Hêvié : À peine gracié par Wadagni, il est réarrêté pour tentative de vol

Élargi par la clémence présidentielle, un repris de justice s’est fait pincer le bec dans l’eau en pleine tentative de pillage nocturne. Une réhabilitation ratée aux portes d’Abomey-Calavi.

Hêvié, 10 août 2026 — Il aura fallu moins de temps à l’oiseau de nuit pour retomber dans ses filets qu’il n’en a fallu à la chancellerie pour signer son parchemin de grâce. Bénéficiaire de l’indulgence du chef de l’État, M. Romuald Wadagni, un homme que l’on croyait assagi par les épreuves du pénitencier a de nouveau fait parler de lui, la nuit tombée. Vendredi dernier, aux alentours de vingt heures, alors que l’obscurité enveloppait le secteur d’Hêvié, l’indélicat a cru bon d’exercer son sinistre talent sur une propriété en chantier.

Pris en flagrant délit sur un chantier en construction à la tombée de la nuit

C’est une pompe de forage, équipement coûteux et précieux par les temps qui courent, qui constituait le bien convoité. En effet, profitant de l’absence des maçons, le récidiviste s’est introduit dans l’enceinte en escaladant prestement la muraille. C’était compter sans la vigilance d’un voisin. Informé du manège suspect de l’individu rôdant autour de l’ouvrage, ce dernier a donné l’alerte à temps, permettant ainsi de cueillir le monte-en-l’air à vif avant qu’il ne s’évanouisse dans la nature avec son butin.

« La miséricorde de la République est une main tendue, mais elle ne saurait servir de sauf-conduit pour le crime impuni. »

Le problème de la récidive relancé à Abomey-Calavi

Conduit au poste de police sous les huées discrètes du voisinage, l’homme va devoir s’expliquer devant les magistrats. Cette rechute spectaculaire pose, une fois de plus, la question de la réinsertion des repris de justice dans nos cités en pleine croissance. À Abomey-Calavi, l’affaire fait grand bruit et remet au goût du jour ce célèbre proverbe qui rappelle que le naturel revient toujours au galop quand la conscience s’assoupit. En somme, les portes de la cellule se sont de nouveau refermées sur le voleur de pompe, laissant la clémence présidentielle avec un goût d’amertume.

Bénin : Georges Alé face à l’érosion du littoral Est à Cotonou

COTONOU, 10 août 2026  — Le littoral béninois recule par endroits, et avec lui disparaissent peu à peu des portions de plage, des espaces d’activité et des repères familiers aux populations riveraines. Face à cette menace, le gouvernement veut désormais éviter les réponses précipitées. Sur le terrain, le ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable, Georges Alé, défend une méthode : observer, mesurer et comprendre avant de décider.

La formule résume la démarche engagée sur le littoral Est : « la preuve avant la décision ». Elle traduit la volonté de ne pas traiter l’érosion côtière par des interventions isolées, mais à partir d’un diagnostic établi avec les compétences nationales et les données disponibles.

La mission ministérielle effectuée sur cette portion du littoral a ainsi pris des allures de constat grandeur nature. Les techniciens ont examiné les phénomènes à l’œuvre tandis que les populations et les professionnels directement exposés aux transformations du rivage ont été associés aux échanges.

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Pêcheurs et acteurs économiques du corridor pétrolier au cœur des échanges

Sur cette façade maritime, l’érosion n’est pas une abstraction réservée aux rapports d’experts. Elle se mesure dans le quotidien des pêcheurs, dans l’évolution de la corniche et dans les préoccupations des acteurs dont les activités dépendent de cet espace.

La délégation s’est notamment intéressée aux réalités vécues par les pêcheurs et aux activités liées aux infrastructures du corridor pétrolier, avec des échanges autour de WAPCO Niger-Bénin. Cette confrontation entre expertise technique et expérience du terrain doit permettre de mieux distinguer les causes, les conséquences et les interventions réellement nécessaires. Car avant de construire, il faut savoir ce que l’on cherche à protéger.

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La SoBIMaF : Un outil national stratégique pour la souveraineté maritime

L’autre enseignement de cette démarche concerne les moyens dont le Bénin entend disposer pour agir sur ses espaces maritimes et fluvio-lagunaires.

Dans cette perspective, la Société béninoise d’infrastructures maritimes et fluvio-lagunaires (SoBIMaF) est appelée à occuper une place centrale. L’objectif affiché est de renforcer les capacités nationales afin que le pays puisse assurer lui-même une partie des opérations nécessaires à l’entretien et à l’aménagement de ses infrastructures.

Cette orientation répond à une préoccupation de souveraineté. Il ne s’agit plus seulement de faire appel à des compétences extérieures lorsqu’un problème apparaît, mais de constituer progressivement un outil national capable d’intervenir dans la durée.

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Une politique globale intégrée du littoral jusqu’aux réseaux fluvio-lagunaires

La réflexion engagée ne s’arrête d’ailleurs pas à la seule bande côtière. Elle englobe également les lagunes, les lacs et les chenaux, autant d’espaces qui participent à l’équilibre du système hydraulique et économique du pays.

