CEDEAO : le Bénin renforce son influence avec la nomination de Désiré Henri Aïhou

Le Bénin poursuit son ascension au sein des institutions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En effet, avec la nomination du magistrat Désiré Henri Aïhou comme juge à la Cour de justice de l’organisation pour le mandat 2026-2030, le pays renforce son empreinte dans l’un des organes les plus stratégiques de l’intégration régionale.

Plus précisément, cette désignation, entérinée le 19 juillet 2026 lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO à Lungi, en Sierra Leone, s’inscrit dans une série de nominations destinées à renouveler les principales institutions communautaires.

Une présence béninoise qui se renforce dans les instances régionales

Dans cette dynamique, l’arrivée de Désiré Henri Aïhou à la Cour de justice intervient dans un contexte marqué par une visibilité accrue du Bénin au sein de la CEDEAO. D’ailleurs, quelques jours auparavant, l’ancien ministre béninois Nassirou Bako-Arifari avait déjà été désigné commissaire chargé du Développement humain et des Affaires sociales. Ainsi, ces nominations successives traduisent la place grandissante qu’occupe le Bénin dans les mécanismes décisionnels de l’organisation régionale, alors que celle-ci traverse une période de profondes mutations sur les plans politique, sécuritaire et institutionnel.

Une cour au cœur de l’État de droit communautaire

Par ailleurs, en rejoignant la Cour de justice de la CEDEAO, Désiré Henri Aïhou intègre une institution essentielle au fonctionnement de l’espace communautaire. Chargée de garantir le respect et l’interprétation du droit de la CEDEAO, la juridiction arbitre notamment les différends opposant les États membres, les institutions régionales et, dans certains cas, les citoyens.

De plus, au fil des années, elle s’est imposée comme une référence en Afrique de l’Ouest, notamment grâce à sa jurisprudence en matière de protection des droits humains et de respect des engagements communautaires. C’est dans ce cadre qu’aux côtés d’Awa Bah (Gambie), de Charlyne Brumskine (Liberia), d’Henrietta Uzoamaka Didigu (Nigeria) et du Dr Yaouza Ouro-Sama (Togo), Désiré Henri Aïhou participera aux travaux de cette juridiction pour les quatre prochaines années.

Un signal politique dans un contexte régional sensible

En définitive, la nomination d’un magistrat béninois à la Cour de justice démontre la volonté du pays de maintenir une présence active dans les institutions de la CEDEAO, et ce, alors que l’organisation affronte des défis majeurs : consolidation de l’intégration régionale, gestion des crises politiques et sécuritaires, et renforcement de l’État de droit.

Par conséquent, en multipliant les responsabilités au sein des organes communautaires, Cotonou confirme son ambition de peser davantage dans les orientations de la gouvernance ouest-africaine, aussi bien sur le plan politique que judiciaire.

Bénin : Za-Kpota renforce sa communication institutionnelle avec l’appui de la HAAC

À peine installé à la tête de la commune de Za-Kpota, le maire Marc Ahossouboco affiche une priorité claire : faire de la communication publique un levier de gouvernance locale. C’est dans cette logique qu’il a rencontré, ce mardi 21 juillet 2026, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko, ouvrant ainsi une série de consultations avec les présidents des institutions de la République.

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La communication au cœur des priorités municipales

L’entretien, tenu au siège de l’institution de régulation, a porté sur les défis liés à la communication institutionnelle des collectivités territoriales, dans un contexte où les administrations locales sont de plus en plus appelées à renforcer leur proximité avec les citoyens.

Au cœur des discussions figurent l’amélioration de l’accès à une information fiable, le développement d’un écosystème médiatique local plus dynamique et les outils permettant à la municipalité de mieux informer les populations sur son action publique. Pour le maire de Za-Kpota, ces échanges visent à doter sa commune de mécanismes de communication plus efficaces, capables d’accompagner les ambitions de développement local.

