Kémi Séba : Audience d’extradition reportée au 23 septembre

La justice sud-africaine devra patienter encore. Attendue ce mardi 11 août 2026, l’audience consacrée notamment à la demande d’extradition de Kémi Séba vers le Bénin n’a finalement pas eu lieu. Une panne d’électricité dans l’établissement pénitentiaire où il est détenu, consécutive aux mauvaises conditions météorologiques, a empêché son transfert vers le tribunal.

Le dossier a donc été renvoyé au 23 septembre 2026. Ce nouveau contretemps donne au feuilleton judiciaire un épisode pour le moins inhabituel. Alors que les autorités doivent examiner une procédure d’extradition aux implications politiques et judiciaires importantes, c’est une défaillance matérielle qui est venue interrompre le calendrier de l’audience.

 Une panne d’électricité en prison bloque le transfert au tribunal

Kémi Séba devait comparaître devant la justice sud-africaine dans le cadre des différentes procédures engagées contre lui. Mais sans alimentation électrique dans la prison, les autorités pénitentiaires n’ont pas pu organiser son extraction de sa cellule et son acheminement vers le tribunal.

Son absence a contraint les juges à reporter l’examen du dossier. Le prochain rendez-vous judiciaire est désormais fixé au 23 septembre. D’ici là, Kémi Séba reste détenu en Afrique du Sud, où il se trouve depuis le 13 avril 2026.

Entre Pretoria et Cotonou : Deux procédures judiciaires distinctes

Le dossier ne se limite toutefois pas à la demande formulée par le Bénin. En Afrique du Sud, les autorités reprochent notamment à Kémi Séba d’avoir tenté de quitter illégalement le territoire en direction du Zimbabwe, avec des documents considérés comme irréguliers.

En parallèle, Cotonou demande son extradition. Le Bénin le poursuit notamment pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion ». Ces poursuites constituent le fondement de la demande d’extradition examinée par la justice sud-africaine.

L’enjeu dépasse donc la seule question du maintien en détention. Il s’agit désormais de savoir si les conditions juridiques seront réunies pour permettre son éventuel transfert vers le Bénin.

Un calendrier judiciaire au point mort jusqu’à la fin septembre

Le report du 11 août ne clôt aucune des procédures engagées contre Kémi Séba. Il décale simplement leur examen. Pour la justice sud-africaine, le 23 septembre constituera ainsi une nouvelle étape dans l’examen de la demande béninoise. En attendant, le dossier reste suspendu entre deux juridictions et deux cadres judiciaires distincts.

D’un côté, l’Afrique du Sud, où Kémi Séba est détenu et fait face à ses propres poursuites. De l’autre, le Bénin, qui réclame son extradition pour répondre de faits qui lui sont reprochés par les autorités béninoises.

Une procédure qui s’enlise

Depuis son arrestation en avril, la procédure avance par étapes, au gré des audiences et des contraintes du calendrier judiciaire. Le dernier épisode aura donc été provoqué non par un débat juridique, mais par une panne d’électricité dans le lieu de détention.

Le 23 septembre devra désormais permettre à la justice sud-africaine de reprendre le fil d’un dossier dont l’issue pourrait avoir des conséquences bien au-delà de la salle d’audience. Pour l’heure, aucune décision sur l’extradition n’a été rendue. Le prochain chapitre est attendu à Pretoria, le 23 septembre.

Abomey-Calavi : Un incendie ravage plusieurs commerces à Akassato

Le jour s’est levé sur des commerces noircis, des marchandises détruites et des propriétaires en larmes face à leurs pertes. À Akassato, dans la commune d’Abomey-Calavi, un incendie a semé la désolation tôt mardi 11 août sur l’axe goudronné qui conduit au marché Gros, ancien pavé Kérékou.

En quelques instants, plusieurs activités commerciales ont été prises dans les flammes. Une entreprise spécialisée dans la fabrication et la vente de matelas figure parmi les établissements touchés. Un point de vente d’essence frelatée, un point MoMo et d’autres commerces ont également été ravagés.

Le bilan humain reste toutefois épargné. Aucune victime n’a été signalée, malgré la violence du sinistre et la proximité des différentes activités commerciales.

