Protection civile au Bénin : L’ABPC se forme à l’enquête post-incendie

Cotonou, 25 septembre 2026  — Quand les pompiers éteignent les flammes, une autre enquête commence. Depuis septembre 2026, l’Agence béninoise de Protection civile (ABPC) engage une transformation silencieuse mais stratégique : doter le pays de ses premiers spécialistes capables de reconstituer la chronologie d’un incendie, d’identifier son point de départ et de déterminer ses causes réelles.

Sous l’impulsion de son directeur général, le Contrôleur général de police Abdel Aziz Bio Djibril, et avec l’appui technique de la coopération française, l’agence a lancé un programme de formation à la Recherche des causes et circonstances d’incendie (RCCI). L’objectif : passer du simple constat de sinistre à une véritable expertise scientifique, capable d’alimenter la prévention et la réduction des risques.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
L’enquête scientifique : passer de l’extinction des feux à l’analyse des scènes

Jusqu’ici, peu de services de protection civile en Afrique de l’Ouest disposaient d’unités spécialisées dans l’enquête post-incendie. La plupart des interventions s’arrêtaient à la maîtrise du feu, laissant les causes dans le flou — ce qui limitait la capacité à prévenir de nouveaux sinistres.

La RCCI change la donne. Elle forme des agents à observer une scène calcinée comme un laboratoire : repérer les traces de propagation, analyser les matériaux consumés, identifier les sources d’inflammation potentielles et reconstituer le scénario le plus probable.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Une expertise novatrice et pionnière en Afrique de l’Ouest

Fin septembre, une mission française d’évaluation et de préfiguration a organisé, à Abomey-Calavi, une session intensive de formation de formateurs. Au programme : théorie, mais surtout mise en situation. Les participants ont travaillé sur des scènes d’incendie reconstituées, avec indices disséminés, zones de combustion partielle et faux départs de feu.

« On ne leur demande pas de devenir des experts du jour au lendemain, mais d’acquérir une méthode rigoureuse, reproductible et partageable », explique un formateur français détaché par la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD).

Agence béninoise de Protection civile
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Abomey-Calavi : immersion au cœur de scènes d’incendie reconstituées

Pour ancrer cette compétence dans la durée, l’ABPC ne compte pas s’arrêter à une session ponctuelle. L’agence a sollicité les Forces armées béninoises (FAB) afin d’obtenir des conteneurs maritimes de 40 pieds, qui seront aménagés en simulateurs de scènes d’incendie.

Ces modules permettront de recréer différentes configurations de sinistres — feux d’habitation, d’entrepôt, de véhicule — dans un environnement sécurisé. Les agents pourront ainsi s’entraîner régulièrement, perfectionner leurs techniques d’observation et maintenir leurs compétences à jour.

Agence béninoise de Protection civile
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Des conteneurs maritimes transformés en simulateurs d’entraînement

Par ailleurs, la RCCI vise à nourrir une culture du retour d’expérience. Chaque incendie analysé devient une source de données : matériaux à risque, comportements de propagation, erreurs humaines récurrentes, défauts d’installation électrique, etc.

Ces informations permettront à l’ABPC d’ajuster ses campagnes de sensibilisation, de cibler les zones les plus vulnérables et de proposer des normes de sécurité plus adaptées aux réalités locales.

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De la donnée de terrain au renforcement de la prévention nationale

La session d’Abomey-Calavi s’est achevée par la remise d’attestations aux participants. Mais pour le directeur général Bio Djibril, il ne s’agit que d’un point de départ. « Ces certificats ne marquent pas la fin d’un processus, mais le début d’une nouvelle capacité au sein de l’ABPC », a-t-il souligné lors de la clôture.

À terme, l’agence prévoit de déployer ces enquêteurs dans les antennes départementales, de les associer aux enquêtes judiciaires en cas de sinistre suspect et de développer des partenariats avec les laboratoires régionaux spécialisés.

Dans un pays où les incendies urbains et ruraux causent chaque année des pertes humaines et matérielles importantes, cette montée en compétence pourrait changer la donne : comprendre pour mieux prévenir, et prévenir pour mieux protéger.

Bénin – Zimbabwe sans visa : quel impact direct pour les citoyens ?

