Bénin-Éthiopie : Rencontre Amori Brunet – Gedion Timothewos à l’UA

En marge du sommet ministériel de l’UA, la cheffe de la diplomatie béninoise Corinne Amori Brunet a rencontré son homologue éthiopien Gedion Timothewos. Au menu : relance des accords bilatéraux et intérêt affiché de Cotonou pour le savoir-faire éthiopien en matière d’IA.

À Addis-Abeba, la diplomatie africaine s’active en coulisses. Alors que la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine réunit pendant deux jours les chefs de la diplomatie du continent, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a multiplié les tête-à-tête bilatéraux. Parmi eux, un échange particulièrement suivi : celui avec la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, dont la nomination en mai dernier par le président Romuald Wadagni avait marqué les débuts diplomatiques d’une ancienne ambassadrice du Bénin en France.

DR
© DR

Cotonou et Addis-Abeba, une relation à réactiver

Les discussions entre les deux ministres ont porté sur des moyens concrets de consolider les relations bilatérales et d’élargir la coopération à de nouveaux secteurs d’intérêt commun. Loin des formules protocolaires, l’échange a surtout été l’occasion de faire le point sur les mécanismes de mise en œuvre des accords déjà signés entre les deux pays — une manière, pour les deux diplomaties, de transformer des engagements parfois restés lettre morte en actions tangibles.

La ministre Amori Brunet a exprimé l’intérêt du Bénin à s’inspirer de l’expérience éthiopienne en matière d’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle, nouveau terrain de coopération

C’est sans doute le point le plus significatif de cette rencontre : le Bénin a formellement manifesté son souhait de tirer des enseignements du parcours éthiopien dans le domaine de l’intelligence artificielle. Addis-Abeba s’est en effet imposée ces dernières années comme un pôle technologique montant sur le continent, porté par des investissements publics dans la formation, la recherche et les infrastructures numériques. Pour Cotonou, engagé dans sa propre stratégie de transformation numérique, ce rapprochement pourrait ouvrir la voie à des partenariats techniques, des programmes de formation croisés ou des échanges d’expertise entre administrations.

Le contexte : pourquoi l’UA se réunit à Addis-Abeba

Le Conseil exécutif de l’Union africaine, qui rassemble les ministres des Affaires étrangères des États membres, prépare les décisions qui seront soumises au prochain sommet des chefs d’État. Cette session sert traditionnellement de cadre informel à de nombreuses rencontres bilatérales, les délégations profitant de leur présence commune à Addis-Abeba pour avancer sur des dossiers restés en suspens.

DR
© DR

Un ballet diplomatique élargi : le Zimbabwe aussi à l’agenda

Le chef de la diplomatie éthiopienne n’en est pas resté là. Il s’est également entretenu avec le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères et du Commerce international, Amon Murwira. Les deux hommes ont réaffirmé la solidité de relations bilatérales anciennes, soulignant des positions communes sur les grands dossiers de l’Union africaine, le panafricanisme et plusieurs questions internationales. Ils ont également convenu de réunir prochainement une commission ministérielle mixte, chargée de donner corps aux accords de coopération conclus par le passé entre Addis-Abeba et Harare, dans des secteurs variés.

Ces deux rencontres, bien que de nature distincte, dessinent une même dynamique : celle d’une diplomatie éthiopienne qui multiplie les partenariats bilatéraux en marge des grands rendez-vous continentaux, pendant que des pays comme le Bénin cherchent activement à diversifier leurs alliances techniques et technologiques sur le continent.

Pèrèrè : 4 jeunes filles blessées par balle, la police recherche le tireur

La quiétude dominicale a été brutalement interrompue à Tissèrou, une localité de la commune de Pèrèrè, dans le département du Borgou. En début de soirée du 26 juillet 2026, des coups de feu attribués à des chasseurs traditionnels ont semé la panique au sein de la population. L’incident a fait quatre blessées, toutes des jeunes filles, tandis que les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Une soirée qui prend une tournure tragique

Selon les premiers éléments recueillis, les premières détonations ont retenti aux alentours de 20 h 30. Des tirs, qu’auraient effectués des chasseurs traditionnels, ont rapidement inquiété les habitants. D’après plusieurs témoignages relayés localement, le responsable des chasseurs traditionnels de la localité serait intervenu afin de faire cesser les coups de feu. Son intervention n’aurait toutefois pas suffi à ramener le calme, les tirs ayant continué malgré ses appels.