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Une matinée de désolation sur l’axe du marché Gros

L’incendie s’est déclaré aux premières heures de la journée, alors que l’activité commençait à peine à reprendre sur cet axe très fréquenté. Rapidement, les flammes ont gagné plusieurs espaces commerciaux. La présence de produits et de matériaux facilement inflammables a contribué à aggraver les dégâts.

Sur place, le spectacle était celui d’un secteur commercial profondément touché : installations endommagées, marchandises réduites en cendres et biens matériels lourdement affectés. Pour les commerçants concernés, l’urgence est désormais de mesurer l’étendue des pertes et d’envisager la reprise de leurs activités.

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L’intervention décisive des sapeurs-pompiers et de la Police républicaine

Alertés, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour contenir le sinistre. Leur intervention a finalement permis de maîtriser les flammes et d’empêcher leur propagation à l’ensemble du secteur commercial.

La Police républicaine s’est également déployée sur les lieux afin de sécuriser la zone et de contribuer aux premières constatations. Si les dégâts matériels sont considérables, le bilan humain demeure heureusement nul.

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D’où sont parties les flammes ?

C’est désormais la principale question. Les circonstances exactes du départ de feu restent inconnues. Une enquête a été ouverte afin d’en déterminer l’origine et d’établir, le cas échéant, les éventuelles responsabilités.

Cette étape devra notamment permettre de comprendre comment le sinistre a pris naissance et pourquoi il a pu toucher plusieurs commerces avant l’intervention des secours. Pour les victimes économiques de l’incendie, l’enquête représente aussi l’espoir de comprendre ce qui s’est passé.

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Le choc et l’incertitude pour les commerçants d’Akassato

À Akassato, l’incendie aura laissé derrière lui une addition essentiellement matérielle. Pour les propriétaires des commerces détruits ou endommagés, il faudra désormais évaluer les marchandises perdues, les équipements à remplacer et le coût d’une éventuelle reprise.

Mais dans cette matinée marquée par le feu, un bilan demeure essentiel : aucune vie humaine n’a été emportée. Les flammes ont ravagé des commerces. Elles n’ont pas pris de vie. Reste maintenant à l’enquête de déterminer ce qui a déclenché le sinistre et aux commerçants de mesurer l’ampleur des pertes subies.

ODEM Bénin : Thanguy Agoï en consultation chez Richard Magnidet

Dans les métiers de la presse, certaines rencontres valent davantage qu’une simple visite de courtoisie. Elles permettent de transmettre des expériences, de rappeler des principes et, parfois, de mesurer le chemin qui reste à parcourir. La rencontre entre Thanguy Agoï, nouveau président de l’Observatoire de la Déontologie et de l’Éthique dans les Médias (ODEM), et Richard Magnidet appartient à cette catégorie.

À peine installé à la tête de la 10ᵉ mandature de l’institution d’autorégulation, Thanguy Agoï a choisi de se tourner vers l’un de ceux qui en connaissent le mieux les arcanes. Une délégation du nouveau bureau s’est rendue au domicile de Richard Magnidet, ancien président de l’ODEM et actuel conseiller à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC).

Derrière cette démarche se dessine un message : pour construire l’avenir de l’autorégulation, la nouvelle génération entend d’abord écouter ceux qui en ont porté les responsabilités.

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Une visite sous le sceau de la solidarité humaine et confraternelle

Avant les questions de déontologie et les défis de la profession, il y avait une circonstance douloureuse. Richard Magnidet vient de perdre sa mère. La délégation conduite par Thanguy Agoï est donc venue lui témoigner sa compassion et la solidarité de la famille de la presse.

Le nouveau président de l’ODEM a voulu placer cette dimension humaine au premier plan. Dans les moments de deuil, a-t-il rappelé en substance, l’expérience et l’âge n’effacent jamais la douleur provoquée par la disparition d’une mère. Cette présence auprès de l’aîné de la profession a ainsi donné à la rencontre une tonalité particulière, avant que les discussions ne prennent une dimension plus institutionnelle.

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Richard Magnidet : Une mémoire vivante pour guider l’autorégulation

La nouvelle équipe de l’ODEM ne cherchait pas uniquement une bénédiction symbolique. Elle voulait également recueillir des conseils. Richard Magnidet connaît l’institution de l’intérieur. Ancien membre de l’ODEM et double président de l’organisation, il appartient à cette génération qui a participé à façonner les mécanismes d’autorégulation de la presse béninoise.