À cela doit s’ajouter la perspective d’un chantier naval, notamment pour assurer l’entretien des dragues. L’idée est de ne plus considérer chaque infrastructure séparément, mais de réunir ces différents besoins dans un dispositif cohérent. Cette approche traduit un changement de méthode : plutôt que de multiplier les interventions ponctuelles, le Bénin cherche à installer une capacité durable de gestion de ses espaces maritimes et fluvio-lagunaires.

Sur le littoral Est, le combat contre l’érosion commence donc par une étape moins spectaculaire que les grands travaux : établir les faits. Mesurer le recul du trait de côte, écouter ceux qui vivent avec la mer et confronter les données avant de trancher. La mer, elle, ne suspend pas son mouvement. Au Bénin, les autorités veulent désormais que la décision publique avance au même rythme que la connaissance du phénomène.

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Porto‑Novo : un camion de produits pétroliers embrase Avakpa

Porto‑Novo, 7 août 2026 — En pleine nuit, quelques centaines de mètres ont suffi pour transformer un accident de la circulation en un important sinistre. Dans le quartier Avakpa, à Porto‑Novo, le renversement d’un camion transportant des produits pétroliers de contrebande a déclenché, dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 août 2026, un incendie qui s’est propagé sur près de 500 mètres.

Le camion s’est renversé sur la chaussée, à proximité de l’agence Moov Africa, dans le secteur situé entre la Banque Atlantique et l’Université Adonaï. Le déversement des produits inflammables a rapidement favorisé la propagation des flammes.

Le feu a ensuite suivi les caniveaux et atteint les abords de l’UB‑PHARMA, avant de poursuivre sa course vers les bas‑fonds. Sa trajectoire, décrite en forme de « L », a exposé plusieurs installations et biens situés dans cette zone.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Une intervention sous forte contrainte

Face à l’ampleur du sinistre, l’Agence béninoise de Protection civile (ABPC) a engagé ses équipes opérationnelles pour contenir les flammes et sécuriser le secteur.

L’intervention a nécessité des renforts, notamment des équipes du Centre communal de la Protection civile de Sodjèatinmey et de Pobè. Les secours ont adapté leur dispositif à la nature particulière de l’incendie, provoqué par des produits pétroliers.

Les équipes ont finalement maîtrisé le feu à l’aide de deux lances Q2 avec option mousse, avant de procéder à son extinction complète.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Aucun mort, mais des dégâts importants

Le bilan humain reste, à ce stade, particulièrement favorable au regard de la violence du sinistre : aucun décès ni blessé n’a été enregistré. Les dégâts matériels sont en revanche considérables. Trois véhicules appartenant à l’UB‑PHARMA et un tricycle ont été entièrement détruits par les flammes.

Cet incident rappelle surtout la vulnérabilité des zones urbaines lorsqu’elles se trouvent confrontées à des produits hautement inflammables. En effet, un simple accident de camion a rapidement changé d’échelle, le carburant déversé servant de vecteur à la progression du feu jusque dans les réseaux d’évacuation des eaux.

Agence béninoise de Protection civile
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Le risque des produits pétroliers en milieu urbain

Par ailleurs, l’événement remet en lumière les dangers associés au transport, au stockage et à la manipulation clandestine des produits pétroliers. La propagation du feu sur plusieurs centaines de mètres montre également la difficulté pour les secours de contenir rapidement un sinistre lorsque les hydrocarbures atteignent les caniveaux et les zones basses.

L’ABPC appelle ainsi à la vigilance et à une réaction immédiate face à toute situation présentant un risque d’incendie ou d’explosion.

À Avakpa, l’intervention rapide des secours aura permis d’éviter un bilan humain plus lourd. Cependant, les véhicules détruits et l’étendue du périmètre touché témoignent de la puissance d’un incendie dont le point de départ n’était, au départ, qu’un accident de la route.

À Avakpa, la nuit a rappelé avec force qu’un simple accident peut embraser toute une ville. Si les secours ont évité le pire, l’ampleur des dégâts souligne une vérité implacable : tant que les produits pétroliers circuleront clandestinement au cœur des zones urbaines, chaque camion renversé restera une bombe à retardement pour les populations.

Patrice Talon prend la tête du premier bureau du Sénat du Bénin

PORTO-NOVO, 6 août 2026 — Dans la cité des Ajas, le paysage institutionnel béninois s’est enrichi d’une nouvelle étape. Ce jeudi, sous les lambris des nouvelles installations de la capitale politique, les membres du Sénat se sont réunis à huis clos pour mettre en place le tout premier bureau de l’institution. Sans surprise pour les observateurs de la vie politique, c’est l’ancien président de la République, M. Patrice Talon, qui a été élu à la tête de cette nouvelle chambre.

