Bénin : Wadagni attendu au Sénégal, au Mali et en Guinée-Bissau

Le président béninois Romuald Wadagni a entamé, ce mardi 9 juin 2026, une série de visites officielles en Afrique de l’Ouest. Après plusieurs déplacements effectués en début de mois au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d’Ivoire, le chef de l’État enchaîne avec le Sénégal, le Mali et la Guinée-Bissau dans le cadre d’une mission présentée comme une visite d’amitié et de travail.

Selon la Présidence, cette tournée s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations avec les États membres de l’UEMOA, avec lesquels le Bénin partage une monnaie commune et un même institut d’émission, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. Ainsi, l’objectif affiché est de consolider les bases de la coopération sous-régionale à un moment où les équilibres diplomatiques et sécuritaires demeurent fragiles.

Des échanges attendus sur plusieurs priorités

Au cours de son séjour, Romuald Wadagni doit s’entretenir avec les plus hautes autorités des pays visités. Les discussions devraient notamment porter sur la coopération économique et commerciale, la solidarité entre les peuples de la sous-région ainsi que sur la situation sécuritaire, devenue une préoccupation majeure pour plusieurs États ouest-africains.

Par ailleurs, dans un contexte marqué par la pression sécuritaire, les tensions politiques régionales et les défis liés à la relance économique, cette séquence diplomatique vise également à réaffirmer le choix du dialogue. Cotonou entend ainsi miser sur la concertation avec ses partenaires afin de préserver les canaux de coopération et d’éviter l’enlisement des relations bilatérales.

Le Bénin remet le dialogue au centre

La Présidence béninoise estime que ces déplacements traduisent la priorité accordée par le chef de l’État à l’intégration régionale. En effet, après plusieurs années de crispations dans l’espace ouest-africain, le Bénin semble vouloir reprendre l’initiative diplomatique en s’adressant directement à ses voisins.

Cette stratégie repose sur une idée simple : les défis économiques, commerciaux et sécuritaires ne se traitent plus de manière isolée. Dès lors, pour Cotonou, l’avenir passe par des partenariats plus solides, une meilleure coordination entre les États et une relance du dialogue politique à l’échelle régionale.

Bamako dans le viseur

La visite annoncée à Bamako retient particulièrement l’attention, dans la mesure où elle pourrait contribuer à approfondir les relations entre le Bénin et le Mali. Ce rendez-vous s’annonce important pour les deux capitales, qui cherchent à maintenir des liens bilatéraux dans un environnement régional en pleine recomposition.

En multipliant les contacts avec les capitales voisines, Romuald Wadagni affiche une ligne claire : faire de la diplomatie de proximité un levier de stabilité et de coopération. Une approche qui pourrait, à terme, peser sur le climat politique et économique de l’ensemble de la sous-région.

Sorbonne : le fils de la vice-présidente Mariam Talata décroche son doctorat

Paris, 8 juin 2026 – La prestigieuse Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a été le théâtre, ce lundi, d’un événement académique et institutionnel de haut niveau. Devant un jury prestigieux, le chercheur béninois Samir Séro Zimé Yerima a brillamment obtenu le grade de docteur en droit public. Une soutenance d’autant plus suivie qu’elle s’est déroulée en présence de sa mère, la vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata, ainsi que du professeur Cossi Dorothé Sossa, président de la Cour constitutionnelle du Bénin.

Réunie dans la salle Duroselle de l’École doctorale de droit, l’assistance a suivi un grand oral placé sous la présidence du professeur Xavier Philippe. Par ailleurs, la participation du professeur Dorothé Sossa, invité à siéger au sein du jury, a conféré une solennité particulière à cet exercice, matérialisant ainsi le dialogue entre les doctrines juridiques africaines et européennes.