Une gouvernance fondée sur la transparence et la proximité

En sollicitant les orientations du président de la HAAC, Marc Ahossouboco entend ainsi inscrire son mandat dans une démarche où la transparence, la redevabilité et le dialogue avec les administrés occupent une place centrale. Une approche qui traduit la volonté des nouvelles équipes communales de professionnaliser leur communication institutionnelle.

À l’issue de l’audience, le maire s’est félicité de la qualité des échanges, saluant les conseils reçus pour renforcer la gestion de la communication et du secteur audiovisuel au niveau communal. Il a indiqué repartir avec des pistes concrètes pour améliorer les relations entre l’administration municipale et les populations.

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La HAAC, un partenaire des collectivités territoriales

En somme,  l’audience met en lumière le rôle croissant de la HAAC comme partenaire des collectivités territoriales dans la promotion d’une communication publique responsable. À l’heure où les citoyens réclament davantage de transparence et d’informations de proximité, le dialogue entre l’autorité de régulation et les communes apparaît comme un enjeu stratégique pour renforcer la gouvernance locale et la confiance des populations envers les institutions.

Bénin : la FAO renforce le système national de transparence climatique avec de nouveaux équipements

Face à l’urgence climatique, la qualité des données devient un enjeu stratégique. Au Bénin, la FAO a remis un important lot d’équipements informatiques et techniques aux institutions engagées dans le système national de transparence climatique. Cette dotation vise à renforcer la capacité du pays à produire des données fiables pour orienter les politiques publiques et répondre aux exigences internationales en matière de lutte contre le changement climatique.

Le Bénin franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son dispositif de gouvernance climatique. Ce lundi 20 juillet 2026, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a officiellement remis un important ensemble d’équipements aux structures nationales impliquées dans la mise en œuvre du Cadre de transparence renforcé (CBIT).

Par ailleurs, cette initiative traduit une volonté de consolider les capacités techniques des administrations béninoises chargées de produire, centraliser et analyser les informations relatives au climat.

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Des données fiables pour mieux anticiper les défis climatiques

Dans un contexte marqué par la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, la disponibilité de données précises constitue un levier essentiel pour élaborer des politiques publiques efficaces.

Les équipements remis permettront d’améliorer l’ensemble de la chaîne de gestion de l’information climatique, depuis la collecte des données sur le terrain jusqu’à leur traitement, leur stockage sécurisé et leur diffusion auprès des décideurs.

L’objectif est de renforcer la qualité des rapports nationaux sur le climat tout en facilitant le suivi des engagements internationaux du Bénin dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

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Un appui technologique d’envergure

La dotation comprend 59 ordinateurs portables, un ordinateur de bureau, cinq tablettes numériques, huit vidéoprojecteurs, un tableau interactif, cinq appareils GPS, deux scanners, quatre imprimantes multifonctions, quatre onduleurs, neuf disques durs externes ainsi que plusieurs accessoires techniques destinés à améliorer les conditions de travail des équipes.

Ce matériel sera réparti entre les différentes structures intervenant dans le système national de transparence climatique afin d’accroître leurs performances techniques et opérationnelles.

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Un partenariat au service de la résilience

À travers cette remise d’équipements, la FAO réaffirme son accompagnement des autorités béninoises dans la mise en œuvre de politiques climatiques fondées sur des données scientifiques fiables.

L’amélioration des capacités nationales de suivi et d’évaluation constitue en effet un élément central pour mieux planifier les actions d’adaptation, mesurer les progrès réalisés et mobiliser les financements internationaux dédiés au climat.

Dans un environnement où les effets du changement climatique affectent de plus en plus les secteurs de l’agriculture, des ressources en eau et de la sécurité alimentaire, le renforcement des outils de transparence apparaît comme un investissement stratégique.

En consolidant son système national d’information climatique, le Bénin se dote progressivement des moyens nécessaires pour transformer les données en véritables instruments d’aide à la décision. Une évolution qui pourrait renforcer la crédibilité du pays sur la scène internationale tout en améliorant l’efficacité des politiques publiques en faveur d’un développement durable, résilient et mieux adapté aux défis climatiques de demain.

