Bénin : Aurélie Adam Soule Zoumarou intensifie les consultations avec les médias

Après avoir échangé avec le Conseil national du patronat de l’audiovisuel (CNPA), l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) et l’Observatoire de déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM), la ministre de la Communication et des Médias, Aurélie Adam Soule Zoumarou, a poursuivi, lundi 6 juillet 2026, sa série de consultations avec les organisations faîtières du secteur.

La ministre de la Communication et des Médias, Aurélie Adam Soule Zoumarou, a rencontré, le lundi , une délégation de l’Union nationale des médias en ligne (UNaMEL) ainsi que les responsables de la Fédération des radios communautaires et assimilées du Bénin (FeRCAB). Cette nouvelle séance de travail s’inscrit dans la poursuite des concertations engagées avec les principales organisations professionnelles afin d’échanger sur les défis du secteur et les perspectives de développement du paysage médiatique béninois.

Un dialogue élargi avec les acteurs

Cette nouvelle rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges déjà engagés avec le Conseil national du patronat de l’audiovisuel (CNPA), l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) et l’Observatoire de déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM). L’objectif affiché par les autorités est de construire, en concertation avec les acteurs du secteur, un écosystème médiatique plus fiable, plus innovant et davantage valorisant pour le Bénin.

DR
© DR

Les défis d’un secteur en mutation

Au cours des discussions, plusieurs sujets ont été abordés, notamment les mutations rapides du secteur des médias, les réalités du terrain auxquelles sont confrontés les professionnels, ainsi que les pistes de réforme susceptibles de renforcer la crédibilité et la pérennité des entreprises de presse.

Par ailleurs, les échanges ont également porté sur les conditions d’exercice du métier, à l’heure où les médias en ligne et les radios communautaires occupent une place de plus en plus importante dans la production et la diffusion de l’information.

Vers un environnement médiatique plus structuré

Pour la ministre, cette démarche vise à instaurer un dialogue direct, permanent et constructif avec les différentes composantes du paysage médiatique national. Elle traduit également la volonté des autorités de travailler en étroite collaboration avec les professionnels du secteur afin de consolider un environnement médiatique plus structuré, plus compétitif et mieux adapté aux évolutions technologiques, économiques et numériques.

À travers cette série de consultations, le gouvernement entend ainsi recueillir les préoccupations des différentes organisations professionnelles et favoriser une gouvernance concertée du secteur des médias, dans un contexte marqué par de profondes mutations.

Ghana–Afrique du Sud : crise diplomatique après la mort de Bashir Isak

Le Ghana a annulé la visite officielle du président sud-africain, Cyril Ramaphosa, dans un contexte de fortes tensions diplomatiques, après la mort de Bashir Isak, un créateur de mode ghanéen tué lors de récentes manifestations anti-migrants en Afrique du Sud. Cette affaire alimente l’indignation à Accra et ravive le débat sur la sécurité des ressortissants africains vivant en Afrique du Sud.

Le climat entre Accra et Pretoria s’est brusquement dégradé après la mort de Bashir Isak, un ressortissant ghanéen présenté comme créateur de mode, dans le contexte de manifestations anti-migrants en Afrique du Sud. En réaction, le Ghana a annulé la visite officielle du président Cyril Ramaphosa, un geste fort qui traduit la montée de la colère au sein du pays.

Une crise diplomatique ouverte

Ces derniers jours, plusieurs villes sud-africaines ont été le théâtre de mobilisations contre l’immigration irrégulière, accompagnées de violences et d’actes d’intimidation visant des ressortissants étrangers. Des vidéos et des témoignages relayés par la presse ont alimenté l’indignation au Ghana, où la mort de Bashir Isak est désormais perçue comme le symbole d’une situation devenue préoccupante pour certains ressortissants africains établis en Afrique du Sud.

Accra exige des explications et des garanties

À Accra, l’affaire dépasse désormais le simple fait divers. Elle est, en effet, traitée comme une véritable crise diplomatique. Les autorités ghanéennes réclament des explications claires sur les circonstances du décès, ainsi que des garanties concrètes quant à la protection de leurs citoyens. Cette position plus ferme reflète la pression de l’opinion publique, profondément choquée par la répétition des violences visant des migrants dans la région.