Quatre jeunes filles atteintes

La situation a pris une tournure dramatique lorsqu’une nouvelle salve a touché quatre adolescentes. Selon les informations diffusées par la radio locale Su Tii Dera, les victimes ont été blessées par des projectiles, principalement aux membres inférieurs et à l’abdomen. Les circonstances dans lesquelles ces jeunes filles ont été atteintes restent encore à établir avec précision. Les autorités locales n’ont pas officiellement communiqué leur état de santé.

La police intervient, un suspect en fuite.

Alertés peu après les faits, les éléments de la Police républicaine se sont rendus sur les lieux pour effectuer les premières constatations. À l’arrivée des forces de sécurité, le principal suspect aurait pris la fuite, abandonnant son arme sur place. Les enquêteurs ont néanmoins interpellé plusieurs personnes présentes lors des faits afin de les entendre.

Une enquête pour établir les responsabilités

Après avoir prodigué les premiers soins aux quatre blessées, les secours les ont évacuées vers le centre de santé de Pèrèrè, où le personnel soignant les prend en charge. Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire et de déterminer les responsabilités. Les recherches se poursuivent également pour retrouver le principal suspect, toujours activement recherché par les forces de l’ordre.

Cet incident remet en lumière la question de l’usage des armes par certains groupes de chasseurs traditionnels et ravive les interrogations sur les dispositifs de prévention destinés à garantir la sécurité des populations lors de leurs activités.

Bénin : le directeur général de la Police républicaine durcit le ton contre le rançonnement

Sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à la radiation, poursuites pénales systématiques et appel à la vigilance citoyenne : Brice Kokou Allowanou affiche une ligne de fermeté contre la corruption sur les routes du pays.

 

Le message est sans ambiguïté. Le Directeur général de la Police républicaine du Bénin, Brice Kokou Allowanou, a annoncé une politique de tolérance zéro contre la corruption et le rançonnement pratiqués par certains agents sur les axes routiers du pays. Dans un communiqué de l’institution, le patron de la police fixe ainsi un cap clair : aucune complaisance ne sera plus admise envers les fonctionnaires qui monnaient indûment leurs fonctions au détriment des usagers de la route.

Cette prise de position s’inscrit en effet dans la continuité des réformes engagées depuis l’arrivée de Brice Kokou Allowanou à la tête de l’institution, en février 2025. Ancien chef de la Brigade économique et financière puis directeur de la Police judiciaire, le nouveau DG s’était déjà distingué par son engagement contre la criminalité financière avant sa nomination — une expérience qui infuse désormais directement sa doctrine à la tête de la Police républicaine.

“Tolérance zéro contre la corruption et le rançonnement sur les routes du Bénin.”Communiqué de la Police républicaine du Bénin

Les mesures annoncées

  • Concrètement, tout policier surpris en flagrant délit de rançonnement s’expose à des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à la radiation des rangs de l’institution, en sus de poursuites pénales devant les juridictions compétentes.
  • Pour ce faire, les autorités invitent les citoyens à dénoncer tout abus constaté, preuves à l’appui : photographies, vidéos ou témoignages directs.
  • Par ailleurs, les hautes instances de la police garantissent la confidentialité des dénonciateurs, afin de lever toute réticence à signaler les faits.

Ce qu’il faut savoir : le rançonnement routier

Le terme désigne les prélèvements illicites exigés par certains agents en poste sur les axes routiers, en marge des contrôles réglementaires. Ce phénomène, régulièrement dénoncé par les usagers et les organisations de la société civile, nuit en effet à la fois à la fluidité du transport et à la crédibilité des forces de sécurité intérieure.

Des numéros verts pour signaler les abus

Pour donner corps à cette politique, la Police républicaine met à la disposition des usagers plusieurs lignes de signalement. Les citoyens peuvent ainsi joindre directement l’institution au 117, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique au 166, ou encore la Présidence de la République via les numéros 155, 01 52 33 33 33 et 01 69 19 00 00. Ce dispositif multicanal vise à faciliter la remontée d’informations, quel que soit le canal institutionnel privilégié par le dénonciateur.