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Rentrée 2026 au Bénin : Le plan du CNE pour transformer l’école

Avant la reprise des cours, les acteurs de l’éducation veulent éviter une rentrée de routine. Réunis à Cotonou, responsables gouvernementaux, universitaires, syndicats, partenaires techniques et représentants des parents d’élèves ont engagé une réflexion de fond sur les obstacles qui freinent encore les performances du système éducatif béninois. Au cœur des échanges : six défis jugés décisifs pour améliorer durablement la qualité de l’enseignement.

À quelques semaines de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, le Conseil national de l’Éducation (CNE) a choisi d’ouvrir le débat sur les priorités du système éducatif plutôt que de se limiter aux préparatifs administratifs. Depuis ce lundi, les principales composantes du secteur se retrouvent à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou pour un séminaire de deux jours consacré à la préparation de la prochaine année académique.

Autour de la table siègent des représentants de la Présidence de la République, du Conseil national de l’Éducation, des quatre ministères en charge de l’enseignement, des universités, des organisations syndicales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des associations de parents d’élèves. Ensemble, ils doivent définir les orientations qui permettront d’améliorer les performances des établissements scolaires et universitaires.

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Six priorités pour transformer l’école béninoise

Dès l’ouverture des travaux, le président du Comité technique d’organisation, Issaka Youssao Abdou Karim, a dressé un état des lieux sans détour. Selon lui, six défis majeurs concentrent les principaux enjeux auxquels l’école béninoise devra répondre au cours de la prochaine rentrée. Le premier concerne la pertinence des curricula et des méthodes pédagogiques, avec la nécessité d’adapter les contenus de formation aux évolutions de la société et aux besoins du marché du travail.

Le deuxième défi porte sur la qualité et la disponibilité des enseignants, considérées comme des facteurs déterminants pour améliorer les apprentissages. Les participants devront également se pencher sur les infrastructures et les ressources éducatives, dont l’insuffisance continue de peser sur les conditions d’enseignement dans plusieurs établissements.

À ces préoccupations s’ajoutent l’équité et l’inclusion, afin de garantir un accès plus équilibré à l’éducation, le financement et la gouvernance du secteur, ainsi que l’employabilité des diplômés et l’adéquation entre les formations et les besoins de l’économie. Pour Issaka Youssao Abdou Karim, relever ces défis suppose une mobilisation de l’ensemble des acteurs afin de bâtir une école plus performante et davantage tournée vers les attentes de la société.

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Consolider les réformes engagées depuis 2021

Chef de file des ministres en charge de l’éducation, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Natta, a inscrit les travaux dans la continuité des réformes engagées ces dernières années.

Il a rappelé les efforts consentis depuis 2021, notamment à travers le recrutement de nombreux enseignants, les réformes des curricula ainsi que les investissements réalisés dans les infrastructures scolaires et universitaires. Pour le ministre, ces acquis devront désormais produire des résultats encore plus visibles sur la qualité des apprentissages.

« La qualité de l’enseignement, de l’apprentissage et de l’évaluation doit être le fil conducteur de toutes les actions », a-t-il insisté devant les participants.

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Du diagnostic aux résultats

Le président du Conseil national de l’Éducation, Pr. Noël Gbaguidi, a rappelé que cette rencontre, organisée pour la sixième année consécutive, s’est progressivement imposée comme le principal espace de concertation entre les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers, les syndicats et le secteur privé.

Pour lui, le temps est venu de dépasser les constats. Aligné sur les objectifs du Plan national de développement (PND) 2026-2035, le séminaire devra également intégrer les enjeux liés à l’intelligence artificielle et aux nouvelles technologies dans le système éducatif.

Le président du CNE a invité les participants à produire des recommandations concrètes, applicables et mesurables, estimant que la réussite des réformes dépend désormais de leur capacité à générer un impact réel sur le terrain.

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Une feuille de route attendue avant la rentrée

Les travaux doivent s’achever le mardi 21 juillet 2026 par l’adoption d’une série de recommandations destinées à améliorer l’organisation de la rentrée scolaire et universitaire. Ces propositions seront ensuite transmises au président de la République afin d’alimenter les décisions gouvernementales relatives au secteur.