Pretoria sous pression intérieure et extérieure

Du côté sud-africain, les autorités tentent de contenir la polémique. Toutefois, cette affaire survient dans un contexte déjà particulièrement tendu, marqué par une montée des discours anti-immigration et la multiplication des manifestations de rue. Pour Pretoria, le défi est désormais double : répondre aux critiques de la communauté internationale tout en maîtrisant une crise intérieure alimentée par le chômage, les frustrations sociales et les tensions identitaires.

Bénin–RDC : la diplomatie judiciaire s’intensifie

La diplomatie judiciaire est en marche au sommet de l’État béninois. Ce lundi 6 juillet 2026, la présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, la professeure Dandi Gnamou, a accordé une audience à une délégation de haut niveau de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo (RDC). Cette rencontre marque une étape clé dans le partage d’expériences sur la responsabilité des gouvernants et met en lumière la profonde mutation de la haute juridiction béninoise.

Pre Dandi Gnamou
© Pre Dandi Gnamou

Consolider les acquis de la mission de Kinshasa

Cette visite de courtoisie n’est pas le fruit du hasard. Elle s’inscrit en droite ligne dans la dynamique enclenchée en décembre 2024, lors de la mission de travail effectuée par la Haute Cour de Justice du Bénin auprès de la Cour constitutionnelle de la RDC.

L’accueil de Mesdames Élodie Kibikiabo (avocate et conseillère à la Cour constitutionnelle de la RDC) et Hortense Vungbo Kota (chargée de la passation des marchés publics de la même institution) a permis de consolider une démarche essentielle : comparer les modèles juridiques pour mieux enrichir la réflexion autour de l’évolution de la justice béninoise.

Pre Dandi Gnamou
© Pre Dandi Gnamou

Une institution béninoise en pleine métamorphose

La présidente Dandi Gnamou a profité de cette tribune pour exposer la feuille de route audacieuse qui guide désormais son action. L’objectif se résume en une formule forte :

« Faire de la Haute Cour de Justice une institution rénovée, judiciairement opérationnelle et au cœur de la redevabilité démocratique. »

Pour prouver que cette vision se traduit déjà en actes concrets, elle a présenté les récentes réformes majeures de l’institution aux hôtes congolais.

Pre Dandi Gnamou
© Pre Dandi Gnamou

Une révolution juridictionnelle en marche

L’accent a notamment été mis sur la décision historique de l’assemblée plénière du 23 septembre 2025. Cette évolution majeure permet désormais à la Haute Cour de Justice de statuer directement sur les plaintes individuelles des citoyens, brisant ainsi l’image d’une institution inaccessible.

Les discussions ont également ouvert le cap sur les prochains chantiers stratégiques destinés à rendre la juridiction encore plus réactive et ancrée dans les réalités de l’État de droit.

En somme, l’audience entre la Haute Cour de Justice du Bénin et la Cour constitutionnelle de la RDC illustre une tendance lourde : la justice africaine s’ouvre de plus en plus au dialogue continental pour renforcer sa crédibilité et sa légitimité. En inscrivant la redevabilité démocratique au cœur de ses réformes, la juridiction béninoise entend non seulement consolider ses acquis, mais aussi se positionner comme un acteur de référence dans l’espace judiciaire ouest-africain.

TIFOP 2026 : l’Assemblée nationale tient tête au ministère de l’Intérieur (0-0)

Dans une rencontre disputée jusqu’au coup de sifflet final, l’équipe de football de l’Assemblée nationale du Bénin a résisté aux assauts du ministère de l’Intérieur. Le match nul (0-0), obtenu au terme d’une prestation solide, permet aux deux formations de poursuivre leur parcours dans le Tournoi des institutions de la République et des organismes publics (TIFOP 2026).