En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le Bénin et le Zimbabwe ont signé, le 23 septembre 2026, un accord d’exemption de visa.

L’accord d’exemption mutuelle de visas conclu entre Cotonou et Harare marque une nouvelle étape dans l’agenda diplomatique du président Romuald Wadagni. Signé par la cheffe de la diplomatie béninoise, Corinne Amori Brunet, et son homologue zimbabwéen, le professeur Amon Murwira, ce protocole supprime les formalités d’entrée pour l’ensemble des ressortissants des deux pays, qu’ils détiennent un passeport diplomatique ou ordinaire.

Si l’exécutif salue une avancée concrète vers l’intégration continentale, l’impact direct de cette mesure sur le quotidien des citoyens et sur l’économie locale suscite des questions légitimes.

Des opportunités ciblées pour les opérateurs économiques

Sur le plan commercial, la suppression du visa simplifie la mobilité des hommes d’affaires, des exportateurs et des entrepreneurs béninois. Le Zimbabwe, doté d’un secteur agricole développé et de ressources minières majeures, offre de nouveaux débouchés pour les entreprises en quête de partenariats en Afrique australe.

Cette ouverture bilatérale réduit les coûts administratifs et les délais de prospection. Pour autant, l’absence de liaisons aériennes directes entre Cotonou et Harare constitue un frein logistique majeur : la cherté des billets d’avion et la durée des transits limitent pour l’instant ces opportunités aux structures disposant d’un fonds de roulement suffisant.

Tourisme et université : des mobilités à construire

Pour le citoyen moyen, en revanche, l’impact reste conditionné à la création de passerelles concrètes. Le secteur touristique béninois pourrait attirer des visiteurs zimbabwéens curieux de découvrir le patrimoine culturel de la côte ouest-africaine, tandis que les sites d’Afrique australe deviennent plus accessibles aux voyageurs béninois.

Dans le domaine académique, cet accord facilite le montage de programmes d’échanges universitaires et de stages professionnels. Les étudiants et chercheurs béninois bénéficient d’un accès simplifié aux institutions de recherche zimbabwéennes, notamment dans les filières agricoles et de gestion des ressources naturelles, sans la contrainte des démarches de visa.

Le défi de la mise en œuvre pratique

L’efficacité de cette mesure dépendra de la capacité des deux États à transformer la levée des barrières administratives en flux économiques réels. Sans accords complémentaires pour stimuler les liaisons logistiques et encourager les forums d’affaires sectoriels, la portée de cette exemption risque d’être confinée aux représentations officielles et aux élites économiques.

L’initiative démontre, néanmoins, la volonté de Cotonou de diversifier ses alliances stratégiques au-delà du pré carré traditionnel de l’Afrique de l’Ouest. En somme,  reste maintenant à traduire cette ouverture diplomatique en opportunités tangibles : sans liaisons aériennes abordables, sans programmes d’échanges concrets et sans appui aux PME, l’accord Bénin–Zimbabwe risque de rester une belle déclaration d’intention, plus qu’un levier réel de développement pour les citoyens et les entreprises des deux pays.

Eaux partagées : le Bénin rejoint le traité de l’ONU et s’impose des règles face à ses voisins

En déposant son adhésion à New York, Cotonou se lie à une convention qui oblige à prévenir les pollutions au-delà des frontières et à échanger des données. Le texte entrera en vigueur pour le pays le 21 décembre.

 

 

Le compte à rebours est lancé depuis New York. Suite au dépôt officiel de son instrument d’adhésion ce mardi 22 septembre 2026, le Bénin deviendra officiellement, d’ici 90 jours — soit le 21 décembre prochain —, partie prenante de la Convention des Nations Unies sur l’eau de 1992. Une étape clé qui contraindra désormais Cotonou à respecter des engagements juridiques stricts envers les États voisins partageant ses bassins hydrologiques.

Ce que le traité exige de ses membres

La Convention impose aux États parties de prévenir, de maîtriser et de réduire les dommages que leurs activités causent au-delà de leurs frontières. Elle prévoit aussi la surveillance des eaux communes et l’échange de données. Les organes conjoints que les riverains peuvent créer se chargent de suivre la qualité et la quantité de l’eau, de recenser les sources de pollution et de déclencher des alertes en cas de situation critique, selon Bénin Web TV.

