L’émotion a laissé place à la stupeur, puis à une joie indescriptible. Dans la commune d’Avrankou, un sexagénaire annoncé mort s’est réveillé au moment précis où ses proches s’apprêtaient à le conduire à sa dernière demeure.
En effet, c’est une scène digne d’un scénario de film que les habitants du quartier de Gbozounmè, à Avrankou, ne sont pas près d’oublier. Tout commence le vendredi 3 juillet 2026, aux alentours de 22 h 30, lorsqu’un sexagénaire de confession musulmane est officiellement annoncé mort par son entourage.
De l’annonce du décès au réveil inattendu
Conformément aux exigences et à la rapidité des rites funéraires islamiques, la famille s’organise immédiatement : elle lave la dépouille avec respect et l’enveloppe dans son linceul traditionnel. Quelques heures plus tard, au petit matin du samedi 4 juillet, vers 6 heures, la concession familiale se remplit jusqu’à saturation. Les visages se ferment, les larmes coulent et l’assistance procède à l’ultime prière des morts avant l’inhumation. C’est alors que l’irréel se produit.
Contre toute attente, l’homme reprend brusquement connaissance. Sortant de la chambre où il reposait, le sexagénaire se lève, quitte son linceul et marche vers l’extérieur, sous les yeux ébahis des personnes présentes.
« Tout le monde était en pleurs et se préparait pour la prière des morts. Quand il s’est réveillé, certains ont cru à un miracle, d’autres ont eu la peur de leur vie », confie un témoin.
De la panique à l’explosion de joie
Dans un premier temps, l’apparition du « défunt » au grand jour provoque un mouvement de panique et une immense surprise. Mais rapidement, une fois la frayeur passée, c’est un soulagement général et une explosion de joie qui s’emparent de Gbozounmè. Constatant que l’homme est bel et bien vivant, ses proches l’ont immédiatement pris en charge afin qu’il reçoive les soins médicaux requis après cette éprouvante et longue léthargie.
Quand la médecine explique le « miracle »
Derrière ce que certains qualifient déjà de « miracle » à Avrankou, la médecine y voit plutôt un cas spectaculaire de catalepsie ou de coma léthargique profond. Dans cet état, les fonctions vitales (pouls, respiration) ralentissent à un point tel qu’elles deviennent presque indétectables sans outils médicaux avancés. Un phénomène rare, accentué ici par la rapidité des rituels de sépulture, qui rappelle l’importance cruciale d’une certification médicale rigoureuse avant toute inhumation.
La Globe Cup 26 bat son plein. À mesure que le tournoi avance, le trafic football devient plus ciblé, plus émotionnel et surtout plus sensible au timing.
Pour aider ses partenaires à exploiter pleinement cette phase décisive, 1xPartners, le programme d’affiliation officiel de 1xBet, a conçu le Guide du trafic Globe Cup 26. Ce manuel pratique rassemble des conseils sur le trafic football, le comportement des utilisateurs, les meilleurs moments pour publier et les possibilités de monétisation pendant le tournoi.
Comprendre les enjeux de la phase actuelle
À ce stade, les utilisateurs recherchent des contenus rapides, clairs et pertinents. Les présentations générales du tournoi perdent en efficacité au profit de sujets plus précis : quelle équipe se qualifiera, quel joueur peut faire basculer la rencontre, etc.
Le guide de 1xPartners aide les affiliés à comprendre cette évolution et à adapter leurs campagnes aux enjeux actuels, plutôt que de continuer à appliquer les stratégies utilisées pendant la phase de groupes.
Les temps forts en direct comme déclencheurs de trafic
Lors des matchs décisifs, les réactions des utilisateurs sont immédiates. Un but, un carton rouge ou une égalisation dans les dernières minutes peuvent transformer l’intérêt autour d’une rencontre et ouvrir une fenêtre de trafic brève, mais particulièrement précieuse.
C’est le moment de miser sur des contenus réactifs : actualités brèves, commentaires à chaud et publications simples permettant de remettre l’action dans son contexte. Le message doit être immédiat et facile à comprendre : le favori est sous pression ou la prolongation devient une possibilité réelle.