Le spectacle n’a pas été marqué par des buts, mais par une bataille tactique de haute intensité. Samedi 4 juillet, sur le terrain annexe du Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, l’Assemblée nationale et le ministère de l’Intérieur se sont quittés sur un score vierge (0-0), à l’issue d’une rencontre engagée comptant pour le TIFOP 2026.

Devant un public venu en nombre, les deux équipes ont livré une opposition rythmée, faite de duels, d’occasions et d’une forte discipline collective. Si le tableau d’affichage est resté inchangé, la qualité du jeu et l’engagement des joueurs ont largement retenu l’attention des spectateurs.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

L’Assemblée nationale déjoue les pronostics

Avant le coup d’envoi, le ministère de l’Intérieur faisait figure de favori en raison de sa réputation de formation solide et bien préparée physiquement. Face à cet adversaire annoncé plus expérimenté, l’équipe de l’Assemblée nationale a pourtant affiché une organisation défensive rigoureuse et une remarquable cohésion.

Sous la conduite de son capitaine, Labiou Amadou Djibril, la formation parlementaire a su contenir les offensives adverses tout en se créant plusieurs situations dangereuses grâce à des contre-attaques rapides. Cette capacité à alterner discipline défensive et projections offensives lui a permis de préserver un résultat précieux.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Un nul qui récompense deux équipes solides

Tout au long de la rencontre, le ministère de l’Intérieur a tenté d’imposer son rythme sans parvenir à faire sauter le verrou défensif de son adversaire. En face, les parlementaires ont répondu avec une grande solidarité, illustrant un équilibre tactique qui explique l’absence de but au terme des 90 minutes.

Au-delà du résultat, la rencontre a également été marquée par un état d’esprit sportif salué par les spectateurs présents.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Cap sur le tour suivant

Ce match nul permet aux deux équipes de poursuivre leur aventure dans le TIFOP 2026. Pour l’Assemblée nationale, cette qualification constitue un signal encourageant après une prestation qui a démontré sa capacité à rivaliser avec l’une des équipes les plus attendues du tournoi.

Les parlementaires aborderont désormais la phase suivante avec l’ambition de prolonger leur parcours et de se rapprocher du trophée, tandis que le ministère de l’Intérieur reste également en course dans une compétition qui réunit les équipes des institutions de la République et de plusieurs départements ministériels.

Avrankou : un « mort » se réveille avant l’inhumation

L’émotion a laissé place à la stupeur, puis à une joie indescriptible. Dans la commune d’Avrankou, un sexagénaire annoncé mort s’est réveillé au moment précis où ses proches s’apprêtaient à le conduire à sa dernière demeure.

En effet, c’est une scène digne d’un scénario de film que les habitants du quartier de Gbozounmè, à Avrankou, ne sont pas près d’oublier. Tout commence le vendredi 3 juillet 2026, aux alentours de 22 h 30, lorsqu’un sexagénaire de confession musulmane est officiellement annoncé mort par son entourage.

De l’annonce du décès au réveil inattendu

Conformément aux exigences et à la rapidité des rites funéraires islamiques, la famille s’organise immédiatement : elle lave la dépouille avec respect et l’enveloppe dans son linceul traditionnel. Quelques heures plus tard, au petit matin du samedi 4 juillet, vers 6 heures, la concession familiale se remplit jusqu’à saturation. Les visages se ferment, les larmes coulent et l’assistance procède à l’ultime prière des morts avant l’inhumation. C’est alors que l’irréel se produit.

Contre toute attente, l’homme reprend brusquement connaissance. Sortant de la chambre où il reposait, le sexagénaire se lève, quitte son linceul et marche vers l’extérieur, sous les yeux ébahis des personnes présentes.

« Tout le monde était en pleurs et se préparait pour la prière des morts. Quand il s’est réveillé, certains ont cru à un miracle, d’autres ont eu la peur de leur vie », confie un témoin.

De la panique à l’explosion de joie

Dans un premier temps, l’apparition du « défunt » au grand jour provoque un mouvement de panique et une immense surprise. Mais rapidement, une fois la frayeur passée, c’est un soulagement général et une explosion de joie qui s’emparent de Gbozounmè. Constatant que l’homme est bel et bien vivant, ses proches l’ont immédiatement pris en charge afin qu’il reçoive les soins médicaux requis après cette éprouvante et longue léthargie.