Le texte pose ainsi un principe simple : une rivière commune engage la responsabilité de tous ceux qui la bordent.

Quatre bassins, quatre voisins

Le Bénin se trouve au cœur des bassins du Niger, du Mono, de la Volta et de l’Ouémé. Son gouvernement cite quatre partenaires de premier plan : le Niger, le Nigeria, le Togo et le Burkina Faso. L’adhésion, affirme-t-il, ouvre la voie à une gestion concertée de l’eau avec ces États riverain

La Convention entre en vigueur pour un nouvel État le quatre-vingt-dixième jour après le dépôt de son instrument d’adhésion. Pour le Bénin, ce jour tombe le 21 décembre 2026.

Près de deux ans de procédure

Le dépôt clôt un processus lancé en novembre 2024. Le Conseil des ministres avait alors transmis le texte à l’Assemblée nationale pour obtenir l’autorisation de ratifier. Cotonou a donc mis près de deux ans à franchir les étapes internes avant de déposer son instrument à New York.

Gouvernement de la République du Bénin
© Gouvernement de la République du Bénin
Un traité né en Europe, désormais ouvert à l’Afrique

Les pays de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe ont adopté la Convention à Helsinki en 1992, et elle est entrée en vigueur en 1996. Ses concepteurs la réservaient d’abord à la région européenne. Un amendement de 2003 a ensuite permis à tous les membres de l’ONU de l’intégrer, ce qui s’applique depuis 2016. En 2021, quatre pays extérieurs à la zone européenne en faisaient partie : le Tchad, le Sénégal, le Ghana et la Guinée-Bissau. Selon Bénin Web TV, le registre du dépositaire de l’ONU recense désormais 61 parties.

Un pari politique assumé

Le ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines attribue l’impulsion au président Romuald Wadagni. Il salue aussi le ministre Édouard Dahome et le directeur général de l’Eau, le Dr Saïd Hounkponou, pour avoir mené le dossier à son terme.

 

Ce qu’il reste à prouver

Le communiqué du ministère ne dit pas quels organes communs le Bénin créera avec le Niger, le Nigeria, le Togo et le Burkina Faso, ni à quelle échéance. Or la Convention ne produira ses effets concrets que si les voisins acceptent de partager leurs mesures et leurs alertes. L’adhésion pose le cadre, et les accords de bassin devront désormais lui donner un contenu

 

Six pôles, six patrons : le Bénin mise sur la performance pour rapprocher l’État des citoyens

Présentée le mercredi au Palais de la Marina, la réforme du développement territorial confie chaque région à un délégué général tenu de livrer des résultats. Le chef de l’État en fait le pivot de son programme pour sept ans.

 

Six délégués généraux, six régions, et une même exigence : produire des résultats mesurables. Le président Romuald Wadagni a dévoilé le mercredi 23 septembre 2026, à Cotonou, la mécanique qui doit décider, d’ici sept ans, si l’adresse d’un Béninois pèse encore sur son avenir.

La cérémonie a rassemblé, au Palais de la Marina, les députés, les membres du Conseil économique et social, les préfets et les maires. Le message adressé à cette assemblée tenait en une phrase : le niveau de développement d’un citoyen ne doit plus dépendre de l’endroit où il vit.

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Un patron par pôle, un bilan à rendre

Chaque pôle sera dirigé par un délégué général, dont le rôle dépasse la simple gestion administrative. Selon le projet de société que Romuald Wadagni avait présenté avant son élection, ces responsables coordonneront les investissements, trancheront entre les priorités et évalueront les résultats de leur région. La presse béninoise avait alors relevé que les six pôles épousent l’ancien découpage départemental du pays.

Le chef de l’État exige des résultats stricts de ces futurs responsables. Le calendrier de nomination et les moyens alloués à chaque délégué n’ont pas été détaillés lors de la présentation.

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Quatre chantiers dans chaque région

Le gouvernement impose un cahier des charges identique à tous les pôles, décliné selon les réalités de chaque territoire. L’agriculture d’abord : elle doit être productive et améliorer le sort des producteurs installés sur place. L’industrie ensuite, avec au moins une unité par zone, chargée de transformer localement les ressources au lieu de les exporter brutes. Le tourisme complète le dispositif, en s’appuyant sur des sites patrimoniaux et des villages d’exception. Chaque pôle accueillera enfin un accélérateur d’innovation adapté à son économie.