Élargir les contenus au-delà du vainqueur
À ce stade, se limiter au vainqueur du match peut réduire les possibilités de contenu. Certaines rencontres sont difficiles à pronostiquer, tandis que les cotes proposées sur les favoris ne sont pas toujours suffisamment attractives pour les utilisateurs.
Les affiliés peuvent élargir leur approche en créant des contenus autour de la qualification d’une équipe, du nombre total de buts ou des performances individuelles des joueurs. Ces formats offrent davantage de possibilités d’analyse et permettent d’éviter les publications répétitives centrées uniquement sur la question : « Qui va gagner ? » Des angles plus variés et plus pertinents peuvent également contribuer à améliorer les taux de conversion.
La finale mérite une campagne dédiée
La finale n’est pas simplement le dernier match du tournoi : elle représente un pic de trafic à part entière. De nombreux utilisateurs occasionnels, qui n’ont pas suivi les tours précédents, peuvent s’intéresser à la compétition uniquement à l’occasion de cette grande affiche.
Les affiliés doivent donc préparer en amont leurs contenus consacrés à la finale : présentation claire des finalistes, focus sur les joueurs clés et explications simples pour les utilisateurs qui souhaitent comprendre rapidement les principaux enjeux de la rencontre.
Le guide aide les partenaires à traiter cette période comme une campagne séparée, et non comme une simple journée de match. Cette distinction est essentielle, car la fenêtre d’opportunité est brève, la concurrence élevée et les émotions particulièrement fortes.
Exploiter le trafic après la finale
L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à interrompre toute communication dès le coup de sifflet final. Le tournoi se termine, mais l’audience peut encore être redirigée vers d’autres contenus.
Après la compétition, les utilisateurs peuvent s’intéresser au football de clubs, à la nouvelle saison ou aux actualités reliant les joueurs à leurs équipes. Les supporters qui ont suivi les stars de leur sélection nationale peuvent, par exemple, être orientés vers les prochains matchs de leurs clubs.
Pourquoi ce guide est essentiel
Le Guide du trafic Globe Cup 26 ne se contente pas de présenter les grandes tendances du tournoi. Il s’agit d’un outil pratique destiné aux affiliés qui souhaitent comprendre ce qui fonctionne actuellement, quelles erreurs éviter et comment mieux exploiter le trafic généré par la compétition.
Il rassemble des conseils sur la psychologie de l’audience, les contenus en direct, la préparation de la phase finale et la fidélisation des utilisateurs après le tournoi. Pour les nouveaux partenaires, il constitue une introduction claire à l’univers de 1xPartners. Pour les affiliés déjà actifs, il permet d’ajuster les campagnes en cours tant que le tournoi continue de susciter un fort intérêt.
À retenir
Le potentiel de trafic de la Globe Cup 26 est loin d’être épuisé. Il est simplement devenu plus ciblé, plus émotionnel et plus dépendant du bon timing.
La phase de groupes reposait principalement sur la fréquence des matchs. La phase actuelle est dominée par les rencontres décisives, les réactions en direct et les grandes histoires du tournoi. La finale entraînera un nouveau pic de trafic majeur, tandis que la période qui suivra montrera quels affiliés sauront maintenir l’intérêt de leur audience.
Avec le Guide du trafic Globe Cup 26, 1xPartners offre aux affiliés une méthode pratique pour exploiter les dernières étapes du tournoi et préparer efficacement l’après-compétition.
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Le verdict est tombé ce vendredi 3 juillet 2026. Après le CEP, les candidats à l’examen du BEPC sont fixés sur leur sort. Au plan national, le taux d’admissibilité s’établit à 64,14 %. Un score honorable, mais en net recul par rapport à l’année dernière. Entre performances départementales surprises, épreuves sportives imminentes et guide de consultation, voici tout ce qu’il faut retenir de cette session.
Plus de 130 000 candidats, qui ont composé du 8 au 10 juin derniers, attendaient ce moment avec anxiété. Les chiffres officiels publiés ce matin révèlent une baisse significative du niveau de réussite global : le Bénin passe de 77,25 % de réussite en 2025 à 64,14 % en 2026, soit une chute de plus de 13 points.
La cartographie des résultats : l’Atacora survole les débats
L’analyse des résultats par département montre de fortes disparités sur le territoire national. C’est l’Atacora qui s’impose comme le grand champion de cette session 2026, frôlant la barre des 80 % de réussite. À l’inverse, l’Ouémé ferme la marche, sous la barre des 60 %.