Quand la médecine explique le « miracle »

Derrière ce que certains qualifient déjà de « miracle » à Avrankou, la médecine y voit plutôt un cas spectaculaire de catalepsie ou de coma léthargique profond. Dans cet état, les fonctions vitales (pouls, respiration) ralentissent à un point tel qu’elles deviennent presque indétectables sans outils médicaux avancés. Un phénomène rare, accentué ici par la rapidité des rituels de sépulture, qui rappelle l’importance cruciale d’une certification médicale rigoureuse avant toute inhumation.

Affiliés, préparez-vous : le trafic de la Globe Cup 26 entre dans sa phase la plus intense

La Globe Cup 26 bat son plein. À mesure que le tournoi avance, le trafic football devient plus ciblé, plus émotionnel et surtout plus sensible au timing.

Pour aider ses partenaires à exploiter pleinement cette phase décisive, 1xPartners, le programme d’affiliation officiel de 1xBet, a conçu le Guide du trafic Globe Cup 26. Ce manuel pratique rassemble des conseils sur le trafic football, le comportement des utilisateurs, les meilleurs moments pour publier et les possibilités de monétisation pendant le tournoi.

Comprendre les enjeux de la phase actuelle

À ce stade, les utilisateurs recherchent des contenus rapides, clairs et pertinents. Les présentations générales du tournoi perdent en efficacité au profit de sujets plus précis : quelle équipe se qualifiera, quel joueur peut faire basculer la rencontre, etc.

Le guide de 1xPartners aide les affiliés à comprendre cette évolution et à adapter leurs campagnes aux enjeux actuels, plutôt que de continuer à appliquer les stratégies utilisées pendant la phase de groupes.

Les temps forts en direct comme déclencheurs de trafic

Lors des matchs décisifs, les réactions des utilisateurs sont immédiates. Un but, un carton rouge ou une égalisation dans les dernières minutes peuvent transformer l’intérêt autour d’une rencontre et ouvrir une fenêtre de trafic brève, mais particulièrement précieuse.

C’est le moment de miser sur des contenus réactifs : actualités brèves, commentaires à chaud et publications simples permettant de remettre l’action dans son contexte. Le message doit être immédiat et facile à comprendre : le favori est sous pression ou la prolongation devient une possibilité réelle.

Élargir les contenus au-delà du vainqueur

À ce stade, se limiter au vainqueur du match peut réduire les possibilités de contenu. Certaines rencontres sont difficiles à pronostiquer, tandis que les cotes proposées sur les favoris ne sont pas toujours suffisamment attractives pour les utilisateurs.

Les affiliés peuvent élargir leur approche en créant des contenus autour de la qualification d’une équipe, du nombre total de buts ou des performances individuelles des joueurs. Ces formats offrent davantage de possibilités d’analyse et permettent d’éviter les publications répétitives centrées uniquement sur la question : « Qui va gagner ? » Des angles plus variés et plus pertinents peuvent également contribuer à améliorer les taux de conversion.

La finale mérite une campagne dédiée

La finale n’est pas simplement le dernier match du tournoi : elle représente un pic de trafic à part entière. De nombreux utilisateurs occasionnels, qui n’ont pas suivi les tours précédents, peuvent s’intéresser à la compétition uniquement à l’occasion de cette grande affiche.

Les affiliés doivent donc préparer en amont leurs contenus consacrés à la finale : présentation claire des finalistes, focus sur les joueurs clés et explications simples pour les utilisateurs qui souhaitent comprendre rapidement les principaux enjeux de la rencontre.

Le guide aide les partenaires à traiter cette période comme une campagne séparée, et non comme une simple journée de match. Cette distinction est essentielle, car la fenêtre d’opportunité est brève, la concurrence élevée et les émotions particulièrement fortes.