Autour du nouveau président du Sénat, le bureau s’est constitué avec l’élection de plusieurs personnalités. La vice-présidence revient à M. Louis Vlavonou, qui quitte ainsi la présidence de l’Assemblée nationale pour rejoindre la chambre haute. Par ailleurs, aux fonctions de secrétaire et de questeur, les anciens ministres Alassane Séïdou et Mme Adidjatou Mathys complètent l’équipe dirigeante de cette nouvelle institution.

Une nouvelle étape institutionnelle

Désormais, alors que l’Assemblée nationale poursuivra ses missions législatives, le Sénat vient compléter l’architecture institutionnelle prévue par les réformes engagées au Bénin. La mise en place de son premier bureau marque ainsi le démarrage effectif des activités de cette seconde chambre.

Reste toutefois à observer la manière dont cette nouvelle institution s’inscrira dans le fonctionnement des pouvoirs publics et répondra aux attentes des citoyens. À Porto-Novo, si la cérémonie d’installation s’est déroulée dans un climat solennel, l’attention se porte désormais sur le rôle que jouera le Sénat dans la consolidation du dispositif institutionnel béninois.

 

Bénin : Djogbénou inspecte le chantier du siège de l’Assemblée

Le futur Palais des Gouvernants prend forme : inspection d’envergure du président de l’Assemblée nationale sur le plus grand chantier institutionnel du pays.

PORTO-NOVO, 6 août 2026 — Dans la capitale politique, le ronronnement des bétonnières livre un combat permanent contre le silence habituel des berges de la lagune. En effet, mercredi 5 août au matin, la poussière du chantier le plus prestigieux de la République a vu défiler les sommités du Parlement. À la tête de la délégation, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, figure tutélaire de la représentation nationale, est venu scruter l’avancement de ce futur temple de la démocratie béninoise.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Un avancement constant des travaux sous la gestion de la SIMAU

Guidé par le directeur général de la Société immobilière et d’aménagement urbain (SIMAU), M. Achille Houssou, le chef du législatif a passé au peigne fin chaque mètre carré du projet. De la charpente de la future salle des séances jusqu’aux salons réservés à la Conférence des présidents, rien n’a été laissé au hasard. Par ailleurs, à l’arrêt intermédiaire du deuxième trimestre, le compteur des techniciens affiche six points de progression supplémentaires par rapport au pointage du printemps dernier.

Assemblée Nationale du Bénin
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Accessibilité, médias et maintenance : les exigences du Parlement

 Entouré des architectes du bureau d’études, le président Djogbénou n’a pas manqué de poser les questions de fond : accueil réservé aux citoyens à mobilité réduite, aménagement d’une tribune moderne pour la presse écrite et la radiodiffusion, ou encore pérennité des dispositifs techniques d’aération et d’éclairage.

Interrogé par nos confrères à l’issue d’un long parcours sous le soleil de midi, l’homme de loi s’est montré intraitable sur les exigences de qualité, réfutant ainsi toute tentation de réaliser un travail bâclé pour respecter le calendrier.

« L’urgence est l’ennemie des grandes œuvres. Ce palais n’est pas façonné pour la mandature présente, mais pour la postérité. Nous préférons concéder quelques semaines de patience pour garantir l’immortalité de la pierre et l’infaillibilité des finitions. »

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin
Une livraison prévue pour le premier semestre 2027

Enfin, rassurée par le respect des engagements et la qualité des matériaux mis en œuvre, l’autorité parlementaire a renouvelé sa confiance aux équipes de maîtrise d’œuvre. Ainsi, si les derniers coups de truelle et les réglages de précision s’étaleront encore jusqu’au milieu de l’année 2027, le futur édifice s’impose déjà comme le nouveau fleuron architectural de Porto-Novo. Un symbole de stabilité institutionnelle qui promet de redessiner durablement le visage de la cité des Ajas.

Bénin et Canada  scellent un partenariat inédit

L’axe Bénin-Canada prend une tournure décisive : ouverture d’ambassade, poignées de main historiques et dizaines de millions de dollars à la clé.

COTONOU, 6 août 2026 — Dans la touffeur littorale du golfe de Guinée, la capitale économique béninoise a vécu, le mercredi 5 août 2026, une agitation des grands jours diplomatiques. Pour sa première sortie officielle sur le continent africain depuis son entrée en fonction, la cheffe de la diplomatie canadienne, Mme Anita Anand, a choisi d’imprimer sa marque sur les rives de la lagune. Accueillie avec tous les honneurs par son homologue, Mme Corinne Amori Brunet, la représentante d’Ottawa n’est pas venue les mains vides.

Au terme d’un face-à-face à huis clos, puis d’un grand conseil de cabinet élargi aux ministères clés — Défense, Commerce extérieur et Finances —, un protocole d’entente instaurant des consultations diplomatiques régulières a été paraphé sous les crépitements des flashs. Il s’agit d’un accord destiné à pérenniser le dialogue interétatique et à harmoniser les positions des deux nations face aux tumultes du monde.

Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin
© Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin

Signature d’un protocole d’entente et consultations politiques permanentes

Mais le temps des embrassades protocolaires laisse vite place au réalisme économique. Soixante-quatre ans après l’établissement de leurs relations diplomatiques, le pavillon à la feuille d’érable a enfin trouvé son ancrage définitif avec le coupé de ruban de la toute nouvelle ambassade du Canada à Cotonou.

C’est sur le terrain, face à la houle atlantique, que cette alliance renouvelée a pris tout son relief. Arpentant les quais battus par les alizés du Port autonome de Cotonou — poumon marchand de la sous-région —, la délégation nord-américaine a matérialisé son soutien financier.

« L’avenir appartient aux nations qui bâtissent des ponts solides entre leurs ports et leurs peuples. »

Pour donner corps à cette doctrine, la chancellerie canadienne injecte un paquet d’investissements stratégiques :

  • Infrastructures et climat : un financement de 26 millions de dollars destiné au poumon portuaire cotonois afin de consolider sa résistance aux aléas climatiques et de moderniser ses équipements.
  • Sécurité sous-régionale : une enveloppe supérieure à 5 millions de dollars canadiens consacrée à trois programmes de stabilité et de défense dans la région.
  • Progrès social et numérique : environ 11,5 millions de dollars consacrés à la promotion des droits des femmes, au déploiement des réseaux modernes et au renforcement de l’équité sociale.

Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin
© Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin
Un boom des échanges commerciaux bilatéraux à +77 %

Cette offensive diplomatique s’adosse à une dynamique comptable sans précédent. Sous l’effet des récentes réorientations économiques, le volume des échanges de marchandises entre les deux partenaires a bondi d’un impressionnant 77 % en l’espace d’un seul exercice, frôlant la barre des 77,1 millions de dollars canadiens (soit plus de 31,3 milliards de francs CFA).

En scellant cet accord de partenariat renforcé, Cotonou et Ottawa s’offrent un levier d’action bilatéral de premier ordre, promettant de transformer les intentions politiques en progrès tangibles pour la jeunesse et les travailleurs béninois.

Bénin : Le CEG La Verdure de Ouèdo fait sa mue pour la rentrée

Face à la poussée démographique des cités nouvelles, le gouvernement accélère la modernisation des infrastructures scolaires. Inspection impromptue et directives de fermeté au CEG La Verdure.

 

ABOMEY-CALAVI, 6 août 2026 — La poussière rouge des chantiers en plein essor ne semble plus effrayer la haute administration. Hier encore, sous une chaleur pesante qui engourdissait la plaine d’Abomey-Calavi, une caravane officielle dépêchée depuis les ministères d’État a fait escale à Ouèdo. Au cœur de cette bourgade en pleine transformation urbaine, l’État a décidé de frapper un grand coup pour répondre à l’explosion démographique engendrée par l’installation massive des familles dans les récents ensembles résidentiels sociaux.

Gouvernement Bénin
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Inspection sur le terrain : le ministre Koutchadé confirme la livraison avant la rentrée

C’est le patron en personne de l’Enseignement secondaire, le ministre Clément Adéyèmi KOUCHADÉ, entouré d’une poignée de conseillers techniques ainsi que d’ingénieurs des Travaux publics, qui est venu prendre le pouls de cette grande promesse républicaine : la métamorphose radicale du Collège d’enseignement général (CEG) « La Verdure ».

« Il ne s’agit plus de colmater les brèches ou d’aligner des paillotes de fortune, mais de poser les fondations durables d’une école moderne. »

Sur le terrain, le spectacle tranche avec l’amateurisme d’antan. Le maître d’œuvre du chantier, M. Gabin KOUNDÉ, guidait la délégation à travers les dédales de béton frais et d’échafaudages. Par ailleurs, l’engagement souscrit devant l’autorité ministérielle est ferme : avant que ne sonne le timbre de la rentrée 2026-2027, la totalité de l’ouvrage sera livrée clé en main.

Gouvernement Bénin
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60 nouvelles salles de classe et des blocs sanitaires aux normes

Le constat dressé sur les lieux confirme le rythme soutenu des travaux. En effet, deux des trois imposants bâtiments R+1 prévus par le plan d’aménagement dressent déjà leurs structures achevées. À terme, ce ne sont pas moins de 60 salles de classe neuves, réparties avec rigueur en cinq blocs de 12 classes, qui ouvriront leurs portes. Le projet intègre, en outre, des commodités sanitaires décentes, rompant définitivement avec la rusticité des installations antérieures.

S’exprimant devant la presse nationale à l’issue de sa visite d’inspection, le ministre KOUCHADÉ a tenu à recadrer la portée stratégique de cette réalisation. Pour le membre du gouvernement, la méthode repose désormais sur la planification préventive : anticiper le flux massif d’élèves plutôt que de subir le désarroi des classes surchargées.

« Donner à nos enfants et à leurs maîtres des espaces dignes, c’est garantir la paix sociale et la réussite académique », a-t-il martelé.