En conclusion, en affichant cette fermeté, la direction générale de la Police républicaine cherche à restaurer la confiance entre les forces de l’ordre et une population régulièrement confrontée, sur les grands axes du pays, à des pratiques qu’elle entend désormais réprimer sans exception.

Cotonou accueille une réflexion majeure pour faire des MPME le moteur de la transformation économique régionale

Cinq jours de travaux parlementaires s’ouvrent à l’hôtel Azalaï pour arrimer les micro, petites et moyennes entreprises ouest-africaines aux chaînes de valeur régionales et à la ZLECAF, entre appel à la souveraineté économique et mobilisation gouvernementale béninoise.

 

Placer l’humain et l’initiative privée au centre de la construction communautaire : c’est le message qu’a martelé, ce lundi, le Professeur Mahougnon Kakpo à l’ouverture de la réunion délocalisée de la commission mixte du Parlement de la CEDEAO. Représentant le président de l’Assemblée nationale du Bénin, le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, le deuxième vice-président du parlement béninois a ainsi posé un diagnostic sans concession sur l’état de l’écosystème entrepreneurial régional.

Qualifiant les micro, petites et moyennes entreprises de véritable colonne vertébrale des économies ouest-africaines, l’universitaire et parlementaire a notamment appelé à une transformation radicale du cadre qui les entoure. Pour lui, la souveraineté économique de l’espace communautaire dépendra en effet directement de la capacité des législateurs à lever les pesanteurs réglementaires et à offrir un environnement résolument incitatif à ces entreprises, principales pourvoyeuses d’emplois pour les jeunes et les femmes de la sous-région.

Les MPME constituent la colonne vertébrale des économies ouest-africaines.” – Pr Mahougnon Kakpo, 2ᵉ vice-président du Parlement béninois

 

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Intégration des MPME dans la ZLECAF : Le Parlement de la CEDEAO passe à l’action à Cotonou

 

Cette prise de parole a dès lors donné le ton d’un séminaire parlementaire de cinq jours consacré à un thème stratégique : renforcer le rôle des MPME comme moteurs formels des chaînes de valeur régionales de la CEDEAO. L’enjeu dépasse le simple constat économique. Il s’agit en réalité d’aménager un cadre concret permettant à ces entreprises de sortir de l’informalité et de s’insérer pleinement dans les opportunités ouvertes par la Zone de libre-échange continentale africaine. Pour le représentant du président Djogbénou, la diplomatie parlementaire ne doit plus se limiter au vote des lois, mais s’étendre à un contrôle rigoureux de l’action publique, garantissant que les réformes profitent directement aux populations.

Le contexte : pourquoi la ZLECAF change la donne

La Zone de libre-échange continentale africaine vise à créer un marché unique de biens et de services à l’échelle du continent. Cependant, pour les MPME ouest-africaines, largement informelles, son plein effet suppose au préalable une mise à niveau réglementaire et un accès facilité au financement — les deux chantiers au cœur des travaux de Cotonou.

Une mobilisation gouvernementale à l’unisson

Parallèlement, la mobilisation des autorités du pays hôte a illustré cette volonté de passer aux actes. Côté gouvernemental, la ministre des PME, Awaou Baco, a détaillé la stratégie béninoise, laquelle repose sur un accompagnement structuré des entreprises via l’Agence de développement des PME. L’alignement entre les réalités du marché et la formation technique a par ailleurs été mis en lumière par la présence remarquée de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de la Formation technique, Sèdami Mèdégan Fagla — signal d’une transformation industrielle sous-régionale qui exige désormais une vision transversale, mêlant éducation, financement et compétitivité commerciale.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Barrières commerciales et financement au cœur des débats

Sur le terrain des échanges transfrontaliers, les députés communautaires entendent en outre abattre les barrières non tarifaires et faciliter le transfert de technologies nécessaires à la transformation locale des ressources brutes. Qu’il s’agisse de produits agricoles ou miniers, la création de valeur ajoutée sur le sol ouest-africain apparaît en effet comme la seule voie pour bâtir des chaînes de valeur régionales véritablement résilientes.

Dans cette même perspective, les échanges s’orientent également vers des mécanismes financiers innovants, au premier rang desquels la mise en place de fonds de garantie adaptés pour soutenir les femmes entrepreneures et lutter contre les difficultés persistantes d’accès au crédit bancaire traditionnel.