Cour Constitutionnelle du Bénin
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Une réflexion sur le rôle du juge constitutionnel

Le désormais docteur en droit public a défendu une thèse ambitieuse intitulée : « La subjectivisation du contentieux constitutionnel au prisme des droits fondamentaux. Éléments pour une théorie de l’agir constitutionnel à partir des expériences de l’Afrique du Sud, du Bénin et de la France ».

À travers une approche comparative rigoureuse, le chercheur a analysé la manière dont les juridictions constitutionnelles intègrent les droits fondamentaux dans leur jurisprudence, redéfinissant ainsi le rôle du juge constitutionnel face aux réalités sociopolitiques propres à chaque pays.

En outre, la rigueur scientifique de ces travaux a pleinement convaincu les examinateurs, qui ont salué la pertinence de la recherche avant de lui décerner le titre de docteur avec les félicitations du jury. La remise de la toge doctorale et la traditionnelle séance photo ont ensuite clôturé une cérémonie empreinte d’une vive émotion.

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Le symbole d’un rayonnement intellectuel

Par ailleurs, cette soutenance revêt une forte portée symbolique pour Cotonou. En effet, la présence conjointe de la vice-présidente Mariam Chabi Talata et du professeur Dorothé Sossa, figure de proue du constitutionnalisme béninois, a conféré un éclat politique et intellectuel particulier à ce rendez-vous parisien.

Plus largement, cette consécration à la Sorbonne témoigne de la vitalité de la recherche africaine en droit public. Elle rappelle également la place désormais incontournable des perspectives croisées et du droit comparé dans la réflexion contemporaine sur la protection des droits de la personne humaine. Ainsi, cette réussite illustre le rayonnement croissant des juristes africains sur la scène académique internationale.

Coopération : Dorothé Sossa en visite au Conseil constitutionnel français

Le président de la Cour constitutionnelle du Bénin, le professeur Dorothé Sossa, séjourne cette semaine à Paris à l’invitation du président du Conseil constitutionnel français. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre les deux institutions autour des questions de justice constitutionnelle et de protection des droits fondamentaux.

Une visite à forte portée institutionnelle

À l’heure où les hautes juridictions font face à des défis sans précédent pour réguler les institutions et garantir l’État de droit, ce tête-à-tête franco-béninois prend une résonance particulière. En effet, la présence à Paris du professeur Dorothé Sossa matérialise la volonté des deux cours de pérenniser un axe d’échange direct sur leurs pratiques jurisprudentielles, tant en Europe qu’en Afrique, où le rôle des juges constitutionnels s’avère de plus en plus central. Bâtie sur une communauté de traditions juridiques, cette visite consacre ainsi un dialogue de fond sur la protection des droits fondamentaux.

Par ailleurs, le point d’orgue de ce séjour parisien est la conférence publique que prononce ce lundi 8 juin 2026 le président de la Cour constitutionnelle du Bénin, au cœur même du Conseil constitutionnel français. Sous le thème « La protection des droits de la personne humaine par la Cour constitutionnelle du Bénin », le magistrat décrypte l’ingénierie juridique béninoise, devenue une référence majeure dans le constitutionnalisme contemporain.

Un rendez-vous académique et juridique

Ce déplacement à Paris dépasse d’ailleurs le cadre de la seule diplomatie institutionnelle. En marge de son intervention au Conseil constitutionnel, le président de la haute juridiction béninoise siégera également ce lundi au jury d’une soutenance de thèse à l’Université de la Sorbonne. Cette participation rappelle le profil de ce juriste et universitaire, figure de proue du débat académique francophone, régulièrement sollicité à l’international pour son expertise en droit privé et en justice constitutionnelle.

De plus, ce séjour parisien inclura des échanges directs avec des étudiants en droit, une démarche visant à transmettre et à partager son expérience avec la future génération de juristes.

Ainsi, au-delà du parcours de son président, cette double reconnaissance universitaire et institutionnelle rejaillit sur l’ensemble de la magistrature béninoise. Elle consacre le rayonnement d’une Cour nationale parvenue à imposer une jurisprudence lisible, rigoureuse et ancrée dans les standards constitutionnels contemporains.