Département
Taux de réussite
Atacora
79,10 % (Major national)
Donga
76,50 %
Plateau
74,88 %
Zou
73,66 %
Mono
69,70 %
Borgou
68,37 %
Alibori
62,71 %
Atlantique
62,02 %
Littoral
61,22 %
Couffo
61,04 %
Collines
59,52 %
Ouémé
56,12 % (Dernier national)
Épreuves orales et sportives : pas de répit pour les admissibles
Pour les candidats déclarés admissibles, la bataille n’est pas tout à fait terminée. Les autorités éducatives annoncent le démarrage des épreuves orales et sportives dès le lundi 6 juillet 2026, à partir de 7 h 00, dans tous les centres d’examen. Les candidats ont deux jours pour peaufiner leur condition physique et leurs révisions orales.
Face à l’afflux de fausses listes et de rumeurs sur les réseaux sociaux, le gouvernement tape du poing sur la table. La diffusion d’informations personnelles de candidats sans autorisation est strictement interdite. Une seule adresse fiable : la plateforme officielle eRésultats.
Voici la procédure ultra-simple pour obtenir votre verdict :
Se connecter : Rendez-vous directement sur le portail officiel eRésultats.
Sélectionner l’examen : Cliquez sur l’option BEPC 2026.
Saisir les identifiants : Entrez votre numéro de table ou votre numéro d’inscription.
Valider : Cliquez sur Valider. Le verdict s’affiche instantanément : Admissible ou Refusé.
Dandi Gnamou prône un « bloc francophone » face aux risques de recul des droits au 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort.
En marge des travaux du 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort, la présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, la professeure Dandi Gnamou, a marqué les esprits lors d’un panel de haut niveau organisé par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Portant sur le thème de « La coopération entre juridictions constitutionnelles francophones face à la résurgence de la peine de mort », cette rencontre a été l’occasion pour la haute magistrate de plaider pour une vigilance collective et institutionnelle.
L’espace francophone comme bouclier juridique
Face aux signaux faibles ou affirmés de velléités de retour à la peine capitale dans certaines régions du globe, Dandi Gnamou a rappelé le rôle de premier plan que doivent jouer les cours constitutionnelles. Pour la juriste béninoise, la réponse face à ces risques de régression ne peut être isolée : elle doit s’appuyer sur des réseaux de coopération solides.
À cet égard, elle a mis en avant l’Association des Cours constitutionnelles ayant en partage l’usage du français (ACCF). Ce réseau ne doit pas seulement être un cadre formel, mais un véritable levier opérationnel permettant :
Un dialogue direct et permanent entre les hauts magistrats ;
La circulation fluide des jurisprudences (les décisions de justice qui servent de référence) ;
Le renforcement global de l’État de droit au sein de la communauté francophone.
Consacrer le principe de « non-régression »
Le point d’orgue de l’intervention de la présidente de la Haute Cour de Justice a résidé dans une proposition audacieuse et ciblée : inscrire le principe de non-régression des droits de l’homme comme une règle d’or partagée par l’ensemble de l’espace francophone. Car en droit, ce principe stipule que les institutions ne peuvent plus restreindre ni supprimer un droit ou une protection qu’elles ont déjà accordés aux citoyens.
Elle a également saisi cette occasion pour proposer que la non-régression des droits de l’homme devienne un principe commun de vigilance dans l’espace francophone, permettant ainsi de préserver l’abolition de la peine de mort comme un engagement durable, partagé et irréversible.
En liant l’abolition de la peine de mort à ce principe de non-régression, Dandi Gnamou appelle à sanctuariser les victoires juridiques passées. L’objectif est limpide : parvenir à faire de l’élimination de la peine de mort une victoire historique durable, inaltérable face aux variations des contextes politiques ou sociaux.
La mort mystérieuse d’un homme à Agbangnizoun, après avoir tenté de séduire une femme mariée, lève le voile sur un mal de société persistant. Au-delà des croyances locales, ce fait divers tragique sonne comme un avertissement brutal contre la violation des frontières du mariage et l’urgence d’un retour au respect mutuel.