Des résolutions attendues d’ici le 31 juillet

C’est sur ces orientations ambitieuses que la cérémonie d’ouverture a été officiellement lancée par l’honorable Adjaratou Traoré, deuxième vice-présidente du Parlement de la CEDEAO, représentant la présidente de l’institution, Hadja Memounatou Ibrahima. Déclarant les travaux ouverts au nom de la présidence du Parlement communautaire, elle a enfin appelé les participants à des résolutions fermes et immédiatement opérationnelles, à rendre d’ici la clôture des travaux, fixée au 31 juillet.

 

Radio Hémicycle capte enfin Parakou et Dassa-Zoumè

Grâce au financement du PARCPOGE II et à l’appui du PNUD, les populations du Borgou et des Collines découvrent, ce vendredi, les fréquences qui leur permettent de suivre au plus près le travail de leurs députés.

Les populations de Parakou ont pu, ce vendredi, mesurer l’utilité des antennes relais de Radio Hémicycle. Cette station incarne la voix de la représentation nationale et vulgarise, jour après jour, l’action des députés auprès des citoyens grâce au concours du Projet d’appui au renforcement des capacités du Parlement et des organes de gestion des élections (PARCPOGE II), mis en œuvre en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

DR
© DR
Une fréquence pour tout le septentrion

Désormais, il suffit de capter la fréquence 98,0 MHz pour suivre, depuis Parakou et l’ensemble du septentrion, les débats de l’Assemblée nationale. Ainsi, chaque citoyen peut savoir ce que fait son député pour le développement du pays, comment il réagit aux enjeux débattus dans l’hémicycle et de quelle manière il représente sa localité au sein de la représentation nationale.

Ces interrogations, longtemps restées sans réponse pour une partie de la population, ont trouvé des éléments de réponse concrets lors des communications présentées par les honorables Inoussa Chabi Zimé et Sidi Cessi Raouf, tous deux élus de la huitième circonscription électorale. Les deux parlementaires ont ainsi détaillé le rôle de la radio parlementaire et son apport dans le rapprochement entre élus et électeurs.

« La radio permet de savoir ce que fait le député pour le développement du pays et comment il représente sa localité à l’Assemblée nationale. » — Éléments de réponse apportés lors de la séance de sensibilisation.

DR
© DR

Dassa-Zoumè et le centre du Bénin également couverts

De même, dans la commune de Dassa-Zoumè et dans l’ensemble du centre du Bénin, les programmes de Radio Hémicycle sont accessibles sur la fréquence 95,6 MHz. Cette couverture élargie confirme la volonté des partenaires d’installer, au-delà de Cotonou, un réseau d’antennes relais capable de porter la voix du Parlement jusque dans les régions les plus éloignées du pouvoir législatif.

En définitive, cette campagne de sensibilisation, entamée le 20 juillet dernier, se poursuivra jusqu’au 29 juillet prochain. Elle vise à ancrer durablement le réflexe d’écoute de la radio parlementaire chez les populations du Borgou et des Collines, afin que le contrôle citoyen de l’action des députés ne demeure plus l’apanage des seuls habitants de la capitale.

DR
© DR

Qu’est-ce que Radio Hémicycle ?

Radio Hémicycle est l’organe de communication de l’Assemblée nationale du Bénin. Elle retransmet les séances plénières, couvre l’actualité parlementaire et fait connaître au grand public le travail des députés, dans un objectif de transparence et de rapprochement entre les élus et les citoyens.

Krakè-Plage : près 973,65 kg de chanvre indien saisie dans un dépôt clandestin

Une discrète habitation en bord de mer cachait un trafic d’une ampleur insoupçonnée. À Krakè-Plage, dans le département de l’Ouémé, la Police républicaine a porté un coup sévère aux réseaux de stupéfiants en découvrant près d’une tonne de chanvre indien soigneusement dissimulée dans un dépôt clandestin. Une opération qui met en lumière les nouvelles méthodes employées par les trafiquants pour utiliser les voies maritimes comme couloirs d’acheminement.