Ces quatre chantiers reposent sur trois leviers partagés par les six pôles : des infrastructures, le renforcement du capital humain et des incitations destinées au secteur privé.

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Cadres, maires et préfets sommés de changer de méthode

La réforme vise aussi ceux qui l’appliqueront. Romuald Wadagni demande aux cadres de l’administration, aux maires et aux préfets d’adopter une autre posture : montrer l’exemple, expliquer les choix publics et lever peu à peu les obstacles qui freinent le progrès. La réforme change donc l’organisation des services, mais elle exige surtout de ses acteurs une pratique différente du pouvoir local.

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Une tendance régionale

Le Bénin n’est pas seul à parier sur l’échelon intermédiaire. Au Sénégal, le gouvernement a annoncé que les revues annuelles de ses politiques publiques se feraient désormais à l’échelle de huit pôles territoriaux, et non plus des quatorze régions. Dakar y voit une manière de valoriser les ressources propres à chaque territoire. Les deux pays partagent donc le même pari : rapprocher la décision du terrain et mesurer la performance au plus près des habitants.

Ce qu’il faudra surveiller

La feuille de route s’étend sur sept ans. Reste à savoir qui dirigera chaque pôle, avec quel budget et selon quels indicateurs. Ces réponses diront si la promesse d’équité territoriale dépasse le stade de la cérémonie.

Bénin : Les maires du Zou font pression à l’Assemblée

PORTO-NOVO, 23 septembre 2026 — Face aux blocages fonciers, à la crise des déchets et aux tensions pastorales, les neuf maires du département du Zou rompent avec l’action isolée. Réunis au sein de la Communauté des communes du Zou (CCZ), ils ont investi, mardi après-midi, le Palais des Gouverneurs à Porto-Novo afin de faire pression sur le pouvoir législatif et d’obtenir l’appui financier de l’État central.

Cette démarche collective auprès du président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, marque un tournant tactique pour ces collectivités locales. En positionnant le Parlement comme levier stratégique, la CCZ cherche ainsi à accélérer la concrétisation de dossiers vitaux pour le centre du pays.

Le foncier, premier frein au développement intercommunal

Au centre de l’offensive portée par Auguste Aïhunhin, maire de Covè et président de la CCZ, figure l’imbroglio du développement urbain. Dans plusieurs communes du département, l’absence de plans d’aménagement structurés paralyse la modernisation, tandis que les anciens dossiers de lotissement s’enlisent.

Les édiles réclament, à cet effet, une intervention financière directe de l’État pour solder ces litiges du passé et poser les bases d’une gestion spatiale rigoureuse, condition sine qua non à l’attraction de nouveaux investissements.

Assemblée Nationale du Bénin
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L’assainissement et la sécurité au cœur des revendications

Outre les réformes territoriales, la faîtière intercommunale interpelle le président du Parlement sur deux autres urgences du quotidien :

  • Gestion des ordures ménagères : Bien que le traitement des déchets relève théoriquement des compétences transférées aux communes, la CCZ pointe un déséquilibre régional. Elle exige un soutien technique et financier de l’État équivalent à celui accordé aux grands centres urbains de la côte.

  • Transhumance et conflits ruraux : Tout en soutenant le cap de la sédentarisation fixé par le gouvernement, les maires insistent sur l’urgence de mesures d’accompagnement. L’objectif est notamment de financer des mécanismes d’arbitrage immédiats afin d’apaiser les heurts récurrents entre agriculteurs et éleveurs.

« Nous devons dépasser la simple formulation de vœux pour obtenir des arbitrages budgétaires et réglementaires concrets », soutiennent en substance les représentants du département, appuyés lors de cette audience par les députés Natondé Aké et Pauline Aikpando.

Une oreille attentive à Porto-Novo

La délégation ne s’est pas contentée de formuler des exigences en matière d’aménagement. Elle a également soumis une feuille de route détaillée incluant la réhabilitation des marchés de proximité, le bitumage des voies d’accès, la construction de salles de classe, l’accès à l’eau potable ainsi que le renforcement de la couverture sanitaire locale.