Au-delà du protocole, un constitutionnalisme ouvert

Ce déplacement du professeur Dorothé Sossa à Paris rappelle une réalité contemporaine : les questions constitutionnelles ne se traitent plus en vase clos. Dans un environnement juridique en constante évolution, ce type de coopération transcontinentale s’impose désormais comme un levier stratégique pour confronter les expériences, rapprocher les pratiques et enrichir la réflexion sur la protection des droits humains.

En définitive, en jetant ces passerelles directes entre les deux institutions, Paris et Cotonou consolident durablement les fondations d’une culture partagée de l’État de droit.

BEPC 2026 dans l’Ouémé : 13 461 filles à l’assaut du diplôme sur plus de 25 000 candidats

Le département de l’Ouémé a donné, ce lundi 8 juin 2026, le coup d’envoi officiel des épreuves écrites du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), session de juin 2026. La cérémonie s’est déroulée au CEG Djèrègbé, dans la commune de Sèmè-Podji, en présence des autorités départementales.

Pour la circonstance, le préfet de l’Ouémé, Dr Marie Akpotrossou, a procédé au lancement des compositions aux côtés du directeur départemental de l’Enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle, Dr Séverin Mehouenou, et du maire de Sèmè-Podji, Thomas Singbo.

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Inspection des salles : un dispositif de surveillance rigoureux en place

Avant l’ouverture des premières enveloppes, les autorités ont visité quelques salles de composition afin de s’assurer du bon déroulement des opérations et de la mise en place effective du dispositif de surveillance. À cet égard, l’organisation observée sur le site témoigne de la rigueur du dispositif habituel mis en place pour les examens nationaux.

Dans cette même dynamique, le préfet et le maire ont ensuite adressé un message d’encouragement aux candidats, les invitant à aborder les épreuves avec calme, concentration et confiance.

13 461 filles en lice : la parité largement dépassée dans l’Ouémé

Cette session du BEPC dans l’Ouémé est notamment marquée par une participation importante des candidates. En effet, sur un total de 25 807 postulants, le département compte 13 461 filles contre 12 346 garçons. Les filles représentent ainsi la majorité des candidats, un indicateur suivi de près par les autorités éducatives.

Par ailleurs, pour la direction départementale, ces chiffres traduisent une évolution notable de la scolarisation des filles et de leur maintien dans le système scolaire jusqu’aux classes d’examen.

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Cap sur le taux de réussite : l’Ouémé vise l’excellence en 2026

À l’issue de la cérémonie, le préfet de l’Ouémé a exprimé le souhait de voir le département réaliser un bon taux de réussite au terme de cette session 2026. C’est pourquoi l’administration départementale entend rester mobilisée jusqu’à la fin des épreuves, dans un contexte où le BEPC constitue une étape déterminante dans le parcours scolaire des élèves.

Pour l’heure, le déroulement des compositions se poursuit dans les différents centres d’examen du département, conformément au calendrier national établi pour cette session.

Mutations MEMP 2026 au Bénin : 1 093 dossiers à l’étude

Les travaux consacrés aux mutations des personnels du ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP) pour la rentrée scolaire 2026-2027 ont été officiellement lancés ce lundi 8 juin à Porto-Novo. Pendant cinq jours, la commission nationale devra examiner 1 093 dossiers de demande de mutation, dont 987 émanent d’enseignants du primaire.

La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Natta, s’est tenue dans la salle de réunion de la Direction départementale des Enseignements maternel et primaire (DDEMP) de l’Ouémé, en présence des membres du cabinet ministériel, des cadres techniques, des directeurs départementaux et des partenaires sociaux.