Le décor ne laissait rien présager. Construite en matériaux précaires et implantée à proximité immédiate du littoral, la bâtisse semblait anodine. Pourtant, derrière cette apparente discrétion se cachait l’un des plus importants stocks de chanvre indien récemment découverts dans cette zone frontalière.

Lors d’une opération menée jeudi 23 juillet 2026, les éléments du Commissariat frontalier de police de Krakè-Plage, engagés dans la lutte contre le trafic de produits psychotropes, ont investi les lieux. La fouille, réalisée en présence des autorités locales, a rapidement révélé l’ampleur du dispositif.

Sous plusieurs couvertures étaient soigneusement entreposés 25 grands sacs renfermant des boules de chanvre indien. Le poids total de la cargaison atteint 973,65 kilogrammes, soit près d’une tonne de drogue prête à alimenter les circuits clandestins.

Un dépôt équipé pour un trafic organisé

Au-delà de la drogue, les policiers ont découvert un important matériel laissant penser à une organisation logistique bien structurée.

La perquisition a permis de saisir 1 506 000 nairas, 20 sacs de poudre de plâtre de 40 kilogrammes, 21 seaux de chaume, deux petits seaux contenant des produits de plâtre, 13 tables en plastique, deux moteurs hors-bord ainsi que divers autres effets.

Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, cette maison servait essentiellement de point de stockage. Les occupants ne s’y rendaient que pendant la nuit afin de limiter les risques d’être repérés.

Les investigations indiquent également que les suspects auraient transporté les produits et les équipements par voie maritime. Les trafiquants auraient pris soin de les conditionner de manière à les protéger de l’humidité durant leur acheminement.

Les enquêteurs aux trousses des responsables

Bien que les autorités n’aient encore annoncé aucune interpellation à ce stade, les enquêteurs poursuivent activement leurs investigations. Les forces de l’ordre ont déployé un dispositif afin d’identifier et d’appréhender les personnes impliquées dans ce réseau.

Les enquêteurs ont placé sous scellés les stupéfiants ainsi que l’ensemble des objets saisis, et engageront les procédures judiciaires prévues par la loi.

Un nouveau signal envoyé aux trafiquants

Par cette opération, la Police républicaine confirme sa volonté de renforcer la surveillance des zones côtières, devenues des itinéraires privilégiés pour certains réseaux criminels spécialisés dans le trafic de stupéfiants.

Les autorités rappellent également que la coopération des populations demeure un levier essentiel pour détecter les activités suspectes, faciliter les interventions des forces de sécurité et démanteler durablement les circuits clandestins qui exploitent les frontières maritimes.

Conrad Gbaguidi : du CES à la Médiature de la République

Après avoir piloté la transformation du Conseil économique et social (CES), Conrad Gbaguidi prend les rênes de la Médiature de la République. Une nomination qui confie à cet acteur des institutions béninoises une nouvelle mission : rétablir la confiance entre l’administration et les citoyens.

Au Bénin, certaines nominations traduisent davantage qu’une mutation de poste. Celle de Conrad Gbaguidi à la tête de la Médiature de la République s’inscrit dans cette catégorie. Après avoir marqué son passage au Conseil économique et social, où il a impulsé une profonde dynamique de modernisation, il est désormais appelé à redonner un nouvel élan à une institution dont la vocation est d’apaiser les relations entre les usagers et l’administration publique.

Cette désignation prolonge un parcours placé sous le signe de la réforme institutionnelle et de la recherche d’une administration plus accessible.

Le pari réussi de la modernisation du Conseil économique et social (CES)

Lorsque Conrad Gbaguidi prend les commandes du Conseil économique et social, l’institution souffre encore d’un déficit de visibilité auprès du grand public. Pourtant, ses missions consultatives dans les domaines économique, social, environnemental et culturel en font un acteur essentiel de la gouvernance.

Plutôt que de limiter son action au fonctionnement administratif, il choisit d’engager un travail de repositionnement.

Sous son impulsion, le CES renforce sa communication institutionnelle, multiplie les échanges avec les organisations professionnelles, les collectivités, les associations et les communautés, tout en valorisant davantage ses avis et recommandations.

Progressivement, le Conseil économique et social s’affirme comme un espace de concertation plus ouvert et plus présent dans les débats nationaux relatifs au développement, à la cohésion sociale et aux politiques publiques.