Gouvernement Bénin
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Le CEG La Verdure, modèle pilote d’une réforme nationale

Véritable laboratoire de cette politique de rénovation des infrastructures publiques, le CEG La Verdure de Ouèdo n’est que la première étape d’un plan d’ensemble. Le gouvernement entend dupliquer ce modèle architectural et opérationnel à travers plusieurs autres districts scolaires du pays dans les mois à venir, affirmant ainsi sa volonté de doter la jeunesse d’outils modernes à la hauteur des exigences nationales.

Bénin : 14,5 milliards de dollars pour faire de la CDN 3.0 un bouclier économique

Cotonou, 5 août 2026 — Le chiffre donne immédiatement la mesure du chantier. 14,5 milliards de dollars : c’est l’enveloppe que le Bénin entend mobiliser pour mettre en œuvre sa troisième Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) sur la période 2026-2035. Derrière ce montant, il ne s’agit plus seulement de réduire les émissions ou de satisfaire aux engagements climatiques internationaux. Le pays cherche désormais à protéger son économie contre un risque qui s’installe dans la durée : celui des chocs climatiques.

Réunies mardi 4 août au Novotel Cotonou Orisha, autorités béninoises, Nations unies, coopération allemande et partenaires engagés dans la transition écologique ont posé les jalons d’une nouvelle séquence. La question n’était plus uniquement de savoir ce que le Bénin promet en matière de climat, mais comment convertir ces engagements en investissements capables de produire des effets visibles dans les territoires. C’est là que se situe le véritable enjeu de la CDN 3.0.

Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable
© Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable

Intégrer la résilience au cœur de la planification et des coûts économiques

Longtemps, les politiques climatiques ont souvent été présentées sous l’angle environnemental. La nouvelle trajectoire béninoise entend déplacer le curseur. Agriculture, énergie, eau, forêts, santé, infrastructures, tourisme ou encore littoral : autant de secteurs où une perturbation climatique peut rapidement devenir une difficulté économique.

Une récolte compromise affecte les revenus. Une infrastructure exposée fragilise les échanges. Une ressource en eau moins disponible pèse sur les activités productives. Sur le littoral, l’érosion peut détruire des équipements et bouleverser des activités entières.

Ainsi, la CDN 3.0 ne se contente pas d’annoncer une politique climatique. Elle place la résilience au cœur de la planification du développement. Le raisonnement est désormais limpide : prévenir coûte cher, mais subir peut coûter davantage.

Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable
© Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable

Le défi de la mobilisation financière : Passer du document au chantier concret

L’enveloppe annoncée constitue à la fois une ambition et une épreuve. Mobiliser 14,5 milliards de dollars sur dix ans suppose de dépasser le cadre des déclarations pour construire une mécanique financière suffisamment solide afin de faire émerger les projets. Le défi sera donc autant financier qu’institutionnel.

Il faudra identifier les investissements prioritaires, établir leur coût, rechercher les financements appropriés, coordonner les partenaires et mesurer les résultats. Surtout, les ressources devront parvenir aux secteurs et aux territoires qui concentrent les vulnérabilités.

Parce qu’une CDN ne transforme pas une économie par la seule existence d’un document stratégique. Elle le fait lorsque ses orientations deviennent des routes mieux protégées, des systèmes agricoles plus résistants, des ressources en eau mieux sécurisées, des infrastructures adaptées et des populations moins exposées. Le passage du papier au chantier sera donc le premier test de la CDN 3.0.

Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable
© Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable

Aménagement et protection des territoires vulnérables face aux risques climatiques

Le choix des secteurs concernés révèle une autre dimension du projet : la politique climatique est aussi une politique territoriale. Le Bénin veut agir simultanément sur l’agriculture, l’énergie, l’eau, la foresterie, la santé, les infrastructures, le tourisme et le littoral. Cette approche traduit une réalité : les conséquences du changement climatique ne se manifestent pas de la même manière partout, mais elles finissent par se rejoindre dans l’économie nationale. Les territoires vulnérables deviennent ainsi un terrain privilégié de l’action publique.

Protéger une population contre les effets du climat revient également à protéger son activité économique, ses revenus et les infrastructures dont elle dépend. Cette logique donne à la CDN 3.0 une portée qui dépasse largement la politique environnementale. Elle touche à l’aménagement du territoire, à l’investissement public et à la compétitivité future du pays.

Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable
© Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable
Coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Bénin, Aminatou Sar

Partenariats internationaux et opportunités de croissance pour la transition écologique

À Cotonou, le ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable, Georges Alé, a porté cette ambition aux côtés de la Coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Bénin, Aminatou Sar, et de Félix Kress, attaché de coopération à l’ambassade d’Allemagne au Bénin, représentant l’ambassadeur.

Cette présence internationale n’est pas anodine. Le Bénin ne pourra pas porter seul l’ensemble du financement annoncé. La réussite de la CDN 3.0 dépendra donc aussi de la capacité à attirer les partenaires techniques et financiers autour de projets suffisamment structurés et crédibles.