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Plus d’un millier de dossiers à examiner

Dans son intervention, le directeur de la Planification, de l’Administration et des Finances (DPAF), Olatoundji Martin Essoun, a rappelé que le processus de mutation biennale est encadré par l’arrêté nᵒ 206/MEMP/DC/SGM/CTAA/DAF/SP du 12 août 2016 et qu’il a été officiellement lancé le 21 avril 2026.

Il a présenté la répartition des 1 093 dossiers enregistrés. Ceux-ci concernent notamment 97 demandes pour rapprochement de conjoints, 19 dossiers liés à la proximité de la retraite, 54 pour raisons de santé, 40 pour raisons sociales, 779 demandes de mutation normale et 104 demandes de permutation de poste.

Pour clore son intervention, Olatoundji Martin ESSOUN a émis le souhait que ces travaux soient à la fois productifs et dictés par une stricte déontologie. Il a également exprimé sa gratitude envers l’autorité ministérielle, le directeur de cabinet, les acteurs sociaux ainsi que ses équipes pour leur mobilisation constante.

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Armand Natta appelle à l’équité et à la transparence.

S’exprimant à son tour, le ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Armand Natta, a immédiatement placé ces travaux sous le double signe de l’équité et du sens des réalités humaines. S’adressant aux commissaires, l’autorité ministérielle a insisté sur trois axes directeurs : assurer une couverture optimale des écoles, favoriser l’épanouissement des enseignants et garantir une transparence absolue dans le traitement des dossiers.

Le ministre a d’ailleurs tenu à désamorcer toute idée reçue en rappelant que la mutation ne constitue en aucun cas une action punitive. Selon lui, les enseignants doivent plutôt le voir comme un levier indispensable de mobilité professionnelle, capable de rompre la sédentarisation, de renouveler les dynamiques de travail et de stimuler la motivation des agents de l’État.

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Une prise en compte des situations humaines

Armand Natta a également mis en avant la dimension humaine des dossiers soumis à l’examen de la commission. Il a exhorté ses membres à faire preuve d’empathie, leur rappelant que derrière chaque demande se trouvent des projets de vie et des attentes familiales profondes. Par ailleurs, le ministre Natta a invité les commissaires à conjuguer rigueur réglementaire, impartialité et sens de l’écoute dans l’analyse des demandes.

Le ministre a aussi indiqué que l’administration pourra procéder à des réajustements pour nécessité de service afin de garantir un équilibre entre les différents départements. Il a précisé que l’autorité ministérielle examinera les dossiers pour raisons sociales, tandis qu’un médecin désigné par le ministère de la Santé évaluera les demandes motivées par des problèmes de santé.

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Secret des délibérations et sanctions prévues

Avant de lancer officiellement les travaux, le ministre a brandi une ultime mise en garde : conformément à l’article 41 de l’arrêté n°206, tout manquement au secret des délibérations exposera les commissaires à de lourdes sanctions disciplinaires et judiciaires. C’est donc sous le sceau de la responsabilité et de la rigueur que la commission nationale examinera les 1 093 dossiers sur la table, jusqu’à la clôture des assises prévue ce vendredi 12 juin.

BEPC 2026 au Bénin : plus de 130 000 candidats ont entamé les épreuves écrites

Les épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session 2026, ont débuté ce lundi 8 juin sur toute l’étendue du territoire béninois. Au total, 130 253 candidats composent durant trois jours pour l’obtention du premier diplôme du secondaire.

Gouvernement du Bénin
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Le lancement officiel des épreuves a été effectué au Collège catholique Saint Jean-Baptiste de Cotonou par le ministre de l’Enseignement secondaire, Clément Kouchadé. Dans cet établissement retenu comme centre d’examen, 526 candidats prennent part aux compositions.

À l’échelle nationale, le ministère a réparti les candidats dans 224 centres d’examen. Les statistiques de cette session montrent une quasi-parité entre les sexes. Les filles sont au nombre de 64 317, soit 49,38 % des effectifs, contre 65 936 garçons, représentant 50,62 % des inscrits.