Exploiter le trafic après la finale

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à interrompre toute communication dès le coup de sifflet final. Le tournoi se termine, mais l’audience peut encore être redirigée vers d’autres contenus.

Après la compétition, les utilisateurs peuvent s’intéresser au football de clubs, à la nouvelle saison ou aux actualités reliant les joueurs à leurs équipes. Les supporters qui ont suivi les stars de leur sélection nationale peuvent, par exemple, être orientés vers les prochains matchs de leurs clubs.

Pourquoi ce guide est essentiel

Le Guide du trafic Globe Cup 26 ne se contente pas de présenter les grandes tendances du tournoi. Il s’agit d’un outil pratique destiné aux affiliés qui souhaitent comprendre ce qui fonctionne actuellement, quelles erreurs éviter et comment mieux exploiter le trafic généré par la compétition.

Il rassemble des conseils sur la psychologie de l’audience, les contenus en direct, la préparation de la phase finale et la fidélisation des utilisateurs après le tournoi. Pour les nouveaux partenaires, il constitue une introduction claire à l’univers de 1xPartners. Pour les affiliés déjà actifs, il permet d’ajuster les campagnes en cours tant que le tournoi continue de susciter un fort intérêt.

À retenir

Le potentiel de trafic de la Globe Cup 26 est loin d’être épuisé. Il est simplement devenu plus ciblé, plus émotionnel et plus dépendant du bon timing.

La phase de groupes reposait principalement sur la fréquence des matchs. La phase actuelle est dominée par les rencontres décisives, les réactions en direct et les grandes histoires du tournoi. La finale entraînera un nouveau pic de trafic majeur, tandis que la période qui suivra montrera quels affiliés sauront maintenir l’intérêt de leur audience.

Avec le Guide du trafic Globe Cup 26, 1xPartners offre aux affiliés une méthode pratique pour exploiter les dernières étapes du tournoi et préparer efficacement l’après-compétition.

Inscrivez-vous sur 1xPartners et accédez au guide complet pour monétiser le trafic de la Globe Cup 26 avec 1xBet.

BEPC 2026 au Bénin : le taux de réussite chute à 64,14 %, l’Atacora décroche la première place

Le verdict est tombé ce vendredi 3 juillet 2026. Après le CEP, les candidats à l’examen du BEPC sont fixés sur leur sort. Au plan national, le taux d’admissibilité s’établit à 64,14 %. Un score honorable, mais en net recul par rapport à l’année dernière. Entre performances départementales surprises, épreuves sportives imminentes et guide de consultation, voici tout ce qu’il faut retenir de cette session.

Plus de 130 000 candidats, qui ont composé du 8 au 10 juin derniers, attendaient ce moment avec anxiété. Les chiffres officiels publiés ce matin révèlent une baisse significative du niveau de réussite global : le Bénin passe de 77,25 % de réussite en 2025 à 64,14 % en 2026, soit une chute de plus de 13 points.

La cartographie des résultats : l’Atacora survole les débats

L’analyse des résultats par département montre de fortes disparités sur le territoire national. C’est l’Atacora qui s’impose comme le grand champion de cette session 2026, frôlant la barre des 80 % de réussite. À l’inverse, l’Ouémé ferme la marche, sous la barre des 60 %.

Département Taux de réussite
Atacora 79,10 % (Major national)
Donga 76,50 %
Plateau 74,88 %
Zou 73,66 %
Mono 69,70 %
Borgou 68,37 %
Alibori 62,71 %
Atlantique 62,02 %
Littoral 61,22 %
Couffo 61,04 %
Collines 59,52 %
Ouémé 56,12 % (Dernier national)

Épreuves orales et sportives : pas de répit pour les admissibles

Pour les candidats déclarés admissibles, la bataille n’est pas tout à fait terminée. Les autorités éducatives annoncent le démarrage des épreuves orales et sportives dès le lundi 6 juillet 2026, à partir de 7 h 00, dans tous les centres d’examen. Les candidats ont deux jours pour peaufiner leur condition physique et leurs révisions orales.

Guide pratique : Comment consulter votre résultat en 4 clics ?