L’histoire, d’abord partagée sur la page locale Xodjinwè, a rapidement glacé d’effroi la commune d’Agbangnizoun. Un homme y a perdu la vie dans des circonstances brutales et mystérieuses. Soupçonnant une cour assidue auprès de son épouse, un mari jaloux avait tendu un piège en « minant » mystiquement les perles de reins de cette dernière. Le prétendant, en passant à l’action deux jours plus tard, a succombé à de violents malaises quelques heures seulement après avoir touché l’objet piégé.
Si ce drame alimente toutes les conversations sous l’angle du mysticisme, il pose en réalité une question sociétale beaucoup plus profonde : celle de la responsabilité individuelle, du respect du couple et des limites que l’on s’impose face au foyer d’autrui.
Le miroir d’une crise du respect des engagements
Ce fait divers tragique met en lumière une réalité de plus en plus visible dans nos communautés : la banalisation de la convoitise des personnes engagées. Qu’il s’agisse de la femme ou du mari d’autrui, s’immiscer dans l’intimité d’un couple légitimement constitué est devenu, pour certains, un jeu de séduction déconnecté des réalités et des risques.
Pourtant, le mariage, qu’il soit civil, religieux ou traditionnel, demeure le socle de l’équilibre social. Briser ce pacte ou tenter de le fragiliser par des avances répétées n’est pas un acte anodin. C’est une agression psychologique et sociale qui engendre des frustrations profondes, capables de pousser les partenaires bafoués vers des extrémités dramatiques, qu’elles soient judiciaires, physiques ou, comme ici, issues du patrimoine culturel local.
« S’en mêler dans un couple, c’est chercher les ennuis. Ce drame prouve qu’un mari ou une femme à bout de nerfs peut faire des choses graves. Voilà, il est mort. La meilleure façon d’éviter ça, c’est de respecter le mariage des autres. » – Dame Gangonou,
Sortir de l’escalade : un appel au changement de comportement
La fin tragique de ce prétendant à Agbangnizoun doit impérativement susciter une prise de conscience collective. Par ailleurs, les leaders d’opinion, les familles et les éducateurs doivent réinvestir l’éducation au respect de la cellule familiale.
Pour les séducteurs et séductrices : comprendre qu’un non est non, et qu’une alliance sacrée ne doit en aucun cas être franchie. La liberté individuelle s’arrête là où commence le serment de fidélité d’un autre couple.
Pour les conjoints : si la colère du mari d’Agbangnizoun s’explique par le sentiment de violation de son intimité, l’usage de méthodes radicales — qu’elles soient physiques ou mystiques — consacre la destruction d’une vie humaine et le traumatisme durable du foyer. La justice et le dialogue communautaire doivent rester les seuls recours.
Préserver la paix sociale
Chaque citoyen doit comprendre que la paix et la stabilité de nos villes et villages reposent sur la sécurité des familles qui les composent. Convoiter le conjoint d’autrui, c’est fragiliser une brique de l’édifice social.
En définitive, le drame d’Agbangnizoun ne doit pas simplement être lu comme une chronique de l’invisible, mais bien comme un signal d’alarme. Il est urgent de restaurer le sens de l’honneur, de la retenue et de la décence face aux unions sacrées, pour que plus jamais la séduction ne se conjugue avec la mort.
Le gouvernement béninois a annoncé, mercredi 1ᵉʳ juillet 2026, une baisse de 15 % à 30 % des redevances dans ses nouveaux marchés modernes. Derrière cette décision, décryptage d’une stratégie de l’exécutif pour sauver son pari de formalisation de l’économie face à la réalité du pouvoir d’achat.
C’est un ouf de soulagement qui a traversé les allées du marché de Gbégamey, à Cotonou. Pour les milliers de commerçants béninois — en grande majorité des femmes —, l’annonce faite par la ministre du Commerce intérieur, Shadiya Alimatou Assouman, résonne comme une victoire cruciale. En décidant de réduire les redevances mensuelles de 15 % à 30 % dans l’ensemble des marchés urbains et régionaux, l’exécutif pose un geste fort.
Mais au-delà de la liesse populaire, cette mesure traduit un arbitrage politique et économique majeur. Pour en comprendre la portée, il faut remonter le fil d’une réforme de plus de 100 milliards de FCFA qui a bousculé le quotidien des places marchandes du pays.