Une réforme institutionnelle saluée par le président Patrice Talon

Les résultats de cette nouvelle orientation n’ont pas tardé à attirer l’attention des plus hautes autorités. Le 4 mars 2026, lors de la remise du rapport annuel du CES, le président Patrice Talon a salué le travail accompli par Conrad Gbaguidi et l’ensemble des conseillers.

Le chef de l’État a notamment relevé qu’en une année seulement, l’institution avait su s’approprier les nouvelles missions issues de sa réforme et renforcer sa présence sur le terrain. Il y a vu une confirmation de la pertinence des changements engagés ainsi qu’un signal encourageant pour l’avenir du Conseil.

Cette reconnaissance institutionnelle conforte l’image d’un dirigeant attaché à faire évoluer les administrations publiques vers davantage d’efficacité et de proximité.

Rétablir la confiance entre l’État et les citoyens : la nouvelle mission de la Médiature

Avec la Médiature de la République, Conrad Gbaguidi change d’environnement, mais pas de philosophie.

Cette institution occupe une place particulière dans l’architecture républicaine. Elle intervient lorsqu’un citoyen estime avoir subi une injustice ou rencontre des difficultés dans ses rapports avec l’administration.

D’ailleurs dernièrement les attentes envers la Médiature de la République n’ont jamais été aussi fortes. Face aux exigences croissantes des citoyens en matière de qualité du service public, l’institution devra faciliter le règlement des différends avec l’administration, défendre les droits des usagers et restaurer la confiance entre l’État et les populations. Autant de défis qui attendent désormais Conrad Gbaguidi.

Le défi de rapprocher davantage l’administration des citoyens

L’expérience acquise au Conseil économique et social constitue un atout pour cette nouvelle responsabilité.Habitué au dialogue avec des acteurs issus d’horizons divers, Conrad Gbaguidi devra désormais mettre cette capacité de concertation au service de la résolution des différends entre l’administration et les administrés.

Son principal défi sera d’améliorer la visibilité de la Médiature, d’en faciliter l’accès pour les citoyens sur l’ensemble du territoire national et de renforcer la confiance dans les mécanismes de médiation institutionnelle. Dans un environnement où les institutions sont de plus en plus attendues sur leur efficacité concrète, cette mission apparaît stratégique.

Conrad Gbaguidi, le visage d’une nouvelle génération de bâtisseurs institutionnels

Au fil de son parcours, Conrad Gbaguidi s’est forgé une réputation de dirigeant davantage tourné vers la transformation des institutions que vers leur simple gestion. Du Conseil économique et social à la Médiature de la République, son itinéraire dessine une même ligne directrice : moderniser les institutions, renforcer leur utilité et les rendre plus proches des citoyens.

Sa nomination ouvre ainsi un nouveau chapitre. Si les attentes sont nombreuses, elles reposent sur un constat partagé : la capacité démontrée à insuffler une dynamique nouvelle au CES nourrit désormais l’espoir de voir la Médiature de la République gagner en efficacité, en visibilité et en crédibilité au service des Béninois.

Cotonou et la BERD s’allient pour le plan Cotonou 2026-2033

Cotonou passe à la vitesse supérieure. En effet, ce mercredi 22 juillet 2026, la capitale économique béninoise et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont scellé une alliance stratégique d’envergure. En signant un mémorandum de partenariat majeur, les deux institutions s’engagent à propulser l’ambitieux plan de modernisation « Cotonou 2026-2033 : Changer d’Échelle ». Un signal fort adressé à toute la région.

C’est un accord qui pourrait bien redessiner le visage de la plus grande ville du Bénin. Face aux exigences de la croissance urbaine et aux urgences environnementales, la Ville de Cotonou choisit la voie de la transformation audacieuse en s’associant à un partenaire financier international de premier plan.

Ainsi, en officialisant ce partenariat, Cotonou se dote des moyens de ses ambitions. L’objectif affiché est de mobiliser des investissements massifs pour concrétiser la feuille de route urbaine à l’horizon 2033 et propulser également la municipalité au rang des grandes métropoles durables d’Afrique de l’Ouest.

Ville de Cotonou
© Ville de Cotonou

Une réponse concrète aux défis climatiques et économiques

Au cœur de cette entente, la priorité absolue reste la résilience. Exposée aux risques d’inondation et aux effets du changement climatique, Cotonou veut bâtir une ville plus verte, mieux structurée et résolument tournée vers l’avenir.