Le financement climatique devient, de ce fait, un enjeu stratégique. Il ne s’agira plus simplement de solliciter des ressources pour lutter contre le changement climatique. Il faudra convaincre que les investissements dans la résilience constituent aussi des investissements dans la stabilité et la croissance du Bénin.

Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable
© Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable
Climat au Bénin : Transformer la contrainte écologique en levier économique 

La véritable rupture de la CDN 3.0 se trouve peut-être là. Le climat n’est plus présenté uniquement comme une menace à contenir, mais comme un domaine dans lequel le pays peut également construire de nouvelles activités.

La transition énergétique, l’adaptation des infrastructures, la gestion durable des ressources naturelles ou encore le développement d’activités économiques plus résilientes peuvent générer des emplois, stimuler l’innovation et ouvrir de nouveaux marchés. À condition toutefois que l’argent soit suivi d’exécution. Car les 14,5 milliards de dollars ne constituent pas encore un résultat. Ils représentent le prix annoncé d’une ambition.

Entre 2026 et 2035, le Bénin devra démontrer que cette ambition peut se traduire en réalisations, que les financements peuvent être mobilisés et que les populations les plus exposées peuvent réellement bénéficier de la transformation annoncée.

La CDN 3.0 change ainsi de nature : de document climatique, elle tend à devenir un instrument de sécurisation de l’économie nationale. Le véritable rendez-vous ne sera donc pas celui des engagements. Il sera celui des résultats.

Bénin : le ministère de l’Intérieur évalue ses résultats à mi-parcours

Six mois après le lancement de l’exercice budgétaire 2026, le ministère béninois de l’Intérieur et de la Sécurité publique se livre à un exercice moins cérémoniel que stratégique : mesurer ce qui a réellement été réalisé, confronter les dépenses aux résultats et corriger la trajectoire avant la fin de l’année. À Cotonou, la revue à mi‑parcours ouverte ce mardi 4 août doit servir de tableau de bord pour les six prochains mois.

Un budget peut être voté. L’administration peut arrêter un programme et planifier des marchés. Cependant, au bout de six mois, une seule question finit par s’imposer : qu’est‑ce qui a effectivement été réalisé ?

C’est à cette question que le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique tente de répondre depuis ce mardi 4 août 2026 à Cotonou. Pendant trois jours, les acteurs de la chaîne de dépenses, responsables de programmes et dirigeants des principales structures du ministère examinent l’exécution du Plan de Travail Annuel (PTA) au titre de l’exercice budgétaire 2026.

Les autorités présentent l’exercice comme une revue à mi‑parcours. En réalité, il s’agit surtout d’un moment de vérité pour l’administration : regarder les résultats obtenus, mesurer les retards et décider où concentrer les efforts avant la clôture de l’exercice.

Ministère intérieur Bénin
© Ministère intérieur Bénin

Exigence de performance : Lier les dépenses budgétaires aux résultats sur le terrain

Présidée par le ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril MAMA CISSÉ, la rencontre met au premier plan une nouvelle exigence de la gestion publique : la dépense doit pouvoir être reliée à un résultat. La revue a ainsi commencé par la présentation du rapport de synthèse sur l’exécution financière du ministère au 30 juin 2026. Ce document doit permettre de mesurer le niveau de consommation des ressources au terme du premier semestre. Toutefois, les chiffres financiers ne constituent qu’une partie de l’équation.

Les participants se penchent également sur l’exécution du plan de passation des marchés publics. Autrement dit, les responsables doivent vérifier non seulement les dépenses engagées, mais aussi l’avancement des procédures nécessaires à la réalisation des activités prévues. Entre les crédits disponibles, les marchés engagés et les résultats effectivement livrés, c’est toute la chaîne de la performance publique qui est passée au contrôle.

Ministère intérieur Bénin
© Ministère intérieur Bénin

Bilan à mi-parcours : Analyser les écarts pour rectifier la trajectoire d’ici fin 2026

La revue doit ensuite descendre au niveau des programmes. Les responsables devront examiner l’état d’exécution des interventions inscrites au PTA 2026 et confronter les réalisations aux objectifs et indicateurs fixés pour les six premiers mois. Cette comparaison est essentielle. En effet, un programme peut afficher un niveau d’exécution financière satisfaisant sans avoir produit les effets attendus.

À l’inverse, une activité peut prendre du retard pour des raisons indépendantes de la volonté de ses responsables. La revue doit précisément permettre de distinguer ces situations. Les participants sont donc appelés à identifier les écarts, à rechercher leurs causes et à examiner les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités. L’objectif n’est pas seulement de dresser un état des lieux, mais de comprendre pourquoi certains objectifs n’ont pas été atteints.

Trois jours pour changer de trajectoire

Le calendrier de la rencontre donne à l’exercice une portée opérationnelle. Du 4 au 6 août, les responsables doivent passer en revue les résultats du premier semestre, mais également définir les mesures correctives nécessaires pour la seconde moitié de l’année. Le principe est simple : ce qui n’a pas fonctionné au premier semestre ne doit pas nécessairement produire les mêmes effets au second.