Sensible à cette démonstration d’unité territoriale, Joseph Fifamin Djogbénou a salué la cohésion des élus du Zou. Le président de l’Assemblée nationale s’est engagé à se faire le relais officiel de ces doléances auprès du gouvernement, promettant de plaider pour que les arbitrages ministériels traduisent rapidement ces demandes en budgets opérationnels.

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Savè : arrestation pour détention de restes humains à Kpabaï

La Police républicaine a interpellé, lundi 21 septembre 2026, un homme et sa belle-mère dans le quartier Kpabaï, à Savè. Les deux suspects sont soupçonnés de détenir une partie de crâne humain découverte à proximité du domicile de l’homme.

L’intervention fait suite à un signalement concernant le possible transport de restes humains vers Cotonou. Les autorités cherchent désormais à déterminer l’origine exacte de l’ossement, les circonstances de sa conservation et l’usage auquel il devait servir.

Une opération policière déclenchée par un signalement à Kpabaï

Alertés sur le déplacement présumé de restes humains, les policiers de Savè ont installé un dispositif de surveillance. Ils ont intercepté S. Hervé alors qu’il circulait au volant d’un véhicule. Les premières vérifications effectuées dans la voiture n’ont toutefois pas permis de retrouver le crâne recherché. Les policiers ont alors poursuivi leurs recherches autour du domicile du suspect.

Les recherches menées dans un secteur broussailleux proche de la maison ont conduit les policiers vers une boîte de tomates. À l’intérieur, ils auraient découvert une partie d’un ancien crâne humain ainsi qu’une perle placée dans un sachet noir. Cette découverte constitue, à ce stade, l’un des principaux éléments matériels du dossier. Les analyses et les constatations des services compétents devront notamment permettre de confirmer la nature des restes retrouvés et d’apporter des précisions sur leur ancienneté.

Les explications des suspects : Une violation de sépulture évoquée

Selon les premiers éléments communiqués, S. Hervé aurait déclaré avoir récupéré la partie de crâne environ un an plus tôt. Il aurait agi alors qu’il intervenait comme fossoyeur lors de l’ouverture d’une tombe. L’homme aurait ensuite remis une partie des restes à sa belle-mère, à la demande de celle-ci.

Interrogée par les policiers, cette dernière aurait confirmé cette version. Elle aurait expliqué que le reste humain devait être utilisé dans le cadre du traitement d’un problème au genou. Cette déclaration devra être confrontée aux autres éléments du dossier et ne constitue pas, à ce stade, une conclusion judiciaire.

Profanation et trafic présumé : Les enjeux de l’enquête judiciaire

Les autorités devront maintenant établir les circonstances exactes dans lesquelles les restes ont été retirés de la tombe. Elles devront également déterminer si une profanation de sépulture a été commise, si d’autres personnes ont participé aux faits et si le projet de transport vers Cotonou est avéré.

Il faudra aussi identifier la tombe concernée et vérifier l’existence éventuelle d’autres restes ou objets liés à cette affaire. Ces vérifications permettront au parquet d’orienter la procédure et de retenir, le cas échéant, les qualifications pénales appropriées.

Garde à vue et présentation imminente devant le procureur

S. Hervé et sa belle-mère sont maintenus à la disposition des enquêteurs. Ils se trouvent en garde à vue dans l’attente de leur présentation au procureur. À ce stade, les deux personnes bénéficient de la présomption d’innocence. La décision du parquet déterminera la suite de la procédure, en fonction des déclarations recueillies, des constatations matérielles et des résultats des examens attendus.

Cette affaire rappelle la nécessité de traiter les restes humains dans le strict respect de la loi et de la dignité due aux personnes décédées.

Bénin : 63 bus neufs et des trajets à 200 FCFA pour les étudiants

Le Bénin relance son transport universitaire avec une flotte de 63 bus neufs. Depuis lundi 21 septembre 2026, ces véhicules desservent quatre universités publiques et plusieurs localités du pays, avec l’objectif de réduire les difficultés de déplacement qui pèsent sur les étudiants.

Le dispositif a été officiellement lancé dimanche 20 septembre sur le campus de l’Université d’Abomey-Calavi, en présence de membres du gouvernement, de députés, de préfets, de maires et de représentants du secteur éducatif.