En somme, ce séminaire marque la détermination des autorités à inscrire la concertation au cœur du pilotage des politiques éducatives. Dans un contexte où la demande de qualité de l’enseignement et d’insertion professionnelle se fait pressante, les conclusions de cette rencontre pourraient tracer les lignes directrices des prochaines réformes du système éducatif béninois. 

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Bénin : Violent incendie maîtrisé à Glazoué par l’ABPC

Un grave incendie, alimenté par des stocks d’essence frelatée, a ravagé le quartier Zongo, dans la commune de Glazoué, ce lundi 20 juillet 2026 au matin. L’intervention rapide des riverains, conjuguée à l’action stratégique des sapeurs-pompiers de l’Agence béninoise de Protection Civile (ABPC), a permis de dompter les flammes et de préserver les habitations environnantes.

Le feu a pris naissance peu avant 8 heures, ce lundi, au cœur du quartier Zongo, embrasant instantanément plusieurs bidons de carburant de contrebande. Sous l’effet de la chaleur, les flammes ont gagné les installations électriques, des ateliers d’artisans, une boutique de vêtements ainsi que des maisons résidentielles. Face au danger et avant l’arrivée des secours officiels, les habitants ont mobilisé les moyens disponibles pour contenir le brasier. Cette solidarité citoyenne a grandement freiné la progression du feu, limitant ainsi les premiers dégâts.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile

Une intervention à haut risque pour les secouristes

Avertie du sinistre, l’antenne départementale des Collines de l’ABPC, basée à Dassa-Zoumè et placée sous la direction du Capitaine Habib John Hounmavo, a immédiatement dépêché ses équipes sur les lieux. À leur arrivée, les secouristes ont fait face à une situation hautement périlleuse, rythmée par des explosions successives de bidons d’essence sous la pression du brasier.

Le professionnalisme et la parfaite maîtrise technique des agents ont permis de circonscrire définitivement le sinistre. Les pompiers ont ainsi préservé les commerces voisins et sécurisé la zone.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile

Modernisation des secours face aux risques du quotidien

Cette opération réussie illustre l’engagement de l’agence nationale à sécuriser les citoyens et leurs biens sur l’ensemble du territoire béninois. Par ailleurs, pour optimiser ces interventions cruciales, le Directeur général de l’ABPC, Abdel Aziz Bio Djibril, pilote actuellement un vaste plan de renforcement des capacités opérationnelles. L’institution déploiera progressivement de nouveaux véhicules-citernes d’incendie dans plusieurs localités au cours des prochains mois, une mesure concrète destinée à réduire les délais de route lors des urgences.

À la suite de ce drame évité, l’Agence béninoise de Protection Civile rappelle fermement aux populations les dangers majeurs liés au stockage et à la manipulation du carburant illicite. Enfin, les autorités invitent les citoyens à la plus grande vigilance et conseillent d’alerter immédiatement les secours dès la détection d’un sinistre.

Un festival de buts en finale : Conor McGregor a placé un pari de 100 000 USD sur la finale du Tournoi planétaire

Le roi de l’UFC et ambassadeur de la marque mondiale de paris 1xBet, Conor McGregor, a placé un pari de 100 000 USD sur le match de foot le plus attendu de l’année.

Dans quelques heures seulement, au MetLife Stadium à East Rutherford, se jouera la finale du Tournoi planétaire, où l’Argentine, championne en titre, tentera de défendre son trophée face à l’Espagne, la meilleure équipe d’Europe.

Le monde entier aura les yeux rivés sur ce match, et Conor McGregor a mis le feu aux poudres en pariant de 100 000 USD sur une victoire de l’Argentine 3-2. Le combattant irlandais est devenu le premier champion simultané de deux catégories de poids dans l’histoire de l’UFC — il sait donc ce que c’est que de viser grand. Si son pari se réalise, sa cote de 36 transformera ses 100 000 USD en 3 600 000 USD !

