, a présenté, le mardi 16 juin 2026, la démission collective de son gouvernement au président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Une décision motivée par un bilan catastrophique : selon les autorités, l’équipe sortante n’a atteint que 10 % des objectifs fixés depuis sa prise de fonction, il y a seulement 18 mois. Une performance jugée inacceptable par le pouvoir en place, qui a également pointé du doigt la corruption, le détournement des ressources publiques et l’absence de réformes structurelles pour justifier ce départ forcé.
Agenda 2035 et pétrole : Un échec cuisant pour le gouvernement sortant
La démission intervient dans un contexte où la Guinée équatoriale, malgré ses importantes ressources pétrolières, peine à traduire ses ambitions de diversification économique en résultats concrets. Le pays, qui mise sur son Agenda Guinée équatoriale 2035 pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures, voit ses efforts entravés par l’inefficacité de son administration et le manque de transparence dans la gestion des fonds publics.
Selon le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, fils du président, cette décision répond à un principe clair : « La responsabilité dans la gestion publique doit s’accompagner de résultats. » « L’État met à la disposition du gouvernement d’importantes ressources humaines, matérielles et financières pour répondre aux besoins de la population. En retour, nous exigeons des résultats concrets », a-t-il déclaré.
Diversification en panne et corruption : Les raisons de la colère du président Obiang
Le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), au pouvoir depuis des décennies, n’a pas ménagé ses critiques à l’encontre de l’équipe sortante. Dans une déclaration, le parti a fait savoir que le président Obiang se disait déçu et particulièrement irrité par l’absence de progrès dans la diversification de l’économie, la persistance de la corruption et l’inefficacité des services publics.
« Le gouvernement n’a pas su tirer parti des ressources mises à sa disposition pour améliorer les conditions de vie des 1,9 million d’habitants du pays », a souligné une source proche de la présidence. Malgré des revenus pétroliers substantiels, une majeure partie de la population continue de vivre dans des conditions précaires, avec un accès limité à l’eau potable, à l’électricité et à des soins de santé de qualité.
De Manuela Roka Botey à Manuel Osa : Une pratique récurrente sous le régime de Malabo
L’histoire récente de la Guinée équatoriale a déjà connu une telle démission collective. En juillet 2024, le président a contraint le gouvernement de Manuela Roka Botey — la première femme à occuper le poste de Premier ministre dans le pays — à démissionner après seulement 18 mois de mandat, pour des raisons similaires. Cette tendance illustre l’intolérance croissante du régime face à l’inefficacité et sa volonté d’afficher une image de fermeté au sein de ses propres rangs.
Remaniement et baisse de la production pétrolière : Quels défis pour le prochain exécutif ?
Un nouveau gouvernement doit désormais être formé dans les plus brefs délais. Si le président Obiang n’a pas encore annoncé le nom du successeur de Manuel Osa Nsue Nsua, les rumeurs évoquent déjà un remaniement en profondeur, avec l’arrivée de technocrates et de personnalités réputées pour leur rigueur et leur expérience en gestion publique.
Cette crise politique intervient alors que la Guinée équatoriale fait face à des défis économiques majeurs, notamment la baisse de la production pétrolière, la diminution des investissements étrangers et les pressions économiques mondiales. Dans ce contexte, le prochain gouvernement aura pour mission de redonner confiance aux partenaires internationaux et à la population, tout en relançant les réformes structurelles tant attendues.
Crise de gouvernance à Malabo : Un signal fort, mais suffira-t-il ?
Si la démission du gouvernement envoie un message de fermeté, elle soulève également des questions sur la gouvernance à long terme du pays. Depuis son arrivée au pouvoir en 1979, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, doyen des chefs d’État africains, a toujours su maintenir son emprise sur le pays, mais les défis économiques et sociaux s’accumulent.
Pour les observateurs, ce changement de gouvernement pourrait n’être qu’un pansement sur une jambe de bois si des réformes profondes ne sont pas engagées pour lutter contre la corruption endémique et l’absence de diversification économique. « Tant que les mêmes pratiques perdureront, les résultats ne changeront pas », estime un analyste politique sous couvert d’anonymat.
Ouassa, 17 juin 2026 — Ce mercredi, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse, le Camp militaire de Ouassa, situé dans le département du Zou, a été le théâtre d’une mobilisation exceptionnelle en faveur de l’environnement. Dès les premières lueurs du jour, autorités administratives, responsables techniques et invités se sont retrouvés au sein de la caserne militaire pour une journée placée sous le signe de l’engagement écologique.
Journée du 17 juin : Une mise en terre de plants symbolique et engagée à Ouassa
Dès 7 h 00, les participants ont été accueillis dans une ambiance à la fois solennelle et chaleureuse. À 7 h 30, la cérémonie a officiellement débuté par une opération de mise en terre de plants, un geste fort pour marquer l’attachement des Forces Armées Béninoises (FAB) à la restauration des terres dégradées et à la préservation de l’environnement.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée chaque année le 17 juin. Une journée qui vise à sensibiliser le public aux causes et aux dangers de ces phénomènes qui menacent de plus en plus de régions à travers le monde, y compris en Afrique de l’Ouest.
Le préfet du Zou Laurent Zomai salue l’engagement écologique des FAB
Dans son allocution, M. Laurent Zomai, Préfet du département du Zou, a tenu à saluer l’excellence de l’organisation de cette journée. « Je suis impressionné par l’état impeccable de la caserne, la qualité de son aménagement et, surtout, par l’engagement sans faille des Forces Armées Béninoises en faveur de l’environnement », a-t-il déclaré. Il a également souligné l’importance de telles initiatives pour renforcer la résilience des communautés locales face aux défis climatiques.
Les messages de sensibilisation qui ont suivi la plantation des arbres ont rappelé à tous les participants que la lutte contre la désertification est l’affaire de tous. « Chaque geste compte. Planter un arbre, c’est investir dans l’avenir de notre planète », a rappelé un officier présent sur place.
Reforestation et transition : Les militaires béninois, acteurs clés d’un avenir vert
Par cette action concrète, les Forces Armées Béninoises ont réaffirmé leur engagement aux côtés des populations et des autorités pour protéger l’environnement et construire un avenir plus durable. Cette journée a également été l’occasion de montrer que les institutions militaires peuvent jouer un rôle actif dans la transition écologique et la gestion durable des ressources naturelles.
« Nous ne sommes pas seulement des soldats. Nous sommes aussi des citoyens engagés pour la préservation de notre patrimoine naturel », a déclaré un représentant des FAB.
Face aux défis climatiques au Bénin : Un appel pressant à l’action collective
Alors que la désertification et la sécheresse continuent de menacer des millions de personnes à travers le monde, cette journée à Ouassa rappelle que l’action collective est essentielle pour faire face à ces défis. Les Forces Armées Béninoises, en s’associant à cette cause, montrent la voie et invitent tous les Béninois à s’engager pour un environnement plus sain et plus résilient.
Cette initiative s’ajoute à d’autres projets environnementaux portés par les FAB, comme la reforestation de zones dégradées ou la sensibilisation des communautés locales aux bonnes pratiques agricoles et écologiques.
Vers une pérennisation des actions écologiques au Bénin
La Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse est peut-être une date symbolique, mais les actions qu’elle inspire doivent se poursuivre tout au long de l’année. Les Forces Armées Béninoises ont d’ores et déjà annoncé leur intention de multiplier ce type d’initiatives et d’impliquer davantage les populations locales dans la protection de l’environnement.
Reste à savoir si cette dynamique pourra inspirer d’autres institutions et mobiliser une plus grande partie de la société béninoise autour de cette cause vitale.