Face à l’afflux de fausses listes et de rumeurs sur les réseaux sociaux, le gouvernement tape du poing sur la table. La diffusion d’informations personnelles de candidats sans autorisation est strictement interdite. Une seule adresse fiable : la plateforme officielle eRésultats.

Voici la procédure ultra-simple pour obtenir votre verdict :

  1. Se connecter : Rendez-vous directement sur le portail officiel eRésultats.
  2. Sélectionner l’examen : Cliquez sur l’option BEPC 2026.
  3. Saisir les identifiants : Entrez votre numéro de table ou votre numéro d’inscription.
  4. Valider : Cliquez sur Valider. Le verdict s’affiche instantanément : Admissible ou Refusé.

Peine de mort : le plaidoyer de Dandi Gnamou à l’OIF

 Dandi Gnamou prône un « bloc francophone » face aux risques de recul des droits au 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort. 

En marge des travaux du 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort, la présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, la professeure Dandi Gnamou, a marqué les esprits lors d’un panel de haut niveau organisé par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Portant sur le thème de « La coopération entre juridictions constitutionnelles francophones face à la résurgence de la peine de mort », cette rencontre a été l’occasion pour la haute magistrate de plaider pour une vigilance collective et institutionnelle.

L’espace francophone comme bouclier juridique

Face aux signaux faibles ou affirmés de velléités de retour à la peine capitale dans certaines régions du globe, Dandi Gnamou a rappelé le rôle de premier plan que doivent jouer les cours constitutionnelles. Pour la juriste béninoise, la réponse face à ces risques de régression ne peut être isolée : elle doit s’appuyer sur des réseaux de coopération solides.

À cet égard, elle a mis en avant l’Association des Cours constitutionnelles ayant en partage l’usage du français (ACCF). Ce réseau ne doit pas seulement être un cadre formel, mais un véritable levier opérationnel permettant :

  • Un dialogue direct et permanent entre les hauts magistrats ;

  • La circulation fluide des jurisprudences (les décisions de justice qui servent de référence) ;

  • Le renforcement global de l’État de droit au sein de la communauté francophone.

Consacrer le principe de « non-régression »

Le point d’orgue de l’intervention de la présidente de la Haute Cour de Justice a résidé dans une proposition audacieuse et ciblée : inscrire le principe de non-régression des droits de l’homme comme une règle d’or partagée par l’ensemble de l’espace francophone. Car en droit, ce principe stipule que les institutions ne peuvent plus restreindre ni supprimer un droit ou une protection qu’elles ont déjà accordés aux citoyens.

Elle a également saisi cette occasion pour proposer que la non-régression des droits de l’homme devienne un principe commun de vigilance dans l’espace francophone, permettant ainsi de préserver l’abolition de la peine de mort comme un engagement durable, partagé et irréversible.

En liant l’abolition de la peine de mort à ce principe de non-régression, Dandi Gnamou appelle à sanctuariser les victoires juridiques passées. L’objectif est limpide : parvenir à faire de l’élimination de la peine de mort une victoire historique durable, inaltérable face aux variations des contextes politiques ou sociaux.

Agbangnizoun : Un homme meurt après avoir franchi les limites du mariage d’autrui

La mort mystérieuse d’un homme à Agbangnizoun, après avoir tenté de séduire une femme mariée, lève le voile sur un mal de société persistant. Au-delà des croyances locales, ce fait divers tragique sonne comme un avertissement brutal contre la violation des frontières du mariage et l’urgence d’un retour au respect mutuel.

L’histoire, d’abord partagée sur la page locale Xodjinwè, a rapidement glacé d’effroi la commune d’Agbangnizoun. Un homme y a perdu la vie dans des circonstances brutales et mystérieuses. Soupçonnant une cour assidue auprès de son épouse, un mari jaloux avait tendu un piège en « minant » mystiquement les perles de reins de cette dernière. Le prétendant, en passant à l’action deux jours plus tard, a succombé à de violents malaises quelques heures seulement après avoir touché l’objet piégé.