Les « Albicelestes » sont prêts à se battre pour leur pays et croient au génie de Lionel Messi, devenu à plusieurs reprises l’artisan de remontées incroyables pour sa sélection tout au long du tournoi américain. À 39 ans, il figure parmi les meilleurs buteurs de la compétition et a toutes ses chances de décrocher son 9ᵉ Ballon d’Or.

Miser sur un festival de buts dans un match où la moindre erreur coûte cher, c’est un pronostic osé. Mais l’Espagne et l’Argentine ont déjà prouvé tout au long du tournoi qu’elles sortent du lot. La Roja a roulé sur ses adversaires, n’encaissant qu’un seul but sur tout le championnat, tandis que les intraitables Argentins se sont imposés comme les rois des dernières minutes, renversant plusieurs fois des matchs qui semblaient perdus. Ces deux grandes équipes s’affrontent maintenant en finale pour le titre de champion du monde.

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Parakou : le nouveau préfet du Borgou reçu au palais royal

À peine installé dans ses fonctions, le préfet du Borgou, Abdoul Chakour Assouma Naro, est allé à la rencontre des gardiens de la tradition. Reçu au palais royal de Sa Majesté Akpaki Gobi Yinsè, il a échangé avec le souverain sur plusieurs défis qui touchent le département, notamment les conflits de chefferie et les litiges fonciers. Une démarche qui traduit la volonté des autorités administratives de renforcer leur coopération avec les pouvoirs traditionnels.

Le dialogue entre l’administration territoriale et les autorités coutumières s’est invité au cœur de l’actualité du Borgou. Ce vendredi 17 juillet 2026, le préfet Abdoul Chakour Assouma Naro, accompagné du directeur départemental de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Bagoudou Mamadou Garou N’Douro, s’est rendu au palais royal de Sa Majesté Akpaki Gobi Yinsè pour une visite de courtoisie marquant ses premiers contacts officiels avec le souverain depuis sa prise de fonction.

Au-delà du caractère protocolaire de la rencontre, cette visite s’inscrit dans une volonté d’établir un dialogue permanent entre l’État et les autorités traditionnelles, dont le rôle demeure essentiel dans la préservation de la stabilité sociale au sein des communautés.

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Doubles intronisations et conflits fonciers : les vérités du souverain

Sous les voûtes solennelles du palais de Parakou, le préfet a d’abord sollicité les bénédictions et les précieux conseils du roi afin d’accomplir sa mission départementale dans un climat de paix et de concertation.

Le souverain a profité de cette audience pour attirer l’attention de son hôte sur plusieurs préoccupations qui continuent d’alimenter les tensions dans certaines localités du département. Parmi les sujets évoqués figurent les cas de double intronisation de chefs traditionnels, source de rivalités au sein des communautés, ainsi que les conflits liés au bornage des terres, dont les répercussions affectent régulièrement la cohésion sociale.

Ces questions, qui mêlent enjeux coutumiers, fonciers et administratifs, constituent des défis majeurs pour les autorités locales.

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L’État et la tradition : l’alliance nécessaire

En réponse aux préoccupations exprimées, Abdoul Chakour Assouma Naro a assuré avoir pris bonne note des doléances formulées par le souverain. Il a réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités traditionnelles afin de favoriser le règlement des différends et de consolider la paix dans le département.

Pour le représentant de l’État, cette coopération apparaît comme un levier essentiel pour renforcer la cohésion sociale, prévenir les conflits et accompagner les actions de développement engagées dans le Borgou.

À travers cette première visite officielle au palais royal, le préfet envoie ainsi un signal fort de concertation, convaincu que le dialogue entre les institutions républicaines et les autorités coutumières demeure un facteur déterminant pour relever les défis de gouvernance et de développement dans le département.