Pour Thanguy Agoï, son expérience constitue donc une ressource au moment où débute une nouvelle mandature. Les échanges ont porté sur les défis de l’ODEM, les questions liées à la déontologie et les difficultés auxquelles les professionnels des médias peuvent être confrontés dans l’exercice de leur métier. Une manière, pour la nouvelle équipe, de ne pas repartir de zéro.

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 Les nouveaux défis de la presse béninoise face à la responsabilité journalistique

Au-delà du fonctionnement de l’ODEM, la discussion a permis d’élargir le regard à l’ensemble du secteur médiatique. Journaliste d’expérience et conseiller à la HAAC, Richard Magnidet possède une double lecture de la profession : celle du praticien qui a longtemps exercé dans les médias et celle du responsable qui observe aujourd’hui leur évolution dans le cadre de la régulation. Pour Thanguy Agoï, cette expérience pouvait difficilement être ignorée.

Les défis qui attendent les médias ne se limitent plus à la seule question de la production de l’information. Ils concernent également la responsabilité du journaliste, le respect des règles professionnelles, la crédibilité des organes de presse et la capacité de la profession à préserver la confiance du public. C’est sur ce terrain que l’autorégulation prend toute son importance.

Quand la relève s’appuie sur la mémoire des aînés

En allant à la rencontre de l’ancien président, le nouveau bureau de l’ODEM envoie finalement un signal qui dépasse la personne de Richard Magnidet. La 10ᵉ mandature semble vouloir inscrire son action dans une logique de continuité : tirer les enseignements du passé tout en préparant les réponses aux nouveaux défis. L’autorégulation ne se transmet pas uniquement par des textes. Elle se nourrit aussi de la mémoire de ceux qui l’ont exercée.

Pour Thanguy Agoï et son équipe, les conseils recueillis auprès de l’ancien dirigeant constituent désormais un premier repère. Reste à transformer cette expérience en décisions, en actions et en résultats. Car, au terme de cette rencontre, une conviction semble s’imposer : dans une profession confrontée à de nouvelles exigences, la relève n’a pas vocation à effacer la mémoire. Elle doit s’en servir pour avancer.

Tchaourou : une fillette de 3 ans retrouvée vivante dans l’Okpara

TCHAOUROU, 10 août 2026 — Les eaux de l’Okpara ont livré, dimanche 9 août à Kpassa, une scène aussi inattendue qu’inquiétante. Au cœur de la commune de Tchaourou, une fillette d’à peine trois ans a été retrouvée vivante dans le cours d’eau, après y avoir passé un temps pour l’heure indéterminé.

C’est un pêcheur, Adamou Meguiré, qui a donné l’alerte. Alors qu’il se trouvait sur l’Okpara, il a entendu des pleurs provenant des abords du fleuve et s’est aussitôt dirigé vers l’endroit d’où venait la voix de l’enfant.

La découverte était pour le moins surprenante : la petite fille se trouvait prise dans des ronces, au milieu des eaux. Le pêcheur a tenté de lui porter secours, mais sa pirogue a chaviré. Il n’a pourtant pas renoncé et, au prix de ses efforts, est parvenu à dégager l’enfant avant de la ramener sur la rive. La fillette était vivante, saine et sauve.

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Une rescapée sans identité : le mystère plane à Kpassa

La nouvelle s’est rapidement répandue à Kpassa. Toutefois, à la joie d’avoir retrouvé une enfant vivante s’ajoute une série de questions restées sans réponse.

Comment cette fillette s’est-elle retrouvée dans les eaux de l’Okpara ? A-t-elle été emportée par le courant ? Est-elle tombée accidentellement ? Quelqu’un l’y a-t-il abandonnée ? Et surtout, combien de temps a-t-elle passé dans l’eau avant que ses pleurs ne soient entendus ? Pour l’heure, aucun élément ne permet de trancher.

L’enfant n’a pas encore été identifiée. Son nom, son domicile et l’identité de ses parents demeurent inconnus. Les autorités ont été informées afin d’engager des recherches pour retrouver sa famille et établir les circonstances exactes de cette mystérieuse présence dans le fleuve.

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Le geste héroïque du pêcheur Adamou Meguiré face au danger

Dans cette affaire, l’attention d’Adamou Meguiré aura été déterminante. Sans son intervention, l’issue aurait pu être dramatique. Malgré le chavirement de sa pirogue, il a réussi à sortir la fillette du piège naturel où elle était retenue par les ronces.