Le soutien financier et technique de la BERD doit notamment accélérer la modernisation des infrastructures urbaines et des réseaux d’assainissement, favoriser des aménagements durables respectueux de l’environnement, renforcer l’attractivité économique afin d’attirer les investisseurs internationaux et améliorer directement la qualité de vie des Cotonois.

Ville de Cotonou
© Ville de Cotonou

Le plan « Cotonou 2026-2033 » passe à l’action

Ce mémorandum ne constitue pas une simple promesse d’intention, mais le déclencheur opérationnel de la vision « Cotonou 2026-2033 : Changer d’Échelle ». À travers cette dynamique, la municipalité démontre sa volonté de passer des paroles aux actes concrets.

En conjuguant rigueur financière, transition écologique et développement inclusif, la Ville de Cotonou et la BERD posent les fondations d’un modèle urbain rénové. Ainsi, la métropole béninoise affiche sa détermination à relever les défis de son époque et à s’imposer comme une ville résiliente et tournée vers l’avenir.

CES Bénin : Abdoulaye Bio Tchané prend les commandes

De la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Fonds monétaire international (FMI), en passant par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), jusqu’aux plus hautes fonctions gouvernementales au Bénin, Abdoulaye Bio Tchané a construit l’un des parcours les plus solides de la technocratie béninoise. Nommé ce mercredi 22 juillet 2026 président du Conseil économique et social (CES), l’ancien ministre d’État arrive à la tête d’une institution stratégique avec un capital d’expérience rarement égalé.

À 73 ans, celui qui succède à Conrad Gbaguidi hérite d’un Conseil économique et social profondément réformé, appelé à jouer un rôle plus actif dans le dialogue entre les pouvoirs publics, les acteurs économiques, les collectivités territoriales et la société civile. Son élection intervient dans un contexte où le CES est appelé à renforcer sa contribution aux politiques publiques et à la gouvernance nationale.

Un parcours forgé dans les grandes institutions

Natif de Djougou, Abdoulaye Bio Tchané suit une formation universitaire en France avant de se spécialiser dans les questions bancaires au Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (COFEB) de Dakar. Cette double formation lui ouvre rapidement les portes de la BCEAO, où il gravit progressivement les échelons jusqu’à devenir directeur des études économiques.

Sa carrière prend ensuite une dimension internationale lorsqu’il rejoint le Fonds monétaire international (FMI) comme directeur du département Afrique. Quelques années plus tard, les États membres de l’UEMOA lui confient la présidence de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), où il a piloté plusieurs programmes de financement du développement régional.

Un acteur clé de la gouvernance économique béninoise

Au Bénin, Abdoulaye Bio Tchané occupe à plusieurs reprises des fonctions gouvernementales de premier plan. Ministre de l’Économie et des Finances sous le président Mathieu Kérékou, il revient au cœur de l’exécutif en 2016 sous Patrice Talon comme ministre d’État chargé du Développement, avant de devenir ministre d’État chargé de la Coordination de l’action gouvernementale, poste qu’il conservera pendant une décennie.

Parallèlement à ses responsabilités gouvernementales, il s’impose comme un acteur politique majeur en prenant la présidence du Bloc républicain, l’un des principaux partis de la majorité présidentielle.

Une arrivée stratégique au CES

L’élection d’Abdoulaye Bio Tchané dépasse largement une simple alternance institutionnelle. Son profil conjugue expertise économique, maîtrise des finances publiques, expérience internationale et connaissance approfondie de l’administration béninoise.

Le Conseil économique et social est appelé à produire des avis, à conduire des consultations nationales et à formuler des propositions sur les grandes orientations économiques, sociales et environnementales du pays. Dans ce cadre, plusieurs atouts plaident en faveur de son mandat.

D’abord, son expérience des grandes institutions financières internationales pourrait renforcer la crédibilité des analyses du CES sur les politiques économiques, la dette publique, l’investissement ou encore la transformation structurelle de l’économie.

Ensuite, sa parfaite connaissance des mécanismes budgétaires et de la planification publique pourrait permettre à l’institution d’émettre des recommandations davantage fondées sur des données économiques et des évaluations d’impact.