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Gratuité des urgences, scolarité des filles : Le gouvernement s’explique à Cotonou

Face aux interrogations des populations sur les réformes en cours, le gouvernement béninois a choisi d’aller au contact des citoyens. À Cotonou, une délégation du Collège des ministres conseillers a présenté plusieurs mesures sociales phares, de la santé à l’éducation, en passant par l’agriculture et le soutien aux commerçants. Une démarche qui s’inscrit dans une stratégie assumée de pédagogie autour des politiques publiques.

Jeudi 16 juillet 2026, cette vaste campagne d’explication a fait étape dans le département du Littoral. La salle de conférence de la mairie de Cotonou a ainsi accueilli une rencontre d’envergure entre la délégation gouvernementale, actuellement en tournée nationale de sensibilisation, et les acteurs locaux.

Devant une salle comble — composée d’élus, de chefs de quartiers et de représentants de la société civile —, les émissaires de l’exécutif ont joué la carte de la proximité. L’exercice a rapidement pris des allures de grand oral, la délégation s’efforçant de lever les doutes, d’expliquer les récentes décisions sociales et d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations directes de l’assistance.

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Santé : la prise en charge des urgences au cœur des priorités

Lors des échanges, les représentants du gouvernement ont particulièrement insisté sur les mesures destinées à améliorer l’accès aux soins.

Ils ont rappelé qu’une enveloppe d’un milliard de francs CFA a été mobilisée pour constituer des stocks d’intrants dans les hôpitaux publics. Cette dotation accompagne une réforme majeure : la prise en charge immédiate des urgences vitales dans les établissements publics de santé ainsi que dans les hôpitaux confessionnels partenaires, sans que les hôpitaux n’exigent de paiement préalable des patients.

Autre décision mise en avant, l’interdiction de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation du pesticide Sniper, une mesure présentée comme une réponse aux préoccupations liées à la protection de la santé publique.

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Des mesures sociales ciblées pour les ménages

L’éducation a également occupé une place importante dans les discussions. Les participants ont été informés de la suppression, dès la rentrée scolaire 2026-2027, des contributions scolaires pour les filles inscrites au second cycle de l’enseignement secondaire, de la classe de Seconde à la Terminale.

Selon les autorités, cette mesure vise à lever les obstacles financiers susceptibles de freiner la poursuite de la scolarisation des jeunes filles et à renforcer leur maintien dans le système éducatif.

Sur le plan économique, les échanges ont porté sur les dispositions prises en faveur des commerçants installés dans les nouveaux marchés modernes. Le gouvernement entend alléger certaines charges afin de soutenir leurs activités et de contribuer à l’amélioration du pouvoir d’achat.

Dans le secteur agricole, les représentants de l’État ont également annoncé l’octroi de primes exceptionnelles aux producteurs de coton, de cajou, de soja et de riz. Cette initiative s’inscrit dans une politique d’encouragement de la production nationale et de valorisation des performances agricoles.

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Un exercice de dialogue direct avec les populations

Par ailleurs, cette étape de la tournée a donné lieu à un échange nourri entre les membres de la délégation gouvernementale et les participants.

Questions sur les modalités d’application des mesures, attentes des citoyens et préoccupations locales ont alimenté les débats, les représentants de l’État apportant des explications sur les différents dispositifs annoncés.

Cette approche, fondée sur le dialogue direct, traduit la volonté des autorités de renforcer la compréhension des politiques publiques et de favoriser une meilleure appropriation des réformes par les populations.

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Le préfet du Littoral réaffirme l’engagement de l’administration locale

Présent à la rencontre, le préfet du Littoral, Gilbert Déou Malè, a salué cette initiative de proximité. Il a réaffirmé la disponibilité de la préfecture à accompagner les actions engagées par le gouvernement et à servir d’interface entre l’administration et les citoyens.

À travers cette tournée nationale, l’exécutif entend installer un dialogue permanent avec les populations, convaincu que l’efficacité des réformes dépend aussi de leur compréhension et de leur appropriation par les bénéficiaires. Une stratégie qui fait désormais de la pédagogie de l’action publique un levier central de la gouvernance.