Retards administratifs, difficultés d’exécution, contraintes financières, problèmes de passation des marchés ou insuffisances dans le pilotage : chaque obstacle identifié doit, autant que possible, déboucher sur une réponse. C’est ici que la revue à mi‑parcours prend toute sa valeur : elle transforme le bilan en outil de décision.

Ministère intérieur Bénin
© Ministère intérieur Bénin
La sécurité publique face à l’obligation de résultats envers les citoyens

Pour le ministre Djibril MAMA CISSÉ, cette exigence de performance intervient dans un contexte où les citoyens attendent davantage de l’administration. Les politiques publiques en matière d’intérieur et de sécurité sont en effet directement confrontées aux attentes de la population. La qualité des services administratifs, l’efficacité des dispositifs de sécurité et la capacité de l’État à répondre aux préoccupations des citoyens dépendent directement de l’utilisation des ressources publiques.

Le ministre a ainsi insisté sur la nécessité de maintenir une administration orientée vers la performance, l’efficacité et les résultats. Dans cette logique, la revue devient un instrument de pilotage plutôt qu’un simple rendez‑vous administratif.

Le budget 2026 se prépare déjà pour demain

La rencontre comporte également une dimension prospective. Selon Abdel Nasser SAMARY, Directeur de la Planification, de l’Administration et des Finances du ministère, l’exercice s’inscrit dans la mise à jour du cadre de dépenses à moyen terme. Le regard ne porte donc pas exclusivement sur les six premiers mois de 2026. Il contribue également à préparer la programmation des dépenses à venir.

Cette articulation entre bilan immédiat et planification future est déterminante : les résultats constatés aujourd’hui peuvent influencer les priorités budgétaires de demain. Autrement dit, le ministère ne cherche pas seulement à savoir combien il a dépensé ; il cherche à déterminer où l’argent public doit aller ensuite et pour quels résultats.

Une administration en pleine réorganisation

Les travaux doivent enfin intégrer les évolutions institutionnelles du ministère. Les participants découvriront notamment le nouveau décret qui définit les attributions, l’organisation et le fonctionnement du ministère, ainsi que les nouvelles structures créées. Cette séquence est loin d’être secondaire.

Une nouvelle organisation administrative entraîne nécessairement de nouvelles responsabilités, de nouveaux circuits de décision et, potentiellement, de nouvelles exigences en matière de ressources. Les échanges sur la gestion en mode programme et les différents points d’exécution devront ainsi permettre d’articuler l’organisation administrative avec les objectifs opérationnels.

Ministère intérieur Bénin
© Ministère intérieur Bénin
Le second semestre comme obligation de résultat

Au terme de cette revue, l’enjeu sera moins de produire un nouveau rapport que d’en tirer des décisions. Le premier semestre aura servi de révélateur. Les chiffres financiers, l’état des marchés, les indicateurs de performance et les difficultés rencontrées permettront de dresser une photographie de l’exécution du PTA 2026.

Mais le véritable verdict se jouera dans les mois suivants. En effet, une revue à mi‑parcours n’a de valeur que si elle modifie la manière d’agir. Pour le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, les six prochains mois devront donc permettre de transformer les constats en corrections, les corrections en actions et les actions en résultats.

Le rendez‑vous de Cotonou ne constitue ainsi pas une parenthèse dans l’exercice budgétaire 2026. Il en est plutôt le point de bascule : six mois pour mesurer, six mois pour corriger, et une fin d’année pour démontrer que la dépense publique peut effectivement se traduire en performance.

FÉBÉBOXE : la gouvernance, premier combat de la mandature 2026-2030

À la Fédération béninoise de boxe, le changement de mandat ne s’est pas limité à une remise de dossiers. En prenant officiellement leurs fonctions, lundi 3 août 2026, Pierre Léonard Hinvi et son équipe ont posé un premier acte qui en dit long sur les priorités des quatre prochaines années : signer un Code de conduite et faire de l’intégrité, de la transparence et de la responsabilité les règles du jeu.

Le décor était celui d’une cérémonie administrative. Le message, lui, dépassait largement une simple passation de charges. À la Fédération béninoise de boxe (FÉBÉBOXE), le nouveau Comité exécutif 2026-2030 a officiellement pris les commandes avec une promesse qui pourrait peser davantage que les discours : encadrer l’exercice du pouvoir pour mieux construire l’avenir de la discipline.

Quelques jours après la réélection de Pierre Léonard Hinvi, la cérémonie organisée au siège de la fédération a donc marqué le véritable point de départ de cette nouvelle mandature. Et, cette fois, le premier adversaire à affronter n’était pas sur un ring.

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Le Code de conduite comme premier acte fort de la nouvelle mandature

Le moment le plus significatif de la cérémonie s’est joué loin des cordes et des gants. L’ensemble des nouveaux dirigeants a apposé sa signature au bas du Code de conduite des membres du Comité exécutif. Un geste protocolaire en apparence, mais qui fixe surtout une ligne de conduite pour les quatre années à venir.