Dans les différents centres, les premières heures des compositions se sont déroulées dans le calme et la concentration, selon les constats effectués sur place.

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Message d’encouragement du chef de l’État

À l’occasion du démarrage des examens de fin d’année, le président de la République, Romuald Wadagni, a adressé un message d’encouragement aux candidats. Dans une publication sur sa page Facebook, le chef de l’État les a invités à aborder les différentes épreuves « avec confiance, sérénité et détermination », tout en les exhortant à croire en leur travail et en leurs capacités.

Le président de la République a également salué l’engagement des enseignants ainsi que les sacrifices consentis par les parents tout au long de l’année scolaire et académique 2025-2026.

« Le moment est venu de transformer vos efforts en réussite. Abordez chaque épreuve avec confiance, sérénité et détermination. Croyez en votre travail, croyez en vos capacités », a notamment déclaré le chef de l’État, avant de souhaiter plein succès à l’ensemble des candidats.

Les épreuves du BEPC 2026 se poursuivront jusqu’au mercredi 10 juin sur l’ensemble du territoire national.

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Cotonou : Un nouveau module scolaire inauguré à Ahogbohouè

Inauguration ce vendredi d’un module scolaire moderne au Complexe d’Ahogbohouè : trois salles de classe, un bureau et un magasin offerts grâce à la coopération entre le Consulat du Bénin à Naples, l’ANCB et la Mairie de Cotonou.

Cotonou, 5 juin 2026 – Un module de trois salles de classe, accompagné d’un bureau et d’un magasin, a été officiellement réceptionné ce vendredi au Complexe scolaire d’Ahogbohouè, dans la commune de Cotonou. La remise des clés marque l’aboutissement d’un partenariat entre le Consulat du Bénin à Naples (Italie), l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) et la Mairie de Cotonou. L’ouvrage vise à réduire la surcharge des classes et à offrir un cadre d’apprentissage plus adapté aux élèves du primaire.

Ville de Cotonou
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Une cérémonie rassemblant pouvoirs publics et donateurs

La cérémonie de réception s’est tenue en présence de responsables municipaux, d’acteurs du monde éducatif du Littoral, de parents d’élèves, du Consul du Bénin à Naples et du donateur, le Dr Carlos. Mme Arlette Bello Saizonou, Première Adjointe au Maire de Cotonou, a présidé l’événement. Elle a souligné l’importance de la collaboration entre les différents partenaires pour répondre aux besoins concrets des écoles publiques.

Hommage aux acteurs locaux et continuité politique

Dans son allocution, Mme Bello Saizonou a rendu hommage à l’ancien maire de Cotonou, Luc Sètondji Atrokpo, qu’elle a présenté comme un acteur déterminant dans l’initiation de cette coopération. Elle a également salué la continuité apportée par l’actuel maire, Luc Gnacadja, dont l’implication a permis d’accélérer la mise en œuvre du projet. Ainsi, la réussite de l’opération illustre l’importance d’une dynamique institutionnelle stable pour la réalisation d’infrastructures scolaires.

Partenariat international et rôle de l’ANCB

Éric Tindo, prenant la parole au nom de l’ANCB, a mis en avant la qualité des relations entre la faîtière des communes et le Consulat du Bénin à Naples. De fait, il a présenté cette action comme un modèle de coopération décentralisée, capable de mobiliser des ressources extérieures au bénéfice des collectivités locales. Le don constitue par ailleurs un appui concret aux politiques locales d’amélioration de l’offre éducative.

Le donateur salué, la communauté enthousiaste

Giuseppe Gambardella, Consul du Bénin à Naples, a félicité le Dr Carlos pour son engagement social continu en faveur du Bénin. Le donateur, cité comme moteur de plusieurs initiatives, a été remercié par les autorités et les parents. En outre, au nom des élèves, Sandrine Gbozo a exprimé la gratitude des enfants et des familles, évoquant l’impact immédiat attendu sur les conditions d’étude.