Bénin : Arrestation d’un escroc aux faux billets et faux visas à Porto-Novo

Des promesses de profits rapides grâce à la revente de billets neufs, des offres de facilitation de voyages à l’étranger et des millions de francs CFA envolés. À Porto-Novo, la justice a placé un homme en détention provisoire, juste après que la Police républicaine l’a interpellé pour de nombreuses escroqueries présumées.

Le commissariat de l’arrondissement de Honvié, dans la commune d’Adjarra, a présenté, le jeudi 16 juillet 2026, le suspect au procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. À l’issue de cette comparution, le magistrat a décerné trois mandats de dépôt à l’encontre du mis en cause pour des faits d’escroquerie et de faux en écriture privée.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les policiers soupçonnent cet homme, qu’ils identifient sous les initiales Z.D.I., d’avoir développé un système d’arnaque bien rodé. Son objectif : soutirer d’importantes sommes d’argent à ses victimes en s’appuyant sur plusieurs stratagèmes.

Le leurre des billets neufs pour les cérémonies

Les investigations menées par les enquêteurs ont permis de reconstituer un mode opératoire bien rodé. Le suspect faisait croire à ses interlocuteurs qu’il pouvait obtenir auprès des banques des billets de banque neufs pour que les clients les revendent ensuite aux personnes désireuses de les distribuer lors des cérémonies festives, notamment pour le « travaillement » ou « Agor ».

En promettant des marges bénéficiaires attractives sur ces opérations, il convainquait ses victimes d’investir des sommes importantes dans ce qu’elles pensaient être une activité lucrative. D’après les enquêteurs, cette première manœuvre lui aurait permis de récupérer près d’une dizaine de millions de francs CFA.

De fausses promesses de départ pour le Canada

Le mis en cause est également soupçonné d’avoir utilisé un second procédé frauduleux lié aux projets de migration vers le Canada. À plusieurs personnes désireuses de voyager, il aurait affirmé pouvoir effectuer des opérations destinées à « mouvementer » leurs comptes bancaires afin de satisfaire aux exigences financières de certaines procédures administratives. Pour ces prétendues démarches, il aurait perçu environ douze millions de francs CFA, sans qu’aucune procédure de voyage n’aboutisse.

Une enquête déclenchée par les plaintes des victimes

C’est la multiplication des plaintes déposées auprès de la Police républicaine qui a conduit à l’ouverture d’une enquête. Les investigations ont permis aux agents du commissariat de Honvié d’interpeller le suspect la semaine dernière avant de procéder à son audition.

Lors de l’enquête, les policiers indiquent avoir recueilli des éléments laissant présumer son implication dans plusieurs faits d’escroquerie et de faux en écriture privée.

Le suspect en détention en attendant son procès

À l’issue de sa présentation au parquet de Porto-Novo, le procureur a délivré trois mandats de dépôt contre le suspect et la justice l’a placé en détention provisoire depuis le 16 juillet 2026. Il devra désormais répondre devant les magistrats des actes que la justice lui reproche.

Cette affaire rappelle la vigilance que les citoyens doivent observer face aux offres promettant des gains rapides ou des facilités de voyage en échange de versements importants. Les autorités invitent les populations à vérifier systématiquement la crédibilité des propositions qu’on leur fait et à signaler aux services compétents toute situation suspecte afin de prévenir de nouvelles victimes.

Cybercriminalité au Bénin : Le mirage mystique des « gaymen »

Un assaut spectaculaire de la police dans le quartier Dogoudo a levé le voile sur l’arsenal particulièrement insolite de trois cybercriminels présumés, âgés de 21 à 27 ans. Entre téléphones de dernière génération et accessoires ésotériques, plongée dans les coulisses d’un coup de filet qui bouscule les codes de la cybercriminalité locale.

Mardi 14 juillet 2026, à 18 heures, le calme du quartier Dogoudo, à Allada, est soudainement rompu. Sur la base de renseignements d’une précision chirurgicale, une unité de police se déploie devant une concession. À l’intérieur se cachent trois jeunes hommes activement recherchés.