Dimanche, à Kpassa, l’Okpara n’a donc pas seulement suscité l’inquiétude : il a aussi été le théâtre d’un sauvetage qui laisse entière l’énigme entourant cette enfant. Une petite fille de trois ans a été retrouvée vivante là où personne ne s’attendait à la voir. Reste désormais à savoir d’où elle vient, comment elle est arrivée jusque-là et qui viendra la réclamer.

Hêvié : À peine gracié par Wadagni, il est réarrêté pour tentative de vol

Élargi par la clémence présidentielle, un repris de justice s’est fait pincer le bec dans l’eau en pleine tentative de pillage nocturne. Une réhabilitation ratée aux portes d’Abomey-Calavi.

Hêvié, 10 août 2026 — Il aura fallu moins de temps à l’oiseau de nuit pour retomber dans ses filets qu’il n’en a fallu à la chancellerie pour signer son parchemin de grâce. Bénéficiaire de l’indulgence du chef de l’État, M. Romuald Wadagni, un homme que l’on croyait assagi par les épreuves du pénitencier a de nouveau fait parler de lui, la nuit tombée. Vendredi dernier, aux alentours de vingt heures, alors que l’obscurité enveloppait le secteur d’Hêvié, l’indélicat a cru bon d’exercer son sinistre talent sur une propriété en chantier.

Pris en flagrant délit sur un chantier en construction à la tombée de la nuit

C’est une pompe de forage, équipement coûteux et précieux par les temps qui courent, qui constituait le bien convoité. En effet, profitant de l’absence des maçons, le récidiviste s’est introduit dans l’enceinte en escaladant prestement la muraille. C’était compter sans la vigilance d’un voisin. Informé du manège suspect de l’individu rôdant autour de l’ouvrage, ce dernier a donné l’alerte à temps, permettant ainsi de cueillir le monte-en-l’air à vif avant qu’il ne s’évanouisse dans la nature avec son butin.

« La miséricorde de la République est une main tendue, mais elle ne saurait servir de sauf-conduit pour le crime impuni. »

Le problème de la récidive relancé à Abomey-Calavi

Conduit au poste de police sous les huées discrètes du voisinage, l’homme va devoir s’expliquer devant les magistrats. Cette rechute spectaculaire pose, une fois de plus, la question de la réinsertion des repris de justice dans nos cités en pleine croissance. À Abomey-Calavi, l’affaire fait grand bruit et remet au goût du jour ce célèbre proverbe qui rappelle que le naturel revient toujours au galop quand la conscience s’assoupit. En somme, les portes de la cellule se sont de nouveau refermées sur le voleur de pompe, laissant la clémence présidentielle avec un goût d’amertume.

Bénin : Georges Alé face à l’érosion du littoral Est à Cotonou

COTONOU, 10 août 2026  — Le littoral béninois recule par endroits, et avec lui disparaissent peu à peu des portions de plage, des espaces d’activité et des repères familiers aux populations riveraines. Face à cette menace, le gouvernement veut désormais éviter les réponses précipitées. Sur le terrain, le ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable, Georges Alé, défend une méthode : observer, mesurer et comprendre avant de décider.

La formule résume la démarche engagée sur le littoral Est : « la preuve avant la décision ». Elle traduit la volonté de ne pas traiter l’érosion côtière par des interventions isolées, mais à partir d’un diagnostic établi avec les compétences nationales et les données disponibles.

La mission ministérielle effectuée sur cette portion du littoral a ainsi pris des allures de constat grandeur nature. Les techniciens ont examiné les phénomènes à l’œuvre tandis que les populations et les professionnels directement exposés aux transformations du rivage ont été associés aux échanges.

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Pêcheurs et acteurs économiques du corridor pétrolier au cœur des échanges

Sur cette façade maritime, l’érosion n’est pas une abstraction réservée aux rapports d’experts. Elle se mesure dans le quotidien des pêcheurs, dans l’évolution de la corniche et dans les préoccupations des acteurs dont les activités dépendent de cet espace.

La délégation s’est notamment intéressée aux réalités vécues par les pêcheurs et aux activités liées aux infrastructures du corridor pétrolier, avec des échanges autour de WAPCO Niger-Bénin. Cette confrontation entre expertise technique et expérience du terrain doit permettre de mieux distinguer les causes, les conséquences et les interventions réellement nécessaires. Car avant de construire, il faut savoir ce que l’on cherche à protéger.