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Un investissement pour l’avenir des élèves

Le nouveau module, moderne et fonctionnel, devrait contribuer à réduire le nombre d’élèves par classe, améliorer l’hygiène et offrir de meilleures conditions pédagogiques. Les autorités locales ont indiqué que ce projet s’inscrit dans une série d’actions visant aussi à renforcer l’infrastructure scolaire à Cotonou. En somme, pour les communautés d’Ahogbohouè, la livraison de ces salles représente un pas concret vers la qualité de l’éducation primaire.

 

Cotonou : Travaux et fermetures sur l’Avenue du Canada dès le 8 juin

Les usagers de l’axe Cadjèhoun–Étoile Rouge devront s’adapter à de nouvelles conditions de circulation dans les prochains mois. La Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT SA) a annoncé le démarrage, à compter du lundi 8 juin 2026, des travaux de réhabilitation de la rue 12.128, plus connue sous le nom d’Avenue du Canada.

Une artère stratégique en chantier

Cette artère stratégique, qui relie le carrefour Cadjèhoun au carrefour Étoile Rouge et figure parmi les plus fréquentées de Cotonou, fera l’objet d’une réhabilitation complète dans le cadre du programme Asphaltage Phase B, lot 3B. Afin de permettre la réalisation des travaux, plusieurs sections de la voie seront fermées progressivement selon un calendrier établi par le maître d’ouvrage délégué.

Un chantier réalisé en trois phases

Le chantier sera exécuté en trois phases successives. La première, prévue du 8 juin au 29 août 2026, concernera le tronçon compris entre le carrefour Cadjèhoun et le supermarché Franc Prix. La deuxième phase, programmée du 1ᵉʳ septembre au 31 octobre 2026, portera sur la section reliant le supermarché Franc Prix au carrefour Vodjè. Enfin, la troisième étape se déroulera du 2 novembre 2026 au 30 janvier 2027 et concernera le tronçon situé entre le carrefour Vodjè et Étoile Rouge.

Selon la SIRAT SA, cette opération s’inscrit dans la continuité des actions de modernisation du réseau routier urbain engagées à travers le programme national d’asphaltage. Les aménagements visent notamment à améliorer la mobilité urbaine, à renforcer la sécurité des usagers et à contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations.

Des mesures pour limiter les perturbations

Consciente des perturbations que pourrait engendrer ce chantier sur l’un des principaux axes de circulation de la capitale économique, la société a annoncé la mise en place d’itinéraires de déviation aménagés et signalés. Elle a également mobilisé des équipes sur le terrain pour orienter les conducteurs et faciliter la fluidité du trafic dans les zones impactées.

Les habitants des quartiers Cadjèhoun, Vodjè et Étoile Rouge, ainsi que l’ensemble des usagers empruntant régulièrement cette voie, devront désormais anticiper leurs déplacements et se conformer aux dispositifs de circulation instaurés durant toute la période des travaux.

Par ailleurs, la SIRAT SA met à la disposition du public un numéro vert gratuit, le 7414, pour toute information complémentaire ou pour signaler un problème lié au déroulement du chantier.

Entrée en vigueur de la première phase

Avec l’entrée en vigueur dès le 8 juin 2026 de la première phase de fermeture entre Cadjèhoun et Franc Prix, le chantier de réhabilitation de l’avenue du Canada marque une étape décisive dans la modernisation du réseau routier de Cotonou. Si les perturbations de circulation s’annoncent inévitables, les mesures de déviation et l’accompagnement des équipes sur le terrain doivent permettre d’en limiter les effets. À terme, ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large : offrir aux habitants une mobilité urbaine plus fluide, renforcer la sécurité des usagers et améliorer durablement le cadre de vie.

Bénin : SCITI et Sorbonne Université signent un accord stratégique

Le Bénin a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Une convention-cadre de coopération internationale a été signée entre SCITI et Sorbonne Université, consolidant un partenariat engagé depuis 2021 entre l’institution française et l’Agence de développement de Sèmè City.