Toutefois, sentant le piège se refermer, les occupants refusent d’ouvrir le portail. C’est le début d’un court face-à-face. Mais les forces de l’ordre ne comptent pas repartir les mains vides. Dans un geste digne d’un film d’action, les policiers escaladent le mur d’enceinte, pénètrent dans la cour et forcent l’accès à la chambre où s’étaient retranchés les suspects.

Ainsi vient de se refermer le piège sur un électricien en bâtiment de 27 ans et ses deux complices, âgés de 21 et 23 ans. Cependant, le plus surprenant restait à découvrir.

L’attirail du crime : quand le virtuel s’allie au mystique

En fouillant la pièce de fond en comble, les enquêteurs s’attendaient à trouver des ordinateurs et des téléphones. Au contraire, ils ont découvert une véritable caverne d’Ali Baba, où la technologie la plus moderne côtoie le folklore ésotérique le plus sombre.

Catégorie Objets saisis par la police
Technologie et réseau 7 téléphones Android, 1 téléphone à touches, 24 cartes SIM, 31 plaquettes de réseaux mobiles
Finance et identités Faux billets de 10 000 FCFA, 7 liasses de faux billets de 100 dollars américains, 1 carte bancaire Ecobank, 4 cartes d’identification personnelle (CIP)
Attirail ésotérique 2 « cartes Illuminati », 4 polos de la loge franc-maçonne, 4 casquettes « Fraternité Bénin 666 », 1 bible maçonnique, 1 soutane noire et ses accessoires

Le saviez-vous ? Dans l’univers des « gaymen » (cybercriminels béninois), le recours à des rituels ésotériques, souvent qualifié de « cyber-maraboutage », est fréquemment évoqué. Les auteurs de ces escroqueries cherchent ainsi à s’attirer une protection mystique, à envoûter leurs victimes à distance ou à se donner une image de puissance.

Des aveux sur place et le spectre de la CRIET

Confrontés à l’évidence face à ce trésor de guerre pour le moins suspect, les trois jeunes gens n’ont pas tenté de nier les faits. Face aux policiers, ils ont rapidement reconnu les faits de cybercriminalité et d’escroquerie qui leur sont reprochés.

Pour ces trois apprentis sorciers du Web, la récréation est définitivement terminée. Transférés dans les locaux de la Direction centrale de la lutte contre la délinquance (DCLD), ils attendent désormais leur face-à-face avec le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Par ailleurs, dans les prochains jours, cette juridiction spécialisée devra déterminer l’ampleur de leur réseau et l’usage exact qu’ils comptaient faire de leurs faux billets ainsi que de leur panoplie occulte.

Du clavier au sanctuaire : le mirage brisé du gain facile

En fait, cette affaire dépasse le cadre du banal fait divers. Elle jette une lumière crue sur une transition sociologique douloureuse au sein d’une partie de la jeunesse béninoise. Jadis perçue à tort comme un raccourci doré vers l’ascension sociale, la cybercriminalité a perdu ses faux airs de conte de fées pour révéler son vrai visage : celui d’une tragique impasse.

Pour forcer un destin qui leur échappe, ces cybercriminels ne se contentent plus de manipuler les algorithmes et les réseaux sociaux. Ils s’enfoncent désormais dans une surenchère mystique, un pacte occulte qui détruit leur vie bien avant l’intervention de la police.

  • Le piège de la double aliénation : en s’adonnant à ces rituels, ces jeunes aliènent leur esprit et hypothèquent leur avenir sur le long terme. Une prison mentale qui les poursuit jusque derrière les barreaux des pénitenciers.

  • Le grand paradoxe de l’ère moderne : C’est toute la contradiction du phénomène « gayman ». Bien que la fraude soit résolument digitale, ses fondations s’enracinent dans des dérives mystiques archaïques, conçues pour exploiter la crédulité et la détresse humaine.

En fin de compte, l’arsenal saisi à Allada prouve que la traque menée par la CRIET et la Police républicaine n’est pas qu’un défi technologique ou judiciaire. C’est un combat de société pour sauver une génération face à ses propres démons.