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La SoBIMaF : Un outil national stratégique pour la souveraineté maritime

L’autre enseignement de cette démarche concerne les moyens dont le Bénin entend disposer pour agir sur ses espaces maritimes et fluvio-lagunaires.

Dans cette perspective, la Société béninoise d’infrastructures maritimes et fluvio-lagunaires (SoBIMaF) est appelée à occuper une place centrale. L’objectif affiché est de renforcer les capacités nationales afin que le pays puisse assurer lui-même une partie des opérations nécessaires à l’entretien et à l’aménagement de ses infrastructures.

Cette orientation répond à une préoccupation de souveraineté. Il ne s’agit plus seulement de faire appel à des compétences extérieures lorsqu’un problème apparaît, mais de constituer progressivement un outil national capable d’intervenir dans la durée.

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Une politique globale intégrée du littoral jusqu’aux réseaux fluvio-lagunaires

La réflexion engagée ne s’arrête d’ailleurs pas à la seule bande côtière. Elle englobe également les lagunes, les lacs et les chenaux, autant d’espaces qui participent à l’équilibre du système hydraulique et économique du pays.

À cela doit s’ajouter la perspective d’un chantier naval, notamment pour assurer l’entretien des dragues. L’idée est de ne plus considérer chaque infrastructure séparément, mais de réunir ces différents besoins dans un dispositif cohérent. Cette approche traduit un changement de méthode : plutôt que de multiplier les interventions ponctuelles, le Bénin cherche à installer une capacité durable de gestion de ses espaces maritimes et fluvio-lagunaires.

Sur le littoral Est, le combat contre l’érosion commence donc par une étape moins spectaculaire que les grands travaux : établir les faits. Mesurer le recul du trait de côte, écouter ceux qui vivent avec la mer et confronter les données avant de trancher. La mer, elle, ne suspend pas son mouvement. Au Bénin, les autorités veulent désormais que la décision publique avance au même rythme que la connaissance du phénomène.

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Porto‑Novo : un camion de produits pétroliers embrase Avakpa

Porto‑Novo, 7 août 2026 — En pleine nuit, quelques centaines de mètres ont suffi pour transformer un accident de la circulation en un important sinistre. Dans le quartier Avakpa, à Porto‑Novo, le renversement d’un camion transportant des produits pétroliers de contrebande a déclenché, dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 août 2026, un incendie qui s’est propagé sur près de 500 mètres.

Le camion s’est renversé sur la chaussée, à proximité de l’agence Moov Africa, dans le secteur situé entre la Banque Atlantique et l’Université Adonaï. Le déversement des produits inflammables a rapidement favorisé la propagation des flammes.

Le feu a ensuite suivi les caniveaux et atteint les abords de l’UB‑PHARMA, avant de poursuivre sa course vers les bas‑fonds. Sa trajectoire, décrite en forme de « L », a exposé plusieurs installations et biens situés dans cette zone.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Une intervention sous forte contrainte

Face à l’ampleur du sinistre, l’Agence béninoise de Protection civile (ABPC) a engagé ses équipes opérationnelles pour contenir les flammes et sécuriser le secteur.

L’intervention a nécessité des renforts, notamment des équipes du Centre communal de la Protection civile de Sodjèatinmey et de Pobè. Les secours ont adapté leur dispositif à la nature particulière de l’incendie, provoqué par des produits pétroliers.

Les équipes ont finalement maîtrisé le feu à l’aide de deux lances Q2 avec option mousse, avant de procéder à son extinction complète.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Aucun mort, mais des dégâts importants

Le bilan humain reste, à ce stade, particulièrement favorable au regard de la violence du sinistre : aucun décès ni blessé n’a été enregistré. Les dégâts matériels sont en revanche considérables. Trois véhicules appartenant à l’UB‑PHARMA et un tricycle ont été entièrement détruits par les flammes.

Cet incident rappelle surtout la vulnérabilité des zones urbaines lorsqu’elles se trouvent confrontées à des produits hautement inflammables. En effet, un simple accident de camion a rapidement changé d’échelle, le carburant déversé servant de vecteur à la progression du feu jusque dans les réseaux d’évacuation des eaux.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Le risque des produits pétroliers en milieu urbain

Par ailleurs, l’événement remet en lumière les dangers associés au transport, au stockage et à la manipulation clandestine des produits pétroliers. La propagation du feu sur plusieurs centaines de mètres montre également la difficulté pour les secours de contenir rapidement un sinistre lorsque les hydrocarbures atteignent les caniveaux et les zones basses.