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Un réseau étendu sur 12 villes et 4 universités publiques

Le nouveau service concerne l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université de Parakou, l’Université nationale d’Agriculture et l’Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques. La flotte doit couvrir 12 villes : Natitingou, Abomey, Abomey-Calavi, Adjarra, Cotonou, Dangbo, Dassa-Zoumè, Kétou, Lokossa, Parakou, Porto-Novo et Sakété.

La répartition prévoit 35 bus pour l’UAC, huit pour l’Université de Parakou, dix pour l’UNA et dix pour l’UNSTIM. Le réseau doit fonctionner sur plusieurs lignes, selon les besoins propres à chaque pôle universitaire. Cette organisation vise notamment les étudiants qui résident loin de leur campus. Elle doit leur permettre de rejoindre les amphithéâtres, les laboratoires et les autres espaces pédagogiques sans dépendre exclusivement des transports privés, souvent plus coûteux et moins réguliers.

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Des horaires conçus pour les étudiants

Les départs s’échelonnent entre 6 h 30 et 19 h, selon les lignes et les réalités locales. Cette amplitude doit couvrir les principaux mouvements de la journée : arrivée des étudiants le matin, déplacements entre les sites universitaires et retour vers les villes de résidence en fin d’après-midi. Les autorités présentent cette relance comme une mesure sociale autant qu’éducative. En facilitant l’accès aux campus, le service peut contribuer à limiter les retards, les absences et la pression financière supportée par les familles.

 Tarification et numérisation : Un ticket à 200 FCFA accessible par application et USSD

Le trajet coûte 200 francs CFA. Les étudiants peuvent acheter leur ticket sur la plateforme nationale des services universitaires, accessible à l’adresse. Les informations disponibles indiquent que l’achat repose sur l’identification de l’étudiant et peut s’effectuer par paiement électronique. Le gouvernement a prévu une solution pour les étudiants qui ne disposent ni d’un smartphone Android ni d’une connexion Internet. Ils peuvent composer le code USSD *611# depuis un téléphone classique, puis suivre les instructions affichées.

Cette procédure permet également de consulter les lignes disponibles, les points d’arrêt et le statut du ticket. Les usagers peuvent obtenir une assistance au 01 52 61 10 10.

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 Une mesure à double impact : Dignité étudiante et création d’emplois locaux

Le dispositif ne se limite pas à l’acquisition de véhicules. Son fonctionnement mobilise 63 conducteurs et 63 superviseurs chargés d’assurer les rotations, le suivi des trajets et la coordination du service. Pour le gouvernement, cette organisation crée aussi des emplois tout en répondant à une préoccupation récurrente des étudiants. Le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a appelé les bénéficiaires à respecter les équipements et les règles de fonctionnement.

La question de la maintenance sera déterminante pour la durée du programme. La régularité des lignes, l’entretien des véhicules et la clarté des horaires conditionneront la confiance des usagers.

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Le défi de la maintenance et du suivi pour pérenniser la mobilité universitaire

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de la Formation technique, Dr Sèdami Medegan Fagla, a présenté les bus comme un instrument de dignité et de sécurité pour les étudiants. Par ailleurs, les véhicules doivent accompagner une politique plus large d’amélioration des conditions de vie sur les campus. Les difficultés de transport peuvent en effet affecter la ponctualité, la fréquentation des cours et les dépenses quotidiennes des apprenants.

Le nouveau service représente ainsi un test pour l’action publique dans le domaine universitaire. Son succès dépendra de sa capacité à offrir des trajets réguliers, des arrêts accessibles et une procédure d’utilisation réellement adaptée à tous les étudiants. Avec 63 bus répartis dans 12 villes, le Bénin engage une nouvelle étape de sa politique de transport universitaire. Le gouvernement mise désormais sur la discipline des usagers, le suivi des opérateurs et la continuité du service pour transformer cette promesse de rentrée en solution durable.