L’origine : le choc de la modernité après la gratuité
Tout commence par une ambition présidentielle monumentale : transformer le paysage commercial du Bénin en remplaçant les hangars de fortune par 35 vitrines modernes, salubres et ultra-sécurisées, gérées par l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM). Pour inciter les revendeuses à intégrer ces nouveaux joyaux architecturaux, l’État, sous l’ex-président Patrice Talon, avait initialement instauré une période transitoire de gratuité.
Cependant, l’introduction des redevances fixes a marqué la fin de l’état de grâce. Bien que largement subventionnés par les caisses publiques, ces tarifs ont représenté un véritable choc financier pour des usagers habitués à la flexibilité de l’économie informelle.
La progression : la grogne des étals et le test politique
Au fil des mois, la réalité macroéconomique s’est heurtée à celle des étals. Certes, les infrastructures étaient rutilantes, mais le portefeuille du citoyen lambda n’avait pas augmenté. Prises en étau entre des charges fixes jugées trop lourdes et un chiffre d’affaires fluctuant, les commerçantes ont vu les impayés s’accumuler, menaçant directement le modèle de gestion de l’ANaGeM.
Le cri du cœur des revendeuses est rapidement devenu un enjeu politique majeur. Directement interpellé lors des tournées de terrain, le nouveau chef de l’État, Romuald Wadagni, a inscrit cette question au cœur des priorités du Conseil des ministres. Cette baisse, actée aujourd’hui, apparaît ainsi comme le respect d’une promesse politique essentielle : prouver que l’émergence économique peut s’ajuster au rythme de vie de la population.
L’arbitrage rendu le 1ᵉʳ juillet consacre le retour au pragmatisme. À titre d’exemple, une redevance qui culminait à 18 000 FCFA par mois est désormais ramenée à 12 000 FCFA. Une économie nette de 6 000 FCFA par mois qui change radicalement la donne pour les budgets modestes.
« Cette nouvelle dépasse notre espérance. Nous remercions infiniment le Président de la République et tout son gouvernement. Nous promettons désormais d’être à jour », a réagi avec émotion dame Mihemi Dossouguin, responsable du marché de Gbégamey.
Pour l’État, réduire sa marge est un calcul stratégique à double détente : pacifier ses relations avec un électorat clé (les « Mama Benz » et les petites revendeuses), tout en s’assurant un civisme fiscal accru afin de garantir un meilleur taux de recouvrement.
Par ailleurs, cette décision ministérielle affecte positivement trois niveaux de la société :
Pour la commerçante : de l’oxygène pour le fonds de roulement
Dans l’économie de subsistance, chaque franc préservé est immédiatement réinvesti. Économiser plusieurs milliers de francs CFA par mois permet à ces femmes — piliers financiers des ménages — d’acheter davantage de stocks, de mieux résister aux variations de la demande et de sécuriser le revenu de leurs familles.
Pour le consommateur : une barrière contre l’inflation
C’est la loi mathématique des places marchandes : lorsque les charges des commerçants explosent, le prix du piment, de la tomate ou du tissu augmente pour compenser. En desserrant l’étau sur les redevances, le gouvernement supprime un prétexte majeur à la hausse des prix. Le panier de la ménagère est indirectement protégé.
Pour l’État : réussir le pari de la formalisation
Depuis sa nomination, la ministre Shadiya Alimatou Assouman s’emploie à accomplir sa feuille de route : structurer le commerce béninois. Avec cette réduction de tarifs, elle apporte à l’État un avantage décisif. L’enjeu était d’éviter que ces infrastructures à 100 milliards de FCFA ne deviennent des coquilles vides face au commerce de rue informel. En adaptant les coûts à la réalité du terrain, le ministère réussit son pari : l’État gagne des contribuables réguliers, sécurise le recouvrement des droits de place et stabilise le circuit économique légal.
En ajustant le curseur financier, Cotonou démontre qu’en matière de développement, la plus belle des infrastructures n’a de valeur que si elle intègre, d’abord, la réalité humaine de ceux qui la font vivre.
Le gouvernement béninois accélère la montée en compétences numériques des enseignants du primaire. Dans les départements du Nord, une vaste campagne de formation à l’informatique vient d’être lancée afin de préparer les instituteurs aux nouvelles exigences pédagogiques et administratives de l’école de demain.