Ambassade de France au Bénin
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Une coopération académique renforcée

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités béninoises et françaises, parmi lesquelles la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sèdami Mèdégan Fagla, le ministre de la Transformation digitale et de l’Innovation, Mahuna Akplogan, le président de la Fondation Sèmè City, Lionel Zinsou, la directrice générale de l’Agence de développement Sèmè City, Claude Borna, le directeur général de SCITI, Thierry d’Almeida, l’ambassadrice de France au Bénin, Nadège Chouat, ainsi que la présidente de Sorbonne Université, Nathalie Drach-Temam.

Cette convention vient renforcer une coopération déjà engagée dans plusieurs domaines stratégiques, notamment les sciences des matériaux, l’intelligence artificielle et le management de l’innovation. Ces filières figurent aujourd’hui parmi les secteurs les plus porteurs de l’économie mondiale et constituent des leviers importants pour la transformation économique du Bénin.

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Des opportunités pour les étudiants béninois

Pour le pays, les avantages potentiels de ce partenariat sont multiples. En premier lieu, il offre aux étudiants béninois un accès élargi à des formations diplômantes de haut niveau, adossées à l’expertise académique d’une université de référence internationale. Cette coopération pourrait ainsi contribuer à renforcer les compétences locales dans des domaines technologiques et scientifiques à forte valeur ajoutée.

Par ailleurs, le partenariat ouvre de nouvelles perspectives en matière de recherche scientifique. Le développement de projets communs, les échanges d’expertise, ainsi que la mobilité des enseignants, des chercheurs et des étudiants sont susceptibles d’accélérer la production de connaissances et l’émergence d’innovations adaptées aux besoins du pays.

L’intelligence artificielle au cœur du partenariat

L’accent mis sur l’intelligence artificielle revêt également une importance particulière. Alors que le Bénin déploie sa stratégie nationale dans ce domaine, la collaboration avec Sorbonne Université pourrait favoriser la formation de talents capables d’accompagner la modernisation de l’administration, des entreprises et des services publics.

Au-delà des retombées académiques, cette coopération participe au rayonnement international de Sèmè City, projet phare de l’écosystème béninois de l’innovation. En s’associant à une institution reconnue à l’échelle mondiale, le Bénin renforce son attractivité auprès des chercheurs, des investisseurs et des partenaires académiques internationaux.

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Un levier pour le rayonnement du Bénin

Les responsables des deux parties ont également souligné la dimension humaine et institutionnelle de ce partenariat. En favorisant les échanges entre étudiants, chercheurs et institutions, cette convention contribue à consolider les liens entre le Bénin et la France tout en créant un cadre propice à une coopération scientifique durable.

À travers cette nouvelle étape, le Bénin confirme son ambition de faire de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation des moteurs de son développement. La signature de cette convention entre SCITI et Sorbonne Université s’inscrit ainsi dans une dynamique de renforcement des compétences nationales et d’ouverture accrue vers les grands réseaux internationaux du savoir.

Édouard Loko (HAAC Bénin) décoré en Côte d’Ivoire

La République de Côte d’Ivoire a élevé, ce jeudi, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin, Édouard Loko, à la dignité de Commandeur de l’Ordre du Mérite de la Communication. Cette distinction prestigieuse récompense plusieurs décennies d’engagement au service des médias, de la régulation et du dialogue institutionnel en Afrique. Une distinction prestigieuse qui récompense plusieurs décennies d’engagement au service des médias, de la régulation et du dialogue institutionnel en Afrique.

La cérémonie s’est déroulée dans le cabinet du ministre ivoirien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, qui présidait l’événement au nom du président de la République, Alassane Ouattara, Grand Maître de l’Ordre national ivoirien.

Au-delà de l’hommage rendu à un homme, cette distinction consacre également le rôle croissant des institutions africaines de régulation dans un environnement médiatique confronté aux défis de la désinformation, de la révolution numérique et de la préservation de la cohésion sociale.