Bénin : l’exécutif renforce ses alliances et régule le secteur de la santé

COTONOU, 22 septembre 2026 — L’exécutif béninois intensifie sa dynamique sur deux fronts stratégiques simultanés : l’ancrage diplomatique régional et la restructuration profonde des services publics nationaux. Entre la réception de nouvelles représentations étrangères, des déplacements bilatéraux ciblés en Afrique centrale et le lancement d’organes de régulation sanitaire, les récents mouvements de l’exécutif dessinent une feuille de route axée sur l’attractivité et l’efficacité institutionnelle.

Expansion diplomatique : Réception d’ambassadeurs et missions bilatérales à Kigali et Brazzaville

Le Palais de la Marina a rythmé ses derniers jours au son des protocoles internationaux. L’accréditation officielle de six nouveaux ambassadeurs venus remettre leurs lettres de créance marque une étape clé pour la diplomatie béninoise. En effet, cette vague d’inaugurations d’ambassades et de renouvellements de mandats témoigne d’un intérêt accru des partenaires internationaux pour le marché et la stabilité institutionnelle du Bénin.

Dans la foulée de ces réceptions officielles, l’agenda diplomatique s’est déporté vers Kigali et Brazzaville. Ces missions au Rwanda et en République du Congo visaient à consolider des axes stratégiques majeurs :

  • Partage d’expertises administratives et numérisation des services publics.

  • Coopération économique et commerciale interafricaine.

  • Coordination sécuritaire et géopolitique à l’échelle du continent.

En renforçant ces alliances Sud-Sud, Cotonou ambitionne à positionner le pays comme un carrefour logistique et un partenaire de confiance dans la sous-région.

Normalisation des soins et éthique : Les trois chantiers prioritaires de la régulation médicale

De retour sur le sol national, l’action politique s’est immédiatement recentrée sur les chantiers de gouvernance interne. En effet, le président de la République, Romuald Wadagni, a procédé à l’installation officielle du Collège de l’Autorité de régulation de la santé, une avancée concrète dans la modernisation des infrastructures publiques.

[Système de santé béninois]
│
├── Réforme institutionnelle (Autorité de régulation)
│ ├── Contrôle de la qualité des soins
│ └── Normalisation des praticiens et structures
│
└── Impact citoyen (accès aux soins et sécurité sanitaire)

Cette nouvelle instance vise à transformer le quotidien des citoyens grâce à trois missions prioritaires :

  1. Normer et standardiser les pratiques médicales dans le secteur public comme privé.

  2. Garantir la sécurité sanitaire ainsi que la conformité des infrastructures de soins sur l’ensemble du territoire.

  3. Optimiser l’allocation des ressources et veiller à l’éthique professionnelle du personnel soignant.

Ainsi, cette articulation entre offensive diplomatique et rigueur administrative interne illustre une volonté d’asseoir la crédibilité du Bénin tant sur la scène internationale qu’auprès de sa population.

À travers ces différentes initiatives, l’exécutif béninois poursuit ainsi la mise en œuvre de ses priorités, entre renforcement des relations extérieures et consolidation des mécanismes de gouvernance interne. Ces actions devront désormais se traduire par des résultats concrets, aussi bien dans les relations du Bénin avec ses partenaires que dans la qualité des services publics offerts aux citoyens.

Bénin : lancement d’un Master en ingénierie durable avec la France

COTONOU, 22 septembre 2026 — L’Afrique de l’Ouest accélère le développement de ses compétences scientifiques pour répondre aux défis climatiques. Mardi dernier, le Sèmè City Institute of Technology and Innovation (SCITI) et l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) ont officialisé un partenariat académique en lançant un cursus international menant à un diplôme français reconnu, dispensé intégralement au Bénin.

Baptisé « Master Ingénierie de conception, parcours Ingénierie durable », ce programme vise à doter les futurs cadres techniques de compétences avancées dans les domaines du développement durable, de la transition énergétique et de l’industrialisation.

Ambassade de France au Bénin
© Ambassade de France au Bénin
Une rentrée inaugurale sous le signe du leadership régional

La signature de la convention a coïncidé avec la rentrée solennelle de la première promotion de ce master. Par ailleurs, la cérémonie a réuni plusieurs responsables associés au projet, dont le professeur Thierry d’Almeida, directeur général du SCITI, le professeur Christophe Clément, président de l’URCA, et Claude Borna, directrice générale de l’Agence de développement Sèmè City.