L’ABPC appelle ainsi à la vigilance et à une réaction immédiate face à toute situation présentant un risque d’incendie ou d’explosion.

À Avakpa, l’intervention rapide des secours aura permis d’éviter un bilan humain plus lourd. Cependant, les véhicules détruits et l’étendue du périmètre touché témoignent de la puissance d’un incendie dont le point de départ n’était, au départ, qu’un accident de la route.

À Avakpa, la nuit a rappelé avec force qu’un simple accident peut embraser toute une ville. Si les secours ont évité le pire, l’ampleur des dégâts souligne une vérité implacable : tant que les produits pétroliers circuleront clandestinement au cœur des zones urbaines, chaque camion renversé restera une bombe à retardement pour les populations.

Patrice Talon prend la tête du premier bureau du Sénat du Bénin

PORTO-NOVO, 6 août 2026 — Dans la cité des Ajas, le paysage institutionnel béninois s’est enrichi d’une nouvelle étape. Ce jeudi, sous les lambris des nouvelles installations de la capitale politique, les membres du Sénat se sont réunis à huis clos pour mettre en place le tout premier bureau de l’institution. Sans surprise pour les observateurs de la vie politique, c’est l’ancien président de la République, M. Patrice Talon, qui a été élu à la tête de cette nouvelle chambre.

Autour du nouveau président du Sénat, le bureau s’est constitué avec l’élection de plusieurs personnalités. La vice-présidence revient à M. Louis Vlavonou, qui quitte ainsi la présidence de l’Assemblée nationale pour rejoindre la chambre haute. Par ailleurs, aux fonctions de secrétaire et de questeur, les anciens ministres Alassane Séïdou et Mme Adidjatou Mathys complètent l’équipe dirigeante de cette nouvelle institution.

Une nouvelle étape institutionnelle

Désormais, alors que l’Assemblée nationale poursuivra ses missions législatives, le Sénat vient compléter l’architecture institutionnelle prévue par les réformes engagées au Bénin. La mise en place de son premier bureau marque ainsi le démarrage effectif des activités de cette seconde chambre.

Reste toutefois à observer la manière dont cette nouvelle institution s’inscrira dans le fonctionnement des pouvoirs publics et répondra aux attentes des citoyens. À Porto-Novo, si la cérémonie d’installation s’est déroulée dans un climat solennel, l’attention se porte désormais sur le rôle que jouera le Sénat dans la consolidation du dispositif institutionnel béninois.

 

Bénin : Djogbénou inspecte le chantier du siège de l’Assemblée

Le futur Palais des Gouvernants prend forme : inspection d’envergure du président de l’Assemblée nationale sur le plus grand chantier institutionnel du pays.

PORTO-NOVO, 6 août 2026 — Dans la capitale politique, le ronronnement des bétonnières livre un combat permanent contre le silence habituel des berges de la lagune. En effet, mercredi 5 août au matin, la poussière du chantier le plus prestigieux de la République a vu défiler les sommités du Parlement. À la tête de la délégation, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, figure tutélaire de la représentation nationale, est venu scruter l’avancement de ce futur temple de la démocratie béninoise.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Un avancement constant des travaux sous la gestion de la SIMAU

Guidé par le directeur général de la Société immobilière et d’aménagement urbain (SIMAU), M. Achille Houssou, le chef du législatif a passé au peigne fin chaque mètre carré du projet. De la charpente de la future salle des séances jusqu’aux salons réservés à la Conférence des présidents, rien n’a été laissé au hasard. Par ailleurs, à l’arrêt intermédiaire du deuxième trimestre, le compteur des techniciens affiche six points de progression supplémentaires par rapport au pointage du printemps dernier.

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© Assemblée Nationale du Bénin

Accessibilité, médias et maintenance : les exigences du Parlement

 Entouré des architectes du bureau d’études, le président Djogbénou n’a pas manqué de poser les questions de fond : accueil réservé aux citoyens à mobilité réduite, aménagement d’une tribune moderne pour la presse écrite et la radiodiffusion, ou encore pérennité des dispositifs techniques d’aération et d’éclairage.