Enfin, son important réseau au sein des organisations régionales et internationales constitue un levier susceptible de favoriser les échanges d’expériences avec des institutions similaires en Afrique et au-delà.

Le défi de transformer le CES en force de proposition

Cependant, L’un des principaux défis qui attend le nouveau président sera de faire du Conseil économique et social une institution encore plus influente dans le débat public.

En effet, la récente réforme du CES lui confère des responsabilités accrues dans la participation citoyenne et le dialogue entre les différentes composantes de la nation. Pour réussir cette mutation, l’institution devra produire des analyses indépendantes, renforcer ses consultations avec les organisations professionnelles, les partenaires sociaux, les jeunes, les femmes et les collectivités locales.

Dans cette perspective, l’expérience d’Abdoulaye Bio Tchané dans la conduite des politiques publiques pourrait contribuer à rapprocher davantage les recommandations du CES des priorités nationales en matière de croissance, d’emploi, de développement territorial et de cohésion sociale.

Une nomination sous le signe de l’expérience

Après avoir consacré plusieurs décennies aux finances publiques, aux institutions internationales et à la coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané ouvre une nouvelle séquence de sa carrière publique. D’ailleurs, son arrivée à la tête du Conseil économique et social intervient à un moment où le Bénin cherche à consolider ses réformes institutionnelles et à renforcer le dialogue entre l’État et les forces vives de la nation.

Plus qu’un changement de président, cette nomination apparaît comme le choix d’un profil expérimenté pour accompagner l’évolution d’une institution appelée à jouer un rôle croissant dans la gouvernance économique et sociale du pays.

1ᵉʳ août au Bénin : Douane et Police préparent le défilé militaire

À l’approche du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Bénin, la machine organisationnelle s’emballe. Le mardi 21 juillet, les hauts commandements de la Douane et de la Police républicaine se sont déployés sur la Corniche Est de Cotonou pour marquer le coup d’envoi des entraînements conjoints. Immersion au cœur d’une préparation au cordeau.

Cadence martelée, alignements millimétrés et discipline de fer : le boulevard de la Corniche Est de Cotonou a vibré, ce mardi, au rythme des premiers pas de marche collectifs. À moins de deux semaines des festivités du 1ᵉʳ août, l’heure n’est plus aux réglages individuels, mais à la symbiose parfaite entre les grands corps armés du pays.

Sous l’autorité du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé Moussa, deux figures majeures de la sécurité nationale ont fait le déplacement pour superviser le lancement des exercices : le colonel Raouf Malèhossou Aboudou, Directeur général des Douanes béninoises, ainsi que  l’inspecteur général de police de 2ᵉ classe Brice Kokou Allowanou, Directeur général de la Police républicaine.

DR
© DR

Une synergie sur mesure après deux semaines de rodage

Pour les troupes de la Douane, cette session conjointe concrétise deux semaines d’exercices intensifs menés dans leurs garnisons respectives. En plus, l’arrivée des unités de la Police républicaine marque le franchissement d’un palier décisif : celui de l’harmonisation des pas et de la synchronisation des colonnes.

Rigoureusement observés par leur hiérarchie, les hommes et les femmes en uniforme ont enchaîné les passages, corrigeant le moindre décalage d’alignement ou d’amplitude. Parce que l’objectif partagé demeure clair : projeter une image d’unité absolue et de rigueur institutionnelle.

DR
© DR

Prochaine étape : le théâtre de la Place de l’Amazone

Dans les tout prochains jours, le dispositif montera d’un cran. Les entraînements quitteront la Corniche Est pour investir le cadre majestueux de la Place de l’Amazone, véritable cœur battant des célébrations nationales.

Sur ce site hautement symbolique, les différentes forces de défense et de sécurité affineront leur cadence jusqu’à la perfection, promettant d’offrir au peuple béninois ainsi qu’aux invités de marque un spectacle militaire grandiose, à la hauteur du 66ᵉ anniversaire de l’émancipation nationale.

Ces séances de préparation marquent une nouvelle étape dans les derniers réglages avant les célébrations du 1ᵉʳ août. Elles témoignent aussi de la volonté des forces de défense et de sécurité de présenter un défilé exemplaire, reflet de leur discipline, de leur coordination et de leur engagement au service de la Nation.

DR
© DR