Les autorités béninoises et la représentation diplomatique française ont également pris part à l’initiative. Elles étaient respectivement représentées par Sylvie de Chacus, directrice de cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, et Georges Goyon, premier conseiller de l’ambassade de France au Bénin.

Ambassade de France au Bénin
© Ambassade de France au Bénin
Un vivier de compétences immédiat pour les entreprises locales

Cette alliance entend renforcer l’offre de formation supérieure au Bénin. En proposant localement un cursus développé avec une université française, les institutions partenaires souhaitent permettre aux étudiants de se former sur place tout en obtenant un diplôme reconnu par l’État français.

Le programme doit aussi permettre de former des compétences capables de concevoir des solutions technologiques adaptées aux défis environnementaux et industriels de l’Afrique de l’Ouest. Pour les entreprises de la région, l’arrivée de cette première promotion pourrait constituer un vivier de compétences dans les domaines liés à la transition énergétique, au développement durable et à l’innovation technologique.

En somme, le lancement de ce master ouvre ainsi une nouvelle étape pour la formation des ingénieurs au Bénin. Reste désormais à mesurer, au fil des prochaines promotions, son impact sur l’insertion professionnelle des diplômés et sur la capacité des entreprises locales à mobiliser ces nouvelles compétences.

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Avrankou : arrestation d’un cambrioleur et saisie d’un important butin

ATCHOUKPA, 21 septembre 2026 — La Police républicaine a mis fin aux activités d’un réseau individuel de vol à main armée et d’effraction qui perturbait la quiétude de la commune d’Avrankou et des localités environnantes dans l’Ouémé. En effet, samedi soir, les forces de l’ordre ont interpellé un cambrioleur récidiviste dans le quartier Gbako, mettant ainsi fin à une vague de crimes.

L’intervention ciblée, menée par les éléments du commissariat d’Atchoukpa sous la supervision de la Direction départementale de la Police républicaine, a permis de neutraliser un individu au moment précis où il regagnait son domicile après un nouveau forfait.

Police Républicaine - BENIN
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Une interpellation en flagrant délit dans le quartier Gbako

Mais pour comprendre cet exploit policier, il faut remonter aux faits. L’enquête a démarré à la suite de la multiplication des plaintes déposées par des résidents victimes d’intrusions nocturnes répétées. Grâce à l’exploitation de renseignements opérationnels, les enquêteurs ont rapidement identifié un suspect bien connu de l’appareil judiciaire, ayant déjà purgé deux peines de prison pour des infractions similaires.

Ainsi, la police a déployé un dispositif d’observation discret autour de sa planque. Cette technique a permis de surprendre le suspect en possession d’objets volés quelques minutes seulement après son dernier passage à l’acte. Les agents ont immédiatement procédé à son arrestation et à son placement en garde à vue.

Matériel informatique, outillage et matériel de chantier : un important butin découvert

Par ailleurs, la perquisition conduite dans le logement du suspect a permis de mettre au jour un stock considérable d’effets d’origine frauduleuse et un matériel d’effraction hautement spécialisé. Les unités d’intervention ont saisi un arsenal technique comprenant :

  • Un kit complet d’effraction : 14 clés mécaniques, quatre pinces, deux tournevis et une scie à métaux ;

  • Du matériel électronique et informatique : deux ordinateurs portables, 25 téléphones mobiles, dont 13 smartphones, trois téléviseurs et des systèmes de sonorisation ;

  • Des équipements de construction et d’énergie : 10 projecteurs avec panneaux solaires intégrés, des rouleaux de gazon synthétique, des carreaux et des équipements sanitaires ;

  • Des marchandises diverses : des cartons de spiritueux, des chaussures neuves et des glacières.

Police Républicaine - BENIN
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Sept victimes identifiées et poursuites judiciaires à Porto-Novo

L’annonce de cette capture a rapidement incité sept victimes à se manifester au commissariat d’Atchoukpa. Les plaignants ont formellement identifié plusieurs lots d’équipements et de biens personnels dérobés lors de précédents cambriolages.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer d’éventuelles complicités dans le recel de ces marchandises. À l’issue de sa garde à vue, le suspect sera présenté au procureur de la République près le tribunal de première instance de Porto-Novo pour répondre des chefs de vol qualifié, de récidive et de détention de matériel d’effraction.

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