Si ce drame alimente toutes les conversations sous l’angle du mysticisme, il pose en réalité une question sociétale beaucoup plus profonde : celle de la responsabilité individuelle, du respect du couple et des limites que l’on s’impose face au foyer d’autrui.

Le miroir d’une crise du respect des engagements

Ce fait divers tragique met en lumière une réalité de plus en plus visible dans nos communautés : la banalisation de la convoitise des personnes engagées. Qu’il s’agisse de la femme ou du mari d’autrui, s’immiscer dans l’intimité d’un couple légitimement constitué est devenu, pour certains, un jeu de séduction déconnecté des réalités et des risques.

Pourtant, le mariage, qu’il soit civil, religieux ou traditionnel, demeure le socle de l’équilibre social. Briser ce pacte ou tenter de le fragiliser par des avances répétées n’est pas un acte anodin. C’est une agression psychologique et sociale qui engendre des frustrations profondes, capables de pousser les partenaires bafoués vers des extrémités dramatiques, qu’elles soient judiciaires, physiques ou, comme ici, issues du patrimoine culturel local.

« S’en mêler dans un couple, c’est chercher les ennuis. Ce drame prouve qu’un mari ou une femme à bout de nerfs peut faire des choses graves. Voilà, il est mort. La meilleure façon d’éviter ça, c’est de respecter le mariage des autres. » – Dame Gangonou,

Sortir de l’escalade : un appel au changement de comportement

La fin tragique de ce prétendant à Agbangnizoun doit impérativement susciter une prise de conscience collective. Par ailleurs, les leaders d’opinion, les familles et les éducateurs doivent réinvestir l’éducation au respect de la cellule familiale.

  • Pour les séducteurs et séductrices : comprendre qu’un non est non, et qu’une alliance sacrée ne doit en aucun cas être franchie. La liberté individuelle s’arrête là où commence le serment de fidélité d’un autre couple.

  • Pour les conjoints : si la colère du mari d’Agbangnizoun s’explique par le sentiment de violation de son intimité, l’usage de méthodes radicales — qu’elles soient physiques ou mystiques — consacre la destruction d’une vie humaine et le traumatisme durable du foyer. La justice et le dialogue communautaire doivent rester les seuls recours.

Préserver la paix sociale

Chaque citoyen doit comprendre que la paix et la stabilité de nos villes et villages reposent sur la sécurité des familles qui les composent. Convoiter le conjoint d’autrui, c’est fragiliser une brique de l’édifice social.

En définitive, le drame d’Agbangnizoun ne doit pas simplement être lu comme une chronique de l’invisible, mais bien comme un signal d’alarme. Il est urgent de restaurer le sens de l’honneur, de la retenue et de la décence face aux unions sacrées, pour que plus jamais la séduction ne se conjugue avec la mort.

Bénin : baisse de 15 % à 30 % des redevances dans les marchés modernes

Le gouvernement béninois a annoncé, mercredi 1ᵉʳ juillet 2026, une baisse de 15 % à 30 % des redevances dans ses nouveaux marchés modernes. Derrière cette décision, décryptage d’une stratégie de l’exécutif pour sauver son pari de formalisation de l’économie face à la réalité du pouvoir d’achat.

C’est un ouf de soulagement qui a traversé les allées du marché de Gbégamey, à Cotonou. Pour les milliers de commerçants béninois — en grande majorité des femmes —, l’annonce faite par la ministre du Commerce intérieur, Shadiya Alimatou Assouman, résonne comme une victoire cruciale. En décidant de réduire les redevances mensuelles de 15 % à 30 % dans l’ensemble des marchés urbains et régionaux, l’exécutif pose un geste fort.

Mais au-delà de la liesse populaire, cette mesure traduit un arbitrage politique et économique majeur. Pour en comprendre la portée, il faut remonter le fil d’une réforme de plus de 100 milliards de FCFA qui a bousculé le quotidien des places marchandes du pays.