Interrogé par nos confrères à l’issue d’un long parcours sous le soleil de midi, l’homme de loi s’est montré intraitable sur les exigences de qualité, réfutant ainsi toute tentation de réaliser un travail bâclé pour respecter le calendrier.

« L’urgence est l’ennemie des grandes œuvres. Ce palais n’est pas façonné pour la mandature présente, mais pour la postérité. Nous préférons concéder quelques semaines de patience pour garantir l’immortalité de la pierre et l’infaillibilité des finitions. »

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin
Une livraison prévue pour le premier semestre 2027

Enfin, rassurée par le respect des engagements et la qualité des matériaux mis en œuvre, l’autorité parlementaire a renouvelé sa confiance aux équipes de maîtrise d’œuvre. Ainsi, si les derniers coups de truelle et les réglages de précision s’étaleront encore jusqu’au milieu de l’année 2027, le futur édifice s’impose déjà comme le nouveau fleuron architectural de Porto-Novo. Un symbole de stabilité institutionnelle qui promet de redessiner durablement le visage de la cité des Ajas.

Bénin et Canada  scellent un partenariat inédit

L’axe Bénin-Canada prend une tournure décisive : ouverture d’ambassade, poignées de main historiques et dizaines de millions de dollars à la clé.

COTONOU, 6 août 2026 — Dans la touffeur littorale du golfe de Guinée, la capitale économique béninoise a vécu, le mercredi 5 août 2026, une agitation des grands jours diplomatiques. Pour sa première sortie officielle sur le continent africain depuis son entrée en fonction, la cheffe de la diplomatie canadienne, Mme Anita Anand, a choisi d’imprimer sa marque sur les rives de la lagune. Accueillie avec tous les honneurs par son homologue, Mme Corinne Amori Brunet, la représentante d’Ottawa n’est pas venue les mains vides.

Au terme d’un face-à-face à huis clos, puis d’un grand conseil de cabinet élargi aux ministères clés — Défense, Commerce extérieur et Finances —, un protocole d’entente instaurant des consultations diplomatiques régulières a été paraphé sous les crépitements des flashs. Il s’agit d’un accord destiné à pérenniser le dialogue interétatique et à harmoniser les positions des deux nations face aux tumultes du monde.

Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin
© Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin

Signature d’un protocole d’entente et consultations politiques permanentes

Mais le temps des embrassades protocolaires laisse vite place au réalisme économique. Soixante-quatre ans après l’établissement de leurs relations diplomatiques, le pavillon à la feuille d’érable a enfin trouvé son ancrage définitif avec le coupé de ruban de la toute nouvelle ambassade du Canada à Cotonou.

C’est sur le terrain, face à la houle atlantique, que cette alliance renouvelée a pris tout son relief. Arpentant les quais battus par les alizés du Port autonome de Cotonou — poumon marchand de la sous-région —, la délégation nord-américaine a matérialisé son soutien financier.

« L’avenir appartient aux nations qui bâtissent des ponts solides entre leurs ports et leurs peuples. »

Pour donner corps à cette doctrine, la chancellerie canadienne injecte un paquet d’investissements stratégiques :

  • Infrastructures et climat : un financement de 26 millions de dollars destiné au poumon portuaire cotonois afin de consolider sa résistance aux aléas climatiques et de moderniser ses équipements.
  • Sécurité sous-régionale : une enveloppe supérieure à 5 millions de dollars canadiens consacrée à trois programmes de stabilité et de défense dans la région.
  • Progrès social et numérique : environ 11,5 millions de dollars consacrés à la promotion des droits des femmes, au déploiement des réseaux modernes et au renforcement de l’équité sociale.

Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin
© Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin
Un boom des échanges commerciaux bilatéraux à +77 %

Cette offensive diplomatique s’adosse à une dynamique comptable sans précédent. Sous l’effet des récentes réorientations économiques, le volume des échanges de marchandises entre les deux partenaires a bondi d’un impressionnant 77 % en l’espace d’un seul exercice, frôlant la barre des 77,1 millions de dollars canadiens (soit plus de 31,3 milliards de francs CFA).

En scellant cet accord de partenariat renforcé, Cotonou et Ottawa s’offrent un levier d’action bilatéral de premier ordre, promettant de transformer les intentions politiques en progrès tangibles pour la jeunesse et les travailleurs béninois.