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Une reconnaissance pour un parcours au service des médias

Devant un parterre de responsables institutionnels et de régulateurs venus de plusieurs pays africains, le ministre ivoirien de la Communication a retracé le parcours du récipiendaire.

Il a rappelé les différentes responsabilités assumées par Édouard Loko au sein des organisations professionnelles du secteur des médias au Bénin, avant son accession à la vice-présidence puis à la présidence de la HAAC. Il a également salué son expérience au plus haut niveau de l’État béninois en qualité de chargé de mission auprès du président Patrice Talon.

Pour les autorités ivoiriennes, cette distinction récompense une trajectoire marquée par la promotion du professionnalisme dans les médias, le renforcement de la régulation audiovisuelle et la défense d’un espace informationnel responsable.

Déjà élevé à la dignité de Grand-Croix au Bénin, Édouard Loko voit ainsi son engagement reconnu au-delà des frontières nationales, dans un contexte où les questions liées à la gouvernance de l’information occupent une place stratégique dans les démocraties africaines.

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Le RIARC au cœur de l’hommage

L’événement revêtait également une dimension continentale. En sa qualité de secrétaire exécutif du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC), Édouard Loko est aujourd’hui l’un des principaux artisans de la coopération entre les autorités de régulation du continent.

La cérémonie s’est d’ailleurs tenue sous le parrainage de René Bourgouin, président de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) de Côte d’Ivoire, entouré de plusieurs de ses homologues africains, notamment ceux du Maroc, du Sénégal et du Tchad.

Cette présence remarquée témoigne de l’importance accordée à la coopération régionale dans un paysage médiatique en pleine mutation, où les régulateurs sont appelés à répondre à des défis communs dépassant largement les frontières nationales.

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Une distinction au fort symbole diplomatique

 

Le caractère symbolique de cette décoration a été renforcé par le calendrier politique. Amadou Coulibaly n’a pas manqué de souligner qu’elle intervenait le même jour que la première visite officielle en Côte d’Ivoire du nouveau président béninois, Romuald Wadagni. Cette coïncidence a donné une portée particulière à la cérémonie, illustrant la qualité des relations entre Abidjan et Cotonou ainsi que la proximité institutionnelle qui unit les deux pays.

Prenant la parole après la remise de sa distinction, Édouard Loko a laissé transparaître son émotion. Le président de la HAAC a exprimé sa profonde gratitude au président Alassane Ouattara, à René Bourgouin qu’il a qualifié de « grand frère », ainsi qu’au ministre ivoirien de la Communication. Il a également chargé ce dernier de transmettre ses remerciements et sa reconnaissance au chef de l’État ivoirien ainsi qu’à l’ensemble du gouvernement.

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L’axe Abidjan-Cotonou au défi de la gouvernance de l’information

 

À l’heure où l’Afrique de l’Ouest traverse de profondes recompositions politiques et institutionnelles, la question de la régulation des médias s’impose comme un enjeu stratégique majeur. Entre la prolifération des fausses informations, la montée en puissance de la désinformation numérique et la nécessité de préserver les libertés fondamentales, les autorités de régulation sont appelées à trouver un équilibre de plus en plus délicat. Dans ce contexte, le rapprochement entre les instances de régulation de Côte d’Ivoire et du Bénin apparaît comme le symbole d’une coopération africaine renforcée face aux défis de l’information contemporaine.

La distinction décernée à Édouard Loko dépasse ainsi le cadre d’un hommage personnel. Elle consacre également une vision commune de la gouvernance médiatique sur le continent. Reste désormais à savoir si cette dynamique portée par l’axe Abidjan-Cotonou parviendra à faire émerger un modèle africain de régulation à la fois moderne, indépendant et suffisamment robuste pour résister aux turbulences géopolitiques et informationnelles qui traversent la région.