NIKKI (Bénin) – La transformation numérique de l’administration publique gagne progressivement le secteur de l’éducation. Depuis ce mercredi 1ᵉʳ juillet 2026, des centaines d’instituteurs des départements septentrionaux du Bénin participent à une vaste session de formation en informatique, organisée avec l’appui institutionnel du ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP).
Déployée simultanément dans 46 centres de formation répartis dans les départements de l’Alibori, de l’Atacora, du Borgou, de la Donga, des Collines et du Zou, cette initiative vise à renforcer les compétences numériques des enseignants. Cela doit permettre de mieux répondre aux évolutions du système éducatif.
Le lancement officiel de cette première phase s’est déroulé au Complexe scolaire de Bouyakou, dans la circonscription scolaire de Nikki, en présence des responsables de l’administration éducative et des représentants de MAFLYT Sarl, l’entreprise chargée de la mise en œuvre de la formation.
Au-delà de la maîtrise de l’outil informatique, le programme répond à une évolution plus profonde des pratiques professionnelles. Les enseignants sont désormais appelés à produire des documents pédagogiques numériques, à assurer un suivi administratif dématérialisé et à utiliser des logiciels spécialisés dans la gestion des activités scolaires.
Pendant vingt jours, les participants suivront quatre heures de cours quotidiennes, en matinée ou en soirée, selon leur organisation. Le programme prévoit des modules consacrés à Word, Excel, PowerPoint, Educmaster ainsi qu’aux E-services, avec pour objectif de permettre aux enseignants de développer des compétences directement mobilisables dans leurs activités quotidiennes.
Selon les responsables du projet, un centre de formation dans chaque circonscription scolaire concernée facilite désormais l’accès des enseignants à cette montée en compétences, sans les éloigner de leurs établissements.
Au-delà des usages pédagogiques, cette formation constitue également un atout pour l’évolution professionnelle des instituteurs. La maîtrise des outils numériques est devenue un critère de plus en plus recherché dans l’administration éducative, aussi bien pour les concours professionnels que pour les responsabilités administratives.
À l’issue de la formation, chaque participant recevra une attestation conjointe délivrée par le ministère des Enseignements maternel et primaire et MAFLYT Sarl.
Cette première étape concerne exclusivement les départements du Nord. Une seconde phase est d’ores et déjà annoncée pour les enseignants des départements du Sud, avec un démarrage prévu le 5 août 2026.
Les inscriptions demeurent ouvertes. Les enseignants qui n’ont pas encore rejoint le programme doivent se rapprocher de leur circonscription scolaire afin d’intégrer les prochaines sessions.
À travers cette initiative, les autorités éducatives poursuivent leur ambition de faire du numérique un outil au service de la qualité des apprentissages, tout en accompagnant les enseignants dans l’adaptation de leurs pratiques aux nouvelles exigences de l’école béninoise.
L’avenir industriel du Grand Nord béninois se dessine à Malanville. Ville carrefour par excellence, située aux frontières stratégiques du Niger et du Nigeria, la commune s’apprête à opérer un saut quantique sur les plans économique, social et environnemental.
Le 29 juin 2026, le maire de la commune, Kassimou Labo Goumbi, a visité le site qui accueillera deux infrastructures majeures portées par le géant panafricain ETG (Export Trading Group) : une usine moderne de recyclage de déchets plastiques et une rizerie industrielle aux dimensions titanesques.
Transformer le péril plastique en opportunité locale
Le premier volet de cette implantation industrielle s’attaque à l’un des fléaux environnementaux les plus tenaces de la région : la prolifération des déchets plastiques. En s’installant à Malanville, la société ETG n’implante pas seulement une usine de recyclage ; elle jette également les bases d’une véritable économie circulaire dans le septentrion.
Ainsi, les sachets, bidons et emballages abandonnés, qui polluent les sols agricoles et menacent le lit du fleuve Niger tout proche, seront désormais collectés, triés et transformés. Au-delà de l’évident bénéfice écologique, ce projet s’annonce comme un puissant moteur de développement social. En effet, son modèle repose sur la création d’un vaste réseau local de collecte, promettant de générer des centaines d’emplois indirects ainsi que de nouvelles sources de revenus, en particulier pour les groupements de femmes et de jeunes de la commune.