Intégrité, transparence, loyauté, assiduité, confidentialité, respect mutuel et reddition de comptes figurent parmi les principes appelés à encadrer l’action des responsables. Le document s’intéresse également à une question particulièrement sensible dans la gestion des organisations : la prévention des conflits d’intérêts. La FÉBÉBOXE veut ainsi faire de la bonne gouvernance non pas un chapitre secondaire de son mandat, mais une condition de sa crédibilité.

L’enjeu est important. Une fédération sportive ne se mesure plus uniquement au nombre de compétitions organisées ou aux médailles remportées. Sa solidité dépend aussi de la manière dont elle gère ses ressources, prend ses décisions, rend compte de son action et entretient la confiance de ses licenciés et partenaires.

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Pierre Léonard Hinvi mise sur la continuité et le plan Horizon 2032

Réélu à la présidence, Pierre Léonard Hinvi a choisi de placer cette nouvelle séquence sous le signe de la continuité. Le président a d’abord salué le travail réalisé par l’équipe précédente avant de mettre en avant plusieurs acquis enregistrés au cours des dernières années.

Parmi eux figure la mise en œuvre du Plan stratégique Horizon 2032, présenté comme l’un des cadres de développement de la discipline. À cela s’ajoutent les performances des boxeurs béninois sur les scènes nationale et internationale ainsi que les réformes engagées dans le domaine de la gouvernance.

Le nouveau mandat ne part donc pas d’une feuille blanche. Il s’agit plutôt de prolonger une trajectoire déjà engagée, tout en consolidant ses fondations. Cette volonté de continuité ne signifie toutefois pas l’absence de nouveaux défis. Pour maintenir la progression de la boxe béninoise, le président réélu a appelé chaque acteur à assumer pleinement ses responsabilités.

Une manière de rappeler que la performance sportive ne repose jamais sur un seul dirigeant.

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Continuité, cohésion et travail : La feuille de route du Comité exécutif

Le discours de la première vice-présidente, Rafiatou Sitou, a prolongé cette ligne. Pour la nouvelle équipe, la période 2026-2030 devra s’appuyer sur trois ressorts : continuité, cohésion et travail.

La formule paraît classique. Elle prend cependant une portée particulière dans une discipline où la réussite dépend de la coordination entre fédération, clubs, entraîneurs, athlètes et partenaires.

L’ambition affichée est donc de maintenir un climat d’harmonie au sein du Comité exécutif afin d’accélérer le développement de la boxe. En clair, le nouveau bureau entend éviter que les querelles internes ne viennent ralentir le travail engagé.

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Une synergie renforcée au sein de la famille des sports de combat béninois 

La présence de Narcisse Justin Soglo, président de la Fédération béninoise de kick-boxing et disciplines associées, a donné à la cérémonie une dimension plus large. Au-delà de la boxe, c’est l’ensemble des sports de combat qui apparaît concerné par cette volonté d’unité.

Le responsable s’est félicité du climat qui prévaut au sein de cette famille sportive et a appelé le nouveau Comité exécutif à privilégier le travail collectif. Ce soutien extérieur constitue un signal intéressant : la progression d’une discipline ne se construit pas en vase clos.

Les fédérations peuvent partager des expériences, mutualiser certaines approches et surtout renforcer leur capacité à défendre les intérêts des sports de combat dans leur ensemble.

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De la signature aux actes : Le véritable défi de la gouvernance fédérale 

Pour l’équipe sortante, la cérémonie a également été l’occasion de transmettre le relais. Rock Agnan, trésorier général sortant, a félicité les nouveaux responsables et leur a souhaité du succès dans leur mission.

Ce passage de témoin donne à la nouvelle équipe une responsabilité supplémentaire : préserver ce qui fonctionne, corriger ce qui doit l’être et donner une nouvelle impulsion lorsque cela devient nécessaire. C’est toute la difficulté d’une réélection : la confiance renouvelée impose des résultats renouvelés.

Le vrai combat commence maintenant

Plus qu’une simple formalité, la cérémonie du 3 août marque le véritable coup d’envoi de la mandature 2026-2030. En pariant sur un Code de conduite rigoureux, la FÉBÉBOXE verrouille sa gouvernance. En s’appuyant sur le Plan stratégique Horizon 2032 et les récents succès de ses athlètes, l’instance fédérale dispose désormais d’une feuille de route claire et d’un socle sportif solide pour transformer l’essai.

Reste désormais le plus difficile : transformer les engagements en pratiques et les plans en résultats. Car la crédibilité d’un code de conduite ne se mesure pas au nombre de signatures apposées au bas d’un document. Elle se mesure à la manière dont les dirigeants agiront lorsqu’il faudra arbitrer, rendre compte, gérer les intérêts divergents ou prendre des décisions difficiles.

Sur le ring, un combat se gagne round après round. À la FÉBÉBOXE, la nouvelle mandature devra appliquer la même discipline : faire de chaque année un pas supplémentaire vers une boxe béninoise plus performante, mieux structurée et surtout mieux gouvernée.