DR
© DR

L’origine : le choc de la modernité après la gratuité

Tout commence par une ambition présidentielle monumentale : transformer le paysage commercial du Bénin en remplaçant les hangars de fortune par 35 vitrines modernes, salubres et ultra-sécurisées, gérées par l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM). Pour inciter les revendeuses à intégrer ces nouveaux joyaux architecturaux, l’État, sous l’ex-président Patrice Talon, avait initialement instauré une période transitoire de gratuité.

Cependant, l’introduction des redevances fixes a marqué la fin de l’état de grâce. Bien que largement subventionnés par les caisses publiques, ces tarifs ont représenté un véritable choc financier pour des usagers habitués à la flexibilité de l’économie informelle.

DR
© DR

La progression : la grogne des étals et le test politique

Au fil des mois, la réalité macroéconomique s’est heurtée à celle des étals. Certes, les infrastructures étaient rutilantes, mais le portefeuille du citoyen lambda n’avait pas augmenté. Prises en étau entre des charges fixes jugées trop lourdes et un chiffre d’affaires fluctuant, les commerçantes ont vu les impayés s’accumuler, menaçant directement le modèle de gestion de l’ANaGeM.

Le cri du cœur des revendeuses est rapidement devenu un enjeu politique majeur. Directement interpellé lors des tournées de terrain, le nouveau chef de l’État, Romuald Wadagni, a inscrit cette question au cœur des priorités du Conseil des ministres. Cette baisse, actée aujourd’hui, apparaît ainsi comme le respect d’une promesse politique essentielle : prouver que l’émergence économique peut s’ajuster au rythme de vie de la population.

DR
© DR
La baisse : le calcul stratégique de l’État

L’arbitrage rendu le 1ᵉʳ juillet consacre le retour au pragmatisme. À titre d’exemple, une redevance qui culminait à 18 000 FCFA par mois est désormais ramenée à 12 000 FCFA. Une économie nette de 6 000 FCFA par mois qui change radicalement la donne pour les budgets modestes.

« Cette nouvelle dépasse notre espérance. Nous remercions infiniment le Président de la République et tout son gouvernement. Nous promettons désormais d’être à jour », a réagi avec émotion dame Mihemi Dossouguin, responsable du marché de Gbégamey.

Pour l’État, réduire sa marge est un calcul stratégique à double détente : pacifier ses relations avec un électorat clé (les « Mama Benz » et les petites revendeuses), tout en s’assurant un civisme fiscal accru afin de garantir un meilleur taux de recouvrement.

DR
© DR

Quel gain réel pour le citoyen béninois ?

Par ailleurs, cette décision ministérielle affecte positivement trois niveaux de la société :

Pour la commerçante : de l’oxygène pour le fonds de roulement

Dans l’économie de subsistance, chaque franc préservé est immédiatement réinvesti. Économiser plusieurs milliers de francs CFA par mois permet à ces femmes — piliers financiers des ménages — d’acheter davantage de stocks, de mieux résister aux variations de la demande et de sécuriser le revenu de leurs familles.

Pour le consommateur : une barrière contre l’inflation

C’est la loi mathématique des places marchandes : lorsque les charges des commerçants explosent, le prix du piment, de la tomate ou du tissu augmente pour compenser. En desserrant l’étau sur les redevances, le gouvernement supprime un prétexte majeur à la hausse des prix. Le panier de la ménagère est indirectement protégé.

Pour l’État : réussir le pari de la formalisation

Depuis sa nomination, la ministre Shadiya Alimatou Assouman s’emploie à accomplir sa feuille de route : structurer le commerce béninois. Avec cette réduction de tarifs, elle apporte à l’État un avantage décisif. L’enjeu était d’éviter que ces infrastructures à 100 milliards de FCFA ne deviennent des coquilles vides face au commerce de rue informel. En adaptant les coûts à la réalité du terrain, le ministère réussit son pari : l’État gagne des contribuables réguliers, sécurise le recouvrement des droits de place et stabilise le circuit économique légal.

En ajustant le curseur financier, Cotonou démontre qu’en matière de développement, la plus belle des infrastructures n’a de valeur que si elle intègre, d’abord, la réalité humaine de ceux qui la font vivre.