Une rizerie géante pour conquérir l’autosuffisance
Le second pilier de ce complexe industriel relève de la souveraineté alimentaire nationale. En phase finale de construction, une rizerie industrielle d’une capacité hors norme de 60 tonnes par heure s’apprête à entrer en service. Un colosse qui positionne d’emblée Malanville comme l’un des plus grands hubs de transformation de céréales en Afrique de l’Ouest.
Si Malanville s’est toujours imposée comme le premier grenier rizicole du Bénin grâce aux terres fertiles de sa vallée, la commune souffrait historiquement d’un déficit d’outils industriels pour valoriser sa production. Désormais, en permettant de blanchir, calibrer et conditionner le riz local selon les meilleurs standards internationaux, cette usine vient corriger cette anomalie structurelle.
Par conséquent, elle permettra de sécuriser les revenus des riziculteurs locaux en absorbant massivement leurs récoltes, tout en réduisant la dépendance du Bénin et de la sous-région vis-à-vis des importations en provenance d’Asie.
Lors de son inspection des lieux, le maire Kassimou Labo Goumbi a chaleureusement salué cet investissement privé à fort impact. Pour la municipalité, l’enjeu est double : offrir des perspectives d’avenir concrètes à la jeunesse locale afin de freiner l’exode, tout en élargissant l’assiette fiscale de la commune grâce aux futures taxes industrielles.
Par ailleurs, en facilitant les démarches foncières et logistiques nécessaires à cette phase terminale des travaux, la mairie de Malanville démontre que le développement des territoires se construit désormais au cœur d’un partenariat public-privé audacieux.
Le rendez-vous est désormais pris pour l’inauguration de ces infrastructures, qui marquera le début d’une nouvelle ère pour l’agro-industrie béninoise.
L’image est forte et symbolise un changement de paradigme profond au sein du système judiciaire béninois. Le mardi 30 juin 2026, l’ambiance n’était pas aux visages fermés entre les murs de la prison civile d’Akpro-Missérété, mais bien à la célébration du mérite et de l’effort.
En effet, l’Agence pénitentiaire du Bénin (APB) y a officiellement remis les attestations de réussite au Certificat de qualification aux métiers (CQM) à 171 détenus. Un événement d’envergure nationale qui consacre le parcours de réhabilitation de ces hommes et de ces femmes issus des 11 établissements pénitentiaires du pays.
Un taux de réussite exceptionnel
Sur les 173 candidats détenus présentés à la session d’octobre 2025, 171 ont décroché le précieux sésame, portant ainsi le taux de réussite à un niveau remarquable de 98,84 %.
Derrière cette performance se cache une grande diversité de savoir-faire techniques indispensables à l’économie locale. Ces lauréats d’un genre particulier disposent désormais de compétences certifiées par l’État dans plusieurs corps de métiers de l’artisanat, notamment :
Métiers du bois et du métal : menuiserie bois, menuiserie aluminium et soudure ;
Bâtiment et esthétique : peinture en bâtiment et coiffure ;
Mode et artisanat : couture et autres spécialités manuelles.
Par ailleurs, cette moisson de diplômes couronne les investissements matériels récents de l’APB, qui a doté plusieurs centres pénitentiaires, notamment ceux de Parakou et d’Akpro-Missérété, d’ateliers techniques modernes afin de permettre un apprentissage dans des conditions proches de la réalité professionnelle.
Préparer l’« après-prison »
La cérémonie s’est déroulée en présence de Florentin Gbodou, directeur de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation, ainsi que de François Hounkpè, directeur général de l’APB. Tour à tour, les officiels ont rappelé l’ambition politique qui sous-tend ce programme de formation.
« La prison ne doit plus seulement être le lieu de l’expiation de la peine, mais le point de départ d’une reconstruction personnelle. »
À travers la délivrance de qualifications officielles, reconnues et recherchées sur le marché du travail, l’administration pénitentiaire béninoise entend s’attaquer aux causes profondes de la récidive. L’objectif est clair : transformer le temps de l’incarcération en une véritable période d’apprentissage afin que, le jour de leur libération, ces artisans diplômés disposent immédiatement des compétences et des moyens nécessaires pour se réinsérer dignement dans la société.